Edouard DABROWSKI (textes)


☐ 2/5/2021

Dossier lindane : l'association Tiefenbach environnement (ATE) a obtenu gain de cause

Rendez à César ce qui est à César

Grâce à l'action de l'association Tiefenbach environnement (ATE), sous l'impulsion de son président Jean-Paul Roth, le dossier empoisonné - c'est le cas de le dire ! - du lindane a enfin pu connaître un épilogue heureux. Sans le formidable travail accompli par cette association qui se bat depuis début 2019 pour la dépollution du site, nous serions toujours au même point, à ignorer de quoi il retourne, pendant que les élus minimiseraient, temporiseraient, regarderaient ailleurs. Comme ils l'ont fait sous l'ère Meyer. Le lindane serait resté là où il est. Le lindane, un pesticide perturbateur endocrinien et nerveux, très toxique, dont 700 tonnes ont été stockées à l'ouest de Colmar. D'après Frédéric Hilbert, « les fûts qui se situent à quelques centimètres de la nappe phréatique ont déjà commencé à la polluer. Il est ainsi interdit de pomper l’eau de la nappe dans une partie de l’ouest colmarien. »
Profitant de la campagne des municipales, Jean-Paul Roth a adressé à tous les candidats concernés un questionnaire leur demandant de prendre position sur le sujet.




☐ 31/12/2020

Tourisme de masse : remettre les pendules à l'heure

Un des effets collatéraux du Covid a été de stopper net le tourisme de masse. Un désastre pour certains, une bouffée d'oxygène pour d'autres, un bien pour l'écologie, un répit pour la planète, sûrement. Une opportunité, en tout cas, dont devraient se saisir les municipalités victimes de ce fléau ; elles ont désormais tout loisir de réfléchir à l'après Covid pour trouver des solutions alternatives.

Les municipalités qui ont encouragé le développement de cette forme de tourisme jusqu'à la surdose, s'abritant toujours derrière les mêmes poncifs pour défendre leur parti pris, devront s'adapter à la nouvelle donne : privilégier l'optimum, au lieu de courir après le maximum.

Et donc procéder à une réduction drastique du nombre de visiteurs qui se précipitent en même temps en un même lieu, ce qui semble être une évidence première à prendre en compte.

Très vite il faudra donner des gages aux habitants qui non seulement ne profitent pas du système mais en subissent toutes les nuisances. Ils sont quelques centaines de mécontents, à avoir pris la peine de donner leur avis, ici, à colmarinfo.com. Il serait judicieux, pour les responsables municipaux, de les consulter et d'en tenir compte.

Les plus réticents au changement ont déjà commencé à donner de la voix, il se situent, on s'en doute, dans le camp de ceux qui tirent profit du tourisme de masse et n'espèrent qu'une chose : revenir le plus rapidement possible à la situation d'avant. Certains sont dans l'entourage très proche du maire. Bon courage pour satisfaire les uns et les autres. À notre avis cela relève de la mission impossible. Nous ne devrions pas tarder à voir de quel côté penchera la balance, nous ne baisserons pas la garde.



Touristes à Colmar



☐ 14/12/2020

Stationnement résidentiel à Colmar

Dès la fin de l'année 2017, colmarinfo.com a milité contre le coût exorbitant du stationnement proposé aux résidents du centre-ville n'ayant ni garage, ni place de parking attitrée : 600 euros le macaron à l'année pour stationner sur voirie, c'est-à-dire dans la rue, sans garantie de trouver une place. Strasbourg offrait le même service pour 180 euros, soit 3 fois moins cher. Mulhouse faisait encore mieux avec 70 euros. Suite à une enquête que nous avons menée dans plusieurs villes françaises, il est apparu que si certaines pratiquaient la gratuité (Chartres ou Amiens), le tarif de la très grande majorité d'entre elles se situait sous la barre des 200 euros/an, des villes et non des moindres allant jusqu'à appliquer un tarif inférieur à 100 euros/an.
L'ancien maire, Gilbert Meyer, n'a jamais accepté de revoir à la baisse son tarif délirant.
Les pétitions, les courriers répétés, les interventions de résidents lors des réunions de quartier, le simple appel au bon sens ne l'ont pas fait bouger d'un iota. Il donnait toujours la même réponse : « Vous n'êtes pas obligé de prendre le macaron à 600 €, si ce dispositif ne vous convient pas, vous êtes tout à fait libre de régler votre stationnement à l'horodateur. »
Sauf qu'à l'approche des élections, ce qui était impossible hier devenait soudainement possible ! De même la gratuité de stationnement accordée aux médecins et autres professionnels de santé visitant leur patientèle. Du temps où ils étaient taxés et qu'ils sollicitaient une entrevue avec Meyer, ce dernier n'a jamais accepté de les recevoir.
Sur ce coup-là, celui du stationnement résidentiel, nous ne pouvons qu'applaudir l'initiative prise par Eric Straumann, qui figurait d'ailleurs dans ses engagements de campagne. Désormais Colmar ne détiendra plus le record du stationnement résidentiel le plus cher de France !
Il reste à proposer aux riverains la possibilité d'utiliser un parking en ouvrage, silo ou souterrain, à un tarif d'abonnement nettement plus abordable que l'actuel, ce qui ferait d'une pierre deux coups, en remplissant des parkings désespérément vides.
Enfin, des Colmariens paient un tarif différent pour un même service : si vous voulez prendre un abonnement au parking Saint-Josse, parce qu'il est le plus proche de votre domicile, 3 tarifs différents vous attendent, ce sera l'un ou l'autre selon la rue où vous habitez ! Y a-t-il une explication à cette bizarrerie colmaro-colmarienne ? Nous aimerions une réponse.



☐ 17/7/2020

Un monde chaotique et dérisoire

L'Espace d'art contemporain André Malraux accueille le peintre Marcos Carrasquer. Né d'une famille ayant fui le franquisme, il fit les Beaux-arts à Rotterdam. Actuellement il vit à Paris. D'emblée c'est le choc émotionnel quand on se retrouve face à son univers. Avant même de le décortiquer, on est subjugué par la magnificence des couleurs. Formidable dessinateur, excellent peintre, Marcos Carrasquer s'attache à rendre avec beaucoup de minutie la texture des objets les plus divers. Que nous montre-t-il ? Dans un grouillement à la Bosch avec l'ironie mordante des illustrations satiriques, son univers fourmille d'une multitude d'éléments hétéroclites. C'est ainsi que dans le même tableau le spectateur découvre pêle-mêle flocons de neige, piscine gonflable, sèche-cheveux, escabeau, livres, de drôles de personnages, Trump en épouvantail et le portrait du peintre qui apparaît sur un écran de smartphone... Un grand chamboulement où le rêve et la folie flirtent avec la réalité en un invraisemblable capharnaüm.
En dénonçant les dérives de notre société, Marcos Carrasquer en donne une vision apocalyptique, pointant du bout de son pinceau sa futilité, la course au profit, le côté dérisoire de nos activités. L'ambiance foncièrement pessimiste de son œuvre est tempérée par un humour qui « renforce notre instinct de survie et sauvegarde notre santé d'esprit ».

