9/3/2026
Colmar : trop, c’est trop ! L'appel de commerçants en colère
Les commerçants et les Colmariens méritent mieux.
Nous ne pouvons plus garder le silence.
Depuis un an et demi, nous demandons simplement un entretien constructif avec le maire de Colmar afin d’évoquer les difficultés rencontrées par les commerçants, notamment autour du marché installé place de la Cathédrale. Depuis un an et demi, nous demandons à être écoutés, à pouvoir exposer les problèmes concrets auxquels nous sommes confrontés au quotidien. Depuis un an et demi, nous attendons un échange.
Mais cet échange n’a jamais eu lieu.
La situation autour du marché des tentes blanches place de la Cathédrale en est l’exemple le plus frappant. L’installation d’un marché de produits importés à bas coût, majoritairement chinois, dégrade l’image de Colmar, représente une concurrence que de nombreux commerçants jugent difficilement soutenable face aux commerces sédentaires, et complique fortement l’accès vers la rue Morel. Cette configuration empêche les passants de circuler normalement et pénalise directement les commerces situés dans cette rue. Le blocage complet de l'accès ce samedi 7 mars 2026 est la goutte d'eau qui fait déborder le vase et est vécu comme une énième provocation.
Plusieurs commerçants évoquent une baisse de chiffre d’affaires estimée entre 20 et 40 % les jours de marché.
Ces produits importés à très bas coût soulèvent des questions légitimes sur leurs conditions de production et leur impact écologique.
Malgré nos demandes répétées, nous n’avons à ce jour obtenu aucun rendez-vous !
Les conséquences sont déjà visibles.
Rue Morel, sur 11 commerces, 4 ont fermé en un an.
Une rue commerçante qui perd un tiers de ses commerces n’est pas un détail : c’est un signal d’alarme.
Heureusement, il existe encore quelques indépendants qui prennent encore des risques pour entreprendre sans que ce soit du fromage ou des cigognes...
Ceci dit, le détournement des Colmariens du centre-ville n’est pas sans cause. Beaucoup de Colmariens dénoncent sur les réseaux sociaux une politique de stationnement devenue dissuasive pour venir en centre-ville, ceci associé à une verbalisation à outrance...
Une verbalisation à outrance pleinement assumée avec près de 20 000 contraventions l’année dernière (annoncées fièrement lors de la première réunion publique du Maire sortant).
Quand une municipalité se félicite du nombre de contraventions, c’est souvent que le centre-ville est déjà en train de se vider.
Beaucoup de Colmariens préfèrent désormais éviter le centre et se tourner vers les zones commerciales périphériques ou les achats en ligne. Là encore, ce sont les commerces de proximité qui en paient le prix.
Ce constat est d’autant plus préoccupant que le Maire Eric STRAUMANN renonce à croire en l’avenir du commerce de centre-ville. Dans une publication diffusée en février dernier sur son compte Facebook, il explique que « le commerce de centre-ville ne sera plus celui d’hier », allant jusqu’à comparer la situation de Colmar à celle d’une ville du Berry.
Cette comparaison avec une ville dont la dynamique économique est pourtant sans commune mesure avec celle de Colmar, est pour le moins largement contestable. Elle donne surtout le sentiment que l’on se résigne à un déclin que l’on devrait pourtant combattre.
Autre aberration, dans son programme, il souhaite offrir 100 euros pour chaque nouvelle naissance, à dépenser chez les commerçants adhérents aux Vitrines de Colmar. L’intention de soutenir le commerce local peut sembler louable. Mais cette mesure pose un problème évident : elle crée une forme de discrimination entre commerçants.
Qu’en est-il des commerçants colmariens qui ne sont pas adhérents aux Vitrines de Colmar ?
Sont-ils moins légitimes que les autres ?
Tous les commerçants participent à la vie économique de la ville. Tous contribuent à l’attractivité de Colmar. Aucun ne devrait être mis à l’écart.
Pardon, mais cette mesure est largement insuffisante pour redynamiser la ville.
Les Colmariens ne sont pas dupes. Ils voient les vitrines qui se vident, les commerces qui disparaissent et les difficultés qui s’accumulent pour ceux qui continuent à se battre pour maintenir une activité de proximité.
Une ville sans commerces de proximité n’est plus une ville vivante. C’est une ville qui se vide peu à peu de ses habitants.
Nous ne supportons plus cette attitude faite de mépris et d’absence de dialogue, tant envers les commerçants qu’envers les Colmariens.
Aujourd’hui, il est temps de dire les choses clairement.
Colmar mérite mieux qu’une politique qui décourage ses habitants, ignore ses commerçants et se résigne au déclin de son centre-ville.
Colmar mérite mieux que la politique de la continuité, la politique de l'immobilisme, ou la politique des selfies, des rubans et des petits fours.
Les Colmariens aiment leur ville. Ils veulent qu’elle reste vivante, dynamique et accueillante pour ceux qui y vivent, pas seulement pour ceux qui y passent.
Et si rien ne change, le risque est clair : Colmar deviendra une carte postale pour touristes… avec des vitrines vides pour les habitants.
Collègues commerçants, brisez le silence, il est temps de changer les choses tous ensemble.
Citoyens colmariens, soutenez vos commerces de proximité !
Car il n’est pas trop tard pour changer de cap avec une vraie volonté politique.
Exprimez-vous dimanche 15 mars 2026, VOTEZ !
Nous vous invitons à découvrir comment ces produits arrivent sur le marché des tentes blanches à travers cette vidéo du journal télévisé.









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