Traduction

26 avril 2026

Yannick Lefrançois
26/4/2026

La mairie de Colmar a mis une annonce pour trouver un chauffeur pour Eric Straumann. Un Colmarien possédant une rosalie (sorte de voiture-vélo à pédales) a proposé ses services… Dessin paru dans @lesdna pour les Chuchotements.

25 avril 2026

Musée Unterlinden

La peintre sous verre Pauline Dubost rejoint le Happy Family de ce mois de mai ! Découvrez son univers sensible entre éléments eau, ciel et terre où la technique et le merveilleux se combinent admirablement...
Les familles pourront également découvrir la nouvelle mascotte des tout-petits, Platypus l'ornithorynque, qui se tient prêt à explorer le musée !
Le clavecin Ruckers quant à lui, s'impatiente d'accueillir l'artiste Lorenzo Ghielmi lors du prochain concert qui retentira au musée.
Gardez encore à l'esprit la Nuit Européenne des musées et la conférence "Comprendre et préserver : La Vierge au buisson de roses de Martin Schongauer" présentée par la restauratrice Julie Sutter.


2/5 et 24/5
Visite Retable d’Issenheim


Chef-d’œuvre mondialement connu, le Retable d’Issenheim, réalisé par Matthias Grünewald et Nicolas de Haguenau, impressionne par sa force expressive. Ce polyptique monumental, qui associe sculptures et volets peints, déploie des scènes saisissantes de la vie du Christ et de saint Antoine. En compagnie d’une médiatrice, découvrez une œuvre d’une intensité artistique et spirituelle exceptionnelle.

Dates : 2/5 et 24/5
Horaire : de 14h à 15h30
Tarif : 4,50 € et droit d’entrée (jauge limitée*)
Lieu : point de rencontre à la billetterie du musée

En savoir plus


3/5/2026 - Happy family
Merveilleuse peinture sous verre


Découvrez les collections du musée à travers le regard de Pauline Dubost, peintre sous verre. Des couleurs du retable d’Issenheim aux peintures sous verre des collections d’art populaire, elle vous fera voyager dans cette pratique entre technique et merveilleux.
« Les Éléments ont une place centrale dans ma peinture. L’eau, le ciel, la terre sont des personnages.
Vivants. Organiques. En mouvement. Ils composent le tableau en harmonie avec la figure humaine, presque toujours présente. J’aime quand la peinture raconte des histoires, qu’elle oscille entre réel et monde rêvé, que le spectateur se perde dans un univers un peu chaotique mais toujours tendre. »

Par Pauline Dubost, peintre

Date : 3/5/2026
Publics : familles, enfants dès 3 ans
Horaire : de 14h à 16h
Tarif : entrée du musée (jauge limitée*)
Lieu : point de rencontre à la billetterie du musée

En savoir plus


3/5/2026 - Visite tout-petits
Le voyage de Platypus


Les visites tout-petits invitent les enfants de 2 à 5 ans et leurs familles à explorer le musée pas à pas, dans un voyage guidé par Platypus, l’ornithorynque.

Dates : 3/5, 7/6
Publics : enfants de 2 à 5 ans
Horaire : de 10h à 11h
Tarif : entrée du musée (jauge limitée*)
Lieu : point de rencontre à la billetterie du musée

En savoir plus


15/5/2026 - Atelier adultes
Le crayon inspiré


Et si vous exploriez les collections du musée grâce à votre crayon ?
L’architecte et urban sketcher Éric Nieder vous invite à traduire sur le papier votre propre perception des œuvres. Le croquis devient l’écho de vos émotions : la trace sensible d’un échange, d’une appropriation personnelle et du plaisir simple de dessiner.

