H16

[H16 signe des chroniques qui sont d’une telle lucidité anti-gouvernementale que leur auteur est haï par l’oligarchie qui, tirant les ficelles de ses pantins, se voit constamment démasquée dans ses turpitudes, d’où le pseudonyme H16, qui cache un haut fonctionnaire très au fait de ce qui se passe dans les officines de l’Élysée et de Bruxelles.]


☐ 22/3/2022

L’OMS travaille discrètement à l’établissement d’une dictature techno-sanitaire

En décembre dernier, alors que l’hystérie de la presse était à son maximum concernant ce qui se transformait en épidémie carabinée de rhume omicron, 194 pays se sont mis d’accord pour accroître les pouvoirs de l’OMS.

Bien évidemment et comme trop souvent lorsqu’il s’agit de décisions très importantes qui vont présider à l’avenir de millions d’individus, la presse a conservé une discrétion de violette au sujet de ce processus qui vise effectivement à renforcer les capacités d’intervention de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en cas de nouvelles pandémies, et à lui donner toute une panoplie de droits plus ou moins coercitifs supranationaux. Oui, vous avez bien lu : l’idée est à terme de placer l’OMS au-dessus des États souverains et de leurs dirigeants que leurs peuples auraient éventuellement désignés de façon plus ou moins démocratique (et avec plus ou moins de bidouilles électorales).

Pour l’Europe, rassurez-vous : le processus démocratique est entièrement respecté oublié puisque l’ensemble de l’opération est menée sous l’égide du Conseil européen et le Parlement interviendra gentiment quand on le lui demandera, pour signer ici, là et là merci au revoir. De toute façon et comme le précise le site du Conseil, il ne s’agit que des négociations en vue d’établir les textes et traités qui seront imposés aux peuples ; on n’en est pas encore à leur présentation devant les représentations nationales dont, objectivement, tout le monde se fiche éperdument : après tout, il suffira – comme les fois précédentes – de faire voter et revoter jusqu’à obtention du bon résultat pour faire avancer cet agenda déjà bien calé.

Jugez plutôt : la première réunion de l’organe en question a eu lieu le 1er mars dernier, une seconde réunion aura lieu en août, devra avoir montré des progrès courant 2023 lors de la 76e Assemblée mondiale de la santé et devra avoir bouclé ses petits papiers pour 2024, année à laquelle tout ceci devra être en place définitivement.

Rien que sur la forme (et sur l’indifférence absolue de la presse en la matière qui n’en parle quasiment nulle part), on sent que tous les ingrédients sont réunis pour la création d’une nouvelle entité supra-étatique qui viendra décider, une fois les traités signés, de ce que les gouvernements doivent faire de façon parfaitement unilatérale. Au niveau mondial, la gestion de la pandémie de coronavirus a déjà amplement démontré l’envie difficilement réprimée d’imposer à tous le même traitement, les mêmes options et les mêmes mesures et les résultats obtenus, parfaitement dévastateurs pour les politiques publiques, loin d’inciter à la prudence, semblent avoir donné une vigueur bravache aux centralisateurs étatistes forcenés. On ne sera donc pas surpris de retrouver aux premières loges tous les hystériques de l’Union européenne, le stylo déjà décapuchonné, prêts à signer absolument tout et n’importe quoi pour garantir que tout le monde marchera d’un même pas cadencé.

En somme, quoi qu’il ressorte du fond, la forme permet déjà d’envisager le pire : centralisation, bureaucratisation et décisions arbitraires sur le mode « Taille Unique, Tout Le Monde Dans Le Même Panier ». Voilà qui est extrêmement rassurant.

Si le fond était, au moins, rempli de bon sens et de précautions indispensables, cela aiderait peut-être la pénible forme de cette initiative. Malheureusement, il n’en est rien : le contenu proposé laisse déjà entrevoir tous les prémices d’une nouvelle bordée d’idées folles dont l’aboutissement logique n’est rien d’autre qu’une nouvelle mouture de dictature techno-sanitaire. Ici, on pourrait croire à de l’exagération (ce n’est pourtant pas le genre de la maison !) mais la lecture attentive du document de travail actuel donne déjà des éléments de sérieuse inquiétude.

Ainsi, outre la mise en place « d’efforts visant à parvenir à la couverture sanitaire universelle » (qu’on pourra interpréter comme on veut, mais certainement pas dans le sens d’un accroissement de la liberté de chacun de disposer de son corps à sa guise), on trouve aussi le paragraphe « i » page 4 dont le contenu ne laisse aucun doute :

i) Informations fausses et trompeuses. Les États Membres reconnaissent la nécessité de prendre des mesures coordonnées à l’échelle nationale et mondiale pour lutter contre les informations fausses et trompeuses et la stigmatisation qui compromettent la santé publique.

Il est difficile d’imaginer une façon plus claire et plus précise de décider de la mise en place d’une véritable organisation de la Vérité officielle tant ce qui s’est passé pendant les deux dernières années donne un excellent aperçu de ce que « informations trompeuses » peut vouloir dire au cours du temps et comment les différentes institutions étatiques, comme la presse et comment les organisations internationales en ont joué pour écraser absolument toute dissidence d’opinion, renvoyant la science à ses pires heures.

Le paragraphe 10 à la page 5 ferme le bal en incitant à la mise en place « d’instruments juridiquement contraignants » pour les États signataires : autrement dit, une fois ratifiés, les accords et traités issus de ces discussions enlèveraient aux gouvernements et aux populations sous leur responsabilité toute possibilité de choisir d’autres méthodes que celles édictées par l’OMS.

Si l’on ajoute à ceci l’article 19 de la Constitution de l’OMS qui lui donne le pouvoir d’imposer ses décisions (notamment en matière de vaccination) et les actuelles discussions en cours (dans le cadre du « partenariat renforcé entre la France et l’OMS » d’ailleurs sanctionné par une belle loi) pour, justement, faire adopter une obligation vaccinale concernant l’actuelle pandémie (nonobstant les résultats particulièrement peu convaincants des actuels vaccins), on comprend que l’avenir des Français (et des citoyens des États membres de l’OMS) est maintenant fléché vers une distribution de picouses obligatoires…

Censure de l’information, absence de choix des populations, centralisation par des organisations et les individus non-élus à leur tête, voilà qui donne une excellente idée de la direction prise par l’OMS et des bureaucrates qui poussent pour la mise en place de ces traités de plus en plus iniques.

Du reste, tout ceci n’est que l’application au niveau mondial de la tendance déjà lourde qu’on peut observer en Occident en général et en Europe en particulier : il y a quelques jours, les ministres européens ont ainsi « invité » (en tordant des bras) les acteurs du Web à prioriser les « sources d’information fiables » qu’ils sont apparemment capables de déterminer et de discriminer plus habilement que les internautes lambda. Pour nos frétillants ministres, il serait bon que les acteurs du numérique luttent contre la désinformation. Volontairement, cela va soi. Le « Ou sinon » est sous-entendu avec cette certitude que confère le bras armé de la loi…

Il faut se résoudre à l’évidence : les populations occidentales semblent tendrement vouloir d’une dictature mondiale, de préférence techno-sanitaire, et sont prêtes à abandonner absolument toutes leurs libertés pourvu qu’on pense à leur place.

Sans surprise, l’Union européenne et l’OMS font acte de candidature avec gourmandise.



☐ 11/3/2022

Une Europe « inclusive et ferme ta gueule »

Et subitement, la situation devient pénible, notamment pour certains progressistes enragés, qui doivent vivre avec leurs contradictions de plus en plus évidentes entre ce qu’ils prônent (surtout pour les autres) et ce qu’ils pratiquent (éventuellement avec l’usage de la force). La coterie de nos dirigeants européens actuels illustre fort bien cette tendance.

Ainsi, de clips en campagnes de marketing aux couleurs acidulées, de points presse en communiqués policés, tout ce que compte l’Europe d’importants personnages nous a assuré de l’inclusivité, de l’ouverture d’esprit et de la grandeur d’âme de la construction européenne et de ses institutions. On nous a seriné que « l’Europe, c’est la paix » et, dans le même souffle, qu’elle entendait porter haut ses valeurs de démocratie, de liberté et d’égalité des citoyens.

Avec l’arrivée du dernier petit virus à la mode il y a deux ans, on a cependant pu remarquer quelques lézardes dans la belle assurance de l’Europe et dans le concert des États membres qui l’animent. Bousculade lors de l’achat de certains approvisionnements médicaux, certains n’hésitant pas à aller sur les tarmacs, au pied des avions des autres, pour négocier le rachat à prix d’or de masques, telle ou telle indispensable fourniture, démonstration que la puissance politique agit avec fermeté et détermination.

Les commandes de milliards de doses de petites injections miracles ne furent pas non plus spécialement représentatives d’un processus aussi démocratique que transparent. On attend encore des éclaircissements sur les échanges de SMS entre la présidente de la Commission et le PDG de Pfizer, par exemple.

De la même façon, l’introduction d’un passeport vaccinal dans différents pays d’Europe aurait dû déclencher au moins un scandale au Parlement, devant l’abandon des principes d’égalité des citoyens et de proportionnalité dans les démarches politiques entreprises, tout comme les confinements ou les couvre-feux. Il n’en fut rien, montrant à tous que les institutions européennes étaient autant de vent inutile que les institutions nationales, reléguées à un pure rôle subalterne et piteux de Chambres d’enregistrement.

