Traduction

1 août 2026

Michel Spitz

MUSÉE MARMOTTAN MONET, PARIS

Le Musée Marmottan Monet occupe un élégant hôtel particulier niché au cœur du chic 16e arrondissement, en bordure du bois de Boulogne. Demeure d'un collectionneur, à l'origine, le lieu a été légué à l'Académie des beaux-arts avant de s'enrichir au fil des donations. Aujourd'hui, c'est un musée intime, loin de la foule des très grandes institutions, idéal pour s'immerger dans l'univers de Claude Monet. Renommé pour sa collection impressionnante d'œuvres de Claude Monet, le musée offre une plongée unique dans la vie et l'art du peintre. Cette impressionnante collection a été constituée notamment grâce à un legs majeur du fils du peintre. On peut ainsi suivre l'évolution du maître, des premières toiles jusqu'aux célèbres recherches de la fin de sa vie, autour de son jardin de Giverny et des célèbres nymphéas. Le musée conserve aussi des œuvres d'autres impressionnistes ainsi qu'une collection d'enluminures, qui complètent la visite. La pièce maîtresse du musée est « Impression, soleil levant », peinte par Monet en 1872. C'est cette toile, montrant le port du Havre dans la brume du matin, qui a donné son nom au mouvement impressionniste après qu'un critique en eut tiré le terme, d'abord ironique. Se trouver devant cette œuvre, c'est contempler l'acte de naissance d'une révolution picturale : la priorité donnée à la sensation, à la lumière et à la couleur sur le dessin et le sujet. On comprend, en regardant cette toile, pourquoi tant d'historiens y voient un seuil : à partir d'elle, la peinture cesse de viser la ressemblance exacte pour devenir l'enregistrement d'une perception, fugitive et personnelle. Le musée présente par ailleurs des œuvres de la dernière période de Monet, marquées par une dissolution croissante des formes au profit de la couleur et de la lumière. Devant ces grandes compositions tardives, la parenté avec l'abstraction qui allait s'imposer au XXe siècle apparait manifestement: la nature s'y efface presque entièrement derrière la matière picturale.
Le musée consacre actuellement une exposition temporaire à Giovanni Segantini (1858–1899), une figure majeure du symbolisme de l’autre côté des Alpes, en Suisse et en Italie. Tout comme Monet à Giverny, ce singulier symboliste à la touche divisionniste s’est intéressé aux fluctuations de la lumière dans les paysages alpins des Grisons… Le musée consacre à cet artiste méconnu sa première rétrospective française. Méconnu en France, Giovanni Segantini (1858–1899), Vassily Kandinsky le considérait même comme un pionnier de l’abstraction tant sa peinture exprimait, par sa touche divisionniste, une vision dématérialisée du monde digne des « chercheurs de l’intérieur, dans l’extérieur ».
Photos © Michel Spitz

Impression, soleil levant (1872)
L'œuvre fondatrice de Claude Monet va donner son nom au mouvement. Il y a plus de 150 ans, un groupe d'artistes exposait pour la première fois à Paris. En 1874, la première exposition du groupe a lieu dans les locaux du photographe Nadar, sur le boulevard des Capucines, à Paris. Très critiqué, l'événement crée une véritable onde de choc. Le jour du vernissage, un critique d'art, le journaliste Louis Leroy dans le journal Le Charivari les railla dans un article. C’est par moquerie qu’il leur donna l'idée d'appeler leur mouvement "impressionnisme". Monet y présente « Impression, soleil levant », manifeste de l’esthétique de la rapidité. L’œuvre fait sensation, la critique se déchaîne face à ces artistes considérés comme des barbouilleurs…

Claude Monet dans son jardin de Giverny. Photographie de Jacques-Ernest Bulloz prise en 1905.