Date : 15/5/2026
Publics : à partir de 16 ans
Horaire : de 14h à 16h
Tarif : entrée du musée (jauge limitée*)
Lieu : point de rencontre à la billetterie du musée

En savoir plus


21/5/2026 - Concert
Monsieur Bach et ses collègues parisiens Marchand, Forqueray, Duphly, Bach

Lorenzo Ghielmi, clavecin Ruckers 1624

Date : 21/5/2026
Horaire : 18h30
Tarif : 14 € tarif plein, 12 € tarif réduit (membres de la société Schongauer, museum pass, Colmar city pass), 9 € tarif jeune (12 à 17 ans, étudiants de moins de 30 ans, élèves de conservatoire ou d’écoles supérieures de musique)
Gratuit pour les moins de 12 ans
Le jour du concert, sur présentation de votre billet de concert à l’accueil du musée, profitez d’une visite libre des collections permanentes.
Lieu : Piscine

Réservez


23/5/2026
Nuit européenne des musées 2026


À l’occasion de la Nuit européenne des musées, les élèves de seconde option histoire des arts du Lycée Kœberlé de Sélestat vous accompagnent tout au long de votre parcours de visite. Cette classe a travaillé autour de plusieurs œuvres dans le cadre du dispositif « La classe, l’œuvre ! », qui a pour objectif de permettre aux élèves de s’approprier un patrimoine commun et, le temps d’une soirée, de se faire passeurs de culture. Ils proposent ainsi une médiation autour des collections du musée, sous des formes variées, dynamiques et adaptées à tous les âges.

Date : 23/5/2026
Horaire : de 19h à 22h – dernière entrée à 21h30
Entrée gratuite
Lieu : ensemble du musée

En savoir plus


24/5/2026
Visite "Chefs-d'œuvre"


La visite "Chefs-d’œuvre" vous invite à parcourir les grandes pièces emblématiques des collections. De la mosaïque de Bergheim au Retable d’Issenheim, en passant par le clavecin Ruckers et les œuvres de Picasso, cette visite offre un panorama des trésors du musée. Elle est aussi l’occasion de découvrir l’architecture singulière du lieu, où patrimoine historique et création contemporaine dialoguent étroitement.

Date : 24/5/2026
Horaire : de 11h à 12h30
Tarif : 4,50 € et droit d’entrée (jauge limitée*)
Lieu : point de rencontre à la billetterie du musée

En savoir plus


28/5/2026 - Conférence
Comprendre et préserver : La Vierge au buisson de roses de Martin Schongauer


À l’occasion du prêt de La Vierge au buisson de roses au Louvre, l’œuvre a bénéficié d’une étude approfondie. Cet examen a permis d’analyser les matériaux du panneau de bois, la technique picturale de Martin Schongauer ainsi que les transformations et restaurations anciennes.
Des interventions de conservation-restauration ont ensuite été réalisées pour préparer son transport. La conférence présentera ces résultats et les travaux menés avant son départ de Colmar.

Par Julie Sutter, conservatrice-restauratrice de peintures

Date : 28/5/2026
Horaire : 18h30
Tarif : entrée gratuite (jauge limitée*)
Lieu : Piscine

Réservez


4/6/2026 - Conférence
Les corporations de Colmar et les métiers d’art à la fin du Moyen Âge


Le monde du travail est régi par le système corporatif. Les corporations, institutions réglant les métiers, concernent tant les artisans de l’alimentation, du cuir, de la construction et le commerce, ainsi que les métiers dits aujourd’hui artistiques, comme les sculpteurs, les orfèvres ou les peintres. Elles participent aussi au gouvernement des villes et ont donc un rôle politique.

Par Monique Debus Kehr, historienne

Date : 4/6/2026
Horaire : 18h30
Tarif : entrée gratuite (jauge limitée*)
Lieu : Piscine

Réservez

Retrouvez tout l'agenda en ligne
* Pour participer aux événements, réservez auprès du service réservations du lundi au vendredi au +33 (0)3 89 20 22 79 – reservations@musee-unterlinden.com / le week-end au +33 (0)3 89 20 15 58 ou billetterie@musee-unterlinden.com
Michel Spitz
25/4/2026