L'exposition sera visible jusqu'au 25 octobre 2020 à l'Espace d'art contemporain André Malraux, 4 rue Rapp à Colmar.
Mardi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche : 14h à 18h
Jeudi : 12h à 17h






☐ 21/5/2020

Bienvenue à Colmar-sur-Lindane

La banderole accrochée sur l'une des façades bordant la place de l'Ancienne Douane attire les regards et frappe les esprits.
Lindane ? Quésaco ?
"Nappe phréatique contaminée" précise une seconde banderole, illustrée de fûts arborant la fameuse tête de mort signalant les substances toxiques.
C'est que le lindane est un pesticide perturbateur endocrinien et nerveux, très toxique, qui a été interdit pour ces raisons.
700 tonnes de ce produit ont été stockées à l'ouest de Colmar. D'après Frédéric Hilbert, « les fûts qui se situent à quelques centimètres de la nappe phréatique ont déjà commencé à la polluer. Il est ainsi interdit de pomper l’eau de la nappe dans une partie de l’ouest colmarien. La pollution se dirige vers l’Est et impacte les Colmariens. Les autorités ont décidé de recouvrir le site d’une couverture étanche. Si celle-ci permet de limiter la propagation de la pollution en évitant l’effet de ruissellement de l’eau de pluie, elle ne peut pas être une solution à long terme.
Elle a été choisie pour des raisons financières, moins de 500 000 € contre 25 M€ pour l’enlèvement des fûts (25 M€, c’est le coût du parking de la Montagne verte). »
Cette situation ne semble pas émouvoir particulièrement nos responsables politiques qui préfèrent minimiser, temporiser, voire cacher la poussière sous le tapis.
De nombreux observateurs pensent que rien ne changera, que « le monde d’après la pandémie de Covid-19 s’annonce, en dépit des discours, la copie conforme de celui d’avant » (Stéphane Foucart, Le Monde). Ou en pire !
Ainsi, le Medef considère que la relance de l'activité économique doit faire passer la question écologique au second plan ; par la voix de son patron, Geoffroy Roux de Bézieux, il prône dès à présent un assouplissement des normes environnementales ; on a assisté au retour en force du plastique à usage unique, les lobbys industriels demandent l'allègement des normes sur les pesticides et les limites maximales de résidus autorisées dans l’alimentation, voire les distances de sécurité entre habitations et zones traitées…
Pourtant, le professeur de biologie moléculaire Gilles-Eric SERALINI, contacté par l'association Tiefenbach Environnement qui milite pour la dépollution du site, est on ne peut plus clair dans sa réponse : « Un stock souterrain illégal de lindane devrait ainsi être retiré immédiatement par les autorités compétentes, avec toutes les précautions, et une enquête criminelle devrait être diligentée.
Il conviendrait de déclencher une campagne de dépistage du lindane auprès des populations les plus exposées par prélèvements de cheveux (150 €/analyse) ; un échantillon de 15 à 20 analyses permettrait de commencer à évaluer l’ampleur possible du problème.
Les dérivés du lindane et ses produits de formulations et métaux lourds peuvent se concentrer dans les lipides, donc il conviendrait de surveiller non seulement les eaux, mais aussi les productions végétales (compte tenu de la constitution lipidique des membranes cellulaires).
La situation apparaît très urgente, des responsables publics peuvent être mis en cause s’ils ne réagissent pas. »



☐ 22/2/2020

Stationnement résident

Il [Gilbert Meyer] nous a déjà fait le coup avec le macaron à 600 euros : moins de 2 euros par jour ! Une broutille, vu comme ça, effectivement. Sauf que sur l'année, cela fait quand même 600 euros !
Aujourd'hui, il remet ça : moins de 1 euro par jour ! Qui dit mieux ? Notons au passage que ce qui était impossible hier devient possible aujourd'hui. C'est magique, rien de tel que l'approche des municipales pour que le miracle se produise. Évidemment, il lui a fallu trouver une explication pour justifier ce soudain revirement, explication qui ne convainc que lui-même, comme celle justifiant le non-respect de la parole donnée, de ne plus se représenter après 2014. Voilà plus de deux ans que colmarinfo.com bombarde le maire et ses adjoint(e)s de demandes répétées d'un tarif moins exorbitant, avec toujours la même réponse : « vous n'êtes pas obligé de prendre le macaron à 600 euros, vous pouvez aussi payer à l'horodateur ». Sympa, pour les habitants qui n'ont pas de garage. Mais aujourd'hui, tout arrive, notre cher maire est à l'écoute de ses concitoyens, désormais il est converti à la démocratie participative !
Moins de 1 euro, c'est quoi ? 0,99 ? 0,82 ? 0,49 ? Moins ?
Stéphanie Villemin, candidate LREM propose de diviser le coût du macaron par deux, soit 300 euros au lieu de 600. Ce qui représente 0,82 euros par jour. C'est encore trop et nous le lui avons fait savoir. Le tarif de la très grande majorité des villes (voir graphique) se situe sous la barre des 200 euros/an, des villes et non des moindres allant jusqu'à appliquer un tarif inférieur à 100 euros/an, Chartres et Amiens pratiquant la gratuité.
Près de chez nous, Strasbourg est à 180 euros, Mulhouse à 70.
Nous attendons avec impatience les propositions des autres candidats.
Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, les professionnels de santé que GM classe dans les nantis et qu'il n'a jamais daigné recevoir à la mairie, se voient octroyer la gratuité du macaron. Vive les élections !



☐ 2/1/2020

Stationnement résident

Lors des séances du conseil municipal, Meyer adore projeter des graphiques vantant la gestion de la ville. Évidemment, il ne montre que ceux qui sont à son avantage. Le graphique ci-dessous, vous ne le verrez jamais (sauf dans colmarinfo.com). Il s'agit d'un tableau comparant le coût du stationnement résidentiel de plusieurs villes (qui ne sont pas des villes sinistrées !) à ce que paye un résident du centre-ville de Colmar.

[Précision : il s'agit du stationnement sur voirie (en surface) et non pas dans un parking silo ou souterrain. Concerne les résidents qui n'ont pas de garage ou de place de parking attitrée.]

Si certaines villes pratiquent la gratuité (Chartres ou Amiens), le tarif de la très grande majorité d'entre elles se situe sous la barre des 200 euros/an, des villes et non des moindres allant jusqu'à appliquer un tarif inférieur à 100 euros/an, quand Colmar crève le plafond à 600 euros/an, sans garantie de place. Tout le monde s'accorde sur la démesure de ce tarif, même Yves Hemedinger, ce qui n'est pas peu dire. Meyer, le grand démocrate qui écoute ses administrés, comme chacun sait, n'a jamais reculé. Avec un mépris qui n'a d'égal que sa mégalomanie, il fait répondre par l'adjoint Sissler, à ceux qui trouvent la note salée : « Personne ne vous oblige à prendre le macaron [à 600 euros] vous pouvez aussi payer à l'horodateur. » Ben voyons !





☐ 28/12/2019

Délocaliser le marché de Noël ?

Bien sûr qu'il faudrait le délocaliser. Il y aurait suffisamment de place dans les allées du Champ de Mars et place Rapp, cela désengorgerait le centre-ville et permettrait de mieux en apprécier les beautés et les illuminations le soir. Les commerçants pourraient continuer à faire leur business. La sécurité du marché serait beaucoup plus facile à assurer et moins coûteuse, les points d'accès faciles à contrôler. Enfin, la gare est toute proche.


