Victorine VALENTIN


Dessin de Phil



☐ 19/8/2022

La page des DNA du 17 août, qui annonce concomitamment le départ imminent du Directeur du Conservatoire de Colmar et l'arrêt des "pauses philo" m'a interrogée... d'autant qu'il est fait mention également du départ de Jean-Arthur CREFF, directeur des bibliothèques de Colmar.
Petit rappel : le 14/03/2019, Gilbert Meyer relevait Hélène Sanglier de ses fonctions de Directrice du Conservatoire de Colmar pour l'affecter au poste de Directeur Adjoint, poste qui n'existait pas au moment de la décision et qui a été créé seulement 10 jours plus tard, par une décision du Conseil Municipal du 25/03/2019. Je m'étais insurgée contre cette décision et le 24/04/2019, j'avais saisi le Préfet pour contrôle de sa légalité. Sa réponse (en juillet 2019) a été que Gilbert Meyer l'avait assuré avoir accompli, en bonne et due forme, toutes les formalités nécessaires et que, par conséquent, sa décision n'était pas contestable. Réponse à mon sens un peu légère et avis qui, visiblement n'a pas été partagé par le Tribunal Administratif de Strasbourg.
En effet, en juin 2019, Madame Sanglier y déposait un recours (au Tribunal Administratif de Strasbourg). L'audience s'est tenue le 9/12/2021 et la décision du Tribunal est tombée le 9/12/2021. Il annule la rétrogradation de la Directrice. "Le rapporteur public a été très clair sur le fait que la décision de rétrograder Mme Sanglier était mal fondée, qu'il n'y avait aucune erreur de management de sa part, qu'elle n'avait fait que suivre les recommandations de sa hiérarchie et qu'ensuite elle lui avait été reprochée" a souligné l'avocate de l'ancienne Directrice. L'injonction du Tribunal de réintégrer Mme Sanglier n'a, bien sûr, pas été suivie d'effet, cette dernière étant partie sous d'autres cieux. L'affaire doit encore être traitée devant une juridiction pénale, puisque Mme Sanglier a également déposé une plainte contre X pour harcèlement moral.
Après un an d'intérim, le Conservatoire est dirigé, depuis la rentrée 2020, par M. Olivier Caro. Or, ce dernier rejoindra le conservatoire à rayonnement communal de Dunkerque dès le 1er octobre. Selon la presse, Olivier Caro n'a pas souhaité s'exprimer sur les raisons de son départ. Par ailleurs, et dès fin août cette fois-ci, Jean-Arthur Creff, directeur des bibliothèques de Colmar, quitte l'Alsace pour prendre le poste de chef du bureau des bibliothèques et de la lecture de la ville de Paris, tandis que Gaël Doukkali-Burel, directeur de la salle Europe depuis novembre 2018, rejoint Strasbourg à la rentrée.
Mais que se passe-t-il donc au sein du service des affaires culturelles de la Ville de Colmar ?

https://www.colmarinfo.com/p/colmar-conservatoire.html






☐ 11/3/2021

J'ai appris avec tristesse le décès de Tom Borocco, membre de l'association du MEMORIAL DU LINGE dont je fais partie, et artiste lithographe émérite. Il avait plaisir à faire découvrir son art au Conservatoire des arts et techniques graphiques de Ribeauvillé. Il s'étendait avec passion sur les arcanes de son art, présentait les presses historiques, les pierres et documents réunis et entretenus par ses soins. Par ailleurs, passionné d'histoire, il était également Président des Diables Bleus de Colmar. Enfin, il était incontournable aux Salons du Livre de Colmar. Je garderai le souvenir de son affabilité et de son sourire éternellement jeune. Qu'il repose en paix.



☐ 24/12/2020

2020, une année à oublier ? Et si c'était le contraire ?

Nous avons appris de la crise sanitaire que l'humanité est fragile, sur la planète toute entière. Nous sommes des roseaux tremblants, mais aussi des roseaux pensants.
Cette crise devrait donc nous inviter à plus d'humilité. Nous ne sommes pas maîtres de notre destin. Nous devons accepter notre interdépendance, et renouer une relation apaisée avec notre environnement et de respect envers la nature.
C'est dans cette pleine conscience que nous pourrons tracer ensemble un chemin de paix et de sérénité, pour que 2021 soit une année d'équilibre et d'épanouissement.


