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12 mai 2026

Michel Spitz

MÉMOIRES ENFOUIES / MITSUO SHIRASHI

L’espace d’art de la Cave de Ribeauvillé accueille « Mémoires Enfouies » de Mitsuo Shiraishi, un artiste au parcours singulier reconnu pour la sensibilité et la profondeur de son œuvre.
Qui ne connait pas Mitsuo Shiraishi ? Peintre et graveur d’origine japonaise, il s’est installé, il y a de nombreuses années en Alsace, d’où il développe un univers singulier, à la croisée des deux cultures. Né au Japon, Mitsuo Shiraishi nourrit son travail d’une riche sensibilité artistique franco-japonaise. Son œuvre est le reflet du dialogue intime entre ses racines orientales et son ancrage européen. A l’issue de ses études à l’école des Beaux-arts de Mulhouse, il fait la rencontre décisive de Rémy Bucciali, fondateur des éditions Bucciali à Colmar, qui imprime et diffuse des estampes d’artistes. Mitsuo y travaillera vingt ans, orfèvre en matière de gravure, il sera le conseiller précieux de nombreux artistes, tout en développant sa propre carrière et en exposant dans de nombreuses foires et galeries.
De son Japon natal, l’artiste a conservé un goût très prononcé pour la représentation de la nature. Il campe des atmosphères inspirées de l’héritage asiatique et de ses voies les plus traditionnelles et sacrées Il nous transporte dans un monde que nous ne pouvons imaginer que dans nos rêves fugaces, empreints de bizarreries. Toujours joueur, Mitsuo Shiraishi s’amuse à nous perdre en chemin, à travers des routes sinueuses, des labyrinthes, des toiles d’araignées, des lignes qui fuient. Il y oppose l’espace du minéral construit à celui, sauvage et végétal. Ses lieux sont parsemés d’objets hétéroclites, où les jeux (manège, tobogan, balançoire, échec…) tiennent une place privilégiée : « Il y a un côté très enfantin que je garde en moi, mais je porte un regard d’adulte sur le souvenir et le vécu » précise-t-il. Son jeu favori, est de rendre visible l’invisible, de rendre présent l’absent, c’est-à-dire l’humain, dont son œuvre est curieusement dépourvue. Pourtant, tout nous laisse à penser à la permanence de cette présence et dont l’absence est source de toutes nos questions, de toutes nos inquiétudes en nous renvoyant à l’essence de notre existence. Nulle date, quelque part, ou partout… Quelques traces humaines, parfois facétieuses, des halos de lumière dans la pénombre qui prennent le dessus et nous mettent en joie.
L’exposition « Mémoires Enfouies » de Mitsuo Shiraishi, présentée à la Cave de Ribeauvillé, reflète l’exploration des thèmes universels de la mémoire et du temps, invitant chaque spectateur à une expérience contemplative profonde.
Du 28 mars au 28 juin 2026, la Cave de Ribeauvillé ouvre ses portes à cette exposition exceptionnelle. Dans un cadre où patrimoine viticole et création contemporaine se rencontrent, les œuvres de Mitsuo Shiraishi dialoguent avec l’histoire et l’architecture de la cave.



