CARNET DE NAISSANCE

Chaque année, un couple de cigognes vient s'installer sur l'une des tours de la collégiale Saint-Martin de Colmar, donnant naissance à des petits. C’est avec une immense joie que nous vous présentons la récente éclosion de trois petits cigogneaux. Il reste encore à deux petits cigogneaux, à casser la coquille dans les jours à venir. Ainsi, le nid de la collégiale retrouvera la famille au complet. Un événement que le célèbre Lucien Fohrer retranscrit et relaie régulièrement auprès des habitants. Depuis 'Martin et Martine', premier couple nicheur, les générations se succèdent avec toujours la même ponctualité et peuvent être observées depuis la plate-forme.
La belle saison signe le retour de l'oiseau emblématique de la région. Jour après jour, les œufs de nos cigognes éclosent et les nids se remplissent de trois, quatre, voir cinq petits ! Le conteur munstérien Gérard Léser étudie les traditions et croyances populaires alsaciennes depuis des décennies. Auteur de nombreux ouvrages, veillées autour des rites, coutumes et croyances, il est une bibliothèque à lui tout seul. Il connaît bien la légende de la cigogne qui apporte les bébés. "La cigogne est associée à la déesse Holda ou Hollé, patronne du monde sous-terrain et des âmes des enfants à naître. Ces âmes d’enfants, selon une croyance que l’on retrouve dans toute l’Europe, sont en attente de naître dans les fontaines, les marécages et les sources." En Allemagne, dans l'œuvre de Grimm, grande figure littéraire et conteur allemand, Frau Holda ou Hollé était en charge des accouchements. Dans le folklore germanique, la cigogne est un messager divin. En Alsace, les enfants ne naissent ni dans les choux ni dans les roses comme ailleurs en France, ce sont les cigognes qui les apportent aux futurs parents. Cette légende remonte très loin dans le temps et tout le monde la connaît.
Un peu plus rationnel, l'importante place de cet oiseau migrateur en Alsace. Dans les années soixante-dix, la cigogne blanche y était menacée de disparition, mais un programme de réintroduction a permis de voir les couples se réinstaller et a pu sauver cet emblème alsacien. Au début du programme, il n’y avait plus qu’une dizaine de couples, désormais, on en dénombre plus de 1500.



Michael Naes
24/4/2026

Parlons peu, parlons vrai

Aujourd’hui, de nombreux Français rencontrent de réelles difficultés de pouvoir d’achat. Certains peinent à finir le mois, d’autres n’y arrivent même plus dès les premiers jours.
Dans ce contexte, l’exemplarité des élus devrait être une priorité. Il serait légitime, soit de réduire leurs indemnités, soit au minimum de les maintenir à leur niveau actuel. Or, certaines augmentations apparaissent déconnectées de la réalité vécue par les citoyens.
Il ne faut pas oublier que ces indemnités sont financées indirectement par l’ensemble des Français. Lorsqu’elles sont votées au sein de leurs instances, cela donne parfois le sentiment que les élus pensent davantage à eux-mêmes qu’à leurs administrés.
En période difficile, la solidarité doit s’appliquer à tous. Elle passe aussi par la capacité à renoncer, au moins temporairement, à certains avantages financiers, par sens de l’exemple et du devoir.
Benoît Kuhn / https://alsace.news/
avril 2026

Les arguments contre la sortie de l’Alsace du Grand Est

Synthèse des arguments utilisés contre la proposition de loi pour une Collectivité unique d’Alsace. Et les leçons à tirer de ce débat parlementaire des 7 et 8 avril 2026.

Parmi les députés alsaciens, la centriste Louise Morel et le socialiste Thierry Sother se sont montrés particulièrement opposés, voire virulent (Sother) , avec en soutien Emmanuel Fernandes (LFI) et Sandra Regol (Écologistes). Certes, tous les députés de gauche – plus beaucoup de députés centristes lorrains et champenois- se sont déclarés insatisfaits de la fusion des régions en 2015, tous sont pour plus de décentralisation, mais la proposition présentée n’a pas trouvé grâce à leurs yeux, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le député socialiste Thierry Sother, opposant virulent à la sortie de l’Alsace du Grand Est, à l’Assemblée nationale le 8 avril 2026

Les arguments des opposants lors du débat parlementaire

• Une réforme des régions doit se faire à l’échelle nationale, pas juste pour une région.
Pour le député LFI de Strasbourg Emmanuel Fernandes, ce doit être l’œuvre d’une Assemblée constituante qui bâtira une VIème République basée sur les communes et départements (refrain commun avec le RN). Pour les socialistes et les écologistes, on attend toujours une vision, un projet.

