NAUDO Michel





☐ 6/1/2022

Chers amis,

Pendant une bonne partie du premier semestre de cette année et dès la semaine prochaine, je serai la plupart du temps en Alsace.
Aussi, je suis à votre entière disposition pour aller à la rencontre et échanger avec celles et ceux qui ont lu mon livre paru en mai dernier.
Cela peut se faire dans n’importe quel lieu propice à la rencontre et à la discussion (bar, café, restaurant, chez vous etc…), sous n’importe quelle forme (débat, dédicaces, table ronde ou simple échange à quelques-uns voire même en tête à tête…), dans n’importe quel cadre (privé, associatif, parti politique quelle qu’en soit la couleur…) et en n’importe quel endroit en Alsace.
Il s’agit pour moi, à mon simple niveau, de contribuer au débat en Alsace suite à la consultation initiée par Frédéric Bierry président de la CEA.
Je vous propose de vous détailler pour quelles raisons et de quelle façon nous en sommes arrivés, en Alsace, à la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui ; de vous montrer quelle serait la plus-value pour les Alsaciens de récupérer les compétences régionales qui nous ont été retirées en 2014.
Enfin, d’évoquer également, le sensible et fondamental sujet de la décentralisation en France et de l’impératif transfert de pouvoirs vers les élus locaux qui devra immanquablement avoir lieu sauf à continuer à perdre de l’énergie, du temps et de l’argent dans une organisation du pays devenue obsolète…
Étant désormais à la retraite et par conséquent disponible, c’est ma façon de contribuer à enrichir les connaissances et affiner la compréhension de celles et ceux qui souhaiteront faire l’effort de la discussion et de la réflexion sur des sujets ayant un réel impact sur nos vies sans que nous en ayons toujours conscience…
Contact via Messenger.
PS : La Kamm à Strasbourg propose une choucroute aux trois poissons offerte, pour une achetée et ce jusqu’au 30 avril, profitons-en !



☐ 21/12/2021

Grande consultation citoyenne – L'Alsace doit-elle sortir du Grand-Est pour redevenir une Région à part entière ?

La Collectivité européenne d’Alsace, née le 1er janvier 2021 de la fusion des deux conseils départementaux alsaciens, souhaite aujourd’hui un nouvel élargissement de ses compétences pour redevenir une Région à part entière.

J’ai voté mais il faut préciser que l’Alsace ne sera plus jamais une Région. Elle ne peut se transformer qu’en une collectivité territoriale à statut particulier au sens de l’article 72 de la constitution car elle cumulera alors les compétences régionales et départementales, plus celles particulières de la CEA. Il aurait été plus juste de demander si les gens étaient d’accord pour que l’Alsace récupère ses compétences régionales perdues en 2014…
Par ailleurs, je doute qu’en si peu de temps on ait expliqué aux Alsaciens quelle était la plus-value pour eux de sortir du Grand Est…
Si la démarche vise à influencer les candidats durant la campagne présidentielle, une telle consultation avec une seule question aussi simpliste et ce quelle que soit la participation ne saurait être prise au sérieux... C'est un sujet complexe qui passe par-dessus la tête de beaucoup, il faut du temps, des moyens et des explications illustrées par l'expérience d'élus locaux pour convaincre les Alsaciens que c'est la voie à suivre... 



☐ 19/12/2021

Comparaison utile pour les sabreurs et coupeurs de têtes en tous genres…





☐ 18/12/2021

Extrait de la presse régionale au sujet de la visite de Valérie Pécresse en visite guindée à Strasbourg. Elle aurait pu ajouter : « et nous l’y aiderons car sans lui, je ne serai pas au deuxième tour. »





☐ 17/12/2021

« Oui, je changerai les livres d’histoire ! »
Éric Zemmour
 
Un responsable politique n'a pas a écrire ou réécrire les livres d'histoire. C’est le travail et la fonction des historiens. Seuls les dictateurs ont cette prétention, pour inventer une histoire qui colle à leur récit national fantasmé…





☐ 16/12/2021

Je ne fais pas de politique mais je ne m’interdis pas de commenter la politique.
Il est facile de dire des élus qu'ils sont condescendants, élitistes ou méprisants. Certains le sont évidemment. Mais le pire, ce sont ceux qui feignent des goûts qu'ils pensent populaires. Ils prennent les gens pour des cons, et jugent sans doute utile de cultiver leur médiocrité.
Il n'y a rien de mal à aimer le foie gras, à s'intéresser au Tour de France, au concours de Miss France et à vouloir un sapin (je viens d'acheter le mien), mais définir la France ainsi, c'est assez grotesque. Il ne manque plus que le béret, la baguette sous le bras, la bouteille de rouge et le fromage. Ça vole haut !





☐ 20/11/2021

Sondage IFOP de novembre 2021 sur l’Avenir de l’Alsace

« Les sondages, c’est comme la minijupe, ça fait rêver mais ça cache l’essentiel ! »

En 2019, les Alsaciens étaient 68% à vouloir sortir du Grand Est, aujourd’hui ils sont encore 64% soit 4 points de moins ou si vous préférez, presque 6% d’entre eux ont changé d’avis. 9% des sondés ne se prononcent pas, ils étaient seulement 1% en 2019…
Que s’est-il passé depuis 2019 ? De quoi cette chute est-elle le signal ?
La Collectivité européenne d’Alsace (CEA) a vu le jour le 1er janvier 2021 et des élections régionales et départementales ont eu lieu en juin dernier.
Les Alsaciens ont-ils, depuis, constaté un changement quelconque dans leur vie de tous les jours ?
Le fait qu’ils se trouvent depuis 2015, intégrés dans le Grand Est, a-t-il eu un impact sur eux ?
La fusion des deux Départements alsaciens en une seule collectivité a-t-elle amélioré quelque chose dans la vie quotidienne des Alsaciens ?
Je fais le pari que si ces trois questions étaient posées aux Alsaciens, les trois réponses seraient « non ».
De mon point de vue, l’explication de cette chute de 4 points et des 8% en plus qui ne se prononcent pas est là.
Il est inutile de sonder les Alsaciens avec des questions aussi générales sur un sujet institutionnel qu’ils ne maîtrisent pas.
Pour la plupart des gens, l’organisation administrative de la France et de l’Alsace en particulier, c’est de l’hébreu. Le Grand Est et la CEA leur passent par-dessus la tête. Si de plus, ces changements institutionnels intervenus en 2015 et 2021 n’ont pas été perçus dans leur quotidien, les Alsaciens ne sont-ils pas en droit de commencer à se demander « mais pourquoi diable veulent-ils changer quelque chose ? ».
Nous n’avons pas encore tiré les enseignements de l’échec cuisant et du gâchis infligés aux Alsaciens par les hommes politiques lors du référendum d’avril 2013 !
Encore une fois, faute de leur expliquer correctement quelle sera la plus-value pour eux d’une sortie du Grand Est, nous irons de désillusions en déceptions et les mêmes causes produiront les mêmes effets.
Ce n’est pas un tour d’Alsace en 80 jours qui va changer quoi que ce soit aux connaissances des Alsaciens sur un sujet aussi complexe…
Tout ce qui n’a pas été fait lors de la campagne de 2013 sur le Conseil d’Alsace reste à faire : implication sur le terrain des élus locaux tels que les maires et les Conseillers d’Alsace. Organisation de tables rondes, d’ateliers thématiques et de groupes de travail avec les citoyens. Maitrise et organisation des réunions avec des animateurs formés disposant de fiches thématiques explicatives. C’est un sacré travail ! C’est long, mais c’est le prix à payer pour faire fonctionner correctement la démocratie participative.
Il s’agit avant tout de convaincre les Alsaciens avec une démarche pédagogique qui est aux antipodes d’une campagne électorale classique faite de réunions publiques, d’affiches, tracts et autres slogans. Distribuer et faire remplir des questionnaires à la population est tout aussi inefficace…
Un autre point dans ce sondage ne laisse pas d’interroger : comment se fait-il qu’aujourd’hui 79% des électeurs RN alsaciens, se prononceraient plutôt pour un candidat à l’élection présidentielle qui se déclarerait favorable au retour à une Région Alsace à part entière alors que nous avons tous en mémoire que le Front National avait fait une campagne vent debout contre le Conseil d’Alsace en 2013 ?
Méfions-nous des sondages qui ne posent pas les bonnes questions et rappelons-nous également qu’à la veille du référendum de 2013, 75% des Alsaciens interrogés, déclaraient vouloir voter « oui » (sondage CSA du 25 février au 1er mars 2013).
On peut aussi constater un certain décalage entre les résultats des sondages et ceux des urnes puisqu’un seul régionaliste siège parmi les 80 Conseillers d’Alsace de la CEA et que Jean Rottner est arrivé en tête aux deux tours de scrutin en Alsace lors des élections régionales de juin dernier…
Pour finir un point de détail mais qui a pu entraîner une certaine confusion chez les Alsaciens sondés : la principale question posée est "Pensez-vous que la nouvelle collectivité européenne d’Alsace (CeA), née le 1er janvier 2020 de la fusion des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, doit sortir de la Région Grand Est pour redevenir une région Alsace à part entière ?"
On peut souligner ici le professionnalisme des sondeurs qui ignorent jusqu’à la date de création de la CEA et la légèreté des commanditaires qui visiblement n’ont pas vérifié le texte avant de donner leur feu vert…
https://alsace-malgre-elle.fr/mefions-nous-des-sondages/





