MIZRAHI Jean


☐ 30/5/2022

Dans un pays normal, après le triste spectacle du Stade de France, notre ministre de l'Intérieur serait immédiatement renvoyé dans ses pénates. De Gaulle avait viré manu militari (c'est le cas de le dire) un ministre des sports pourtant pas si déméritant, et pour bien moins que ça.
Sous Macron (mais cela ne date pas de lui puisque ce genre de chose se produit depuis déjà plusieurs décennies), notre ministre de l'Intérieur peut mentir ouvertement, être ouvertement démenti et reconnu comme menteur avec une unanimité presque totale jusque dans les médias les plus acquis au pouvoir, sans qu'il ne se passe rien.
Alors que le Président et sa Première Ministre devraient être aujourd'hui en train de s'époumoner sur la nécessité de restaurer un semblant d'harmonie sociale et d'ordre républicain, la priorité est de glisser la poussière sous le tapis. Voilà qui montre une fois de plus que Macron n'est pas un vrai chef, et encore moins un vrai président. Il doit actuellement être en train de faire ses petits calculs pour tenter d'optimiser les prochaines élections. Ou d'en minimiser les pertes.
L'affaire du Stade de France ne m'intéresse pas vraiment en tant que telle, je n'aime pas les orgies footballistiques et je leur préfère le silence habité des sommets. Mais elle illustre une dérive de notre société à plusieurs niveaux :
- il est possible pour des bandes organisées de venir semer le désordre dans un grand événement de portée internationale.
- il est possible pour un préfet et un ministre de l'Intérieur de raconter n'importe quoi quand il est si facile de démontrer l'imbécilité de leurs allégations.
- il est possible que tout le monde se rende compte qu'un ministre régalien ment ouvertement aux citoyens sans qu'il ne se passe rien.
Ce pays est réellement dans une bien mauvaise passe, et le monde entier s'en compte. Je suis bien triste de devoir assister à une telle décadence. Il est temps de se ressaisir avant qu'il ne soit trop tard. L'heure tourne.



☐ 29/5/2022

Non Madame Borne, la priorité de votre gouvernement devrait être de remettre l'État en ordre de marche, et ça vaut donc pour la santé. Le pouvoir d'achat, vous n'y pouvez rien, le "quoi qu'il en coûte", c'est terminé, vous ne ferez que de la communication démagogique. L'argent ne tombera plus du ciel. Quant au climat, ce n'est pas un gouvernement français qui va changer le climat de la planète. Il faut sortir des discours démagogiques.
Et franchement, si l'instruction publique n'est pas votre priorité, c'est que vous n'avez rien compris au rôle d'un gouvernement de ce pays.

⇒ voir l'article





☐ 20/5/2022

Macron n'est que calcul politicien

Le "Nouveau Monde" a accouché d'un ersatz de la quatrième république. Et que je te mets un Pap N'Diaye à l'Education Nationale pour gêner Mélenchon et renforcer le RN, et que je te débauche à grands bruits un Abad chez LR pour affaiblir un peu plus ce parti à la dérive, et que je te saupoudre de politiciens issus du PS pour faire "gauche".
Qu'un responsable politique fasse de la politique n'est pas choquant en soi, mais il y a des sujets qui ne doivent pas souffrir de manipulations, et pour moi l'Education Nationale (à laquelle je préfèrerais le mot d'Instruction Publique) doit rester un sanctuaire des priorités nationales, tous partis confondus. Pour Macron il n'en est rien, l'EN n'est qu'un jouet de plus dans son outillage politicien. Peu importe les élèves, peu importe les enseignants, peu importe l'avenir du pays à moyen et long terme, c'est le "coup" qui compte. Il a fait un bon coup et doit en être très heureux ce soir.
On verra ce qu'il en est après les législatives, mais conserver un gouvernement aussi nul serait le signe d'un nouveau quinquennat de déclin confirmé. Le Maire est nul comme ministre de l'économie, je l'ai déjà écrit, et son acquiescement du "quoi qu'il en coûte" montre que cet individu n'a rien d'un véritable ministre de l'économie. Darmanin n'est qu'un communicant qui n'a rien fait pour affermir la sécurité en France, et Dupont-Moretti n'a rien fait pour qu'on ne relâche pas des voyous dans la foulée d'une arrestation motivée. La ministre de la Culture est une simple conseillère au cabinet de Macron sans réalisation personnelle, etc.
Ce gouvernement est objectivement nul. J'attends de voir ce qu'il en sera à l'issue des législatives, mais tout cela ne laisse présager que la continuation du déclin français. Borne n'a visiblement pas les mains libres.