Début janvier, ces valeurs européennes avaient déjà pris leur comptant de gifles et de crocs en jambe. Avec la crise ukrainienne, l’agression des principes de base de tout ce qui fait la civilisation européenne se fait maintenant à l’arme blanche aiguisée à coup de tweets : en l’espace de quelques jours, le citoyen européen lucide assiste, médusé, à l’abandon des principes fondateurs et de l’idéologie européenne.

Voilà qu’Ursula Von Der Leyen, après avoir fait VRP pour labos pharmaceutiques, se retrouve dans le trafic d’armes : dans ce qui est présenté comme historique (‘consternant’ aurait été mieux choisi), la présidente de la Commission et le chef de la diplomatie, Josep Borrell, ont lancé pour 450 millions d’euros d’achat d’armes à destination de l’Ukraine, en utilisant avec un cynisme froid la ligne budgétaire « Facilité européenne pour la paix ».




Si vis pacem para bellum, je présume et ça tombe bien, la guerre est déjà là : on gagne un temps fou !

On peine à voir quel mandat confère ainsi à Borrell et Von Der Leyen le droit de se lancer dans une telle manœuvre et dans quelle mesure tout ceci ne va pas aggraver le conflit.

La stupidité de ce genre d’annonces, qui bafoue à peu près tout ce qu’il convenait jadis d’appeler les principes fondateurs de l’Union européenne, rivalise en fait avec l’incroyable Niagara d’imbécilités qui se sont accumulées ces derniers jours pour bien faire comprendre à tous et à chacun que la guerre devait être totale contre la Russie, son peuple et chacun de ses habitants.

Ceci n’est pas une exagération : outre les déclarations parfaitement consternantes d’un Bruno Le Maire, ministre indigne d’une économie française en complète déroute, dans lesquelles il parle justement de « guerre totale » (l’inculture du bonhomme permettra d’imaginer qu’il n’a pas la référence à Goebbels), on découvre la multiplication, en France comme ailleurs, de tout ce qui ressemble vaguement à du russe : sportifs et artistes sont bannis plus vite qu’on ne peut prononcer leur nom, des commerçants (d’origine ukrainienne !) de spécialités russes se retrouvent menacés par voie épistolaire, on tente d’éliminer Dostoïevski d’une université italienne, on envisage de ne pas retourner les pièces de la collection Morozov, on confisque les avoirs de Russes qui ne vivent plus en Russie, sans procès – ce qui donne une excellente idée de ce qui se passera pour les dissidents français, dans quelques mois ou quelques années, et pire que tout, on bannit les chats russes de compétitions de chats !




Le pompon a été atteint alors que ceux qui se gargarisent de « liberté d’expression » se sont empressés de demander l’interdiction de Russia Today et de Spoutnik, deux chaînes de télévision russes opérant sur le territoire européen : le Conseil de l’Union est parvenu à les faire interdire en leur imposant l’abandon de tout contrat avec la Russie (dont proviennent une grande partie de leurs financements).

Beaucoup trop se sont réjouis de ce qui n’est qu’une nouvelle démonstration de l’effondrement complet de toutes les valeurs qui fondèrent l’Union. Ceux-là sont les mêmes qui souhaiteraient faire taire les impétrants pas de la même opinion qu’eux, qui osent distribuer d’autres vérités ou d’autres points de vue...

La tendance lourde, évidente, funeste qui se dessine en Europe est réellement impossible à ignorer : à mesure que ses institutions s’affaiblissent parce que ses valeurs morales se dissolvent dans la pensée unique et la censure, cette faiblesse se traduit en violence de plus en plus forte envers ceux qu’elles peuvent abuser. Et alors que ces abus se multiplient sous les applaudissements des crétins qui ne voient pas les chaînes qu’on leur passe au cou, se mettent en place tous les ingrédients d’une sorte de « supra-nationalisme » européen sur fond de censure médiatique, de restrictions économiques carabinées, de chasse aux sorcières frétillantes d’imbécilité...

Certains, les mêmes qui étaient (soi-disant) pro-science et tremblaient de peur derrière leurs trois doses et leur double masque FFP2, sont maintenant les premiers à inciter les autres à partir défourailler en Ukraine, ou souhaitent très officiellement que les Allemands rebâtissent une armée solide, qu’ils traversent la Pologne tout ça pour aller, au besoin, combattre les Russes. Hardis crétins.

La raison semble avoir, une fois de plus, abandonné les foules. Une fois encore, ceux qui tentent de réfléchir et de ne pas trop faire dans l’inclusif à la mode européenne se retrouvent rapidement ostracisés et conspués comme, il y a quelques mois, ceux qui tentaient de pointer du doigt les dérives graves qu’entraînaient confinements, obligations et autres vexations mises en place pour faire plaisir à ces foules volontairement apeurées.

Tout ceci est la démonstration effrayante que les politiciens ne gouvernent plus la réalité, mais des narratifs. Ce ne sont plus des dirigeants mais de simples communicants qui n’ont d’ailleurs pas besoin de convaincre une majorité et peuvent se contenter d’hypnotiser une minorité active, niaisement votante, de décourager et ostraciser un nombre important d’électeurs, de présenter un « Plan Com' » les valorisant comme seuls remèdes à ces crises qu’ils créent de toute pièce.

Heureusement que nous sommes encore en démocratie, hein !



☐ 14/2/2022

Convoi de la liberté : le pouvoir panique

Et voilà donc que les rassemblements routiers canadiens font des émules : en France, de nombreux automobilistes ont décidé de remonter jusqu’à Paris pour réclamer la fin du pass vaccinal et des contraintes sanitaires qui pèsent encore sur le territoire et ce alors que tout indique que la pandémie est à présent terminée. Des individus qui viennent protester à Paris et comptent ne pas se laisser faire ? Mais c’est un véritable crime démocratique, enfin, voyons !

Pensez donc : si on commence à laisser le peuple s’exprimer d’une façon moins camouflable que les défilés du samedi, et, surtout, si l’expression de ce mécontentement se traduit par quelque chose de très visible à la télévision, on prend le risque de voir s’effondrer tout un pan de la communication gouvernementale. Pour rappel, selon cette communication, ceux qui s’opposent à la ségrégation sanitaire des citoyens sont une infime minorité de gens déplorables. Très officiellement, il y a une parfaite égalité entre ces rouspéteurs égoïstes et les pires anti-vaccins anti-sciences complotistes d’extrême-droite fasciste (et pourquoi pas anti-féministes, transphobes et homophobes pour faire bonne mesure).

Bref, il n’est absolument pas question de laisser la moindre visibilité à ces groupuscules qui pourraient montrer que le peuple en a maintenant clairement soupé des restrictions et des obligations diverses et entend bien recouvrer cette liberté qu’une minorité de manipulateurs et de manipulés leur a confisquée.

Dès lors et avec la cohérence qui a marqué l’ensemble du quinquennat de Macron, l’État entend maintenant stopper toute circulation de ce « Convoi de la liberté », probablement avec la même compétence qu’il a déployée pour arrêter la circulation du virus : plutôt que de laisser Paris se faire davantage engluer par ce Convoi que par les seules exactions d’Anne Hidalgo, la Préfecture de police et le gouvernement ont donc agi préventivement pour bloquer la capitale, dans une sorte d’auto-sabotage subtil dont on peine à distinguer la logique.




Avec le même sens du timing et de la proportionnalité qui a largement contribué à sa popularité, le préfet Lallemand a donc mobilisé une série de blindés légers de la gendarmerie histoire de faire le sale travail de façon officielle, créant des bouchons massifs autour de la capitale, avant toute exaction éventuelle de ces manifestants pourtant pacifiques, poussant le professionnalisme jusqu’à détruire du mobilier urbain avant que des civils ne s’en occupent. C’est malin.




Notons au passage la diligence avec laquelle le pouvoir actuel a sorti ses joujoux militaires pour calmer les ardeurs de cette foule : pour cette prétendue « infime minorité », on n’hésite pas à mettre de gros moyens, engins qu’on ne verra jamais déployés dans certaines cités émotives où le vivrensemble s’exprime régulièrement de façon effervescente. Il est manifestement bien plus important de réprimer des citoyens lambdas dans leur camping-cars que de faire revenir l’ordre républicain dans les plaques tournantes de la drogue, même lorsqu’elles sont ostensiblement bloquées par les malfrats du cru.

Heureusement que la France reste un grand pays démocratique : on peut toujours y manifester à condition de ne pas se faire remarquer, de ne bloquer personne et de n’exprimer que des slogans neutres sous peine, le cas échéant, de poursuites, d’amendes voire de mutilations.Les choses sont claires : comme l’expliquent les petits barons de la Macronie avec la même logique implacable qui a donné tout son sel à ce magnifique quinquennat, s’il est parfaitement légal voire désirable de bloquer tout un pays en forçant les citoyens à rester chez eux puis à n’en bloquer qu’une partie sur des critères médicaux, tant Castex que Bayrou et beaucoup d’autres trouveront scandaleux qu’on puisse les bloquer, eux, dans leurs petites allées et venues au moment où la facture commence à drôlement s’allonger et où des individus commencent à leur réclamer des comptes.


De façon très claire, le pouvoir en place a donc choisi de criminaliser les citoyens qui manifestent pour retrouver une vie normale dans un pays où plus rien ne justifie aucune des contraintes mises en place. Refusant toute discussion avec ces individus qu’ils savent pertinemment ne pas faire partie de leur électorat, Macron et son gouvernement choisissent donc cette fermeté qui leur a permis de mettre fin au mouvement des Gilets jaunes sans résoudre le moindre des problèmes qui les avaient motivés en premier lieu.

