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4 mai 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16
4/5/2026

L’hôpital français tue plus que la route

Allons bon, voilà qu’on apprend que le système de santé hexagonal, ce monument national dont on parle avec une voix vibrante sur les ondes, le « meilleur système au monde » qui justifie à lui seul des cotisations obligatoires d’une rare gourmandise, semble en réalité connaître quelques menus désagréments.

Apparemment, il tue et beaucoup plus qu’on ne veut nous le dire.


Non ce n’est pas une exagération (ce n’est vraiment pas le genre de ces colonnes, enfin voyons !) mais bien ce qui ressort du rapport publié le 27 avril dernier par la Cour des comptes et sobrement intitulé « La politique d’amélioration de la qualité des soins dans les établissements de santé ». Derrière ce titre qui sent le cuir d’un sous-mains de préfecture, on découvre le panorama consternant de ce que subit un Français lorsqu’il pousse les portes d’un des 2965 établissements qui prennent en charge, chaque année, environ 13 millions de patients.

On découvre dans le rapport que la « non-qualité » (l’expression elle-même mérite une médaille de la litote administrative) des soins provoque environ 4000 décès par an du seul fait des infections nosocomiales, que 16 060 événements indésirables graves associés aux soins ont été signalés, dont 7878 se sont conclus par la mort du patient.


Les estimations indépendantes font état, par ailleurs, de 150 000 à 375 000 accidents médicaux annuels, fourchette dont l’amplitude trahit déjà l’état du compteur.

C’est quelque peu préoccupant, …


… D’autant que la Cour souligne que ces chiffres sont vraisemblablement très en deçà de la réalité (tant qu’à faire), en raison d’une sous-déclaration massive et systémique.


Tout ceci arrive, on le rappelle, dans un pays qui dépense gaillardement plus de 12 % de son PIB en santé, et dans lequel la Cour des Comptes, après avoir épluché ceux des hôpitaux, estime de surcroît que ces péripéties hospitalières à l’issue dramatique coûtent entre 11 et 33 milliards d’euros (admirez la précision de la fourchette), selon le périmètre retenu.


Eh oui, vous avez bien lu : l’hôpital français tue davantage que les accidents de la route.

4000 morts par infection nosocomiale, c’est plus que les quelque 3000 décès annuels recensés sur les routes de France. Certes, ce rapprochement fait par plusieurs médias est hardi mais il est exact et pointe une étrange hiérarchie réelle des morts de la part de l’État.

Pour vous protéger sur l’asphalte, il a déployé tout un arsenal de radars, de PV, de stages obligatoires, de limitations à 80 km/h sur les départementales, de contrôles techniques et de campagnes moralo-culpabilisatrices ; chaque mort sur la route est passée au scalpel statistique, chaque chiffre est médiatisé pour justifier la prochaine restriction.

En revanche, il n’y aura aucun radar, PV ou note salée pour un établissement où l’on contracte une bactérie multirésistante en venant se faire opérer du genou. La même administration qui exige encore une vignette Crit’Air pour entrer dans Paris sait faire preuve de souplesse quand il s’agit de pousser des cadavres hospitaliers hors champ.

Mais il y a pire : cette mortalité parfaitement évitable est assez largement dissimulée.


La déclaration des événements indésirables graves est pourtant une obligation légale, mais comme l’explique la Cour des comptes et le confirme Le Monde, les établissements omettent allègrement de faire ce que la loi leur impose. Ici, repensez à vos deux points de sucrés parce que vous avez roulé à 53 km/h dans votre Doblo en agglomération…

Audacieux (voire un peu foufous), les sages de la rue Cambon suggèrent donc d’instaurer des sanctions financières contre les hôpitaux qui ne déclarent pas.

Réaction immédiate de Rémi Salomon, président de la CME de l’AP-HP : ce serait « contre-productif », rappelant comme il se doit que les sanctions financières sont pour le contribuable qui oublie une case sur sa déclaration, ou pour le plombier un peu vif sur une route de campagne, mais certainement pas pour un dérapage hospitalier ayant entraîné un ou plusieurs morts.