Photo Edouard Dabrowski



☐ 22/12/2019

Gadget de campagne

Le bout de plastique au format d'une carte de crédit, avec sa trombine d'un côté et un calendrier de l'autre a fait son apparition dans la foulée de sa candidature à un cinquième mandat.
Connaissant le personnage, nous avions anticipé le fait qu'il puisse s'asseoir sur la parole donnée, de ne pas se représenter, et avons donc concocté une carte à la mesure du grand homme que le monde entier admire mais dont personne ne voudrait. Quel meilleur hommage pouvions-nous rendre à notre auguste timonier qu'en donnant le visage rayonnant de Gilbert à Gilberte (Gilberte, c'est le nom de "notre" statue de la Liberté, celle du rond-point à l'entrée de Colmar).
Il n'en a pas voulu ! Il a préféré sa binette bien lissée et souriante sur fond de colombages floutés. Bof.


Photomontage Edouard Dabrowski



☐ 16/12/2019

Les dérives des Marchés de Noël

Colmar ne subit pas (encore) la pression sécuritaire de Strasbourg mais l'exaspération est bien là, surtout en centre-ville, où les nuisances sont le plus ressenties. La manne financière étant importante, des municipalités, dont Colmar, préfèrent choisir cette solution de facilité et pérenniser voire développer le tourisme jusqu'à la surdose, sacrifiant délibérément leurs administrés à qui pourtant ils sont censés assurer un minimum de qualité de vie. Beaucoup d'habitants choisissent la fuite ou la résignation. D'autres préfèrent résister et se battre jusqu'au bout, c'est le cas de nombreux sympathisants de colmarinfo.com qui pensent que rien n'est inéluctable ; réussiront-ils à renverser la vapeur ?



☐ 12/12/2019

Les interviews imaginaires de colmarinfo.com

- (CI) : Bonjour monsieur le maire, merci d'avoir bien voulu nous recevoir.

- (GM) : Je vous le dis, vous êtes une sacrée bande de garnements à colmarinfo. Mais nous sommes en démocratie, vous avez le droit de vous exprimer.

- (CI) : Vous avez dû être soulagé du retour du fils prodigue, je parle d'Yves Hemedinger ?

- (GM) : Dans ma grande bonté, je pardonne à ceux qui sont allés voir ailleurs du moment qu'ils reviennent faire allégeance. Le premier adjoint, je l'ai fait et je l'ai défait. Vous savez, il n'avait pas le tissu pour être maire et ça, les Colmariens l'ont bien compris.

- (CI) : Beaucoup de commentateurs disent que vous comptez vous représenter, alors que vous avez promis en 2014 que ce serait votre dernier mandat.

- (GM) : Oui, je sais, un certain général à la retraite qui se croit toujours à la guerre m'a pris pour cible. Mais qu'il fasse attention, moi aussi j'ai une licence de tir, alors qu'il arrête de m'insulter. Je suis un homme de parole et j'ai toujours tenu mes promesses, même celles que je n'ai pas faites.

[Il se met à compter avec les doigts]

1 : Les promesses n'engagent que ceux qui y croient.
2 : C'était il y a 6 ans, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts de la petite Venise.
3 : Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
4 : Moi je ne change pas d'avis. J'ai dit que ce serait mon dernier mandat et donc c'est mon dernier mandat. La question est répondue.

- (CI) : Vous allez surprendre beaucoup de monde !

- (GM) : Oui, j'ai l'habitude de surprendre.

[Il lève le dernier doigt de la main et esquisse un sourire]

5 : J'ai dit que ce serait mon dernier mandat mais pas que ce serait ma dernière candidature !

- (CI) : Ah oui, vu comme ça... Ne pensez-vous pas que votre grand âge soit un handicap ?

- (GM) : Vous rigolez ? Regardez Gaudin à Marseille. J'ai encore de la marge.




☐ 22/11/2019

Crise à la Maîtrise de Garçons de Colmar

Culture : Meyer continue à faire des siennes

La Culture n'a jamais été la tasse de thé de Gilbert Meyer, cela se confirme une fois de plus. Après la gestion calamiteuse de l'affaire du Conservatoire,

le voilà qui déclenche une nouvelle crise, à la Maîtrise de Garçons de Colmar cette fois. Arlette Steyer, la flamboyante directrice et fondatrice de cette manécanterie qu'elle a porté au plus haut niveau, doit être désespérée. Partie à la retraite, elle avait été remplacée un temps par Luciano Bibiloni. Après le départ précipité de ce dernier, Benoît Haller, fondateur de la Chapelle Rhénane rassemblant des musiciens français et allemands, régulièrement invité à se produire sur scène dans des opéras en tant que chanteur, a été pressenti pour prendre la suite.

Mais voilà, il y a Meyer et Meyer préfère la culture des chiffres à la culture musicale. Oui, monsieur, la culture a un coût, quand on vise l'excellence, elle ne peut s’accommoder d'économies d'épicier. Notre "excellent gestionnaire" a trop pris l'habitude de raboter les crédits de façon arbitraire afin de présenter un bilan flatteur des finances de la Ville, c'est tout ce qui l'intéresse.
Dans le cas qui nous occupe, Meyer n'a pas du tout respecté les termes de l'offre d'emploi publiée en juillet dernier, transformant un temps complet de 16 heures en temps partiel de 10 heures et remplaçant le poste de directeur artistique et pédagogique par celui d'enseignant artistique, avec un salaire au plus bas.
Dans ces conditions, on ne peut que donner raison à Benoît Haller d'avoir décliné l'offre tout en le remerciant d'avoir osé rendre cet épisode public afin de dénoncer (après tant d'autres) les méthodes du vieil autocrate à la tête de la Ville.





☐ 15/11/2019

Le succès année après année des marchés de Noël aiguise la convoitise de villes de plus en plus nombreuses. Même celles qui n'en avaient pas la tradition, rivalisent d'ingéniosité pour attirer le chaland. Évidemment, il n'est plus question de fête religieuse, depuis bien longtemps. L'argent roi a remplacé les rois mages. Noël a été vidé de son sens et de sa substance et a perdu toute authenticité. Si magie et féerie demeurent, c'est au travers des illuminations.

Le marché de Noël devrait être un moment festif et convivial pour les habitants, tel qu'il existe encore chez nos voisins d'outre-Rhin, où l'esprit de Noël n'est pas encore complètement perverti. Les habitants aiment se retrouver et partager Glühwein, saucisses grillées, choucroute-spaetzle... Chez nous, il y a trop de monde. Où est le plaisir, même pour les touristes, à avancer à touche-touche après avoir réussi - au bout de combien de temps - à trouver une place pour garer sa voiture ? Dans une semaine va commencer la galère pour bon nombre de Colmariens qui se préparent à ne plus aller dans le centre-ville pendant plus d'un mois, à trouver des itinéraires bis, à jongler avec les horaires... Hélas, la municipalité n'a toujours pas compris qu'en matière de tourisme, à force de surenchère, arrive un moment où les nuisances finissent par l'emporter sur les avantages.


