KIEFFER Isabelle


☐ 1/3/2022

Colmar : maintien ou non du festival Spivakov ?

Je crois avoir compris que Colmar se posait la question du maintien ou non du festival de musique 2022 au vu de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. La réponse me paraît évidente : non. Au moins ça, en signe de solidarité. V. Gergiev, éminent chef d’orchestre proche de V. Poutine et du Kremlin, est déjà exclu de maintes scènes internationales sauf à prendre publiquement position contre la guerre. V. Spivakov avait approuvé l’annexion de la Crimée. On comprend bien que dans une dictature, une vraie, des artistes se montrent conciliants avec le pouvoir pour favoriser leur carrière, on n’est pas obligé de leur dérouler le tapis rouge. Au temps de l’URSS, certains avaient pris le risque de la fuite et de l’exil.
Depuis deux ans des musiciens de valeur, de petits et grands ensembles, des solistes de talent en France et ailleurs n’ont pu se produire en public à cause des mesures sanitaires et vivent très difficilement de leur art.
Je ne doute pas qu’ils seraient prêts à prendre la relève au pied levé, à venir à Colmar. Cela ferait souffler un vent de jeunesse sur un festival devenu assez plan-plan avec une programmation tout aussi plan-plan d’un morne consensus.



☐ 26/9/2021

Quand j’ai lu que Straumann se réjouissait du retour des marchés de Noël cependant « réduits de 10 % », j’ai frémi pour les Colmariens. Rien ne change. Bistrotiers et commerçants imposent leur loi. Quant à Obernai qui en avance la date...
Mon amie qui habite avenue de la Marne n’en peut plus des animations et événements, les vaches ça a été le pompon, elle construit au fond des Maraîchers mais désespère de vendre son grand et bel appartement, pas une proposition depuis Mai. Le problème et le coût du stationnement en dissuadent plus d’un.
À croire que villes et villages alsaciens qui ont pourtant des atouts suffisants avec leur architecture, leur cachet, leur pittoresque, leurs musées, tiennent à devenir un grand parc d’attraction.



☐ 29/8/2021

QU’EST-CE QU’IL RESTERA

d’une vie quotidienne plaisante à Colmar, pour les Colmariens ?

Coup de fil éploré de l’amie Jeanine, 90 ans. Elle ne conduit plus, elle n’a ni portable ni internet. Mais bon pied (avec une canne, certes) bon œil et tête solide.

Son plaisir c’était d’aller entre la place de la Cathédrale et Grand-Rue où elle pouvait se rendre à pied. Les trottoirs envahis par les pauvres limonadiers c’est déjà pas simple, le pressing laissant la place à un glacier de plus ça va lui faire bien loin pour déposer ses vêtements et son linge, et maintenant la FNAC : atterrée.

Elle aimait y flâner, feuilleter les livres, en acheter un, regarder les portants de cartes, choisir un DVD, elle y donnait ses photos à développer, savait pouvoir y trouver un cadeau, un objet du quotidien.

Oui le magasin avait besoin d’un coup de neuf, oui la moquette était bien moche et bosselée mais voilà c’était là à portée de mains, de regard, il y avait un ascenseur (chez Ruc toujours pas, un scandale). Et en sortant elle se reposait dans un salon de thé sous les arcades.

« Je vais y aller comment à Houssen, et puis c’est moche Houssen. Si mon téléphone, mon téléviseur, ma radio clabotent avant moi je fais quoi ? »

Et à la place ? Un truc à vêtements pour ados, à gadgets comme les trois quarts de la rue des Clefs, un temple du nougat, du chocolat, du bredele ?

Colmar ville musée ? Laissez-moi rire (jaune) : un musée ça vit, ça vibre, ça donne à penser, ça apporte du bonheur, ça nourrit l’âme et le cœur, on va, on vient, on retourne sur ses pas.

Les Colmariens n’ont plus de cinéma d’art et d’essai, n’ont plus la librairie Hartmann, les quelques boutiques dites de proximité disparaissent peu à peu et maintenant la FNAC : « une ville où il fait bon vivre », une ville de culture vraiment ? Une ville où on ne respire plus.



☐ 17/8/2021

Les malheurs du monde

Les Afghans tentent désespérément de fuir un régime de terreur.
Les Haïtiens déblaient gravats et cadavres à mains nues.
Les Libanais meurent pour 1 litre d’essence.
Les Kabyles (et d’autres) voient brûler leurs forêts et villages.
Maurice et Huguette doivent montrer leur QR code pour siffler une bière en terrasse.



☐ 18/6/2021

« Un vrai tourisme » : expression un peu absconse lue je ne sais plus où à propos de Colmar depuis que bars et restaurants sont ouverts, à l’extérieur comme à l’intérieur.

Envahissant d’ailleurs l’espace public du centre-ville. Si la politique municipale à venir est d’interdire ce centre aux voitures pour le consacrer aux piétons (pourquoi pas ?) qui zigzagueront entre les tables, il conviendra de réduire fortement le coût des parkings qui donnent accès à ce centre : ceux de la mairie, de la Montagne verte, Saint-Josse.

À défaut, on continuera à entendre « le centre je n’y vais plus depuis longtemps » et à faire prospérer les centres commerciaux.

Pour ma part j’aurais préféré que la place du marché aux fruits redevienne une place avec des bancs à l’ombre des arbres, une jolie fontaine, où le piéton, le touriste puissent se poser et se reposer sans avoir à consommer.



☐ 8/5/2021

Une belle initiative pour les étudiants

que « Flames » pourrait peut-être reprendre, même si l’année scolaire et universitaire se termine bientôt. Beaucoup d’étudiants de l’IUT et des lycéens ont souffert de la crise liée au COVID : pas de petits jobs ni en cours d’année ni pendant les vacances, des parents eux aussi en difficulté pour aider leurs enfants.

À Vence opération de soutien « remplis une box » : dans une boîte des produits alimentaires non périssables, des produits d’hygiène, du matériel « scolaire » (stylos, feutres, ramette…), des douceurs pour le moral, un mot d’encouragement et tout ce qui paraît utile ou réconfortant...

Les étudiants s’inscrivent via une adresse-mail puis se rendent au lieu de collecte ouvert trois fois par semaine.





☐ 29/4/2021

Toujours au ras du bitume mais le nez en l’air, je remercie la municipalité de sa campagne par grands panneaux d’affichage pour la propreté de la ville, pour la sécurité des « espaces partagés ».

Ces incitations sont nécessaires, elles resteront lettre morte si l’effort demandé n’est pas encouragé par l’installation de nouvelles poubelles publiques (à vider régulièrement), ça ne doit pas être tellement plus cher que les débauches de fleurissement et décorations de l’ère Meyer. Le 20km/h et la priorité aux piétons concernant certaines rues, anciens chemins ruraux sans trottoirs, ne seront respectés qu’avec un marquage au sol répété. Le conducteur pressé ne voit pas le panneau placé en hauteur mais il est supposé regarder la chaussée devant lui. Ce marquage ne doit pas être bien cher non plus à effectuer.

Une journée pour la mobilité, l’accessibilité c’est bien, une réflexion et des décisions pour les années à venir c’est mieux. Quitte à déplaire à certains.

On a bien compris qu’à la fin du confinement cela allait être la fête des terrasses des bars et restaurants de l’hypercentre : mais aux jours meilleurs la municipalité va-t-elle continuer à tolérer une extension ad libitum desdites terrasses avec leurs parasols bariolés et parfois, joie pour les riverains, une musique à fond les basses jusqu’à une heure avancée ?

Place de l’Ancienne Douane, de la Cathédrale, Grand-Rue et autres... le piéton, alerte ou pas, encombré ou pas, avec des enfants, un parent ou un ami âgés, une poussette, un fauteuil roulant se demande par où passer, se glisse comme il peut entre les tables.

Les boutiques à peluches-cigogne et petits cœurs made in China en mal de clients depuis plus d’un an vont-elles continuer à pouvoir étaler leurs tourniquets ?

Quelle ville veut-on et pour qui ?



☐ 20/4/2021

Je ne demande pas que Colmar devienne une « ville verte » : à l’impossible nul n’est tenu, on peut grignoter de ci de là, attendre que la végétation pousse au-dessus du parking Montagne verte, couvrir les pavés de bacs à fleurs, entretenir et valoriser les quelques parcs et promenades, essayer de rendre la minérale place Rapp plus fleurie et arborée ainsi que l’espace désert devant les Unterlinden (comme l’avait promis feu M. Meyer)… faut pas rêver, on n’aura jamais Hyde Park ni Central Park.