Enfin, on ne pourra s’empêcher de noter que, comme le disait un célèbre dindon cocaïnomane, « tout cela coûte un pognon de dingue ».

Les 11 milliards d’euros de préjudices parables, les 22 milliards de soins « inutiles ou à faible valeur », les 5 milliards d’infections nosocomiales évitables : la facture totale flirte avec les 33 milliards annuels, soit grosso modo l’équivalent du budget de la Justice et de l’Intérieur réunis.

Le contribuable français, déjà champion d’Europe des prélèvements obligatoires, paie donc deux fois : une première pour financer un système prétendu exemplaire, une seconde pour réparer les dégâts que cette exemplarité occasionne. Et naturellement, à la moindre alerte budgétaire, on ne compare jamais avec ce qui marche ailleurs et on lui annonce qu’il faudra encore augmenter la CSG, la cotisation truc, la taxe bidule et le forfait hospitalier.

Curieusement, ces 33 milliards d’euros engloutis dans la « non-qualité » n’émeuvent personne d’autant que, brûlés ainsi sans laisser de trace, ils ne risquent pas d’apparaître sur un budget rectificatif gênant.


Il faut le redire : le système de santé français n’est plus depuis longtemps qu’un mythe entretenu à coups de communication ministérielle.

La Cour constate poliment que la qualité « progresse mais reste lacunaire » ; l’OCDE estime, plus réaliste, que plus d’un tiers des décès post-opératoires, infections et erreurs pourraient être évités, et que les pays comparables font mieux.

La France, championne de la ponction fiscale, fait moins bien que ses voisins en matière de sécurité des soins, tout en dépensant largement davantage.

Pendant ce temps, comme le rapporte TF1 Info, Camille n’ouvre plus ses tiroirs trop bas et un autre patient, renvoyé d’un service d’urgences, a obtenu son rendez-vous spécialiste 514 jours plus tard, le temps que sa prostate se transforme en sablier.

Derrière les constats trop prudents de la Cour on voit un service public devenu une sorte de coopérative de défense de ses propres agents, où la priorité n’est plus de soigner mais de se protéger des reproches ; un hôpital géré aux feuilles Excel par une administration centralisée qui confond gestion et bureaucratie ; un corps médical où, faute d’incitations claires, la culture de la qualité s’étiole, le sous-effectif devient chronique et les salaires réels reculent à mesure que charges, impôts et cotisations explosent.

C’est l’aboutissement logique de tout monopole étatique : il finit toujours par servir ceux qui en vivent plutôt que ceux pour lesquels il existe. Le système de santé français n’a pas échappé à cette logique : il coûte une fortune aux Français qui, chaque jour, espèrent de plus en plus fort n’avoir jamais à s’en servir.


[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Le peintre François Malnati fera une présentation de la technique du pastel

le vendredi 29 mai à 19 heures

à la Librairie Pleine Page à Sélestat

Si cela vous intéresse vous pouvez vous enregistrer en librairie ou par email :
lib.pleinepage@ecomail.fr

C'est gratuit.

Librairie Pleine Page
13 rue Sainte-Barbe à Sélestat

Abbaye de Marbach

Découvrez la saison 2026...


du 28 juin au 20 septembre 2026

18 concerts, 1 expo, 1 flânerie, 16 visites guidées
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En 2026, l’Abbaye de Marbach ouvre un nouveau chapitre consacré à la découverte et au soutien des talents émergents. Cette nouvelle saison a l’envie de mettre en lumière les artistes d’aujourd’hui qui dessinent déjà les paysages culturels de demain.

