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1 avril 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16

Greenpeace en pleine décroissance : quand le vert passe dans le rouge

- 1/4/2026 - L’écologie, ce n’est pas que ces grands programmes sur les énergies renouvelables ou l’électrification automobile, c’est aussi les gestes du quotidien. Et chez Greenpeace, dans ces gestes, il y a bien sûr le tri sélectif qui commence, bien sûr, par celui des salariés.

Après tout, chacun doit s’y mettre et Greenpeace a bien compris qu’elle devait donner l’exemple. Voilà donc l’Organisation Non Gouvernementale Ou Presque qui réduit subitement ses effectifs : le 26 mars 2026, Greenpeace France annonce devoir supprimer 33 postes sur 138, soit un quart de ses effectifs, pour un grand bond en avant vers une décroissance calculée en biodynamie dans une jolie restructuration durable.


Cependant, au-delà de l’évidente explication d’une courageuse décroissance, d’autres facteurs pourraient aussi expliquer cette nouvelle phase dans la vie de l’ONG.

Peut-être devrait-on évoquer la baisse des dons ?

Avec 31 millions d’euros collectés en 2025, l’association affiche une croissance de 7% sur la période 2022-2025, contre 26% sur 2018-2021. En euros constants, c’est la stagnation pure et simple, ce que la novlangue maison traduit pudiquement par « ralentissement de la croissance des ressources ». Et c’est assez logique : quand on regarde la déroute électorale des Verts aux municipales de 2026, avec la perte de Bordeaux, Strasbourg, Besançon, Annecy, Poitiers et Colombes, on comprend que le courant passe de moins en moins bien entre l’écologie politique et les Français. Quand on ne vote plus vert, on ne donne plus vert non plus.

Peut-être les frais de fonctionnement sont-ils trop élevés ? Ce ne serait guère étonnant.

En décembre 2025, Jean-François Julliard quitte la direction après 14 années de service, assurant au passage n’être « au courant de rien » sur les difficultés financières. 14 ans sans rien voir, c’est exactement le niveau de compétence prévisionnelle qu’on attend d’une organisation prédisant le climat à 50 ans. Trois co-directrices générales prennent alors le relais et, en janvier 2026, s’augmentent mutuellement de 15%, soit environ 1000 euros mensuels supplémentaires chacune pour annoncer, deux mois plus tard, un vigoureux plan de sauvegarde de la rémunération de l’emploi portant sur 33 postes. Sobriété des troupes, prospérité de l’état-major, tout va bien.


Ajoutons enfin que sur les 31 millions € de dons collectés, 8 à 10 millions repartent directement vers Greenpeace International à Amsterdam : dans une sorte de mondialisation de la charité, les donateurs français sont heureux de financer des bureaux néerlandais pendant qu’une PME associative hexagonale ferme ses postes. Tout va mieux que bien.

Peut-être l’accumulation des affaires juridiques et des condamnations finit-elle par coûter cher ?

Le 27 février 2026, un juge du Dakota du Nord a en effet confirmé une condamnation de 345 millions de dollars contre Greenpeace. Greenpeace USA fait appel, mais le montant est tel que Reporterre lui-même évoque la possible « disparition » de la branche américaine. En France aussi, quelques affaires émaillent les comptes de l’asso : par exemple, 30 000 euros d’amende au tribunal de Dunkerque en septembre 2025 pour une intrusion sur la centrale de Gravelines.

Et ce n’est que la partie émergée d’un casier bien fourni : en 2014, un employé d’Amsterdam avait fait s’évaporer 3,8 millions d’euros de dons en spéculation cambiste, tandis qu’un directeur de programmes faisait la navette en avion deux fois par semaine entre Luxembourg et Amsterdam, pendant que l’ONG militait contre le transport aérien. La même année, des activistes avaient saccagé les lignes de Nazca au Pérou, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, pour y déployer une banderole. En 2015, le gouvernement indien avait purement et simplement gelé les comptes de Greenpeace India pour utilisation frauduleuse des fonds.


L’humanitaire tourne régulièrement au bricolage, à la boulette ou à la magouille.

Mais l’une des explications les plus croustillantes est bien la mise en place inexorable, par Greenpeace et ses coreligionnaires, d’un cercle vicieux finalement néfaste pour leur propre petit business.