Moi, je souhaiterais juste que Colmar devienne une ville propre, enfin plus propre. Je sais, je me répète. Les containers pleins parce que pas assez souvent vidés, leurs abords dégoûtants jamais nettoyés, les poubelles qui vomissent les détritus pendant des jours et des jours et ça s’entasse, les crottes de chien parce qu’il n’y a pas de distributeurs de sacs et que bon, aller en chercher à la mairie, la barbe, les bouts d’herbe autour des arbres, les parterres y’a pas intérêt à y mettre un pied ou une patte…

Appels répétés, hebdomadaires, au service « déchets » de la mairie qui répond - aimablement - quand il peut, pas souvent. Des interventions ponctuelles, insuffisantes pour vider ce qui peut l’être. Un employé a eu cette phrase magnifique : « Mais enfin, pourquoi c’est plein tout le temps ? ».



☐ 31/3/2021

Désolée d’être au ras des pâquerettes ou plutôt du bitume. Ce matin hop en route pour le Champ de Mars, promenade du chien : pas d’souci, des poubelles tous les 20 mètres, des distributeurs de sacs ad hoc aux 4 coins. Facile de respecter les règles de propreté.

Oupppsss, des travaux partout, des rues bloquées, après des demi-tours périlleux me voilà au tout nouveau parc de la Montagne verte : pas d’souci etc... tout pour le confort du chien, du maître, des passants et des touristes.

Alors je pose une question à l’équipe municipale : pourquoi MON quartier est-il laissé à l’abandon ? Des poubelles très très rares qui débordent, pas de sacs pour les toutous, des containers bourrés cernés par les détritus. Donc c’est sale, partout. Donc il faut appeler la mairie et les services concernés une fois, deux fois et plus pour solliciter leur extrême bienveillance et leur intervention.

Il faudrait peut-être songer à redéployer les équipes et redéfinir les tâches pour que beaucoup de Colmariens ne se sentent pas citoyens de seconde zone ?



☐ 21/3/2021

Ah les pisse-froid, les pisse-vinaigre, les pères la pudeur, les « cachez ce sein que je ne saurais voir », les qui censuraient Brassens et Boris Vian les voilà de retour avec les commentaires et même une sorte de pétition sur cette pitoyable cérémonie des Césars.

Vulgaire, obscène : oui, mais pas à cause de C. Masiero qui en se mettant à nu (et alors ? comme si la nudité des unes et des autres n’envahissait pas les scènes et les écrans depuis belle lurette, il faut sortir M. Hemedinger), défendaient les petites mains, les sans-grade du cinéma, de la musique, des arts plastiques, de la culture en général, les intermittents en détresse… Madame Masiero (qui mériterait de grands rôles mais bon, après 50 ans et sans chirurgie esthétique c’est dur) aussi nue qu’ils le sont tous depuis un an donnait du sens, façon coup de poing, à ce spectacle.

La vulgarité, l’obscénité vraies elles venaient plutôt d’actrices, d’acteurs reconnus, aux cachets monstrueux, aux vêtements hors de prix, rivalisant de prétention, osant des blagues salaces de salle de garde, faisant la gueule, crachant dans la soupe… et faisant tout mais vraiment tout pour que personne n’ait envie de soutenir le cinéma.



☐ 16/3/2021

⇨ Rejoignant B. Friedrich je dirais que la pitoyable cérémonie des Césars ne donne guère envie de soutenir les acteurs, ces enfants gâtés aux discours consternants, grossiers, artificiels, mais le cinéma, ses « petites mains », oui.
La vulgarité et l’humour minable de M. Foïs, de L. Laffite, la mauvaise humeur de C. Mastroianni, la prétention d’I. Huppert... J’ai été moins choquée par la nudité de C. Masiero que par la faute d’orthographe dans son dos.

⇨ Éric Straumann donne un coup de pouce aux personnes qui n’ont ni portables, ni internet ou les maîtrisent mal pour les aider à prendre le RV vaccinal. Initiative à saluer.

⇨ Le stationnement à Colmar : redoutable serpent de mer. Des ajustements, modifications sont toujours possibles, l’héritage Meyer est lourd. Des « zones bleues » plus étendues près de l’hyper-centre, un tarif résidentiel vraiment préférentiel pour les Colmariens, dans les parkings souterrains proches du centre (Josse, Montagne verte, Mairie) qui, sans les touristes, doivent être bien vides en ce moment ?



☐ 8/3/2021

(Stationnement suite)
On se demande quelle logique préside au fait que si le stationnement est enfin devenu gratuit à Colmar (dans la limite d’une heure) pour les médecins et infirmiers, il coûte 240 euros par an ou 20 euros par mois aux kinésithérapeutes, sages-femmes venant à domicile.
Par ailleurs, voyant x rues vides de voitures garées depuis l’installation de parcmètres un peu partout, je me demande où diable les gens mettent maintenant leur(s) voiture(s).



☐ 18/2/2021

Ah la page Facebook d’Éric Straumann : je la consulte de temps à autre, un peu par masochisme, désarmée souvent par sa vacuité et sa vanité. Contente cependant d’apprendre que M. Straumann est heureux en ménage et portait en d’autres temps moustache et pantalon à pattes d’éléphant.
Après l’épisode de fin Janvier on se disait, bon là quelque chose va être fait pour la sécurité de ceux bien obligés de sortir de leur igloo : ben non. Incompréhension, déception et même colère : « je le voterai plus ».
Je note quelques bonnes initiatives toutes neuves sur le plan santé. Tant mieux. Je suggère de réfléchir à l’initiative de la ville d’Haguenau : reconvertir des chalets de Noël en points de vente et retrait de repas à emporter préparés par des restaurateurs, pour un prix modique. Étudiants, lycéens, collégiens, employés, travailleurs, travailleuses privés de cantines et cafés seraient contents de ne pas avoir à se rabattre sur fast-food, sandwichs, viennoiseries, bonbons, barres chocolatées…



☐ 22/1/2021

« Colmar capitale française de la culture » ? Ça m’a laissée songeuse.

Ce défi est-il vraiment raisonnable, d’actualité pour une municipalité qui devrait réfléchir - et ce n’est pas facile - aux décisions à prendre pour pallier l’effondrement du tourisme, la déshérence du centre-ville et de ses commerces, les conséquences de la crise sanitaire ? Une ville qui n’a plus de cinéma d’art et d’essai, pas de salle(s) de concerts et spectacles digne(s) du XXIème siècle. Où la librairie de référence a disparu. Où l’Ancienne Douane ne risque pas de pouvoir accueillir de sitôt des expositions d’art de qualité, il n’y en avait d’ailleurs pas souvent.
Ce défi ne peut reposer uniquement sur le musée Unterlinden et son retable.
Capitale des vins d'Alsace, des marchés de Noël, ville fleurie, la foire aux vins, une architecture très riche… ça ne suffisait pas ?



☐ 19/1/2021

Qui ose prétendre que les réseaux sociaux sont des creusets de haine ? Pour vous prouver le contraire allez donc sur le profil Facebook d’Éric Straumann : le royaume des Bisounours, des torrents d’amour et de reconnaissance, des bravos, des mercis tous azimuts. Le (la) gestionnaire du profil devrait prendre garde à ne pas faire passer les Colmariens pour des ravis de la crèche et à ne pas faire sombrer Eric Straumann et son équipe dans le ridicule.



☐ 22/10/2020

Colmar : les marchés de Noël annulés ?

En sursis ?

Les marchés de Noël ou les Colmariens ? Est-ce parce qu’on recule qu’on saute mieux ? Sera-ce la surprise d’Halloween ?

La maire de Strasbourg a pris une décision difficile mais a tenu son rôle politique : décider.

Au risque de déplaire, au risque d’essuyer des commentaires désapprobateurs, haineux sur les réseaux sociaux qui sont devenus une vox populi souvent dévoyée.

On s’était laissé dire qu’il était hors de question que Colmar serve de déversoir aux touristes et visiteurs privés des chalets de Strasbourg.

Deux municipalités incapables de s’entendre, d’adopter une politique commune face à une situation inédite. Lamentable.

Quid des Allemands et Suisses qui nous rejettent sauf pour travailler chez eux : on accepte ?

On comprend bien les enjeux économiques et sociaux, le manque de recettes des mois sans touristes, sans stationnement payant. Que pèsent-ils face à un enjeu sanitaire ?

Sans oublier le risque terroriste. Il va être rigolo à établir ce parcours de Noël s’il est maintenu ! quant au bien-vivre des Colmariens et à leur tranquillité d’esprit...

À qui fera-t-on croire qu’on peut réguler, diriger, discipliner une foule (si foule il y a), des familles déambulant dans des rues étroites ? S’il faut choisir qui pourra installer son chalet, son manège pour en réduire le nombre : quel critère prendre, on élimine qui ?