Photo Edouard Dabrowski



☐ 3/11/2019

Gilbert Meyer et le tourisme

Cette carte nous montre l'espace occupé par le centre-ville. S'y concentrent monuments historiques et commerces en tout genre mais de plus en plus orientés "tourisme". Quelque 11.000 habitants tentent de cohabiter tant bien que mal avec les 3,5 millions de touristes qui envahissent chaque année ce petit espace, dont 1,5 million pendant le marché de Noël. À part les irréductibles qui préfèrent combattre la politique du maire plutôt que de déguerpir, les habitants de plus en plus écœurés déménagent en masse ou en manifestent l'intention. Gilbert Meyer aura réussi à transformer Colmar, ce « joyau de la Renaissance, la perle du Rhin, le berceau de Schongauer et Bartholdi » en un parc d'attractions mondialement connu. Et kitsch à souhait.





☐ 5/6/2019

Après les maisons fleuries, les façades décorées





Tout le monde connaît le concours des maisons fleuries. Lançons à présent celui des façades customisées ! Avec la bénédiction de l'architecte des Bâtiments de France, vous pourrez donner libre cours à votre imagination et faire preuve d'audace, à l'instar de ces courageux pionniers qui ont choisi d'égayer nos vénérables façades à colombages en y ajoutant les objets les plus inattendus. La municipalité n'ayant rien contre Disneyland à Colmar, au contraire, les décors les plus kitsch sont les bienvenus. Pour multiplier vos chances de gagner, évitez les arrosoirs, trop vus. Évitez également les bonnets de marin que notre édile n'aime pas. Pensez à bien fixer votre futur décor, un objet tombant sur la tête d'un touriste serait du plus mauvais effet.
Votre contribution à l'embellissement de notre environnement pourra se doubler d'un geste en faveur des plus démunis en achetant à l'association Espoir de quoi habiller la façade de votre immeuble, vous n'aurez que l'embarras du choix.

L'office du tourisme, qui sait y faire, se chargera d'organiser un vote en ligne afin de désigner les lauréats. Une telle publicité sera tout bénéfice pour la ville, toujours en quête d'honneurs et de touristes.

La nature des prix n'a pas encore été fixée. Si vous avez des idées, vous pouvez les soumettre directement à M. le Maire ou à colmarinfo45@gmail.com qui transmettra. Bonne chance.

Bien cordialement.



☐ 21/3/2019

Celui qui en a et celui qui n'en a pas

Photomontage : Edouard Dabrowski


Pauvres supporters du tandem Meyer/Hemedinger ! Bientôt, ils ne sauront plus à quel saint se vouer. Les adulateurs qui, sur les réseaux sociaux, passent la brosse à reluire à l'un ET à l'autre, devront dorénavant choisir entre l'un OU l'autre, après la déclaration fracassante du maire, à propos de son premier adjoint : « Je l'ai fait et je vais le défaire ». Est-ce juste un coup de semonce pour rappeler qui est le patron ? Ou le début d'une rupture annoncée ?

On peut déplorer l'ego surdimensionné de notre pharaon, son absence d'écoute, son côté politicard dans le plus mauvais sens du terme, le clientélisme poussé à l'extrême, le chantage exercé sur ses adversaires, les basses vengeances qui s'abattent sur qui ne file pas droit... mais on est bien obligé de reconnaître qu' « il en a » ! Son substitut en est malheureusement dépourvu. S'il en avait, cela fait longtemps qu'il aurait claqué la porte. Le programme de Meyer nous a conduit dans une impasse, malgré quelques réalisations que personne ne conteste (normal qu'après 23 ans de règne, il ait laissé quelques traces de son passage) et Hemedinger, LR comme Meyer, sorti du même moule, est évidemment co-responsable de cette gestion qu'il a toujours soutenue et défendue, avec la loyauté du parfait petit soldat. Aujourd'hui, sentant le vent tourner, il rame comme il peut pour se démarquer, avec cet argument choc : le monde a changé. Tant de lucidité nous laisse sans voix.



☐ 12/3/2019

Librairie Hartmann : la fin




Beaucoup de Colmariens ont été attristés par la fermeture définitive de la librairie Hartmann installée Grand-rue. Ils sont tombés des nues en apprenant la nouvelle, croyant l'établissement immuable, pensez donc, 90 ans qu'il faisait partie du paysage colmarien. Nombreux étaient ceux qui aimaient s'y rendre soit pour un achat - la librairie s'est spécialisée dans les alsatiques mais couvrait tous les domaines de la littérature - soit pour demander conseil à un personnel toujours disponible et compétent. Des messages de sympathie de clients, mais également d'auteurs, d'éditeurs... ont afflué de toutes parts.

À Colmar, les commerçants du centre-ville dans leur grande majorité le constatent, les problèmes de stationnement et du marché de Noël font chuter leur chiffre d'affaire. Francis Martin, notre libraire se désole : « Nos clients se plaignaient souvent du prix du stationnement. Certains allaient à Sélestat ou à Munster pour acheter des livres. Mais d’autres ont continué à faire l’effort de venir chez nous ». Cela n'a pas suffi à lui éviter de mettre la clé sous la porte.



☐ 3/3/2019

Le musée Unterlinden de Colmar et « La Piscine » de Roubaix


"La Piscine" à Roubaix

Les anciens bains municipaux de Colmar


Vous voulez être candidat à la mairie de Colmar ? Avec une belle unanimité, les fins connaisseurs de la politique locale vous conseilleront de ne pas attaquer trop frontalement l'actuel locataire, arguant du fait que (presque) tous les Colmariens ont, au moins une fois dans leur vie, voté pour lui. Pour ne pas froisser l'électorat conservateur, il faudrait tresser des couronnes à Gilbert Meyer, dire qu' « il a beaucoup fait pour l'embellissement de la ville » et que sa gestion financière aurait déjà dû paraître dans le Guinness des records.

Eh bien parlons de l'embellissement ! Ce sont les grands architectes, entrepreneurs, bâtisseurs du passé qui ont fait de Colmar ce qu'elle est, un joyau de la Renaissance et ce pour quoi elle attire les touristes. Encore heureux que GM ait effectué quelques travaux par-ci, par-là, grâce à la cagnotte que son prédécesseur lui a laissée, c'est la moindre des choses en presque un quart de siècle qu'il est à la tête de la ville. Non, il ne l'a pas embellie, il l'a transformée petit à petit en parc d'attractions pour touristes, avec sa dernière trouvaille, le mapping, projection d'images animées kitchissimes sur des façades historiques, soi-disant pour les valoriser, une plaisanterie à 2,5 millions d'euros.

Mais que ne ferait-on pour les touristes...

La propagande municipale et son corollaire, le lavage de cerveau, fonctionnant à plein régime, s'extasier sans se poser de questions devant les réalisations du maire devient chez bon nombre de nos concitoyens la règle. L'extension du musée Unterlinden est un bel exemple de ce consensus. Désolé de le briser.

Première aberration : la verrue dans le paysage, cet édicule entre kiosque et urinoir qui défigure la place en bouchant la perspective et en occultant la façade néo-baroque des anciens bains municipaux. Une bourde qui vient se rajouter à l'emplacement choisi pour la boutique du musée : à l'entrée, alors que la logique voudrait qu'elle se trouve à la sortie.
Deuxième aberration, écologique cette fois, se voir contraint d'accepter le « tout minéral » imposé par l'architecte, avec interdiction de la moindre présence de verdure.
Enfin, la suppression de tout ce qui pouvait rappeler la vocation du bâtiment, les bains municipaux.