Ainsi, pendant des années, Greenpeace a milité avec acharnement pour des politiques qui ont fait exploser les prix de l’énergie. L’accise sur l’électricité a bondi de plus de 60% en février 2025, portée à 33,7 euros par MWh. Le kWh atteint désormais 0,194 euro au tarif réglementé, et la Commission de régulation de l’énergie reconnaît elle-même que ce tarif « intègre des coûts plus élevés liés aux investissements dans les renouvelables ».

Bref, les factures d’énergie explosent, les ménages sont étranglés, et ces mêmes ménages (qui constituaient le vivier de donateurs de Greenpeace) n’ont tout simplement plus les moyens de financer les frasques de l’association. Les sources internes le confirment sans détour : les donateurs « ont manifesté des difficultés financières à maintenir leur niveau de don ». Le pousseur d’éolien qui se fait mettre dans le vent, c’est un premier cas documenté de suicide économique par conviction écologique.


Au fond, ce qui se joue ici dépasse le cas Greenpeace.

En fait, la seule décroissance mesurable, c’est celle des rendements de la propagande écolo-catastrophiste qui finit par ne plus convaincre personne. Malgré un matraquage médiatique sans précédent (France Télévisions et Radio France labourent le sujet climatique jour et nuit), les dons stagnent et les donateurs raccrochent au nez des collecteurs (l’ONG elle-même reconnaît des « difficultés de joignabilité téléphonique », aveu délicat pour signifier que les gens fuient activement les appels à sauver la planète). Le réchauffement climatique fait désormais moins peur que le numéro de Greenpeace sur l’écran du téléphone.

Pire, META (Facebook) a interdit les appels aux dons dans les contenus « politiques », la Cour de cassation a mis fin aux contrats précaires de collecte de rue, et une source interne résume le malaise avec une franchise inhabituelle : « Greenpeace s’est ramollie, il y a une forme de ringardisation. »

À force de crier au loup climatique, le public a fini par changer de chaîne. La déroute des Verts aux municipales n’est que la traduction électorale d’un phénomène plus profond : la fatigue du catéchisme vert.

Il était temps.


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Michel Spitz
1/4/2026

DÉGUSTER LA MUSIQUE – FAIRE CHANTER LE VIN

Le Festival de Pâques a proposé une grande soirée inédite, mêlant musique et vin, imaginée par Emmanuel Jaeger, producteur, collectionneur.
Comment percer le mystère des grands violons ? Quelles analogies entre une dégustation de grands crus et l’écoute des subtilités de quatre extraordinaires violons ? Comment une vibration sonore peut-elle trouver sa résonance avec l’arôme d’un grand vin ? Tel a été le défi sensoriel a relever, dans le magnifique écrin du Musée Unterlinden.
L’événement, conçu comme une dégustation de grands crus a permis de faire découvrir au public les différentes sonorités de quatre grands violons sous l’archet du talentueux violoniste Emmanuel Coppey, afin que les auditeurs en perçoivent les caractéristiques. Parmi grands violons italiens du XVIIIe siècle, un violon de facture récente, fabriqué par le luthier alsacien Jean-Christophe Graff, meilleur ouvrier de France. Ainsi, dans l’ordre chronologique, le public a apprécié les violons suivants : Antonio et Girolamo Amati (1623), Antonio Stradivarius (1719), Giuseppe Andrea Filius Guarnerius (1735) et Jean-Christophe Graff (2023). Le public était invité à se prononcer sur son ressenti, le violoniste, des propriétés comme la jouabilité, l’équilibre entre les cordes, la projection du son et la réponse de l’instrument.
La dégustation de sonorités a été doublée d’une dégustation guidée par Serge Dubs, meilleur sommelier du monde. Ce n’est pas par hasard, d’ailleurs, si le vocabulaire du vin s’est enrichi d’expressions que l’on retrouve dans l’analyse musicale : belle attaque, harmonie, équilibre, puissance, élégance, profondeur, finale, etc. Tous ces termes qui définissent la forme, l’architecture, l’esprit d’un vin et rappellent l’expression musicale.
Le sommelier mettra en avant le rapport au corps, la sollicitation de la sensorialité (l'ouïe, le toucher, l'odorat, le goût), le plaisir, les émotions, la curiosité qui caractérisent bien une façon de considérer le vin. Le vocabulaire traduit les émotions de la dégustation, comme de l’écoute musicale de ces instruments. Et, finalement, l’analogie avec la musique comporte bien un aspect poétique en créant une passerelle : de la poésie des mots, à la poésie des sons.
Pour en savoir + et réserver vos places : Festival de Pâques de Colmar
Photos © Edouard Dabrowski