☐ 19/11/2021

J-8
Parc des expositions de Colmar.
Samedi 27 novembre 9h-19h. Dimanche 28 novembre 9h-18h. Entrée gratuite.
Environ 70 000 ouvrages exposés.
* 200 stands
* 80 maisons d’édition
* 7 librairies
* 8 bouquinistes
* 29 associations
* 400 artistes-auteurs
J’y serai non stop pour échanger et dédicacer mon livre « L’Alsace malgré elle ».
https://alsace-malgre-elle.fr/





☐ 13/11/2021

Je trouve ça très drôle. Je précise que je n’ai rien contre les chasseurs, dont chacun sait qu’ils sont les premiers écologistes de France, de braves gens qui se dévouent sans compter pour nous protéger des invasions de la faune sauvage.
Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi ils prétendent réguler les populations de sangliers, qu’ils "engrainent" par ailleurs et dont une partie est issue d’élevages que les sociétés de chasse financent. Je ne vois pas non plus en quoi il serait écologique d’organiser avec des techniques de chasse moyenâgeuses la lente agonie des alouettes, des ortolans et des grives. Je n’ai pas davantage saisi la raison pour laquelle les chasseurs aiment tant tirer à l’arme lourde à proximité immédiate des habitations, des pistes cyclables et des routes.
Il doit y avoir de bonnes raisons à tout cela, mais malheureusement celles-ci ne me sont pas accessibles…





☐ 12/11/2021
[Présidentielle 2022]

Pourquoi avoir organisé un débat public ?

J’ai bien entendu suivi le débat sur LCI entre les candidats à la candidature LR à la présidence de la république. J’ai eu l’impression d’assister à une réunion de ces responsables politiques face à leurs militants et c’est bien normal puisqu’ils s’adressaient avant tout et surtout aux militants et/ou futurs militants LR qui seront les seuls à voter début décembre.
Ceci explique certainement les surenchères affichées par les uns et les autres concernant les économies, la dette, le nombre de postes de fonctionnaires à supprimer etc…
Étant un libéral, j’ai aussi été frappé par l’ampleur de l’interventionnisme étatique envisagé par les candidats !
N’étant pas un militant LR, je ne me prononcerai pas sur tel ou telle ; cependant, ayant toujours voté à droite jusqu’en 2017 exclu, je pensais pouvoir retrouver un discours qui m’avait été familier auparavant. Ce ne fut pas le cas… C’est vraisemblablement dû au fait que cette droite a changé, qu’elle se « droitise », que sa vision de l’Union européenne ne correspond plus à la mienne et que l’ombre de Zemmour a plané sur ce débat tout au long de la soirée.
J’ai été en particulier stupéfait par trois choses :
La première est cette proposition de convoquer immédiatement les chefs d’États et de gouvernements de l’UE sitôt l’élection acquise, pour renégocier les traités européens ! Comme cela paraît simple et facile !
Sans rentrer dans les détails, la présidence tournante de l’UE exercée par la France du 1er janvier au 30 juin 2022 donne la faculté au président français de mettre sur l’agenda européen des sujets qui lui tiennent à cœur mais certainement pas de « convoquer » ses pairs pour renégocier quoi que ce soit ! Certes, un État membre peut demander le lancement d’un tel processus de révision mais ensuite c’est un parcours du combattant…
Pour faire court, il faut une déclaration commune des chefs d’État, puis que le Conseil européen convoque une Conférence intergouvernementale qui élaborera les textes, ensuite, s’il y a accord unanime des États, ceux-ci signeront la révision des traités puis il faudra en passer par les ratifications dans les 27 États membres…
Sarkozy avait initié le traité de Lisbonne en 2007 ; il l’avait annoncé dans son programme de campagne et avait expliqué pourquoi il fallait le faire car depuis 2005 et l’échec de la Constitution européenne, l’UE « fonctionnait » très mal sur les bases du traité de Nice. Il y avait donc urgence à réformer.
Où est l’urgence aujourd’hui ? Pour quelles raisons précises, sérieuses et impératives, faut-il réviser quels textes ?
La deuxième chose qui m’a laissé sans voix, est cette proposition de provoquer un référendum pour demander aux Français de reconnaître la primauté de la loi française sur les traités internationaux !
Sur la possibilité évoquée, de faire ce référendum en même temps que les élections législatives, j’ai un gros doute car l’article 11 de la Constitution stipule que ce référendum doit se tenir « pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées ». L’assemblée ne sera pas en session, ni même élue !
Ensuite je pose la question : que vaudra encore la signature de la France si la loi devait primer sur les traités internationaux et que l’on jette aux orties l’article 55 de notre Constitution rédigé ainsi : « Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l'autre partie » ?
Cela reviendrait à déclarer que tout traité international n’engage en rien la France puisqu’à tout moment une loi peut le contredire. Absurde…
La troisième chose découle des deux premières puisqu’à aucun moment, je n’ai entendu Michel Barnier, pourtant rompu aux questions européennes, réagir à ces propositions loufoques !
Dommage, car en voulant absolument donner des gages aux militants LR qui ne sont pas spécialement des europhiles, il se coupe, s’il est désigné, de l’électorat centriste qui aurait pu encore se tourner vers lui.
Une élection présidentielle se gagne au centre comme toujours depuis 1965 et c’était dès lors totalement contre-productif de nous laisser assister publiquement à cette surenchère démagogique qui aurait dû se tenir à huis clos avec les militants…



