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15 mai 2026

Yves Hemedinger
15/5/2026

Il y’a urgence monsieur le Maire !
Je demande aux élus colmariens de se bouger pour sauver nos commerces.
Nous souhaitons une grande mobilisation en faveur du commerce en lien avec "Les Vitrines de Colmar" et l’ensemble des acteurs, cafetiers, restaurateurs, riverains etc.


Pernelle Richardot
14/5/2026

Commerces strasbourgeois : nous reprenons l’initiative !

Des vitrines vides. Des propriétaires et des foncières qui spéculent sur la vacance plutôt que de louer. Des loyers qui étranglent les indépendants. Des samedis qui ressemblent à des dimanches. 113 hectares de foncier économique perdus sur le mandat précédent. Des chiffres cachés. Et pour couronner le tout, un dialogue avec les professionnels jugé superflu.
Voilà le constat de l’attentisme politique.
L’attractivité de Strasbourg passe aussi par le dynamisme de son commerce, un commerce pluriel, capable de s’adapter et de créer une expérience positive de la ville, pour les Strasbourgeois comme pour ceux qui viennent nous rendre visite.
J’ai pris ma délégation avec une conviction simple : faire confiance aux acteurs, à celles et ceux qui se lèvent chaque matin avec l’amour de leur métier et de Strasbourg. Sauver le commerce indépendant, c’est sauver l’âme de cette ville. Quant aux enseignes en franchise, leur développement doit s’inscrire dans une logique cohérente et maîtrisée, au service du projet urbain.
Dès les premières semaines, j’ai demandé qu’on change de braquet, qu’on soit simples et clairs. Je suis allée écouter sur le terrain, commerçant après commerçant. Et ce travail d’écoute n’est pas terminé. J’ai fait déplacer des blocs de béton pour rendre les déambulations en ville plus agréables et plus fluides. J’ai agi et poussé pour débloquer des dossiers enlisés parfois depuis longtemps.
Une ville innovante et émancipatrice ne se contente pas de gérer l’existant : elle crée les conditions d’un commerce libre, vivant, ancré dans ses quartiers.
C’est dans cet esprit que j’ai demandé l’étude urgente de la mise en oeuvre d’une taxe sur la vacance commerciale, pour rééquilibrer le rapport de force entre indépendants et propriétaires. Un local commercial doit être occupé. Nous ne pouvons accepter que des comportements spéculatifs deviennent la norme. Nous devons aider bailleurs et commerçants à se rencontrer et à inscrire leurs projets dans la durée. Un travail fin, rue par rue, sur les vacances existantes est en cours. Dans le même temps, nous travaillons à un dispositif de support pour l’installation des commerces indépendants.
La Commission Café-Bar-Hôtellerie-Restauration sera réinstallée dès septembre, parce qu’on ne dissout pas les outils du dialogue.
Un COPIL spécial Commerce du centre-ville se tiendra fin juin pour construire ensemble une stratégie réellement efficace.
Et aux côtés de Nathalie Roos, nous travaillons en prise directe avec le monde économique via le Conseil métropolitain de l’économie, que Catherine Trautmann et Nathalie Roos lanceront officiellement le 9 juin, dans un esprit à la fois sérieux et offensif.
Je sais aussi que le commerce ne se redresse pas en silo.
Stationnement, terrasses, sécurité, propreté, culture, grands événements : tout concourt au même objectif : Rendre à Strasbourg son rang.
Je travaille avec l’ensemble de mes collègues, sans dogmatisme, sans posture, en mobilisant toutes les énergies.
Strasbourg mérite une ville qui inspire, qui attire, qui retient, une ville qui émancipe ses commerçants autant qu’elle innove pour ses habitants. Je suis déterminée à ce qu’elle le redevienne.

14 mai 2026

Yann Durrière

- 14/5/2026 - Cet après-midi, j’étais présent à l’inauguration de la @foireecobiodalsace , un rendez-vous incontournable qui se poursuivra tout au long du week-end.
Je tiens à remercier les producteurs, artisans, exposants et bénévoles présents, qui font vivre cette foire avec passion et mettent en avant nos terroirs, les circuits courts et une alimentation de qualité.
Mais je regrette profondément la politisation de cet événement avec la présence de certaines associations et médias très marqués idéologiquement à l’extrême gauche. Je pense sincèrement que la défense de l’environnement, du local et du bien-manger ne devrait pas être monopolisée par un camp politique.
L’écologie n’est pas la chasse gardée de la gauche. Ce sujet doit être transpartisan et chacun devrait pouvoir s’y retrouver, quelles que soient ses convictions politiques. Défendre nos paysages, notre agriculture locale, nos producteurs et notre cadre de vie concerne tous les Français.
Quand on voit la présence de la Cimade, d'Europe Écologie Les verts ou encore de SOS Méditerranée, on peut légitimement se demander pourquoi certaines sensibilités politiques auraient le droit d’être présentes… et pas les autres.
Alors pourquoi pas, l’année prochaine, un stand du Rassemblement national présentant nos propositions en matière d’écologie, de relocalisation, de protection de nos terres agricoles et de défense du patrimoine naturel ?
Peut-être faudrait-il, à l’avenir, accepter une véritable pluralité d’opinions… car je doute que certains accepteraient avec le même enthousiasme la présence de médias ou associations de droite.
Malgré cela, je souhaite une belle réussite à cette édition 2026 de la foire et un excellent week-end à tous les visiteurs.
Yves Hemedinger
13/5/2026

Surprise du chef (le maire de Colmar qui est aussi président de l’agglomération) après les élections, évidemment… !