Regarder, écouter, sentir, voir, entendre, partager, rire, pratiquer… découvrir d’autres cultures, d’autres modes d’expression, s’ouvrir à des univers inattendus, rester curieux. C’est le pari que s’est donné l’équipe artistique de l’Abbaye de Marbach animée par la volonté de soutenir la création artistique et d’accompagner celles et ceux qui font déjà la culture de demain.
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⇒ découvrir la saison


Quelques changements :

- désormais les concerts en soirée seront à 19h au lieu de 20h30, l'occasion de prolonger le concert par un moment convivial à la buvette et profiter de la température agréable d'une soirée d'été. Les concerts le dimanche et 15 août restent à 17h.

- l'Abbaye de Marbach se dote enfin d'un numéro de téléphone qui lui est propre. Pour nous joindre, composez désormais le 07 70 13 98 22 et toujours par mail à culture@abbayedemarbach.org

infos / renseignements
Contacter Laurence au 07 70 13 98 22
Email : culture@abbayedemarbach.org
Site web : http://abbayedemarbach.org
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Abbaye de Marbach
lieudit Marbach
68420 Obermorschwihr

3 mai 2026

Yann Durrière
3/5/2026

3 mai – Journée mondiale de la liberté de la presse


Dans un monde où l’information circule en continu, où les pressions politiques, économiques et idéologiques existent, il est plus que jamais nécessaire de défendre une presse libre, indépendante et responsable.
Mais cette liberté implique aussi une exigence : celle de la vérité, de la rigueur et du respect du pluralisme des opinions. Informer, ce n’est pas orienter. C’est éclairer.
En cette journée du 3 mai, rendons hommage à tous les journalistes qui exercent leur métier avec courage, parfois au péril de leur sécurité, et rappelons que sans liberté de la presse, il n’y a pas de véritable liberté tout court.
Défendre la liberté de la presse, c’est défendre la démocratie.
Yannick Lefrançois

- 3/5/2026 - Le Canon Français, association très à droite qui prône l’identité française par les produit locaux engloutis dans d’énormes banquets, vient à Colmar à la fin du mois. L’occasion pour le député LFI de Strasbourg Emmanuel Fernandes de faire parler de lui.

2 mai 2026

Nathalie Aubert
2/5/2026

J’invite Madame la 1ère adjointe à se référer à la définition de "l’extrême droite", terme qu’elle se complait à utiliser lors de nos débats.
Cette qualification ne correspond en rien à ce que nous sommes, et je la réfute avec la plus grande fermeté.
Je déplore qu’à défaut de répondre à nos questions sur le fond elle tente de faire diversion sur la forme.
Je suis très fière d’être élue du Rassemblement National, j’assume pleinement cet engagement et ne le renierai jamais !
Pour autant notre groupe d’élus se nomme "L’Alliance des Droites pour Colmar".
Je n’ai aucune leçon de fidélité à recevoir de quelqu’un qui change de parti au gré des opportunités, passant du centre à LR sans grande conviction.
La seule chose que nous avons d’extrême, c’est l’amour de la France.
C’est précisément cet attachement à notre nation, à ses traditions et à notre terroir et uniquement à ce titre, qui me conduira, avec un réel plaisir, à participer à l’organisation du prochain banquet alsacien par le Canon Français.
À bon entendeur...

1 mai 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16
29/4/2026

En 2026, en France, le citoyen est torturé pour ses bitcoins et racketté par le fisc

En France, on n’arrête plus le progrès ! Pendant que nos ineffables administrations peinent à numériser leurs trillions de cerfas, les criminels, eux, ont parfaitement réussi leur transition numérique et pour leurs braquages, l’heure est à la modernité : blockchain et décentralisation, bienvenue dans l’ère du « cryptorapt » !


Eh oui, le phénomène qui consiste à kidnapper, séquestrer et torturer quelqu’un pour lui soutirer ses cryptomonnaies n’est plus du tout marginal.