On peut raisonnablement s’interroger sur la pertinence politique de ce mode d’action.

Bien sûr et même si l’apparente gourmandise de Lallemand pour ses troupes et ses blindés cache mal une certaine panique du pouvoir, sur le court terme – celui qui mène à l’élection présidentielle – distribuer des coups de matraque pourrait ne pas coûter trop cher, surtout que, comme rappelé plus haut, le pouvoir ne tape pas sur son électorat et peut donc y aller « de bon cœur ».

Sur le moyen et long termes cependant, ce genre de comportement, étouffant tout dialogue et choisissant le mépris le plus crasse et la violence inutile ne peut amener qu’à une situation inextricable, pour tout dire intenable pour le pouvoir actuel : d’un côté (et c’est sans doute voulu par Macron dans un calcul très dangereux), on peut assister à une forte radicalisation du mouvement actuel, surtout s’il se fait récupérer par une extrême-gauche habituée du coup de poing.

De l’autre cependant, que faire de ces restrictions ubuesques en France alors que les pays, autour, relâchent progressivement les leurs ?

Le moindre relâchement sera une victoire facile pour les mouvements protestataires et une défaite cuisante pour le pouvoir en place qui ne pourra faire passer l’abandon des contraintes pour un geste bienveillant. Et à l’inverse, toute inflexibilité représentera un boulevard pour les opposants politiques qui auront beau jeu de promettre l’arrêt de ces dernières…

Si les élections ne sont pas annulées ou reportées d’ici là, il ne reste que deux mois à Macron pour assainir la situation sociale du pays, particulièrement explosive. Il serait sain de douter qu’il en sera capable et il serait même raisonnable de parier le contraire.

Comme je l’ai écrit dans un précédent billet, à partir de maintenant, toutes les saloperies de sa part sont imaginables, y compris les pires.⇒ https://h16free.com/2022/02/14/70612-convoi-de-la-liberte-le-pouvoir-panique



☐ 11/2/2022

Les prochaines semaines seront décisives

Il règne comme une étrange atmosphère de fin de règne dans les sphères du pouvoir. Derrière des sourires crânes et des postures assurées, on sent comme un parfum de panique s’installer à mesure que le « narratif » change, que les évidences d’il y a un mois n’en sont plus. C’est vrai à l’Élysée bien sûr mais pas seulement : on sent confusément que la situation n’est plus celle qui prévalait il y a quelques semaines, et qu’elle évolue de plus en plus vite.

Eh oui : peu à peu, l’idée même que le pass vaccinal (ou sanitaire) sert à quelque chose au plan sanitaire s’est maintenant évaporée. Tout le monde sait que c’est un outil de ségrégation absolument sans intérêt médical. Les derniers abrutis à prétendre le contraire ne le font plus que de façon épisodique et se murent progressivement dans le silence à mesure que leurs affirmations grotesques ne rencontrent plus qu’un mépris largement mérité.

L’empilement par Véran de grotesques conditions pour son obtention (avec ou sans maladie mais toujours avec une petite injection, les amis, et puis une immunité à durabilité variable, hein, ne poussons pas) montre clairement, à chaque petit graphique de presse essayant de résumer de façon didactique le foutoir gouvernemental, l’improvisation totale de nos clowns à seringues.

Leur crédibilité est maintenant négative.


Des pays, partis moins loin sur la pente glissante du « tout à l’État » crasseux et dictatorial, sont maintenant en train de faire marche arrière et d’abandonner ces mesures idiotes. À de nombreux États américains qui ont purement et simplement renoncé aux obligations vaccinales et au passeport du même tonneau se sont maintenant ajoutés quelques pays européens, quelques provinces canadiennes et chaque semaine qui passe ajoute de nouveaux pays à ceux qui ont décidé de reprendre le cours normal de leur vie. La France apparaît de plus en plus seule sur ce chemin honteux.

Tout ceci est inévitable.

D’une part, parce que les pandémies ne durent pas indéfiniment. On arrive au bout, cela est visible et tout le monde l’a bien compris. Quelques irréductibles de la panique sanitaire continuent de croire à une prochaine vague abominable, à des millions de morts inopinés, mais la population générale, elle, comprend qu’il faut passer à autre chose à présent.




D’autre part, parce que les restrictions et les obligations commencent à porter des fruits amers que tout le monde est en train d’avaler sans apprécier : l’économie a clairement plongé dans des proportions si importantes que même un clown comme Le Maire n’arrive pas à faire passer ses annonces pour autre chose que des carabistouilles statistiques piteuses.

Mais surtout, parce que la majorité des individus a bien compris que les mesures prises ont été des échecs cuisants et que persévérer ne résoudra rien, au contraire : les confinements ont été un désastre économique et sanitaire et n’ont absolument rien empêché.

Nous en sommes au point inévitable à présent où les anciennes pom-pom girls du verrouillage économique et social intégral tentent de mettre leurs décisions lamentables sur le dos de leurs prédécesseurs (comme aux États-Unis où l’on découvre que l’actuelle administration Biden n’aurait jamais été pro-confinement, cette grosse blague).

Les politiques de distanciation indiscriminées, la gestion calamiteuse des masques (un coup oui, un coup non, un coup surtout pas, un coup c’est obligatoire), la centralisation à outrance des décisions en criminalisant toute initiative des médecins de terrain, bref, chaque faux-pas typique de la vision énarchique, étatiste et bureaucratique du pays n’ont en rien permis de sauver des vies, d’alléger les problèmes des hôpitaux ou des finances publiques, au contraire.

En fait, chaque jour qui passe réveille son lot de citoyens qui se rendent compte que les simagrées auxquelles les pouvoirs publics les ont contraints n’ont en rien permis de sauver des vies : ils se sont fait vacciner, souvent à contrecœur, ils ont dû utiliser un pass ou l’imposer dans leurs établissements, ils ont tenté de respecter les obligations ou ont payé les amendes et vexations diverses, mais rien de tout cela n’a sauvé de vies. La balance est négative sur tous les plans et le bilan désastreux devra être épongé pendant des années, sur des générations, tant les enfants et les adolescents ont durement payé les choix calamiteux imposés.

La peur ne gagne plus : même si l’on doit encore supporter sur les plateaux télé certains des experts hystériques autoproclamés débitant leurs chiffres morbides, qui tentent à tout prix, avec une gourmandise visible, de raviver la flamme de la panique et de la peur d’une mort certaine et douloureuse, ça ne marche plus.

Oh, bien sûr, on trouve encore des frétillants crétins, sur les réseaux sociaux, sur les plateaux télés, prêts à toutes les bassesses et à tous les rampements les plus gluants pour continuer la mascarade coûte que coûte : comme ils n’existent plus que par ça, ils seront les derniers à se taire et on peut déjà se réjouir que certains, trop stupides, ne sauront pas s’arrêter et passeront donc sous le rouleau compresseur de l’Histoire. Mais indépendamment de ces derniers lampions blafards du covidisme, tout le discours covidosanitaire démentiel que nous avons dû supporter de façon de plus en plus hystérique est en train de se déliter.

Mieux encore : comme je l’expliquais dans un précédent billet, à force de contraintes idiotes sur les vaccins, le nombre de possesseurs de pass valides diminue chaque jour. Chaque jour, on assiste à l’attrition inexorable des troupes passées-pucées-obéissantes et l’augmentation mécanique des troupes des déchus du pass, dont immanquablement certains rejoignent les courroucés puis les opposants farouches à mesure que les restrictions apparaissent pour ce qu’elles sont : des vexations idiotes et sans fondement.




Devant ce constat, que peuvent faire les dirigeants ?

Question délicate : envisage-t-on vraiment la possibilité que des types comme Véran ou Castex puissent admettre être allés trop loin, présenter des excuses et lâcher du lest, maintenant, à quelques semaines d’une élection ? La science-fiction a des limites et ce genre de pliage improbable de l’espace-temps est évidemment à écarter mais on doit s’interroger : l’équipe « en marche » de clowns à seringues ne mise-t-elle pas trop ouvertement sur un arrêt du pass un peu avant les élections pour présenter en libérateur leur Lider Fumisto ?

Inversement, pensent-ils vraiment qu’ils vont pouvoir continuer encore longtemps leurs vexations sans en souffrir dans les urnes ?

Peut-on vraiment imaginer continuer ces âneries ségrégationnistes comme tente de le faire croire de façon assez consternante la Commission européenne en expliquant vouloir maintenir son petit pass jusqu’en 2023 ?

Le pire, ici, est que rien de tout cela n’est impossible : on comprend que tant que les oppositions des citoyens ne seront pas plus fortes, plus fermes, les dirigeants, qui ont maintenant amplement prouvé qu’ils méprisaient complètement peuple et démocratie, continueront sur leur lancée. Comme les Canadiens, sauf à bloquer physiquement ces politiciens, on comprend sans mal qu’ils ne rendront ce pouvoir qu’ils ont volé que s’il y sont contraints et forcés, lorsque leur avenir en dépendra directement.




Ne vous leurrez pas : le combat qui s’ouvre, et qui consiste à récupérer maintenant la maîtrise de nos vies, est un combat qui sera âpre et sans merci.

Ceux qui vous ont manipulé, abusé de vous et qui ont profité de vous pour vous faire souffrir ne voudront jamais entendre parler d’un bilan, d’une facture et d’une responsabilité quelconque. Ils vous combattront de la façon la plus vicieuse et la plus violente possible : ils vous méprisent, et pour eux, le bétail ne doit pas se rebeller.

Les prochaines semaines seront décisives. Attendez vous aux pires ignominies.