Photo Victorine Valentin



☐ 19/12/2019

Bernard FRIEDRICH

À toutes celles et ceux qui, comme moi, ont eu le plaisir, la chance et n'ayons pas peur des mots, l'honneur de croiser madame V. Valentin, je ne peux que conseiller la lecture des quelques post figurant sur FB rédigés à l'issue de la dernière réunion du CM de Colmar... et d'y réfléchir. Quelles que soient ses opinions, force est à chacun de reconnaître là une personne de conviction, de grandes connaissances de la vie colmarienne et plus largement de la vie politique qui nous manquera. Chacun pourra apprécier combien il est regrettable et dommage que notre "système démocratique local" n'ait jamais pu offrir à de tels talents d'exprimer concrètement leur savoir-faire au service de l'intérêt général.



☐ 17/12/2019

Conseil municipal du 16/12/2019 : le mot de la fin




Merci de m’accorder la parole, Monsieur le Maire, Chers Collègues,

Je remplirai le contrat jusqu’aux prochaines élections municipales, dans la mesure de mes disponibilités. Or, je sais déjà que je serai absente lors du prochain conseil municipal, et c’est donc aujourd’hui ma dernière participation à un Conseil Municipal à Colmar.

En tout premier lieu, je souhaite remercier et saluer tous mes équipiers de la liste « Un nouvel Elan pour Colmar ». Nous avons mené ensemble une très belle campagne en 2014. Malheureusement, le résultat n’a pas été à la hauteur de leur valeur, ni de notre engagement à tous, ni du fondement même de notre programme qui était la seule recherche de l’intérêt général.

L’engagement politique ne devrait obéir qu’à un idéal de bien, de beau, de justice… et même d’absolu ! Malheureusement, la réalité est qu’il faut accepter des compromis, voire des compromissions pour accéder à l’autorité politique. A partir de là, on s’éloigne bien de l’idéal de base, et j’ai donc décidé de ne plus le rechercher dans la vie politique.

Merci aux Colmariennes et au Colmariens qui m’ont accordé leur confiance. J’y ai constamment pensé et tenté d’y répondre dans mes interventions ou mes actions en tant qu’élue. Grâce à eux, j’ai beaucoup appris au cours de mes deux mandats de conseillère municipale, et durant mon mandat de conseillère régionale. J’ai pu voir de près le fonctionnement de ces institutions et observer les tenants et aboutissants de certaines décisions politiques ; j’ai surtout pu voir les ressorts qui animent la « comédie humaine » qui se joue sur ces scènes-là.

J’ai malgré tout rencontré et aimé des femmes et des hommes de qualité, courageux, volontaires, fidèles à leurs convictions et respectueux de leurs engagements. Ce ne sont pas, logiquement, ceux qui sont le plus haut sur les organigrammes. Et je tiens à dire que j’en ai rencontré dans tous les partis !

Je me suis amusée (enfin, pas toujours) de nos échanges parfois rugueux, parfois nerveux et des réponses parfois caustiques et enrobées d’acide, mais parfois également d’humour et d’attention. Chacune – chacun d’entre-vous m’a apporté quelque chose à sa manière. Je vous remercie de m’avoir toujours écoutée, souvent avec respect.

Je veux saluer les représentants de la presse qui couvrent nos débats. Ils ont toute ma considération pour le travail qu’ils font au service de l’information, dans un contexte parfois tendu.

Enfin, je veux dire ma reconnaissance et mon estime envers les agents, les personnels et les responsables des différents services de la Mairie pour leur compétence et leur bienveillante neutralité.

Je termine enfin en vous souhaitant, Cher-e-s Colmariennes et Colmariens, Monsieur le Maire et Cher-e-s Collègues, à toutes et tous, une très belle fin d’année et une heureuse année 2020.
Merci.