En effet, quand la justice daigne s’y intéresser un peu, on découvre que la situation est totalement hors de contrôle : 18 en 2024, 67 en 2025 et déjà 47 depuis le début de l’année 2026 (cela fera 141 en fin d’année si on conserve ce rythme)…

Ainsi, ce sont pas moins de 88 suspects qui ont été mis en examen dans plusieurs dossiers tentaculaires de séquestrations et d’extorsions, avec (sans surprise) une part importante de mineurs.


Il ne faut cependant pas s’arrêter aux simples faits divers. Cette explosion des cryptorapts n’est pas un accident de parcours mais bien le symptôme inquiétant de trois effondrements simultanés de la République, que le gouvernement tente de cacher par le déni ou le silence.

La mexicanisation du pays

En premier lieu, il y a bien sûr une véritable mexicanisation du pays.


Ce terme, que nos ministres de l’Intérieur successifs réfutent mollement, traduit une réalité effroyable : les actes subis par les victimes ne relèvent plus du simple vol à la tire ou de la petite délinquance de quartier puisqu’on parle de torture, de mutilations, de violence décomplexée exercée par des gangs de plus en plus jeunes et de plus en plus barbares.

Ces chantres du vivrensemble alternatif importent directement les méthodes des cartels sud-américains : le marché de la drogue étant saturé, le crime organisé en France s’est rajeuni, diversifié et radicalisé dans sa violence. Pourquoi s’embêter à arracher un sac à main à une vieille dame quand quelques coups de perceuse dans les genoux d’un geek imprudent permettent de récupérer la clé privée d’un portefeuille Bitcoin garni de plusieurs centaines de milliers d’euros ?

L’appât du gain, couplé à une impunité judiciaire totale, transforme l’hexagone en un terrain de chasse à ciel ouvert.

Cependant, pour trouver le cryptomillionnaire en question, il faut savoir où il vit et quel est son patrimoine. Et c’est là qu’intervient le second effondrement.

Une corruption endémique des administration

Tout, en effet, montre que la corruption est devenue endémique dans l’appareil d’État : les criminels, aussi connectés soient-ils, ne devinent pas les adresses de leurs victimes dans le marc de coke café. Pragmatiques, ils achètent leurs informations à la source.


Régulièrement, l’actualité nous rappelle que des réseaux criminels utilisent directement les fichiers de police ou de l’administration en arrosant quelques fonctionnaires véreux.

C’est la conséquence logique et inévitable de deux tendances évidentes : d’un côté, le niveau d’exigence aux concours administratifs et policiers ne cesse de dégringoler pour compenser la pénurie dramatique de candidats et de l’autre, les salaires réels peinent à attirer les meilleurs. Le prestige de la fonction publique est donc en chute libre. Quand on paie des cacahuètes à des individus à la probité morale vérifiée par-dessus la jambe, on obtient invariablement des macaques qui revendent le fichier TAJ (Traitement d’Antécédents Judiciaires) ou les données confidentielles du fisc au plus offrant sur Telegram ou le dark web.

Tout ceci pourrait se corriger si ce n’était…

Un gouvernement complètement apathique

Face à ce tableau, le gouvernement affiche une léthargie… suspecte.

Dépassés par l’ampleur du phénomène, nos politiciens démontrent jour après jour leur incompétence crasse à assurer le B-A-BA de la mission régalienne de l’État (protéger les citoyens et leurs données) : intellectuellement bloqués à l’ère du Minitel, nos gouvernants sont infoutus de s’emparer du sujet de la protection de données, s’évertuant à centraliser nos vies dans de gigantesques bases de données gérées avec les pieds, laissant la France devenir une véritable passoire informatique.

Rien que ce mois-ci, c’est l’ANTS (l’Agence chargée de nos titres d’identité) qui s’est fait piller dans la joie et la bonne humeur, venant s’ajouter aux fuites massives de la CAF, de Viamedis, de France Travail, j’en passe et des pires.

Quant à la violence contre les personnes physiques, elle ne les émeut guère. Vivant dans des beaux quartiers barricadés, protégés par des gardes du corps armés et payés par vos impôts, ils ne sont pas directement concernés par les gangs de détrousseurs. La violence, c’est pour les autres.