☐ 10/2/2022

Devant son bilan catastrophique, Darmanin perd son sang-froid
9 février 2022

Décidément, comme je l’évoquais il y a quelques jours, ce qui se passe actuellement au Canada mérite mieux que les petits entrefilets de plus en plus nerveux d’une presse française toujours à son meilleur niveau en terme de propagande : non seulement le mouvement ne faiblit pas outre-Atlantique, mais on voit même frémir quelque chose du côté européen.

Comme le relate assez discrètement Libération, des mouvements s’organiseraient donc au moins en France, en Belgique et dans d’autres pays européens pour tenter de reproduire ce qui se produit actuellement au Canada.

Sans grande surprise, le quotidien insiste bien vite sur la différence de situation française par rapport à la canadienne : il ne faudrait pas qu’on puisse imaginer une seule seconde le moindre soutien ou la plus petite sympathie du journal des apparatchiks pour quelque chose qui ressemble à un mouvement du peuple, cette engeance un peu sale (qui « pue des pieds » comme le dirait certain chroniqueur). Malgré tout, l’observation des plumitifs de l’épave sur-subventionnée n’en reste pas moins assez exacte : il y a bien une différence assez forte entre les camionneurs français et leurs homologues canadiens ; ces derniers sont très souvent propriétaires de leurs véhicules et indépendants, là où les Français sont souvent salariés et simples conducteurs de camions, ce qui veut dire que pas ou peu de camions prendront part aux manifestations.

Mais en tout cas rassurez-vous : il y a bien peu de chance (de risque ?) que ce qui s’est passé au Canada se reproduise en France.

Pas seulement parce que les propriétaires de véhicules ne sont pas les mêmes et pas seulement parce que l’esprit français qu’on a pu évaluer lors du mouvement des Gilets jaunes n’est pas tout à fait de même nature que l’esprit canadien qui motive actuellement ce qu’on observe à Ottawa – pour le dire sobrement – mais aussi et surtout parce qu’en France, les manifestations populaires ne sont pas du tout encadrées de la même façon selon qu’elles peuvent ou non servir l’agenda du pouvoir.

Autant au Canada, les forces de l’ordre doivent composer avec le droit constitutionnel à exprimer un désaccord, surtout si cette expression se fait sans violence et sans destruction, autant il n’en va pas de même en France : alors que les mouvements de camionneurs ont toujours été synonymes de blocages tendus et de soupe à la grimace pour les gouvernements qui y furent confrontés, le ministre de l’Intérieur, un certain Gérald Dardmalin Darmanin, a clairement et immédiatement appelé à la plus grande fermeté. Pour lui, c’est très clair :

« Nous mettons les moyens de renseignement et d’action si jamais des gens voulaient bloquer la liberté des uns et des autres, surtout un accès à la capitale. (…) Les gendarmes sont très mobilisés, nous prendrons nos responsabilités pour ne jamais laisser entraver la liberté de circulation »

Eh oui : s’il n’était clairement « encadré » comme il se doit, ce genre de mouvement pourrait devenir subitement visible pour une bonne partie des Français, au contraire des manifestations du samedi, facilement occultables dans des médias serviles qui n’ont pas eu trop d’efforts à faire pour ne pas en parler. Et donner de la publicité, même involontairement, à un mouvement de protestation, ce serait risquer de montrer qu’il n’y a plus du tout d’assentiment majoritaire des Français à l’ensemble des interdictions, vexations et autres avanies que le gouvernement leur fait inutilement subir.




C’est donc sans surprise que le miniministre entend écraser toute mobilisation dans l’œuf : subitement, la liberté de circulation devient importante pour lui qui se montrera « extrêmement ferme » face aux possibles manifestations… Liberté de circulation qu’il a pourtant largement contribué à saboter et à réduire à sa plus simple expression à chaque fois que ce fut possible ces dernières années, depuis les confinements à base de cerfas auto-vexatoires jusqu’aux restrictions de déplacements plus ou moins débiles empilées aux frontières en fonction du vent politique du moment.

De façon intéressante, la fébrilité du ministre de l’Intérieur est d’autant plus palpable qu’à mesure que se rapproche l’élection présidentielle, le bilan de sa politique se fait plus pressant : en réalité, les petits marquis du pouvoir actuel ont une trouille bleue d’une redite des Gilets jaunes à quelques semaines du premier tour.

Non seulement, tout dérapage ou toute gêne serait immédiatement la démonstration de l’impotence réelle du ministre de l’Intérieur et des clowns à seringue qui sévissent au pouvoir actuellement, mais en plus, au-delà de ce fichu bilan sécuritaire évident que ces mouvements vont rappeler – bilan dont tout le monde sait qu’il est très mauvais, pour le dire aimablement – cela pourrait servir de plateforme à tous les autres mécontentements…

Et ils sont nombreux : finances du pays dans un trou abyssal, services publics en berne, pouvoir d’achat détruit, déclassements divers du pays avec des rangs mondiaux de la France en matière de santé ou d’éducation si mauvais qu’ils vont inévitablement peser dans la campagne d’un putatif candidat Macron, bref, il devient absolument indispensable de tout faire pour camoufler tout ce qui peut l’être et de construire une dynamique, n’importe laquelle vaguement positive, pour redorer le blason du patron.

Manque de bol, les efforts à consentir sont si importants que même les journalistes de cour ont du mal et la moindre question un peu piquante dérape vite. Confronté à son bilan, Darmanin a d’ailleurs complètement perdu son sang-froid :




Zut, malgré d’abondantes et gourmandes turlutes de Gérald à destination du Chef de l’État, il semble bien que personne n’y croit : les chiffres officiels sont si mauvais que les ministres, Darmanin comme les autres, perdent rapidement leurs moyens.

Et ce n’est pas une exagération puisqu’en l’espace de quelques jours, ce sont des pans entiers de la Macronie qui montrent l’étendue de leur coûteuse vacuité : Jean-Michel Touvabien Blanquer, ministre de l’Éducation, n’arrive plus à se dépêtrer d’un niveau en mathématiques en chute libre, d’ailleurs brillamment illustré par certaines titrailles journalistiques tout à fait raccord… Bruno Le Maire, minustre à ce qui reste d’Économies, fait le fanfaron avec des chiffres de croissance grotesquement sortis de leur contexte qui, une fois pris en compte, les rendent absolument tout sauf glorieux… On n’évoquera pas Véran, son cas étant au-delà du réel. Quant à Darmanin, sa tentative s’est vue de faire oublier ses chiffres calamiteux, à savoir les exactions aux personnes (i.e. les faits les plus graves), en se focalisant sur les faits qu’il est le plus facile de camoufler dans les stats (les cambriolages et les vols) ; et dans cette situation, balancer du « c’est populiste » ne fonctionne plus : trop de Français ont subi des sentiments de coups et blessures un peu trop appuyés…

Eh oui : de gesticulations en communication mensongère, de pipeaux en contradictions outrées, la parole publique du gouvernement est maintenant si galvaudée, si corrompue qu’elle n’est plus relayée que par une frange étroite de journalistes qui ne le font que pour le chèque de fin de mois. On en arrive doucement au point où l’on fait plus confiance aux publicités douteuses de sites interlopes qui prétendent dénicher trois filles chaudes dans les 10 km autour de chez soi qu’aux chiffres du gouvernement, devenus grotesques.

On peut raisonnablement douter que ces bobards suffiront à garder tout le monde sagement chez soi pour les prochaines semaines : à persister ainsi, Darmanin risque d’obtenir l’effet inverse de celui qu’il souhaite et se retrouver avec beaucoup plus de monde que prévu sur les routes…



☐ 16/2/2022

La mise en place de « dictatures démocratiques »

La semaine dernière, le monde découvrait un peu étonné que les Canadiens, loin d’être un peuple de mammifères mous et polis, comportait quelques individus qui, tout en restant fort polis, ne voulaient pas se laisser faire : alors que la vaccination devenait obligatoire pour passer la frontière américano-canadienne, les routiers ont décidé de protester contre cette obligation en allant paralyser Ottawa, la capitale du pays.

Les premiers heures de stupeur passées, les médias grand public ont fini par relayer un peu la nouvelle tout en n’omettant pas d’abord de minimiser l’ampleur du phénomène : insistant sur le fait que ce mouvement ne représentait qu’une faible tranche d’une population de toute façon un peu marginale tant l’ensemble des mesures covidosanitaires semblent acceptées par tous avec gourmandise, les journalistes de terrain n’ont pas hésité à essayer de dépeindre les individus concernés comme les inévitables suprémacistes blancs néo-nazis mangeurs d’enfants communistes. Malheureusement, le discours bien rôdé de ces grands médias a mal survécu de la collision avec les images, très nombreuses, en provenance des réseaux sociaux, qui montraient des familles, des échanges cordiaux, des petits groupes joviaux de Canadiens s’entraidant et s’échangeant des embrassades ou de la nourriture dans une ambiance bon enfant.

Dans ces mêmes chaînes d’informations, signalons aussi l’interprétation particulièrement hardie de certains journalistes qui ont vu derrière ce rassemblement spontané de camions et de tracteurs la marque certaine d’un complot ourdi par les Russes, jamais en retard d’un coup fourré pour enquiquiner l’Occident alors même que – tout le monde le sait, c’est évident, voyons, ne discutez pas – Poutine va envahir l’Ukraine. Ce Vlad, quel méchant !