☐ 19/5/2022

Vous tous, ceux qui vous êtes soudainement découvert des âmes guerrières et vengeresses à l'occasion de cette guerre en Ukraine, où étiez-vous lors de la guerre en Irak, une guerre fondée sur des mensonges grossiers ? Vous qui vous épanchez sur les réseaux sociaux, que disiez-vous à l'époque ? Vous qui vous lamentez (à juste titre) des morts ukrainiens (sans avoir la moindre larme pour les pauvres troufions russes envoyés à la mort), vous êtes-vous lamentés pour les 400.000 civils tués en Irak ? Avez-vous seulement conscience des ordres de grandeur ? Et vous lamentez-vous pour les presque 400.000 morts civils au Yémen du fait de notre grand client et partenaire l'Arabie Saoudite ? Et ne vous sentez-vous aucune responsabilité nationale dans la situation de la Libye ? Vous qui voulez traduire Poutine en justice, pourquoi ne l'avoir jamais souhaité pour Bush, Blair, Sarkozy, MBS et d'autres ?
La guerre est laide d'où qu'elle vienne, mais vos yeux ne regardent que dans une seule direction, pour la simple raison que vous n'êtes que des pantins manipulés. En ce moment, des enfants meurent au Yemen à un rythme bien plus important qu'en Ukraine, et vous vous en contrefichez. Vos bonnes consciences obéissantes et moutonnières ne m'inspirent au total que du mépris et du dégoût.