Dès lors, à bien y réfléchir, cette apathie n’est peut-être pas qu’une simple question d’incompétence. Plus cyniquement, on remarque que ces violences ciblées constituent une excellente campagne de dissuasion contre l’utilisation des cryptomonnaies.


Ne nous y trompons pas : l’État déteste le Bitcoin et la finance décentralisée. Il n’a techniquement ni les moyens d’en interdire l’utilisation, ni la capacité de contrôler efficacement ces flux qui échappent à ses douanes, à ses banques centrales et à ses inspecteurs des impôts. Dès lors, quoi de mieux que la terreur pour décourager le chaland d’échapper à la matrice fiscale ?

Laisser se développer la violence autour de ces actifs numériques présente un avantage inestimable : l’épargnant moyen, terrorisé à l’idée de finir ligoté sur une chaise de jardin dans son propre salon, avec un fer à repasser sur le torse, préférera s’en retourner bien sagement vers les livrets A, les assurances-vie et les comptes bancaires classiques, produits financiers bien régulés, bien traçables, dont le rendement est mangé par l’inflation, mais qui sont surtout bien taxables et facilement saisissables par l’État.

Peut-on réellement écarter l’idée que le gouvernement laisse les criminels faire le sale boulot de dissuasion à sa place ? Le citoyen préférera subir la violence fiscale et sournoise d’un inspecteur des impôts en costume que la violence physique d’un gang encagoulé armé d’un chalumeau.

C’est le nouveau contrat social : alors que la transition numérique de la pègre semble achevée avec 10 ans d’avance sur les services publics, l’État rackettera vos économies mais s’engagera à vous laisser vos rotules.

Sympa non ?


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Yann Durrière
29/4/2026

Conseil communautaire de Colmar Agglomération, consacré notamment au vote du compte administratif et du budget primitif


Le compte administratif traduit une gestion globalement saine et n’appelait pas de remarque particulière de notre part.
En revanche, j’ai posé une question précise sur les investissements liés aux aires d’accueil des gens du voyage :
349 000 € pour l’aire de grand passage et des crédits pour l’aire permanente près de l’aérodrome.
J’ai rappelé notre position : une opposition claire dans la configuration actuelle, tout en demandant où en étaient les deux conditions posées par Eric Straumann lors de sa réunion publique en réaction à notre sondage au sein du quartier des maraîchers : participation financière des autres intercommunalités et absence d’impact foncier. J'ai noté également que pour M. Straumann tous les participants à cette réunion publique étaient favorables à cette installation d'aire... Je vous laisse juger...
Réponse : à ce jour, ces conditions ne sont pas réunies. Le projet est donc en attente, même si une enveloppe reste prévue “au cas où”.
Concernant l’aire permanente, si les crédits servent bien à rénover l’existant, c’est une bonne chose et cela va dans le sens de ce que nous défendons.
Regrettable en revanche de voir que certains préfèrent caricaturer plutôt que répondre sur le fond. Ma question était technique, elle a été transformée en procès d’intention.
Et pendant ce temps-là… certaines oppositions brillent encore par leur silence.
Pour ma part, je continuerai à être présent, à travailler les dossiers et à poser les questions, simplement.
Laurence Kirchhofer

Restauration de la Collégiale - dépose des dernières statues - 28 avril 2026



Galerie Tschaen
1/5/2026

Pour la première fois à la galerie, découvrez les œuvres de Nean, à l’occasion du duo show avec Kazy Usclef.
Nean vit et travaille à Bruxelles. Autodidacte, la capture du moment suspendu est rapidement devenue le sujet central de son travail. Notamment inspiré par la musique et le cinéma, il est reconnu pour son traitement subtil de la lumière et ses compositions figuratives, invitant à une expérience contemplative.
Les œuvres sont actuellement visibles dans notre galerie, 8 place de la Cathédrale à Colmar.
Demande de catalogue en message privé ou mail : villatschaen@gmail.com









À travers son univers onirique, Kazy Usclef s’inspire notamment de l’histoire de l’art pour enrichir sa pratique picturale. Son sens aigu de la couleur insuffle une intensité particulière à ses compositions, où l’imaginaire se mêle à des références à la fois profondes et délicates.