31 mars 2026

Festival de Pâques
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Eric Nieder

Michel Spitz

BRILLANTE OUVERTURE DU FESTIVAL DE PÂQUES DE COLMAR

- 30/3/2026 - L'orchestre de la garde républicaine, contraint d'annuler sa présence le 29 mars a été remplacé par l'un des meilleurs orchestres européens, le prestigieux orchestre de la radio de Munich, sur un programme Dvořák - Gulda, dirigé par Olivier Tardy avec Marc Coppey, violoncelle. La brillante sérénade pour vents et cordes d’Anton Dvořák, composée en 1878, inspirée de la « Gran Partita » de Mozart ouvre le concert. Elle est suivie par l’inattendu concerto pour violoncelle de Friedrich Gulda, le trublion iconoclaste qui, dans le milieu feutré de la musique classique faisait figure d’électron libre. Souvent considéré comme l'un des plus grands pianistes interprètes de son siècle, spécialiste du répertoire classique et romantique (son nom est associé à celui de Beethoven et celui de Mozart), il a fait le choix proprement révolutionnaire de devenir un grand pianiste de jazz. Dans son concerto, le violoncelle est opposé à un orchestre à vents renforcé d'une batterie et d'une guitare dans un style composite qui mêle rock, musique de kermesse pour cuivres, échos nostalgiques d'une Autriche sentimentale et une cadence de grande ampleur durant laquelle l'interprète a la liberté d'improviser.
Pour en savoir + et réserver vos places : Festival de Pâques de Colmar

Photos ©Edouard_Dabrowski









30 mars 2026

Elisabeth Spitz
27/3/2026

CÉZANNE, la lumière en fragments et l’âme des paysages

Pour la première fois, la Fondation Beyeler ouvre un espace entier à Paul Cézanne, non pas pour le raconter, mais pour le laisser apparaître.
Du 25 janvier au 25 mai 2026, l’exposition se concentre sur ses dernières années, là où tout devient plus essentiel, presque à nu.
Les visages se ferment et s’illuminent à la fois. « Le jardinier Vallier », les corps des baigneurs « Sept baigneurs » vers 1900 s’abandonnent dans une paix fragile. En abordant ces compositions, il se propose de relier les épaules des collines aux courbes des femmes, il cherche à mieux traduire combien la vie est une, combien il se sent intégré à la nature, à l’univers. Les paysages de Provence vibrent d’une intensité sourde.
Et toujours, comme un souffle obstiné, la Montagne Sainte-Victoire revient regardée, reprise, transformée jusqu’à devenir plus qu’un motif : une présence. Une ampleur, une sérénité, d’un lyrisme touchant comme si la main, d’instinct, trouvait sans hésitation ce qu’elle avait à exécuter.
Dans son atelier du Sud, Cézanne cherche sans relâche. « Rochers près des grottes au-dessus du Château Noir » est une œuvre que Cézanne réalise vers la fin de sa vie sur un domaine près d’Aix-en- Provence. Elle a longtemps fait partie de la collection de l’artiste Henri Matisse, qui voyait en Cézanne un modèle. Entre la couleur et la lumière, entre la forme et l’instable, il construit un langage nouveau, un équilibre précaire, vivant, presque secret.
Dans ses toiles, le temps semble aboli et, en les contemplant, l’impression de toucher à l’intemporel, quelque chose d’extrêmement vivant, presque impérissable.
De merveilleux effets de transparence, une fluidité, une légèreté, une liberté qui palpite, une vie frémissante qui se ressent dans ses aquarelles avec des toiles plus abstraites.
Face à ces œuvres, quelque chose se déplace en nous.
Une émotion lente, profonde, presque silencieuse.
Le génie de Cézanne ne s’impose pas, il infuse. Il réside dans cette manière unique de faire vibrer le réel, de le déconstruire pour mieux le révéler, jusqu’à toucher en nous une vérité fragile, essentielle.
Réunissant près de 80 œuvres venues d’horizons multiples, cette exposition ne montre pas seulement un peintre au sommet de son art. Elle révèle une quête. Une tension. Une manière d’habiter le monde. Cézanne n’a cessé de creuser en lui, attentif à capter ses sensations, à les traduire avec un maximum d’exigence et de sensibilité, un chercheur d’absolu.
Et l’on comprend, peut-être, ce que Pablo Picasso voulait dire en murmurant : « notre père à tous ».















