Traduction

25 avril 2026

Nathalie Aubert
24/4/2026


Je suis intervenue en conseil municipal sur le rapport du budget primitif.
Ce budget 2026 pour Colmar est techniquement solide, mais il manque clairement d’ambition sur l’essentiel.
Aujourd’hui, les priorités des habitants sont connues : sécurité, pouvoir d’achat et logement.
Pourtant, les moyens ne sont pas à la hauteur.
Moins de 1 % du budget est consacré à la sécurité, avec des choix qui relèvent davantage du symbole que d’une véritable stratégie.
Deux policiers en plus, c’est du saupoudrage, ce n’est pas suffisant face aux réalités du terrain.
Le pouvoir d’achat est traité de manière trop marginale, sans mesures concrètes et structurantes pour les familles, les actifs ou les retraités.
Quant au logement, il reste largement sous-priorisé, alors même que l’accès devient de plus en plus difficile.
Nous pensons qu’il est possible de faire autrement : agir sur les tarifs des services publics, soutenir les familles, renforcer une police de proximité, et faire du logement une vraie priorité.
Colmar doit rester une ville où l’on peut vivre, travailler, se loger et construire son avenir.
Nous ne demandons pas de dépenser plus, mais de dépenser mieux.
Nous avons voté contre ce budget qui n’est pas adapté aux besoins des Colmariens.

24 avril 2026



Maintenir la pression

- 24/4/2026 - Les débats sur la proposition de loi de sortie de l’Alsace du Grand Est ont montré la faiblesse des arguments des opposants à une région Alsace (voir nos articles ci-dessous). Que ce soit à l’Assemblée nationale le 7 et 8 avril ou encore dimanche dernier sur FR3 Alsace, presque personne, même chez les socialistes, ne défend le mérite de la réforme de 2015 ayant créé les grandes régions.

Faute d’arguments, on essaie alors de faire peur avec de grands mots: déstabilisation, chaos institutionnel, etc. Comme si revenir à la situation régionale d’avant 2015 était un saut dans l’inconnu… Pour faire bonne mesure, certains rajoutent les injures habituelles pour intimider les Alsaciens : égoïstes, séparatistes, nazis (« un repli identitaire qui rappelle les heures sombres de notre histoire » a osé déclarer Franck Leroy, président le la région Grand Est).

« Keep calm and carry on » comme disent les Britanniques. Car le passage de cette proposition de loi en première lecture à l’Assemblée n’est que la première étape d’un long parcours. On peut faire confiance aux opposants, dont les députés de gauche ainsi que la députée (anti-)alsacienne Louise Morel, pour mettre des bâtons dans les roues à toutes les étapes de ce parcours. Objectif : gagner du temps pour que cette loi ne soit pas encore applicable pour les prochaines élections régionales de 2028. On repartirait alors pour six années supplémentaires de Grand Est… sauf si une nouvelle majorité parlementaire en votait la dissolution après 2027. Pour ne pas dépendre d’un tel aléas politique, nos parlementaires poursuivent déjà leur lobbying pour inscrire leur proposition au calendrier du Sénat. Et ils auront besoin de notre soutien actif et aussi démonstratif que possible : la pression de l’opinion publique est le seul levier auquel est sensible la classe politique française.

Benoît Kuhn
Éditeur
Elisabeth Spitz

Il y a des surprises qui bouleversent, traversent et renversent le cœur.
Comme un souffle chargé de douceur.
Mon plus beau cadeau au bord de l’eau.
Un trésor déposé là, tout en échos.
Un cœur dessiné sur le sable comme un secret murmuré à la mer.
L’écume caressera longtemps cette lumière.
Les vagues effaceront cette empreinte au lever du jour;
Le vent dispersera ses contours;
Le temps emportera l’instant
Mais jamais il n’effacera le souvenir de ce moment.
Une trace indélébile , précieuse, lumineuse.