Giovanni Segantini

Giovanni Segantini
Yves Hemedinger
1/8/2026

Lors de l’inauguration de la Foire aux Vins, le maire a annoncé le déploiement de feux intelligents. Le principe est simple : inciter les automobilistes à respecter les limitations de vitesse, sous peine de voir le feu passer au rouge.
C’est une bonne mesure, que mon équipe et moi-même avions d’ailleurs proposée lors des dernières élections municipales.
En revanche, j’ai été plus surpris de l’entendre affirmer que ce dispositif permettrait de lutter « contre les rodéos urbains ».
Franchement, je ne vois pas le lien. Pense-t-il sérieusement que cela suffira à arrêter, ou même à réduire, ce phénomène ?
Les rodéos urbains empoisonnent le quotidien de nombreux habitants et font peser un risque réel sur la sécurité de tous. Ils nécessitent une réponse spécifique, ferme et déterminée.
Nous attendons donc d’autres mesures concrètes pour lutter efficacement contre ce fléau.
Phil Umbdenstock

Embouteillage à la foire aux vins de Colmar (DNA)

31 juillet 2026

Yves Hemedinger
31/7/2026

Élections départementales partielles des 6 et 13 septembre prochains

Comme vous le savez, cette élection revêt pour moi une dimension affective toute particulière. Elle fait suite à la disparition brutale de ma binôme et amie, Martine Dietrich, avec qui je partageais, depuis 2015, un engagement sans faille à votre service dans notre canton.
Au moment de lui trouver un successeur, je n’ai pas cherché une simple remplaçante. J’ai voulu rester fidèle à Martine en choisissant une personne qui lui était très proche, tant sur le plan humain que par les valeurs qu’elle incarnait : la proximité, l’écoute, la disponibilité et le sens du service. Il était également essentiel qu’elle soit immédiatement opérationnelle pour poursuivre le travail que nous avions engagé ensemble.
C’est donc tout naturellement que j’ai proposé à Monique Fritsch d’être candidate pour compléter mon binôme. Son expérience, sa parfaite connaissance de la Collectivité européenne d’Alsace et les liens de confiance qu’elle entretenait avec Martine comme avec moi constituent de précieux atouts.
Mohamed Zebatte l’accompagne dans cette élection . Lui aussi partage ces valeurs d’engagement, de proximité et de solidarité. Très investi sur le terrain depuis de nombreuses années, il est au contact permanent des habitants.
Je suis convaincu qu’avec votre confiance et votre soutien, nous poursuivrons, dans le même esprit de fidélité et d’engagement, l’action que Martine et moi avons menée depuis 2015 au service de notre canton.
Poursuivre son engagement, c’est aussi la plus belle façon d’honorer sa mémoire.

Pour information vous pourrez voter si vous habitez dans les quartiers Saint-Joseph Mittelharth, Sainte-Marie, Europe, Florimont Bel'Air, une partie de Saint-Léon et la commune d’Ingersheim.
[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Xenia Fedorova


Le gouvernement d’Emmanuel Macron a décidé que mes propos tenus publiquement sur les plateaux de CNEWS et d’Europe 1, ainsi que mes chroniques publiées dans les pages du JDNews, représentaient un danger immédiat pour la République, et a prononcé mon expulsion en urgence absolue.
Il m’est reproché de chercher « à saper la confiance des citoyens européens, et en particulier des citoyens français, en leurs institutions et à instiller le doute sur le bien-fondé du soutien apporté à l’Ukraine ».
Ils affirment que mon comportement, qui consiste à vivre en France depuis près de dix ans dans le respect de la loi, à payer mes impôts, mais aussi à avoir une opinion et à l’exprimer dans le cadre de mon travail de journaliste, « porte ainsi atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et que ma présence sur le territoire constitue « une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public; que par suite, il y a lieu de prononcer en urgence absolue son expulsion du territoire national en application de l’article L. 631-1 du CESEDA afin de faire cesser au plus vite ces prises de positions qui ont pour effet de déstabiliser le corps social ».
En outre, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, et le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, ont pris dans la nuit un arrêté visant à geler mes avoirs.
Mes avocats contesteront cette décision. Le résultat reste à voir, alors que nous assistons à une forme entièrement nouvelle de pression politique ayant un seul objectif, la censure des opinions qui ne correspondent pas au discours officiel.
Les médias mainstream s’emploient activement à expliquer aux Français qu’il ne s’agit pas d’une menace pour la liberté d’expression, et cela fonctionne, car la décision est justifiée par le fait que je suis russe et que le terrain d’une « russophobie publiquement admise » a malheureusement été préparé depuis plusieurs années.
Ceux qui célèbrent cette décision manquent de clairvoyance, car aujourd’hui, c’est moi, et demain, ce sera toute personne qui osera s’exprimer en dehors de la pensée unique.
Enfin, je tiens à remercier tous ceux qui m’ont adressé des messages de soutien et d’encouragement, et tout particulièrement Canal+ et Lagardère pour leur attachement à la liberté d’expression.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]