[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane

Le choix tragique de l’Europe


- 30/4/2026 - Il y a quelque chose de profondément déprimant et même tragique dans la manière dont on nous présente aujourd’hui le réarmement européen comme une « bonne nouvelle ». L’amiral Rob Bauer, ancien chef du comité militaire de l’OTAN, s’enthousiasme : grâce à Donald Trump, les investissements de défense repartent enfin. Les dépenses militaires des pays de l’OTAN ont bondi de 14 à 20 % en 2025, avec un nouvel objectif à 3,5 % du PIB d’ici 2035. Chars, missiles Patriot, drones, avions de chasse… et pour certains, le rêve coûteux d’un bouclier nucléaire autonome.
Pourtant, ce « sursaut » se produit au pire moment possible.
L’Europe de l’Ouest, déjà fragilisée, voit son moteur historique, l’Allemagne, s’enfoncer dans une crise structurelle spectaculaire. Après deux années de récession (2023-2024), une croissance anémique en 2025 (à peine +0,2-0,3 %), les prévisions pour 2026 ont été divisées par deux : de 1,3 % à seulement 0,5-0,6 %. Dette publique écrasante, désindustrialisation, services publics sous tension, problèmes énergétiques persistants et transition écologique bloquée : le continent peine à assurer ses besoins élémentaires.
Dans ce contexte de difficultés économiques, démographiques et industrielles majeures, on nous demande de nous réjouir que des centaines de milliards soient détournés vers l’armement plutôt que vers la santé, l’éducation, les infrastructures ou le pouvoir d’achat. Le bien-être des populations passe clairement au second plan.
Et le plus absurde, c’est le prétexte invoqué : la guerre en Ukraine serait « inévitable » et justifierait cette course aux armements.
Or, rien n’est moins vrai. Le conflit aurait pu s’arrêter depuis longtemps si l’Europe avait mis toute son énergie dans des négociations sérieuses et des accords réalistes. Les pourparlers d’Istanbul en mars-avril 2022 avaient ouvert une voie (neutralité ukrainienne, garanties de sécurité, statut du Donbass). Les accords de Minsk, dès 2014-2015, montraient qu’une solution diplomatique était possible. Au lieu de cela, l’Occident a choisi l’escalade, les sanctions maximales et l’envoi massif d’armes, transformant une guerre régionale en affrontement prolongé.
À aucun moment, dans aucun pays européen, les citoyens n’ont été consultés pour savoir s’ils étaient d’accord pour envoyer des dizaines de milliards à l’Ukraine, et encore moins pour les 90 milliards supplémentaires qui viennent d’être votés. Aucun débat démocratique n’a eu lieu sur l’implication croissante de l’Europe dans ce conflit. Pire : on sait désormais que des usines en Europe de l’Ouest produisent directement des drones pour l’armée ukrainienne, destinés à tuer des Russes. Cela transforme de facto les pays européens en belligérants, comme si l’on voulait absolument donner à la Russie une raison de nous attaquer, alors que pour Moscou la guerre reste circonscrite à l’Ukraine.
C’est comme si l’Europe de l’Ouest cherchait délibérément à ouvrir un nouveau champ de bataille. Cette escalade légitime, dans le discours officiel, toutes les annonces catastrophistes et les budgets militaires démesurés, au détriment de tout le reste. Au moment précis où nous n’avons plus les moyens d’assurer les besoins élémentaires, dettes abyssales, crise énergétique, transition écologique qui suppose une économie saine et des alternatives immédiates (ce qui est de moins en moins le cas avec le conflit au Moyen-Orient), on priorise les missiles plutôt que les hôpitaux et les écoles.
Cette présentation de la guerre comme inéluctable sert de prétexte commode pour justifier le réarmement massif. On transforme une opportunité manquée de paix en justification permanente pour augmenter les budgets militaires.
Le résultat est clair : une Europe qui s’appauvrit, qui sacrifie son présent et son avenir civil pour préparer un futur de confrontation. Une Europe qui, au lieu de miser sur la diplomatie et la reconstruction, choisit la logique de puissance et la course aux canons.
Ce n’est pas seulement un choix économique. C’est un choix de société, imposé sans véritable consentement populaire. Et il est permis de le trouver non seulement déprimant, mais profondément contre-productif pour les peuples européens. L’histoire jugera si cette Europe « adulte » et réarmée valait vraiment le sacrifice imposé à ses citoyens. Pour l’instant, le prix à payer paraît bien élevé.