Orientations budgétaires : Gilbert Meyer mouché par Victorine Valentin (Conseil Municipal du 16/12/2019)

(...) Je rappelle encore une fois qu’une bonne gestion ne passe par uniquement par la maîtrise de la calculette et qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres. Ainsi, vous avez, comme en 2018, choisi de nous donner quelques chiffres sur la ville de Cannes pour souligner à quel point vous faisiez mieux.
Exemples :
P. 10 : c’est la ville de Cannes qui affiche les charges à caractère général les plus élevées ou encore, P. 11 : les charges de personnel de la Ville de Cannes sont deux fois supérieures à celles de Colmar.
Je vais moi aussi citer quelques chiffres concernant La Ville de Cannes.
• Le taux de la taxe foncière y est de 17.50 %, contre 19.83 % à Colmar .
• La ville de Cannes c’est 2 200 emplois dont 139 à l’animation (on y a créé un service de 15 agents de prévention) ; 163 emplois dans le médico-social (infirmières, cadres de santé, médecins, puéricultrices, psychologues). Elle a repris en régie le nettoyage des voies périphériques… et, cela non pas sous la houlette d’un gauchiste inconscient mais d’un Maire de Droite qui se targue d’appliquer ce qu’il appelle « la rigueur constructive ».
• En octobre 2019 : les effectifs d’îlotiers de la Police municipale de Cannes comptent 50 agents à pied ou à VTT. Ils sont soutenus sur le terrain par les 197 policiers municipaux et 47 ASVP.
• Ses recettes de fonctionnement sont de 284 M€ en 2019 ; et elle a investi 74 M€. A côté de ces chiffres, ceux de Colmar font pâle figure.
Page 14, vous dites que les dépenses d’équipement atteignent 484 € par habitant à Colmar. Je signale qu’elles sont de 1 873 € par habitant à Cannes.
• Et, pour finir, je rajoute que la capacité de désendettement de la ville de Cannes est tout à fait bonne, voire excellente, avec 3.86 années.
Vous dites par ailleurs, que les données statistiques que vous avancez représentent une économie annuelle substantielle de 427 €par habitant à Colmar. Quant à nous, nous pensons que ces économies, faites par la ville, représentent en réalité des dépenses supplémentaires pour les Colmariens qui sont obligés d’avoir un véhicule pour se déplacer en raison de la piètre offre des transports en commun - nous l’avons évoquée au point 5 – obligés, lorsqu’ils résident en ville, de payer des stationnements résidents deux fois plus cher qu’ailleurs et lorsqu’ils veulent y faire des courses, de mettre également la main au porte-monnaie pour se garer.
(...)



Le Point colmarien, novembre 2019

Des terrains de sport transformés en parkings surtout utilisés par les touristes des airbnb, résidences et autres hôtels et qui ne veulent pas utiliser leurs parkings payants ; une grande part du secteur Montagne Verte transformée en hôtel de luxe avec refus de tenir compte de hauteurs de construction raisonnables ; un futur « musée du chocolat » qui à l’heure où je dois remettre cette tribune n’est pas encore ouvert, mais qui figure déjà dans le Colmar City Pass ; l’économie essentiellement touristique de la Ville ne cesse de s’affirmer au détriment des Colmariens.

Car l’impact de ce choix du « tout tourisme » est important sur les commerces et services dédiés aux habitants, les boutiques vacantes devenant trop souvent des temples de la consommation touristique, parfois en total décalage avec l’authenticité et les valeurs Alsaciennes (sardines, nougat, et j’en passe).

Nous attendons encore les résultats de l’étude sur le surtourisme commandée en 2018 mais les 15 et 22 mars 2020, les Colmariens pourront dire dans les urnes s’ils sont aussi séduits que cela par les décisions sans concertation, et la gestion de leurs deniers par l’équipe sortante.

Bonne réflexion et belles fêtes à tous !

Patrick VOLTZENLOGEL - Victorine VALENTIN



GROUPE « UN NOUVEL ÉLAN POUR COLMAR » - LE FAIT DU PRINCE

Ce 12 septembre, nous devons rendre la tribune qui paraîtra le 7 octobre. À l’heure du numérique, alors que notre place est strictement encadrée (1200 caractères, signature comprise), faut-il vraiment plus de 3 semaines pour organiser le Point Colmarien ? Ou s’agit-il de permettre à la majorité d’écrire sa propre tribune en s’inspirant ou en s’opposant à la nôtre ? Ou d’empêcher l’opposition d’être au plus près de l’actualité ? À propos d’actualité, celle qui nous occupe ce 12/09 est par ex. l’annulation d’un concert de jazz le 15/09 parce que les organisateurs ont eu le malheur de déplaire à G. Meyer. Comme en d’autres occasions, c’est le fait du prince ! Selon le dictionnaire : « acte arbitraire qui contraint à l'obéissance ». L’actualité, c’est aussi la poursuite d’une politique de stationnement qui crispe les usagers, avec le projet d’étendre encore les parkings payants (avenue Foch, rue Bartholdi) ou de nouvelles installations touristiques. Beaucoup de Colmariens sont exaspérés, tant par le fond que par la forme. C’est en tout cas ce qu’ils nous disent. Ils pourront l’exprimer avec leur bulletin de vote le 15 mars prochain.