On pouvait pourtant imaginer une ville aux boutiques, maisons, restaurants... rues, places décorés, sur une période plus courte, celle de l’Avent, ce qui aurait dynamisé les commerces locaux et préservé l’aspect festif.



☐ 21/10/2020

Tourisme de masse

Eh bien voilà, même décrié, même en piteuse posture, même honni, le tourisme de masse continue à enlaidir impunément notre ville. Las, la jolie et raffinée boutique « le Cabinet de curiosités » de la rue des Tanneurs qui présentait de beaux objets, livres, tableaux... a cédé la place à une boutique de souvenirs, tous plus laids et kitsch les uns que les autres, bien accumulés en vitrine et forcément sur le trottoir. Juste à côté de la façade délirante d’un restaurant. Pourvu que le boulanger, le chapelier, l’encadreur résistent...

Dans un autre secteur commercial, rue Vauban, un magasin certes un peu désuet, pas tape-à-l'œil ni glamour, des sous-vêtements, des pyjamas, chemises de nuit, bas et collants de qualité, allez hop, fermeture, une boutique de chocolats ! comme s'il n’y en avait pas assez un peu partout avec même un musée (?). Y a-t-il un complot pour jeter les Colmariens dans les bras de l’obésité et du diabète ?
Qu’est-ce qu’il va nous rester : Monoprix ?



☐ 26/9/2020

Ça m’a agacée (FR3) ce concert de louanges pour G. Meyer sans que le journaliste n’évoque brièvement en contrepoint les erreurs d’orientation et de choix tout en n’hésitant pas à montrer des images où G. Meyer était visiblement très malade et diminué.

Après avoir vu dans L’Alsace l’appel aux dons d’Espoir je crois que cette association est en piteuse posture. Aucune activité pendant x mois, magasin fermé, aucune vente. Jardinage, menuiserie, déménagements… en plan. Des bénévoles de plus de 60 ans qui ont peur de reprendre par peur de la COVID, il a bien fallu restreindre les activités. Ce qui m’a été confirmé par leur menuisier venu poser des étagères. Les responsables en sont sûrement les premiers inquiets et désolés. Les cours de FLE à la Cimade n’ont pas repris non plus.

Que le patronat esclavagiste de l’hôtellerie-restauration profite de la situation n’a rien d’étonnant, d’autant que le système français est plutôt protecteur pour les employés en cas de chômage. On ne peut qu’encourager les jeunes à faire des études pour ne pas être réduits à travailler comme des forçats avec des horaires impossibles et des salaires de misère.
Quand ces patrons ne trouveront plus d’employés, il faudra bien qu’ils changent de comportement et de grille salariale.
Je ne serais pas fâchée de voir certaines terrasses se ratatiner au lieu de s’étendre de plus en plus (le Pfeffel va atterrir dans le musée) en servant une bouffe moins que médiocre, certains bars à ivrognes (Grand-Rue) partir ailleurs.

Cavaler dans tous les sens, se référer à Facebook et s’y activer, ne vouloir déplaire à personne et surtout pas aux propriétaires de chalets qui en plus paient pour être là, le marché de Noël on n’y coupera pas alors qu’on s’est bien passé de la Foire aux vins, de la fête du marché couvert etc., difficile d’avoir le beurre et l’argent du beurre ; les magasins de souvenirs je ne les regretterai pas.

Il y a effectivement un problème de police municipale habituée à tourner mollement pour surveiller le stationnement, pas à assurer la sécurité, on n’en voit jamais à pied. Si, une fois, arrêtée par la brigade verte qui a contrôlé si j’avais les sacs pour mon chien ! En fin de soirée, le dimanche, il m‘arrivait de croiser des individus assez inquiétants ravis de faire peur aux petits vieux, des jeunes faisant les zouaves en scooter, dans la nuit, c’était les ivrognes.

On peut écrire aux adjoints. Ils répondent vite, sans l’arrogance des anciens. Nous, nous avons une association de quartier (un peu minable mais gentille) qui obtient des choses (urbanisme).



☐ 30/6/2020

Et après ?

À la suite de la lecture d’articles sur le tourisme de masse, je propose deux pistes de réflexion pour le nouveau maire et son équipe :

1/ « Dubrovnik est devenue invivable quand elle a cessé d’être une ville pour devenir une destination. »

2/ « Comment changer de modèle sans tuer la poule aux œufs d’or ? »

Monsieur le Maire, rendez-nous notre ville et ouvrez-lui de nouvelles perspectives d’activités et d’emplois.



☐ 10/6/2020

Fin de règne : au royaume de l’absurde

Mais qu’est-ce qui a pris à l’équipe municipale moribonde d’imaginer et créer vite fait mal fait une piste cyclable au milieu d’un axe circulaire ? Dans l’esprit (?) « tout pour le vélo » de l’après confinement ?

Comment dit-on de nos jours ? Accidentogène puissance 1000.

Le boulevard du Champ de Mars, le boulevard Saint-Pierre ne longent pas un désert mais des résidences et maisons, des hôtels, un parking public, un parc, des places de stationnement, des petites rues perpendiculaires qui permettent d’accéder au centre.

Alors il fait comment l’automobiliste même vigilant, même prudent, même avec les yeux sur les rétroviseurs et la main sur le clignotant pour ne pas couper la route aux cyclistes quand il doit absolument tourner ? À moins de s’offrir plusieurs tours de Colmar dans l’esprit de R. Devos ?

Les pistes cyclables sur les trottoirs ce n’était pas une bonne idée, mais alors là... Pourquoi cette précipitation ? À quel prix ?



☐ 5/6/2020

Un peu secouée quand même comme tout le monde par la crise traversée, j'ai de surcroît encaissé, incrédule, le coup de théâtre colmarien.

Me sont venues des références littéraires et autres :

« Misère que tout cela dit Athos. Misère, c’était le mot d’Athos. »

Mais oui quel gâchis, tout ça pour ça, pour ce sabordage in extremis qui jette davantage encore de discrédit sur une classe politique déjà bien mal en point, qui renforce encore le camp des abstentionnistes désabusés.

« Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage » : jeter ainsi sur le premier adjoint la responsabilité du score médiocre au 1er tour ! Il en aura avalé des couleuvres Y. Hemedinger, je le plaindrais presque. Et cette équipe abandonnée en rase campagne…

Donc G. Meyer n’est pour rien dans cette défaite annoncée.

La promesse non tenue de ne pas se représenter, la gestion et le coût du stationnement, le tourisme de masse, la lassitude des Colmariens : il a été passionnément sourd et l’a payé.

Après la bataille de la Marne, le Maréchal Joffre aurait dit « Je ne sais pas qui l’a gagnée mais je sais qui l’aurait perdue » : un chef est responsable de la défaite de son camp.

Quant à E. Straumann il peut raison garder en méditant cette phrase : « à vaincre sans péril on triomphe sans gloire ».



☐ 9/3/2020

Accordons le bénéfice du doute, il est encore temps

mais tout de même…

Colmar traverse une crise sans précédent. Depuis vendredi soir des mesures de prévention lourdes de conséquences pour beaucoup d’habitants sont en place.

M. G. Meyer est encore maire. Certes il fait partie de la population à risques mais il peut parler et écrire.

Si prompt à inonder nos boîtes aux lettres de journaux et lettres électoraux ne pouvait-il pas, ne devait-il pas intervenir d’une façon ou d’une autre pour rassurer la population sur la prise en charge sanitaire par les professions médicales et les établissements hospitaliers, donner des conseils, mettre en garde contre les rumeurs délirantes, les comportements de panique, appeler à la solidarité, à une vigilance raisonnée et informer sur le déroulement des élections dimanche prochain ?

Nous sommes sa famille paraît-il. N’est-il plus le « Pater familias » ?



☐ 5/3/2020

Carnavalesque

Certes c’est la période. Je ne sais pas qui dirige la campagne de M. Meyer mais on peut être effaré par le dernier journal déposé dans nos boîtes aux lettres.

Des pages et des pages (16), bariolées, agressives, illisibles : un kaléidoscope, un galimatias, un entassement, une surenchère, un rétropédalage tous azimuts conçus sous l’emprise d’un quelconque psychotrope... ou de la panique !

Que de promesses, de projets, de travaux pour les six ans à venir ! Titanesques, herculéens. Trop.

Le budget du meilleur gestionnaire de France risque de vaciller !

Des plus farfelus (les barbecues connectés, Central Park) au plus étonnant : la végétalisation de la morne place autour du musée avec son minable édicule. On n’a cessé de nous couiner aux oreilles que c’était strictement impossible, interdit par les architectes jusqu’en ???? que c’était très beau comme ça, qu’on n’y connaissait rien.