23 avril 2026

Colmar - Conseil municipal du 23 avril 2026

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22 avril 2026

Musée Bartholdi

Appel aux dons – Restaurons ensemble Les Grands Soutiens du Monde

Le Musée Bartholdi, en partenariat avec la Fondation du Patrimoine, lance du 10 avril au 18 novembre, une campagne de financement participatif pour la restauration de l’une de ses œuvres emblématiques : Les Grands Soutiens du Monde.

Réalisée en 1902 par Auguste Bartholdi, célèbre créateur de la Statue de la Liberté, cette sculpture monumentale en bronze est installée depuis 1909 dans la cour du musée, situé dans son ancienne maison natale à Colmar.

La restauration se déroulera du 28 avril au 14 mai 2026, directement dans la cour du Musée Bartholdi. Les visiteurs auront ainsi l’opportunité exceptionnelle d’observer le travail des restaurateurs en temps réel.

Je fais un don sur fondation-patrimoine.org

Une œuvre allégorique majeure

Les Grands Soutiens du Monde représente trois figures allégoriques portant le globe terrestre:

• Le Travail, incarné par un homme d’âge mûr tenant livres, marteau et roue d’engrenage

• Le Patriotisme, figuré par un jeune homme armé d’un bouclier et d’une épée, brandissant un étendard

• La Justice, représentée par une femme tenant une balance

Installée au cœur de la cour, cette œuvre accueille chaque année des milliers de visiteurs et constitue l’un des symboles forts du musée.

Une restauration nécessaire

Exposée en extérieur, la statue subit les effets du temps et des conditions climatiques. Le vernis protecteur appliqué lors de la dernière restauration en 2013 est aujourd’hui altéré, laissant apparaître des traces d’oxydation. Le socle en grès présente également des signes d’usure.

Participez à la préservation de ce patrimoine

Ce projet s’accompagne d’une campagne d’appel aux dons portée par la Fondation du Patrimoine. Chaque contribution, participe à la sauvegarde de cette œuvre majeure et à la transmission du patrimoine aux générations futures.

En soutenant cette restauration, vous contribuez activement à la valorisation de l’héritage de Bartholdi et à la préservation d’un symbole fort de l’identité colmarienne.

Photo Edouard Dabrowski
Association des orgues de Ribeauvillé

Concert trompette & orgue
Samedi 25 avril 2026 à 20h
Église Saint-Grégoire de Ribeauvillé

avec Guillaume JEHL, trompette solo à l'Orchestre philharmonique de Berlin
et Jean-Baptiste ROBIN, organiste à la Chapelle royale de Versailles, compositeur

Au programme des œuvres de VIVIANI – LULLY – MAHLER – BACH – TOMASI – DELERUE – POULENC

Exposition Bodo Nassal & Julie Galchenko

5 rue Mangold à Colmar

Originaire de Tübingen en Allemagne, Bodo Nassal a fait ses études de peinture et de création intermédiale à l'Académie des beaux-arts de Stuttgart et ses études de philologie allemande à l'Université de Tübingen. À partir de 1988, il donne des cours dans différents établissements d'enseignement supérieur en Allemagne. Désormais il vit et travaille à Colmar.
Pays où Bodo Nassal a exposé : Allemagne, France, Pays-Bas, Belgique, Royaume-Uni, Pologne, Bulgarie, Slovaquie, Slovénie, Autriche, Turquie, Israël, Russie, Afrique du Sud, Canada.


Une fois le réel figé par la photographie, Bodo Nassal entreprend son travail créatif de modification de l'image en utilisant les technologies numériques pour un résultant proche de celui que l'on obtiendrait avec un prisme déformant ou que les reflets dans une eau agitée peuvent parfois produire. Très souvent il intervient manuellement sur l'épreuve en y traçant des lignes, accentuant certains contours, puis rephotographie le tout. Les formes déstructurées, distordues, évoquent la destruction, la ruine, le désordre, mais de ce chaos apparent naissent des compositions très étudiées, agrémentées de couleurs souvent vives, arbitrairement choisies, conférant à l'ensemble un attrait visuel indéniable.
Comme un lointain écho à Francis Bacon, les portraits et autoportraits de Bodo Nassal provoquent une émotion brute, un choc forçant le spectateur à s'interroger sur la fragilité de la condition humaine.
Plus décoratives sont ses créations où l'identification du sujet a complètement disparu, laissant toute sa place à l'imagination.





