HEMEDINGER Yves


☐ 4/1/2022

[En séance]
Coup de théâtre à l’Assemblée. Les députés LREM ne sont même pas assez nombreux dans l’hémicycle pour empêcher l’ajournement de la séance malgré la demande du ministre.
Si même eux ne croient pas au texte que le gouvernement leur impose…!
Peut-être faudrait-il rappeler à la majorité que le rôle d’un député est d’être présent en séance, même tard la nuit.
Ce soir les oppositions sont majoritaires car les députés En Marche sont déjà dans leur lit.
Il fait la tête, le ministre.
Leçon du jour :
Débattre de mesures sanitaires aussi lourdes de conséquences pour les Français ne peut pas se faire à la sauvette, au milieu de la nuit, jusqu’à 6 heures du matin comme VERAN voulait l’imposer.
Les débats reprendront ce mardi.


☐ 18/9/2021

Que de temps perdu pour la sécurité !

La rentrée est à peine derrière nous que nous pourrions presque croire être déjà pleinement dans le temps de Noël, tant chaque déplacement du Président de la République est accompagné par son lot d’annonces « extraordinaires ». Beaucoup de ces annonces, bien que souvent insuffisantes, sont en effet indispensables au pays. Nombre d’entre elles auraient d’ailleurs dû être mises en œuvre depuis bien longtemps et ce indépendamment de la terrible crise sanitaire que nous avons traversée. En effet, en quoi la Covid-19 a-t-elle empêché le Gouvernement, par exemple, de prendre en considération les appels au secours des forces de l’ordre quant à leurs conditions de travail qui se dégradent de plus en plus depuis de nombreuses années ? La réponse est évidente : en rien ! Ne soyons pas dupes ou naïfs, ces annonces sont en réalité des promesses de campagne qui devront être portées ou assumées par ceux qui dirigeront la France en mai prochain. Que de temps perdu !
Pour en revenir à mon exemple sur la police, je n’aborderai que les annonces de cette semaine au terme du « Beauvau de la Sécurité ». Cette large consultation a débuté en janvier dernier. Huit mois plus tard les syndicats sont unanimes : « la ficelle est trop grosse ». Ils ont raison. Ce ne sont plus des mots que nos fonctionnaires et que les Français attendent mais bien des actes forts et surtout des actes immédiats.
Évidement qu’il faut une forte augmentation des effectifs. Évidement qu’il faut améliorer leurs rémunérations, leurs conditions de travail, leur sécurité et leur formation. Évidement qu’il faut une Loi de programmation pour les sécurités intérieures, pour enfin doter nos forces de l’ordre d’outils dignes, modernes et efficaces. Des outils simplement adaptés aux enjeux de sécurité de notre époque. Et évidement qu’il faut également une remise à plat de la justice pénale, ce point aussi Les Républicains le demande depuis de nombreuses années. On retrouve d’ailleurs dans le florilège des annonces présidentielles la fin des « rappels à la Loi », alors même que cette procédure, qui a largement montré ses limites, a été supprimée il y a plusieurs mois par l’adoption d’un amendement du groupe LR à l’Assemblée nationale. Toutes ces propositions coulent de source mais peut-on encore croire aux promesses du Président après tous les renoncements du quinquennat ? Je ne le sais pas, mais je le redis : que de temps perdu.
Cette concertation en trompe l’œil fait l’impasse sur l’essentiel pour les policiers et les gendarmes qui nous protègent. Je veux parler de leur donner la garantie que la justice sera enfin en mesure de juger, puis de faire exécuter les sanctions. Nous pouvons tous comprendre le découragement de policiers qui passent leur temps à arrêter des délinquants après lesquels ils recourront dans les jours ou les heures qui suivent… Juger vite et juger tous les auteurs, voilà ce que je demande et ce que les Français attendent. Dans la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui le pays, il faut, pour créer une politique pénale crédible, moderniser nos prisons et augmenter leurs capacités de 20.000 places. Pour y arriver rapidement il est nécessaire de diversifier les types de centres de détention. Par exemple, pour les primo-délinquants et les délinquants les moins dangereux nous devrions, comme le propose Xavier Bertrand, être capable en deux ans seulement de reconvertir des sites désaffectés en prisons de moindre sécurité.
Pour réussir ce que j’appelle l’électrochoc d’autorité nous devons conduire une politique où tout un chacun aura à l’esprit que s’il commet un délit il sera arrêté et condamné. Le temps où l’on pouvait échapper à la justice doit être mis dernière nous. Sans cela, nous continuerons à aller dans le mur.
Vous pouvez compter sur ma détermination pour défendre votre premier droit, celui à la sécurité.
Je vous souhaite un excellent week-end.
Yves HEMEDINGER, votre député.


