Loïc Jaegert
22/3/2026
Victoire en demi-teinte pour Eric Straumann, qui devra d’autant plus rassembler et faire preuve d’humilité et de leadership auprès de ses équipes et au service de toutes les Colmariennes et tous les Colmariens.
Les évolutions entre les deux tours sont assez parlantes :
Frédéric Hilbert progresse de +36,27 %
Yves Hemedinger progresse de +26,02 %
Éric Straumann ne progresse que de +9,69 %
Nathalie Aubert recule de -13,67 %
Preuve que rien n’était joué et que le message envoyé par les électeurs mérite d’être entendu.
Gérer une ville est une chose. La rassembler et lui donner un cap pour l’avenir en est une autre.
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21 mars 2026
Loïc Jaegert-Huber
21/3/2026
21/3/2026
Je connais Éric Straumann depuis plus de 20 ans.
J'ai eu l'occasion de travailler avec lui, de l'observer de près et de mesurer son engagement et sa constance dans la vie publique colmarienne.
Avec le temps, j'ai aussi pu apprécier une qualité assez rare : sa capacité à transformer presque chaque débat politique en... gestion administrative.
Un talent précieux, sans doute.
Car Éric sait gérer une ville. Parfaitement même. Surtout quand il n'est pas occupé à faire campagne. Ah ! On me dit dans mon oreillette qu'il passe son temps en campagne...
Mais avec les années, j'ai compris une chose simple. Gérer ne suffit pas toujours à gouverner et encore moins à faire avancer une ville.
Depuis plusieurs mois, beaucoup le disent d'ailleurs. Souvent sur le terrain, parfois en privé, parfois en off, souvent et nombreux au sein de sa propre équipe.
À force, entre l'expérience cumulée, la stabilité qui ne change pas, le "vote utile", un "nouveau maire pour Colmar"... on ne sait plus très bien sur quel pied danser.
Lui non plus, visiblement.
Comme beaucoup de Colmariennes et Colmariens, j'ai donc longuement réfléchi.
Car Colmar mérite mieux qu'une ville simplement bien administrée. Elle mérite une vision et un maire qui ait les deux pieds dans l'avenir... et peut-être un peu moins de poil dans la main.
Dimanche, je voterai utile. Je voterai pour l'avenir.
P.S. Ceci est un post parodique, vous l'aurez compris. Ça m'évitera de faire le troll sous ce type de posts en disant : "C'est bizarre, tu m'avais pourtant dit exactement l'inverse à son sujet".
16 mars 2026
Loïc Jaegert-Huber
15/3/2026
Résultats intéressants ce soir à Colmar, malgré une participation malheureusement très faible.
Ce premier tour envoie plusieurs messages assez clairs.
D'abord, on a senti un Éric Straumann très fébrile au moment de l'annonce des résultats. Peut-être parce que certaines alertes formulées depuis longtemps refont surface brutalement...
Depuis plus d'un an, plusieurs d'entre nous, y compris dans son entourage très proche, disent la même chose : on ne peut pas seulement "gérer" une ville, encore moins en laissant s'installer une forme d'inertie qui finit par peser sur les équipes comme sur la dynamique de Colmar et son agglomération.
Gouverner une ville, ce n'est pas simplement administrer les dossiers courants, c'est porter une vision, donner un cap, écouter les signaux faibles et savoir remettre en question certaines habitudes.
Et sur ces points, beaucoup de choses se disaient déjà depuis longtemps à Colmar. Sur le terrain... et, plus discrètement encore, au sein même de la majorité municipale (!!). Toute critique était souvent balayée ou ignorée. C'est malheureusement une erreur classique en politique, croire que le silence autour de soi signifie l'adhésion. Mais aussi, ici sur Facebook, bloquer immédiatement toute personne émettant des critiques.
Le risque maintenant est assez clair... voir se constituer un rassemblement opportuniste entre l'extrême droite et Yves Hemedinger, prêt à tout pour l'emporter.
Si certains signaux avaient été entendus plus tôt, la situation serait sans doute différente ce soir. Mais une campagne n'est jamais terminée avant le second tour.
L'écoute, la lucidité et la capacité à se remettre en question sont des qualités essentielles pour tout leader. Il est encore temps de s'en souvenir...
2 mars 2026
Loïc Jaegert-Huber
1/3/2026
- attractivité pour les entreprises
- qualité de vie pour les ménages
- performance écologique
1. Recréer une ambition économique claire
2. Assumer une stratégie climat concrète
3. Redonner envie aux familles actives
4. Gouvernance plus exigeante et ouverte
5. Clarifier une vision à 10 ans
1/3/2026
Il y a un an presque jour pour jour, j’envisageais sérieusement de conduire une liste aux municipales 2026 à Colmar.
Ce n’était ni un coup de tête, ni un jeu d’ego. C’était le fruit de nombreux échanges, de constats partagés, d’une conviction intime, celle que Colmar a besoin d’un cap clair. Pour des raisons d’équilibre familial et professionnel, je n’ai pas franchi le pas. Mais se taire aujourd’hui serait incohérent avec tout ce que j’ai dit, écrit et porté… et ne serait pas dans mes habitudes.
À l’époque, je n’avais pas lancé une fronde. J’avais simplement écouté. Écouté des Colmariennes et des Colmariens, des entrepreneurs, des cadres municipaux, des élus, y compris au sein même de la majorité !
Et ce qui revenait souvent était assez simple. La bonhomie ne fait pas une politique. Être apprécié ne suffit pas à diriger. Une démocratie à main levée, dans le sens du vent, ne construit pas une trajectoire. On peut être un bon politicien, cela ne garantit pas d’être un bon politique.
Gérer une ville, ce n’est pas seulement arbitrer des dossiers, c’est fixer une vision, donner un cap, fédérer autour d’une ambition, trancher, assumer, avec exigence.
Je ne vais pas tirer à boulets rouges contre Éric Straumann. Je l’ai maintes fois soutenu par le passé et il le sait. Par ailleurs, plusieurs amies, amis et anciens collègues politiques, compétents et engagés, figurent dans son équipe et sur sa liste. Mais il serait malhonnête de faire comme si tout allait bien.
Le dernier palmarès BDO / Challenges sur l’attractivité des métropoles confirme une tendance préoccupante. Colmar recule et se retrouve désormais derrière plusieurs villes comparables, y compris régionales.
Ce classement évalue trois dimensions :- attractivité pour les entreprises
- qualité de vie pour les ménages
- performance écologique
Colmar affiche des scores moyens, sans point fort différenciant.
Pour les entreprises : 2 étoiles. À proximité, nous sommes distancés par Mulhouse, Dijon, Reims ou Annecy. Dans une région industrielle et transfrontalière, c’est un signal d’alerte. Cela interroge directement notre capacité à attirer et à retenir de l’activité productive, des ETI, des emplois qualifiés.
Pour les ménages : 1 étoile. C’est le point le plus faible et le signal le plus préoccupant. Cela signifie que l’attractivité résidentielle, les services et la dynamique démographique ne sont pas perçus comme suffisamment compétitifs. Une ville peut avoir un beau centre historique et perdre ses familles actives.
Sur l’écologie : 2 étoiles. Là encore, pas de leadership. À l’heure où les villes investissent massivement dans le confort d’été, la renaturation, les mobilités douces structurantes, Colmar donne le sentiment d’ajustements ponctuels plus que d’une stratégie systémique.
Quand je relis les échanges que j’avais il y a un an, je ne peux pas dire que ces résultats me surprennent. Et je ne pense pas être le seul. Beaucoup, y compris dans l’entourage proche du maire, exprimaient déjà des doutes. En privé, évidemment…
Ce qui était pointé, ce n’était ni l’honnêteté ni la présence sur le terrain. C’était l’absence de vision structurante, le sentiment d’une gestion au fil de l’eau, d’une prudence qui devient immobilisme, d’une posture qui évite le conflit mais aussi les choix structurants.
Pendant ce temps, Mulhouse progresse sur l’attractivité économique, Strasbourg capitalise sur son positionnement européen, Dijon transforme son urbanisme, Annecy assume une trajectoire écologique claire...
La question n’est pas d’accabler. Mais aujourd’hui, Colmar donne le sentiment d’une gestion correcte, sans colonne vertébrale stratégique forte. Or les dix prochaines années seront décisives : transition climatique, compétition entre territoires, pression foncière, nouvelles attentes des jeunes générations…
Gérer une ville ne consiste pas seulement à administrer correctement les services, c’est définir une ambition lisible.
Alors que faire ?1. Recréer une ambition économique claire
Colmar ne peut pas vivre uniquement de son image patrimoniale et touristique. Il faut structurer une politique d’accueil des PME industrielles innovantes, renforcer les liens avec l’Allemagne et la Suisse, créer un véritable guichet unique pour l’investissement local. Nous sommes au cœur d’un bassin trinational, exploitons-le pleinement !
Confort d’été dans les écoles et au-delà, plan massif d’arbres et de désimperméabilisation, gestion fine de l’eau en lien avec les maraîchers, mobilités réellement fluidifiées et non subies. L’écologie ne doit pas être décorative mais opérationnelle.
Politique du logement équilibrée, soutien renforcé aux commerces de proximité, sécurité traitée sans posture ni naïveté. Une ville attractive est d’abord une ville où l’on projette sa vie.
Évaluation annuelle publique des politiques municipales et dialogue structuré avec les forces économiques, culturelles et associatives. Moins d’entre-soi, plus de prise de responsabilités !
Colmar en 2035, c’est quoi ? Une ville-musée agréable ? Ou une ville moyenne européenne dynamique, industrielle, écologique et culturelle, capable d’attirer des talents ? (j’ai franchement l’impression de me répéter depuis 20 ans…)
Je ne suis pas candidat mais je reste profondément Colmarien.
La vraie question n’est pas de savoir si le maire est sympathique mais de savoir si Colmar est prête pour la décennie qui vient. Et je souhaite sincèrement que l’équipe municipale actuelle entende ces signaux faibles.
Colmar a les atouts pour réussir : histoire, position géographique, tissu associatif, savoir-faire industriel… Il lui manque aujourd’hui, selon moi, une trajectoire claire et assumée.
Et sur ce point, le débat mérite (encore) d’être ouvert…
7 juillet 2025
Loïc Jaegert-Huber
Message à tous les grincheux et les rageux
Il y a ceux qui critiquent ceux qui s’engagent.
Ceux qui critiquent ceux qui ne s’engagent pas.
Et ceux qui, eux, ne s’engagent jamais, mais ont un avis sur tout, tout le temps.
