Pierre Duriot

Le problème, c’est bien lui...

Rien de neuf en Macronie. Le nouveau gouvernement n’a de nouveau que le nom. On y a recyclé de vieux boulets, faute de débauchage dans d’autres formations. L’odieux Véran, le controversé Moretti et Darmanin, l’homme du stade de France, sont inamovibles. Abad ne bénéficie plus de la présomption d’innocence. La Macronie est génétiquement incapable de changer, de se transformer, son modèle est figé. Macron n’a pas compris ce qui s’est passé en juin et cherche surtout comment contourner cette assemblée hostile. Il se moque des institutions et de la démocratie : ce doit être uniquement comme ça l’arrange. Pour contourner l’Assemblée nationale il n’a qu’un seul moyen, rester dans l’état d’urgence. Le rôle de l’opposition sera justement de clore ce chapitre de notre histoire, pour revenir à un fonctionnement normal du pays.
Le pantin vit son fantasme, entouré au G7, de ce qui se pense encore les maîtres du monde. Le G7 n’est plus rien d’autres que la cacochyme représentation d’une structure dépassée et ne représentant plus grand-chose. Le monde a basculé, la puissance est ailleurs, et ils ne l’ont pas vu. L’imprécation qui se voulait vérité se heurte au mur de la réalité. Le front ukrainien se fracasse, et l’armée russe avance à grand pas, à tel point qu’un plan de reconstruction est mis en place par Poutine et notre avatar de président de croire à ses propres mensonges. L’Otan ne gagnera pas en Ukraine, c’est un fait. L’Allemagne sa grande amie se rend compte de la stupidité des sanctions et pourrait, dans un très proche avenir, laisser Macron seul avec son délire de vouloir mettre à genoux la Russie. Le représentant des syndicats allemands ne s’y est pas trompé, qui a déclaré « des branches entières de l’industrie risquent de s’effondrer définitivement : aluminium, verres etc… ». Les coupures de gaz ne sont pas supportables pour l’économie germanique qui consomme à 45 % du gaz russe et elle ne pourra pas se permettre de poursuivre ces sanctions. Et dans sa volonté de se préserver de l’inflation, elle pourrait dans le même temps couler l’Italie, dont les intérêts divergent sur cette question.
Macron continue de se moquer des Français, n’a plus de marge de manœuvre et n’a toujours pas compris qu’il ne pourrait plus imposer sa politique. Il ne lui reste que deux choix : dissoudre, à ses risques et périls, ou démissionner. Connaissant le personnage il pourrait risquer une troisième option : le coup d’État. Nous sommes bien en crise institutionnelle, et aucun « arrangement » ne sera possible, il faut accélérer le mouvement et l’ensemble de l’opposition doit s’unir dans le seul but de destituer Macron, qui reste le seul obstacle à un retour aux fondamentaux démocratiques de la cinquième République. Nous sommes assis sur de la dynamite, l’insouciance estivale passée, le prix de l’énergie et l’inflation généralisée seront un cocktail détonnant. Il sera toujours temps d’envoyer les CRS pour mater la colère, mais le problème ne sera en rien résolu. Déclencher un processus de destitution, ne doit plus être un tabou. Comme l’avait dit Pasqua : « la France en a vu d’autres ». Il faut du courage en politique, et ce dernier ne consiste pas toujours à arrondir les angles, pour sauver les apparences, mais bien à renverser la table.
Gilles La Carbona, secrétaire national du Rassemblement du Peuple Français, chargé du suivi de la vie parlementaire