Patrick VOLTZENLOGEL - Victorine VALENTIN



☐ 5/10/2019

Future nouvelle prison rue d'Agen à Colmar (suite)

L'accueil de cette structure est une bonne chose pour Colmar. Toutefois, "qui peut le plus peut le moins"... C'est en ces termes que j'ai indiqué en réunion de Colmar Agglomération que si l'emplacement dans le quartier Sud pouvait accueillir une structure sur 8 ha, il est a fortiori en mesure d'en accueillir une qui ne nécessite que 2 ha. J'ai signalé que les habitants des rues d'Agen, de la Fecht et de leurs abords ne devaient pas être moins considérés que les autres et qu'il était urgent de leur expliquer la situation et de prendre en compte leurs doléances, à défaut d'avoir pris la peine de les consulter auparavant !


☐ 29/9/2019

Cantine scolaire

Pour des raisons de « bonne gestion » répétées en boucle par l'adjointe Odile Uhlrich-Mallet, les familles indigentes ne pouvant payer la cantine de leurs enfants, malgré une réduction de 30%, devront désormais payer le plein tarif jusqu'à apurement de leur dette.
Victorine Valentin (PS) et Frédéric Hilbert (EELV) sont montés au créneau.

On dit très exactement que la hausse des impayés est liée à ce dispositif. Est-ce que vous ne pensez pas que c'est non pas lié au dispositif, mais à la précarité des familles qui justement bénéficient de cette remise parce qu'elles sont exonérées d'impôt ? (...). On a des gens qui ont des difficultés de paiement sur un tarif réduit et on propose de leur appliquer le tarif plein tant qu'ils n'auront pas tout payé. Est-ce que vous ne pensez pas que c'est antinomique ? Est-ce qu'il n'y a pas un risque qu'ils n'envoient plus du tout leurs enfants à la cantine parce que s'ils n'arrivent pas à payer avec une remise de 30%, comment vont-ils payer le tarif plein ? Je présume qu'il y a là un risque alimentaire pour ces enfants. Il y a un risque que ces enfants paient eux d'une tout autre manière.
Victorine Valentin



☐ 5/7/2019

GILBERT MEYER EST-IL BON GESTIONNAIRE ?

Où a-t-on vu que l’on donne 10 000 € à une association qui n’a rien demandé ? À Colmar ; où le Maire a fait voter cette subvention pour les travaux de reconstruction de Notre-Dame alors que la somme nécessaire était déjà largement dépassée. G.M. est-il bon chef ? Pour y répondre, quelques pistes : l’ambiance délétère qui s’est installée au Conservatoire dont il a rétrogradé la directrice, au mépris de toutes les règles de management et d’humanité, voire du respect des règles de Droit ; ou encore le mépris qu’il affiche envers toute contestation. G.M. est-il crédible ? Dans les échanges de courrier qu’il a avec le Ministère de l’Intérieur, G. Meyer dit que ses administrés sont « exaspérés par les bandes » et qu’il craint « qu’on en arrive à une extrémité un jour ou l’autre » car le Ministère refuse d’augmenter les effectifs de la Police Nationale. Pourtant, le Ministre use des mêmes arguments que nous ressert le Maire à chacune de nos demandes d’étoffer les effectifs de la police municipale, à savoir que tout va bien puisque les chiffres de la délinquance sont bons… Vérité au-deçà de la Sinn, erreur au-delà ?

Patrick VOLTZENLOGEL - Victorine VALENTIN
[UN NOUVEL ÉLAN POUR COLMAR]



Conseil Municipal de Colmar - 25/03/2019

QUESTIONS RELATIVES À L’INFORMATION QUI NOUS EST PARVENUE CONCERNANT LA CRÉATION D’UN POSTE DE DIRECTRICE ADJOINTE AU CONSERVATOIRE

⬦ On s'étonne de la création d'un poste de directeur adjoint alors que l'on doit maîtriser les dépenses de fonctionnement.