12 mai 2026

Yves Hemedinger
12/5/2026

Alors que de nombreuses collectivités reviennent aujourd’hui sur l’extinction totale de l’éclairage public – dernier exemple en date : Strasbourg –, lors des dernières élections municipales notre équipe avait proposé une approche équilibrée et responsable : rétablir l’éclairage public la nuit tout en accélérant massivement le déploiement de l’éclairage LED afin de réduire la consommation énergétique et de diminuer fortement l’intensité lumineuse, sans jamais plonger nos rues dans l’obscurité.
Ainsi, nous pourrions assurer la sécurité, la tranquillité et la qualité de vie des Colmariens tout en répondant aux impératifs d’économies d’énergie et de protection de la biodiversité.
Nous demandons aujourd’hui au Maire de Colmar de bien vouloir mettre en œuvre cette politique.

11 mai 2026

Nathalie Aubert
11/5/2026

Encore une banque qui ferme au centre-ville de Colmar… Une de plus...
Je me désole de voir notre cœur de ville se vider progressivement de ses services de proximité et de ses habitants.
Les banques ferment, les distributeurs automatiques disparaissent, et les Colmariens doivent désormais quitter le centre-ville pour simplement retirer de l’argent.
Une véritable tristesse.
Pendant ce temps, rien n’est fait pour enrayer cette désertification commerciale et humaine.
Pourtant, des solutions existent.
Dans notre programme, nous proposions notamment de reprendre le dialogue avec les grandes enseignes et travailler à l'échelle de l'agglomération pour les inciter à venir au centre-ville. De favoriser l'implantation d'enseignes de téléphonie mobile ou encore de commerces de proximité.
De faciliter le stationnement avec une heure gratuite, ainsi que créer des petits parkings de proximité pour les personnes à mobilité réduite.
Notre groupe ne sera jamais dans le renoncement et sera force de propositions au sein du conseil municipal dans l’intérêt des Colmariens afin que soient étudiées des solutions.
Un centre-ville vivant ne peut pas survivre sans commerces, sans services et sans accessibilité.
Il est temps d’agir pour améliorer enfin le quotidien des Colmariens.

Photo Nicolas Pinot / DNA

10 mai 2026

Nathalie Aubert
9/5/2026


Mme Klinkert tente désormais de s'attribuer la paternité de la sortie de l'Alsace du Grand Est !
Je pense qu'il est temps de remettre l’église au milieu du village et lui rafraîchir la mémoire !
Sans le vote des députés du Rassemblement National à l’Assemblée nationale, ce texte n’aurait même pas pu être étudié.
Là encore, certains semblent avoir la mémoire courte.
Au Conseil régional, les seuls élus à avoir défendu clairement et constamment la sortie de l’Alsace du Grand Est sont les élus du groupe Rassemblement National et apparentés.
TOUS les autres groupes, des Républicains aux Écologistes, ont voté contre !
Notre première adjointe, qui siège elle-même au Conseil régional, a d’ailleurs voté POUR le maintien de l'Alsace au sein du Grand Est.
Le vieil adage prend ici tout son sens : "on n’est jamais mieux trahi que par ses amis".
Alors un peu de cohérence et surtout, arrêtons de mentir aux Alsaciens.
ceux-ci méritent mieux que des mensonges et des opérations de communication.

3 mai 2026

Yannick Lefrançois

- 3/5/2026 - Le Canon Français, association très à droite qui prône l’identité française par les produit locaux engloutis dans d’énormes banquets, vient à Colmar à la fin du mois. L’occasion pour le député LFI de Strasbourg Emmanuel Fernandes de faire parler de lui.

2 mai 2026

Nathalie Aubert
2/5/2026

J’invite Madame la 1ère adjointe à se référer à la définition de "l’extrême droite", terme qu’elle se complait à utiliser lors de nos débats.
Cette qualification ne correspond en rien à ce que nous sommes, et je la réfute avec la plus grande fermeté.
Je déplore qu’à défaut de répondre à nos questions sur le fond elle tente de faire diversion sur la forme.
Je suis très fière d’être élue du Rassemblement National, j’assume pleinement cet engagement et ne le renierai jamais !
Pour autant notre groupe d’élus se nomme "L’Alliance des Droites pour Colmar".
Je n’ai aucune leçon de fidélité à recevoir de quelqu’un qui change de parti au gré des opportunités, passant du centre à LR sans grande conviction.
La seule chose que nous avons d’extrême, c’est l’amour de la France.
C’est précisément cet attachement à notre nation, à ses traditions et à notre terroir et uniquement à ce titre, qui me conduira, avec un réel plaisir, à participer à l’organisation du prochain banquet alsacien par le Canon Français.
À bon entendeur...