• Pas de différentiation territoriale, c’est contraire à l’unité de la Nation, une collectivité unique, c’est du séparatisme.
Vieux refrain jacobin, pour qui unité et égalité riment forcément avec uniformité. L’idée que les territoires sont divers et que respecter cette complexité puisse entrainer des solutions différentes est un anathème pour les jacobins de gauche (LFI, socialistes) comme de droite (voir les tribunes dans les médias jacobins et souverainistes : « Franc Tireur » , etc.). Réponses apportées par les soutiens du texte : il s’agit de revenir à la situation d’avant 2015, et personne ne parlait alors de séparatisme alsacien ; Paris et Lyon ont aussi un statut spécial conjuguant deux niveaux de compétences (commune + département) sans qu’il y ait séparatisme ; traiter les Alsaciens de séparatistes, c’est les insulter dans leur patriotisme.

• Il y a plus important et plus urgent : prix des carburants, inflation, etc.
Un argument de mauvaise foi, mais souvent avancé, notamment par Emmanuel Fernandes. On ne voit pas en quoi un progrès dans la gestion de collectivités territoriales nuirait au pouvoir d’achat des Français, au contraire. Et s’il faut arrêter de gérer le pays chaque fois qu’il y a une crise dans le monde, il n’y a même plus besoin d’élire des députés…

• C’est du bricolage, il n’y a pas eu d’étude d’impact
Exact. Le rapporteur Jean-René Cazeneuve a rappelé qu’en effet, cela manquait, mais qu’une proposition de loi, n’émanant pas du gouvernement mais des députés, ne peut faire d’étude d’impact préalable faute de moyens, et que le gouvernement s’était engagé à mettre en place une mission d’études à la suite du vote pour traiter ces aspects économiques. Il a aussi rappelé que la loi de 2015 avait promis 11 milliards € d’économies, et que le résultat avait été… 11 milliards € d’augmentation des dépenses de fonctionnement des régions, soit +40%.

• Egoïsme territorial des Alsaciens
En clair : « Salauds d’Alsaciens riches qui ne veulent plus payer pour les Lorrains et les Champenois ». Le député breton Paul Molac a fourni la réponse idoine : « C’est à l’Etat de mettre en place une péréquation entre régions »… avec transparence et sur des critères bien définis ajouterons-nous, cad le contraire des manœuvres en coulisses du Conseil régional du Grand Est.

• Pas de consultation des autres parties intéressées (Lorrains et Champenois), reproche accompagné d’une demande de référendum à mener sur tout le périmètre du Grand Est.
Exact, mais rappelons que Franck Leroy, président du Grand Est, prétend régulièrement (même après le vote du 8 avril 2026) que la question alsacienne n’existe pas, personne ne lui en parle jamais : comment le consulter sur quelque chose qui n’existe pas… Disons le plus crument : l’expérience du retour d’une Ligue alsacienne de football, retour autorisé par la loi de 2019, souhaité par plus de 90% des clubs alsaciens mais bloqué en 2024 par le vote des autres clubs du Grand Est, montre que l’obstruction en Lorraine et Champagne ne cessera que quand la loi de sortie de l’Alsace du Grand Est sera effective. Alors seulement voudront-ils discuter des modalités d’une dé-fusion des régions.
La députée alsacienne Louise Morel est allée jusqu’à rappeler le fort taux d’abstention (70%) lors des dernières élections départementales pour délégitimiser la Collectivité européenne d’Alsace et justifier le besoin de référendum… Le rapporteur lui a rappelé que ce taux s’appliquait aussi aux élections régionales tenues le même jour et que, justement, cela témoignait du désintérêt des Alsaciennes pour la structure actuelle.

La députée centriste alsacienne Louise Morel s’est jointe à la gauche en déposant des amendements contre la sortie de l’Alsace et en votant finalement contre

Les leçons politiques à tirer de ces échanges

Première leçon : les partis de gauche, plus la députée centriste alsacienne Louise Morel, se sont violemment opposés à ce projet de loi, avec mauvaise foi et parfois avec des qualificatifs outranciers voire injurieux vis-à-vis des Alsaciens. A garder en mémoire pour les élections de 2027.