En effet, les usagers (mais aussi des professeurs qui ont fait un courrier en avril 2018 dans ce sens à Mme l’Adjointe à la Culture) se plaignent du manque de personnel ; les parents sont obligés d’aider au transport du matériel pour les concerts ou d'une salle à l'autre…

⬦ Pourquoi ne pas régler en priorité ce problème, à moindres frais, au lieu de créer un deuxième poste de cadre A (pour au moins 60 000 € par an) à la tête de cet établissement qui fonctionne très bien avec une directrice ?

⬦ Quelles nouvelles missions y aurait-il au conservatoire pour que cela nécessite un poste de directeur ET de directeur adjoint" ?

⬦ On a également entendu que cette création de poste a pour but de rétrograder l’actuelle directrice, ce qui peut être assimilé à une mesure de sanction. Si tel est le cas, quel en serait le motif ?

Si effectivement vous avez décidé d’affecter Mme SANGLIER au poste de Directrice Adjointe, nous avons deux remarques qui nous semblent importantes :


PREMIÈRE REMARQUE :

Ce poste n’a – en principe – pas encore été créé puisque sa création doit être autorisée par les Conseillers Municipaux. Ceci est obligatoire avant d’y affecter qui que ce soit, et de plus, même si vous décidez (vous avez la majorité) de le créer ce soir, il devrait, pour être pourvu, faire l’objet d’une publicité obligatoire, en respect du principe d’égal accès à la fonction publique.

Ce principe stipule :

Le principe d'égal accès à la fonction publique s'oppose à ce qu'un poste soit réservé, que ce soit pour une personne interne ou externe à la collectivité.

En application de ce principe, et sauf exceptions prévues par la loi, toutes les vacances d’emploi doivent faire l’objet d’une publicité.

L’article 41 de la loi 84-53 indique ainsi que : "Lorsqu'un emploi permanent est créé ou devient vacant, l'autorité territoriale en informe le centre de gestion compétent qui assure la publicité de cette création ou de cette vacance, à l'exception des emplois susceptibles d'être pourvus exclusivement par voie d'avancement de grade (…) »

Les collectivités et établissements publics (affiliés ou non) sont tenus de communiquer au centre de gestion compétent leurs déclarations de créations et vacances d'emplois.

Cette transmission relève de la compétence de l’autorité territoriale, c’est à dire le maire ou le président.


Avez-vous fait le nécessaire pour être en conformité avec ce principe ? Dans ce cas, nous vous demandons de nous fournir la preuve des publicités concernant cette création d’emploi et de leur communication au centre de gestion.


DEUXIÈME REMARQUE :

L’article 12 – loi 83-634 du 13/07/1983 - Modifié par LOI n°2016-483 du 20 avril 2016 - art. 58 (V) prévoit que :

Toute nomination ou toute promotion dans un grade qui n'intervient pas exclusivement en vue de pourvoir à un emploi vacant et de permettre à son bénéficiaire d'exercer les fonctions correspondantes est nulle. (Toutefois, le présent alinéa ne fait pas obstacle à la promotion interne d'agents qui, placés dans la position statutaire prévue à cette fin, sont soumis aux II et III de l'article 23 bis de la présente loi).
En cas de suppression d'emploi, le fonctionnaire est affecté dans un nouvel emploi dans les conditions prévues par les dispositions statutaires régissant la fonction publique à laquelle il appartient.


Or, il n’y a pas de suppression d’emploi, mais bien création d’un emploi de Directrice Adjointe pour y rétrograder l’actuelle Directrice.

Nous pensons qu’il s’agit là d’une décision moralement contestable, voire attaquable en justice et nous nous y opposons par conséquent.



☐ 28/2/2019

Morte, la gauche colmarienne ?


Dessin de Phil (détail)


Oui, Bernard Rodenstein l'a dit sans ambages dans sa récente vidéo (DNA). Selon lui, le fossoyeur en serait Gilbert Meyer himself qui, « à force de vouloir écarter tous ceux qui ont d'autres idées que lui, a fini par tuer tout ce qui est opposition à Colmar ».