☐ 5/11/2021
[Présidentielle 2022]

Catharsis

La campagne des élections présidentielles qui vient de commencer, m’intéresse et je la trouve passionnante. J’ai donc suivi avec intérêt les propos d’Eric Zemmour sur CNEWS hier soir, tout comme j’avais suivi le débat entre lui et Jean Luc Mélenchon sur BFMTV.
La première partie ne fût pas très intéressante. En effet, face à une Christine Kelly sirupeuse et faussement ingénue qui lui servait la soupe, Zemmour se justifiait sans grande conviction sur certains de ses comportements récents (fusil braqué sur des journalistes par exemple). Une vidéo très parlante a toutefois été montrée, qui illustrait parfaitement le fait que Zemmour était comme un chien dans un jeu de quilles. Formule qu’il a d’ailleurs reprise et qui est exacte. Il a débarqué dans cette campagne comme un chien dans un jeu de quilles en en bouleversant l’ordonnancement prévu à l’avance.
Je l’ai toutefois trouvé fatigué et lui-même a avoué que c’était éreintant.
La politique à ce niveau de compétition c’est un marathon et pour faire ce marathon il faut s’y être préparé longtemps pour ne pas flancher à la barre fatidique des trente kilomètres. Nous n’en sommes qu’au début et j’ai quelques craintes sur sa condition physique pour la suite…
Je sais qu’il prend des cours de théâtre pour améliorer sa posture de tribun quand il fera des meetings, exercice où il n’est pas particulièrement bon. Je lui conseille également de modifier son attitude à la télévision car on voit trop souvent le haut de son crâne. Il faudrait également qu’il fasse quelques séances de kiné afin de corriger sa raideur de la nuque qui fait que quand il se tourne vers un interlocuteur, il bouge tout le haut de son corps comme un vieux atteint d’arthrose. Mais ce ne sont là que des détails qui ont toutefois de l’importance dans notre société très médiatisée.
La deuxième partie, celle des débats fut plus intéressante avec un Zemmour toujours aussi caricatural et péremptoire et clairement pas au niveau sur les questions économiques face à Denis Olivennes dont il contestait les chiffres pourtant officiels. Il s’est toutefois mieux défendu sur la laïcité et je partage d’ailleurs certaines de ses propositions. On peut néanmoins lui reprocher que tout son discours passe toujours à travers le prisme de l’immigration et de l’islam. Cela en devient même idéologique et dogmatique !
Nous avons naturellement eu droit aux « Ben voyons ! » en guise d’arguments.
On a pu noter que désormais il souhaite être candidat mais s’est refusé à dire quand il se déclarera. La question n’est donc plus « sera-t-il candidat ? » mais « quand ? ».
Sur ce point, il a raté d’ailleurs une belle occasion historique pour se déclarer car il aurait pu organiser un rassemblement solennel et très gaullien puisque c’était en effet un 4 novembre 1965 que De Gaulle déclarait sa candidature à la fonction suprême. Ça aurait eu de la gueule en indisposant beaucoup de LR ! Quoique…
Sans le traiter de guignol comme l’Âne Hidalgo, Zemmour me fait un peu penser à Coluche dont les velléités de candidature avaient suscité un véritable engouement chez les Français jusqu’à inquiéter le pouvoir. Mais c’était une autre époque et d’autres mœurs. Coluche avait fait office de défouloir tout en montrant déjà le peu d’estime des Français pour leurs hommes politiques.
Pour moi, Zemmour est un peu dans le même rôle. Il dit des choses simples, claires, audibles pour beaucoup et qui correspondent à ce qu’ils pensent. Le problème c’est que c’est un discours simpliste et populiste car nos sociétés sont complexes et ne peuvent se résumer à des slogans caricaturaux. Néanmoins cela plait et en ce sens, je crois que Zemmour aura un effet cathartique sur beaucoup de Français.
Une fois déclaré candidat, la donne va changer et s’il tient la distance, il va réaliser qu’il sera passé du rôle du chien à celui d’une des quilles…



☐ 2/11/2021

Le festival du livre de Colmar se tiendra les 27 et 28 novembre prochains

30.000 visiteurs sont attendus, 80 maisons d’édition et 400 auteurs seront présents.
J’y serai durant les deux jours sur l’espace des Éditions de la Nuée Bleue accompagné de 8 autres auteurs alsaciens.
Une occasion unique de se rencontrer, d’échanger et de se cultiver lors de cet événement devenu incontournable et figurant désormais parmi les plus grandes rencontres littéraires du pays !







☐ 2/11/2021

Sarkozy est un petit chef

Nous avons désormais la réponse.
Je suis en colère car je considère son comportement comme une trahison vis-à-vis de ses anciens collaborateurs de cabinet d’abord et vis-à-vis de ses anciens électeurs ensuite. J’ai voté pour lui en 2007 et en 2012 et je n’imaginais pas voter pour un homme qui n’a pas le courage d’assumer ses responsabilités.
L’image de celui qui était encore la référence politique chez les LR et dont on sollicitait les conseils avisés, en prend un sérieux coup.
Il aurait pu sortir grandi par cette séquence, il s’éclipse par la petite porte de la honte, celle qu’empruntent les lâches…



☐ 26/10/2021

Message subliminal pour Zemmour





☐ 26/10/2021

Je suis effaré d'entendre Michel Barnier déclarer qu'il aurait été plus simple de supprimer la TVA sur le gaz et l'électricité plutôt que de recourir à un "chèque inflation". Tout le monde sait qu'en politique et particulièrement en période électorale, les propositions simplistes foisonnent. S'agissant de l'Union Européenne, nous sommes habitués à entendre des discours accusant l'UE de tous les maux alors même que les décisions ou les directives en cause, sont prises par les Etats membres eux-mêmes, en accord avec le Parlement européen.
Entendre un ancien commissaire européen comme Barnier, parfaitement au fait du droit européen et qui de plus s'est illustré brillamment en conduisant les négociations du Brexit, se vautrer de la sorte avec des déclarations dignes d'un Zemmour, c'est tout simplement affligeant. Certes, il faut qu'il donne des gages aux militants LR qui ne brillent pas particulièrement par un engagement pro-européen mais tout de même !
Rappelez-vous simplement le mal qu'avait eu Nicolas Sarkozy pour faire baisser le taux de TVA dans la restauration et des mois de négociation qui avaient été nécessaires pour y arriver, face en particulier aux réticences d'Angela Merkel...
L'UE (donc les Etats membres) ayant acté le fait qu'il fallait une harmonisation des taux de TVA dans l'UE (art 99 du TCE), il est extrêmement complexe et délicat d'y toucher car la plupart du temps il faut que la proposition émane de la Commission (à la demande d'un Etat par exemple) puis un accord unanime des Etats membres est nécessaire. C'est tout sauf simple et immédiat. Les politiques regagneront en crédibilité quand ils arrêteront de prendre les électeurs pour des billes en leur racontant des histoires qui ne correspondent pas à la réalité...