☐ 11/9/2021

Il ne vous aura pas échappé depuis le retour de « Mon Bilan de la Semaine » après une courte pause estivale que la rubrique « en circonscription » est particulièrement dense. J’en suis extrêmement ravi. Ravi de vous revoir enfin après de très long mois pendant lesquels la pandémie a plus que limité nos occasions de nous rencontrer et surtout de pouvoir vous écouter. Tous ces échanges contribuent largement à nourrir mes réflexions et à guider mon travail parlementaire. Ravi aussi de constater que la vie associative est de retour, que les passionnés, qu’ils soient dirigeants, bénévoles, membres, pratiquants ou spectateurs, sont dans leur grande majorité au rendez-vous de cette rentrée associative aussi bien culturelle, cultuelle, sportive que caritative. Le monde associatif avait largement démontré, lors de la crise sanitaire et particulièrement lors du premier confinement, son rôle essentiel dans la mise en place des chaînes de solidarité pour venir en aide aux soignants et à nos anciens. A nouveau, il démontre sa force et son importance en contredisant les pronostics les plus pessimistes sur l’avenir de nos associations, sur la pérennité de leurs emplois, sur la perte du lien social ainsi que sur la mobilisation des bénévoles et des membres au sortir de la crise. Il faut saluer l’engagement des collectivités locales et territoriales aux côtés de nos associations. A mon niveau, je suis ravi d’avoir pu porter et obtenu des avancées auprès de plusieurs ministres. Je reste dans l’attente d’avancées à la suite de ma proposition de résolution déposée à l’Assemblée nationale, notamment pour la création d’emplois dédiés aux jeunes de 18 à 25 ans, pris en charge par l’État, et mis à la disposition des associations afin de booster le redémarrage de ces dernières. Je ne manquerai pas de remonter au créneau à l’occasion de la rentrée parlementaire dans deux semaines. Vous pouvez compter sur ma détermination sans faille pour accompagner nos associations. Je vous souhaite un excellent week-end.
Yves HEMEDINGER, votre député.


☐ 1/8/2021

Jamais un président de la République n’aura autant fracturé la société française.
Jamais un président de la République n’aura fait preuve d’autant de mépris pour son peuple.
Emmanuel Macron n’a aucune empathie.
Il est censé représenter la France dans son intégralité et sa diversité et pas seulement ceux qui votent pour lui.
Cette morgue permanente a créé et alimenté les gilets jaunes, elle alimente aujourd’hui la suspicion généralisée.
C’est le triste constat d’un quinquennat qui se termine bientôt dans la confusion, l’inquiétude et le dédain.
Dernier exemple en date, lorsque le président traite ceux qui ne sont pas vaccinés d’égoïstes, il alimente en réalité la fracture alors qu’il devrait rassembler, convaincre et faire de la pédagogie pour faire adhérer la population.
Qu’il ait raison ou tort dans cette déclaration n’est pas la question mais son attitude n’est visiblement ni à la hauteur de sa fonction ni des enjeux du moment.
Les Français ont besoin d'être rassurés car la période est difficile.
Au lieu de cela, il clive et ne parle qu’à une partie de la France.