Deuxième leçon : les partis centristes du « socle commun » (ex-macronistes) se sont divisés sur le sujet. « Ensemble pour la République », groupe de Brigitte Klinkert, était moteur, avec notamment l’appui prononcé de son président Gabriel Attal : « Il faut déparisianiser la France (…) C’est un moment historique pour les territoires. » a-t-il conclu juste avant le vote. Les esprits chagrins diront qu’il se positionne en vue des futures présidentielles. Oui, et alors ? Il n’y a pas de mal à se faire du bien en faisant du bien à l’Alsace…

Le groupe Horizons (parti de Franck Leroy, président du Grand Est) a fait la moue, déplorant les conséquences pour le Grand Est, mais a laissé liberté de vote à ses députés. A remarquer le silence assourdissant sur ce sujet d’Edouard Philippe, certes non-député (il est maire du Havre), mais néanmoins leader du parti Horizons : une stratégie du silence différente de celle de Gabriel Attal pour les échéances 2027. Le groupe des LR non plus n’a pas pris position, Patrick Hetzel s’exprimant à titre personnel en conclusion du débat.

Le porte-parole du groupe « Démocrates » (cad le Modem de François Bayrou) a annoncé qu’ils ne voteraient pas pour, ils auraient voulu demander l’avis du Conseil régional du Grand Est ainsi que celui du Comité du massif vosgien… Une position défendue auparavant par leur députée Louise Morel, au milieu de nombreux autres amendements dilatoires qu’elle proposait pour retarder la mise en place d’une région Alsace. Dommage que le Modem n’ait pas plus écouté son autre député alsacien Hubert Ott, très actif en défense de le proposition de loi.

Troisième leçon : le Rassemblement National et son allié UDR (le parti d’Eric Ciotti) ont brillamment tiré leur épingle du jeu. Initialement tenus à l’écart de cette proposition (rappelons-nous leur réaction initiale mi-figue, mi-raisin au mois de mars), ils se sont vite adaptés. Emmenés par Laurent Jacobelli, porte- parole du parti et leader du RN dans le Grand Est, et par Théo Bernhardt, le jeune député de Wissembourg, ils ont soutenu l’initiative en rappelant la promesse de Marine Le Pen dès 2017 de sortir l’Alsace du Grand Est. Et se promettent d’étendre cet « Asacexit » aux régions Lorraine et Champagne-Ardennes dès 2027.

Le RN a néanmoins causé un problème d’application de cette loi en rejetant avec la gauche un amendement gouvernemental qui aurait permis de régler par ordonnances les problèmes pratiques (répartition des immeubles, du personnel, etc.) de dé-fusion de l’Alsace du Grand Est. « Pas question de faire un chèque en blanc au gouvernement » s’est justifié Jacobelli, il faudra donc rediscuter le sujet lors du retour de la loi du Sénat. Ils se sont montrés plus souples sur le mode de scrutin de la future Collectivité d’Alsace, acceptant même de discuter avec le rapporteur d’un scrutin mixte mêlant scrutin d’arrondissement (comme pour un département) et scrutin de liste, cad proportionnel (comme pour la région). A suivre…

Finissons sur une note optimiste avec les propos du député breton Paul Molac à la fin du débat : « On a eu des caricatures des Alsaciens dans ce débat (ndlr – du député Sother notamment). Cette loi répond à une demande des Alsaciens. Les Alsaciens veulent être ensemble et ont le droit à leur collectivité. La reconnaissance des peuples fait partie des Droits de l’Homme, c’est ce qu’on a oublié en France. L’État central ne fait pas son boulot. »
Nathalie Aubert
24/4/2026


Je suis intervenue en conseil municipal sur le rapport du budget primitif.
Ce budget 2026 pour Colmar est techniquement solide, mais il manque clairement d’ambition sur l’essentiel.
Aujourd’hui, les priorités des habitants sont connues : sécurité, pouvoir d’achat et logement.
Pourtant, les moyens ne sont pas à la hauteur.
Moins de 1 % du budget est consacré à la sécurité, avec des choix qui relèvent davantage du symbole que d’une véritable stratégie.
Deux policiers en plus, c’est du saupoudrage, ce n’est pas suffisant face aux réalités du terrain.
Le pouvoir d’achat est traité de manière trop marginale, sans mesures concrètes et structurantes pour les familles, les actifs ou les retraités.
Quant au logement, il reste largement sous-priorisé, alors même que l’accès devient de plus en plus difficile.
Nous pensons qu’il est possible de faire autrement : agir sur les tarifs des services publics, soutenir les familles, renforcer une police de proximité, et faire du logement une vraie priorité.
Colmar doit rester une ville où l’on peut vivre, travailler, se loger et construire son avenir.
Nous ne demandons pas de dépenser plus, mais de dépenser mieux.
Nous avons voté contre ce budget qui n’est pas adapté aux besoins des Colmariens.