La consternation – logique – qui a accompagné cette interprétation farfelue ne s’est guère calmée lorsque Justin Trudeau, l’actuel Premier ministre canadien, en a remis une couche. On se souvient qu’il avait discrètement pris la fuite déclaré un petit Covid commode pour se mettre en quarantaine loin de l’agitation camionneuse et il n’était pas réapparu devant la presse du pays avant plusieurs jours qui lui ont manifestement été nécessaires pour pondre un discours dont la substance n’a pas réellement apaisé les tensions.

Plutôt qu’ouvrir un utile débat sur la fin des obligations et des restrictions mises en place pour lutter contre une pandémie dont tout indique qu’elle touche maintenant à sa fin, le Premier ministre a choisi la voie douteuse d’un bon jet d’huile sur le feu en caractérisant les camionneurs comme autant de mâles blancs suprémacistes, racistes, sexistes et transphobes et ce alors que leurs demandes, clairement exprimées et résumables en « fin de l’obligation vaccinale, fin des restrictions sanitaires », ne laissent planer aucune ambiguïté. Sans grande surprise, Trudeau s’est donc copieusement ridiculisé avec ce discours, et ce d’autant plus qu’il apparaît maintenant qu’une majorité de Canadiens (54%) partagent les mêmes points de vue que les camionneurs. La « petite minorité » dépeinte par le clown progressiste actuellement à la tête de l’État canadien est en fait une majorité de plus en plus solide et qui supportera de moins en moins de se faire ainsi insulter.




Et alors que d’autres villes canadiennes commencent à observer les mêmes phénomènes routiers (QuébecToronto), que la province d’Alberta envisage de faire sauter toutes les restrictions sanitaires (pass compris), la presse et certaines officines gouvernementales continuent de présenter avec application les mouvements engendrés comme autant de petits prurits d’irréductibles minoritaires, auxquels il serait maintenant envisagé de répondre… avec l’armée.

En réalité, si la question a bien été évoquée par des forces de police complètement débordées et très peu suivies par la population, l’intervention de l’armée pour faire dégager les rues d’Ottawa (et des autres cités canadiennes à présent) ne semble pour le moment pas sur la table. On peut s’en réjouir tant une telle intervention serait lourde de sens, mais justement, le fait même que ce soit évoqué en dit assez long sur la propension de nos beaux démocrates, Trudeau en tête, à accepter les protestations (pourtant pacifiques) de la population.

Encore une fois, la démocratie et l’expression populaire sont parfaitement acceptables tant qu’elles suivent l’agenda des gouvernants : on sera même parfaitement prêt à accepter quelques « débordements » (lire : émeutes, homicides et incendies criminels) tant que les revendications des émeutiers correspondent à la mise en place d’une politique souhaitée par le gouvernement. On se souviendra à bon escient de ce qui s’est passé aux États-Unis en 2020 où les médias ont fait assaut d’inventivité pour transformer des pillages en manifestations légitimes et « globalement pacifiques ».




Ici, la situation est diamétralement à l’opposé : les rassemblements de camionneurs (et de fermiers à présent) sont calmes, déterminés mais clairement non violents et la presse se bouscule pourtant pour tenter d’y trouver des groupuscules fascistes et des exactions abominables qui justifieront l’emploi des méthodes de répression les plus fermes – l’armée étant évoquée très vite, rappelant en cela les méthodes habituelles des pires régimes totalitaires du globe.

On pourrait croire à une légère exagération, mais la façon dont les manifestations néerlandaises furent réprimées, à balles réelles en novembre dernier, donne une indication parfaitement claire de la réalité de terrain : si vous manifestez avec des revendications défavorablement sanctionnées par le pouvoir en place et les médias qu’il subventionne, tous les coups seront permis et l’écrasement des protestations éventuellement jusqu’à façon Tiananmen ne fera pas rougir les grands défenseurs de la démocratie et des droits humains fondamentaux.

Du reste, la mue progressive des forces de police, auparavant destinées à protéger le citoyen des racailles, en une force d’occupation intérieure, mue visible dans l’attirail et les outils habituels, dans ses couleurs (on est rapidement passé du bleu au noir par exemple), ne doit rien au hasard : politiquement, le peuple est devenue un paramètre encombrant des politiques publiques actuelles et sa répression un outil clairement utilisé pour faire passer des réformes et des contraintes de plus en plus impopulaires.

Il apparaît clair que la démocratie dont se gargarisent politiciens et médias n’existe plus depuis un moment et à mesure que les manifestations se font plus nombreuses, que les mouvements populaires gagnent du terrain, on sent poindre l’envie de répression de plus en plus ferme.

Jusqu’à quel point ?







☐ 2/2/2022

Il faut suivre les camionneurs canadiens

Tiens, voilà que ça bouge pas mal au Canada ! Pourtant, si l’on se souvient des précédents épisodes de la Guerre Contre Le Virus dans cette partie de la planète, on avait surtout noté l’obéissance très polie de l’ensemble de la population nord-américaine devant l’empilement de restrictions, de contraintes et de lois de plus en plus débiles à mesure que la peste moderne tournait au rhume.

Ainsi, dans un précédent billet, je constatais que le Canada (comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande du reste), pays plutôt libéral auparavant, se rapprochait chaque jour un peu plus d’une dictature sanitaire fascisante, menée par Justin Trudeau, un Lider Wokismo décidé à faire appliquer l’agenda de Davos à sa population qui semblait, jusqu’à présent, suivre le mouvement entre quelques « oups, pardon » et « après vous, je vous en prie ».

On s’était ainsi arrêtés à la situation déjà préoccupante dans laquelle, comme dans toute bonne dictature communiste, les Canadiens non munis d’un sauf-conduit dûment produit par le pouvoir en place ne pouvaient plus librement quitter leur pays : depuis novembre, seuls les vaccinés sont autorisés à quitter le territoire, avec quelques exceptions très spécifiques qui ne tenaient que jusqu’à présent.

Depuis le 15 janvier dernier cependant, une profession supplémentaire s’est ajoutée à celles devant absolument être vaccinée pour pouvoir aller et venir au-delà des frontières du Canada : les routiers doivent maintenant être dûment picousés pour pouvoir acheminer des biens de et vers les États-Unis. Il devient impossible de faire leur travail pour ceux qui n’ont pas le précieux sésame obtenu, on le rappelle, après une, pardon deux, pardon trois, oups je voulais dire quatre doses ou … ah je m’y perds mais baste, sans injection, impossible de convoyer librement.

Quelques petits rigolos, au courant du changement drastique qu’introduirait cette date, avaient déjà senti la difficulté logistique que cette contrainte vaccinale allait faire peser sur les camionneurs, et en profitaient donc pour échafauder des « solutions » de contournement, comme – par exemple parmi d’autres aussi idiotes – cantonner les chauffeurs non vaccinés d’un côté de la frontière, et faire faire le seul déplacement des remorques de fret par un ou plusieurs agents, vaccinés, sur les quelques centaines de mètres d’un côté à l’autre de la frontière.

Bien évidemment, la quantité même de fret, de remorques et de tracteurs concernés, la place nécessaire pour faire les opérations de manutention au bord de la frontière, le temps nécessaire et les coûts induits rendent toutes les solutions proposées d’autant plus impraticables qu’on parle en réalité d’un pourcentage élevé de chauffeurs concernés. Et si les estimations varient beaucoup (entre 5 et 25%, c’est dire), il faut comprendre que même le retrait d’une modeste proportion (5%) de ceux-là dans le fret entraîne immédiatement de gros soucis logistiques sur l’ensemble des chaînes. En réalité, ce genre d’obligation vaccinale entraîne une contrainte extrêmement forte sur ces chaînes et sur, basiquement, le gagne-pain de ces conducteurs, de ces sociétés d’acheminement, puis, par ricochet, sur les prix des biens et produits distribués.

Mais dans un pays si policé et si calme, on pouvait s’attendre à ce que cette contrainte soit malgré tout mise en place, conservée et appliquée posément sans plus de remous. La nouvelle couleuvre aurait été avalée avec des grimaces et les choses auraient repris leur cours habituel. Il n’en fut rien et la couleuvre n’est pas passée.

Excédés de ces obligations, un nombre croissant de camionneurs a décidé d’aller protester à Ottawa pour faire valoir leur point de vue. Très rapidement, les premiers protestataires ont été entendus et rejoints par d’autres. Dans certains cas, ce sont même les agriculteurs qui ont accompagné les camionneurs :

Des milliers de camions se sont donc rassemblés et dirigés vers la capitale du pays, ce qui, compte tenu de sa taille, a pris plusieurs jours pour certains.




On compte à présent entre 70.000 et 100.000 camionneurs impliqués et plusieurs fois autant d’individus qui se sont déplacés pour revendiquer l’abandon de l’obligation vaccinale. Le convoi de camions à destination d’Ottawa, de plusieurs dizaines de kilomètres de long, a battu plusieurs records et commencé à faire parler de lui dans la presse locale puis régionale. La presse nationale et internationale n’a réellement abordé le sujet qu’à reculons, très progressivement et en minimisant assez copieusement les chiffres et la situation. Il aura d’ailleurs fallu qu’un tweet d’Elon Musk évoque la question pour qu’enfin, certains titres apparaissent dans la presse étrangère :




Sans surprise, on appréciera la façon dont les événements sont présentés : minimisation des chiffres et de l’ampleur (on parlera de centaines de camions au lieu de dizaines de milliers), réduction de la participation à une « mince minorité » et ce alors même que des camionneurs vaccinés participent clairement à la démarche, tout y passe comme on pouvait s’y attendre, jusqu’aux formes subtiles de camouflage d’information : craignant de donner une image un peu trop exacte de l’ampleur du mouvement, les autorités canadiennes ont décidé de couper les flux internet des caméras de surveillance du trafic autoroutier. Après tout, si personne ne voit ni ne parle de ces convois, c’est qu’ils n’existent pas, n’est-ce pas ?