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28 avril 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Marc Amblard
28/4/2026

ÉRIC CIOTTI REJOINT DAVID LISNARD DANS LE CLUB ULTRA FERMÉ DES MAIRES QUI RÉDUISENT LES DÉPENSES ET LES IMPÔTS


Récemment élu, E. Ciotti tient parole et entreprend un grand ménage à la tronçonneuse dans les dépenses municipales de Nice : près de 60 millions d’économies devraient être réalisées rien qu’en 2026. Quelques exemples :
- frais de représentation & frais de sécurité personnelle du maire,
- réduction de moitié des véhicules dédiés aux élus,
- baisse de 25% des indemnités de déplacement,
- coupe franche dans les dépenses d’avocats (parisiens…), de cabinets de conseil, de réceptions, de communication…
- rationalisation et resserrement des commandes publiques,
- suppression des subventions accordées à quelques événements sportifs majeurs comme l’Ultra-trail et Iron-man (ces deux-là se tiendront malgré tout, preuve que l’argent du contribuable lambda n’est pas indispensable).
En contrepartie, le nouvel édile a annoncé une baisse de la taxe foncière de 4,4 points et de 3,3 points pour la taxe d’habitation soit une baisse de 51 millions d’euros.
En toute franchise, je ne me suis jamais intéressé à ce monsieur mais j’avoue que ses premiers pas en tant que maire de cette magnifique ville renforce mon estime à son égard (et peu m’importe son affiliation politique). Bravo.

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Olivier Roth

- 27/4/2026 - En ma qualité de conseiller municipal, j’ai alerté par écrit le Maire de Colmar Eric Straumann sur une problématique qui concerne chaque année de plus en plus de Colmariennes et de Colmariens : la prolifération des moustiques, et notamment du moustique tigre.
Au-delà de l’inconfort quotidien, c’est aussi une question de qualité de vie, voire de santé publique, qui mérite d’être prise au sérieux.
Au delà de la pédagogie à développer d’avantage, des solutions existent…
Plusieurs villes en France expérimentent déjà des méthodes innovantes, efficaces et respectueuses de l’environnement pour limiter durablement ce phénomène.
La technique de l’insecte stérile (TIS) permettant d’abaisser la prolifération de 60% la première année peut être une réelle révolution pour notre ville, voir notre agglomération !
À Colmar aussi, nous devons nous saisir de ces leviers pour améliorer concrètement le quotidien des habitants, notamment à l’approche de l’été.
Je resterai attentif aux suites données à cette démarche.

Benoît Kuhn
avril 2026

Martin Schongauer au Louvre

L’exposition alsacienne de l’année est à… Paris. Peintures, y compris la Vierge au buisson de roses, gravures et dessins : presque tout Schongauer est à voir au Louvre jusqu’au 20 juillet 2026.