☐ 21/10/2021

Excellente analyse. D’ici début décembre, les LR vont avoir le temps de comprendre que la nature a horreur du vide…

Sociologie du « zemmourisme ». Radioscopie d’un nouvel électorat national-populiste

SONDAGE EXCLUSIF. À six mois du premier tour de l’élection présidentielle, la Licra et Le DDV ont souhaité mieux cerner l’ampleur et les ressorts du nouvel électorat « national-populiste » cristallisé depuis quelques mois par la candidature putative d’Éric Zemmour. Dans l’article ci-dessous, François Kraus, directeur du pôle « Politique / Actualités » à l’Ifop, présente les résultats de cette enquête.


cliquer ici ⇒ https://www.leddv.fr/actualite/sociologie-du-zemmourisme-radioscopie-dun-nouvel-electorat-national-populiste-20211020?fbclid=IwAR1x0bCXmeG12AF76fFeAEz9LEcrfgwjytGOGLz3lIl7_yqIPVmb87ZaXfE





☐ 20/10/2021

Un vrai chef ou un petit chef ?

On lit de nombreux papiers concernant l’affaire des sondages de l’Elysée actuellement pendante devant le tribunal correctionnel de Paris. On relate aussi beaucoup le fait que Nicolas Sarkozy se voit désormais contraint de venir témoigner au procès alors qu’il avait fait savoir qu’il n’en avait pas l’intention.
Je n’ai pas lu ou entendu de commentaires ou de réflexions sur l’attitude de l’ancien président de la république. Je vous livre ici mon sentiment :
Je ne reviens pas sur l’affaire, chacun pouvant se renseigner sans aucune difficulté.
Pour moi, écrire une lettre aux juges en déclarant qu’il ne viendra pas témoigner, revient à dire à ses anciens proches collaborateurs de cabinet « démerdez-vous » !
Cette attitude est fâcheuse car elle semble révéler son peu d’intérêt pour celles et ceux qui ont travaillé avec lui de façon rapprochée pendant son mandat.
Le mal est fait mais j'imagine qu'il peut encore se rattraper et montrer sa vraie dimension de leader lors de sa prochaine audition contrainte et forcée suite à un mandat d’amener délivré par le tribunal de Paris.
L’article 67 de la Constitution de 1958 stipule que « Le Président de la République n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité… ». Autrement dit Nicolas Sarkozy ne peut être condamné pour des faits qui se sont déroulés sous sa présidence et jouit à ce titre d’une immunité totale et permanente.
Les juges ont néanmoins estimé que sa présence était « nécessaire à la manifestation de la vérité » et « susceptible d’avoir une influence sur les faits reprochés aux prévenus ».
Le 2 novembre prochain, devant le tribunal, il devra parler et répondre aux questions des juges et des parties civiles si toutefois il décide de s’exprimer.
Que devrait-il dire ?
Pour l’histoire et son image, il devrait déclarer endosser l’entière responsabilité de ce qui est reproché sur le fond à ses anciens proches collaborateurs de cabinet car ceux-ci agissaient sous son autorité, et suivant ses consignes.
Les juges feront ce qu’ils voudront et apprécieront les moyens et les mécanismes mis en œuvre pour exécuter les directives présidentielles. Nicolas Sarkozy sait qu’il ne risque strictement rien à adopter cette conduite. Ce serait d’ailleurs encore plus signifiant s’il encourait quelque chose…
Nicolas Sarkozy a encore l’image d’un leader tout comme l’avait un Jacques Chirac.
Le 2 novembre, il a rendez-vous avec l’histoire et devrait en sortir grandi, grâce à une attitude responsable et courageuse.
Il aura à choisir entre laisser le souvenir d’un vrai chef ou celui d’un petit chef…





☐ 16/10/2021

Présidentielle 2022 - Point de vue

La France va-t-elle se suicider ou n’a-t-elle pas dit son dernier mot ?

En 2014, Zemmour publiait un pavé de plus de 500 pages dans lequel il expliquait « Le suicide français ». Je l’avais lu et annoté. J’avais même publié sur Facebook mon analyse en disant que ce bouquin allait structurer le débat de la prochaine présidentielle.
Cela ne s’est pas produit car le jeu politique a été chamboulé par l’émergence de Macron et l’effondrement des deux grands partis de gouvernement, évincés de la partie à l’issue du premier tour de 2017.
Aujourd’hui, la poussière retombe et le nouveau paysage politique se met peu à peu en place.
Si Zemmour n’a pas structuré le débat en 2017, il est cependant en train de le faire aujourd’hui. Tous les candidats, via un grand tapage médiatique, sont invités à se positionner par rapport à ses propos. Il est dans une situation très confortable car en attendant sa déclaration de candidature, il vend remarquablement bien son dernier opus (La France n’a pas dit son dernier mot) qui est devenu un best-seller. S’il n’est pas candidat, il aura néanmoins réussi à polariser l’attention sur son nom en engrangeant de très substantiels revenus et en rendant sa signature journalistique et ses futures interventions télévisuelles quasiment incontournables et monnayables à la hausse.
Pour un polémiste, c’est le paradis !
Car Zemmour est un polémiste et même (reconnaissons-le) un brillant polémiste. On a besoin de ce type d’hommes dans une société car ils sont le sel qui relève la saveur du débat démocratique. L’outrance, les raccourcis trompeurs, les déclarations racistes, sont simplement des outils ou des leviers que le polémiste utilise pour asseoir sa notoriété et diffuser son discours. C’est du marketing. Cela fait partie du jeu, s’en offusquer ne sert à rien, il connait les règles et assume totalement ses propos et ses condamnations.
Zemmour se qualifie également d’historien mais sur ce point j’ai un très gros doute car si vous observez ses ouvrages, il y a très peu de références et notes de bas de pages (dans « Le suicide français » une douzaine sur 527 pages…). Prenez maintenant un livre écrit par un historien reconnu et vous constaterez que les références sont légions sans même parler de la bibliographie qui est inexistante chez Zemmour.
Ayant moi-même commis un livre sur l’histoire récente de l’Alsace (« L’Alsace malgré elle » aux éditions de la Nuée Bleue, mai 2021, https://alsace-malgre-elle.fr) et bien que n’étant pas, et de loin, un historien, j’affiche 345 notes de bas de page sur 288 pages et une bibliographie de 27 publications.
Zemmour polémiste, oui, historien, non…
S’il est candidat à la présidentielle (ce dont je ne suis pas du tout convaincu aujourd’hui), il devra « changer de costume » et adopter la stature d’un présidentiable crédible, ce qui n’est de loin pas gagné et sera même très difficile à réaliser, car pour lui, il faudra changer la forme mais aussi et surtout le fond du discours (passer de la critique aux propositions dans tous les domaines du champ politique). Ce n’est pas le même métier, ce n’est pas un travail solitaire, ce ne sont pas les mêmes moyens.
Je vais peut-être, par curiosité, me procurer son dernier ouvrage pour simplement savoir pourquoi la France n’a peut-être pas dit son dernier mot après avoir voulu se suicider…





☐ 15/10/2021

Présidentielle 2022 - Point de vue

« Si je ne tiens pas ma promesse, je mange mon chapeau »
(Traduction littérale de l’anglais d’après Charles Dickens in « The Pickwick Papers » 1837)

Après avoir annoncé « urbi et orbi » qu’en aucun cas il ne participerait à une quelconque primaire ou autre congrès LR, après avoir déclaré mardi dernier qu’il n’était pas question pour lui de reprendre sa carte du parti, Xavier Bertrand annonce lundi dernier qu’il participera au congrès LR et aujourd’hui qu’il reprend sa carte du parti !
L’histoire ne dit pas comment il a assaisonné son chapeau pour le rendre plus digeste.