Ma non-candidature aux municipales a été mûrement réfléchie. Elle ne m’enlève ni mes convictions, ni mon engagement.
Je n’ai pas à produire de certificat colmarien-militant :
• J’ai été Maire Junior.
• J’ai siégé au Conseil National de la Jeunesse pour le Haut-Rhin.
• J’ai été élu départemental, suppléant de Brigitte Klinkert.
Et j’ai activement participé à toutes les campagnes colmariennes depuis 2008. J'ai notamment co-fondé le collectif Bougeons les lignes/Colmar Bouge ≡ Colmar pour tous.
Et ces derniers mois, plutôt que de râler dans le vide, j’ai proposé, via une bonne dizaine de posts thématiques, sur l’économie locale, l’écologie, le commerce, la culture, la solidarité, la sécurité, les jeunes, la ville de demain, … (https://www.colmarinfo.com/search/label/Jaegert-Huber%20Lo%C3%AFc).
Alors oui, comme dirait Stéphane Hessel :
« Indignez-vous… mais aussi étonnez-vous, engagez-vous, remuez, interpellez, montez au front, essayez, plantez-vous ! »
Mais surtout, et là c’est moi qui le dis :
arrêtez de faire chier le monde !
Et si vraiment vous tenez à râler, au moins, faites-le bien.
Merci. Bisous.
7/7/2025
Message à tous les grincheux et les rageux
Il y a ceux qui critiquent ceux qui s’engagent.
Ceux qui critiquent ceux qui ne s’engagent pas.
Et ceux qui, eux, ne s’engagent jamais, mais ont un avis sur tout, tout le temps.
Ma non-candidature aux municipales a été mûrement réfléchie. Elle ne m’enlève ni mes convictions, ni mon engagement.
Je n’ai pas à produire de certificat colmarien-militant :
• J’ai été Maire Junior.
• J’ai siégé au Conseil National de la Jeunesse pour le Haut-Rhin.
• J’ai été élu départemental, suppléant de Brigitte Klinkert.
Et j’ai activement participé à toutes les campagnes colmariennes depuis 2008. J'ai notamment co-fondé le collectif Bougeons les lignes/Colmar Bouge ≡ Colmar pour tous.
Et ces derniers mois, plutôt que de râler dans le vide, j’ai proposé, via une bonne dizaine de posts thématiques, sur l’économie locale, l’écologie, le commerce, la culture, la solidarité, la sécurité, les jeunes, la ville de demain, … (https://www.colmarinfo.com/search/label/Jaegert-Huber%20Lo%C3%AFc).
Alors oui, comme dirait Stéphane Hessel :
« Indignez-vous… mais aussi étonnez-vous, engagez-vous, remuez, interpellez, montez au front, essayez, plantez-vous ! »
Mais surtout, et là c’est moi qui le dis :
arrêtez de faire chier le monde !
Et si vraiment vous tenez à râler, au moins, faites-le bien.
Merci. Bisous.
5 juillet 2025
Loïc Jaegert-Huber
-5/7/2025- Depuis plusieurs mois, j’ai pris le temps d’écouter, d’échanger, de consulter. Je suis profondément attaché à Colmar, et convaincu que notre ville mérite une ambition renouvelée, une gestion rigoureuse, et un cap clair.
Celles et ceux qui me connaissent savent que j’avais une forte envie d’y aller. J’y ai beaucoup réfléchi.
Mais une chose est évidente : cela ne s’improvise pas. Être Maire, c’est comprendre en profondeur les attentes de nos concitoyens, s’ancrer durablement sur le terrain, et bâtir un projet solide sur le long terme.
Je vais donc en décevoir certains (et sans doute en soulager d’autres), mais je ne serai pas candidat en 2026.
Cela ne m’a pas empêché de contribuer activement au débat public local. Depuis plusieurs mois, j’ai partagé des idées, porté des propositions et ouvert des pistes concrètes autour de nombreux sujets essentiels pour l’avenir de Colmar : économie & attractivité, transition écologique, urbanisme, culture, sport, éducation, initiatives citoyennes, commerce de proximité, sécurité, cadre de vie, solidarité, espaces publics, innovation, digital, …
J’espère que cette dynamique aura nourri une réflexion collective, chez les Colmariens comme au sein de la majorité actuelle. Non, tout n’est pas rose. Oui, il y a d’énormes marges de progrès, notamment en matière de vision à long terme et de leadership.
Les alternatives existent, et je suis convaincu que l’expérience et les compétences de certains talents d’ores et déjà engagés dans notre ville pourraient être précieuses dans les échéances à venir.
Une élection, cela se prépare, cela s’anticipe, cela se gagne sur le terrain, le terrain, et encore le terrain. Je passe donc mon tour cette fois-ci.
La vérité, c’est qu’une telle décision ne se prend pas seul. Il faut aussi savoir entendre ses proches, mesurer ses équilibres personnels et professionnels, et être lucide sur ce que demande un tel engagement. Être Maire, c’est un sacerdoce, un rôle qui ne se conjugue pas à moitié. C’est un engagement de chaque instant, un job à temps plein et bien au-delà, qui demande une présence constante sur le terrain, une disponibilité totale et une énergie de chaque instant au service des habitantes et habitants.
Je sais aujourd’hui que ce n’est pas le bon moment. Mais je ne regrette rien de cette démarche, qui m’a permis de poser des mots, de proposer des idées, et surtout d’ouvrir le dialogue (en bougeant un peu les lignes par la même occasion).
Merci pour vos innombrables messages, vos encouragements, vos conseils. Ce n’est que partie remise.
Et qui sait… rendez-vous en 2032 pour refaire le Point… Colmarien !
22 juin 2025
Loïc Jaegert-Huber
Colmar ouverte sur le monde : une diplomatie locale au service des Colmariens
1. Réactiver les jumelages, vraiment
Colmar est jumelée avec Princeton (États-Unis), Lucca (Italie), Schongau (Allemagne), Győr (Hongrie), Vale of White Horse (Angleterre), Eisenstadt (Autriche) et Sint-Niklaas (Belgique). Mais qui le sait encore ? Qui en bénéficie aujourd’hui ?
Nous proposerons un plan d’action en 3 volets :
- un “budget participatif des jumelages”, accessible aux écoles, clubs, associations, comités de quartier ;
2. Faire de Colmar une ville d’échanges européens pour la jeunesse
Notre jeunesse a soif de mobilité, d’ouverture et d’avenir. À nous d’ouvrir les portes.
Nous lancerons :
- un programme de bourses “Colmar Mobilité +” pour aider les lycéens et apprentis à partir en stage ou en immersion dans nos villes jumelées ou au sein d’écoles partenaires ;
- un pacte Erasmus local, signé avec les établissements colmariens (Bartholdi, Blaise Pascal, Camille Sée, le lycée pro du Pflixbourg, IUT, ...) pour accueillir régulièrement des jeunes européens à Colmar ;
- des twinnings de classes dès le collège, avec l’appui du délégué académique aux relations internationales et à la coopération, pour permettre à chaque jeune Colmarien de dialoguer avec des homologues européens.
3. Attirer à Colmar les événements internationaux qui comptent
Colmar peut accueillir bien plus qu’elle ne le fait. Pas besoin d’être capitale pour accueillir du monde.
Nous porterons :
- la candidature de Colmar à des congrès internationaux à taille humaine, autour de thèmes où nous avons des atouts : viticulture durable, tourisme responsable, patrimoine, ... ;
- la création d’un festival annuel européen “Villes moyennes, Grandes Idées”, qui mettra en lumière des solutions locales aux défis globaux (mobilité douce, alimentation locale, climat, inclusion numérique…) ;
- un lobbying actif auprès du réseau Eurotowns et de l’Association des Maires Francophones, pour repositionner Colmar sur la carte des villes influentes sans être capitales.
4. Une Maison des Relations Européennes à Colmar
Installée dans un bâtiment public existant (type ancienne école ou espace culturel sous-utilisé), cette Maison deviendrait :
- un centre de ressources pour la mobilité, les projets transfrontaliers et les coopérations européennes ;
- un lieu d’animation continue (conférences, ciné-débats, cafés linguistiques, clubs de lecture en VO…) ;
- un point de rencontre pour les associations franco-allemandes, italiennes, hongroises, ... et les jeunes souhaitant s’engager.
5. Soutenir les diasporas colmariennes
6. Construire un vrai partenariat transfrontalier avec Freiburg et Bâle
À 50 km de Colmar, la coopération réelle reste timide. Nous proposerons :
- un pacte d’alliances entre villes secondaires du Rhin supérieur, pour partager des projets en matière d’eau, de santé, de mobilité verte, de transition numérique... ;
- des passes transfrontaliers culture + mobilité, pour faciliter les trajets étudiants, les jobs d’été ou les stages pro de part et d’autre du Rhin ;
- un “bivouac économique” annuel Colmar x Freiburg x Bâle, pour connecter PME, artisans et incubateurs...
7. Parler d’Europe autrement
[échange à Princeton en août 2009]
22/6/2025
Colmar ouverte sur le monde : une diplomatie locale au service des Colmariens
Colmar a toujours eu un lien particulier avec l’ailleurs. Par sa position au cœur de l’Europe, par sa tradition humaniste, par ses jumelages historiques. Mais ce lien, aujourd’hui, est devenu flou, symbolique, voire folklorique. Il est temps de redonner un sens concret, vivant et utile à nos relations internationales. Pas pour faire joli sur une carte mais pour offrir des opportunités réelles aux Colmariens, jeunes, actifs, retraités, artisans, chercheurs ou entrepreneurs.
Colmar est jumelée avec Princeton (États-Unis), Lucca (Italie), Schongau (Allemagne), Győr (Hongrie), Vale of White Horse (Angleterre), Eisenstadt (Autriche) et Sint-Niklaas (Belgique). Mais qui le sait encore ? Qui en bénéficie aujourd’hui ?
Nous proposerons un plan d’action en 3 volets :
- un “budget participatif des jumelages”, accessible aux écoles, clubs, associations, comités de quartier ;
- un forum annuel des Villes Jumelées pour faire émerger des projets concrets (échanges culturels, sportifs, circuits courts, innovations durables…) ;
- la création d’un “Conseil des Jumelages vivants”, piloté par des citoyens, des lycéens, des associations et des retraités bilingues, pour sortir du protocolaire.
2. Faire de Colmar une ville d’échanges européens pour la jeunesse
Notre jeunesse a soif de mobilité, d’ouverture et d’avenir. À nous d’ouvrir les portes.