☐ 4/5/2022

Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer

Les Français vivent sur un petit nuage, formé de vapeur d’eau, de vapeurs d’alcool, voire d’émanations de haschich. Depuis des décennies, et encore plus depuis quelques années, les pouvoirs politiques qui se succèdent flattent le peuple français en le laissant vivre globalement au-dessus de ses moyens. Je dis globalement car il est évident que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne, mais dans leur ensemble, les Français se sont accoutumés à vivre dans une forme d’insouciance qui les conduit en tant que nation à dépenser plus qu’ils ne gagnent.
Je ne parlerai pas ici de l’insouciance liée au devenir de la planète, les Français ne sont pas les seuls à gaspiller l’avenir commun, il y a plus fort qu’eux dans ce domaine, à commencer par les Américains, dont la production de carbone nuisible atteint des sommets, avec un refus obstiné de changer de modèle de consommation, et de mode de vie.
Je fais plutôt ici référence à une insouciance économique. Emmanuel Macron a probablement poussé à son extrême la politique menée par les présidents français depuis Mitterrand, avec son « quoi qu’il en coûte ». Rien que cette expression aurait de quoi faire hurler tout ministre de l’économie qui se respecte, mais apparemment Monsieur Le Maire ne se respecte pas. Alors que dans d’autres pays, les aides durant la crise du COVID ont été calculées au plus juste, le gouvernement français a versé des tombereaux d’argent de manière indifférenciée et parfaitement absurde (par exemple à des entreprises quasiment sans salariés mais avec un gros chiffre d’affaires de trading - c'est toute la beauté des « PGE » ou prêts garantis par l’État). 600 milliards d’euros de dette supplémentaire en cinq ans, Macron a battu Sarkozy.
Les élections venant, la fuite en avant s’est poursuivie, avec des subventions de toutes sortes (100 euros par ci, 25 centimes le litre par là, etc.), qui auront eu pour effet de masquer temporairement l’inflation en France et de laisser les Français vivre dans une illusion de continuité. Macron se glorifie de maîtriser l’inflation, je ne parviens pas à comprendre l’inculture des médias français qui refusent de voir que cette « maîtrise » s’effectue moyennant un subventionnement massif de la consommation. Quand certains pays européens voient leur inflation flirter avec les 10% (pratiquement tous sont au-dessus de 7%), la France reste proche de 5%. Quelle excellente performance me direz-vous ! Mais regardez bien d’où vient cet argent : de la dette qui ne cesse de gonfler. Il se passe ces dernières semaines comme un effet grossissant de ce qui s’est passé depuis 40 ans : on a voulu préserver un semblant de « paix sociale » en endettant massivement le pays. Le mécanisme est très simple: la France consomme plus que les richesses qu’elle produit, et ce sont les prêteurs internationaux qui financent cette insouciance nationale. Aujourd’hui, l’État français est endetté à hauteur de 115% environ du PIB. Cela pourrait n’être pas trop grave (mais grave quand même). Notre dette publique est de 2800 milliards d’euros environ. Nos recettes fiscales sont aujourd’hui d’environ 400 Milliards d’euros (https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381416#tableau-figure1). Il faudrait donc que l’intégralité des impôts collectés en France soit affectée pendant sept années entières au remboursement de la dette pour revenir à la situation d’il y a six décennies, c’est-à-dire un bilan équilibré. Problème : les recettes fiscales ne suffisent même pas à financer les dépenses publiques, puisque l’État a généré un déficit de 161 milliards en 2021, soit près de 40% des recettes fiscales. La première étape serait de mettre l’État à une diète sévère, puis de ponctionner les recettes fiscales pour commencer à rembourser la dette. Donnez-moi le 06 du sieur Hercule.
Qu’est-ce qui nous attend dans ce contexte ?
