Pages

10 mai 2026

Yann Durrière
9/5/2026

Le 9 mai, certains célèbrent “l’Europe de la paix”. Encore faudrait-il parler de la réalité vécue par les Français.


Madame Klinkert nous explique que la France et l’Allemagne seraient “les meilleurs amis du monde” et le “pilier de la paix en Europe”. Une vision hors-sol, déconnectée des intérêts des peuples et surtout des intérêts français.
Car derrière les grands discours, l’Allemagne défend avant tout… l’Allemagne. Depuis des années, Berlin impose ses choix économiques, énergétiques et industriels au reste de l’Europe, souvent au détriment de la France. Fermeture du nucléaire français pendant que l’Allemagne relançait le charbon, politique industrielle taillée pour ses exportations, domination des règles budgétaires européennes : voilà la réalité de cette “amitié”.
L’Union européenne actuelle n’a jamais été construite sur un équilibre entre nations souveraines. Elle fonctionne principalement autour des intérêts économiques allemands, avec une bureaucratie bruxelloise qui impose des normes, des contraintes et une concurrence qui affaiblissent nos territoires, nos agriculteurs, nos commerces et notre industrie.
Pendant qu’on célèbre une Europe théorique :
- les frontières sont devenues des passoires,
- nos agriculteurs croulent sous les normes,
- notre industrie décline,
- les peuples n’ont plus leur mot à dire,
- et les décisions importantes se prennent loin des Français.
Être attaché à la paix entre les peuples européens est une évidence. Mais refuser cette Europe-là, celle de la soumission économique et politique, est tout aussi légitime.
L’Europe ne devrait pas être l’effacement des nations au profit d’un modèle dominé par Berlin et Bruxelles. La France mérite une Europe des peuples, des souverainetés et du respect des intérêts nationaux.
Parce qu’aujourd’hui, beaucoup de Français ne vivent clairement pas dans le même monde que Madame Klinkert.