30 juillet 2026

Laurence Muller-Bronn
23/7/2026


La loi RIPOST a été adoptée hier soir au Sénat puis à l’Assemblée nationale.
J’ai voté Pour, car elle apporte des réponses concrètes à des situations que beaucoup d’habitants subissent au quotidien.

Protoxyde d’azote :
La vente aux particuliers est désormais interdite.
De nouveaux délits sont créés pour l’inhalation, le transport injustifié et la conduite sous emprise, afin de mieux protéger les jeunes et prévenir les accidents graves.

Rodéos urbains :
Sanctions renforcées : peines de prison + lourdes et amende forfaitaire de 800€ pour agir immédiatement.
Les préfets pourront aussi interdire la conduite de tout véhicule motorisé aux auteurs.

Free parties illégales :
L’organisation et la participation deviennent des délits.
Les organisateurs devront assumer la remise en état des lieux.
Le matériel pourra être saisi.

Mortiers d’artifice :
Les commerces vendant illégalement des articles pyrotechniques pourront être fermés administrativement, pour lutter contre leur usage comme armes contre les forces de l’ordre.

Squats et occupations illicites / gens du voyage :
- Procédures d’évacuation accélérées pour protéger les propriétaires, les communes et les riverains.
- Le doublement des amendes forfaitaires délictuelles en cas d'installation illicite sur un terrain public ou privé.
- Le doublement de la durée de validité de la mise en demeure (passant de 7 à 14 jours) et l'étendue de sa validité sur le territoire de l'intercommunalité (et non plus simplement de la commune) afin d'éviter aux préfets de recommencer l'ensemble de la procédure en cas de nouvelle installation.
- L'élargissement des motifs permettant au préfet d'engager une procédure d'évacuation, notamment en cas de branchements illégaux aux réseaux d'eau ou d'électricité ou d'occupation d'un terrain dépourvu de système de collecte des déchets.
Ces avancées constituent une réponse attendue par les maires confrontés de façon incessante à ces occupations illicites.

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane
25/7/2026

Le régime de Macron, quand les pompiers lui ont demandé des moyens.

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[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Yann Durrière
29/7/2026

Candidature à l'élection départementale partielle de Colmar et d'Ingersheim

C'est avec beaucoup de détermination et d'humilité que je me lance dans cette campagne. Je veux porter une voix de bon sens, proche du terrain, à l'écoute des habitants et pleinement engagée pour défendre les intérêts de notre territoire au sein de la Collectivité européenne d'Alsace.
Durant les prochaines semaines, je serai sur le terrain, au plus près de vous, pour échanger, écouter vos préoccupations et vous présenter notre projet.
Cette campagne sera courte. Chaque soutien comptera.
Si vous souhaitez nous aider, vous pouvez :
- partager nos publications ;
- les commenter et les aimer pour leur donner davantage de visibilité ;
- parler de notre candidature autour de vous ;
ou rejoindre notre équipe de campagne pour le tractage, le boîtage ou le collage d'affiches.
Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Ensemble, nous pouvons mener une belle campagne de proximité.