Nous lancerons :
- un programme de bourses “Colmar Mobilité +” pour aider les lycéens et apprentis à partir en stage ou en immersion dans nos villes jumelées ou au sein d’écoles partenaires ;
- un pacte Erasmus local, signé avec les établissements colmariens (Bartholdi, Blaise Pascal, Camille Sée, le lycée pro du Pflixbourg, IUT, ...) pour accueillir régulièrement des jeunes européens à Colmar ;
- des twinnings de classes dès le collège, avec l’appui du délégué académique aux relations internationales et à la coopération, pour permettre à chaque jeune Colmarien de dialoguer avec des homologues européens.
3. Attirer à Colmar les événements internationaux qui comptent
Colmar peut accueillir bien plus qu’elle ne le fait. Pas besoin d’être capitale pour accueillir du monde.
Nous porterons :
- la candidature de Colmar à des congrès internationaux à taille humaine, autour de thèmes où nous avons des atouts : viticulture durable, tourisme responsable, patrimoine, ... ;
- la création d’un festival annuel européen “Villes moyennes, Grandes Idées”, qui mettra en lumière des solutions locales aux défis globaux (mobilité douce, alimentation locale, climat, inclusion numérique…) ;
- un lobbying actif auprès du réseau Eurotowns et de l’Association des Maires Francophones, pour repositionner Colmar sur la carte des villes influentes sans être capitales.
4. Une Maison des Relations Européennes à Colmar
Installée dans un bâtiment public existant (type ancienne école ou espace culturel sous-utilisé), cette Maison deviendrait :
- un centre de ressources pour la mobilité, les projets transfrontaliers et les coopérations européennes ;
- un lieu d’animation continue (conférences, ciné-débats, cafés linguistiques, clubs de lecture en VO…) ;
- un point de rencontre pour les associations franco-allemandes, italiennes, hongroises, ... et les jeunes souhaitant s’engager.
5. Soutenir les diasporas colmariennes
À Colmar, on compte des communautés venues d’Italie, du Portugal, d’Allemagne, du Maghreb, d’Asie, d’Afrique de l’Ouest, ... Trop souvent cantonnées au champ social, alors qu’elles sont des ponts culturels et économiques.
Nous créerons un fonds de microprojets de coopération citoyenne, pour soutenir des initiatives portées par des binationaux ou associations locales en lien avec leurs pays d’origine (écoles, agriculture, écologie, solidarité, artisanat…).
6. Construire un vrai partenariat transfrontalier avec Freiburg et Bâle
À 50 km de Colmar, la coopération réelle reste timide. Nous proposerons :
- un pacte d’alliances entre villes secondaires du Rhin supérieur, pour partager des projets en matière d’eau, de santé, de mobilité verte, de transition numérique... ;
- des passes transfrontaliers culture + mobilité, pour faciliter les trajets étudiants, les jobs d’été ou les stages pro de part et d’autre du Rhin ;
- un “bivouac économique” annuel Colmar x Freiburg x Bâle, pour connecter PME, artisans et incubateurs...
7. Parler d’Europe autrement
Pas avec des drapeaux obligatoires mais avec de vrais récits, du concret, des rencontres.
Nous lancerons un cycle “L’Europe en vrai” dans les écoles, les cinémas, les cafés, les quartiers. Avec des jeunes qui témoignent, des anciens qui racontent, des entrepreneurs qui innovent, des artistes qui croisent les cultures. Parce qu’on n’a jamais autant eu besoin d’Europe… et jamais été aussi loin d’elle dans les esprits.
Colmar doit se reconnecter au monde, mais pas pour faire du cosmétique. Pour créer du sens, des opportunités et du lien. Pas une ville vitrine pour délégations, mais une ville passerelle, ancrée et ouverte, généreuse et stratège, européenne et profondément colmarienne.
[échange à Princeton en août 2009]
14 juin 2025
Loïc Jaegert-Huber
1. Redynamiser le centre-ville historique
Le marché couvert, daté de 1865 et restauré en 2010, symbolise cette tradition : une vingtaine de stands d’artisans et producteurs y animent chaque jour le cœur de Colmar.
Nous proposons :
- la création d’un “bureau du commerce”, au cœur du centre-ville, inspiré du modèle du "town center management" : un guichet unique pour les commerçants, un lieu de coordination, d’écoute et d’appui à l’initiative locale ;
- l’organisation de boutiques éphémères (pop-up stores) dans les locaux vacants, pour tester de nouvelles offres, attirer les jeunes entrepreneurs et redynamiser l’image de certaines rues.
Mais nous devons aussi ramener les Colmariens au centre-ville. C’est pourquoi nous testerons un dispositif de circulation modulée, autorisant l’accès aux riverains et à tous les habitants de Colmar Agglomération jusqu’à midi et après 18h, par exemple pour récupérer une commande, faire ses courses, retirer une pizza... Une signalétique claire et un accès simplifié renforceront l’attractivité.
2. Faciliter la création et la reprise
Les dispositifs portés par la Ville, la CCI et la CMA (Chambre des Métiers) sont utiles, mais trop peu connus ou trop complexes.
Nous proposons :
- de lancer un concours d’émergence de projets artisanaux, avec une prise en charge du loyer la première année, un appui en communication, un accompagnement numérique et un mentorat commercial ;
- d'encadrer les loyers commerciaux dans les zones sensibles et accompagner les bailleurs volontaires dans la mise à disposition de leurs biens ;
- de développer la bourse aux locaux vacants et créer une cellule “reprise & coworking” pour soutenir ceux qui veulent se relancer à Colmar.
3. Valoriser nos marchés comme espaces de vie intergénérationnels
Nos marchés (Place des Dominicains, Saint-Joseph, Cathédrale, Europe…) sont des lieux d’ancrage et de lien. Mais ils doivent retrouver du souffle.
Nous proposons :
- d’améliorer les conditions logistiques des commerçants non-sédentaires (stationnement, branchements, accessibilité, ...) ;
- d’animer régulièrement le marché du centre-ville, en lien avec les associations locales, les maisons de quartier, les artistes de rue, les écoles ou les clubs seniors ;
- de renforcer les (mini-)marchés dans tous les quartiers, et pas uniquement dans l’hyper-centre.
4. Soutenir l’artisanat et les métiers d’excellence
Les échoppes du centre ancien ou certains ateliers du quartier Ouest méritent une attention renforcée.
Nous soutiendrons :
- la requalification énergétique et esthétique des locaux artisanaux, avec des aides ANRU ou "Action Cœur de Ville" ;
- l’organisation d’une Semaine de l’Artisanat et du Savoir-Faire dans les écoles, les commerces, les ateliers ;
- la création d’un “atelier-lab” à la frontière entre artisanat et innovation (ex : impression 3D, objets en matériaux biosourcés, artisanat d’art, ...).
5. Digitaliser les commerces de proximité
La digitalisation ne doit pas être un fardeau, mais un levier.
Nous proposerons :
- un “pack numérique solidaire” pour les petits commerces : site vitrine, prise de rendez-vous en ligne, système de click & collect, référencement local ;
- la création d’un pôle “Commerce & Numérique” au sein de la Maison des Projets, qui interviendra pendant les périodes creuses (janvier/février) avec des sessions de formation express.
6. Créer un label “Colmar Artisans”
Ce label reconnaîtra les artisans colmariens, leur ancrage local, leur engagement environnemental et leur transmission de savoir-faire.
Il leur offrira :
- une meilleure visibilité dans les réseaux touristiques, les événements de la ville et les guides patrimoniaux ;
- un accès privilégié à certains marchés, foires ou projets éducatifs ;
- une carte “Colmar Artisan partenaire”, valorisée dans les supports de l’Office de Tourisme et auprès des hébergeurs.
7. Marier tourisme et commerce local
Nous développerons des coupons de réduction touristiques en partenariat avec les hébergeurs colmariens. Chaque nuitée donnera accès à des offres spéciales dans les commerces partenaires (produits d’appel, menus-découverte, artisanat local, …).
Nous soutiendrons :
- les kits “Saveurs de Colmar”, distribués à l’Office de Tourisme, aux hôtels et gîtes (vins, confitures, chocolats, savon, etc.) ;
- des parcours marchands thématiques (ex : “Route des Vins”, “les 5 artisans à ne pas manquer”, “je fabrique mon souvenir local”, ...), en lien avec les commerçants volontaires.
8. Une gouvernance partagée et durable
La Ville ne fera pas cela seule. Nous mettrons en place :
- un Comité Commerce & Artisanat, réunissant chaque trimestre commerçants, artisans, chambres consulaires, élus et habitants ;
- une charte écoresponsable du commerce colmarien, encourageant les initiatives vertes, le recyclage, la lutte contre le gaspillage, les circuits courts. Ce label ouvrira droit à des aides ciblées et une promotion renforcée.
Colmar dispose d’un tissu commercial unique, fait de marchés, de boutiques indépendantes, de producteurs locaux et d’artisans fiers de leur savoir-faire. À nous de l’accompagner vers un modèle plus vivant, plus solidaire, plus durable, sans renier nos racines.
Ce que je propose, ce n’est pas une politique du commerce vitrine. C’est une politique du commerce de lien. Celui qui fait battre le cœur d’une ville, à taille humaine, tournée vers l’avenir.
Colmar : une économie de proximité vibrante et résiliente
Le commerce de proximité et l’artisanat sont le poumon de notre ville. Ils incarnent notre identité alsacienne, génèrent de la convivialité, créent des emplois locaux et structurent nos quartiers. L’enjeu est donc clair : soutenir, renouveler et valoriser ce tissu vital, face à la concurrence des zones commerciales périphériques, du e-commerce et des incertitudes économiques.
1. Redynamiser le centre-ville historique
Le marché couvert, daté de 1865 et restauré en 2010, symbolise cette tradition : une vingtaine de stands d’artisans et producteurs y animent chaque jour le cœur de Colmar.
Nous proposons :
- la création d’un “bureau du commerce”, au cœur du centre-ville, inspiré du modèle du "town center management" : un guichet unique pour les commerçants, un lieu de coordination, d’écoute et d’appui à l’initiative locale ;
- l’organisation de boutiques éphémères (pop-up stores) dans les locaux vacants, pour tester de nouvelles offres, attirer les jeunes entrepreneurs et redynamiser l’image de certaines rues.
Mais nous devons aussi ramener les Colmariens au centre-ville. C’est pourquoi nous testerons un dispositif de circulation modulée, autorisant l’accès aux riverains et à tous les habitants de Colmar Agglomération jusqu’à midi et après 18h, par exemple pour récupérer une commande, faire ses courses, retirer une pizza... Une signalétique claire et un accès simplifié renforceront l’attractivité.
