Démocratie participative


☐ 14/7/2019

France Culture

Municipales : les Français se détachent des partis politiques

Qu'attendent les Français pour les élections municipales ? À neuf mois de l'échéance, l'institut OpinionWay a mené l'enquête. Et la tendance se confirme : les citoyens ont envie de changement !

[Extraits] « Les éventuels futurs candidats aux municipales sont prévenus : les deux tiers des Français (71%) affichent, dans ce sondage, leur préférence pour une liste dont le programme aurait été co-construit avec les habitants plutôt qu'un projet dessiné uniquement par le candidat et son équipe.

Pour les municipales aujourd'hui, la marque, le parti politique, ne comptent presque plus, selon une enquête d'OpinionWay pour Cap Collectif.

D'après cette étude réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1001 personnes constitué selon la méthode des quotas, les Français sont 68% à vouloir plus de femmes candidates qu'en 2014, plus de jeunes (67%), plus de personnes du secteur privé (61%), plus de candidats issus des minorités (50%). Mais surtout, dans la lignée des résultats de la dernière présidentielle, ils confirment cette prise de distance vis-à-vis des formations politiques. Ils sont, par exemple, 66% à plébisciter la candidature de plus de personnalités sans étiquette politique.

Quand on leur demande le critère qui déterminera leur vote aux élections municipales, ils répondent à 63% le projet du candidat, 21% pour le profil du candidat, et 14% seulement le parti politique du candidat.

Dans ce profil, justement, l'expérience politique ne pèse plus grand chose, toujours selon cette enquête. Un chef est peut-être "fait pour cheffer" comme le disait Jacques Chirac, mais expérimenté ou non, peu importe manifestement pour les Français. Ils souhaitent voir des candidats conscients des enjeux locaux, territoriaux, et surtout prêts à les écouter.

"Que ce soit la visibilité médiatique, l'éloquence, la capacité à s'exprimer qui est une qualité politique depuis l'Antiquité, ce sont des éléments qui jouent aujourd'hui beaucoup moins que des qualités d'ordre relationnel : l'écoute ou la capacité à prendre en compte les propositions des habitants par exemple" explique Frédéric Micheau.

"Il ne suffit pas de déclarer des intentions, d'ouvrir des plateformes numériques ou de faire des réunions publiques. Il faut redéfinir la gouvernance des modes de décision. Cela ne signifie pas créer des dispositifs à côté d'un système de décision pour collecter des votes et des commentaires. Ce n'est pas non plus mettre les citoyens à la place des politiques ou des experts. On doit repenser l'ensemble du schéma : il y a des élus, des fonctionnaires territoriaux, des experts, des citoyens. Et on doit repenser l'ensemble de l'élaboration de la décision pour trouver une place à chacun et faire en sorte que chacun puisse savoir quelle est la partition jouée par les autres acteurs dans la composition de la décision".

Cyril Lage
Rosalie Lafarge
Avec la collaboration de
Eric Chaverou, Maxime Tellier, Nathalie Lopes



☐ 14/7/2019

Impliquer les citoyens dans l'élaboration des programmes

Une fois de plus, une seule personne impose sa décision à 71 000 habitants-contribuables, les forçant à payer pour un aménagement qui va encore plus leur contrarier (pourrir ?) la vie au centre-ville, avec comme corollaire l'aménagement d'un super écomusée pour les touristes.

Il [Gilbert Meyer] a fait de même pour le parking de la Montagne Verte, sacrifiant la vie et la santé des riverains avec des nuisances (bruit, vibrations et pollution) pendant des horaires de travail totalement anormaux (14h/jour, 6 jours/semaine), se traduisant par une dette alourdie de 23 millions (en attendant le coût des réparations des bâtiments riverains) ; cette fois, ce seront surtout les commerçants des zones concernées qui pâtiront de ce projet [l'aménagement de le place de la Cathédrale], hormis ceux concernés par l’activité touristique.

Bizarrement, aucun des 5 dossiers n’expose le devenir de la partie haute de la rue des Marchands, mais on peut deviner, aucune circulation n’étant indiquée sur le côté sud de la collégiale, que la circulation y sera interdite (pour le plus grand bonheur d’un adjoint qui y exploite des établissements avec terrasse).

Donc, on nous présente des projets d’aménagement qui vont sanctuariser (scléroser ?) le pourtour de la collégiale, en rejetant tout accès en voiture aux personnes à mobilité difficile, ainsi qu’aux participants aux offices religieux, sans indiquer quel serait l’accès le plus proche ; mais on peut supposer qu’il leur faudra aller au nouveau parking (payant) de la Montagne Verte, dont on assurerait ainsi un remplissage meilleur que les récents parkings Bleyle et St Josse (avant la neutralisation du parking de la Montagne Verte).

Comment se prononcer sans ces précisions, sans connaître le sens de circulation dans la Grand-Rue ? Sans connaître les horaires d’ouverture des parkings (fermés les dimanches, pour le plus grand bonheur des visiteurs) ?

Bref, avant d’engager de nouvelles dépenses, une démarche intelligente [...] serait de recueillir l’avis des commerçants et des Colmariens. Évidemment, cela reviendrait à donner aux Colmariens la maîtrise de leur avenir, ce que l’équipe municipale actuelle n’a jamais su faire.

Pour terminer, il est symptomatique que les observations formulées sur le site de la mairie ne soient pas visibles, comme l’ont été celles faites pour les travaux de la Montagne Verte : l’absence de remarques positives démontrerait bien la non adhésion à la nouvelle lubie du maire.

Cordialement,

G.F. - 14/7/2019