Du coup, la comparaison avec le musée « La Piscine » de Roubaix (une ville sinistrée où le taux de pauvreté est l'un des plus élevés de France) prend tout son sens. « La Piscine » attire entre 200.000 et 250.000 visiteurs par an, selon les années, alors que le musée Unterlinden, en perte de vitesse, est repassé sous la barre des 200.000 visiteurs en 2018. Nous sommes loin de l'euphorie de 2016 quand Thierry Cahn, le président de la société Schongauer qui gère le musée rêvait d'en faire « le musée le plus fréquenté de France » :


Comment expliquer ce flop à 44 millions d'euros, dont, de mémoire, 9 à la charge de la Ville ? Le tarif à 13 euros, à peine moins cher que le Louvre (15 euros), peu de gratuité, certains musées la proposent aux étudiants, un jour de semaine, deux heures avant la fermeture, trop peu d'animations, des expositions temporaires qui ne drainent pas suffisamment de monde, autant d'éléments à prendre en compte dans un espace transfrontalier déjà bien pourvu en lieux dédiés à l'art.

[Mise à jour : 10/9/2019]



☐ 31/3/2018

MAPPING


Photo Edouard Dabrowski


« À Colmar, on aime les récompenses en matière de tourisme. Et alors que le plan lumière vient tout juste de démarrer, la ville vient d’être élue par un panel de 12 690 voyageurs en provenance de 93 pays au titre de « Best Christmas Lights in Europe » (les villes proposant les plus belles illuminations de Noël en Europe »). On imagine l’impact qu’auront ces mappings sur les touristes attirés par les lumières de la ville. L’an dernier, Colmar en avait accueilli plus d’1,5 million en cinq semaines. Ils pourraient être deux millions cette année. (...) » [Dom POIRIER, L'Alsace du 5/12/2018]

Il serait intéressant de savoir ce qu'en pense le 1er adjoint, candidat au fauteuil de maire, qui disait en juillet dernier : « Je ne souhaite pas faire du centre-ville un parc d'attractions à ciel ouvert. On ne pourra pas continuer à accueillir plus de touristes. »

Sur Facebook : votre avis nous intéresse !

Vous aimez ? Ou trouvez-vous que c'est une gabegie financière (2,5 millions d'euros), anti écologique, juste destinée à attirer encore plus de touristes ? Les façades historiques sont-elles valorisées ou dénaturées ? Merci de donner votre avis.



☐ 12/11/2018

C'est ça que vous voulez à Colmar ?


Personne n'y trouve son compte : ni les touristes, ni les habitants, ni la planète.
Photo Edouard Dabrowski


« Tout un symbole : l'intitulé initial du rapport soumis jeudi soir aux élus de Colmar Agglomération a été corrigé un peu plus tôt dans la semaine. Il n'est plus question d'étudier "l'impact du surtourisme à Colmar" mais seulement du "tourisme". » L'ALSACE/DNA du 10/11/2018. Surtout ne pas appeler un chat un chat. Et de rendre présentable quelque chose qui ne l'est pas. Chez BAYER/MONSANTO, les "pesticides" sont renommés pudiquement "produits phyto-sanitaires".
Le constat est pourtant clair : « L’activité touristique s’est largement accrue à Colmar et ses environs ces dernières années. La période des marchés de Noël devient de plus en plus difficile à vivre pour les habitants, surtout dans le centre-ville de Colmar. » C'est l'Office de Tourisme qui le dit. Le terme "surtourisme" aurait été tout à fait de circonstance.

25.000 euros, c'est ce que va coûter l'étude confiée à un cabinet spécialisé. Son objectif : « Dissocier la réalité objective des nuisances de la perception subjective ressentie », afin d’élaborer « des actions concrètes », notamment « un plan de communication efficace ».
Traduction : les Colmariens subissant les nuisances liées au tourisme de masse ne seraient que des affabulateurs, des râleurs qui râlent pour le plaisir de râler, dont il conviendrait de corriger "la perception subjective ressentie par un plan de communication efficace". Quel mépris envers les concitoyens. Surtout quand la communication s'apparente, comme ici, à de la manipulation.

25.000 euros pour prendre la température des Colmariens et, dans un second temps, tenter de la faire baisser plutôt que de soigner le mal. S'il s'agit de savoir ce que pensent, vivent et subissent les habitants du centre-ville, nul besoin d'études coûteuses, de porte-à-porte ou de sondages, il suffit de consulter la page COLMAR : TOURISME (AVIS / TÉMOIGNAGES) du blog colmarinfo.com pour avoir une idée précise de la réalité de ce qu'ils endurent. C'est gratuit.

L'Office de Tourisme ne veut pas freiner le flux de touristes, qui constitue « un atout économique indispensable », mais le rendre plus « acceptable ». Oui, acceptable ! Il faudra que les Colmariens acceptent que des commerçants cupides s'approprient la ville, avec la bénédiction de la municipalité, imposent leur loi et se gavent sans le moindre scrupule. Et pour les récalcitrants est-il prévu une thérapie de groupe ?

L'Office de Tourisme ne s'en cache pas, il redoute que l'exaspération croissante des habitants du centre-ville, s'exprimant sur la page Facebook et sur le blog ne finisse par se manifester dans la rue. Des panneaux "Tourist go home" qui commencent à fleurir dans d'autres villes feraient mauvais genre. « Une moindre acceptation des touristes par la population locale pourrait, à terme, dégrader l’image et la qualité de l’accueil. » Ben voyons. On ne saurait être plus clair. Le bien-être des habitants, l'Office de Tourisme s'en tape.

M. Hemedinger qui, comme chacun sait, a retourné sa veste à l'approche des municipales clame sur tous les toits : le macaron à 600 euros ? « C'est beaucoup trop cher. » Les touristes ? « Je ne souhaite pas faire du centre-ville un parc d'attractions à ciel ouvert. » Et encore : « On ne pourra pas continuer à accueillir plus de touristes. » [L'ALSACE du 6 juillet 2018]. Une fois qu'on a dit ça, on fait quoi ? Le fervent acteur et défenseur de la politique de Gilbert Meyer tente de se refaire une virginité en semblant s'intéresser aux revendications des habitants. Mais le grand écart risque de faire mal. Et ce qui apparaît comme de la stratégie purement électoraliste ne sera pas forcément du goût des Colmariens.

[Mis à jour le 19/10/2019]



☐ 5/11/2018


Photo Edouard Dabrowski


Les commerçants, nouvelles vaches à lait

Une fois de plus, notre bon maire va demander aux commerçants colmariens de cracher au bassinet. Il s'agit d'éponger les 250 000 € que représente le coût de la sécurité pendant les marchés de Noël.

GM souligne, comme s'il en était besoin, qu' « il n'est pas défendable de faire supporter aux contribuables colmariens le coût supplémentaire des mesures de sécurité imposées. »

C'est donc en toute logique qu'il se tourne vers les commerçants « bénéficiaires directement ou indirectement des retombées économiques des marchés de Noël ». Et il ratisse large, envoyant ses "sollicitations" jusqu'à Houssen (voir ci-dessous).