2. Faciliter la création et la reprise
Les dispositifs portés par la Ville, la CCI et la CMA (Chambre des Métiers) sont utiles, mais trop peu connus ou trop complexes.
Nous proposons :
- de lancer un concours d’émergence de projets artisanaux, avec une prise en charge du loyer la première année, un appui en communication, un accompagnement numérique et un mentorat commercial ;
- d'encadrer les loyers commerciaux dans les zones sensibles et accompagner les bailleurs volontaires dans la mise à disposition de leurs biens ;
- de développer la bourse aux locaux vacants et créer une cellule “reprise & coworking” pour soutenir ceux qui veulent se relancer à Colmar.
3. Valoriser nos marchés comme espaces de vie intergénérationnels
Nos marchés (Place des Dominicains, Saint-Joseph, Cathédrale, Europe…) sont des lieux d’ancrage et de lien. Mais ils doivent retrouver du souffle.
Nous proposons :
- d’améliorer les conditions logistiques des commerçants non-sédentaires (stationnement, branchements, accessibilité, ...) ;
- d’animer régulièrement le marché du centre-ville, en lien avec les associations locales, les maisons de quartier, les artistes de rue, les écoles ou les clubs seniors ;
- de renforcer les (mini-)marchés dans tous les quartiers, et pas uniquement dans l’hyper-centre.
4. Soutenir l’artisanat et les métiers d’excellence
Les échoppes du centre ancien ou certains ateliers du quartier Ouest méritent une attention renforcée.
Nous soutiendrons :
- la requalification énergétique et esthétique des locaux artisanaux, avec des aides ANRU ou "Action Cœur de Ville" ;
- l’organisation d’une Semaine de l’Artisanat et du Savoir-Faire dans les écoles, les commerces, les ateliers ;
- la création d’un “atelier-lab” à la frontière entre artisanat et innovation (ex : impression 3D, objets en matériaux biosourcés, artisanat d’art, ...).
5. Digitaliser les commerces de proximité
La digitalisation ne doit pas être un fardeau, mais un levier.
Nous proposerons :
- un “pack numérique solidaire” pour les petits commerces : site vitrine, prise de rendez-vous en ligne, système de click & collect, référencement local ;
- la création d’un pôle “Commerce & Numérique” au sein de la Maison des Projets, qui interviendra pendant les périodes creuses (janvier/février) avec des sessions de formation express.
6. Créer un label “Colmar Artisans”
Ce label reconnaîtra les artisans colmariens, leur ancrage local, leur engagement environnemental et leur transmission de savoir-faire.
Il leur offrira :
- une meilleure visibilité dans les réseaux touristiques, les événements de la ville et les guides patrimoniaux ;
- un accès privilégié à certains marchés, foires ou projets éducatifs ;
- une carte “Colmar Artisan partenaire”, valorisée dans les supports de l’Office de Tourisme et auprès des hébergeurs.
7. Marier tourisme et commerce local
Nous développerons des coupons de réduction touristiques en partenariat avec les hébergeurs colmariens. Chaque nuitée donnera accès à des offres spéciales dans les commerces partenaires (produits d’appel, menus-découverte, artisanat local, …).
Nous soutiendrons :
- les kits “Saveurs de Colmar”, distribués à l’Office de Tourisme, aux hôtels et gîtes (vins, confitures, chocolats, savon, etc.) ;
- des parcours marchands thématiques (ex : “Route des Vins”, “les 5 artisans à ne pas manquer”, “je fabrique mon souvenir local”, ...), en lien avec les commerçants volontaires.
8. Une gouvernance partagée et durable
La Ville ne fera pas cela seule. Nous mettrons en place :
- un Comité Commerce & Artisanat, réunissant chaque trimestre commerçants, artisans, chambres consulaires, élus et habitants ;
- une charte écoresponsable du commerce colmarien, encourageant les initiatives vertes, le recyclage, la lutte contre le gaspillage, les circuits courts. Ce label ouvrira droit à des aides ciblées et une promotion renforcée.
Colmar dispose d’un tissu commercial unique, fait de marchés, de boutiques indépendantes, de producteurs locaux et d’artisans fiers de leur savoir-faire. À nous de l’accompagner vers un modèle plus vivant, plus solidaire, plus durable, sans renier nos racines.
Ce que je propose, ce n’est pas une politique du commerce vitrine. C’est une politique du commerce de lien. Celui qui fait battre le cœur d’une ville, à taille humaine, tournée vers l’avenir.
8 juin 2025
Loïc Jaegert-Huber
Colmar, ville sûre, apaisée et respectueuse
1. Une présence renforcée sur le terrain
2. Des outils modernes pour une sécurité accrue
3. Une médiation proactive pour désamorcer les tensions
4. Un cadre de vie propre et entretenu
5. Une ville accessible et inclusive
6. Des espaces publics conviviaux et sécurisés
7. Une attention particulière aux quartiers
8. Une prévention ciblée pour les jeunes
9. Une gestion rigoureuse des incivilités
10. Une transparence totale sur les actions menées
11. Une politique de la ville réinventée, au service de la cohésion
Concrètement :
7/6/2025
Colmar, ville sûre, apaisée et respectueuse
La sécurité et le cadre de vie sont les fondements d'une ville où il fait bon vivre. À Colmar, nous devons garantir à chaque habitant, dans chaque quartier, une tranquillité quotidienne, une propreté exemplaire et un environnement accueillant. Cela nécessite une approche équilibrée, alliant fermeté et humanité, prévention et répression, innovation et tradition.
1. Une présence renforcée sur le terrain
La sécurité commence par une présence visible et dissuasive. Nous augmenterons les effectifs de la police municipale, actuellement en charge de missions variées telles que la surveillance des marchés et la gestion des stationnements, et élargirons leurs horaires, notamment en soirée et les week-ends. La collaboration avec la police nationale sera intensifiée pour une action coordonnée et efficace.
Nous créerons également un poste de police municipale décentré dans le quartier Ouest, pour garantir une meilleure réactivité locale et renforcer la proximité dans les zones aujourd’hui moins couvertes.
2. Des outils modernes pour une sécurité accrue
Nous déploierons peu à peu un réseau de vidéoprotection intelligent, respectueux des libertés individuelles, pour prévenir les actes délictueux et faciliter les enquêtes. Nous testerons également, dans certains secteurs comme la Petite Venise ou la Place Jeanne d’Arc, des bornes d’alerte piétonnes, permettant de déclencher une alerte directe vers le CSU (Centre de Supervision Urbaine) en cas d’agression ou de malaise. Ce système sera complété par une application mobile citoyenne permettant de signaler incivilités ou dysfonctionnements en temps réel, avec suivi transparent des actions engagées.
3. Une médiation proactive pour désamorcer les tensions
La médiation est un outil précieux pour prévenir les conflits et restaurer le dialogue. Nous renforcerons les dispositifs existants, en partenariat avec des structures telles qu'Alsace Médiation, pour intervenir rapidement et efficacement dans les situations de tension. Ce travail de proximité, notamment dans les quartiers prioritaires, sera étendu à de nouveaux partenariats, incluant également des médiateurs formés issus des quartiers eux-mêmes.
La propreté urbaine est essentielle pour le bien-être des habitants. Le service propreté de la ville, en alerte dès 5h30 le matin, assure l'enlèvement des ordures ménagères deux fois par semaine. Nous expérimenterons des brigades de propreté de quartier, composées d’agents référents affectés à une zone, facilement identifiables, et en lien direct avec les habitants via les conseils de quartier. Chaque Colmarien saura « qui appeler » en cas de problème localisé.
5. Une ville accessible et inclusive
Chaque Colmarien doit pouvoir se déplacer librement et en sécurité. Nous poursuivrons l'aménagement des trottoirs, des passages piétons et des pistes cyclables, en veillant à leur accessibilité pour les personnes à mobilité réduite. Des projets tels que l’aménagement de la piste cyclable bidirectionnelle sur l’avenue de Colmar seront multipliés. Nous porterons également une attention particulière à l’usage abusif de certains trottoirs par des stationnements anarchiques qui bloquent le passage.
6. Des espaces publics conviviaux et sécurisés
Les places, parcs et jardins doivent être des lieux de vie agréables et sûrs. Nous améliorerons leur éclairage, leur aménagement et leur surveillance, pour qu'ils soient accueillants à toute heure. Nous transformerons certaines friches ou zones peu valorisées en espaces d’urbanisme temporaire : mini-terrains de sport, aires de détente modulables, œuvres artistiques collaboratives. Ce type de “micro-investissements rapides” redonne vie à des lieux délaissés et renforce le sentiment de sécurité.
7. Une attention particulière aux quartiers
Des initiatives telles que le Conseil d'initiative citoyenne, installé en 2021, contribuent déjà à l'amélioration du cadre de vie des habitants, mais chaque quartier a ses spécificités et ses besoins. Nous mettrons donc en place des conseils de quartier renforcés, avec un budget participatif fléché “cadre de vie et sécurité”, pour une écoute active et une réponse concrète. Les habitants y voteront des projets locaux (éclairage, mobilier urbain…). Les écoles du quartier y seront systématiquement associées.
Nous organiserons aussi, au-delà des traditionnelles Journées citoyennes, des Ateliers citoyens de quartier réguliers, permettant à chacun de contribuer activement à l’amélioration de son environnement.
Enfin, pour sortir d’une logique uniquement punitive, nous étudierons la création d’un “Indice de tranquillité” par quartier, publié chaque trimestre. Il mettra en lumière à la fois les incivilités constatées et les efforts positifs du quartier, pour valoriser les dynamiques vertueuses, et pas seulement pointer ce qui dysfonctionne.
8. Une prévention ciblée pour les jeunes
La jeunesse est une richesse pour notre ville. Nous développerons des programmes de prévention et d'accompagnement pour les jeunes en difficulté, en collaboration avec des structures telles que le Pôle Adolescence de l'association Résonance. Nous lancerons aussi un service municipal de parrainage éducatif : des bénévoles formés accompagneront individuellement des jeunes repérés comme “à la croisée des chemins”. Ce mentorat citoyen complétera le travail des éducateurs spécialisés et contribuera à prévenir les ruptures de parcours.
9. Une gestion rigoureuse des incivilités
Les incivilités nuisent au vivre-ensemble. Nous appliquerons une politique de tolérance zéro envers les comportements irrespectueux, avec des sanctions adaptées et une sensibilisation continue. Des dispositifs tels que la vidéo-verbalisation, en fonction depuis 2021, permettent déjà de sanctionner certaines infractions à distance. Nous testerons aussi l’idée d’une “école des incivilités”, destinée aux contrevenants récidivistes, avec obligation de suivre un atelier encadré par des médiateurs et des habitants victimes de ces incivilités.