8 mai 2026

Michel Spitz

L’ABSENTE - Créer en l’absence, en dialogue avec La Vierge au buisson de Roses

- 8/5/2026 - La Vierge au buisson de roses de Martin Schongauer (vers 1473), longtemps exposée dans le chœur de la Collégiale Saint Martin, a vécu, il y a une cinquantaine d’années, une aventure rocambolesque. Volée dans une nuit de janvier 1972, elle est retrouvée dans le garage d'un particulier en juin 1973 dans la banlieue lyonnaise. Elle retrouvera sa place à Colmar et sera mise, pour des raisons de sécurité, dans le chœur de l'église des Dominicains, où elle est visible depuis.
Elle vient de quitter temporairement son lieu d’exposition colmarien pour être présentée au musée du Louvre dans le cadre d’une exposition consacrée au maître rhénan.
Ce déplacement, comme le précédent, soustrait l’œuvre de son lieu d’origine et produit une situation singulière : celle d’une absence à la fois concrète, symbolique et active.
À l’initiative de Karin Graff, quatre artistes : Fernande PETITDEMANGE photographie - Germain ROESZ, peinture - Mitsuo SHIRAISHI, gravure - Viktoria von der BRÜGGEN céramique, s’engagent dans un travail de création collective autour du chef-d’œuvre de Martin Schongauer. Le tableau de La Vierge au buisson de roses devient le point de départ d’une expérience inédite, humaine et artistique.
À partir de l’usage de leur médium respectif, les artistes dressent leur retable qui se réfèrent à sa forme originale, ses panneaux latéraux et son revers. S’y ajoute un travail sur la couleur, ainsi qu’une circulation entre les médiums : gravure, photographie, céramique et peinture. Le projet, en évolution permanente au cours de son élaboration : par ajouts, par contacts, par retraits, par simplifications, par correspondances et ajustements. Cette originale démarche collaborative ouvre le regard de chaque artiste sur le monde de l’autre et modifie la perception initiale. L’objectif demeure que l’œuvre collective produite porte en elle un horizon nouveau. Schongauer reste le référent pour l’iconographie et la précision picturale comme dans la mémoire collective et personnelle des artistes.
L’exposition de ces pièces a choisi d’investir plusieurs lieux symboliques colmariens. Deux retables sont à découvrir au Pôle Média Culture, un autre à la Bibliothèque des Dominicains. Bientôt deux autres retables viendront prendre place à la Collégiale Saint Martin.





28 avril 2026

Michel Spitz
28/4/2026

DU CIEL VERS LA TERRE


Édifice emblématique construit aux XIIIe et XIVe siècle, la collégiale Saint-Martin de Colmar fait l’objet d’une vaste restauration qui a débuté en 2024 et s’étirera jusqu’en 2030. Aujourd’hui, ce chantier d’envergure a vécu une étape historique spectaculaire qui a concerné quatre statues originales subsistant sur les façades extérieures. Hautes d’environ deux mètres et taillées dans un seul bloc de pierre, elles ont été déposées afin d’assurer leur conservation. Ces œuvres rejoindront les collections du Musée Unterlinden, où sont déjà conservées celles déposées dans les années 1970. [...]
Après la dépose des quatre dernières sculptures, douze statues seront recréées par des sculpteurs des entreprises SOCRA et Scherberich MH, dans des ateliers colmariens. Ces nouvelles œuvres viendront orner la collégiale pour les siècles à venir. L’option du remplacement à l’identique a été prise pour la restauration de l’édifice. Cette substitution permettra au chœur de retrouver son état d’origine.
Photo : Michel Spitz

27 avril 2026

Michel Spitz
27/4/2026

GÜNTHER PICHLER - IN MEMORIAM

Fondateur du quatuor Alban Berg, le violoniste et chef d’orchestre autrichien Günter Pichler, victime d’un accident de voiture, est décédé vendredi 24 avril.
Il a été pendant près de 40 ans le premier violon du quatuor à cordes de renommée mondiale Alban Berg. Né en 1940 dans le Tyrol, Günter Pichler rejoint la capitale autrichienne à quinze ans pour y étudier le violon à la Universität für Musik und darstellende Kunst. Nommé premier violon solo de l’Orchestre symphonique de Vienne à dix-huit ans, il se voit proposer le même poste par Karajan, trois ans plus tard, aux Wiener Philharmoniker. Après avoir occupé ces fonctions pendant seulement quelques années, le musicien décide de se consacrer à sa carrière de soliste et de chambriste. En 1970, il fonde, avec Klaus Maetzl (violon), Hatto Beyerle (alto) et Valentin Erben (violoncelle), le Quatuor Alban Berg ; il en restera premier violon jusqu’aux adieux à la scène de l’ensemble, un peu moins de quarante ans plus tard (2008), après d’innombrables concerts et des enregistrements (pour Teldec et Emi) dont beaucoup font aujourd’hui encore autorité.
Invité par le festival « Les jeudis de l’été musical », l’actuel Festival de Pâques de Colmar, le quatuor Alban Berg a fait le bonheur des mélomanes colmariens à deux reprises en septembre 1991 et 1994.
Photos Jean-Marc Hedoin Pictural
Œuvre picturale du fond de scène : Jacques Thomann, peintre