Martin Schongauer illustre parfaitement la rhénanité de la culture alsacienne: né en 1445 à Colmar, il est issu d’une famille d’orfèvres venue d’Ulm quelques années plus tôt. Sa carrière de peintre religieux et graveur se déroule à partir de 1470 à Colmar puis à Breisach sur la rive droite du Rhin (actuellement Vieux-Brisach/Alt-Breisach) dont il devient citoyen en 1489 pour y mourir en 1491.

Martin Schongauer, l’artiste parfait

La première partie de l’exposition se concentre sur les œuvres de Martin Schongauer. En premier lieu les peintures. Bien que l’humaniste alsacien Jakob Wimpheling ait indiqué que l’atelier de Martin Schongauer exportait dans toute l’Europe, moins de dix peintures nous sont parvenues. Sauf une, elles sont toutes présentes au Louvre jusqu’au 20 juillet 2026, y compris la Vierge au buisson de roses (1473) réalisée pour le couvent des Dominicains à Colmar.

Martin Schongauer, La Vierge au buisson de roses, 1473

Martin Schongauer, La Vierge au buisson de roses, détail, 1473

Ce chef d’oeuvre se distingue par sa construction élaborée, sa richesse iconographique et le réalisme des détails, ici le drapé de la robe et la couronne de la Vierge. Ces détails revêtent souvent une valeur symbolique, comme il est de coutume à l’époque pour les peintures religieuses. Le jardin clos autour de la Vierge symbolise sa virginité, le chardonneret à tête rouge – couleur du sang – la passion du Christ, les mains du bébé dans la chevelure de la Vierge traduisent l’amour entre l’enfant Jésus et sa mère.

Les gravures et leur réception à travers l’Europe

La seconde salle de l’exposition se concentre sur son œuvre gravée, quelque cent dix estampes aux sujets variés, et l’influence qu’elle a eu sur les générations suivantes, notamment Albrecht Dürer (grand admirateur de Martin Schongauer) et le strasbourgeois Hans Baldung Grien. Cette influence s’étend même jusqu’en Espagne comme en témoigne un retable de Saragosse (Espagne) reprenant le thème de la tentation de Saint Antoine.

Martin Schongauer, Saint Antoine tourmenté par les démons, entre 1469 et 1473

Martín Bernat, Saint Antoine tourmenté par les démons, volet du Retable de la Vierge de Montserrat de Alfajarín, 1480-1495

Dans ses estampes se mêlent maîtrise technique, fluidité de la ligne et subtilité des dégradés de noir et de blanc. Ses gravures sont fouillées, presque surchargées, il faut s’approcher pour distinguer les détails. Heureusement, des vidéos explicatives les présentent agrandies et en facilitent la découverte.

Vue de l’exposition au Louvre: Martin Schongauer, Une Vierge folle en buste (vers 1470-1475) en agrandissement vidéo

Une exposition « trois étoiles » comme dirait le guide Michelin : vaut le voyage à Paris !

Photos : DR
Michel Spitz
28/4/2026

DU CIEL VERS LA TERRE


Édifice emblématique construit aux XIIIe et XIVe siècle, la collégiale Saint-Martin de Colmar fait l’objet d’une vaste restauration qui a débuté en 2024 et s’étirera jusqu’en 2030. Aujourd’hui, ce chantier d’envergure a vécu une étape historique spectaculaire qui a concerné quatre statues originales subsistant sur les façades extérieures. Hautes d’environ deux mètres et taillées dans un seul bloc de pierre, elles ont été déposées afin d’assurer leur conservation. Ces œuvres rejoindront les collections du Musée Unterlinden, où sont déjà conservées celles déposées dans les années 1970. [...]
Après la dépose des quatre dernières sculptures, douze statues seront recréées par des sculpteurs des entreprises SOCRA et Scherberich MH, dans des ateliers colmariens. Ces nouvelles œuvres viendront orner la collégiale pour les siècles à venir. L’option du remplacement à l’identique a été prise pour la restauration de l’édifice. Cette substitution permettra au chœur de retrouver son état d’origine.
Photo : Michel Spitz