L’inflation n’a pas attendu la guerre en Ukraine pour se manifester, partiellement du fait des tensions sur la supply chain mondiale, mais plus fondamentalement du fait de l'explosion de la masse monétaire. La guerre ne fait qu’accentuer la tendance inflationniste en mettant la pression sur les matières premières, à commencer par les hydrocarbures. Ceux qui pensent qu’il suffit d’ajuster les salaires pour compenser cette évolution se mettent le doigt dans l’œil : l’inflation est liée à l’excès de monnaie, et nous payons aujourd’hui les largesses excessives des banques centrales occidentales qui ont imprimé de la monnaie pendant bien trop longtemps pour soutenir des économies structurellement chancelantes. N’importe quel étudiant en économie sait qu’un excès de masse monétaire finit tôt ou tard par engendrer de l’inflation : on y est. Les banques centrales ne peuvent plus maintenir une politique aussi laxiste : elles doivent affronter l’inflation en remontant leurs taux directeurs. C’est ce qu’a commencé à faire la banque centrale américaine (la Fed) de façon relativement ferme, dans un mouvement qui est appelé à se poursuivre. La banque centrale européenne joue actuellement les équilibristes : alors que la guerre est à nos frontières, remonter les taux promet d’étouffer la machine économique qui en Europe a déjà tendance à patiner (baisse du PIB en Allemagne fin 2021 et en France début 2022). Mais les hésitations de la BCE à remonter les taux ont une conséquence directe actuellement : la chute de l’Euro face au dollar car ce dernier promet de meilleurs taux d’intérêt. C’est cependant une politique du pire : en laissant l’Euro filer, nos importations libellées en dollars ne cessent de se renchérir, elles viennent nourrir une inflation qui n’avait pas besoin d’un tel coup de pouce. C’est au choix : laisser s’envoler l’inflation avec des conséquences dommageables qui sont bien connues, ou bien remonter les taux. Il ne faut pas douter que c’est la seconde option qui devra être prise, car les Allemands ne tolèreront pas indéfiniment une évolution des prix qui réveille de vieux traumatismes. Actuellement les taux d’intérêt réels sont fortement négatifs, mais de façon déraisonnable : quand l’inflation dépasse les 5%, les taux d’emprunt d’État sont autour de 1% en Allemagne et en France. Certes, cet écart a pour mérite de spolier les épargnants au bénéfice des États endettés, mais la maîtrise de l’inflation va devenir un vrai problème et cette forme de spoliation prend trop de temps. Les taux vont donc remonter, et fortement, avec les conséquences prévisibles : moins d’investissement (entreprises et ménages), difficulté pour les États endettés de maîtriser le coût de leur dette, effondrement du prix des actifs, à commencer par l’immobilier, les actions et bien sûr les obligations dont les prix dépend directement des taux. Il y aura un effet d’appauvrissement des classes moyennes et même des plus fortunés.
Tout cela pour dire que, quel que soit le choix qui sera fait par les autorités monétaires européennes, notre économie est actuellement en train d’entrer dans une phase de crise aiguë. Les belles promesses électorales vont se transformer en potion amère, et les tares du système français (que le monde entier nous envie comme chacun sait) vont apparaître comme les rochers apparaissent quand la neige se met à fondre. Malheureusement, les plus faibles sont très exposés – ce sont toujours eux qui trinquent les premiers, les épargnants vont voir fondre leurs économies, le chômage que notre bon gouvernement a camouflé derrière les catégories B, C ou D va littéralement exploser. Les Français ne comprendront pas tout de suite que le pays est au bord de la faillite, ils descendront dans la rue pour réclamer qu’on soutienne leur pouvoir d’achat (thème principale de la campagne présidentielle), et ce « quoi qu’il en coûte ». Mais le carnet de chèque est vide, une réponse positive ne pourra pas venir. La foule verra rouge, ne comprendra pas qu’on l’ait ainsi bernée, elle deviendra folle et voudra la tête de Macron, comme elle a eu autrefois la tête d'un roi. Si la situation sociale et politique dérape, les prêteurs internationaux ne seront plus d’accord pour prendre le risque d'aider la France à refinancer sa dette (en bon français, on appelle ça faire de la « cavalerie »), l’État ne pourra pas rembourser une de ses échéance, fera défaut et le pays sera cette fois ruiné. Ou bien sera sous tutelle de l'Allemagne, à la schlague. Au choix. Renseignez-vous sur ce qu’on subi les Chypriotes, les Grecs, les Argentins, et j’en passe.
Je vous le dis, tout va bien se passer.