Peindre c'est donner vie à cette pâte colorée qu'est la peinture-matière qui devient "le" sujet dont Julie Galchenko cherche à révéler toutes les potentialités. Matière traitée de manière sculpturale, avec une importance primordiale accordée au tactile : « En jouant sur les textures, les empâtements et les reliefs, mes tableaux sont en perpétuelle mutation. »
À la peinture-matière viennent parfois s'ajouter des éléments de la nature tels que bois, écorces, renforçant le côté tridimensionnel de l'œuvre. « Je travaille la matière pour qu'elle puisse être ressentie et palpée. Je suis comblée lorsque les spectateurs me confient leur envie de toucher mes toiles : c'est le signe que le dialogue sensoriel que je cherche à instaurer a fonctionné. »







5 rue Mangold à Colmar, jusqu’au 3 juillet 2026.
Texte et photos : Edouard Dabrowski

21 avril 2026

Elisabeth Spitz

Dans « l’Antichambre du silence », Roland Huesca fait résonner chaque seconde comme une ode à la vie. Cette vie s'accroche comme elle peut avec fragilité, force, illusions. Un triptyque qui, face à la mort s‘installe sensiblement. Les êtres chers vont peu à peu se reposer dans le silence. Mais, avant que la mort arrache les câbles de la vie, l'auteur nous murmure comment rester debout et pourquoi certaines choses vacillent à jamais. Les objets, les souvenirs, les silences sont chargés d'une densité nouvelle, les mots sont habités et se dirigent là où les émotions ne trichent plus. Roland Huesca rappelle avec délicatesse les traces invisibles déposées par la vie. Lorsqu'elle disparaît, la mort emporte avec elle une part de nous, de notre histoire, une version de nous-même qui ne sera jamais plus la même. Avec la disparition d'un père, d'une mère, d'un frère, c'est un bout de soi qui s'endort, un monde qui se referme. Et pourtant, au milieu de cette douleur, une lumière éternelle, celle de l'amour, car aimer laisse cette immortalité au fond de nous. Une manière de rechercher la beauté dans les promesses du vent, dans les parfums de la nuit, dans chaque contour de solitude. C'est infini. Roland Huesca converse avec sa propre déshérence. Il avance sur la ligne fragile où se rencontrent l'attachement aux évidences rassurantes et la vérité des incohérences. Entre ce que l'on croyait solide et ce qui vacille, il frôle les failles du réel avec une lucidité sensible, portant dans ses mots la blessure de ce qui se défait. Le deuil ne ferme pas les portes, il est au contraire, une ouverture sur nos propres limites, une manière de ressentir autrement la présence des absents. Simplement, ces absents changent de demeure, habitent nos pensées, nos élans, nos faiblesses. Ils deviennent une chambre intérieure où le silence lui-même parle encore. Ce livre magnifique laisse un immense espoir : nous ne perdons jamais complètement quelqu'un que nous avons aimé. Nous continuons intérieurement à le porter autrement.
L’écriture, aussi fluide que le courant naturel d'une rivière, emporte avec elle ses plus belles pensées, celles qui partent ensuite très loin et continuent de flotter. Une poésie innée qui vous renverse le cœur et vous fait monter les larmes aux yeux. Et des mots que j'aurais beaucoup aimé écrire : « Le boulevard des allongés, là où les âmes romantiques s'étendent la nuit pour se confier aux étoiles … Je veux me laisser happer par ces flux de vie, en ressentir les souffles, les pulsations, les vibrations, les capter comme des espoirs sans destin, mais des espoirs jamais vains. » L'accompagnement avant la mort est ce temps où le cœur ne peut plus demeurer à distance. S’il vient parfois tard, après tant de silences et d’évitements, quand il apparaît, il est pleinement présent. C’est dans cette présence nue, fragile et essentielle, où il n'y a plus rien à prouver, seulement à aimer, aimer encore et encore. Avec une profondeur impressionnante, Roland Huesca retire les rêves illusoires pour nous emmener ailleurs, pour mieux percevoir. Les voix, les regards, les sourires même un peu dépouillés existent autrement avec une beauté nouvelle, troublante. Une impression que quelque chose de vivant restera sans retenue avec cette force d'exister autrement, peut-être même par-delà la mort.
Oui, un livre aussi beau qu'émouvant.