[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16
30/3/2026

Livret A, assurance-vie, expatriation : la grande fuite silencieuse des Français

C’est officiel, les finances françaises vont mieux, l’État peut gagner un cran à sa ceinture et pousser un soupir de soulagement : Sébastien Lecornu, dans un tweet manifestement écrit par ChatGPT qui laisse traîner des tirets cadratins un peu partout, annonce avec emphase un déficit moins énormissime que prévu ; ce sera 5,1% du PIB au lieu de 5,4%, ce qui camoufle très mal le fait qu’on va devoir emprunter plus de 150 milliards d’euros sur les marchés.


En tout cas, voilà qui rassure largement les Français. Heureux et rassérénés par ces excellentes nouvelles, voilà nos concitoyens qui… sortent leur argent du livret A.

En effet, ce placement chéri des Français vient d’enregistrer une violente décollecte de 740 millions d’euros sur le seul mois de février 2026, hémorragie qui rompt violemment avec les tendances post-Covid.

Cette décollecte est poliment mise sur le dos de la baisse du taux de rémunération (1,5% seulement). Plus pragmatiquement, certains comprennent que ce désamour tient en réalité plus de la pauvreté qui s’étend ou, tout simplement, sur l’évidence que les Français choisissent d’investir massivement dans l’économie… du Luxembourg.

Eh oui, actuellement, le Luxembourg a le vent en poupe pour les Français : nos compatriotes détiennent désormais le record absolu de 98 milliards d’euros consciencieusement planqués en assurance-vie luxembourgeoise.

Ce n’est plus une fuite, c’est une évacuation sanitaire d’urgence : rien qu’en 2024, après la calamiteuse dissolution parlementaire, la collecte s’était envolée de 58%, suivie d’une autre hausse de 20% en 2025. La France est discrètement mais sûrement devenue le premier fournisseur de capitaux du Grand-Duché, représentant à elle seule 52% de sa collecte internationale.

Face au gouffre français, le contraste est cruel. Notre charge de la dette va engloutir 134,6 milliards d’euros en 2026, dépassant allègrement le budget de l’Éducation nationale, pendant que la France s’accroche à son bonnet d’âne de seul pays de la zone euro avec un déficit crânement maintenu au-dessus des 3%. En face, le voisin luxembourgeois s’affiche avec un insolent 26% de dette sur le PIB et un excédent budgétaire dodu.


Mais pourquoi diable le Luxembourg ? Tout le monde sait qu’il n’y a rien, là bas, enfin voyons !

Seraient-ce les mécanismes protecteurs que ce pays a mis en place, au contraire de l’Hexagone ?

En effet, le Luxembourg offre le fameux « Triangle de Sécurité » : vos actifs sont strictement séparés du bilan de l’assureur et déposés chez une banque indépendante, elle-même placée sous le contrôle sourcilleux du Commissariat aux Assurances de l’État luxembourgeois.

Ensuite, le « Super Privilège » vous garantit, en cas de faillite monumentale de l’assureur, d’être remboursé en priorité absolue et sans aucune limite de montant, là où le minuscule fonds de garantie français plafonne misérablement son remboursement à 70 000 euros.

Mais surtout, l’arme de séduction massive est l’immunité totale contre la loi Sapin 2 : ce texte voté en 2016 autorise Bercy à geler arbitrairement vos retraits et limiter vos arbitrages en cas de crise systémique, et n’a strictement aucune valeur juridique là-bas.

Pendant que l’État français garde jalousement la main sur votre portefeuille pour s’assurer que vous couliez en même temps que lui, le Luxembourg continue de simplifier ses règles, notamment avec sa récente circulaire 26/1 permettant de détenir directement des produits structurés, vous offrant ainsi un canot de sauvetage robuste.