☐ 11/10/2021

Présidentielle 2022 - Point de vue

Nous sommes en train d’assister à l’acte 2 de ce qui fut provoqué par l’irruption de Macron dans le paysage politique français en 2016.
L’acte 1, avec comme point d’orgue l’élimination des deux grands partis de gouvernement (PS et LR) dès le 1er tour des présidentielles, sonna le début de la décomposition de la gauche et de la droite qui structuraient le débat politique sous la cinquième république. Cette phase est en passe de s’achever avec un éparpillement mortel de toutes les anciennes composantes de la gauche.
Chez les LR, la dynamique lancée par Zemmour et la création du nouveau parti « Horizons », sont des forces centrifuges qui disloquent un parti sur le déclin bien que disposant encore de beaux restes avec de nombreux élus locaux. Il y a une véritable hémorragie de voix en cours…
Nombreux sont les socialistes et les gaullistes qui ne savent plus où ils habitent !
L’acte 2 c’est la recomposition du paysage politique avec un centre progressiste et composite autour duquel graviteront trois ou quatre planètes, une gauche et une ou deux droites extrêmes ainsi que le parti écologiste. Il y aura aussi quelques petits astres morts, vestiges de ce que furent la gauche et la droite.
Où en sommes-nous à cette heure ?
Chez les LR, il semblerait que ce soit Barnier qui tienne la corde mais s’il est populaire chez les militants, il doit encore se faire connaître par les Français. Son parcours européen a été exemplaire avec en particulier sa remarquable performance en sa qualité de négociateur pour le Brexit.
Il a néanmoins commis une grosse erreur avec ses déclarations récentes qui remettaient en cause la primauté du droit européen sur le droit national en matière d’immigration. C’était certes pour donner des gages aux militants LR qui ne sont pas réputés pour être des pro-européens échevelés mais se faisant il s’est coupé des électeurs centristes dont il aura grand besoin après le congrès de décembre. Il lui faudra alors s’expliquer et certainement ménager la chèvre et le chou au risque de perdre l’un ou l’autre voire les deux…
À gauche, c’est simple, tout a explosé…
Au RN, MLP est en chute libre face à la montée impressionnante de Zemmour.
Chez les écolos, Jadot est un anti-nucléaire farouche alors que les trois quarts des français y sont favorables, ayant compris que c’est une source d’énergie qui n’émet pas de CO2…
Le nouveau parti « Horizons » de Philippe entre dans la danse en soutenant le président sortant et aura des candidats aux prochaines législatives car n’oublions pas que c’est le résultat du premier tour des législatives qui conditionne le niveau de financement public d’un parti politique.
Objectivement et à moins d’un événement exceptionnel, je ne vois pas ce qui pourrait, en l’état actuel des choses, empêcher Macron d’être réélu, tant les planètes semblent à nouveau s’aligner comme en 2017…
Je rêve d’un débat d’entre deux tours Macron/Zemmour !
Macron aura selon toute vraisemblance une majorité à l’assemblée mais beaucoup plus composite qu’aujourd’hui (LREM – MODEM – AGIR - Territoires de progrès – Horizons) et devra composer, ce qui sera nouveau et pas forcément de bon augure en particulier pour un éventuel nouvel acte de décentralisation dont le pays a tant besoin.
Philippe sera sur sa rampe de lancement pour 2027 d’où sortira peut-être à nouveau une chambre bleu-horizons…





☐ 17/9/2021

Il faut impérativement que l’éducation nationale mette sur pied un programme qui apprenne aux élèves à vérifier et recouper les informations qui circulent sur le web et les réseaux sociaux afin qu’ils soient en mesure d’exercer leur libre arbitre.
Je pense que cela doit intervenir tôt, dès que les gosses sont en mesure de se servir d’un portable. La capacité de lire en est bien entendu le corollaire.
À défaut, nous aurons (nous avons déjà) des zombies baladés d’une fake news à une autre tellement elles pullulent. Pour beaucoup d’ados et d’adultes c’est déjà trop tard ! Les pires sont ceux de ma génération qui ont découvert les NTIC sur le tard, durant leur vie professionnelle. La plupart de ces ados et adultes, sont aujourd’hui les jouets et/ou les idiots utiles des pires théories, idioties et autres conneries qui circulent sur ce qui constitue leur seule et unique source d’informations et de lecture…
« La mission de l’éducation nationale est de former des citoyens » Philippe Séguin





☐ 28/6/2021

Selon Le Figaro, le président Macron a déclaré dimanche 20 juin : « Cette démobilisation confirme la nécessité d’engager une profonde réforme institutionnelle…»

Finalement ce niveau d’abstention jamais atteint en France (2 électeurs sur trois ne se sont pas déplacés pour aller voter), malheureusement confirmé au deuxième tour des élections régionales et départementales, aura peut-être des conséquences positives.

Les appels nombreux à aller voter, lancés par des hommes et des femmes politiques de tous bords n’ont pas été efficaces. A la suite de ce désastre démocratique, on peut imaginer que l’exécutif songe à la nécessité de revenir sur cette réforme calamiteuse des grandes Régions et d’achever enfin une décentralisation cohérente et pérenne dont le pays a un besoin urgent. Un mal pour un bien en quelque sorte !

Lire la suite sur « l'Alsace malgré elle » : https://alsace-malgre-elle.fr/un-mal-pour-un-bien-et-une-consultation-pour-les-alsaciens/?fbclid=IwAR3sT004F7Vp-DqN0vRetrkGZ33acW-qyQPIUyifxhhglXrlf2nRHZprbbc


Dessin de Yannick Lefrançois



☐ 24/6/2021

Selon Le Figaro, Macron a déclaré dimanche « Cette démobilisation confirme la nécessité d’engager une profonde réforme institutionnelle… »
Peut-être que le niveau d’abstentions jamais atteint en France dimanche dernier, aura finalement convaincu l’exécutif de la nécessité de revenir sur cette réforme calamiteuse des grandes Régions et d’achever enfin une décentralisation cohérente et pérenne dont le pays a un besoin urgent !





☐ 22/6/2021

Enseignements de ce 1er tour des élections régionales

Les résultats des élections à l’échelle de l’Alsace nous montrent que les partisans du démantèlement du Grand Est (on se souvient qu’en avril 2013 le FN était opposé à la création du Conseil d’Alsace…) sont pratiquement au même niveau que ceux qui prônent le statu quo et ce malgré les sondages récents qui nous montraient que 80% des Alsaciens étaient favorables à une sortie de l’Alsace du Grand Est…

C’est néanmoins Jean Rottner, le partisan en chef du statu quo, qui est en tête. Unser Land n’atteint pas les 10%, ce qui doit être particulièrement décevant pour ses électeurs.

Tout ceci doit nous interroger quant à la volonté des Alsaciens de s’affirmer face au Grand Est.

Les Alsaciens semblent se satisfaire de la création de leur Collectivité européenne d’Alsace qui n’est toutefois qu’un super-Département bien entravé dans ses compétences, par la camisole que constitue le Grand Est.

On était en droit de penser que les thèmes identitaires et la voie montrée par Brigitte Klinkert pour se préparer au démantèlement du Grand Est, pouvaient séduire et mobiliser les électeurs. Au final, les Alsaciens restent fidèles à ce qu’ils ont toujours été, c’est-à-dire des légitimistes…

Au niveau du Grand Est, et à l’instar de toutes les autres Régions, il y a incontestablement une prime qui a été donnée au candidat sortant et les explications à ce sujet sont nombreuses.