Encore une fois ce qui était impossible, ridicule, imbécile lors de l’actuelle mandature devient possible, faisable, souhaitable.

Le prochain numéro promettra quoi ? Allez, on rase gratis. Au moins ce sera court.



☐ 4/3/2020

Deux coups de sonnette tonitruants, je saute du toit de ma niche, je cours, je hèle une dame fort accorte qui s’éloignait déjà avec un paquet sous le bras.
Elle revient et m’escorte jusqu’aux boîtes aux lettres.
Je m’enquiers : « mais qu’est-ce ? » vu que la pub nous n’aimons pas.
« Le bulletin communal ». Tiens donc.
Un coup d’œil, mais non, mais non Madame c’est de la propagande électorale, le dernier petit journal de G. Meyer.
Oui mais « on » nous a dit de dire que c’était le bulletin communal.
Ah ces subtilités sémantiques… dans quel but ? Pour tromper qui ? Croit « on » les gens aussi aveugles et naïfs ?



Disparition du Colisée

Que vont devenir les cinéphiles ? Bien sûr que ce cinéma au cœur de la ville avait son public, à toute heure, toutes générations confondues. Il n’y a pas que les vieux qui aiment les films d’art et d’essai, les films en VO, garantie d’authenticité.

Bien sûr que c’était agréable de pouvoir y venir à pied, d’être gentiment accueilli, comme en famille, de prendre un verre en sortant et pas dedans. Même si on voyait bien les aspects vétustes des salles.

Si le CGR a fait quelques efforts de programmation grâce au Lézard (encore faut-il guetter, jongler avec les horaires, se dépêcher avant de voir le film disparaître)) combien de grands films ne sont pas proposés ? La VOST reste rare et quasi incongue : hier la caissière m’a aimablement prévenu que le film « Adam » (magnifique) était sous-titré ; j’ai failli lui répondre que je savais lire.

Nous voilà donc définitivement orphelins d’un lieu de culture et de rencontre ?

Aux candidats qui s’inquiètent de la culture, suggèrent écrans géants pour les concerts du Festival, modifications du PMC, meilleurs accueil et attractivité pour les étudiants... quelles propositions pour un cinéma de qualité à Colmar ?



☐ 24/2/2020

Je lis et relis l’étrange journal électoral « Colmar passionnément, avec G. Meyer » et la non moins étrange lettre qui l’accompagne.

La lettre : non, des électeurs ce n’est pas une famille, une ville ce n’est ni une addiction dont on ne peut se guérir, ni une thérapie à ladite addiction.

La promesse non tenue de ne plus se représenter : une obligation morale, finir les chantiers. Comme il y en aura toujours c’est reparti jusqu’à « ce que le destin conduise à passer le relais » !

Se gargariser en caractères gras d’être un bon gestionnaire : a t-on assez répété qu’un bilan comptable ne dit rien de l’utilisation faite dudit budget.

Le fidèle, sage et si cher adjoint : que de revirements, de couleuvres avalées pour mériter ces adjectifs larmoyants et un rien hypocrites. Qui peut y croire ?

« Un bon Alsacien » : c’est donc être sourd, intransigeant, cassant ? C’est le prix à payer pour avoir un décideur ? Pas de juste milieu ? Pas d’alternative ?

Le journal : encore cette typographie agressive et multicolore à donner le tournis.

Les objectifs : un catalogue à la Prévert, un satisfecit ronflant et redondant mais rien n’est dit concrètement sur ce que l’équipe Meyer, même rajeunie, fera de neuf.

Tout est parfait, on continue ? Rien sur le tourisme de masse, les marchés de Noël, le stationnement, les transports en commun, la prolifération des gîtes, la hausse des loyers dans le centre, l’écologie…

Que Colmar soit la passion de G. Meyer on le croit, mais adhérons-nous à la façon dont elle s’exprime ?



☐ 4/2/2020

Restons prudents et vigilants

car il s’agit de notre ville, de notre avenir pour 6 ans, de panser un mal-vivre généralisé, de proposer remèdes et solutions.

Le Général de Gaulle évoquait, avec humour, un « trop plein » de candidatures après son départ et non le grand vide suggéré par un journaliste.

Mutatis mutandis...

Les candidats se bousculent en effet pour succéder à G. Meyer qui n’a pas tenu la promesse de ne plus se représenter.

On entend bien la désapprobation, la lassitude vis-à-vis de sa gestion, de ses choix, voire l’hostilité ; on constate aussi, après 25 ans de présence autoritaire à la tête de la ville, la peur de l’inconnu, du passage de relais.

Alors certes Éric Straumann on le connaît, lui, son parcours, ses succès politiques, son entregent, son expérience. Et certains font ouf. Ça changera un peu, pas trop, en plus rond, en plus jeune.

Mais quel programme, quels choix pour Colmar ? Tourisme, transports, écologie, culture, activité économique et j’en oublie : faudrait quand même savoir.

Avec quelle équipe ?

Celle formée par ceux débarqués par G. Meyer ? Ceux qui vont quitter le navire parce-que oui la candidature de G. Meyer est celle de trop ?

Attendons donc - si nous hésitons encore - d’en savoir plus avant d’accorder notre vote aveuglement.



☐ 29/12/2019

Bric et broc

Campagne « je vote Colmar » (meilleure destination) un peu partout dans le centre : je me demande comment se déroule ce vote, avec quel contrôle. Mais au fond quelle importance, une opération publicitaire de plus. À quel prix ?

Pas d’enthousiasme dans les travées du marché couvert « des touristes on en a déjà trop », ou bien avec un petit sourire « la Petite Venise, ce n’est quand même pas Venise ».

G. Meyer ratisse large, forcément. Depuis que j’habite Colmar j’entends ces deux refrains : il soigne les petits vieux (dont je suis mais on peut être vieux sans être sénile) et les quartiers-Ouest. Vu leur état on s’interroge.

On peut rajouter l’extrême droite. Pur opportunisme d’un opportuniste sans éthique qui n’a pas respecté la promesse de ne pas se représenter.

La ville retrouve ses esprits après la folie des marchés de Noël mais les services municipaux ne parviennent pas à assurer la propreté rudement mise à mal depuis fin Novembre : il y a les quartiers qui ont été laissés de côté, le Champs de Mars, poumon vert de la ville, dont les bosquets sont répugnants (ils servent de poubelle et de latrines) particulièrement le long de l’avenue de la République et de la rue de la Marne. Démoralisant.

Beaucoup de Colmariens baissent les bras : « c’est fichu » ou bien « je ne sais même pas qui se présente ». Une abstention massive se profile. Je dis alors à ces désespérés résignés : l’avenir de Colmar est en jeu, 6 ans c’est long, si vous ne votez pas il ne faudra pas vous plaindre.



☐ 29/12/2019

Marchés de Noël : clap de fin

Et ouf généralisé ! Même de la part d’une commerçante ayant une boutique de souvenirs dans une des rues piétonnes, c’est dire.
Un site internet voué aux marchés de Noël en Alsace montre une ville de Colmar magique, sous la neige, dans la nuit, quelques rares chalands, un quai de la Poissonnerie, une place de l’Ancienne Douane déserts ! Charmant.
C’est ne pas rendre compte de la cohue indescriptible sur 5 semaines, des ordures autour des poubelles publiques qui débordent, des incivilités de nombreux visiteurs, de l’exaspération ambiante. Où sont le charme et le plaisir ?
Quant aux Colmariens... Quant aux commerçants, dont le chiffre d’affaire s’effondre faute de voir leurs clients habituels…
Strasbourg réfléchit très fort, semble t-il, à « un autre modèle » pour 2020, l’actuel ayant rencontré ses limites et essuyé une avalanche de critiques voire de colère. Certaines villes ont opté pour une ouverture en fin de semaine seulement.
Bien sûr que la place Rapp, le parc du Champ de Mars se prêteraient fort bien à cette manifestation dont la durée pourrait être réduite à 3 semaines.
Où en est la réflexion des candidats aux Municipales à ce sujet, quelles sont leurs propositions ?



☐ 15/12/2019

Vendredi 13 : divine surprise ou pschitt ?

Plutôt pschitt.

Très bref reportage sur la 3 vers midi. G. Meyer, un peu grognon, un peu sur la défensive, présentant une équipe « renouvelée » (c’était donc nécessaire ?) et « compétente » (déjà ?).

A éludé la question renouvelée de la journaliste bien polie sur la promesse non tenue de ne pas solliciter un 5ème mandat. A renvoyé Y. Hemedinger et ses atermoiements à un conflit intérieur shakespearien sinon cornélien « être ou ne pas être candidat ».