Sauf que les commerçants ne sont pas tous bénéficiaires ! Et puisque le maire se veut "équitable", comme il le répète à longueur de temps, il n'a qu'à taxer les commerçants en fonction de leur chiffre d'affaire !

Et, dans la foulée, reverser le manque à gagner aux commerçants qui souffrent du marché de Noël, tous ceux qui tiennent un commerce traditionnel, qui ne vendent pas aux touristes et dont la clientèle habituelle ne vient plus, et pour cause.

Monsieur le Maire, colmarinfo a trouvé la solution pour que vous cessiez de harceler nos commerçants. Vous vous vantez de faire venir 1,5 millions de visiteurs pendant les marchés de Noël. À raison d' 1 euro par visiteur, il y a là de quoi remplir largement vos caisses.

Déjà en 2016

Un hôtelier de Houssen (!) avait reçu un courrier signé du maire de Colmar, daté du 23 mai 2016, lui rappelant qu’il n’a toujours pas versé les 400 € demandés pour participer « aux coûts de l’exceptionnel dispositif de sécurité, mis en œuvre en 2015 pour maintenir nos marchés de Noël ».
L'ALSACE du 11/06/2016

Dans un autre courrier, GM se fait menaçant :

« À défaut de participation de votre part, je tenais à vous informer que j’examinerai avec beaucoup de réticence les demandes que vous pourrez être amené à faire. »

Nous sommes loin de la "sollicitation". "Contrainte", "menace" et "chantage" seraient plus appropriés.



☐ 20/8/2018

[Depuis, les cartes ont été rebattues pour une durée indéterminée suite à la pandémie de Covid-19]


LE TOURISME DE MASSE


Venise, Riva degli Schiavoni, photo E. Dabrowski


C'est un paradoxe : même les opposants les plus farouches au tourisme de masse sont partie prenante... Qui n'a pas fait de voyage touristique ces derniers temps, ou ne projette d'en faire ? Et même si nous nous efforçons d'être le plus respectueux possible des lieux que nous visitons, nous prenons quand même l'avion et louons des gîtes... Cette ambiguïté a été soulignée dans un récent article de Télérama (N° 3577) dont voici un extrait : « (...) s'interroger sur notre culture de la mobilité motorisée, c'est poser la question des limites dans tout ce qu'elle a de plus dissonant et rabat-joie pour nos sociétés. Le tourisme est si étroitement lié à notre mode de vie qu'il est difficile de le critiquer. Comme il est quasi inconvenant de questionner le recours à l'avion, devenu banal. C'est « critiquer tout un chacun, c'est-à-dire délibérément se faire des ennemis », écrit Rodolphe Christin. « Nous sommes tous des touristes potentiels. » C'est mettre en cause notre droit au délassement, à l'insouciance, à la liberté, bref, se placer à rebours de l'air du temps et de la mythologie du voyageur moderne qui a envahi nos quotidiens, des rayons des librairies aux fils Instagram. (...)

C'est, aussi, appuyer là où ça fait mal : le tourisme est le repos du guerrier-travailleur, et cette nécessité de «partir» interroge la qualité de notre vie quotidienne. « Grâce au tourisme, nous sommes prêts, de nouveau, à nous vendre à fond à notre activité productive, celle qui finance, justement, la gamme plus ou moins étendue de nos loisirs, poursuit le sociologue. Car nous vivons à côté de nous-mêmes le reste du temps. Le tourisme est une compensation thérapeutique permettant aux travailleurs de tenir la distance et d'accéder aux mirages de la qualité de vie, au milieu d'un air, d'une eau, d'une terre pollués comme jamais auparavant. » (...)


UNE CROISSANCE EXPONENTIELLE

Nombre de touristes internationaux :

1950 : 25 millions
1980 : 279 millions
2000 : 674 millions
2015 : 1,186 milliard
Prévision pour 2030 : 1,8 milliard

(Ces chiffres ne tiennent pas compte des touristes dans leur propre pays)


DES EMPLOIS CRÉÉS

L’activité touristique génère une part importante de la richesse des pays européens, jusqu’à 11% dans le cas de l’Espagne. D’après l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), organisme onusien basé à Madrid, un emploi sur dix dans le monde est lié au secteur touristique, qui représente 10% du PIB mondial.


LES MÉFAITS

Le tourisme de masse a souvent des répercussions négatives sur la population locale et l'environnement. Des déchets sont produits en masse, beaucoup d'énergie et d'eau sont nécessaires. L'eau, une denrée rare dans les pays chauds attractifs, est particulièrement gaspillée au sein des grands complexes hôteliers, au détriment des populations locales (eau courante, irrigation, etc.). (Wikipédia)

Il ne s'agit ici que des nuisances visibles : « La contribution du tourisme au réchauffement climatique reste, elle, encore largement taboue. En mai dernier, une étude publiée dans la revue Nature Climate Change révélait que 8% des émissions de gaz à effet de serre étaient dus aux flux touristiques (...). Même constat étouffant quant à l'impact de cette mobilité motorisée sur la qualité de l'air ambiant. »

La joie de vivre et le soleil de Majorque, la plus grande des îles espagnoles des Baléares, attire de nombreux touristes. Mais cela entraîne tous les excès d'un tourisme de masse. Il n'est pas rare d'y déplorer des nuisances sonores, des bagarres en pleine rue, des beuveries, des plages souillées. Ce paradis méditerranéen est peu à peu devenu un enfer pour les habitants. (franceinfo)

À Lisbonne, la multiplication d'appartements touristiques a fait grimper en flèche les prix du logement dans le vieux quartier d'Alfama.

« Aujourd'hui, à Alfama, il est difficile de trouver un loyer de moins de 1000 euros par mois, un montant énorme pour un Portugais dont le salaire est souvent inférieur à cette somme », a déclaré à l'AFP Maria de Lurdes Pinheiro, présidente de l'Association du patrimoine et de la population d'Alfama.

Même dans l'île écossaise de Skye, au paysage sauvage, les autorités sont préoccupées par l'encombrement des routes ou les dégradations de l'environnement qu'entraîne ce boom de la fréquentation.


LES HABITANTS PROTESTENT

[Huffpost] Après plusieurs villes espagnoles, italiennes ou croates, c'est au tour de San Sebastian, dans le pays basque, de manifester contre le tourisme de masse.

« Vous n'êtes pas les bienvenus » : à Barcelone et dans d'autres destinations touristiques européennes, le flot de touristes commence à susciter l'hostilité d'habitants décidés à reconquérir leurs villes. Des romantiques canaux de Venise aux remparts de Dubrovnik, en passant par l'île écossaise de Skye, les touristes sont devenus un cauchemar pour certains riverains malgré la manne financière qu'ils apportent. Dans le quartier côtier de la Barceloneta, les habitants protestent depuis des années contre les nuisances : ivresse, rapports sexuels en pleine rue... Et dorénavant, l'envolée des loyers en oblige même certains à partir.

« Plus jamais un été comme celui-ci », « Pas de touristes dans nos immeubles », « Vous n'êtes pas les bienvenus », lisait-on samedi sur des pancartes lors d'une manifestation d'habitants sur la plage habituellement bondée de touristes.

De telles actions, qualifiées par la presse de « tourismophobie », détonnent en Espagne, troisième destination touristique mondiale, d'autant plus prisée que les vacanciers évitent l'instabilité en Tunisie, en Égypte ou en Turquie.