10. Une transparence totale sur les actions menées
La confiance des citoyens passe par l'information. Nous publierons régulièrement des bilans lisibles et accessibles, rue par rue, sur les actions de sécurité et d’amélioration du cadre de vie. Un baromètre annuel de la tranquillité publique, participatif, permettra à chacun d’exprimer son ressenti et de guider les futures actions.
11. Une politique de la ville réinventée, au service de la cohésion
Colmar compte plusieurs quartiers relevant de la Politique de la Ville. Ils concentrent des fragilités mais aussi une formidable énergie citoyenne, associative, éducative. Trop souvent, les politiques publiques y sont cloisonnées, technocratiques ou mal articulées. Nous voulons changer cela.
Nous impulserons une nouvelle dynamique de “quartiers-pilotes”, co-construite avec les habitants, les associations de terrain, les établissements scolaires, les bailleurs sociaux et les acteurs économiques. L’objectif : faire de ces quartiers des lieux d’expérimentation sociale, culturelle et économique.
Concrètement :
- un contrat de quartier sera établi tous les 3 ans, avec des engagements mutuels clairs et évalués ;
- une maison de projet ouverte à tous sera installée dans chaque quartier prioritaire, pour concentrer les efforts (médiation, emploi, santé, logement, parentalité, culture, sport…) ;
- une attention particulière sera portée à la qualité de l’habitat, au cadre paysager et aux transitions énergétiques, notamment dans les rénovations ANRU ;
- enfin, nous soutiendrons activement les initiatives locales d’insertion (ateliers de réparation, jardins partagés, friperies solidaires…) pour faire émerger des talents et recréer du lien.
Colmar mérite une politique de sécurité et de cadre de vie ambitieuse, réaliste et respectueuse de chacun.
En combinant présence sur le terrain, innovation, écoute et fermeté, nous construirons ensemble une ville apaisée et fière d’elle-même, une ville sûre, une ville humaine, une ville qui respire.
31 mai 2025
Loïc Jaegert-Huber
Colmar solidaire, par action et par respect
1. Pour une ville vraiment accessible, partout, tout le temps
2. Colmar, ville amie des aidants
3. Lutter contre les inégalités de santé, dès le plus jeune âge
4. Créer un “Colmar Solidaire Pass” pour les plus fragiles
5. Penser le handicap comme une richesse citoyenne
6. Colmar, ville de la dignité jusqu’au bout
7. Un Fonds d’Innovation Sociale local
Colmar solidaire, par action et par respect
Il y a des priorités qu’on ne lit pas toujours dans les tracts. Des urgences qu’on ne voit pas toujours dans les statistiques. Et pourtant, elles sont là, juste là. Dans le regard d’une mère qui porte seule son quotidien, dans l’angoisse silencieuse d’un aidant, dans le soupir d’un proche qui pousse un fauteuil roulant pour accéder à une mairie, un marché, ou simplement un trottoir.
À Colmar comme ailleurs, la solidarité ne peut plus être pensée comme un supplément d’âme, elle est le cœur battant d’une ville qui ne veut laisser personne derrière.
1. Pour une ville vraiment accessible, partout, tout le temps
Les personnes en situation de handicap ne demandent pas un traitement spécial. Elles demandent juste à vivre comme tout le monde. À Colmar, trop de lieux restent inaccessibles : trottoirs trop étroits, pavés trop espacés, bancs absents, écoles non adaptées, commerces sans rampe, panneaux illisibles, sanitaires inatteignables…
Et parfois, l’obstacle est plus absurde encore : un vélo attaché à un poteau suffit à bloquer un trottoir. Il est temps de rendre la ville lisible, fluide et bienveillante pour tous.
Nous engagerons un audit de terrain sur l’accessibilité avec les premiers concernés : personnes en situation de handicap, services municipaux, parents, associations… Et nous agirons, zone par zone, sans attendre.
Chaque projet urbain devra intégrer une charte d’accessibilité universelle : pour les poussettes, les fauteuils, les cannes blanches, les oreilles qui n’entendent plus bien… Ce n’est pas une option, c’est une obligation morale.
2. Colmar, ville amie des aidants
Qui prend soin de ceux qui prennent soin ? À Colmar, des centaines d’aidants accompagnent au quotidien un parent dépendant, un enfant autiste, un conjoint malade, ... Parfois, ces aidants sont eux-mêmes malades ou en situation de fragilité. Souvent seuls, trop seuls.
Nous créerons une Maison des Aidants, espace ressource de proximité, avec écoute, conseils, informations juridiques, répit. Nous développerons également des temps de répit coordonné avec les associations (APF, ALMA, AFM...), et valoriserons l’expérience des aidants dans les parcours de santé municipaux.
3. Lutter contre les inégalités de santé, dès le plus jeune âge
Certaines familles colmariennes renoncent encore à consulter un médecin, un spécialiste, un psychologue... Par pudeur, par isolement, par manque de moyens.
Et que dire de ces enfants en situation de handicap qui ne peuvent pas aller à l’école, faute de professionnels pour les accompagner ? Ce n’est pas acceptable. Pas dans une République qui se veut inclusive.
Nous établirons des permanences médicales sociales de quartier, en lien avec le Département, les mutuelles et les professionnels volontaires. Nous renforcerons la médecine scolaire, et soutiendrons les actions de prévention dans les écoles, les marchés… La santé ne commence pas à l’hôpital, elle commence par la confiance.
4. Créer un “Colmar Solidaire Pass” pour les plus fragiles
Parce que la complexité des dispositifs est parfois un frein, nous créerons un “Pass Colmar Solidaire” pour accéder plus facilement aux services publics et associatifs : aides alimentaires, transport, sport, culture, soutien psychologique, médiation sociale, …
Un seul guichet, un seul dossier, un seul contact de référence. Pour que l’énergie soit mise dans la reconstruction, pas dans la paperasse.
5. Penser le handicap comme une richesse citoyenne
La ville inclusive n’est pas une ville qui tolère, mais une ville qui accueille.
Nous lancerons un appel à projets pour des espaces partagés entre personnes valides et personnes en situation de handicap, juniors et seniors : ateliers d’art, sport adapté, théâtre, jardinage, … Des lieux qui mélangent les publics et les regards.
Et dans chaque service public municipal, nous instaurerons une formation obligatoire “accueil et handicap” pour les agents. Parce que l’inclusion commence dès la première interaction.
Le Conseil des Jeunes pourra être associé à cette réflexion. Car beaucoup ont des grands-parents fragiles ou des proches concernés. Leur regard peut nous surprendre et il faut leur donner une vraie place dans ce débat.
6. Colmar, ville de la dignité jusqu’au bout
Vieillir à Colmar ne doit pas rimer avec isolement ou abandon. Nous soutiendrons les projets d’habitat inclusif, forme d’habitat partagé et accompagné, entre le domicile isolé et la structure collective, avec un vrai chez-soi et une vie sociale choisie.
Nous renforcerons aussi les liens entre écoles et maisons de retraite, et nous mettrons en place un réseau de visites citoyennes, avec des jeunes volontaires, étudiants, services civiques, formés pour accompagner les personnes âgées isolées dans leurs démarches, leurs courses, ou simplement pour discuter.
Parce que nous devrions tous être vigilants pour nos voisins.
7. Un Fonds d’Innovation Sociale local
Trop souvent, les idées formidables meurent en silence faute de moyens. Nous créerons un Fonds d’Innovation Sociale municipal, cofinancé avec des fondations, des entreprises locales et des mécènes.
Il soutiendra des micro-projets : épiceries mobiles dans les quartiers, colocs intergénérationnelles, aide numérique à domicile pour les seniors, plateformes de bénévolat de quartier, etc.
Et pourquoi ne pas faire revenir les tournées de quartier à vélo ou en triporteur, pharmacie, pain, petit dépannage... comme autrefois chez le boulanger ou le laitier ? Certains souvenirs méritent d’être réinventés.
Une ville n’est pas grande parce qu’elle est belle. Une ville est grande quand elle rend la vie plus belle à ceux qui luttent en silence.
À Colmar, je veux que la solidarité devienne un réflexe, pas une rustine. Je veux que chaque personne, quels que soient son âge, sa condition ou sa fragilité, se sente attendue, soutenue, respectée. Pas demain. Maintenant.
24 mai 2025
Loïc Jaegert-Huber
Réparer le lien. Par l’école, par la jeunesse, par la vie citoyenne.
1. Replacer les écoles au cœur de la ville
2. Aller à l’école en sécurité, à pied ou à vélo
3. Une école ouverte sur la ville et la culture
4. Consolider et faire vivre la Cité Éducative
5. Un Conseil des Jeunes, pas une garderie institutionnelle
6. Relier les générations, dès la maternelle
7. Une restauration scolaire digne, un vrai service pour les familles
8. Faire vivre la citoyenneté par l’action, pas par des slogans
9. Retisser le lien entre jeunesse, citoyenneté… et défense
24/5/2025
Réparer le lien. Par l’école, par la jeunesse, par la vie citoyenne.
Colmar a besoin de se reconnecter à sa jeunesse. Pas juste pour l’écouter, mais pour lui faire confiance. Pas juste pour lui parler, mais pour construire avec elle. Parce qu’on ne prépare pas l’avenir sans y associer ceux qui vont le vivre.
Or à Colmar comme ailleurs, les fractures ne sont pas que politiques. Elles sont sociales, générationnelles, territoriales. Et elles ne se réparent ni avec des discours creux ni avec des coups de peinture. Elles se réparent par des actes simples, profonds, concrets. Et souvent, tout commence là où la République pose ses fondations : à l’école.
1. Replacer les écoles au cœur de la ville
Nos écoles publiques sont des trésors trop souvent fatigués. À Colmar, plusieurs établissements nécessitent une vraie attention : rénovation thermique, accessibilité, qualité des espaces extérieurs, équipements numériques, ... Ce n’est pas un luxe, c’est une priorité. Parce qu’un élève qui apprend dans un lieu digne apprend mieux. Parce qu’un enseignant respecté dans son cadre de travail est plus serein. Et parce qu’une école vivante, c’est un quartier qui respire.
Nous lancerons également un plan de végétalisation des cours d’écoles, pour rafraîchir les espaces, lutter contre les îlots de chaleur et favoriser des temps de récréation plus apaisés.