Brigitte Klinkert paie aussi son manque de notoriété ailleurs qu’en Alsace et sa position délicate dans cette élection régionale puisqu’elle a dû jouer un numéro d’équilibriste très compliqué, où on lui reprochait d’être trop pro Grand Est en Alsace et trop pro Alsace dans le reste du Grand Est…

Pour le reste, je ne pense pas que l’on puisse extrapoler quoi que ce soit de ce résultat pour la présidentielle de 2022 comme le font déjà certains commentateurs politiques, car les enjeux sont totalement différents.

Il convient d’abord d’attendre et de voir si ce taux très élevé d’abstention se maintiendra dimanche prochain car désormais les quelques listes encore en lice auront plus de latitude et offriront plus de lisibilité pour se positionner entre elles et devant les électeurs. C’est la clé du second tour à tous les niveaux.

On peut à la limite émettre l’hypothèse que le duel Macron/Le Pen, pour le deuxième tour de l’élection présidentielle de 2022, a peut-être du plomb dans l’aile, du moins à l’issue de ce premier tour et compte tenu de la faible mobilisation des électeurs du RN, ce qui constitue la vraie nouveauté de ce scrutin.

Cependant rien n’est joué car d’un autre côté on peut aussi imaginer qu’une guerre des ego va se profiler chez les LR qui, si elle a effectivement lieu, risque de maintenir l’affiche à laquelle nous avons eu droit lors du second tour de 2017…


Lire la suite sur « l'Alsace malgré elle » : https://alsace-malgre-elle.fr/enseignements-de-ce-1er-tour-des-elections-regionales/?fbclid=IwAR0P4sBMag3NA9SpevGDJXQNziF4Lbis-PfU6HPMBGvfx5NqdsoI3q-8kKE



☐ 23/5/2021

Le lien entre les élections départementales et régionales en Alsace

Ces élections ont lieu simultanément les 20 et 27 juin prochains. Il est cependant frappant de constater, à la lecture des programmes, professions de foi et autres tracts distribués, à quel point les candidats et candidates aux élections départementales en Alsace, font si peu référence à l’enjeu régional !

Nous restons dans la « littérature » et les discours convenus, auxquels nous avons droit à chaque élection de ce type, depuis des lustres. Il n’y a aucune originalité, aucune innovation et un manque flagrant d’imagination de la part de ces aspirants à la fonction de Conseillers d’Alsace destinés à siéger dans une nouvelle collectivité, la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) qui a vu le jour il y a seulement 6 mois…

Pourtant, il y a un enjeu d’une toute autre dimension du simple fait que les Alsaciens sont au milieu du gué depuis que l’Alsace a retrouvé une identité institutionnelle.

Quel est l’avenir de la CEA ?

Quels sont ses réelles compétences qui la différencient des autres Départements de la Région Grand Est ?

A-t-elle les moyens et surtout les pouvoirs de ses ambitions ?

Que peuvent faire les futurs Conseillers d’Alsace pour faire évoluer la situation de la collectivité alsacienne au sein de la Région Grand Est qui détient les clés de la cage dans laquelle elle est consignée ?

Sur toutes ces questions, silence…
Lire la suite sur « l'Alsace malgré elle » : https://alsace-malgre-elle.fr/le-lien-entre-les-elections-departementales-et-regionales-en-alsace/?fbclid=IwAR1VY_utVgprQb8DOWP9nsZzMrJ9QYevOI1KAxszoOaKtY8R_Fh25QtH1HA



☐ 20/5/2021

en direct de la Salle Blanche de la librairie Kléber, en compagnie de Franck Buchy

Dans son livre « L'Alsace malgré elle » publié aux éditions La Nuée Bleue, Michel Naudo questionne l'existence de l'Alsace malgré elle, témoin et acteur de la genèse du projet de conseil unique.
Comment est-il possible que la Collectivité européenne d’Alsace ait pu être créée en janvier 2021 avec un fort soutien populaire alors qu’en 2013 les Alsaciens rejetèrent par référendum le projet d’un Conseil d’Alsace unique ?
Un livre éclairant, détaillé, pédagogique pour aider les citoyens et les acteurs politiques, économiques et culturels à mieux comprendre les enjeux institutionnels d’aujourd’hui et à construire l’Alsace de demain.

⇒ https://www.facebook.com/watch/live/?v=174635147908896&ref=watch_permalink



À Huningue, Michel Naudo a évoqué, entre autres, la coopération transfrontalière de la Collectivité européenne d'Alsace avec nos voisins suisses et allemands ainsi que l’identité alsacienne.





☐ 12/5/2021

Des propositions [celles de Brigitte Klinkert] qui ouvrent une perspective aux Alsaciens, aux Lorrains et aux Champardennais. Pour le moment, c’est le seul discours politique qui donne une méthode et un chemin réaliste à suivre pour sortir ensemble de cette réforme stupide qui nous fut imposée il y a six ans.

Tous les discours déclamés haut et fort en sautant comme des cabris avec le slogan « il faut sortir du Grand Est » n’apportent jamais le début d’un commencement d’explication sur la manière de le faire.

En cela, il est raisonnable de penser que Brigitte Klinkert a marqué un point face aux partisans du statu quo…

Le texte dans son intégralité sur le blog « l'Alsace malgré elle » :




L'Alsace malgré elle
Éditions de la Nuée Bleue
Sortie prévue le 7 mai


« Consciemment ou non, Michel Naudo se fait à la fois archéologue et éthologue. Archéologue, parce que ses souvenirs et ses notes éclairent le présent et les tensions toujours à l’œuvre, jusqu’au cœur même de la Collectivité européenne d’Alsace. Ethologue, parce que son récit délivre des portraits serrés d’Alsaciens qui ne peuvent s’en prendre qu'à eux-mêmes, et d’une Alsace qui a la complainte comme viatique. L’Alsace est une malgré elle. »