Matthieu Dabrowski / SDIS 68 Colmar

Nous sommes en renfort en Gironde entre Saint-Jean-d'Illac et Lège-Cap-Ferret.
Encore une mission riche en enseignements tant techniques qu’humains.









29 juillet 2026

Yann Durrière
29/7/2026


Ce matin, nous étions au marché du quartier Europe pour aller à la rencontre des habitants, des commerçants et des familles.
Comme souvent, ces échanges sont riches. Mais ils permettent aussi de constater ce qui ne va pas.
Depuis près d'un an, je retrouve les mêmes problèmes autour des points de collecte des déchets : sacs abandonnés, détritus au sol, dépôts sauvages… Et aujourd'hui encore, ce qui m'a le plus révolté, c'est l'état de certaines aires de jeux pour enfants. Ces lieux devraient être irréprochables. Au lieu de cela, on y trouve des déchets à quelques mètres des jeux.
Soyons clairs : oui, une minorité manque de civisme, et il faut la sanctionner. Mais ce n'est pas à l'immense majorité des habitants de subir les conséquences du comportement de quelques-uns.
Colmar ne se résume pas à son centre-ville. Les quartiers ouest méritent la même attention, le même entretien et le même respect. Les habitants y paient les mêmes impôts, et leurs enfants ont droit à des espaces propres, accueillants et sécurisés.
Je ne me contente pas de dénoncer la situation. J'appelle à des actions concrètes : un nettoyage plus régulier, un meilleur entretien des aires de jeux et une lutte efficace contre les incivilités.
Et vous, trouvez-vous normal que des enfants jouent dans un tel environnement ?
Nathalie Aubert
29/7/2026

AVENUE DE L’EUROPE : LA SÉCURITÉ DES COLMARIENS PEUT-ELLE ENCORE ATTENDRE ?


Suite à une demande des riverains et des forains, j’ai adressé le 15 juillet dernier un message à l’adjoint chargé de la voirie, afin de lui signaler un important nid-de-poule situé avenue de l’Europe, à l’emplacement du marché Europe particulièrement accidentogène qui représente un réel danger pour les piétons, les cyclistes et l’ensemble des usagers du marché.
L’adjoint a bien accusé réception de mon courrier et m’a assuré que la réparation serait effectuée avant le marché hebdomadaire suivant...
Pourtant, je constate qu’à ce jour, rien n’a été fait. Le trou est toujours présent, dans le même état et toujours aussi dangereux.
Je m’interroge donc sur la réelle prise en compte des problèmes signalés et sur l’attention véritablement portée à la sécurité des Colmariens.
J’invite donc l’adjoint concerné à faire engager les travaux au plus vite, avant qu’un accident ne survienne.
Le quartier Ouest, comme tous les autres quartiers de Colmar, ne doit pas être oublié.
La sécurité et la proximité ne doivent pas être de simples slogans !
Fabien Nierengarten
28/7/2026