FR3 a souligné qu’il y avait d’autres candidats, sans les nommer, regrettable.

Donc dès que je rencontre un promeneur prêt à échanger quelques mots, hop je parle des élections à venir, des autres candidats en les nommant et j’énumère en douceur ce qui me chagrine depuis quelques années dans la politique menée par G. Meyer pour (?) Colmar et nous.

Modeste mais tenace contribution au changement souhaité par tant de Colmariens. Il faut y croire, ne pas se résigner.



☐ 25/11/2019

Stationnement

Il y a de quoi s’énerver : une adjointe qui ne fait pas la différence entre stationnement occasionnel au hasard de déplacements en ville et stationnement résidentiel près du domicile.
Dispose-t-elle d’un garage privé en plus de la carte qui accorde deux heures gratuites, non fractionnables, aux habitants de l’hyper-centre ?
Peut-elle adapter ses horaires : 9h-17h pile-poil ? Pas le dimanche, c’est vrai.
Comme cette élue est loin du vécu de beaucoup de Colmariens, malgré ses smileys et avec son petit ton condescendant.
Qui est de mauvaise foi ?
Quelles alternatives vivables quotidiennement, financièrement, au parking ou au macaron ?
Pendant les années où j’ai résidé en plein centre (je payais fort cher une place au parking Saint-Josse) cette carte ne m’était guère utile : tout ou presque était accessible à pied.
Maintenant que j’habite plus loin et ai souvent besoin de la voiture, je jongle avec la demi-heure octroyée, ses prolongations possibles et la zone bleue.
Encore une fois, chaque Colmarien, où qu’il habite, devrait avoir droit au même temps gratuit et oui, mille fois oui, le prix de l’abonnement résident dans les parkings est exorbitant et scandaleux.
On s’en souviendra au moment de voter.
Et on attend les propositions des candidats à ce sujet.



☐ 24/11/2019

Sic transit…

Esprit de Noël, es-tu encore là ?
Pas vraiment, si l’on en croit les images (et le son) de l’ouverture des marchés de Noël à Strasbourg.
État de siège, on comprend, on subit de plein ou mauvais gré.Mais que vient faire là une chanteuse à voix de crécelle, « Lorraine à la base » (sic) certes, qui hurle « libérée, délivrée » ? Qu’est ce que ça à voir avec Noël ? Si les autorités souhaitaient éviter toute référence au religieux, « Mon beau sapin » chanté par une chorale aurait été approprié.
Esprit de Noël : mais non, show-business hélas.



☐ 20/11/2019

Gouverner c'est prévoir

On en est loin…

À lire l’intervention d’Éric Straumann, on se dit que nos édiles ont la vue courte et l’oreille sourde.

Le sur-tourisme, les marchés de Noël : plusieurs années que tant de Colmariens se plaignent de la dégradation croissante de leur vie quotidienne, des contraintes subies sans pour autant tirer un quelconque bénéfice de la manne financière invoquée.

Sauf emplois peu qualifiés et précaires, profits des boutiques, restaurants, chalets pour touristes peu regardants, loyers engrangés par les propriétaires de gîtes.

Et voilà que M. Straumann s’interroge sur la pertinence de cette exposition de marchés de Noël à New-York : il est bien temps de s’interroger ! un peu tard, le mal est fait, attendons-nous donc pour 2020 à un afflux de touristes américains. Qui logeront où ? Ils resteront quelques heures, le temps d’acheter un bretzel, un verre de vin chaud… et de faire déborder encore plus les poubelles publiques.

Il suffit de tenter de marcher dans Colmar un week-end de décembre pour constater la saturation de la ville, de ses parkings, sauf à sortir entre 7h et 10h du matin.

Mais nos élus y marchent-ils encore ?



☐ 12/8/2019

BRÈVES

« Selon que vous serez puissant ou misérable » : près d’un des meilleurs boulangers de Colmar, parfois compliqué de se garer quand on vient de loin pour pain et viennoiseries, quelques places souvent occupées par les clients de l’hôtel proche.

Alors, c’est vrai, il arrive qu’on se mette à cheval sur le trottoir pour 10 minutes. Les employés de la boulangerie mettent en garde « faites plusieurs fois le tour du pâté de maisons, attendez une place, la police municipale en est à sa troisième tournée de P.V. ».
On suit le conseil et vite.
Sauf que pour leur pause gourmande ces policiers font de même ou mieux : carrément la voiture sur le trottoir.
Sûr qu’à eux il n’arrivera rien.

Lieu de quiétude et poumon vert : c’est pour cela qu’on s’installe avenue de la Marne en bordure du Champ de Mars.
Sauf que chaque week-end d’été celui-ci est occupé jusque très tard dans la nuit par des fêtards peu soucieux des riverains. On crie, on hurle, on vocifère, on chahute, on boit beaucoup, on fume, on mange, bref on s’éclate (ouf, on met des préservatifs). Les riverains ne dorment pas et les promeneurs du petit matin constatent les dégâts : papiers gras, emballages divers, gobelets bouteilles, verre brisé et canettes. Les poubelles, nombreuses, sont apparemment trop loin… et de toute façon elles débordent déjà.
Impossible à la police de faire des rondes ?

O tempora, o mores : consternant le spectacle d’un groupe de touristes très âgés (l’étant presqu’autant je me permets de l’écrire) faisant péniblement le tour du marché couvert à 9h du matin, les yeux fixés sur les chaussures, sans regarder et encore moins acheter.
Mais qu’est-ce que c’est que cette société où on pousse à consommer du voyage ? on ne visite plus une ville, un pays, on ne les découvre pas. On les « fait ». Et on coche la case : Paris : fait, Venise : fait, Colmar : fait, Croatie : fait……. On n’a rien vu ou si peu mais on a rempli le cahier des charges d’une société de loisirs frelatés.
(Les très jeunes : les yeux rivés au smartphone, vivement que ça se termine et qu’on prenne un pot à une terrasse après avoir acheté une cigogne en peluche).

Pas de chance : le maire est la personnalité politique préférée des Français. Ben, pas des Colmariens qui ne savent toujours pas qui se présente officiellement et avec quel programme.

Mutatis mutandis : les candidats à la mairie ne devraient pas reproduire l’erreur des démocrates face à D. Trump : se limiter à critiquer violemment sans rien proposer. Cela finit par être stérile.



☐ 31/7/2019

DES PROPOSITIONS ?

Sensible aux critiques critiquant la propension à la critique des participants à ce blog, je me dis qu’on peut tenter autre chose. Il y aura tant à faire pour Colmar et les Colmariens qu’il faut trier les sujets.

Commençons par quelque chose.

Je demande donc aux candidats aux élections municipales de donner leur position sur ces trois points :

Stationnement

En lieu et place du macaron à 600€ (au fait il s’en est vendu combien ?) quelle proposition tarifaire avantageuse sera faite aux habitants de l’hyper-centre compte-tenu de l’achèvement du parking de la Montagne Verte ? Et dans les autres parkings ?

Y aura-t-il une seule carte de stationnement de 2 heures fractionnables pour tous les Colmariens sans distinction ?

La gratuité pour les professions médicales, parce-qu’elles le valent bien et qu’il ne faut pas décourager l’installation de jeunes médecins et paramédicaux.

Tourisme

Une limitation du marché de Noël dans l’espace et le temps ? La place Rapp pourrait accueillir bon nombre de petits chalets (la patinoire peut être installée ailleurs) et une durée de 3 semaines serait bien suffisante, rien n’empêchant par ailleurs les touristes (et les habitants) d’arpenter la ville décorée mais libérée, délivrée du trop-plein mercantile.

Une restriction à l’étalement des terrasses, des portants sur les rues, les trottoirs et les places pour laisser une voie libre et sûre aux piétons.

Une limitation aux nuisances sonores de certains bars.

Propreté

M. Friedrich a raison, les porcs autochtones mais aussi étrangers pullulent. La paresse et le sans-gêne dominent. Surtout l’été où le pique-nique est roi. Mais le flagrant délit étant compliqué, la nouvelle municipalité ne devra t-elle pas prendre d’autres mesures ?

- une augmentation du nombre d’employés chargés de collecter les ordures et de nettoyer pour assurer des passages plus fréquents.

- la création d’un service d’enlèvement des encombrants une fois par mois, beaucoup de villes le font. Ou bien, pour une durée limitée, une benne géante à un endroit stratégique.

Des campagnes d’affichage fréquentes pour sensibiliser non seulement au civisme mais aussi au respect d’un environnement pollué par les emballages, les gobelets, les couverts, les pailles des fast-foods, les canettes, les mégots et les déjections canines.