24 avril 2026



Maintenir la pression

- 24/4/2026 - Les débats sur la proposition de loi de sortie de l’Alsace du Grand Est ont montré la faiblesse des arguments des opposants à une région Alsace (voir article suivant). Que ce soit à l’Assemblée nationale le 7 et 8 avril ou encore dimanche dernier sur FR3 Alsace, presque personne, même chez les socialistes, ne défend le mérite de la réforme de 2015 ayant créé les grandes régions.

Faute d’arguments, on essaie alors de faire peur avec de grands mots: déstabilisation, chaos institutionnel, etc. Comme si revenir à la situation régionale d’avant 2015 était un saut dans l’inconnu… Pour faire bonne mesure, certains rajoutent les injures habituelles pour intimider les Alsaciens : égoïstes, séparatistes, nazis (« un repli identitaire qui rappelle les heures sombres de notre histoire » a osé déclarer Franck Leroy, président le la région Grand Est).

« Keep calm and carry on » comme disent les Britanniques. Car le passage de cette proposition de loi en première lecture à l’Assemblée n’est que la première étape d’un long parcours. On peut faire confiance aux opposants, dont les députés de gauche ainsi que la députée (anti-)alsacienne Louise Morel, pour mettre des bâtons dans les roues à toutes les étapes de ce parcours. Objectif : gagner du temps pour que cette loi ne soit pas encore applicable pour les prochaines élections régionales de 2028. On repartirait alors pour six années supplémentaires de Grand Est… sauf si une nouvelle majorité parlementaire en votait la dissolution après 2027. Pour ne pas dépendre d’un tel aléas politique, nos parlementaires poursuivent déjà leur lobbying pour inscrire leur proposition au calendrier du Sénat. Et ils auront besoin de notre soutien actif et aussi démonstratif que possible : la pression de l’opinion publique est le seul levier auquel est sensible la classe politique française.

Benoît Kuhn
Éditeur
Elisabeth Spitz

Il y a des surprises qui bouleversent, traversent et renversent le cœur.
Comme un souffle chargé de douceur.
Mon plus beau cadeau au bord de l’eau.
Un trésor déposé là, tout en échos.
Un cœur dessiné sur le sable comme un secret murmuré à la mer.
L’écume caressera longtemps cette lumière.
Les vagues effaceront cette empreinte au lever du jour;
Le vent dispersera ses contours;
Le temps emportera l’instant
Mais jamais il n’effacera le souvenir de ce moment.
Une trace indélébile , précieuse, lumineuse.

23 avril 2026

Colmar - Conseil municipal du 23 avril 2026

Cliquer sur l'image ↴

22 avril 2026

Musée Bartholdi

Appel aux dons – Restaurons ensemble Les Grands Soutiens du Monde

Le Musée Bartholdi, en partenariat avec la Fondation du Patrimoine, lance du 10 avril au 18 novembre, une campagne de financement participatif pour la restauration de l’une de ses œuvres emblématiques : Les Grands Soutiens du Monde.

Réalisée en 1902 par Auguste Bartholdi, célèbre créateur de la Statue de la Liberté, cette sculpture monumentale en bronze est installée depuis 1909 dans la cour du musée, situé dans son ancienne maison natale à Colmar.

La restauration se déroulera du 28 avril au 14 mai 2026, directement dans la cour du Musée Bartholdi. Les visiteurs auront ainsi l’opportunité exceptionnelle d’observer le travail des restaurateurs en temps réel.

Je fais un don sur fondation-patrimoine.org

Une œuvre allégorique majeure

Les Grands Soutiens du Monde représente trois figures allégoriques portant le globe terrestre:

• Le Travail, incarné par un homme d’âge mûr tenant livres, marteau et roue d’engrenage

• Le Patriotisme, figuré par un jeune homme armé d’un bouclier et d’une épée, brandissant un étendard

• La Justice, représentée par une femme tenant une balance

Installée au cœur de la cour, cette œuvre accueille chaque année des milliers de visiteurs et constitue l’un des symboles forts du musée.