☐ 30/7/2021

La situation sanitaire s’aggrave et moins d’une semaine après avoir voté le pass sanitaire, des élus de la majorité s’interrogent déjà sur sa pertinence.
Durant les débats, je n’ai cessé de dire qu’il s’agissait d’une usine à gaz (merci à nos énarques parisiens) quasi impossible à mettre en œuvre.
C’était pour moi l’une des principales raisons de voter contre.
Ceux qui, comme moi, ont défendu cette vision étaient stigmatisés.
Aujourd’hui cette évidence semble s’imposer !


☐ 24/7/2021

Gestion de la crise sanitaire et « dialogue de sourds »

Vendredi matin, peu avant 6 heures et après plus de 25 heures de débats en séance, l’Assemblée nationale a adopté, par 117 voix contre 86, en première lecture, le Projet de Loi « gestion de la crise sanitaire ». Comme certains de mes collègues LR, j’ai choisi en conscience de voter contre ce texte.
Avant de vous en livrer mes raisons, je tenais chaleureusement à vous remercier pour vos centaines de contributions, analyses et vos nombreux « coups de gueule » souvent légitimes. Vous comprendrez qu’il m’est difficile de répondre individuellement à chacun de vos arguments mais je les ai tous lu et ils ont contribué à alimenter ma réflexion.
L’objet de ce texte était d’inscrire dans notre droit les annonces du 12 juillet dernier d’Emmanuel Macron. Ces nouvelles mesures portent sur trois sujets : extension du passe sanitaire, obligation vaccinale professionnelle et isolement des personnes positives à la Covid-19.
J’ai déposé 15 amendements que vous trouverez en page .. J’ai tenté, hélas, en vain de faire supprimer l’article 1er qui vise à étendre l’application du passe sanitaire. Devant le refus du gouvernement et de la majorité, j’ai tenté de différer la date de son application, d’en exclure les mineurs, les terrasses de bars et de restaurants, les activités de plein air et les primo-vaccinés en attente de la 2ème dose.
Étant favorable à la vaccination, c’est autour du passe sanitaire et de son application que j’ai déterminé mon vote final.
- Il n’était pas acceptable pour moi de valider un dispositif aussi lourd de conséquences pour les libertés individuelles des Français à cause principalement des retards pris en début d’année par la vaccination.
- Il n’était pas non plus acceptable de valider un calendrier aussi brutal, piégeant de nombreux Français et notamment les plus jeunes pour qui l’ouverture à la vaccination est très récente.
- Il n’était pas acceptable d’imaginer remettre autant en question le droit du travail, au point qu’un salarié puisse perdre son emploi s’il n’est pas vacciné. C’est une situation injuste mais c’est aussi une contrainte supplémentaire pour les entreprises qui peinent déjà à recruter et qui seront obligées de se séparer de salariés méritants.
- Il n’était pas acceptable de demander à des restaurateurs, des barmans, des sociétés de surveillance, d’effectuer des contrôles que même les policiers municipaux n’ont pas le droit de faire…
- Enfin, il n’était pas acceptable pour moi de valider un dispositif qui, à bien des égards, se montrera inapplicable et bien souvent inappliqué.
Au final nous allons avoir le passe sanitaire, lequel risque de se montrer inefficace et de déboucher ici et là sur de nouveaux couvre-feux et confinements car, oui, la situation sanitaire est préoccupante.
Ce texte n’apporte pas de réponses à la hauteur des enjeux. Il divise les Français alors qu’il faudrait les rassembler. Il contraint alors qu’il faudrait convaincre.
J’en appelle à la responsabilité de tous. Seul le vaccin peut nous permettre de tourner la page de cette pandémie. C’est indispensable pour nos vies, nos libertés et notre économie.
Je vous souhaite un bon week-end.
Yves HEMEDINGER, votre député.