☐ 9/4/2021

SOFAGATE

Ces derniers jours nous avons pu lire tout et n'importe quoi au sujet de cet incident survenu lors d’une rencontre entre Recep Erdogan, Charles Michel (président du Conseil de l’Union européenne) et Ursula von der Leyen (présidente de la Commission européenne).
Je ne vais pas commenter les âneries publiées, faisant référence à la politesse, la galanterie et autres questions de genre qui n’ont pas leur place dans une rencontre diplomatique.
Ce type de réunion est uniquement régi par des règles protocolaires qui s’appliquent après concertation des services du protocole des parties prenantes en amont de l’événement.
Que s’est-il passé ?
La réunion a été préparée par le service du protocole du Conseil européen et le service du protocole turc. Le service du protocole de la Commission européenne n’ayant pas pris part à ces préparations (ce qui constitue une première erreur), ils se sont mis d’accord sur une disposition qui respectait strictement le protocole de l’Union européenne qui place Charles Michel comme interlocuteur privilégié d’Erdogan, en sa qualité de représentant des Etats membres lors d’un déplacement à l’étranger.
En début de réunion, on voit très bien Charles Michel se diriger directement vers son fauteuil et s’asseoir en même temps qu’Erdogan comme s’était convenu. Ursula von der Leyen découvre la scène et reste debout en montrant sa surprise et son courroux, puis va s’asseoir ostensiblement au milieu du canapé (deuxième erreur) et non pas, comme prévu, près de l’accoudoir au plus près des deux fauteuils comme le fait son voisin d’en face (le ministre des affaires étrangères turc).
Le lendemain elle enverra un mail à Erdogan pour lui exprimer son indignation car elle considère avoir vécu une humiliation de sa part.
Erdogan est stupéfait car les Turcs n’ont fait que respecter ce qui avait été décidé avec les services du Conseil européen. Il s’en suivra cette polémique amplifiée par la plupart des médias et la caisse de résonance des réseaux sociaux.
N’ayant pas participé à la préparation de cette réunion du point de vue de sa disposition, la présidente de la Commission aurait été bien inspirée de ne rien laisser paraitre de sa surprise et de s’asseoir là où c’était prévu et non pas au milieu du canapé genre « Je boude ». En agissant ainsi, elle a créé l’incident. Autrement, il ne se serait rien passé…
Lors de la préparation de cette rencontre, Charles Michel aurait aussi pu donner des consignes pour qu'Ursula von der Leyen soit assise à la gauche d’Erdogan comme ce fut le cas avec Jean-Claude Juncker dans le passé lors de réunions du même type.
Devant la réaction de von der Leyen, il ne pouvait pas demander aux Turcs de chercher vite fait un fauteuil pour la présidente de la Commission car cela aurait constitué un incident diplomatique en rejetant directement la faute sur les Turcs. Compte tenu de l’ordre du jour sensible (immigration et statut des femmes), c’était impossible.
Le Parlement européen a demandé aux deux protagonistes européens de venir s’expliquer devant les parlementaires sur cette pantalonnade. Bien entendu il n’en sortira rien sauf de la langue de bois bien calibrée.
La vérité me semble bien plus prosaïque.
Il est bien connu que le courant ne passe pas de la meilleure des façons entre von der Leyen et Michel. Le scandale n’est pas à Ankara mais à Bruxelles.
Cet incident aurait dû se régler entre deux grands responsables et entre quatre yeux et non pas au vu et au su de tout le monde avec un Erdogan goguenard qui comptait les points. L’humiliation est bien là et ce, pour toute l’Union européenne…
J’ajoute qu’il n’est pas impossible que les chancelleries soient également parties prenantes dans ce sketch monté par le Conseil, histoire de montrer à la Commission qu’il ne faut pas qu’elle se mêle trop des affaires extérieures de l'UE…
Jean-Claude Juncker qui avoue s’être trouvé lui aussi parfois sur le canapé quand il était président de la Commission a déclaré à la revue « Politico » que Madame von der Leyen était bien susceptible ! Nous en sommes là !
Gageons qu’à l’avenir on ne réservera plus à la présidente de la Commission un fauteuil, mais un trône pour respecter son ego, son rang et surtout sa qualité de femme et que Charles Michel n’ira plus se compromettre dans des plans foireux qui ont pour conséquence que l’Union européenne soit la risée de tous ses détracteurs…



☐ 29/3/2021

Un statut particulier pour l'Alsace

À force de lire et d’entendre que l’Alsace doit sortir du Grand Est, je souhaite faire une mise au point qui n’engage que moi :
Tout d’abord, le nouveau Département alsacien à statut particulier que constitue la Collectivité européenne d’Alsace est un évènement historique en ce sens qu’il supprime la division séculaire de l’Alsace en deux collectivités. Rien que cela, apportera des transformations profondes malgré la modestie des compétences que la loi lui attribue.
Ensuite, ce fameux « désir d’Alsace », inventé par un préfet de la république est significatif de l’incompréhension par les élites françaises de la notion anglo-saxonne ou germanique de « pouvoir local », car les Alsaciens sont l’Alsace et n’ont pas à la quémander au gouvernement !
Par ailleurs, le blocage est complet avec le Grand Est qui ne pourra pas céder à une de ses composantes des compétences qui seraient refusées aux autres.
Enfin, une hypothétique sécession de l’Alsace entrainerait ipso facto la dissolution du Grand Est et imposerait de fixer le sort des territoires restants. Les Lorrains et les Champenois ne veulent ni se retrouver seuls ni en binôme d’où l’acharnement de leurs élus à défendre le Grand Est dont ils dénoncent pourtant tous les défauts.
Tant que ce paradoxe ne trouvera pas de réponse, les chances pour que le législateur rétablisse une Région Alsace sont nulles.
Par conséquent il nous faudra attendre une profonde réforme territoriale future, que la prochaine loi 4D ne sera pas, pour assister à la disparition de certaines grandes Régions totalement inefficientes et la mise en place d’une décentralisation asymétrique en France qui prendra enfin en compte la réalité et l’héritage historique de ses territoires.
À ce moment-là, nous aurons l’opportunité comme en 2013 de fusionner la Région Alsace avec la CEA pour obtenir une collectivité à statut particulier pour l’Alsace, à l’instar de la Corse, de la Martinique ou de la Guyane.
Jusque-là je considère que ceux qui brandissent ce « désir d’Alsace », insultent les Alsaciens et ceux qui n’ont à la bouche que « sortir du Grand Est » adoptent une posture facile et parfaitement irréaliste…





☐ 21/3/2021

Élections régionales

Vous avez vu passer comme moi l’information comme quoi « Unser Land » allait faire campagne pour les régionales sur le thème « Sortons du Grand Est ». Ils ne seront pas les seuls à afficher ce slogan.
C’est un angle d’attaque séduisant de prime abord mais quand on y réfléchit un peu, c’est un chemin ardu. Pourquoi ?
Parce qu’il faudra convaincre avant d’espérer mobiliser les électeurs. Il faudra expliquer quelle est la moins-value du Grand Est et la plus-value pour eux d’en sortir. En prenant ce thème de campagne, on met en avant un sujet auquel le citoyen ne comprend pas grand-chose. Faites un sondage pour demander aux électeurs quelles sont les compétences régionales et quelles sont celles des Départements et vous aurez une idée du travail à accomplir. La situation étant encore plus complexe en Alsace avec la création depuis le 1er janvier dernier de la Collectivité européenne d’Alsace en lieu et place des deux Départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin.
Les électeurs sont habitués à se prononcer pour un parti politique, un individu ou une liste politiquement identifiée. Mettre en avant la sortie du Grand Est ne peut que les troubler si on ne leur explique pas correctement pourquoi.
Ce qui s’est passé en 2013 avec le référendum sur le Conseil d’Alsace devrait servir de référence en la matière.
Alors que les socio-professionnels du CESA avaient mis 4 ans pour rédiger leur avis de juin 2007 sur la gouvernance publique en Alsace qui prônait la création du Conseil d’Alsace en regroupant les trois collectivités alsaciennes et leurs compétences, alors que les élus alsaciens avaient mis 2 ans à se mettre à peu près d’accord sur un schéma institutionnel, on avait demandé aux Alsaciens de s’approprier le sujet en 10 semaines !
Dix semaines d’une campagne très « troisième république » composée d’une multitude de réunions publiques, de communication, de tracts et de la distribution d’une brochure luxueuse de quatre pages. Bref une campagne électorale classique.
Les sondages étaient au zénith avec les trois quarts des Alsaciens interrogés se disant favorables au projet.
On a vu le résultat avec une mobilisation de seulement un tiers des électeurs qui envoyait aux oubliettes un débat vieux de 30 ans…
Personne ne s’était inquiété de savoir si les électeurs allaient se déplacer pour voter. Comment auraient-ils pu le faire puisque personne n’avait démontré la plus-value du Conseil d’Alsace pour les Alsaciens. Ce qui leur restait en mémoire la veille du scrutin c’était la querelle du siège ainsi qu’un schéma d’apparence complexe et inexpliqué.
Nous sommes aujourd’hui dans la même configuration. Si ceux qui vont mettre en avant la sortie du Grand Est font une campagne classique comme celle de 2013, c’est l’échec assuré et une participation très faible.
Ce qu’il faudra, c’est une campagne de terrain non pas sur la seule Alsace mais sur tout le Grand Est compte tenu du mode de scrutin. Une campagne faite de tables rondes, d’ateliers thématiques conduits par des animateurs formés et disposant de kits de campagne composés de fiches explicatives. Des échanges de vive voix avec des arguments montrant tout l’intérêt de la démarche. Solliciter l’implication des élus locaux etc…
C’est un énorme travail. C’est long. C’est lent. Une bonne démocratie participative ne peut qu’être lente. Vu le thème complexe et la connaissance qu’en ont les citoyens, c’est un passage obligé. C’est ce qui n’a pas été fait en 2013 et c’est ce que nous devons avoir à l’esprit aujourd’hui.
Je doute que les forces en présence imaginent une telle campagne, de plus, les conditions sanitaires et le temps qui reste, obèrent une telle perspective, à moins d’un nouveau report des élections…