Une restauration nécessaire

Exposée en extérieur, la statue subit les effets du temps et des conditions climatiques. Le vernis protecteur appliqué lors de la dernière restauration en 2013 est aujourd’hui altéré, laissant apparaître des traces d’oxydation. Le socle en grès présente également des signes d’usure.

Participez à la préservation de ce patrimoine

Ce projet s’accompagne d’une campagne d’appel aux dons portée par la Fondation du Patrimoine. Chaque contribution, participe à la sauvegarde de cette œuvre majeure et à la transmission du patrimoine aux générations futures.

En soutenant cette restauration, vous contribuez activement à la valorisation de l’héritage de Bartholdi et à la préservation d’un symbole fort de l’identité colmarienne.

Photo Edouard Dabrowski
Association des orgues de Ribeauvillé

Concert trompette & orgue
Samedi 25 avril 2026 à 20h
Église Saint-Grégoire de Ribeauvillé

avec Guillaume JEHL, trompette solo à l'Orchestre philharmonique de Berlin
et Jean-Baptiste ROBIN, organiste à la Chapelle royale de Versailles, compositeur

Au programme des œuvres de VIVIANI – LULLY – MAHLER – BACH – TOMASI – DELERUE – POULENC

Exposition Bodo Nassal & Julie Galchenko

5 rue Mangold à Colmar

Originaire de Tübingen en Allemagne, Bodo Nassal a fait ses études de peinture et de création intermédiale à l'Académie des beaux-arts de Stuttgart et ses études de philologie allemande à l'Université de Tübingen. À partir de 1988, il donne des cours dans différents établissements d'enseignement supérieur en Allemagne. Désormais il vit et travaille à Colmar.
Pays où Bodo Nassal a exposé : Allemagne, France, Pays-Bas, Belgique, Royaume-Uni, Pologne, Bulgarie, Slovaquie, Slovénie, Autriche, Turquie, Israël, Russie, Afrique du Sud, Canada.


Une fois le réel figé par la photographie, Bodo Nassal entreprend son travail créatif de modification de l'image en utilisant les technologies numériques pour un résultant proche de celui que l'on obtiendrait avec un prisme déformant ou que les reflets dans une eau agitée peuvent parfois produire. Très souvent il intervient manuellement sur l'épreuve en y traçant des lignes, accentuant certains contours, puis rephotographie le tout. Les formes déstructurées, distordues, évoquent la destruction, la ruine, le désordre, mais de ce chaos apparent naissent des compositions très étudiées, agrémentées de couleurs souvent vives, arbitrairement choisies, conférant à l'ensemble un attrait visuel indéniable.
Comme un lointain écho à Francis Bacon, les portraits et autoportraits de Bodo Nassal provoquent une émotion brute, un choc forçant le spectateur à s'interroger sur la fragilité de la condition humaine.
Plus décoratives sont ses créations où l'identification du sujet a complètement disparu, laissant toute sa place à l'imagination.





Peindre c'est donner vie à cette pâte colorée qu'est la peinture-matière qui devient "le" sujet dont Julie Galchenko cherche à révéler toutes les potentialités. Matière traitée de manière sculpturale, avec une importance primordiale accordée au tactile : « En jouant sur les textures, les empâtements et les reliefs, mes tableaux sont en perpétuelle mutation. »
À la peinture-matière viennent parfois s'ajouter des éléments de la nature tels que bois, écorces, renforçant le côté tridimensionnel de l'œuvre. « Je travaille la matière pour qu'elle puisse être ressentie et palpée. Je suis comblée lorsque les spectateurs me confient leur envie de toucher mes toiles : c'est le signe que le dialogue sensoriel que je cherche à instaurer a fonctionné. »







5 rue Mangold à Colmar, jusqu’au 3 juillet 2026.
Texte et photos : Edouard Dabrowski