Quant à la présentation du mouvement comme essentiellement anti-vaccin, tactique maintenant éculée, elle n’a pas permis de modifier sa dynamique : la plupart des Canadiens savent que ces routiers sont bel et bien remontés contre l’obligation vaccinale, c’est-à-dire l’imposition faite à tous de s’injecter un produit expérimental, et non contre le vaccin lui-même qui reste un choix personnel… Et 28% les soutiennent directement.




Après avoir clairement fait savoir qu’il n’y aurait aucune tolérance ni marge de manœuvre pour les récalcitrants et sentant que la situation commençait à échapper quelque peu aux plans bien proprets qui avaient été établis dans lesquels la population se laisserait enfermer sans trop couiner dans un contrôle social de plus en plus ferme, le premier ministre canadien Justin Trudeau a donc rassemblé son courage et, prétextant être cas contact Covid, s’est rapidement isolé pour être ensuite vaillamment exfiltré dans un lieu tenu secret, probablement propice à entamer des négociations à distance et sous bonne garde.

Négociations qui promettent néanmoins d’être complexes et forcément intéressantes à suivre, tant les précédents ont montré le pouvoir réel dont disposent les camionneurs. On se rappellera à bon escient que la menace d’une grève en France avait rapidement fait plier le gouvernement en rase campagne avant même toute ouverture de négociation concernant la présence d’un pass sanitaire dans les restaurants routiers qui n’y sont donc pas soumis depuis lors. Trudeau et son courage millimétrique aura donc fort à faire s’il veut continuer sur la trajectoire officielle actuelle et la possibilité d’un volte-face brutal n’est pas à écarter.




À présent et si les Canadiens sont cohérents, il faudrait que ceux qui soutiennent les camionneurs passent à l’étape suivante de la résistance en arrêtant de porter le masque (parfaitement inutile notamment depuis l’arrivée d’omicron), qu’ils refusent toute obligation vaccinale et toute démarche de commerces et d’autorités visant à vérifier leur statut vaccinal pour quelque activité que ce soit.

À l’instar des camionneurs, tous les citoyens canadiens, favorables ou non au vaccin, ont un intérêt direct, vital, à refuser en bloc les obligations et les contraintes de plus en plus coercitives qui leurs sont imposées et qui ne font que présager d’un avenir abominable où chaque sous-citoyen n’est libre que dans l’étroit périmètre autorisé par l’État et les petits chefaillons autocratiques comme Trudeau. La liberté distribuée au compte-goutte par décret gouvernemental n’est pas la Liberté, c’est une récompense temporaire de prisonnier.

Espérons que cette démonstration de force des camionneurs permettra au reste des citoyens, canadiens d’abord et du reste du monde ensuite, de prendre conscience que les restrictions et les ségrégations iniques qui se mettent en place actuellement ne tiennent que parce que chacun d’entre eux accepte, sinon ouvertement, au moins tacitement, de les mettre en place et de les appliquer.

Il faut maintenant que, tous et chacun, nous laissions enfin tomber les masques inutiles, les distanciations socialistes ridicules, les gestes barricade absurdes et les passes vaccinaux iniques.
Il faut suivre les camionneurs canadiens
31 janvier 2022



☐ 27/1/2022

Pécresse n’est pas un clone de Macron. Elle est bien pire.
21 janvier 2022

Décidément, la campagne électorale de Valérie Pécresse a bien du mal à décoller : le pachydermique parti « Les Républicains » semble être à la peine pour déclencher la moindre ferveur avec sa candidate. Il faut dire que ses prestations sont assez ternes et au contraire d’autres candidats comme Mélenchon ou Zemmour qui ont une certaine verve de tribuns, ses discours et ses blagounettes tombent plus souvent à plat qu’il ne le faudrait.

Oui, certes, tout est bien préparé mais tout cela sent le laborieux, aussi peu rigolo qu’une rédaction de Terminale littéraire sur un sujet rasoir. Pécresse reste heureusement plus crédible que les candidatures de Taubira ou, pire encore, Hidalgo qui n’a toujours pas renoncé à enfoncer son Titanic électoral aussi profondément que possible dans un iceberg aussi froid que ses militants. Cependant, ce n’est guère brillant et ça reste même suffisamment poussif pour que les sondages reflètent ce manque criant d’enthousiasme.

C’est probablement pour cela qu’afin de donner un peu de corps à une candidature cruellement dénuée de charisme et d’élan populaire, elle s’est prêté à un débat télévisé qui a péniblement attiré un peu plus de 600.000 téléspectateurs (quand celui de Zemmour en a, lui, attiré plus de 4 millions). C’est, bien sûr, un exercice imposé par la campagne présidentielle mais cette fois-ci, elle a fait face à un Jean-Jacques Bourdin qui n’a pas été tout à fait aussi mordant qu’à son accoutumée.

En effet, force est de constater que l’échange de questions-réponses n’a pas franchement brillé par sa vivacité… Il faut dire que la candidate Pécresse a choisi, en début d’émission, de faire disparaître tout le mordant du journaliste qui devait la titiller pendant sa prestation d’une saillie qui n’a pas manqué de jeter un froid sur le plateau, à tel degré que c’est le seul point vraiment saillant que les téléspectateurs et les chroniqueurs politiques auront retenu…

En substance, faisait officiellement passer un message féministo-compatible dans lequel elle tance vertement son interlocuteur d’être soupçonné d’agressions sexuelles, elle lui a aussi clairement faire comprendre que toute question trop piquante, toute attitude un peu trop agressive se paierait un jour ; l’attitude de Bourdin dans la suite l’a largement démontré : innocent ou coupable, il savait que sa prestation serait jugée non comme celle d’un journaliste face à une candidate, mais bien par une potentielle Présidente de la République. En journaliste servile, il a donc joué sa partition pianissimo.

La fadeur de l’exercice résultant ne doit donc pas tout à l’absence de charisme de Pécresse…

Pour le reste, on ne sera pas surpris par les propositions de la candidate, qui slalome mollement entre les bricolages habituels des énarques perdus dans des détails grotesques « à la portion près, les petits ajustements des millions de paramètres que les politiciens adorent tripoter en croyant avoir une influence notable sur l’ensemble macro-économique français (dans une sorte de « danse de la pluie »), et les éventuelles propositions vaguement compatibles avec la droite française. Celle-ci étant lourdement étatiste et gentiment sociale-démocrate, les petites améliorations de la prison fiscale et sociale française se jouent donc à la marge, la candidate ne voulant en aucune manière fricoter avec un libéralisme même pastel qu’elle s’empressera d’ailleurs de définir comme ultra dès qu’elle le peut.

Soyons clair : elle n’apporte absolument aucune espèce de libéralisme même hésitant, et ne proposera des marges de liberté que de façon extrêmement microdosée, pour les deux raisons qui animent la plupart des politiciens français de carrière : d’une part parce qu’ils n’y entendent absolument rien en matière de liberté, et d’autre part parce que leur cheptel électoral a été entraîné à consciencieusement associer « libéral » avec « caca », avec un succès maintenant pavlovien.

Énarque comme Macron, Young Leader (2002 pour Pécresse) comme Macron, impliquée comme Macron dans la vente précipitée d’Alstom aux Américains, elle aura pour elle d’être une femme, ce que la presse ne manquera pas de souligner lourdement lorsque le champ des possibles commencera à se réduire drastiquement à l’arrivée du premier tour (et surtout si Macron abandonne toute velléité de se représenter).

Comme Macron et comme elle l’a amplement montré ces précédentes années, elle cultivera l’art de l’adaptation du discours au gré des éléments, des mouvements d’humeurs et de la presse. N’ayant jamais réellement démontré qu’elle appartenait aux politiciens vertébrés, gageons qu’elle se passera très bien de toute colonne si cela s’avère nécessaire.




Du reste, ce n’est pas une pique gratuite : on voit fort bien la capacité liquide d’adaptation de la candidate à mesure que le discours hystéricovidiste se dégonfle (au Danemark, la presse explique avoir échoué à faire son travail, en Israël où le Pr. Qimron appelle les autorités à admettre l’échec de leur politique actuelle, en Espagne où ils abandonnent les traitements d’exception, en République Tchèque où l’obligation vaccinale est abandonnée, au Royaume-Uni qui lève ses restrictions sanitaires).

Alors qu’elle n’avait absolument pas hésité à déclarer vouloir enfermer les non-vaccinés en cas de besoin (ceux-là s’en souviendront probablement au moment de voter), ayant goulûment participé à la mise en place du pass sanitaire puis vaccinal en servant véritablement de relai publicitaire au gouvernement actuel, la voilà, quelques jours seulement après avoir poussé ses lieutenants à voter cette ségrégation française qui désavoue ce pass avec la même désinvolture.




Enfin, on pourra souligner à titre d’indicateur notoire le récent soutien d’Alain Minc à sa candidature, le même Minc qui s’était porté au secours de la victoire macronienne de 2017, et qui donne une assez bonne idée de l’éloignement politique de Pécresse avec l’actuel président…

Mais il faut se rendre à l’évidence : même si beaucoup d’éléments les rapprochent, Pécresse n’est pas un clone de Macron : à sa place, elle fera bien pire.