En réalité, les Français pragmatiques, à commencer par ceux qui ont un minimum de patrimoine, se rendent compte du gouffre de plus en plus large qui se creuse entre les gesticulations gouvernementales pour faire croire à une reprise en main des finances du pays, et l’état réellement catastrophique de ces finances dont tout indique qu’elles vont engloutir les économies des Français. Et alors que le Luxembourg est noté AAA depuis 36 ans, la France perd des lettres de l’alphabet à chaque quinquennat, la propulsant de plus en plus vite vers BBQ.


Dès lors, s’exfiltrer hors du pays n’est pas un calcul purement fiscal, c’est devenu du simple bon sens d’ailleurs encouragé par les banques françaises elles-mêmes.

L’ironie suprême réside en effet dans l’identité de ces passeurs financiers : Cardif (pour BNP Paribas), AXA Wealth Europe, ou encore Generali, les piliers incontournables du capitalisme français, distribuent frénétiquement ces contrats transfrontaliers. Ces mêmes établissements qui financent quotidiennement la dette de l’État français par l’achat d’OAT vendent discrètement ces canots de sauvetage à leurs meilleurs clients. En somme, ces banques ne font plus vraiment dans la gestion de patrimoine, mais quasiment dans l’aide humanitaire.

Alors que le pays voit chaque année le nombre d’expatriés français gonfler de façon sensible, cette fuite des capitaux accélère un déclin qu’on ne peut plus cacher. L’expatriation explique « je m’en vais », le virement au Luxembourg annonce « je me protège » et les deux cas montrent que la confiance dans l’État est maintenant nulle.

Pourtant, devant ce constat, les autorités multiplient les âneries.

En bons pompiers-pyromanes, nos énarques de Bercy pleurnichent sur les recettes qui s’évaporent et s’improvisent taxiculteurs taxophiles, ce qui accélére encore la fuite des capitaux dans une boucle de rétroaction aussi prévisible que désastreuse. L’État prescrit consciencieusement la maladie comme traitement, persuadé que frapper plus fort sur le contribuable fera miraculeusement revenir les fuyards.

Pire encore, la loi Sapin 2 constitue un véritable revolver glissé ostensiblement dans le tiroir du banquier, prêt à être dégainée à tout moment. Cependant, laisser entendre au client qu’on peut lui bloquer arbitrairement son épargne pour sauver un système public en faillite ne fait que terroriser les derniers épargnants naïfs. Le Luxembourg, de son côté, n’a jamais eu besoin d’une telle loi anti-panique, tout simplement parce qu’il ne s’amuse pas à en provoquer tous les quatre matins.

En définitive, les Français fuient : certains par les airs, d’autres par la terre, et d’autres enfin, sur le plan financier.

C’est une sorte de plébiscite silencieux, un vote massif d’épargnants terrifiés par un pays structurellement incapable de gérer son budget depuis un demi-siècle. L’assurance-vie luxembourgeoise est ainsi devenue le Airbnb de l’épargne, offrant la possibilité aux Français de payer pour dormir chez le voisin plutôt que dans leur propre maison qui menace de s’écrouler sur leur tête.

Et quand on voit la façon particulièrement relaxe avec laquelle se réjouissent les clowns gouvernementaux lorsqu’ils se rendent compte que le déficit sera moins abominable que prévu, on ne peut pas blâmer ces Français qui sentent, au fond d’eux-mêmes, que ce pays est foutu.

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Lefrançois

29 mars 2026

Festival de Pâques de Colmar

- 28/3/2026 - Une véritable fête des harmonies, placée sous le signe du partage musical et de la convivialité, offerte par les harmonies des villes de Colmar, Turckheim, Ammerschwihr, et le Musikverein Fahrnau, orchestre d’harmonie du Bade-Wurtemberg.
Pour terminer, près de 150 musiciens se rassemblèrent sous la direction de Pierre Hoppé, directeur du Conservatoire de Colmar, pour interpréter l' "Apothéose" de la magistrale Grande Symphonie funèbre et triomphale d'Hector Berlioz.
Photos Edouard Dabrowski