2. Aller à l’école en sécurité, à pied ou à vélo
Aujourd’hui, à Colmar, trop peu d’enfants peuvent se rendre à l’école en toute sécurité autrement qu’en voiture. C’est une aberration écologique et sociale.
Nous créerons de vrais itinéraires sécurisés aux abords des écoles, avec des marquages clairs, des aménagements adaptés aux enfants, et la mise en place de sens uniques là où c’est nécessaire. Objectif : apaiser la circulation, redonner de l’autonomie aux enfants et de la sérénité aux parents.
3. Une école ouverte sur la ville et la culture
L’école ne peut pas être un bunker. Elle doit être traversée par la vie, par la culture, par l’imaginaire. À Colmar, nous avons une richesse extraordinaire : nos musées, nos bibliothèques, la médiathèque, les archives municipales, les exploitations agricoles... Trop peu d’élèves y mettent les pieds.
Certaines initiatives remarquables existent déjà par ailleurs, notamment en lien avec les commémorations et les devoirs de mémoire, portés par les enseignants et des associations comme l’Union Nationale des Combattants ou la Légion d’Honneur. Il faut les saluer… et les amplifier.
Nous créerons un parcours culturel pour chaque élève, dès la maternelle, afin que chacun ait accès au moins deux fois par an à un lieu culturel ou historique colmarien. Et pas en visite passive, mais dans le cadre d’un projet co-construit avec les enseignants et les médiateurs.
4. Consolider et faire vivre la Cité Éducative
L’innovation ne se décrète pas depuis un bureau. Elle se co-construit, pas à pas, avec les équipes éducatives, les directeurs, les animateurs. À Colmar, il y a déjà des écoles qui innovent, qui testent, qui avancent malgré les contraintes. À nous de les écouter, de leur donner plus d'autonomie, d'encourager les projets transversaux. Sans oublier le bilinguisme cher à mon cœur.
Colmar est déjà une Cité Éducative, notamment autour des collèges Pfeffel et Molière. Ce label, co-piloté par la Mairie, l’Éducation nationale et la Préfecture, est une chance. Il faut maintenant lui donner de l’ampleur.
Nous élargirons les partenariats et ouvrirons l’accès, dès le primaire, aux associations sportives, au conservatoire de musique, aux clubs citoyens, ... pour donner aux enfants du temps long, des rencontres, des passions.
Dans un monde incertain, l’école doit rester un sanctuaire. Nous engagerons des actions concrètes pour renforcer le respect de l’autorité éducative, en impliquant les parents, les équipes pédagogiques et les services municipaux dans une même dynamique. Restaurer un climat de confiance, c’est aussi protéger l’espace scolaire, redonner de la légitimité aux enseignants, et faire de la coéducation une réalité.
5. Un Conseil des Jeunes, pas une garderie institutionnelle
Le Conseil Municipal des Enfants existe à Colmar, c’est vrai (je vous rappelle que j'ai été 1er Maire Junior de la Ville de Colmar ;-)). Mais soyons honnêtes : il est malheureusement devenu un gadget, une animation déguisée.
Je propose un véritable Conseil des Jeunes, avec des 15-25 ans tirés au sort et d'autres engagés volontairement, représentatifs de tous les quartiers. Avec un vrai rôle de proposition, un budget participatif, une capacité à interpeller les élus, à être force de projet sur les mobilités douces, la culture, l’écologie, le sport , ... À l’image de ce que des villes comme Niort, Suresnes ou Thionville ont déjà mis en place avec succès.
6. Relier les générations, dès la maternelle
Pourquoi attendre d’avoir 80 ans pour franchir la porte d’une maison de retraite ? À Colmar, certaines écoles sont situées à deux rues des EHPAD. Et pourtant, les passerelles sont rares.
Mettons en place un programme régulier de visites intergénérationnelles : lecture, jardinage, cuisine, jeux, projets communs, ... Ce sont des moments d’humanité qui marquent une vie. Et qui changent le regard qu’on porte sur l’autre.
7. Une restauration scolaire digne, un vrai service pour les familles
Le périscolaire à Colmar reste inégal et parfois saturé. La restauration scolaire aussi. Beaucoup de familles renoncent à inscrire leurs enfants faute de place ou de qualité suffisante.
Nous proposerons la création de 2 à 3 pôles périscolaires municipaux de référence, avec une restauration scolaire de qualité, ouverte à tous, mutualisée, accessible financièrement. Ce serait un signal fort pour les familles qui hésitent à s’installer ou rester à Colmar.
8. Faire vivre la citoyenneté par l’action, pas par des slogans
La citoyenneté, ce n’est pas qu’une cérémonie le 14 juillet. C’est un engagement qui se construit dès le plus jeune âge.
Je veux que chaque élève de Colmar puisse vivre au moins une expérience de bénévolat ou de solidarité avant la fin du collège.
Je veux qu’on valorise les jeunes qui s’impliquent, qui proposent, qui aident. Pas avec des médailles, mais avec du temps, des responsabilités, et une vraie place dans la cité.
9. Retisser le lien entre jeunesse, citoyenneté… et défense
À Colmar, les relations entre la ville, ses écoles et l’armée sont historiquement solides. Il s'agit de les rendre encore plus visibles, accessibles, partagées.
Colmar a la chance d’accueillir le 152e régiment d’infanterie, le légendaire « 15.2 ». Un pilier de l’histoire locale, un acteur essentiel du lien Armée-Nation, qui entretient déjà des relations fortes avec les établissements scolaires et les communes jumelées. Des jumelages entre compagnies et classes existent déjà et fonctionnent. Il faut les valoriser, les élargir, et les inscrire dans une dynamique continue.
Nous proposerons par ailleurs un accueil spécifique et chaleureux aux cadres nouvellement affectés et à leurs familles, pour leur faire découvrir ce que Colmar peut leur offrir.
Nous créerons aussi un parcours citoyen renforcé, en lien avec la Journée Défense et Citoyenneté, les réserves opérationnelles, le monde associatif, et les dispositifs comme le SNU (Service National Universel). Le but : accompagner, fédérer, émanciper.
Parce que la défense ne se résume pas à des armes, mais à des principes. Et parce qu’à Colmar, cette tradition mérite d’être partagée, transmise et réinventée.
18 mai 2025
Loïc Jaegert-Huber
1. Mieux réguler pour mieux équilibrer
2. Un tourisme plus qualitatif, ancré dans l’identité colmarienne
3. Un vrai projet pour le tourisme d’affaires et de congrès
Colmar dispose d’atouts uniques pour accueillir du tourisme professionnel : position géographique centrale, cadre de charme, infrastructures déjà présentes (Parc Expo, IUT, CCI, musées, etc.).
4. Une politique claire pour la jeunesse et les familles
Colmar ne peut pas être uniquement une carte postale. Il faut redonner une place centrale aux jeunes, qu’ils soient visiteurs ou habitants :
- en développant un City Pass “jeunes et familles” avec accès croisé aux musées, au patrimoine et aux activités sportives ;
- en enrichissant l’offre des festivals et des animations estivales, pour y intégrer davantage de propositions culturelles et sportives adaptées aux 15-30 ans ;
- en renforçant l’offre d’hébergements accessibles, via les auberges de jeunesse, les campings, ou des dispositifs étudiants-hôteliers innovants.
5. Une gouvernance touristique fondée sur la confiance et la coopération
Pour un tourisme colmarien plus qualitatif, équilibré et tourné vers l’avenir
Colmar est aujourd’hui l’une des destinations touristiques les plus emblématiques de France. Et pour cause : son patrimoine, son cadre de vie, sa notoriété internationale. Pourtant, cette attractivité ne doit pas masquer les déséquilibres, ni freiner une réflexion de fond sur ce que pourrait être un tourisme plus harmonieux, plus durable et plus ambitieux.
Entre 2019 et 2024, les recettes de taxe de séjour ont explosé à Colmar (+92 %), notamment en raison de la forte croissance des meublés de tourisme (+168 %). Si cette progression témoigne de l’attractivité de la ville, elle soulève aussi des enjeux : tension sur le logement, perte de mixité en centre-ville, inégalités de traitement entre hébergeurs, pression sur les services publics.
Les efforts déjà engagés en matière de régulation et de contrôle vont dans le bon sens. Il faut désormais aller plus loin, en renforçant la coordination entre Ville, Agglomération et Office du Tourisme, pour concilier attractivité et équilibre urbain.
2. Un tourisme plus qualitatif, ancré dans l’identité colmarienne
Colmar doit miser sur la qualité plutôt que sur la quantité. Cela suppose :
- de soutenir une montée en gamme raisonnée de l’offre hôtelière et para-hôtelière, sans céder à la banalisation ;
- de valoriser les savoir-faire locaux (artisanat, viticulture, gastronomie, art, musique, ...) à travers des parcours cohérents ;
- de mieux répartir les flux dans le temps (hors saison, tourisme de semaine, soirées culturelles) et dans l’espace, à l’échelle de l’agglomération (Turckheim, Niedermorschwihr, ...) pour éviter la saturation du cœur historique.
3. Un vrai projet pour le tourisme d’affaires et de congrès
Colmar dispose d’atouts uniques pour accueillir du tourisme professionnel : position géographique centrale, cadre de charme, infrastructures déjà présentes (Parc Expo, IUT, CCI, musées, etc.).
Il est temps d’en faire un axe stratégique à part entière :
- en soutenant la rénovation ou la création d’un nouvel équipement polyvalent pour les congrès et séminaires de 300 à 500 personnes ;
- en dotant l’agglomération d’une stratégie commune pour le tourisme d’affaires ;
- en accompagnant les entreprises locales dans leur capacité d’accueil B2B et dans la promotion du territoire.
- en soutenant la rénovation ou la création d’un nouvel équipement polyvalent pour les congrès et séminaires de 300 à 500 personnes ;
- en dotant l’agglomération d’une stratégie commune pour le tourisme d’affaires ;
- en accompagnant les entreprises locales dans leur capacité d’accueil B2B et dans la promotion du territoire.
4. Une politique claire pour la jeunesse et les familles
Colmar ne peut pas être uniquement une carte postale. Il faut redonner une place centrale aux jeunes, qu’ils soient visiteurs ou habitants :
- en développant un City Pass “jeunes et familles” avec accès croisé aux musées, au patrimoine et aux activités sportives ;
- en enrichissant l’offre des festivals et des animations estivales, pour y intégrer davantage de propositions culturelles et sportives adaptées aux 15-30 ans ;
- en renforçant l’offre d’hébergements accessibles, via les auberges de jeunesse, les campings, ou des dispositifs étudiants-hôteliers innovants.