21 avril 2026

Elisabeth Spitz

Dans « l’Antichambre du silence », Roland Huesca fait résonner chaque seconde comme une ode à la vie. Cette vie s'accroche comme elle peut avec fragilité, force, illusions. Un triptyque qui, face à la mort s‘installe sensiblement. Les êtres chers vont peu à peu se reposer dans le silence. Mais, avant que la mort arrache les câbles de la vie, l'auteur nous murmure comment rester debout et pourquoi certaines choses vacillent à jamais. Les objets, les souvenirs, les silences sont chargés d'une densité nouvelle, les mots sont habités et se dirigent là où les émotions ne trichent plus. Roland Huesca rappelle avec délicatesse les traces invisibles déposées par la vie. Lorsqu'elle disparaît, la mort emporte avec elle une part de nous, de notre histoire, une version de nous-même qui ne sera jamais plus la même. Avec la disparition d'un père, d'une mère, d'un frère, c'est un bout de soi qui s'endort, un monde qui se referme. Et pourtant, au milieu de cette douleur, une lumière éternelle, celle de l'amour, car aimer laisse cette immortalité au fond de nous. Une manière de rechercher la beauté dans les promesses du vent, dans les parfums de la nuit, dans chaque contour de solitude. C'est infini. Roland Huesca converse avec sa propre déshérence. Il avance sur la ligne fragile où se rencontrent l'attachement aux évidences rassurantes et la vérité des incohérences. Entre ce que l'on croyait solide et ce qui vacille, il frôle les failles du réel avec une lucidité sensible, portant dans ses mots la blessure de ce qui se défait. Le deuil ne ferme pas les portes, il est au contraire, une ouverture sur nos propres limites, une manière de ressentir autrement la présence des absents. Simplement, ces absents changent de demeure, habitent nos pensées, nos élans, nos faiblesses. Ils deviennent une chambre intérieure où le silence lui-même parle encore. Ce livre magnifique laisse un immense espoir : nous ne perdons jamais complètement quelqu'un que nous avons aimé. Nous continuons intérieurement à le porter autrement.
L’écriture, aussi fluide que le courant naturel d'une rivière, emporte avec elle ses plus belles pensées, celles qui partent ensuite très loin et continuent de flotter. Une poésie innée qui vous renverse le cœur et vous fait monter les larmes aux yeux. Et des mots que j'aurais beaucoup aimé écrire : « Le boulevard des allongés, là où les âmes romantiques s'étendent la nuit pour se confier aux étoiles … Je veux me laisser happer par ces flux de vie, en ressentir les souffles, les pulsations, les vibrations, les capter comme des espoirs sans destin, mais des espoirs jamais vains. » L'accompagnement avant la mort est ce temps où le cœur ne peut plus demeurer à distance. S’il vient parfois tard, après tant de silences et d’évitements, quand il apparaît, il est pleinement présent. C’est dans cette présence nue, fragile et essentielle, où il n'y a plus rien à prouver, seulement à aimer, aimer encore et encore. Avec une profondeur impressionnante, Roland Huesca retire les rêves illusoires pour nous emmener ailleurs, pour mieux percevoir. Les voix, les regards, les sourires même un peu dépouillés existent autrement avec une beauté nouvelle, troublante. Une impression que quelque chose de vivant restera sans retenue avec cette force d'exister autrement, peut-être même par-delà la mort.
Oui, un livre aussi beau qu'émouvant.

Semaine de la Photographie à Turckheim

3ème édition du festival photo de rue Fest'Image du 1er au 10 mai

Yann Durrière

- 20/4/2026 - En tant que conseiller municipal, mon rôle est aussi de contrôler l’action municipale et de m’assurer que les dispositifs votés sont réellement appliqués.
Dans ce cadre, j’ai souhaité m’intéresser au Conseil pour les Droits et Devoirs des Familles (CDDF), un outil important destiné à :
- accompagner les familles en difficulté,
- prévenir la délinquance,
- et renforcer l’autorité parentale.
Ce conseil existe à Colmar depuis 2012.
Une situation qui interroge :
Pourquoi ce dispositif reste-t-il aussi peu visible ?
Fonctionne-t-il réellement aujourd’hui ?
Pourquoi certains ont proposé également de le créer durant leur campagne… alors qu’ils ont eux-mêmes voté sa création ?
J’ai donc adressé une question écrite au Maire afin d’obtenir des réponses précises :
- nombre de réunions,
- familles accompagnées,
- résultats concrets,
- moyens mobilisés,
- et surtout : ce dispositif est-il encore actif aujourd’hui ?
Parce que ces sujets sont essentiels pour la sécurité et l’accompagnement des familles,
Parce que les Colmariens ont droit à des réponses claires,
Je continuerai à exercer pleinement mon rôle.
Colmar mérite transparence et efficacité.