☐ 14/4/2022




De mon côté, l'appeler "trouduc" est la marque d'une grande estime pour ce garçon.




Traduction : si Le Pen (pour qui je ne voterai pas, pas plus que pour Macron) est élue, c'est l'apocalypse nucléaire. La presse macronienne est décidément prête à raconter n'importe quoi pour aider son poulain. Voilà les médias que nous avons aujourd'hui : des torchons.




Mince, les pauvres vont mourir !
La politique est devenue digne d'une comédie de boulevard.



☐ 5/4/2022

Patrimoine de Macron, où sont passés les millions ?

Macron, voyou propre sur lui. Personne ne peut sérieusement croire, connaissant le fonctionnement des grandes banques d'affaires comme je le connais, que Macron n'aurait qu'un patrimoine de 500 k€. Cet individu est un menteur pathologique dépourvu de toute morale, qui emmène son pays vers le désastre. Le jour où la vérité sortira, les cocus se compteront.






☐ 5/4/2022

Présidentielle 2022

Les élections françaises semblent se faire dans la plus complète inconscience collective. Les Américains ont habilement manœuvré pour que l'Europe paie son énergie au prix fort, l'inflation bat des records de plusieurs décennies, les taux d'intérêt longs remontent de façon abrupte. Et pourtant, Macron accorde largesse après largesse pour acheter le vote des français, Mélenchon ou Le Pen promettent l'irréalisable, il semble que personne n'ait compris dans ce pays que nous sommes au bord du précipice.
Le prochain (ou la prochaine ?) président(e) élu(e) devra faire face à une crise économique d'une ampleur que peu imaginent aujourd'hui. La dette publique a été gonflée depuis Sarkozy quand l'Allemagne faisait attention à ses finances publiques, nous payons encore peu d'intérêts sur la dette mais il ne faut pas rêver, le service de la dette va devenir un vrai problème en France et dans d'autres pays européens mal gérés si les taux remontent durablement. Je n'ai pas oublié que dans les années 80, les taux d'intérêt ont franchi les 10%. Qui peut croire sérieusement que si les taux redeviennent ce qu'ils furent, la France ne sera pas en faillite ? Si nous devons payer 10% en intérêts de la dette alors que l'État est incapable d'équilibrer ses comptes annuels, la situation sera intenable. Et nous sommes face à un inéluctable renchérissement de l'énergie, facteur essentiel dans toutes les crises économiques récentes. Il n'y aura alors que deux solutions :
1/ soit une explosion de la zone euro, les Allemands et autres pays du Nord reprenant leurs billes et laissant les pays dispendieux se débrouiller tous seuls. Le nouveau franc sera brutalement dévalué et les français seront pauvres, seul moyen pour eux de redevenir compétitifs.
2/ soit les prochains gouvernements imposent aux Français des cures d'austérité comme on n'en a jamais vu depuis la Libération, avec les conséquences dépressives économiquement à court terme, et explosives socialement, que l'on peut imaginer. Je dois l'avouer, tout cela me terrorise tant l'impréparation de nos politiciens démagogues est grande.
Tous ces poulets sans tête qui s'agitent pour revêtir l'habit de président ne savent pas encore qu'ils seront rendus responsables de facto d'un déclassement national, d'une crise sociale considérable, car c'est ce que l'Histoire retiendra du prochain dirigeant, même s'il ou elle n'est en réalité pas responsable personnellement de décennies d'inconséquence. Ne doutez pas, il faudra bien payer l'addition, et on ne nous fera pas de cadeaux, nous arrogants Français qui donnent des leçons à tout le monde.



☐ 3/3/2022

Conflit ukrainien

L'homme est un loup, etc. Où étaient les belles âmes qui se drapent de jaune et de bleu lors des événements relatés dans ce film ? Que ces belles âmes regardent ce film, et qu'elles veuillent bien expliquer leur silence, alors. "Je ne savais pas". Oui c'est vrai moi non plus je ne savais pas, mais au moins je ne fais pas semblant. Et le silence des médias si bavards aujourd'hui, comment s'explique-t-il ?
Je suis effaré par toutes ces belles âmes qui embrassent en bêlant un discours univoque sans se poser la moindre question. Ce sont les mêmes qui sont allés épouser le discours officiel sur le COVID en rejetant tout questionnement. Ce sont toujours les mêmes, prompts à prendre parti avant même d'avoir considéré tous les aspects d'un problème, sans lire, creuser les questions. Simplicité confortable pour l'esprit, car l'inconfort du questionnement est difficile à supporter, surtout quand la guerre fait rage, que des êtres humains souffrent ou meurent comme aujourd'hui en Ukraine. Je suis résolument hostile à l'agression contre l'Ukraine, je suis du côté de ceux qui ont mal, de ceux qui s'en prennent plein la tête, mais je n'accepte pas pour autant de ne regarder qu'un seul côté de la médaille. Vous qui prenez parti avec allégresse, avec emphase, faites preuve d'un peu de décence et de discernement, sans vous vautrer dans votre bonne conscience occidentale bien au chaud devant votre télé ou votre ordinateur.
Et ne commentez pas ce post avant d'avoir vu ce film, intégralement. Je dis bien intégralement. Il date de 2015 même s'il a été mis en ligne sur vimeo deux ans plus tard, ce n'est pas une invention récente issue de la propagande du FSB. Regardez, écoutez, et faites ensuite preuve de nuance, de décence, de mesure.






