Ouverture citoyenne (parti politique)


Surtourisme : diagnostic et solutions

Stoppons l’inflation du tourisme, qui s’opère au détriment des besoins des Colmariens.
Le tourisme est certes utile pour faire vivre l’économie colmarienne, mais il y prend une place de plus en plus importante, bouleversant durablement sa structure.
Nous recensons trois principaux symptômes :
La modification du tissu économique local : de nombreux commerces en difficulté cessent leur activité et deviennent des boutiques de souvenir ou des bars/restaurants, quand les locaux ne restent pas vides ; en corollaire : une baisse de l’offre de produits et services pour la population.
Les places de stationnement manquent, les touristes venant les occuper eux aussi.
La diminution du nombre de logements en centre-ville et l'augmentation des loyers, du fait de la prolifération des locations Airbnb.
La politique actuelle de la ville est de faire venir un maximum de touristes via l’office de tourisme, qui est le seul outil disponible pouvant impacter ces flux. Nous proposons de réguler les arrivées de visiteurs en modulant les activités de communication de l’office de tourisme à l’extérieur, en vue d'atteindre et de maintenir un nombre comparable de touristes à celui d’il y a 10 ans, quand cela était vivable. (...).
Nos propositions pour réagir aux symptômes évoqués plus haut :
- La création d’une monnaie locale pour relocaliser la production et la consommation.
- Les transports en commun gratuits, pour limiter le nombre de véhicules stationnant en ville.
- Une convention entre les propriétaires et la collectivité pour lutter contre la spéculation et les logements vacants.
- Une aide aux projets d’installation de nouveaux commerces de proximité.



☐ 23/2/2020

Monsieur le Candidat Meyer,
nous savons que pendant ces 25 longues années à la tête de la mairie, vous avez pu pratiquer la proposition de charte unilatéralement acceptée. Mais nous sommes au regret de devoir la refuser. Car oui, en démocratie, il est possible de ne pas être d'accord avec vous.
Ne vous inquiétez pas, nous n'avons pas l'intention de coller intempestivement des affiches. Nous n'avons pas votre budget pour cette campagne, et nous ne voulons pas polluer plus que nécessaire la nature environnante. D'ailleurs, comme le budget de votre campagne vous sera remboursé, vous auriez aussi pu expliquer que cela coûtera cher à la collectivité. Sans commune mesure avec les actions de « nettoyage » dont vous parlez.
Par contre, nous vous prierons à l'avenir de ne plus utiliser vos prérogatives d'élu pour museler l'opposition. Vous aviez déjà tenté d'interdire le tractage sur les marchés en 2012, vous voilà à vouloir interdire l'affichage. À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Vous avez déjà le Point Colmarien pour vous exprimer, laissez-nous la Rue.



☐ 16/2/2020

Ne pas oublier le quartier Ouest trop souvent dans l'oubli. On a beau faire de jolis bâtiments, il faut aussi proposer à ses habitants des lieux de vie et de solidarité comme par exemple : un café solidaire intégré dans une maison de quartier, des permanences seront organisées juridiques, médicales, d'actions sociale et syndicale... pour mieux accompagner et orienter les citoyens sur les structures adéquates.
Michael Meguellati



☐ 9/2/2020

Nous nous plaignons que les politiques ne représentent plus la population, des classes sociales sont laissées à l'abandon aujourd'hui. Nous avons l'occasion de reprendre possession de notre souveraineté, ne mettons plus de distance entre les élus et les habitants. Nous devons changer la vision de la politique locale. C'est le moment d'exposer nos idées, il y a tellement de choses à faire. La mairie, c'est la base, et pourquoi pas le début d'un socle solide pour notre avenir et celui de nos enfants, si nous nous y mettons tous. Le peuple a ouvert les yeux depuis le mouvement des gilets jaunes, voire même avant pour certains. Nous avons constaté pendant tout ce temps que nous nous faisions avoir au final, par des gens qui placent leur intérêt particulier avant l'intérêt général, sans s'occuper des vrais problèmes. N'ayez pas peur du changement, rejoignez-nous pour nous aider à construire le projet des citoyens engagés. Qui peut dire ce que veulent les citoyens à part les citoyens eux-mêmes. Soyez au rendez-vous et rassemblons-nous pour faire évoluer les consciences. (...).
Michaël Meguellati



Municipales : une cinquième liste à Colmar ?

Clément TONNOT
L'ALSACE/DNA du 24/1/2020

Composé autour de gilets jaunes et de militants de la gauche radicale, le collectif « Ouverture citoyenne » ambitionne de monter une cinquième liste à Colmar. Il espère répondre aux désirs de démocratie directe et de lien social apparus sur les ronds-points.

Ils reconnaissent que leur démarche est « utopiste » mais ils y croient dur comme fer. Une vingtaine de personnes réunies au sein du collectif « Ouverture citoyenne » travaillent actuellement à la constitution d’une 5e liste à Colmar. L’embryon de liste incarne la convergence gilets jaunes/gauche radicale déjà observée lors des dernières Européennes.