Faut-il pour autant en déduire que les "valeurs" de gauche ont disparu elles aussi du paysage politique colmarien ? C'est aller un peu vite en besogne. Certes le parti socialiste, principale incarnation de la gauche est en miettes, tant au plan local que national, mais il est impensable que lesdites valeurs se soient volatilisées, ce serait inquiétant pour la démocratie.

Avec ses collègues élus de l'opposition, MM. Hilbert et Denéchaud, Victorine Valentin a bien du mérite à avancer ses idées humanistes face à un personnage qui se dit démocrate mais qui ne sait ni écouter ni dialoguer et reste muré dans ses certitudes.

Extrait des échanges lors du dernier conseil municipal :

V. VALENTIN : Nous constatons sans surprise que le maniement de la calculette et l'alignement des euros font toujours autant votre bonheur. Mais font-ils le bonheur des Colmariens ?

G. MEYER : Je vous dirai c'est ma science préférée, Madame Valentin.

V. VALENTIN : Nous n'en doutons pas. Mais est-ce que cela fait le bonheur des Colmariens ? C'est ça la question. Vos options budgétaires ont-elles, depuis 2014, permis d'améliorer la qualité et le cadre de vie des Colmariens ? C'est la seule question qui doit prévaloir au moment des choix budgétaires. Et c'est la seule à laquelle il va falloir répondre lors des prochaines élections municipales.
J'espère que les Colmariens iront voter nombreux car moi je vais rappeler un seul chiffre. En 2014, vous avez été élu par un gros quart des électeurs seulement. Ce n'est pas un plébiscite. En 2020, si malgré tous les mécontentements et toutes les insatisfactions dont les Colmariens nous font part et qui ont considérablement augmenté ces derniers temps, ils vous renouvellent leur confiance, à vous ou à votre substitut, cela voudra dire qu'il vous donnent quitus de votre action. De notre côté, nous estimons que votre choix de développement économique presque exclusivement basé sur le tourisme ne répond pas aux besoins réels des Colmariens. Et que l'offre des services à la population est en dessous en qualité et en nombre de ce qui pourrait être fait avec le budget et les moyens qui vous sont alloués.

Y. HEMEDINGER : À Colmar, depuis maintenant plus de 20 ans, nous avons fait en sorte que la finance soit au service des êtres humains qui composent la ville, et pas l'inverse (sic).

V. VALENTIN [s'adressant au maire] : Je sais bien que la démocratie [pour vous] c'est « cause toujours ». C'est sans doute la raison pour laquelle vous avez mélangé toutes nos interventions [de l'opposition] dans votre réponse. Ce que je voulais dire simplement (...) vous avez été élu sur un programme, nous n'avons pas mené ce programme, nous en avons présenté un autre, nous croyons toujours dans les vertus d'un certain nombre de nos propositions qui ne peuvent pas voir le jour puisque c'est vous qui avez la majorité et ce sont ces propositions-là que par fidélité, comme vous à votre programme, nous continuons à défendre. (...).
Le budget n'est pas voté parce que la calculette, elle a calculé juste. Le budget est voté - ou non - en fonction de la philosophie et de la vision qu'il porte. Et nous ne partageons pas les vôtres.


☐ 15/12/2018

HALTE AU SURTOURISME

Vous qui vous plaignez de la gêne occasionnée par l’activité touristique, surtout durant les marchés de Noël, auriez-vous été entendus ? Colmar Agglo participe financièrement à une étude sur l’impact du tourisme à Colmar. Mais la « commande » semble biaisée. Ainsi, il est demandé que l’étude démontre la gêne réelle occasionnée, versus la gêne ressentie. Si la gêne est effectivement constatée, cette même étude doit prouver que les retombées économiques sont telles qu’elles justifient la politique actuelle du TOUT TOURISME, finalement bénéfique pour tous les Colmariens. Si un doute persiste, elle doit élaborer un plan de communication persuasif ! Or, comment évaluer l’impact sur les commerces et services qui voient leur activité réduite car leurs clients fidèles évitent autant que possible de venir en ville ? Ou encore, comment mesurer la gêne occasionnée aux associations qui commencent à envisager de ne plus rien organiser à Colmar durant les marchés de Noël ? Les résultats de l’étude seront connus en 2019 mais, pas de doute : la politique touristique a encore de beaux jours devant elle… En attendant : Joyeux Noël !

Patrick VOLTZENLOGEL – Victorine VALENTIN