☐ 19/7/2021

Avant le vote de la semaine prochaine, je pose les termes du débat. N’hésitez pas à me faire part de vos remarques par mail.
Les annonces formulées par le Président de la République lundi soir ont largement surpris par leur contenu et par leur calendrier de mise en œuvre. Il suffit de parcourir la presse européenne pour constater que ces nouvelles mesures questionnent, à juste titre, bien au-delà de nos frontières nationales. Il ne s’agit pas pour moi, ici, de remettre en cause tout l’intérêt de cette vaccination. Elle a démontré son efficacité et elle s’inscrit pleinement depuis Louis PASTEUR dans les grandes avancées médicales. En revanche, je condamne avec force tous ceux qui, dès lors que l’on s’oppose ou même simplement que l’on émette des doutes sur l’utilité ou sur la mise en œuvre du « pass sanitaire », essayent, souvent caricaturalement, de nous réduire à des « antivaccins ».
Dans quelques jours, l’Assemblée nationale aura à débattre en urgence sur le Projet de Loi qui permettra l’entrée en vigueur des mesures les plus restrictives ou contraignantes annoncées par Emmanuel MACRON. Une telle remise en cause profonde et inédite de notre modèle de société aurait mérité un vrai débat apaisé, loin des caricatures et des leçons de morale. Il n’en sera malheureusement rien. Comme à son habitude, la majorité entérinera la volonté « jupitérienne » sans sourciller.
Sur le fond, je me retrouve parfaitement dans la tribune publiée dans Le Figaro et cosignée par le philosophe et député européen LR François-Xavier BELLAMY, et par Loïc HERVÉ, vice-président des Centristes (lien vers la tribune). En effet, « conditionner l’accès à l’espace public à la présentation de données de santé est une rupture historique et constitue une atteinte aux libertés disproportionnée au regard de l’objectif poursuivi ». Quel est-il ? Protéger les plus fragiles !
Depuis un an et demi, nous avons beaucoup appris sur le virus et sur ces trop nombreuses victimes : 93 % des victimes du coronavirus en France avaient plus de 65 ans ; 65 % avaient un facteur de comorbidité. En-dessous de 40 ans, sans facteur de comorbidité, le risque de mourir du coronavirus est extrêmement faible. Alors pourquoi faudrait-il vacciner un adolescent, qui ne risque absolument rien du coronavirus, au motif qu’il faut protéger nos aînés ? Ce sont bien nos anciens et les plus fragiles qui doivent impérativement et immédiatement être vaccinés.
Contrairement aux anciennes promesses du Gouvernement et du Chef de l’État lui-même, ce « pass sanitaire » concernera bien une multitude d’activités quotidiennes. Ne nous y trompons pas, ce nouveau « pass sanitaire » au-delà de priver les non-vaccinés de ces multiples activités, contraindra aussi les vaccinés à justifier pour chacune d’entre-elles, plusieurs fois par jour, de leur identité et de la possession de ce « sésame ». Sans modification par le Parlement de ce projet présidentiel, la réalité de demain correspondra aux pires inquiétudes soulevées il y a des mois à peine par ceux qui étaient alors considérés par le pouvoir comme des complotistes... De tels reniements dans la parole de l’État ne sont probablement pas étranger à la crise démocratique que traverse le pays.
Pour ma part, je refuse qu’une partie de mes concitoyens soient sanctionnés alors qu’ils n’ont commis aucune faute et alors qu’on ne leur a pas laissé matériellement le temps d’éviter ce qui est légitimement vécu par beaucoup comme une punition. Je refuse que certains des personnels soignants que nous avons ovationnés l’année passée soient aujourd’hui montrés du doigt. Et je refuse que l’on dresse les Français les uns contre les autres.
Je plaide pour trouver un équilibre entre la responsabilité collective des citoyens et le respect intangibles de leurs libertés individuelles. C’est cette ligne que je défendrai dans les jours qui viennent.
Je vous souhaite un bon week-end.
Yves Hemedinger
Député