C’est un début, non ?



☐ 26/7/2019

Musée UNTERLINDEN (suite)

Suite à la mise au point de la Société Schongauer [voir notre publication du 21 juillet 2019], on peut se demander où est l’intérêt que notre musée Unterlinden soit géré par elle. Sauf respect et pérennité d’une tradition historique peut-être dépassée ? Sauf respect pour tout travail mené par des bénévoles.

Si ce particularisme semble coûteux pour les visiteurs, il protège peut-être de hordes au comportement insupportable, de celles prenant des selfies à tour de perches devant un retable qu’elles ne regardent même pas ?

S’agit donc de réfléchir.

J’ai adhéré pendant quelques années, je ne recevais aucune information, aucune proposition pour des activités quelconques, aucune convocation à une réunion des membres ; quand je n’ai pas renouvelé mon adhésion, je n’ai été ni interrogée sur mes raisons ni relancée.

Cette vénérable et honorable société peut-elle envisager d’être plus ouverte ? Peut-elle se faire mieux connaître, utiliser à bon escient les réseaux sociaux pour mieux informer des événements organisés ? Ces événements sont-ils un succès ? Attirent-ils un nouveau public ?

Le musée peut-il proposer des réductions plus conséquentes, une entrée libre un jour par mois, faire un effort vers les jeunes, les familles en cherchant à fidéliser ceux qui habitent Colmar et environs...

On peut se poser aussi la question du dynamisme : on sait bien qu’une exposition temporaire, avec des œuvres extérieures au fonds, coûte très cher à monter, à assurer. Mais c’est un moyen pour faire venir des visiteurs qui ont fait le tour de ce qui est exposé à l’année ou ne trouvent pas assez intéressantes les expositions temporaires proposées de temps à autre alors qu’il y a de sérieux rivaux à proximité. Est-ce envisageable ou bien y a-t-il aussi un étranglement financier ?

Faudrait tout de même sortir du doux ronronnement qui participe aussi de la désaffection.

S’agit donc d’avoir de l’imagination.



☐ 16/7/2019

Désespérée

Que cela se dise en termes choisis ou pas (tant la colère et la tristesse sont grandes), vivre normalement, agréablement, à Colmar tient du défi.

Habitués que sont les Colmariens à rester claquemurés chez eux lors de tous les événements dits festifs, ils n’ont pas répondu « présent » lors du passage du Tour : une ville morte, des avenues désertes. Les professionnels ayant à travailler au centre ont annulé, reporté, décalé leur activité ; d’autres n’ont vu ni patients ni clients et ont fait un chiffre d’affaire nul.

Réfléchir longtemps avant de prendre un rendez-vous, de prévoir quelques courses : stationner, où, à quel prix, quand, éviter les heures d’affluence des touristes, les rues barrées ou en travaux.
Ceux qui peuvent aller et venir à vélo ou à pied ont bien de la chance. Il faut être en bonne forme, ne pas avoir de jeunes enfants, de parents âgés, un handicap.

Devoir renoncer à ses commerçants de longue date avec lesquels on a tissé une relation de confiance, est-ce normal ? Se faire livrer plutôt que de risquer de ne pas trouver un stationnement et se priver ainsi d’un lien social et d’une sortie, est-ce normal ? Qu’un commerçant désespéré vous appelle pour dire « je viens vous chercher et vous ramènerai » est-ce normal ? On ose à peine avouer que l’on s’est résigné à aller hors-centre.

Pourquoi ne pas mettre la place Scheurer-Kestner en zone bleue ? Ce système fait ses preuves ailleurs, là où l’habitant n’est pas considéré comme une tirelire.
Quel bilan pour les navettes ? Quelles améliorations pour TRACE ?

La propreté : au point où on en est, il s’agit plutôt de salubrité. Corbeilles, poubelles, containers débordant pendant des jours et des jours sauf appel patient au service concerné débordé lui-aussi et en sous-effectif, puanteur, mouches, voire rats. Et pas qu’au centre où les repas et boissons pris dehors sont la règle. On sait bien que les déchets accumulés attirent d’autres déchets. Un coup de vent et ça atterrit sur les trottoirs, la chaussée, dans les jardins et recoins, sur les balcons.

La vie culturelle : quid du Colisée ? Rien ?
Ce n’est même plus la peine de consulter la liste des films programmés au CGR. Munster et Guebwiller, plus modestes, font mieux.

Le musée Unterlinden a des difficultés ? Rien d’étonnant, prix d’entrée prohibitif. Il serait temps de réfléchir aux tarifs. Il est loin le temps où j’y entrais plusieurs fois dans l’année pour revoir le retable et autres œuvres majeures. La société Schongauer : des notables fermés sur eux-mêmes, le prix de ses manifestations montre que l’ouverture à un public plus large, moins argenté, n’est pas une priorité. Et qu’elle est sinistre cette place, côté entrée et « Bains ». Aucune tentation d’y flâner.
Les touristes qui photographient à l’envi le « Bistrot des Lavandières » et la façade du « Vieux Pignon » consacrent-ils, ne serait-ce qu’une heure à ce musée ? Est-ce même prévu par les organisateurs de leur séjour ?

Le conservatoire : la cour du roi Pétaud. Consternant.

Désespérant, désespérés : on tourne en boucle, rien ne bouge, à moins d’un an des municipales, à part le triumvirat aux sobriquets variés qui entend-on ? Qui se détache ? Quelles propositions concrètes, modestes, réalistes, tenant vraiment compte de la vie quotidienne à Colmar pour ses habitants et ceux qui viennent y travailler ?



☐ 17/6/2019

Vous avez dit dommage ?

Je réagis, je ne réagis pas ? Je reste sur le toit de ma niche et médite, rumine sur la défection soudaine de B. Nicolas. Le pékin moyen que je suis (à Colmar l’expression s’impose) ne savait pas tout.

Donc je réagis.

J’admire la mansuétude, la magnanimité de ceux qui saluent le courage de sacrifier de nobles ambitions sur l’autel familial. L’autel cache - semble-t-il - quelques loups sous ses draperies. « Dommage » disent-ils : pas sûr. La déconvenue aurait pu être sévère, mieux vaut être brutalement déçu maintenant que trop tard.

Oublions vite l’inconséquence, la légèreté de ce candidat à qui il faudrait cinq vies pour mener à bien une campagne électorale à laquelle personne ne l’a forcé, qui n’a pas compris que choisir c’est renoncer et essayons de trouver une alternative à l’équipe municipale en place et à sa politique.



☐ 10/6/2019

Colmar, rue des Marchands (suite)
Réponse à Éric Winterstein

Ne peut-on penser que ceux qui souffrent de la politique municipale actuelle sont tellement accablés, tellement convaincus qu’une inflexion de celle-ci est impossible que le seul espoir qui reste réside dans un changement lors des prochaines élections ?

Avec l’impression que toute critique renforce encore cette politique où l’équipe dirigeante s’enferre : on se plaint des marchés de Noël : on les étend encore plus et on rajoute semble t-il un marché d’automne ; on s’indigne du traitement infligé à la directrice du conservatoire : on écarte un professeur apprécié de la direction de l’OSE, on demande un peu de compréhension pour le stationnement : les abus se multiplient sans recours possible.

Par ailleurs, un voisin me faisait remarquer qu’une municipalité ne peut empêcher un commerçant de vendre son bien à qui en propose un bon prix pour le transformer en attrape-touristes, un propriétaire de vendre un logement au plus offrant qui en fera un gîte, une location saisonnière*.

Mais elle peut s’assurer que les règlements concernant ces locations soient respectés, la taxe de séjour perçue et versée, elle peut entendre les Colmariens et endiguer les effets du sur-tourisme en limitant l’extension des terrasses sur places, rues et trottoirs, l’espace public occupé par les tourniquets et portants à souvenirs, les décibels émis très tard dans la nuit par certains bars, les décorations délirantes des belles façades.

Les flèches dorées incrustées dans la chaussée étaient elles indispensables : les touristes ont les yeux rivés sur leur portable ou suivent un guide. Combien cela a-t-il coûté ?

Le mapping a laissé perplexe ou furibond, était-il nécessaire, combien a-t-il coûté ?

Les touristes font déborder les poubelles publiques chaque fin de semaine, tout l’été, lors des festivités : qu’est-il prévu pour pallier ces nuisances insupportables aux riverains ?

Les Vénitiens manifestent contre un tourisme qui a vidé leur ville de ses habitants et la détruit, les Colmariens semblent être dans la résignation et dans l’attente de jours meilleurs.