Bénéficiant d’un soutien qu’on devine déjà servile et obséquieux d’une presse qui a amplement démontré tout l’aplaventrisme dont elle était capable sous Macron, elle aura aussi l’immense avantage de bien mieux connaître les rouages politiciens et administratifs du pays pour les avoir longuement pratiqués (au contraire du blanc-bec qui guignolise à l’Élysée actuellement). N’ayant aucun frein ni à la Chambre basse, ni à la Chambre haute, les médias devenus inféodés lui mangeant dans la main, les administrations l’acceptant sans mal plutôt que tout autre candidat, elle aura un boulevard pour faire absolument n’importe quoi, le pire inclus.

Vous avez détesté Macron ? Si elle est élue, vous haïrez Pécresse.



☐ 20/1/2022

La danse de la pluie des vaccinés haineux

(...) Il en va de même avec la covid : les profanes conformistes répéteront scolairement des choses du genre « ça réduit les effets graves » ou « les masques protègent les autres », goberont les régulations administratives, se feront booster et rebooster avec zèle, et tenteront d’en faire une synthèse logique, et ce même si l’ensemble n’est qu’un empilement de syllogismes, d’approximation, de mensonges et d’absurdités.

Dès lors, il est peu étonnant que le résultat ressemble à une religion, avec ses onctions et ses arbitraires surprenants, depuis la mesure du taux de CO2 dans une classe jusqu’aux articles qui expliquent que ce n’est pas parce que tout le monde a chopé Omicron que les injections ne marchent pas, au moment même où le PDG de Pfizer admet lui-même que sa came n’est pas tip-top.

Ce virus est fort bien tombé car, comme les religions avec Dieu ou l’écologisme avec le CO2, on doit composer avec quelque chose d’invisible. C’est pratique : chacun voit alors midi à sa porte et pour le virus, plus on est peureux, plus on a raison ; plus on est bigot, plus les autres sont des salauds. Ceci marche avec le Dieu Victorien, le climat et les pestiférés du rhume.

Cependant, le discours punitif et vengeur à l’encontre des personnes non vaccinées doit clairement être pointé du doigt et tancé vertement.

Vous êtes farouchement contre les personnes non vaccinées ? Vous voulez les punir, les soumettre ? Vous avez tort. Car oui, avec cette manœuvre, vous faites preuve de lâcheté, d’une attitude moralement répréhensible, potentiellement minable, et non, absolument en aucun cas, votre position n’est justifiable ou morale. Elle est au contraire une marque tragique de nullité intellectuelle, peut-être momentanée mais définitivement humiliante, et qui doit être portée à votre passif.

En effet, en ayant cette haine du non-vacciné, vous vous êtes fait attraper, assez minablement, dans l’embobinement tragique du paramétrage millimétrique inutile : le gouvernement, les « experts » vous ont livré un mode d’emploi de la pandémie complètement bidon, et comme ça ne marche pas, vous en voulez aux coupables, justement désignés dans ce mode d’emploi bidon, à savoir les non-vaccinés.

C’est bien évidemment faux et certainement pas scientifique (est-il utile de revenir sur l’efficacité redoutable des picouses qui n’empêchent aucune contamination, ne stérilisent rien ni personne ?).

La plupart vont se rendre compte au fil du temps qu’ils se trompent, et ils viendront faire semblant de regretter leur geste comme les Allemands après leur petite phase brune, ou les Français après leur petite aventure collabo. On peut même rigoler d’avance de la sur-compensation médiatique des gouvernements les plus hystériques lorsqu’ils vont devoir s’excuser d’avoir distribué de la myocardite ou d’autres blessures à tous ces gens pour aucune raison valable.

Ceux qui blâment les non-vaccinés maintenant se trompent, et ils sont responsables de leur erreur : vouloir leur faire payer une taxe (comme évoqué au Canada ou en Belgique par exemple), alors qu’il y a autant sinon plus de vaccinés dans les urgences que de non vaccinés, oui, c’est dégueulasse, absolument, clairement et sans aucun doute. Vouloir les empêcher de faire ce que font les vaccinés, exactement aussi contagieux qu’eux, promouvoir un pass sanitaire ou vaccinal est dégueulasse, absolument, clairement et sans aucun doute.

Et quand c’est dégueulasse, oui, on a tort.

Oui, on mérite jugement, et même éventuellement punition, entièrement légitime cette fois, notamment parce que quiconque défend cette idée moisie de retirer des droits fondamentaux en fonction du statut médical fait définitivement preuve de fascisme chimiquement pur faisant passer le collectif avant la plus petite et la plus fragile des minorités. C’est bel et bien un échec moral et intellectuel qui remet en question la légitimité de la personne qui émet de tels avis : les furieux individus critiques des non-vaccinés, promoteurs de ces punitions, se sont fait laver le cerveau avec succès et sont devenus les victimes passives, veules et pauvres de talent d’une arnaque évidente.

Ils ont goulument gobé un gros mensonge, et devraient avoir honte de leur pathétique échec, pour une raison toute simple : les restrictions et les vexations sur les non-vaccinés relèvent de la Danse de la pluie.

Elles ne servent à rien, ne règlent rien, n’aident personne et ne permettent que la mise en place d’un système ultra-dur au détriment de tous y compris leurs promoteurs, et qui n’a strictement rien à voir avec la covid, le tout sous couvert d’une maîtrise de l’épidémie à laquelle personne ne devrait croire, tout simplement parce qu’elle n’est à l’évidence aucunement maîtrisée ni par les vaccins ni par les autorités.

Quant au pass vaccinal, vous pensez vraiment « y avoir droit » et que non, il ne vous sera pas retiré à la moindre occasion ?


[Fiction]

Nous sommes le 15 mars 2023.

Théo, fièrement vacciné et boosté six fois, fait une crise cardiaque et un zona sur les fesses en même temps.

Rescapé grâce aux talents des services d’urgence du Val De Marne #JabHeroes #TikTokDancingNurses, Théo refuse cependant le septième booster et se voit instantanément privé de pass vaccinal. Il tente d’obtenir une exemption mais à cause des directives super-fermes qu’il a lui-même votées en la personne de la présidente Macresse, cette exemption lui est refusée et il perd donc son emploi, son assurance chômage, son assurance santé, sa compagne, sa Tesla pass-activated, son compte Paypal, son chien et son pacemaker s’arrête faute d’abonnement à Healthflix.

Il meurt à 17h20.

Ses parents mentionnent sur Twitler qu’il n’était pas pleinement vacciné et le désavouent, avec raison.

Quel salaud ce Théo !

Pas étonnant qu’il soit mort ! Il n’était pas boosté !



☐ 5/1/2022

Emmerder l’emmerdeur

Nous vivons une époque unique où l’on apprend, de façon tout à fait officielle, qu’un Chef de l’État peut ainsi déclarer, sans rire, « Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder ». C’est en effet en ces termes qu’Emmanuel Macron, qui est toujours, légalement parlant, le président de la République et donc de tous les Français, a expliqué sa stratégie de lutte contre une pandémie dont tout indique qu’elle se termine (bien malgré lui).

La logique du locataire de l’Élysée est douteuse : pour lui, ceux qui refusent l’actuelle vaccination, quelles que soient leurs motivations, mettent en danger le reste de la société, et deviennent donc irresponsables. Pour Macron en janvier 2022, c’est bien simple, « Un irresponsable n’est plus un citoyen ».

C’est surprenant de bêtise et d’incohérence.

D’incohérence d’une part parce qu’en 2016, le même Macron, pas suffisamment imbu de lui-même pour exciter les foules, expliquait alors en parlant du terrorisme et de la déchéance de nationalité éventuelle de ceux qui s’y adonnent, qu' « On ne traite pas le mal en l’expulsant de la communauté nationale ». En somme, un terroriste ne peut pas être exclu de la communauté nationale… Sauf bien sûr s’il refuse bêtement de se faire vacciner !

C’est aussi d’une bêtise rocambolesque dans la mesure où l’on sait maintenant sans le moindre doute que les vaccinés n’empêchent en rien ni de contracter la maladie ni de la refiler généreusement autour de soi, dans les mêmes proportions que les non-vaccinés et avec une décontraction encore plus forte, le sésame sanitaire permettant une désinvolture dont les non-vaccinés ne peuvent bénéficier.

En outre, l’actuelle surcharge (très théorique) des hôpitaux publics tient bien plus de leur gestion catastrophique que d’un afflux de non-vaccinés : après avoir courageusement viré du personnel en pleine pandémie (au motif qu’il n’était pas vacciné), après avoir obstinément fermé des milliers de lits (pour des économies budgétaires qui n’ont jamais été réalisées), après avoir largement subventionné d’autres domaines – la presse notamment – en lieu et place de ces hôpitaux publics qui réclament des moyens, il est cocasse de voir le chef de l’État parler d’irresponsabilité : manifestement, son poste actuel lui est un peu trop monté à la tête et il croit parler d’expérience.

Ces propos à la fois honteux, scandaleux et tout à fait illustratifs des objectifs réels et de la politique néfaste qui sont poursuivis actuellement, démontrent encore une fois tout le mépris et l’arrogance dont Macron fait preuve : le peuple, péniblerie avec laquelle il fallait composer lors des élections, devient maintenant une variable d’ajustement et s’il est politiquement rentable de se départir d’une partie de celui-ci, qu’à cela ne tienne. En somme, on ne passe pas encore la parcelle encombrante au fil de l’épée (ou au flash ball), mais ça ne saurait tarder…

Il n’en reste pas moins qu’il est absolument invraisemblable que des propos pareils soient tenus sur des citoyens dont on rappellera utilement qu’ils sont encore, à 100%, totalement humains, et qu’en terme légaux, ils sont encore, à 100%, des citoyens qui payent des impôts et se comportent en réalité de façon bien trop responsable malgré les avanies qu’ils subissent. Jusqu’à preuve du contraire, petit Monsieur Macron, ces citoyens n’ont enfreint aucune loi et parce qu’ils payent votre salaire, vous leur devez le plus élémentaire des respects.