En parcourant les réseaux sociaux ce matin, il me semble une nouvelle fois que le feu calcine les neurones de certains de mes contemporains, aussi vite qu'il détruit des hectares de forêt, ruine la vie de milliers de personnes et épuise des centaines de sapeurs-pompiers. Comme si la lutte encore en cours contre les incendies titanesques qui ravagent nos paysages, avait pu être évitée grâce à l'achat de quelques canadairs supplémentaires, la suppression immédiate de l'aide à l'Ukraine ou encore la réduction draconienne de l'immigration.
En fait, plus j'avance dans mon parcours de citoyen, plus je suis convaincu que l'extrémisme, qu'il soit de gauche ou de droite, se réduit à une paresse intellectuelle qui se prend pour du courage. Notre époque manque de repères ? Pas de problème, les extrémistes en distribuent à la pelle. Ils ont une réponse à tout, une certitude sur chaque sujet et un coupable prêt à l'emploi pour le moindre problème. C'est un peu le service après-vente de la pensée simpliste : si la réalité ne rentre pas dans le slogan, tant pis pour la réalité.
Ce qui me fatigue, ce n'est pas qu'on défende des idées radicales. puisque tous les goûts sont dans la nature, même les plus nauséabonds. Non, c'est qu'on les emballe dans un papier cadeau appelé "bon sens". Comme si hurler plus fort transformait une approximation en vérité. Comme si remplacer un raisonnement par un bouc émissaire relevait soudain du courage politique.
Les partis qui prospèrent sur ces recettes connaissent leur métier. Ils vendent des émotions avant de vendre des programmes. La peur fait cliquer. La colère fait voter. L'indignation permanente fait oublier qu'il faudra bien, un jour, gouverner avec des faits plutôt qu'avec des slogans. Leur méthode est d'une constance admirable. D'abord, expliquer que tout va mal. Ensuite, désigner les responsables, toujours les mêmes ou presque. Enfin, promettre qu'un grand coup de balai réglera des décennies de problèmes.
L'extrémisme adore les réponses courtes parce qu'il redoute les questions longues. Il se nourrit de raccourcis, se méfie des nuances et traite le doute comme une faiblesse. Pourtant, douter n'est pas un signe de lâcheté ; c'est souvent le début de l'intelligence. Les certitudes, elles, sont confortables. Elles dispensent de réfléchir.
Celui qui m'inquiète le plus, ce n'est pas le militant convaincu. C'est le citoyen épuisé qui finit par croire que la démocratie est un obstacle et que la complexité est une arnaque. Celui qui tend l'oreille à ceux qui promettent des miracles, des solutions instantanées et des ennemis faciles à reconnaître. C'est séduisant comme tous les remèdes miracle. Jusqu'au moment où l'on découvre qu'ils soignent surtout les ambitions de ceux qui les vendent.
Je déteste les idées extrémistes parce qu'elles appauvrissent le débat public. Elles remplacent les arguments par des slogans, les faits par des fantasmes et les adversaires par des ennemis. Elles ne cherchent pas à convaincre, elles cherchent à diviser. Elles ne construisent pas une société, elles fabriquent des camps et des clans.
La démocratie n'a jamais promis d'être rapide, parfaite ou spectaculaire. Elle exige de la patience, de la contradiction et parfois même la modestie d'admettre que personne ne possède la vérité entière. C'est moins glamour que les prophètes de la politique, moins rentable que les marchands de colère, mais c'est ainsi que l'on évite de transformer les désaccords en fractures.
À choisir entre ceux qui prétendent avoir des réponses à tout et ceux qui acceptent de chercher des réponses ensemble, je choisirai toujours sans hésiter ces derniers. Les uns font beaucoup de bruit, les autres tentent d'agir sans cesse dans la discrétion, avec humilité... et humanité.
Elisabeth Spitz


Des bouts d'étoiles sont tombés dans le lac.
Peut-être pour apaiser les nuits des insomniaques.
Alors apparaît une étendue lumineuse et paradisiaque.
Quelques rêves abîmés pourront y voyager en kayak.
Des éclats de lumière, des reflets suspendus
Viennent colmater les fissures que l'on ne montre plus.
Des bouts de ciel sont tombés par milliers.
Qu'ils continuent ensemble à flotter, à scintiller
Sans jamais se perdre dans l'immensité.
À cet instant, j'ai envie de croire
Que tout ce qui ressemble au désespoir
Peut être recousu par la lumière,
Et que quelques étoiles imaginaires pourraient embellir l'Univers.
Pendant un moment les larmes solitaires du ciel ont recouvert
Ce monde amer d'une particule extraordinaire.
Freddy Schmidt

