Yves Hemedinger
9/6/2026
Ce soir, je suis en colère.
En colère face au manque de respect, de décence dont font preuve certains responsables politiques (je dénonce essentiellement l’attitude de celui qui, le jour même des obsèques de Martine, devisait sur le sujet et je pense ne pas avoir besoin de le nommer car vous connaissez son manque total d’humanité…).
Moins de 2 semaines après les obsèques de ma binôme, Martine Dietrich, certains sont déjà à l’œuvre pour tenter de tirer profit de sa disparition et placer leurs pions en vue des élections de septembre.
Oui, le mot est fort : profiter. Et il me glace.
Alors que nous sommes encore dans le temps du deuil, alors que sa famille, ses proches, ses collègues et tous ceux qui l’ont connue n’ont même pas eu le temps de reprendre leur souffle, d’autres ont déjà ressorti les calculettes et ouvert les carnets d’ambitions.
C’est indécent. C’est prématuré. Et c’est, surtout, une certaine idée de la politique que je refuse.
Je sais ce que pensait Martine. Je sais les combats qu’elle menait et les convictions qui étaient les siennes. Mais il y a un temps pour tout. Le remplacement politique auquel certains pensent déjà ne concerne qu’une échéance prévue en septembre. Rien, absolument rien, ne justifie une telle précipitation.
La politique ne devrait jamais perdre son humanité. Quand l’ambition personnelle prend le pas sur le respect des morts et la dignité des vivants, elle révèle ce qu’elle est vraiment.
J’appelle donc chacun à retrouver un peu de sérieux, de retenue et de dignité.
Je m’exprimai le moment venu et approprié, pour vous demander un soutien à la hauteur de la belle personne qu’était Martine Dietrich.