En pratique, on comprend que le petit président veut désigner des boucs-émissaires et des coupables faciles mais ce faisant, il finit surtout par déclencher la haine même chez ceux qui avaient jusqu’à présent suivi le mouvement, contraints ou non. L’opposition, rassemblant maintenant droite et gauche, est vent debout contre ces déclarations : il n’y a bien sûr qu’un jeu politique derrière cette indignation franchement tardive, mais elle pourrait être l’élément déclencheur d’une vraie prise de conscience du gouffre dans lequel Macron vient d’emmener à coup de trique tout le pays.

Du reste, regardons les choses en face : ce petit Chef de l’État n’a de pouvoir que parce que le peuple le lui a octroyé, et de façon de moins en moins consensuelle. Parallèlement, il semble clair qu’il prend un malin plaisir (ou prétend le faire en tout cas) à imposer de plus en plus de contraintes à une part des Français, à les diviser.

Il semble donc naturel de couper court à la pignolade malsaine de l’emmerdeur élyséen, et notamment en ne tenant plus compte de ses injonctions qui s’apparentent de plus en plus à celles d’un enfant colérique et mal élevé, incapable de jouir d’autre chose que du malheur des autres. Il faut donc emmerder l’emmerdeur : refuser de s’aplatir, continuer à vivre aussi normalement que possible, s’opposer, de façon systématique, à ses diktats de plus en plus stupides et infâmants devient non seulement nécessaire, mais LA méthode pour faire enrager le petit président.

Dans ce contexte, il semble aussi clair que la désobéissance civile, de plus en plus ferme, s’impose maintenant à tous si l’on ne veut pas basculer définitivement dans un monde de ségrégation et de punitions continuelles. Car ici il s’agit bien de punitions et de vexations permanentes : même ceux qui, volontaires ou non, avaient jusqu’à présent accepté l’instauration des lois liberticides, des pires contraintes sociales depuis l’avènement de la Cinquième République, se retrouvent maintenant à devoir composer avec des règles changeantes.

Plus personne, même ceux qui se croyaient « bons citoyens », ne sera épargné et d’ici quelques jours, l’annulation des passeports sanitaires pour des centaines de milliers de Français en jettera autant dans les rangs des « irresponsables » qu’il faut donc « emmerder » ; au 15 février, ce sont de nouvelles cohortes qui viendront grossir le rang des emmerdables par la clique des macronistes.

Ceux qui dictent ces misères arbitraires, sans queue ni tête ni plus aucune justification sanitaire, sont maintenant enfermés dans une course contre la montre : multiplier les lois et les contraintes pour s’assurer que la foule, grandissante, des outrés et des emmerdés ne vienne pas leur expliquer physiquement ce qu’ils pensent de leurs abus. Chaque nouvelle contrainte accroît à la fois l’urgence pour les premiers et le nombre des seconds.

Les prochains mois seront décisifs.



☐ 10/11/2021

La vie normale ? Oubliez.

Grâce à d’habiles mesures sanitaires, finement calibrées et intelligemment mises en place, c’est sûr, la France a maintenant retrouvé sa Vidavan, cette époque sympathique où les citoyens vaquaient niaisement à leurs occupations sans montrer un QR-code à chaque coin de rue, les fous.
Ce Mondaprès, louangé par la caste au pouvoir, nous permet de retrouver tout le parfum de la Vidavan mâtiné de fragrances nouvelles à base de contrôle social, de ségrégation hystériques et d’une bonne dose de haine de l’autre facilement désigné comme coupable pratique d’une liste toujours plus longue de méfaits. Chaque semaine qui passe ajoute un peu de terre sur le cercueil des libertés, et, si l’on s’en tient aux médias officiels, tout le monde semble applaudir ces changements des deux mains et des deux pieds.
Mieux encore, avec une gourmandise même pas cachée de la part de ces médias, on se précipite pour chaque nouvelle louchée de déclarations grandiloquentes et mensongères d’un Macron clairement ivre de pouvoir et intoxiqué par l’opinion que ses caudataires forment de lui : à chaque fois qu’il le peut, il prend prétexte de l’une ou l’autre statistique sanitaire plus ou moins bidonnée pour imposer de nouvelles turpitudes au peuple français qu’il méprise.
Officiellement, même si ce qu’il annonce n’est qu’une série d’âneries, de gabegies ou de nouvelles punitions scandaleuses, personne n’y trouve rien à redire.
De la même façon qu’on multiplie maintenant les messages absurdes dans un silence voire une approbation journalistique presque complets, il n’y a personne pour fustiger les mesures vexatoires supplémentaires, les dépenses inutiles additionnelles et les idées loufoques imposées à tous…
Et ce, de la même façon qu’il n’y a eu personne pour s’offusquer ouvertement du peu de sérieux de la vaccination en cours où on nous propose de mélanger les produits : un petit shot de Moderna après un J&J, c’est ok, ou un triplet Astra, Moderna, Pfizer, c’est parfaitement cool et c’est même mieux qu’un schéma « classique » ! Le fait qu’aucune étude (et certainement pas en double aveugle) ne puisse décemment le prouver donne une assez bonne indication de la « science » derrière ces improvisations bricolistiques.
De la même façon, personne ne semble s’émouvoir de la rapidité avec laquelle le principe de précaution a été dissous dans l’acide médiatique républicain : ce principe serait indispensable pour les OGM ou les pesticides, mais absolument pas lorsqu’on parle d’injecter un produit nouveau sur des enfants de 5 ans.
De la même façon, personne ne semble s’agacer de la mise en place puis de l’extension des pass sanitaires alors même qu’il est clairement établi que les vaccins liés à ces pass n’empêchent absolument pas ni de transmettre ni de contracter la maladie. En somme, les médias et les politiciens trouvent légitime d’empêcher plusieurs millions de personnes de commercer ou de se socialiser sur une base non seulement arbitraire mais aussi dangereuse dans la mesure où les vaccinés, non testés puisque munis de leur petit QR code, deviennent les principaux vecteurs épidémiques.
À part quelques groupies idiotes de ce mécanisme ségrégationniste immonde, personne n’est dupe : la délivrance des pass n’est plus qu’une distribution de hochets pour gratifier des gens frustrés de ne pas pouvoir exercer une discrimination positive pour eux-mêmes, et un instrument politique redoutable dans les mains de gouvernants sans plus aucun scrupule : n’ayant jamais eu le moindre contrôle sur les virus, les voilà qui contrôlent plutôt les individus.
La décontraction est totale dans la mise en place des pires idées ; Christophe Barbier peut ainsi balancer les pires des saloperies dans une relative indifférence, la « cancel culture » ou la pression sociale qui prévaut pour d’autres ne le touchera pas. Apparemment, cet hiver, la mode appariera décidément très bien l’écharpe rouge à la chemise brune.
Parallèlement aux pitreries sadiques du président de la République et de ses sbires les plus obséquieux, les données économiques montrent toute l’ampleur des dégâts engendrés par ces néfastes : l’inflation, présentée comme transitoire, commence déjà à picoter, les bulles (immobilière, boursière) s’accumulent avec des signes inquiétants, et la vie politique du pays semble suivre la même trajectoire délétère.
La démocratie occidentale n’est plus qu’une vaste blague, un théâtre d’ombres, dans lequel on est en train de dissoudre droits de l’homme, secret médical, liberté de déplacement, de commerce et d’expression, sans qu’aucun média ne fasse 5 colonnes à la une de cet effondrement de toutes nos valeurs.
En France, il devient difficile de ne pas noter à quel point la presse polarise actuellement les citoyens avec des histoires d’immigration et d’insécurité, certes bien importants mais malheureusement secondaires face à la mise en pièce de toute la société sous le joug du pass et des mesures sanitaires hystériques. Pire encore, on peut même douter que l’insécurité ou l’immigration seront réellement dans l’esprit du prochain président (quel qu’il soit), et que l’actuelle focalisation des citoyens sur ces sujets va permettre de faire passer en douce encore plus de mesures atroces, poussant le pays vers le collectivisme le plus dur.
Soyons réalistes : on est passé de « deux semaines pour endiguer les morts et éviter la surcharge des hôpitaux » à deux années de confinements, de couvre-feux, des procédures médicales obligatoires pour conserver son job, une troisième dose bientôt indispensable, une vaccination des enfants (pourtant sans risques pour cette maladie) et jusqu’à des propositions de traque des déviants, avant les goulags (qu’on renommera pudiquement camp de quarantaine pour ne pas effaroucher le quidam).
En réalité, il n’y a plus rien qui justifie ces dérives totalitaires et il n’y a plus lieu de savoir si nous sommes en dictature ou pas : nous y sommes sans le moindre doute, et le fait qu’on conserve les apparences de liberté d’expression (lourdement écrabouillée par la cancel culture et la pression sociale) et le théâtre législatif dans lequel certains sénateurs font mine de s’opposer à la chambre d’enregistrement parlementaire n’y change absolument rien.
Il n’y a plus d’opposition, plus de discours alternatif, plus de remise en question dans la marche forcée vers un tout sanitaire et une surveillance totale de tous et de chacun, quoi qu’il en coûte.