Au sein du collectif colmarien, des gilets jaunes, des militants syndicaux, du PCF ou de la France Insoumise donc, mais pas seulement. Plusieurs ont participé à la démarche unitaire à gauche engagée par l’écologiste Frédéric Hilbert, mais les discussions ont échoué fin novembre. « Le problème, c’était d’avoir une personne qui s’imposait dès le début. Ce fonctionnement était trop centralisé », commente Benoît Legrand, militant LFI et gilet jaune de 31 ans.

La démarche fait trop « ancien monde » à leurs yeux. « Notre objectif, c’est que les citoyens se prennent en charge et décident par eux-mêmes », explique Dominique Moriconi, fonctionnaire de 49 ans, qui milite à la CGT et au PCF. La question de la tête de liste sera ainsi réglée « par une votation, la première semaine de février ».

Une possibilité de révocation par les électeurs

Le collectif défend « la démocratie directe » plutôt que « participative ». « Ouverture citoyenne » prévoit ainsi d’utiliser localement le référendum d’initiative citoyenne (RIC), mais aussi d’inscrire dans sa « charte d’engagement » une possibilité de révocation par les électeurs. Deux dispositifs qui ne sont pas constitutionnellement applicables aujourd’hui.

« L’idée, c’est de construire les choses depuis la base », commente Béatrice Floranc, qui dénonce une « crise de la représentation » et la « déconnexion des élites », y compris au niveau local. Pour cette militante gilet jaune de 63 ans, ancienne patronne dans l’hôtellerie-restauration, « la démocratie électorale ne doit pas se résumer pas à un bulletin de vote ».

« Ouverture citoyenne » ne se revendique pas forcément à gauche et refuse les étiquettes. « Bien sûr, on a nos convictions, mais on n’a pas demandé l’autorisation à nos partis… », commente Dominique Moriconi. La liste veut avant tout incarner une alternative à un « système verrouillé, en particulier à Colmar avec Gilbert Meyer ».

Des maisons de quartiers, lieux de rencontre et de services

Très actif parmi les gilets jaunes colmariens, Michael Meguellati dénonce le « comportement autoritaire » du maire. Il n’a pas oublié ni la facture que le maire menaçait d’adresser à une militante pour le nettoyage du QG proche du magasin Centrakor, ni le fumier répandu sur le rond-point de la statue de la Liberté la veille d’une mobilisation…

Côté propositions, le collectif met l’accent sur la démocratie de proximité et le lien social. Il plaide notamment pour des conseils participatifs et des maisons de quartiers qui seraient à la fois « des lieux de rencontre et de permanence » pour guider les gens dans leurs démarches administratives. Une manière de « lutter contre la dématérialisation et la déshumanisation des services publics, mais aussi contre l’isolement et la précarisation ».

En matière d’écologie et d’environnement, il s’agit de préserver « une ceinture verte » autour de la ville et de « limiter l’étalement urbain ». Pour cela, « Ouverture citoyenne » veut notamment « lutter contre les logements vides et le développement des meublés AirBnB au centre-ville ». Des thématiques de campagne sur lesquelles le collectif compte évidemment « prendre le pouls de la population ».



Une partie des membres du collectif « Ouverture citoyenne ».
De g. à d., Michaël Meguellati, Benoît Legrand, Dominique Moriconi et Béatrice Floranc.
Photo L’Alsace - Hervé KIELWASSER



☐ 12/1/2020

Municipales : le collectif Ouverture citoyenne fait son apparition

Nous sommes un collectif de citoyennes et citoyens colmariens voulant nous organiser pour changer la politique de la ville. Les gouvernements successifs n'ont de cesse de s’attaquer aux droits de nos concitoyens, comme avec la casse de notre système de retraite, l’assurance chômage, le logement social avec la baisse des APL…, la destruction de l'ensemble des services publics. Si les élus locaux ne peuvent prétendre agir sur leur politique, ils peuvent en atténuer les effets.
Il est temps de changer de cap... Remettre les citoyens au cœur de l'action pour les rendre décisionnaires de la politique dans leur ville : COLMAR.

Construisons un contre-pouvoir local avec un projet de société solidaire et humain.
Réfléchissons... ENSEMBLE...

Nous nous parlons de moins en moins, l'individualisme nous conduit à nous isoler et nous replier sur nos cercles amicaux et familiaux les plus proches. Comment refaire société ensemble ?

Les inégalités s'accroissent entre les personnes et les quartiers, certains vivent dans le luxe alors que d'autres survivent dans la pauvreté. Comment faire que tous puissent vivre dignement ?

La Ville de Colmar vit principalement du tourisme, s'organisant entièrement autour de lui. Nous devenons dépendant de lui par manque d'opportunité sur d'autres secteurs. Comment insuffler un dynamisme et relancer l'activité ?
Comment faire pour que le maire reste toujours au service de la population et pas l'inverse ?

Nous produisons et consommons sans prendre en compte l'impact sur notre environnement, le rendant hostile à la vie. Comment faire pour réduire au maximum l'empreinte polluante de notre ville ?

Pour mettre en œuvre cette politique, il sera nécessaire de fédérer un large front populaire citoyen ouvert à toutes personnes désireuses de s’investir dans la vie de la Cité. Rejoignez-nous !

Le collectif Ouverture citoyenne