25 avril 2026

Michel Spitz

CARNET DE NAISSANCE


- 25/4/2026 - Chaque année, un couple de cigognes vient s'installer sur l'une des tours de la collégiale Saint-Martin de Colmar, donnant naissance à des petits. C’est avec une immense joie que nous vous présentons la récente éclosion de trois petits cigogneaux. Il reste encore à deux petits cigogneaux, à casser la coquille dans les jours à venir. Ainsi, le nid de la collégiale retrouvera la famille au complet. Un événement que le célèbre Lucien Fohrer retranscrit et relaie régulièrement auprès des habitants. Depuis 'Martin et Martine', premier couple nicheur, les générations se succèdent avec toujours la même ponctualité et peuvent être observées depuis la plate-forme.
La belle saison signe le retour de l'oiseau emblématique de la région. Jour après jour, les œufs de nos cigognes éclosent et les nids se remplissent de trois, quatre, voir cinq petits ! Le conteur munstérien Gérard Léser étudie les traditions et croyances populaires alsaciennes depuis des décennies. Auteur de nombreux ouvrages, veillées autour des rites, coutumes et croyances, il est une bibliothèque à lui tout seul. Il connaît bien la légende de la cigogne qui apporte les bébés. "La cigogne est associée à la déesse Holda ou Hollé, patronne du monde sous-terrain et des âmes des enfants à naître. Ces âmes d’enfants, selon une croyance que l’on retrouve dans toute l’Europe, sont en attente de naître dans les fontaines, les marécages et les sources." En Allemagne, dans l'œuvre de Grimm, grande figure littéraire et conteur allemand, Frau Holda ou Hollé était en charge des accouchements. Dans le folklore germanique, la cigogne est un messager divin. En Alsace, les enfants ne naissent ni dans les choux ni dans les roses comme ailleurs en France, ce sont les cigognes qui les apportent aux futurs parents. Cette légende remonte très loin dans le temps et tout le monde la connaît.
Un peu plus rationnel, l'importante place de cet oiseau migrateur en Alsace. Dans les années soixante-dix, la cigogne blanche y était menacée de disparition, mais un programme de réintroduction a permis de voir les couples se réinstaller et a pu sauver cet emblème alsacien. Au début du programme, il n’y avait plus qu’une dizaine de couples, désormais, on en dénombre plus de 1500.

11 avril 2026

Michel Spitz

- 11/4/2026 - Concert symphonique So British de l’Orchestre national de Mulhouse. Avec le Concerto pour violoncelle, Op. 70 d'Edward Elgar. Harry Ogg à la direction et Marc Coppey au violoncelle.
À la Filature le 11 et 12 avril.

5 avril 2026

Michel SPITZ
5/4/2026

Le samedi 4 avril 2026 restera gravé dans les mémoires comme un nouveau moment d’exception du Festival de Pâques. L’Orchestre national de Mulhouse sous la direction de Marc Coppey, accompagné du Chœur de Haute-Alsace et du Chœur du philharmonique de Strasbourg, sous la direction de Catherine Bolzinger ont offert une soirée exceptionnelle avec le célèbre clarinettiste français, Pierre Génisson. Dans la nef comble de l’église Saint-Matthieu, ce programme de musique symphonique consacré à Verdi, Mozart puis Fauré et Brahms alliait virtuosité et sensibilité. Un moment fort du Festival.

Verdi a composé avec La Force du destin sa plus belle Ouverture. Elle est une œuvre aussi tragique que politique. Cette « Sinfonia », la dernière du compositeur reprend quelques-uns des plus beaux motifs de l’opéra. Souvent donné en concert, l’invention mélodique n’est pas pour rien dans le succès de l’ouvrage.