☐ 18/2/2022

La Science

Je suis impressionné, évidemment sans être admiratif, par la méthode employée par la macronie pour discréditer les scientifiques crédibles qui s'élèvent contre la politique "sanitaire" absolument délirante de ce gouvernement. Didier Raoult est probablement celui qui a le plus subi les assauts des divers médias pour salir la personne et son travail, jusqu'à Mediapart joignant sa voix à celle des médias para-gouvernementaux. Il y a eu d'autres voix ainsi effacées du domaine public, et les groupes qui contrôlent désormais l'essentiel de la communication directe (journaux, radios, télévisions) ou indirecte (réseaux sociaux) ont activement collaboré à l'entreprise de décrédibilisation, le cas échéant par voie de censure. Alliance des médias nationaux et des GAFAM venant faire taire les discours ne rentrant pas dans la norme communément admise. Le politiquement correct a gagné.
J'ai extrait de la vidéo publiée par Raoult hier la partie la plus explicite quant à sa vision de l'inanité de la politique d'obligation vaccinale mise en place par le gouvernement. Quatre minutes en or de la part d'un expert parmi les plus cités dans le monde dans ce domaine. Il y a quelques jours, un prix Nobel peu conformiste est mort dans l'indifférence générale, on a aujourd'hui un scientifique de grand renom qui met les pieds dans le plat, et les Français de vaquer à leur occupation, et les médias de se taire et de regarder l'homme de haut comme s'il était fou alors que s'il y a un expert, c'est bien lui.
Je me suis accroché avec plusieurs macronistes convaincus, dont Monsieur P, historien dont le père a participé au réseau de résistance dirigé par mon grand-père, et qui a tout simplement fini par me bloquer. On ne discute pas avec des macronistes, on n'échange pas des arguments, on se fait regarder de haut, ils vont jusqu'à mettre en doute votre intelligence. Opposez des arguments, des faits, vous vous voyez opposer des affirmations définitives. Ce qui me frappe dans le discours de pratiquement tous ces gens, c'est qu'ils sont persuadés être touchés par la grâce de la Science. La Science parle par leur bouche ("les scientifiques affirment que"), et toute parole dissidente est inévitablement celle de complotistes, d'ignorants, d'extrémistes. Celui qui parle contre le discours officiel est rejeté à la marge.
Il n'est pas nouveau que l'intelligentsia d'un pays choisisse de faire barrage aux discours dissidents. Ce qui est nouveau, c'est la collusion du pouvoir, des médias nationaux et internationaux, et des intellectuels, dans un contexte de pays à peu près libres, avec le droit de vote toujours en place. Il existe bien quelques intellectuels qui parlent autrement, mais ils sont bien rares et je note qu'ils sont souvent des philosophes (des vrais, pas des clowns à la Enthoven), des mathématiciens ou des physiciens (Villani, encore député issu de la majorité, a voté contre le pass), mais aussi quelques noms issus de la recherche biologique ou médicale. Raoult en fait partie.
Aujourd'hui la Science est officielle. On affirme dans les plus hautes sphères de l'État et le reste doit suivre. La trouille à transformé la majorité en un troupeau de moutons dociles prêt à croire en une science officielle énoncée par le pouvoir. Le ministère de la Vérité est en marche, et je crains malheureusement que le peuple français et ses élites, drogués au confort et à la consommation, ne portent plus aucune attention à tous ceux qui sortent des sentiers battus. La voie est libre pour une dictature, du moment que le confort reste.






☐ 18/1/2022

Une démocratie prête à tous les renoncements ?

(...) En France, l'Assemblée Nationale, après que le Sénat ait baissé son pantalon, vient d'adopter la mouture définitive du projet de loi scélérate du gouvernement Macron-Castex sur le pass vaccinal, qui veut imposer à certains Français un statut digne de celui des juifs sous Pétain. On verra si les membres du Conseil Constitutionnel méritent ou pas leur appellation de « sages ». Je l'espère, et je serai un de ceux qui leur écriront avec arguments à l'appui, mon mémoire est prêt. J'espère que nous serons nombreux. C'est le dernier test pour savoir si notre démocratie résiste à la folie créée par l'émotion, par la peur. Si le CC devait valider ce projet de loi, c'est que la digue a cédé, pour une épidémie à peine plus meurtrière que la grippe de Hong Kong en 1969, toutes choses égales par ailleurs.

(...) Tout cela montre que notre démocratie est à un moment de grande fragilité. Car la plus grande des fragilités vient du silence de tous : voilà qu'on se prépare à traiter des Français en parias, et presque personne ne se lève, notamment parmi les voix qui portent. Les intellectuels se taisent en grand nombre, les gens regardent d'un œil torve défiler des opposants à un passeport indigne qui sont tamponnés du qualificatif dégradant d' « antivax ». Voilà une démocratie qui est prête à tous les renoncements, il n'y a plus qu'à espérer que les sages le seront vraiment, pour réveiller les âmes endormies.