Colmar, Cloître des Dominicains





28 juillet 2026

Michel Spitz
27/7/2026

CHATEAU LA COSTE - AIX EN PROVENCE

Le domaine de Château La Coste est un lieu où l'art contemporain se mêle à la nature et à l'histoire pour offrir aux visiteurs une expérience unique. On ne peut s’empêcher de penser à l’image des « folies », constructions ludiques du XVIIIe siècle, pavillons que les aristocrates se faisaient construire dans le parc de leurs châteaux. Ces constructions, chefs d’œuvre architecturaux, souvent extravagants et somptueux, répondaient à un désir d'évasion onirique, de surprise et de mise en scène romantique de la nature.
Les architectes des pavillons d’exposition : Tadao Ando, Jean Nouvel, Frank Gehry, Richard Rogers, Renzo Piano, Oscar Niemeyer, pas moins de six lauréats du prix Pritzker, ont investi le domaine viticole du château La Coste. Entre vignes et pinède, le site provençal est devenu un terrain de jeu pour les grands noms de l'architecture. Sur 200 ha, la collection d'œuvres d'art et de constructions contemporaines qui s'y déploient depuis 2008 vient dialoguer avec le paysage.
L’architecte japonais Tadao Ando est à l’honneur avec entre autres le centre d’art regroupant les restaurants et le plan d’eau, structure en béton et verre munie de passerelles avec des formes simples et des volumes qui laissent place à la nature. Au sein du parcours, deux Origami Benches, ainsi qu’une chapelle rénovée et un pavillon dans le même esprit épuré. Pour lui, l’architecture « doit rester silencieuse et laisser la nature parler directement au travers du soleil et du vent ». Le pavillon en épicéa abrite quatre cubes de verre évoquant la préservation de l’environnement.
Les chais du vignoble sont de Jean Nouvel, une salle d’exposition semi-enterrée au milieu des vignes a été conçue par Renzo Piano. Un pavillon de musique doté d’une impressionnante charpente de bois est signé de Frank Gehry, l’architecte du musée Guggenheim de Bilbao et de la fondation Vuitton à Paris.
Il faut saluer les deux derniers pavillons avec comme point commun que ce sont des œuvres posthumes, l’une d’Oscar Niemeyer, le Brésilien architecte de Brasilia, l’autre de Richard Rogers, le Britannique coauteur avec Renzo Piano du Centre Pompidou à Paris. Les deux bâtiments illustrent ce qui a rendu célèbres leurs auteurs. Des lignes courbes et de la blancheur pour Niemeyer, une grande audace technique et une couleur vive pour Rogers. Son pavillon est une boîte en porte-à-faux au-dessus du vide, insérée dans une charpente métallique orange vif.
Kengo Kuma a apporté sa vision unique au Château La Coste avec Komorebi, une installation qui illustre parfaitement sa philosophie architecturale. Les œuvres ne sont pas simplement des objets d'art, mais des invitations à réfléchir, à ressentir et à se connecter à un niveau plus profond avec le monde qui nous entoure. Chacune de ces œuvres, à sa manière, enrichit le dialogue entre l'homme, la nature et l'architecture, faisant du Château La Coste un haut lieu de la créativité contemporaine.
C’est une Crouching Spider de Louise Bourgeois qui nous accueille, œuvre en bronze qui montre une araignée repliée sur elle-même au bord de l'eau, parfaitement à sa place dans ce paysage verdoyant. Yoko Ono a installé Wish Trees, une œuvre interactive qui invite les visiteurs à s'impliquer personnellement. Cette installation permet aux participants d'écrire leurs souhaits d’amour et de paix sur des morceaux de papier et de les accrocher aux branches des arbres.
Quelques œuvres marquantes installées au milieu des vignes et des oliviers, citons l’assemblage de blocs de pierre du peintre irlandais Sean Scully, des mobiles de Calder installé au milieu de l’eau, ou encore le chemin pavé de pierres du port de Marseille d’Ai Weiwei. Les pavés utilisés pour Ruyi Path proviennent du Port Autonome de Marseille et renvoient à une histoire locale : en utilisant les pierres de ce port, porte d'entrée majeure de l'Europe, l'artiste évoque la crise actuelle des réfugiés.
Photos © Michel Spitz