Une organisation d'extrême gauche a même arrêté un bus de touristes à Barcelone au début du mois pour enduire son pare-brise de peinture, et à Palma de Majorque, aux îles Baléares, manifesté sur le port avec des fumigènes, déployant une banderolle : "Le tourisme tue Majorque".


LES MUNICIPALITÉS RÉAGISSENT

"L'objectif est de rendre la ville à ses habitants"

La «tourismophobie» gagne les habitants et pousse les édiles à limiter ou encadrer les flux. Plafonnement des entrées, gel de l'offre d'hébergements, quotas de croisiéristes... les initiatives vont bon train. Mais elles visent surtout à lisser la fréquentation pour diminuer les nuisances, car rares sont les maires prêts à renoncer à l'argent des visiteurs. Voici des plans d'action parmi les plus déterminés (France info) :


BARCELONE

Le centre sanctuarisé.
Limitation du trafic dans le centre.
Impossible d'y ouvrir un nouvel hôtel ou d'accroître le nombre de lits dans les structures existantes. Les hébergements chez les particuliers doivent impérativement faire l'objet d'une licence municipale. La maire, Ada Colau (Podemos), a fait fermer plus de 200 meublés sans autorisation et inflige des amendes de 30 000 euros à leur propriétaire. Elle a notamment mis sous pression Airbnb, en menaçant la plate-forme d'une amende de 600 000 euros.


DUBROVNIK

En 2016, la perle de l'Adriatique a enregistré un nombre record de 10388 visiteurs en une seule journée. Inquiète pour l'authenticité de la citadelle, inscrite au patrimoine mondial en 1979, l'Unesco a menacé à mots feutrés de retirer son patronage si les autorités locales ne plafonnaient pas les entrées quotidiennes à 8000. Le message a porté : le maire Mato Frankovic a annoncé son intention d'abaisser le quota à 4000 personnes par jour cette année. Comme à Santorin, c'est sur le flux de croisiéristes que le premier magistrat de la ville entend jouer. Depuis janvier, les discussions ont débuté avec la CLIA (Cruise Lines International Association) pour lisser les arrivées de bateaux. Le maire a souligné qu'il était prêt à assumer un manque à gagner.


VENISE

Grande première, cette année, pour le carnaval de la Sérénissime. La municipalité a instauré un "numerus clausus" de personnes autorisées à accéder à la place Saint-Marc pour assister à la cérémonie d'ouverture officielle, le célèbre «vol de l'ange». Des vigiles ont été placés de bonne heure à tous les points d'accès pour comptabiliser les entrants. Au seuil de 20000 visiteurs, ils avaient pour consigne de bloquer l'accès. Redoutée par ses organisateurs, l'opération s'est relativement bien déroulée. Ce qui ne présage pas nécessairement de la suite. Prochainement doivent être mis en place, à des endroits stratégiques de la ville, des capteurs qui permettront d'orienter la foule vers des parcours alternatifs. Les lieux en surchauffe pourront être fermés. Six technologies différentes sont en train d'être testées.


PALMA DE MAJORQUE

Depuis deux ans, il est encore plus facile pour les touristes de se loger grâce au phénomène Airbnb. Une décision a été prise par la commune pour réagir cet été. "Toutes les locations d'appartements sont interdites en ville, dans des immeubles comme ceux-ci. Seules les locations de villas sont autorisées. L'objectif est de rendre la ville à ses habitants, qu'elle soit plus vivable pour tous, plus agréable", explique Antoni Noguera, le maire de Palma de Majorque. Selon ce dernier, il y a urgence, car la ville perd ses habitants à cause des loyers qui ont augmenté.


AMSTERDAM

Magasins de souvenirs ou de restauration rapide... plus aucune échoppe destinée aux touristes ne pourra désormais ouvrir dans l'hypercentre d'Amsterdam. Une quarantaine de rues sont concernées: près de 300 points de ventes de ce type y sont déjà présents, qui dégradent l'image du quartier. Il s'agit de stopper la «Disneyfication» de la Venise du Nord. Les autorités frappent aussi côté hébergements touristiques. Déjà limitée à 60 jours, la durée maximale de location d'un appartement privé vient d'être réduite de moitié. Comme dans les autres capitales européennes, l'offre de logements de ce type explose: leur nombre est passé de 4500 à 22000 ces quatre dernières années. Les amendes infligées aux loueurs qui enfreignent les règles ont rapporté 1,9 million d'euros l'an dernier à la municipalité. Cerise sur le gâteau, celle-ci a décidé d'augmenter de 10% la taxe de séjour.


Airbnb dans le collimateur

[franceinfo] Paris, Barcelone, Madrid, Amsterdam et Lisbonne veulent mieux réguler les plates-formes de locations touristiques et elles le font savoir à l'Union européenne (UE). « Dans beaucoup de villes, nous avons mis en place des outils de régulation. Aujourd'hui, Airbnb se tourne vers la Commission européenne pour casser ces législations et remettre en cause ces dispositions prises à l'échelle locale, parfois nationale. C'est donc un combat, mais nous allons prendre notre bâton de pèlerin et plaider la cause des habitants de nos villes qui ne veulent pas être empêchés d'y vivre », explique Ian Brossat, adjoint à la Ville de Paris.

Des jours de location limités

Pour l'instant, le droit européen reste avantageux pour ces plates-formes d'e-commerce. Elles ne sont d'ailleurs pas tenues pour responsable en cas de publication d'annonces illégales. Les villes réclament donc une plus grande régulation de la part de l'UE. À Paris, depuis le 1er décembre 2017, tout loueur de meublés touristiques doit s'enregistrer auprès de la mairie de Paris. La location de résidence principale est limitée à 120 jours par an. (France info)

Des mesures prises sur le plan national

De nouvelles sanctions et davantage de contrôles. L'Assemblée Nationale a voté vendredi 8 juin un encadrement renforcé des locations touristiques de type Airbnb avec notamment des sanctions accrues contre les propriétaires ne respectant pas leurs obligations et de nouvelles amendes pour les plateformes de mise en relations entre les propriétaires et les clients.

AirBnb, Abritel et autre Leboncoin ou Home Away promettent de bloquer toutes les annonces une fois passé 120 nuits de location, qui est la limite prévue par la Loi. Cette limitation ne concerne pas les chambres au sein d’une résidence principale.

Les autres communes qui encadrent les locations touristiques

On peut parler de Bordeaux, Cannes, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Nîmes, Sète, Versailles, Levallois-Perret mais aussi de plus petites communes telles que Roquebrune-Cap-Martin, Saint-Paul-de-Vence, Menton et toute la communauté de communes de Biarritz. Pour certaines, il s’agit de préserver le parc de logements disponibles, pour les autres, il s’agit aussi de protéger le secteur hôtelier implanté sur leur territoire.


- à méditer

Le tourisme de masse produit « des effets extrêmement clivants sur la population locale : d'un côté, des gens s'enrichissent et, de l'autre, des gens subissent, sont prolétarisés et marginalisés », déclaration à l’AFP de l’anthropologue Jean-Didier Urbain.