Semaine de la Photographie à Turckheim

3ème édition du festival photo de rue Fest'Image du 1er au 10 mai

Yann Durrière

- 20/4/2026 - En tant que conseiller municipal, mon rôle est aussi de contrôler l’action municipale et de m’assurer que les dispositifs votés sont réellement appliqués.
Dans ce cadre, j’ai souhaité m’intéresser au Conseil pour les Droits et Devoirs des Familles (CDDF), un outil important destiné à :
- accompagner les familles en difficulté,
- prévenir la délinquance,
- et renforcer l’autorité parentale.
Ce conseil existe à Colmar depuis 2012.
Une situation qui interroge :
Pourquoi ce dispositif reste-t-il aussi peu visible ?
Fonctionne-t-il réellement aujourd’hui ?
Pourquoi certains ont proposé également de le créer durant leur campagne… alors qu’ils ont eux-mêmes voté sa création ?
J’ai donc adressé une question écrite au Maire afin d’obtenir des réponses précises :
- nombre de réunions,
- familles accompagnées,
- résultats concrets,
- moyens mobilisés,
- et surtout : ce dispositif est-il encore actif aujourd’hui ?
Parce que ces sujets sont essentiels pour la sécurité et l’accompagnement des familles,
Parce que les Colmariens ont droit à des réponses claires,
Je continuerai à exercer pleinement mon rôle.
Colmar mérite transparence et efficacité.

Ville de Colmar

Conseil municipal

La prochaine séance du Conseil municipal de la Ville de Colmar se déroulera le jeudi 23 avril à 18h30 dans la salle du Conseil municipal de la Mairie.
⇨ Une retransmission en direct sera assurée sur https://www.colmar.fr/ ainsi que sur TV7 Colmar.

« Cherche chauffeur. Vous assurerez les déplacements quotidiens de Monsieur le maire de Colmar. Véritable ambassadeur de la collectivité, votre rôle va bien au-delà de la conduite. »

- 21/4/2026 - Le maire Éric Straumann cherche un chauffeur. Stéphane Jordan, responsable de la société Livrélo, lui propose de le véhiculer en rosalie, un quadricycle à pédales.
DNA - Photo V.KL.

20 avril 2026

Toujours vaillant, le vénérable arbre de Judée planté en 1791 (!) dans la cour Waldner-Stephan, proche de la collégiale Saint-Martin à Colmar, nous offre comme chaque année sa magnifique floraison rose. Ses fleurs ont la particularité de pousser par bouquets directement sur le tronc et les branches.

Photo Edouard Dabrowski

19 avril 2026

Rémy Brauneisen

- 28/3/2026 - Dans le quartier des tanneurs, rien n’est vraiment immobile. Les façades semblent respirer, les poutres se dérobent légèrement, et les toits s’inclinent comme pour mieux accompagner le passage du temps. Ici, l’harmonie naît de l’irrégulier, du fragile, de ces lignes qui hésitent avant de se rejoindre.
En levant les yeux, on devine encore la vie ancienne : l’eau qui coulait tout près, les gestes précis, les voix qui se répondaient d’une maison à l’autre. Chaque détail retient le regard – une lucarne, une poutre sombre, un éclat de verdure – comme autant de traces discrètes d’un passé qui n’a jamais vraiment quitté les lieux.
Colmar a cette manière singulière de faire dialoguer les siècles. Dans ces ruelles serrées, le temps ne se contente pas d’être conservé : il continue de vibrer, doucement, dans la texture même des murs.