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11 février 2026

Elisabeth Spitz


Des branches nues touchent les braises sous la peau du ciel.
Des arbres aux doigts noirs caressent ce rose pastel.
L’orange ardent colore la fin du jour comme on enlace une promesse d’amour.
Les nuages semblent s’embraser, peut-être s’embrasser.
On retient la lumière, l’immensité, l’intensité comme un frisson dans un souffle d’éternité.
On retient l’amour comme cet instant fragile.
Il parfume ce qu’il touche et avance sur un fil.
Plus rien ne sera comme avant, le silence avance dans la nuit doucement.
Il reste un éclat persistant dans la chaleur d’un cœur vibrant.
Il reste l’ordinaire après le flamboyant.