* À savoir et méditer : une copropriété peut s’opposer à la transformation d’un logement « à usage bourgeois » en location saisonnière à condition que cette décision soit votée à l’unanimité et inscrite par un notaire dans le règlement de copropriété.



☐ 31/5/2019

En vrac et autres

Mais oui, la verbalisation concernant le stationnement devient insupportable, insensée :

je me gare sur le petit parking jouxtant la rue de Thann, je vais à l’horodateur distant de 10 m, par miracle je me retourne et pousse un hurlement, une contractuelle me sanctionnait déjà ! j’ai donc rédigé un petit panneau, placé sur le pare-brise, annonçant que je suis en train de chercher le très coûteux ticket.

Mais oui beaucoup de Colmariens aimeraient savoir où en est la mise aux normes du Colisée. Entreprise privée certes. Mais un « bon » cinéma fait partie de la vie culturelle qu’une ville comme Colmar se doit d’offrir. Et là bientôt un an que les cinéphiles sont privés de nombre films de qualité, de films en VO sauf à supporter la VF, les temps de publicité interminables et tonitruants, les odeurs de pop-corn accompagnés de bruits de mastication et succion.

Mais oui le Starbucks n’est pas une bonne nouvelle : quelques emplois dont la plupart sous-qualifiés, beaucoup de déchets, de mauvais produits, des prix exorbitants qui feront fuir même les touristes. Les jeunes s’y laisseront peut-être prendre une fois, pas deux.

Ville fleurie, ville verte : fleurie, indéniable. Verte : pas sûr. Il y aura le jardin de la Montagne verte mais entre la place Rapp et celle du musée Unterlinden très très minérales… À quand, comme à Mulhouse, des coins aménagés pour le compostage des déchets domestiques, des balcons et terrasses avec jardin partagé adjacent ?

Mais oui qui aurait dit que Mulhouse, Sélestat, Ribeauvillé, Fribourg, Breisach attireraient de plus en plus les Colmariens fuyant leur centre-ville ?

Il y a peu M. Meyer s’affichait, au sens propre et figuré, avec M. Fillon. Patatras. Les maires de droite et leur équipe renieraient donc la filiation LR pour être jugés uniquement sur le bilan en faveur de leurs administrés : triste bilan pour Colmar.

Faute à une équipe vieillissante, faute au manque de concertation, d’ouverture, de réflexion sur l’avenir, d’anticipation ? Colmar fait des choix dépassés : le sur-tourisme et ses nuisances, les zones commerciales sans âme, les enseignes uniformes et bas de gamme alors que les habitants ont envie d’autre chose qu’ils finissent par chercher ailleurs.



☐ 4/5/2019

Rififi à Colmar

Dire qu’on évoque souvent le calme de la vie provinciale !

Que de sujets de récriminations, d’interrogations, d’inquiétude, que de violence dans les propos et les actes dans notre ville.

La direction et l’avenir du conservatoire : opacité, explications alambiquées de la Mairie, brutalité des décisions, sans oublier l’augmentation des frais d’inscription. La musique n’adoucit plus les mœurs.

Les navettes gratuites : elles peuvent intéresser des retraités supposés avoir tout leur temps mais le parcours et la gratuité vont très vite interpeller les touristes qui feront l’économie des deux petits trains. Une desserte de l’hôpital Pasteur, de la gare, de la mairie, de la cité administrative… aurait été utile aux Colmariens et à ceux arrivant par le train.

« Des marchés d’Automne » : ah non, cri unanime. Entre affluence estivale et folie de Noël les Colmariens pouvaient souffler un peu, retrouver leur ville dans son jus sans une débauche d’ornements contestables à tous les balcons, murs et fenêtres et une circulation bloquée. Pourvu qu’on laisse la paix au moins aux animaux !

Sur-tourisme : de l’impossibilité de marcher dans certaines rues, à la prolifération des gîtes, en passant par les nuisances diverses dont la saleté, les Colmariens fuient le centre ou en sont chassés par le prix de l’immobilier. Beaucoup de commerçants n’ont pas été ravis de recevoir un courrier de la Mairie leur enjoignant de faire bon accueil aux Chinois (les suites de l’émission de télé-réalité !) ; il n’y a pas de xénophobie, juste une exaspération grandissante face à des groupes sans savoir-vivre... qui photographient tout et tout le monde en s’esclaffant, n’achètent rien après avoir tout dérangé et manipulé. La Mairie aurait mieux fait d’expliquer vigoureusement aux tours-opérateurs et aux guides concernés quelques règles de politesse en vigueur en France.

Une campagne électorale qui promet d’être musclée avec un trio de prétendants « blanc bonnet-bonnet blanc » qui ne saurait apporter les changements attendus.

Le risque est qu’électeurs et commentateurs se focalisent sur ce triumvirat et ses rivalités à fleurets non mouchetés.

On attend des autres candidats qu’ils fassent vite des propositions claires et fortes et ne se contentent pas de critiquer l’équipe en place, ses actions et son bilan.

Au hasard, quelques thèmes :

Tarifs préférentiels de stationnement identiques pour tous les Colmariens y compris dans les parkings souterrains ?

Limitation dans le temps et l’espace urbain des marchés « festifs » ?

Législation régulant la conversion des logements vacants en gîtes, les commerces envahissants voués à la clientèle touristique avec des produits bas de gamme importés (où sont les authentiques poteries, tissages alsaciens ?), les terrasses débordant de plus en plus sur les trottoirs ?

Renouvellement des bus TRACE, réflexion sur le réseau, le tracé, et après une période d’essai, sur les navettes ?

Amélioration des services municipaux assurant la propreté et l’entretien de la voirie, des espaces verts ?

Avenir du conservatoire ?

Politique vis à vis des associations et en particulier Espoir ?

Attractivité pour des entreprises créant des emplois diversifiés ?

Liste non exhaustive...



☐ 14/3/2019

Colmar ville musée ? Ou ville morte ?

Quelle tristesse ! Une vraie librairie qui ferme après presqu’un siècle de présence...

Bien sûr il y a la forte concurrence des sites de vente en ligne mais pas que : ce qui était un avantage pour un commerce – être situé en plein centre – est devenu un handicap sévère à Colmar.

Depuis la mise en place de la politique municipale en matière de stationnement, marchés de Noël, tourisme de masse et autres mesures coercitives, dissuasives, c’en est fini pour les Colmariens n’habitant pas l’hyper-centre de flâner en ville nez au vent, au hasard des jolies rues sans être bousculés, d’entrer dans un magasin, d’y farfouiller, d’acheter tranquillement, de s’arrêter prendre un café en terrasse, de remplir un panier au marché couvert et de repartir tout aussi tranquillement en ayant passé un moment agréable.

Les travaux de la Montagne verte ont encore aggravé les choses et pour un bon moment.

Trouver une place, payer, se dépêcher pour ne pas dépasser l’heure-limite : où est le plaisir ? On a l’œil rivé sur la montre. Tout le monde ne peut pas venir au centre-ville à pied, à vélo, à trottinette, il ne faut pas se moquer des gens avec cet argument.

Les parkings souterrains sont hors de prix : 3,40€ pour 1h15 sous le Monoprix !

À quand des tarifs vraiment attractifs pour tous les Colmariens sans distinction ?

Il se passe maintenant une drôle de chose : le déplacement des commerces, des cabinets médicaux, des services vers la route de Rouffach où par exemple s’est ouvert un salon de thé-pâtisserie et de nombreuses boutiques, vers l’avenue d’Alsace où un mini centre commercial ne désemplit pas, banques, coiffeur, boulangerie-pâtisserie, fleuriste, pharmacie, médecins... un jour peut-être une librairie ? L’environnement est sans intérêt, le long de gros axes de circulation bruyants, mais on se gare facilement, gratuitement pour le temps qu’on veut, tant pis si l'on renonce à profiter de la belle ville de Colmar. C’est quand moins déprimant, moins déshumanisé, plus proche que la zone de Houssen.

Colmar ville musée ? Ou ville morte ?

Quelle tristesse.



☐ 16/11/2018

Le concept du ressenti

Voilà, il fait +3° sous abri mais il souffle une bise glaciale et ça tombe à -7°. Et vous grelottez pour de bon. C’est « un ressenti » qui ne relève ni de l’imaginaire, ni du fantasme ni de la grogne systématique.

La période des marchés de Noël à Colmar c’est un sacré ressenti qui aggrave encore celui de tous ces mois où les Colmariens subissent le flux touristique du centre-ville avec un vague répit de plus en plus rétréci en Janvier-Février.

Si on peut décider de ne plus se rendre au centre on survit tristement, dépossédé de sa ville, ça fait le bonheur des commerces de la périphérie. Si on y travaille, c’est une autre chanson, car s’ajoutent les mesures de sécurité bloquant tous les accès.

