Bernard Rodenstein

Pourquoi c’est si compliqué ?

Vous, je ne sais pas. Moi, il me semble que la saturation me guette. Tout est compliqué.
Les relations humaines sont compliquées. Les démarches à faire sont compliquées. Aucune entreprise n’est simple et limpide. Les obstacles se dressent de partout. Trop de règles et d’obligations. Un fatras d’autorisations à obtenir. Partout des interlocuteurs qui ouvrent de grands parasols pour se protéger. Tout le monde semble sur les nerfs et sur les dents. La moindre escarmouche vire en cataclysme.
Et par dessus ce joli « merdier » du quotidien, les complications liées à la situation sanitaire. Les arguments s’échangent, mais chaque partie campe sur ses positions, forcément inconciliables. Ça finit mal. C’est écrit d’avance. Mieux vaudrait ne plus en parler. Ne plus se parler. Car le sujet des élections va remettre de l’huile sur le feu. Sécurité, migrants, délinquance, quartiers, trafics en tous genres, agressions, vont pimenter les échanges et les rendre hautement inflammables.
Se claquemurer chez soi ? Fermer les écoutilles? S’abstraire du monde ?
On se prend à rêver de cueillette de pâquerettes dans les prés. De chansonnettes candides. D’un coin de paradis sous les tropiques. D’une tarte aux quetsches. D’une bonne bière. D’une soirée entre potes.
De tout et de rien, pourvu que cela fleure bon la vie toute simple, l’amitié forte, l’insouciance, la franche camaraderie.
Le bonheur, quoi !