La pièce maîtresse du programme est le sublime concerto pour clarinette du compositeur. Ultime œuvre instrumentale de Mozart, elle est composée quelques semaines avant sa mort, en 1791. “La portée spirituelle et symbolique de ce concerto est immense”, déclare Pierre Génisson. L’irrésistible Adagio, dont l’ensorcelant thème initial, s’élève avec tant de douceur au-dessus des cordes, demeure l’une des pages les plus bouleversantes du répertoire, dans sa simplicité et sa pureté. Plus proche de l'intimité de la musique de chambre que du dramatisme des concertos, c'est probablement la plus fameuse œuvre pour clarinette du répertoire. La clarinette de Pierre Genisson est un ravissement permanent, jamais elle ne cherche à s’imposer, tout est d’une suprême élégance. Il y campe des personnages contrastés et hauts en couleurs, qui brûlent les planches, crient, chantent, jouent, rient, murmurent… Une musique où se dit certainement une attitude devant le destin et qui consiste à célébrer la vie et non de s'en plaindre. Un sommet donc, avant les accents funèbres du Requiem.

Gabriel Fauré écrit la musique de scène de Pelléas et Mélisande, il en extrait une suite qu’il orchestrera lui-même, reprenant la célèbre Sicilienne et la Mort de Mélisande. Une page délicate à la flûte, soutenue par les harpes, évoque « une fille aux cheveux de lin descendant jusqu'au pied de la tour ». Cet air ensoleillé, à l'instrumentation parfaite, montre combien Fauré excellait dans l'élaboration des splendides sonorités de la flûte, de la harpe et des cordes, un apaisement semblable à une interruption de temps. L’orchestre, sous la baguette de Marc Coppey, dans un délice d’équilibre et de verve mélodique, laisse couler La musique pour qu’elle trouve sa juste place.

Le Chant du Destin (Schicksalslied) de Johannes Brahms est créé en 1871. De même que, dans son Requiem, la douce espérance, consolatrice, vainc l’horreur de la mort, de même, le tragique du destin humain fait place, dans le dernier mouvement confié aux seuls instruments, à un apaisement lumineux. Johannes Brahms y déploie une finesse chorale autour de méditations sur la condition humaine, à travers les adaptations qu’en ont respectivement faites Hölderlin et Goethe. Brahms a créé là, une œuvre musicale intemporelle qui impressionne dans cette église. Grâce à une orchestration brillante, Brahms crée un climat fait de tendresse, de compassion et de piété, et prouve qu'il ne partage pas la vision pessimiste de Hölderlin. Le Chant du destin s'éclaire de nuances délicates, de belles sonorités d'orchestre ; une œuvre chantée et jouée avec une ferveur communicative.