« La libération initiale, devenue la norme, se fait oppressante. Elle martyrise nature et sociétés humaines, opprime l'esprit des voyages et transforme l'hospitalité des lieux en prestations, les habitants en prestataires, les paysages en décors. »
Rodolphe Christin

« Profiter du monde ne revient-il pas à le consommer dans « un frénétique élan de mondophagie » ? Le parcours s'est banalisé et balisé, et le touriste, au passage, a viré vampire plus que bienfaiteur de la diversité. »
Weronika Zarachowicz

« tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre » (Blaise Pascal, Pensées).

« Le tourisme [de masse] enlève quelque chose à nos quartiers. Il les rend banals, les uniformise. »
Santi Ibarra

« Viser les touristes est cependant une erreur, les pouvoirs locaux et nationaux sont généralement peu préparés. Il est toujours plus facile de désigner l’étranger, l’autre comme une nuisance, alors que les mafias locales et l’impréparation des élus au phénomène est majoritairement la cause de la dégradation des modes de vie. »
Maria Gravari-Barbas, géographe et Directrice de la Chaire Unesco "Culture, Tourisme, Développement" à Paris I Panthéon-Sorbonne

« Le monde ne doit pas devenir un supermarché organisé pour la satisfaction d'un mode de consommation ubérisé et avide. »

« La base de l'économie, la base du travail et de tout, c'est le tourisme, Mais il faut avoir un tourisme ordonné. »
Arturo Monferrer

« Le tourisme n'a plus un but de perfectionnement humain. L'objectif principal est désormais de s'amuser et de se détendre, dans des atmosphères qui tendent à s'uniformiser, voire s'aseptiser. »


Sources : Wikipédia, France info, AFP, Sud Ouest, Les Echos, Huffpost, Télérama



☐ 15/6/2018

À QUOI VA RESSEMBLER LE CENTRE HISTORIQUE DE COLMAR, DANS QUELQUES ANNÉES ?

« Notre maire a beaucoup fait pour l'embellissement de la ville » entend-on dire régulièrement. Qu'en penserait Bartholdi, s'il revenait à Colmar, de tout ce bric-à-brac suspendu, en guise de décor sur des façades séculaires ?
Que la ville croule sous les kitscheries à Noël et à Pâques passe encore, mais qu'elle laisse certains commerçants dénaturer ainsi le patrimoine commun de manière pérenne, il y a là de quoi s'interroger. Et si tous les commerçants décidaient d'en faire autant ? Il serait difficile d'interdire aux uns ce qui est permis à d'autres. Que font les Bâtiments de France ? Pourquoi un tel laxisme est-il toléré dans le secteur protégé de la vieille ville ?
Non loin de là, la Maison du Marin, dont les volets d'une des fenêtres sont décorés d'un bachi (couvre-chef de marin surmonté d'un pompon rouge) que l'on ne voit que lorsque les volets sont fermés, fait l'objet de poursuites, de la part de Gilbert Meyer, pour non-respect de la réglementation de l'urbanisme.



☐ 12/6/2018

Tourisme, stationnement

Miser sur le tout-tourisme (Gilbert Meyer espère des millions de touristes chinois ces prochaines années) est incompatible, quoi qu'il en dise, avec la préservation de la qualité de vie des résidents. Ceux-ci vont finir par quitter le centre-ville, de même que les commerçants qui ne souhaitent pas se transformer en vendeurs de caramels et de nougat. Il suffit de lire les nombreux témoignages pour se rendre compte du malaise. Le centre-ville de Colmar est en passe de devenir le parc d'attractions pour touristes que Gilbert Meyer appelle de ses vœux.

Le gros problème des résidents et des travailleurs du centre-ville est celui du stationnement, non résolu à ce jour. Le maire est resté sourd aux pétitions, aux courriers, celui qui se dit adepte du dialogue a rembarré comme des malpropres les médecins et autres professionnels de santé quand ils lui ont demandé une entrevue.



☐ 7/6/2018

Téléréalité chinoise à Colmar : une bien triste réalité

« Je vais me mettre au chinois... Ça sert plus à rien, l'allemand, à Colmar. »

Stéphane Bern peut aller se rhabiller : avec sa force de frappe de centaines de millions de téléspectateurs, le 2ème groupe télévisuel chinois, spécialisé dans le divertissement, va faire de Colmar le phare de l'Alsace, du Grand Est, de la France et pourquoi pas du monde, à en croire la presse déchaînée. Partout, ce ne sont que des hourras de victoire, on se congratule, on brandit des chiffres qui donnent le vertige, on imagine déjà Colmar roulant sur l'or par la grâce du pouvoir d'achat chinois. Les Chinois ne sont-ils pas les premiers consommateurs de produits de luxe au monde (25%), signant ainsi leur réussite sociale ?
Ce qu'ils achètent en priorité, dans l'ordre : 1/ des montres ; 2/ des vêtements et accessoires ; 3/ de la maroquinerie ; 4/ des bijoux ; 5/ des cosmétiques ; 6/ des produits électroniques.
Et quelles sont leurs marques favorites ? Toujours dans l'ordre : 1/ Vuitton ; 2/ Chanel ; 3/ Gucci ; 4/ Armani ; 5/ Dior ; 6/ Rolex ; 7/ Cartier ; 8/ Prada.
C'est là qu'est le hic : Colmar n'est pas en mesure de répondre à une telle demande ! Les Chinois qui transitent par la cité de Bartholdi le savent très bien. Ils n'y restent en moyenne que 2 heures et demie, de l'aveu même d'une guide, le temps de faire quelques selfies devant le bistrot des Lavandières où a été tournée la téléréalité, avant de continuer leur périple. Tout au plus achèteront-ils des magnets ou des cigognes en peluche made in chez eux et consommeront une tarte flambée à trois. Tous les commerçants avec qui nous avons pu discuter s'accordent à dire que cette clientèle-là n'est pas intéressante.



☐ 13/5/2018

De plus en plus de meublés de tourisme en centre-ville

L'exemple de Ribeauvillé

La municipalité colmarienne ferait bien de s'inspirer de la politique moins orientée « tourisme de masse », initiée par le premier magistrat de Ribeauvillé, Jean-Louis Christ, qui ambitionne une ville « riche de ses habitants plutôt que de touristes ». Que dit-il ? « L'explosion des gîtes constitue une véritable menace pour le bien vivre et le lien social dans nos collectivités. » Et d'appeler promoteurs immobiliers, banques et propriétaires à prendre leur responsabilité (L'Alsace du 28 janvier 2018).



☐ 31/3/2018

La parole aux Colmariens

Obnubilée par sa propagande touristique poussée jusqu'à l'overdose - il faut bien rassurer les investisseurs qui tablent sur ce secteur - la municipalité actuelle a juste oublié qu'une ville était peuplée d'habitants et que ceux-ci avaient des droits légitimes qu'il convenait de respecter. Offrir des divertissements variés aux Colmariens ne suffira sans doute pas à s'attirer leurs faveurs si les besoins fondamentaux, notamment ceux liés au stationnement ne sont pas assurés.

Il semblerait qu'il y ait de la part de la municipalité une volonté non affichée mais bien réelle de vider le centre-ville de ses habitants pour le transformer en une espèce de Disneyland où se promèneraient des hordes de touristes, pour le plus grand bénéfice de certains. Déjà, de nombreux commerces s'adaptent à cette nouvelle clientèle, quand ils ne ferment pas.