Alors quel est le ressenti de l’infirmier qui annonce à ses patients âgés du Quai de la Poissonnerie que pour les soins ce ne sera plus 10h mais 7h puis fait une grande partie de sa tournée à pied, accumulant les retards et la fatigue, quel est le ressenti du professeur de gymnastique à domicile qui laisse sa voiture chez des amis près du Grillenbreit, enfourche un vélo, y fixe son énorme sac rempli de matériel et le pousse en fendant la foule (pas question de rouler) tout en priant qu’il ne soit pas volé, quel est le ressenti du responsable d’une petite agence bancaire qui chaque soir doit remonter vers l’avenue de la République avec des sacoches que le fourgon habituel ne vient plus chercher faute de pouvoir stationner, quel est le ressenti des médecins chez qui certains patients lourds ne peuvent plus se rendre, quel est le ressenti du conducteur de VSL perdant les clients qu’il amenait régulièrement ici ou là, celui du livreur qui ne sait plus à quel saint se vouer, celui de l’agent immobilier qui ne peut plus faire visiter des biens, celui du résident du centre qui possède ou loue (cher) un garage et ne peut y accéder ? La liste pourrait être longue, je me fais l’écho de ce que j’entends.

Mesures de sécurité incontournables certes.

Mais alors pourquoi ne pas limiter l’étendue de ces marchés dans l’espace et le temps : faut-il vraiment que pour des raisons commerciales autant de places, carrefours, rues soient voués aux chalets, manèges et stands divers de 10h à 19h ? Faut-il vraiment que cela s’étale sur une période si longue ? De la Saint-Nicolas à la Saint-Étienne ça suffirait largement, non ?

« La magie de Noël » : comme ressenti pour le Colmarien, c’est plutôt un chemin de croix.



☐ 6/11/2018

Pour rebondir sur le texte concernant la redevance exigée auprès des commerçants pour financer la sécurité pendant les marchés de Noël, je confirme que « les vaches à lait » deviennent aussi des vaches maigres : dans une des rues menant à la Petite Venise, fermée à toute circulation pendant un très long mois, les commerçants ne voient plus leur clientèle colmarienne habituelle et travaillent à perte.

Par contre vu l’insuffisance des toilettes publiques et leur saleté, vu les litres de vin chaud et de bière ingurgités par les touristes le carillon du magasin résonne x fois dans la journée et le commerçant d’abord compréhensif, puis accablé et enfin exaspéré entend : « vous auriez des toilettes ? » Un dédommagement prévu pour le service rendu ?



☐ 6/11/2018

Mais pourquoi donc nos édiles ont-ils une adresse e-mail ? pour prouver qu’ils sont bien ancrés dans l’ère numérique ? Sûrement pas pour être plus proches des Colmariens.

Il y a plus d’un mois j’ai envoyé à l’adjoint au maire concerné par le problème exposé un mail précis, concis, courtois : rien, pas même un accusé de réception. Aucune réponse.

Faut-il utiliser les réseaux sociaux, adopter un ton injurieux, balancer une vidéo sur Youtube pour être entendu sinon écouté ? Plus coûteux, envoyer un recommandé avec AR ? Prendre solennellement un rendez-vous ?

Encore un aspect du mépris pour les simples citoyens que nous sommes.



☐ 28/10/2018

[Parking de la Montagne Verte]

M. Meyer a longuement détaillé le projet « Montagne verte ».

Avant de pouvoir admirer le jardin d’Eden promis, les riverains, les utilisateurs de ce parking auraient mérité de connaître bien à l’avance la date de début des travaux, leur ampleur, les solutions alternatives au lieu d’être pris de court brutalement. Solutions alternatives coûteuses pour ceux qui peuvent ajouter cela à un budget déjà serré. Les autres... qu’ils se débrouillent.

Effectivement l’accès sécurisé au gymnase pendant la durée des travaux n’a pas été pensé.

Une fois terminé ce parking pratiquera t-il des tarifs vraiment préférentiels pour les Colmariens ? C’est ce qui, avec quelques places gratuites, rendait cet emplacement plus attractif que les parkings souterrains ; sur ce modèle il ne reste plus que la place Scheurer-Kestner et de tout petits parkings ici et là. Une bonne partie de la population ne peut se rabattre sur le vélo ou la trottinette.

Jardin d’Eden ? il faudra une armada d’employés municipaux, de caméras pour qu’il ne devienne pas une aire de pique-nique sauvage pour les touristes (mais pas qu’eux), de soûleries nocturnes, de dégradations et trafics divers à la nuit tombée. Peut-on espérer que cela a été anticipé ?



☐ 27/10/2018

Oui, Colmar est une ville de notables frileux, vaniteux et peu ouverts. Le nouveau venu peut tenter d’adhérer à certaines associations : ce sera vain. J’ai vécu et travaillé avec plaisir à Colmar il y a quelques décennies, y suis revenue souvent pour de courts séjours, ai choisi d’y passer ma retraite et suis tombée de haut.

Et pourtant j’ai essayé les machins culturels cités, on est poli avec vous, on échange quelques mots aimables puis on se tourne vers ceux connus depuis toujours au travers de ce que le rédacteur a si bien énuméré et on finit par vous ignorer totalement en parlant alsacien.

Le pompon qui a mis fin à mes initiatives a été "les Amis de la Bibliothèque": venue pour tenir le stand lors d’un salon du livre pendant 4 heures j’ai vu arriver des cartons. Chic, des livres ! que nenni, des bouteilles de vin, des verres et hop dégustation sans même m’en proposer ! je me suis tournée alors vers une association oeuvrant pour les laissés pour compte, les oubliés du savoir, souvent étrangers (méfiance) et y ai été bien accueillie par les responsables qui eux n’appartiennent pas à une coterie se prenant pour le sel de la terre. Ce sont ces Colmariens-là qui peuvent et doivent faire évoluer Colmar.



☐ 16/6/2018

Des photos qui en disent long sur le mauvais goût qui gagne rapidement du terrain sur les belles façades des maisons de Colmar : des objets aberrants, délirants accrochés à profusion, il n’y a plus de limites…..alors que les propriétaires du centre-ville sont en butte à mille tracasseries voire interdictions pour renouveler des volets, faire un ravalement, changer une porte d’entrée, poser une rampe. Quelle incohérence ! par charité on n’évoquera pas l’immonde manège-sapin de Noël qui a enlaidi la place de la cathédrale pendant toute la durée des marchés de Noël. Il serait temps que la municipalité fasse le ménage, non ?
Ceux qui écrivent sur ce blog aiment leur ville et voudraient seulement qu’elle retrouve son authenticité et son élégance.



☐ 5/6/2018

La municipalité en place transforme peu à peu Colmar en Disneyland, en machine à sous colorée, en carte postale ? Retour des choses assez triste même si bien sûr lucratif : la Chine, riche d’une civilisation raffinée, nous envoie une émission de téléréalité et ses « stars » ! On aurait pu rêver d’oeuvres d’art, d’opéra, de littérature, de calligraphie, d’artisanat (non, pitié, pas des pandas en peluche !) et même d’initiation à un art culinaire complexe… on a le niveau zéro du divertissement. Et nos édiles sont ravis de ce coup commercial qui ouvre de réjouissantes perspectives touristiques.



☐ 25/5/2018

la fête de la musique est devenue celle du bruit… donc les petits ensembles ou solistes avec un répertoire classique sont bannis ou fort rares et le côté « amateur de talent » disparaît.
On peut d’ailleurs regretter que Colmar n’ait pas une salle digne d’accueillir musiciens et auditeurs dans des conditions satisfaisantes d’acoustique, de visibilité et de confort.
À moins d’être aux premiers rangs d’orchestre, le théâtre municipal a les défauts de son âge, la salle des récitals ou musique de chambre résonne épouvantablement ; Saint-Matthieu : on y grelotte l’hiver, on y étouffe en juillet, des piliers, des chaises sommaires et les premiers rangs réservés aux notables et sponsors qui viennent ou pas... idem pour les autres lieux qui certes offrent un joli cadre, sont en plein centre, mais musiciens et auditeurs n’y trouvent pas leur compte.
Le prix des places des deux grands festivals de musique classique monte chaque année sans que rien ne s’améliore pour l’accueil du public.



☐ 24/5/2018

Le budget consacré au fleurissement par la municipalité est forcément conséquent, ne pourrait-elle réfléchir à davantage de sobriété, de modération pour que l’architecture ne soit pas étouffée ? La place devant les Unterlinden a été laissée dénudée, du coup on peut pleinement apprécier le musée et les anciens Bains… et on respire.