Mise en lumière : Christian Peuckert
Photos Edouard Dabrowski











4 avril 2026

Michel Spitz
4/4/2026

UN GRAND MODIGLIANI AU MUSÉE UNTERLINDEN

Le Quatuor Modigliani, dont le seul nom réjouit et émeut d’avance, fait indéniablement partie de la cour des grands. Invité régulier des salles les plus prestigieuses dans le monde entier, il est devenu l’un des ensembles à cordes français les plus reconnus du monde musical. Pour aller au bout de son idéal, celui de toucher le public par une identité esthétique et sonore qui porte une signature et assouvit le désir de tracer sa propre voie, le quatuor s’est approprié, la devise d'Amedeo Modigliani, le célèbre peintre : « Ton devoir réel est de sauver ton rêve ».
À une époque où chacun cherche à couvrir la voix de l’autre, le quatuor nous rappelle que l’harmonie naît, de l’écoute active de l’autre et de la responsabilité individuelle. N’est-ce pas la forme de démocratie, aussi fragile qu’exigeante, qui incarne l’un de nos idéaux collectifs les plus élevés ? Une école de l’altérité où chacun apporte sa pierre à l’édifice sans jamais chercher à dominer. Ainsi Goethe compare le quatuor à cordes à la conversation de « quatre personnes raisonnables ». Raison, progrès, clarté, sérieux et simplicité… Une définition qui place cette formation sous le signe de la civilité, de la responsabilité individuelle et de la confiance dans la raison partagée.
Au programme de la soirée, Kurtag, Beethoven et Brahms. Ainsi les Modigliani sondent les romantiques à la lumière des mouvements éclairs des Microludes du Hongrois György Kurtág composés en 1977 en leur insufflant gravité et profondeur. Souvent comparée à celle du viennois Anton Webern à cause de cette brièveté dans le temps et dans l’espace. Visiblement passionné jusqu’au bout de l’archet, chaque musicien adopte un son élégant et léger, dont le volume global incarne une présence qui ne s’impose pas mais que chacun écoute, avec respect, attendant la phrase suivante. Le public colmarien qui mesurait sa chance, ne s’y trompe pas : il assiste là à un sommet d'intégration des voix, d’élégance, de raffinement et de recherche sonore. Sculptant l’émotion sans jamais la diluer, ni la trahir.
Grâce au soutien de généreux mécènes, le Quatuor Modigliani a le grand privilège de jouer quatre magnifiques instruments italiens : Philippe Bernhard joue un violon de Giovanni Battista Guadagnini de 1780, Loic Rio joue un violon d’Alessandro Gagliano de 1734, Laurent Marfaig joue un alto de Mariani de 1660, François Kieffer joue un violoncelle de Matteo Goffriller « ex-Warburg » de 1706.
Pour en savoir + et réserver vos places : Festival de Pâques de Colmar
Photos © Edouard Dabrowski






1 avril 2026

Michel Spitz
1/4/2026

DÉGUSTER LA MUSIQUE – FAIRE CHANTER LE VIN

Le Festival de Pâques a proposé une grande soirée inédite, mêlant musique et vin, imaginée par Emmanuel Jaeger, producteur, collectionneur.
Comment percer le mystère des grands violons ? Quelles analogies entre une dégustation de grands crus et l’écoute des subtilités de quatre extraordinaires violons ? Comment une vibration sonore peut-elle trouver sa résonance avec l’arôme d’un grand vin ? Tel a été le défi sensoriel a relever, dans le magnifique écrin du Musée Unterlinden.
L’événement, conçu comme une dégustation de grands crus a permis de faire découvrir au public les différentes sonorités de quatre grands violons sous l’archet du talentueux violoniste Emmanuel Coppey, afin que les auditeurs en perçoivent les caractéristiques. Parmi grands violons italiens du XVIIIe siècle, un violon de facture récente, fabriqué par le luthier alsacien Jean-Christophe Graff, meilleur ouvrier de France. Ainsi, dans l’ordre chronologique, le public a apprécié les violons suivants : Antonio et Girolamo Amati (1623), Antonio Stradivarius (1719), Giuseppe Andrea Filius Guarnerius (1735) et Jean-Christophe Graff (2023). Le public était invité à se prononcer sur son ressenti, le violoniste, des propriétés comme la jouabilité, l’équilibre entre les cordes, la projection du son et la réponse de l’instrument.
La dégustation de sonorités a été doublée d’une dégustation guidée par Serge Dubs, meilleur sommelier du monde. Ce n’est pas par hasard, d’ailleurs, si le vocabulaire du vin s’est enrichi d’expressions que l’on retrouve dans l’analyse musicale : belle attaque, harmonie, équilibre, puissance, élégance, profondeur, finale, etc. Tous ces termes qui définissent la forme, l’architecture, l’esprit d’un vin et rappellent l’expression musicale.
Le sommelier mettra en avant le rapport au corps, la sollicitation de la sensorialité (l'ouïe, le toucher, l'odorat, le goût), le plaisir, les émotions, la curiosité qui caractérisent bien une façon de considérer le vin. Le vocabulaire traduit les émotions de la dégustation, comme de l’écoute musicale de ces instruments. Et, finalement, l’analogie avec la musique comporte bien un aspect poétique en créant une passerelle : de la poésie des mots, à la poésie des sons.
Pour en savoir + et réserver vos places : Festival de Pâques de Colmar
Photos © Edouard Dabrowski