5. Une gouvernance touristique fondée sur la confiance et la coopération
L’Office du Tourisme joue un rôle central. Il faut lui donner les moyens d’assumer pleinement cette mission, en lui confiant davantage de visibilité, de responsabilités et de coordination stratégique. C’est avec lui, et non à côté de lui, que la politique touristique de demain doit se construire.
Par ailleurs, rappelons que la compétence tourisme est aujourd’hui une compétence intercommunale. C’est donc à l’échelle de Colmar Agglomération que doit se structurer une vision partagée, équilibrée et ambitieuse du tourisme local.
Enfin, s’il est légitime de chercher des synergies, regrouper l’Office du Tourisme et le Parc Expo dans une même structure juridique reviendrait à confondre deux métiers aux logiques bien différentes. Le tourisme, c’est la promotion du territoire mais aussi une stratégie d’accueil, d’image et de services. L’événementiel, c’est une logique de programmation, de gestion de flux et de rentabilité. Mieux vaut renforcer chacun dans son rôle. L’Office du Tourisme mérite, lui, d’être modernisé dans ses moyens et ses locaux, avec de vrais espaces d’accueil repensés, des bureaux adaptés à ses équipes, et une capacité à incarner pleinement l’ambition touristique du territoire.
Faire de Colmar une ville ouverte, vivante et exemplaire en matière de tourisme, c’est possible. À condition d’oser sortir des sentiers battus et de faire confiance à l’intelligence collective.
3 mai 2025
Loïc Jaegert-Huber
Colmar : dynamiser l’économie locale et renforcer l’attractivité du territoire
Colmar, au cœur de l’Alsace, bénéficie d’une position stratégique à proximité de Strasbourg, Mulhouse, Fribourg et Bâle, renforçant ainsi son attractivité économique. Cette situation géographique privilégiée, conjuguée à un tissu économique diversifié, offre des opportunités majeures pour dynamiser l’économie locale et renforcer l’attractivité du territoire.
Voici des leviers concrets et structurés pour accompagner cette ambition :
Développer une économie locale forte, innovante et ancrée
- Soutenir les commerces de proximité : proposer des aides à la digitalisation, à la rénovation des locaux et à la formation des commerçants pour renforcer leur compétitivité.
- Valoriser l'artisanat local : organiser des événements réguliers (marchés, salons, expositions...) pour promouvoir les produits et savoir-faire locaux, en s'inspirant des initiatives de villes comme Fribourg.
- Renforcer l'attractivité des quartiers : intégrer commerces, services et logements dans tous les projets urbains pour éviter la désertification commerciale.
- Créer et réserver du foncier économique alimenté en électricité décarbonée : anticiper les besoins en surfaces d’activités pour attirer entreprises industrielles, logistiques et tertiaires.
Startups et innovation : créer un écosystème favorable à l’entrepreneuriat
- Mettre en place un vrai incubateur d’entreprises : offrir un accompagnement personnalisé aux porteurs de projets innovants, avec des services de mentorat, de financement et de mise en réseau.
- Organiser des hackathons et des concours d’innovation : stimuler la créativité et l’innovation en réunissant étudiants, entrepreneurs et experts autour de problématiques locales.
Industrie et innovation : renforcer les filières d’excellence
- Créer un pôle d’innovation industrielle : s’appuyer sur les entreprises locales comme Liebherr, Timken, Leitz et Capsugel France pour développer un cluster dédié aux technologies avancées, en partenariat avec l’Université de Haute-Alsace.
- Favoriser la transition vers l’industrie 4.0 : accompagner les PME dans la digitalisation de leurs processus de production, en s’inspirant des initiatives de villes allemandes comme Reutlingen et Chemnitz qui ont développé des "Smart Urban Services" pour moderniser leur tissu industriel.
Formation et emploi : adapter les compétences aux besoins locaux
- Développer des formations en alternance : en collaboration avec l’IUT de Colmar et les entreprises locales, proposer des cursus adaptés aux métiers en tension, notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la logistique et du numérique.
- Créer un Campus des Métiers : regrouper sur un même site des centres de formation professionnelle, des incubateurs et des espaces de coworking pour favoriser l'innovation et l'entrepreneuriat.
- Adapter les cursus universitaires : soutenir les formations en lien avec les évolutions du marché du travail et les besoins économiques réels du territoire.
Coopération transfrontalière : tirer parti de la position stratégique de Colmar
- Participer à des projets transfrontaliers : s’inspirer du projet 3Land (Huningue, Weil am Rhein, Bâle) pour développer des initiatives communes en matière de mobilité, d’aménagement urbain et de développement économique.
- Faciliter la mobilité des travailleurs frontaliers : mettre en place des services d’information et d’accompagnement pour les personnes travaillant de l’autre côté de la frontière, en collaboration avec les institutions locales et régionales.
- Multiplier les partenariats économiques et universitaires avec nos voisins allemands et suisses.
- Renforcer l’offre scolaire pour accompagner l’attractivité : renforcer les relations écoles-entreprises, encourager les filières internationales, pour répondre aux besoins des familles, y compris expatriées ou transfrontalières.
Développement durable : intégrer pleinement les enjeux environnementaux dans l’économie locale
- Renforcer les infrastructures de transport de marchandises : soutenir le développement du fret ferroviaire, mieux connecter Colmar aux ports rhénans et aux réseaux européens.
- S’appuyer sur les énergies renouvelables pour l'attractivité économique : faciliter l'implantation de projets ENR (photovoltaïque, biomasse, éolien etc.) en lien avec les zones économiques, pour répondre aux attentes des investisseurs.
- Attirer les talents grâce à la qualité de vie : valoriser les atouts colmariens (cadre de vie, environnement, culture, ...) pour séduire des profils qualifiés, indispensables au développement de filières stratégiques.
- Favoriser l’économie circulaire : encourager les initiatives de recyclage, de réutilisation et de réparation, en soutenant les structures locales comme les ressourceries et les recycleries.
- Promouvoir l’agriculture urbaine et périurbaine : développer des jardins partagés, des fermes urbaines et des circuits courts pour renforcer la résilience alimentaire.
- Accompagner les entreprises vers des modèles plus durables : incitations à l’éco-conception, au développement de filières locales circulaires, au recyclage des matériaux industriels.
Nos ambitions pour l’avenir
Colmar doit devenir un territoire-pilote pour :
- L’innovation économique à échelle humaine,
- La transition industrielle vers des filières d’excellence 4.0,
- La création d'un tissu entrepreneurial vivant et soutenu,
- Le renforcement du commerce et de l’artisanat local,
- La coopération transfrontalière renforcée,
- L'intégration active du développement durable dans l'économie locale.
L’enjeu est clair : conjuguer dynamisme économique, modernité et respect de notre identité locale.
Colmar a tous les atouts pour réussir : une position stratégique unique, un tissu entrepreneurial de plus en plus dense, un environnement naturel exceptionnel, une vitalité touristique reconnue, une jeunesse en quête de sens et d’opportunités. À nous de mobiliser ces forces, avec une méthode claire, de l'audace et du réalisme.
C’est cette ambition économique équilibrée, innovante et responsable que je souhaite porter avec vous.
Colmar : dynamiser l’économie locale et renforcer l’attractivité du territoire
Colmar, au cœur de l’Alsace, bénéficie d’une position stratégique à proximité de Strasbourg, Mulhouse, Fribourg et Bâle, renforçant ainsi son attractivité économique. Cette situation géographique privilégiée, conjuguée à un tissu économique diversifié, offre des opportunités majeures pour dynamiser l’économie locale et renforcer l’attractivité du territoire.
Voici des leviers concrets et structurés pour accompagner cette ambition :
Développer une économie locale forte, innovante et ancrée
- Soutenir les commerces de proximité : proposer des aides à la digitalisation, à la rénovation des locaux et à la formation des commerçants pour renforcer leur compétitivité.
- Valoriser l'artisanat local : organiser des événements réguliers (marchés, salons, expositions...) pour promouvoir les produits et savoir-faire locaux, en s'inspirant des initiatives de villes comme Fribourg.
- Renforcer l'attractivité des quartiers : intégrer commerces, services et logements dans tous les projets urbains pour éviter la désertification commerciale.
- Créer et réserver du foncier économique alimenté en électricité décarbonée : anticiper les besoins en surfaces d’activités pour attirer entreprises industrielles, logistiques et tertiaires.
Startups et innovation : créer un écosystème favorable à l’entrepreneuriat
- Mettre en place un vrai incubateur d’entreprises : offrir un accompagnement personnalisé aux porteurs de projets innovants, avec des services de mentorat, de financement et de mise en réseau.
- Organiser des hackathons et des concours d’innovation : stimuler la créativité et l’innovation en réunissant étudiants, entrepreneurs et experts autour de problématiques locales.
Industrie et innovation : renforcer les filières d’excellence
- Créer un pôle d’innovation industrielle : s’appuyer sur les entreprises locales comme Liebherr, Timken, Leitz et Capsugel France pour développer un cluster dédié aux technologies avancées, en partenariat avec l’Université de Haute-Alsace.
- Favoriser la transition vers l’industrie 4.0 : accompagner les PME dans la digitalisation de leurs processus de production, en s’inspirant des initiatives de villes allemandes comme Reutlingen et Chemnitz qui ont développé des "Smart Urban Services" pour moderniser leur tissu industriel.
Formation et emploi : adapter les compétences aux besoins locaux
- Développer des formations en alternance : en collaboration avec l’IUT de Colmar et les entreprises locales, proposer des cursus adaptés aux métiers en tension, notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire, de la logistique et du numérique.
- Créer un Campus des Métiers : regrouper sur un même site des centres de formation professionnelle, des incubateurs et des espaces de coworking pour favoriser l'innovation et l'entrepreneuriat.
- Adapter les cursus universitaires : soutenir les formations en lien avec les évolutions du marché du travail et les besoins économiques réels du territoire.
Coopération transfrontalière : tirer parti de la position stratégique de Colmar
- Participer à des projets transfrontaliers : s’inspirer du projet 3Land (Huningue, Weil am Rhein, Bâle) pour développer des initiatives communes en matière de mobilité, d’aménagement urbain et de développement économique.
- Faciliter la mobilité des travailleurs frontaliers : mettre en place des services d’information et d’accompagnement pour les personnes travaillant de l’autre côté de la frontière, en collaboration avec les institutions locales et régionales.
- Multiplier les partenariats économiques et universitaires avec nos voisins allemands et suisses.
- Renforcer l’offre scolaire pour accompagner l’attractivité : renforcer les relations écoles-entreprises, encourager les filières internationales, pour répondre aux besoins des familles, y compris expatriées ou transfrontalières.