☐ 15/3/2021

Les « chuchotements » - L'ALSACE/DNA - 15/3/2021

Présentation du livre :

Ces trente dernières années, l’Alsace a connu d’un point de vue institutionnel un débat riche et quelque peu mouvementé. Ce débat fera de l’Alsace la seule Région française ayant eu l’opportunité historique entre 2007 et 2013, de pouvoir imaginer elle-même une organisation territoriale originale devant lui permettre de produire d’une manière plus efficace ses politiques publiques.
Les choses s’étaient considérablement accélérées dès juin 2007 suite à un coup de tonnerre dans le ciel politique alsacien avec le vote par le Conseil économique et social d’Alsace, d’un avis qui prônait ni plus ni moins que la fusion de la Région Alsace avec les deux Départements Alsaciens en un « Conseil d’Alsace » regroupant toutes leurs compétences.
C’était la première fois qu’une assemblée alsacienne se prononçait sur un tel sujet qui divisait les milieux politiques alsaciens et était même considéré comme tabou par beaucoup d’élus depuis qu’Henri Goetschy, sénateur et président du Conseil général du Haut-Rhin, avait évoqué pour la première fois une fusion des deux Départements alsaciens en 1983.
L’avis du CESA eut un retentissement médiatique aussi bien régional que national et on peut considérer que c’est à partir de ce moment-là que la parole des femmes et des hommes politiques alsaciens ainsi que de beaucoup d’autres, s’est vraiment libérée sur ce sujet.
Après juin 2007, une période de vifs et riches débats politiques s’est installée en Alsace jusqu’à la décision d’organiser un référendum pour donner la parole aux Alsaciens. Ce référendum qui eut lieu le 7 avril 2013 se solda par le rejet du Conseil d’Alsace, compte tenu de la trop faible participation et d’une majorité de « non » dans le Haut-Rhin.
Le 16 janvier 2015 ce fut la promulgation de la loi créant les grandes Régions dont la Région Grand Est qui regroupait les trois Régions qu’étaient l’Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne. La Région Alsace disparaissait et ne subsistaient alors que les deux Départements alsaciens. Suite à la promulgation de la loi NOTRe en août de la même année, toutes les compétences régionales alsaciennes étaient désormais exercées par la Région Grand Est.
Enfin le projet de la Collectivité européenne d’Alsace (CeA) fut porté par les élus des deux Départements à la tête desquels se trouvaient les deux présidents, Brigitte Klinkert pour le Haut-Rhin et Frédéric Bierry pour le Bas-Rhin.
La CeA a vu le jour le 1er janvier 2021 tel que prévu par une loi promulguée le 2 août 2019.
C’est une partie de cette histoire ainsi que ses conséquences que je raconte, ayant vécu de l’intérieur, la genèse et l’aboutissement de l’avis des socioprofessionnels du CESA en ma qualité de président de la commission « gouvernance » chargée d’élaborer l’avis de juin 2007.
On se rendra compte que notre travail, s’il a été passionnant, n’a pas été un long fleuve tranquille puisque tout au long des quatre années qui furent nécessaires pour aboutir à notre avis, nous avons dû travailler et avancer malgré des pressions, des retournements et certains coups tordus.
Ayant activement participé à la campagne du référendum de 2013 sur les réseaux sociaux, je me livre également à une analyse des raisons de son échec ainsi qu’à une critique de la pertinence de la Région Grand Est dont je mets l’avenir en doute compte tenu de l’avènement de la CeA qui ne manquera pas de créer des tensions en son sein…
Ce livre est un témoignage fidèle et documenté de ce à quoi j’ai participé durant toute cette période riche de rencontres intéressantes ainsi que d’anecdotes surprenantes et révélatrices sur le comportement de certains de nos élus alsaciens.
Dans la perspective des prochaines élections régionales et départementales de juin prochain, ce récit permettra aux Alsaciens de resituer l’Alsace d’aujourd’hui dans son contexte historique récent et de comprendre comment nous en sommes arrivés là…





☐ 16/9/2019

Hier soir j’ai regardé sur France 3 « Meurtres à Colmar » car j’ai vécu 17 ans dans cette ville, de 1980 à 1997. L’intrigue était assez quelconque avec quelques invraisemblances dans le scénario mais les images de Colmar étaient superbes et peuvent très certainement donner envie à ceux qui ne connaissent pas, d’y venir.

Un point cependant m’a choqué à posteriori car je ne l’avais même pas noté sur le moment (je souhaite que beaucoup soient dans ce cas de n’avoir rien vu). À deux reprises dans les scènes finales, le focus est mis sur un journal qui n’existe pas et qui s’appelle « Grand-Est » !!!

Il y a en Alsace deux journaux régionaux qui sont les « Dernières Nouvelles d’Alsace » et « L’Alsace ». Rien de plus simple que de faire une fausse première de couverture et de présenter les deux quotidiens sur une table de restaurant comme dans une des scènes de la fiction où l'on voit deux journaux posés sur la table du restaurant du Marché couvert.

Je veux bien que ce soit une fiction et que la Région Grand-Est ait contribué à son financement mais pousser le bouchon aussi loin ne peut que braquer les Alsaciens encore plus, contre cette ineptie administrative qu’est le Grand-Est. Il eut été tellement plus simple aussi d'inventer un journal fictif comme "La Dépêche de Colmar" par exemple. Non, au lieu de cela on nous inflige ce ridicule canard dont le nom ne peut être pris que comme une provocation par beaucoup d'Alsaciens. C'est une maladresse qui n'aurait pas dû passer et être corrigée d'une façon ou d'une autre.

Cette grande Région est bien entendu également une fiction et j’en veux pour preuve, le fait qu’elle cherche d’une façon désespérée et par tous les moyens, à se créer une identité. C’est ridicule et pathétique !

L’Alsace n’est certes plus une Région mais toujours et encore une petite région géographique avec une identité culturelle forte et ancienne et ce n’est pas demain la veille que nous verrons le Grand-Est se forger le milliardième d’une identité équivalente malgré tous ses efforts maladroits, pitoyables et mesquins, entrepris par ailleurs et aux frais du contribuable…