Développement durable : intégrer pleinement les enjeux environnementaux dans l’économie locale
- Renforcer les infrastructures de transport de marchandises : soutenir le développement du fret ferroviaire, mieux connecter Colmar aux ports rhénans et aux réseaux européens.
- S’appuyer sur les énergies renouvelables pour l'attractivité économique : faciliter l'implantation de projets ENR (photovoltaïque, biomasse, éolien etc.) en lien avec les zones économiques, pour répondre aux attentes des investisseurs.
- Attirer les talents grâce à la qualité de vie : valoriser les atouts colmariens (cadre de vie, environnement, culture, ...) pour séduire des profils qualifiés, indispensables au développement de filières stratégiques.
- Favoriser l’économie circulaire : encourager les initiatives de recyclage, de réutilisation et de réparation, en soutenant les structures locales comme les ressourceries et les recycleries.
- Promouvoir l’agriculture urbaine et périurbaine : développer des jardins partagés, des fermes urbaines et des circuits courts pour renforcer la résilience alimentaire.
- Accompagner les entreprises vers des modèles plus durables : incitations à l’éco-conception, au développement de filières locales circulaires, au recyclage des matériaux industriels.
Nos ambitions pour l’avenir
Colmar doit devenir un territoire-pilote pour :
- L’innovation économique à échelle humaine,
- La transition industrielle vers des filières d’excellence 4.0,
- La création d'un tissu entrepreneurial vivant et soutenu,
- Le renforcement du commerce et de l’artisanat local,
- La coopération transfrontalière renforcée,
- L'intégration active du développement durable dans l'économie locale.
L’enjeu est clair : conjuguer dynamisme économique, modernité et respect de notre identité locale.
Colmar a tous les atouts pour réussir : une position stratégique unique, un tissu entrepreneurial de plus en plus dense, un environnement naturel exceptionnel, une vitalité touristique reconnue, une jeunesse en quête de sens et d’opportunités. À nous de mobiliser ces forces, avec une méthode claire, de l'audace et du réalisme.
C’est cette ambition économique équilibrée, innovante et responsable que je souhaite porter avec vous.
19 avril 2025
Loïc Jaegert-Huber
Colmar, ville vivante : pour un urbanisme humain, durable et cohérent
-19/4/2025- Colmar est une ville aux multiples visages : un centre historique remarquable, des quartiers résidentiels à forte identité, des zones économiques dynamiques, des espaces naturels précieux. Pourtant, l’urbanisme colmarien souffre d’un manque de cohérence globale, d’une vision trop court-termiste, et parfois de décisions prises sans réelle concertation.
Face aux défis du 21ème siècle, crise climatique, pression foncière, vieillissement démographique, transition des mobilités, il est temps de construire une autre manière de faire la ville. Une ville qui relie. Une ville qui soigne. Une ville qui anticipe.
Ce que je propose :
- S’appuyer sur une vision d’ensemble claire, lisible, partagée.
- Mettre en place une gouvernance professionnelle : il est urgent que l'urbanisme de Colmar soit piloté par des acteurs spécialisés, compétents et formés (urbanistes, architectes, paysagistes, ...). Le rôle des élus n’est pas de tout décider seuls, mais de s’entourer de talents et de s’appuyer sur l’expertise locale.
- Respecter les règles de mise en concurrence et de qualité des projets publics. Trop de décisions échappent encore aux procédures transparentes. Il est temps d’en finir avec une logique de cooptation qui bride la créativité et affaiblit la qualité architecturale.
- Créer une Maison de l’Architecture et du Paysage, en lien avec un futur classement "Ville d'art et d'histoire", pour conseiller, débattre, inspirer et accompagner à la fois les habitants, les porteurs de projets et la collectivité elle-même.
- Renforcer les exigences d’accessibilité universelle dans l’aménagement urbain : trottoirs adaptés, traversées sécurisées, revêtements confortables pour les personnes à mobilité réduite (PMR). Les pavés historiques sont emblématiques, mais ils doivent être repensés ou adaptés pour ne pas exclure les poussettes, fauteuils roulants, personnes âgées, ...
Voici une approche quartier par quartier, au service d’une vision globale : celle d’un urbanisme à hauteur d’habitant.
Centre-ville
Préservons son patrimoine, mais n’en faisons pas un décor de carte postale. Le centre doit redevenir un lieu de vie : plus de logements permanents, moins de meublés touristiques, des commerces de proximité, des services publics ouverts.
La rénovation des bâtiments anciens est une priorité sociale, écologique et patrimoniale : elle limite l'étalement urbain, réactive les étages vacants, et protège notre mémoire collective. Cela nécessitera des incitations fortes, car rénover dans l’ancien est complexe et coûteux. Accompagner les propriétaires, encourager les rénovations via des aides ciblées, lutter contre la vacance, et encadrer l'explosion des Airbnb seront essentiels.
Il est temps aussi d’investir massivement dans nos écoles du centre (Jean-Jacques Rousseau, Saint-Nicolas, Wickram classée Monument Historique), aujourd'hui en piteux état, en imaginant, pourquoi pas, un grand pôle scolaire de centre-ville.
Quartier de la Gare
La densification autour de la gare peut avoir du sens. Mais pas à n’importe quel prix. Il faut refuser les immeubles démesurés, penser la qualité architecturale, préserver les vues, intégrer du végétal. Chaque nouveau programme doit comporter des logements familiaux, sociaux, et des espaces publics de qualité. Un vrai schéma de cohérence urbaine autour de la gare est à bâtir.
Quartier Europe / Plaine Pasteur
La Plaine Pasteur est une formidable opportunité de renaturation, de mixité d’usages, et de transition urbaine. Plutôt que d’en faire une simple coulée verte, créons un parc vivant, animé, ancré dans le quotidien.
Le quartier Europe doit redevenir un modèle de transition énergétique, de solidarité, et de cohabitation entre générations.
Surtout, travaillons les liens entre quartiers : aujourd'hui, Colmar est une ville morcelée. Il faut reconnecter Europe au Centre, désenclaver Plaine Pasteur, créer des cheminements agréables, sécurisés, végétalisés.
Quartier Sud
Ici, la pression foncière est maximale. Il faut cesser d’urbaniser à marche forcée.
La préservation des terres agricoles est une urgence écologique et sociale. Stoppons le mitage, promouvons l’agriculture urbaine et les circuits courts.
Les programmes récents sont souvent synonymes de barres bétonnées sans âme.
Si nous devons construire, faisons-le autrement : habitat intermédiaire, matériaux durables, bassins de rétention, espaces verts généreux, îlots de fraîcheur, ...
Quartier des Maraîchers
L’identité de ce quartier doit être respectée : faible densité, présence de jardins, ambiance résidentielle paisible. Encourageons l’habitat participatif, les jardins partagés, les mobilités douces, des lieux de convivialité ouverts.
Saint-Antoine / Ladhof
Quartier industriel par nature, il mérite un traitement particulier. Séparons mieux les flux logistiques et les circulations résidentielles. Sécurisons les cheminements piétons et cyclistes.
Activons les friches industrielles au lieu de les laisser dépérir : logements abordables, projets de transition écologique, lieux de vie et d’expérimentation.
Saint-Joseph / Mittelharth
Des quartiers familiaux, calmes, mais qui manquent de lien avec le reste de la ville.
Améliorons les liaisons douces, les liaisons cyclables, investissons dans les équipements scolaires et sportifs.
Donnons aux habitants les moyens de s’investir dans leur quartier, avec des microprojets à échelle humaine.
Saint-Léon
Un quartier dense qui peut devenir un moteur pour une nouvelle centralité de proximité : commerces, services publics, espaces verts, nouvelles mobilités.
Pensons un plan de transition énergétique pour l’habitat collectif existant.
Saint-Vincent-de-Paul
Quartier résidentiel et paisible, il doit être consolidé : rénovation énergétique massive des copropriétés, valorisation du commerce de proximité, animation des espaces publics.
Sainte-Marie
Un quartier qui mérite une attention particulière.
Soutenons les initiatives citoyennes (bibliothèques de rue, boîtes à livres, jardins partagés, ...), transformons Sainte-Marie en laboratoire de la ville durable et solidaire.
Déployons aussi de vrais équipements de quartier adaptés, pour en faire un modèle de "ville du quart d’heure".
Voici donc les grands principes d’un urbanisme colmarien renouvelé :
- Mixité fonctionnelle : plus de quartiers mixtes (logements, commerces, équipements, ...).
- Densité raisonnée : stop aux tours, oui aux îlots bien pensés.
- Végétalisation systématique : partout, pour lutter contre les îlots de chaleur.
- Mobilité douce structurante : maillage cyclable, trottoirs élargis, transports en commun renforcés.
- Accessibilité universelle : trottoirs et espaces publics adaptés aux personnes à mobilité réduite, réflexion sur les revêtements urbains, fin de l’exclusion par défaut.
- Transparence : publication systématique des permis, open data urbanistique.
- Respect rigoureux des procédures de mise en concurrence.
- Participation citoyenne : Conseil Local de l’Urbanisme, ateliers de concertation, ...
- Création d’une Maison de l’Architecture et du Paysage, véritable moteur de réflexion collective.
- Extension du Site Patrimonial Remarquable aux anciens remparts pour mieux protéger et valoriser notre patrimoine.
- Renforcement du contrôle des travaux urbains (Police du Bâtiment) pour éviter les détériorations sauvages et les infractions sans conséquences.
Colmar mérite mieux qu’une juxtaposition de projets. Elle mérite une vision.
Une vision cohérente, lisible, tournée vers l’avenir. Une vision qui reconnecte les quartiers entre eux, redonne un sens aux espaces publics, valorise son patrimoine, intègre ses habitants dans chaque étape.
Ce que je propose, c’est un urbanisme du quotidien, à hauteur d’habitant.
Un urbanisme de la sobriété foncière, du soin du détail, du respect de l’histoire et de la nature. Un urbanisme exigeant, moderne, mais profondément colmarien.
Ce que je propose aussi, c’est un urbanisme de la compétence, de la transparence et de la participation. Fini les petits arrangements entre amis. Fini les projets décidés en cercle fermé. Place à l’exigence collective, à l'intelligence partagée, à l’ambition pour Colmar.
Colmar doit redevenir un laboratoire du bon urbanisme : équilibré, sensible, harmonieux, humain. Un urbanisme qui construit un cadre de vie, pas seulement du bâti.
C’est cette ambition que je défends. Pour Colmar. Pour tous ses quartiers. Pour aujourd’hui. Et pour demain.
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