1 mai 2026

Yann Durrière
29/4/2026

Conseil communautaire de Colmar Agglomération, consacré notamment au vote du compte administratif et du budget primitif


Le compte administratif traduit une gestion globalement saine et n’appelait pas de remarque particulière de notre part.
En revanche, j’ai posé une question précise sur les investissements liés aux aires d’accueil des gens du voyage :
349 000 € pour l’aire de grand passage et des crédits pour l’aire permanente près de l’aérodrome.
J’ai rappelé notre position : une opposition claire dans la configuration actuelle, tout en demandant où en étaient les deux conditions posées par Eric Straumann lors de sa réunion publique en réaction à notre sondage au sein du quartier des maraîchers : participation financière des autres intercommunalités et absence d’impact foncier. J'ai noté également que pour M. Straumann tous les participants à cette réunion publique étaient favorables à cette installation d'aire... Je vous laisse juger...
Réponse : à ce jour, ces conditions ne sont pas réunies. Le projet est donc en attente, même si une enveloppe reste prévue “au cas où”.
Concernant l’aire permanente, si les crédits servent bien à rénover l’existant, c’est une bonne chose et cela va dans le sens de ce que nous défendons.
Regrettable en revanche de voir que certains préfèrent caricaturer plutôt que répondre sur le fond. Ma question était technique, elle a été transformée en procès d’intention.
Et pendant ce temps-là… certaines oppositions brillent encore par leur silence.
Pour ma part, je continuerai à être présent, à travailler les dossiers et à poser les questions, simplement.

28 avril 2026

Olivier Roth

- 27/4/2026 - En ma qualité de conseiller municipal, j’ai alerté par écrit le Maire de Colmar Eric Straumann sur une problématique qui concerne chaque année de plus en plus de Colmariennes et de Colmariens : la prolifération des moustiques, et notamment du moustique tigre.
Au-delà de l’inconfort quotidien, c’est aussi une question de qualité de vie, voire de santé publique, qui mérite d’être prise au sérieux.
Au delà de la pédagogie à développer d’avantage, des solutions existent…
Plusieurs villes en France expérimentent déjà des méthodes innovantes, efficaces et respectueuses de l’environnement pour limiter durablement ce phénomène.
La technique de l’insecte stérile (TIS) permettant d’abaisser la prolifération de 60% la première année peut être une réelle révolution pour notre ville, voir notre agglomération !
À Colmar aussi, nous devons nous saisir de ces leviers pour améliorer concrètement le quotidien des habitants, notamment à l’approche de l’été.
Je resterai attentif aux suites données à cette démarche.

27 avril 2026

Yves Hemedinger


- 27/4/2026 - Le rôle des sénateurs est d’être les représentants et donc les défenseurs des élus de leur territoire.
Vous connaissez mon attachement profond à ce que l’Alsace redevienne une région à part entière. C’est dans cet esprit que j’ai tenu à saluer les députés alsaciens qui ont su dépasser les clivages partisans pour se rassembler autour de l’essentiel et obtenir le vote de cette loi.
Mais une étape décisive reste à franchir : pour que ce texte adopté à l’Assemblée nationale devienne pleinement une loi de la République, le Sénat doit désormais prendre ses responsabilités. J’attends des sénateurs alsaciens qu’ils fassent preuve de la même détermination et du même sens de l’intérêt général. Leur mandat les engage : ils sont les garants de la voix des territoires et doivent porter avec force les attentes de nos collectivités.
Il leur appartient d’obtenir, sans délai, l’inscription de ce texte à l’ordre du jour du Sénat. Cette échéance doit intervenir avant l’été ou, au plus tard, dans la foulée des élections sénatoriales prévues à la fin du mois de septembre.
Chacun comprendra que l’issue de ce dossier aura des conséquences politiques directes, y compris sur le terrain électoral.
J’y serai très attentif et pleinement mobilisé sur ce sujet et je ne manquerai pas d’y revenir.

25 avril 2026

Benoît Kuhn / https://alsace.news/
avril 2026

Les arguments contre la sortie de l’Alsace du Grand Est

Synthèse des arguments utilisés contre la proposition de loi pour une Collectivité unique d’Alsace. Et les leçons à tirer de ce débat parlementaire des 7 et 8 avril 2026.

Parmi les députés alsaciens, la centriste Louise Morel et le socialiste Thierry Sother se sont montrés particulièrement opposés, voire virulent (Sother) , avec en soutien Emmanuel Fernandes (LFI) et Sandra Regol (Écologistes). Certes, tous les députés de gauche – plus beaucoup de députés centristes lorrains et champenois- se sont déclarés insatisfaits de la fusion des régions en 2015, tous sont pour plus de décentralisation, mais la proposition présentée n’a pas trouvé grâce à leurs yeux, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le député socialiste Thierry Sother, opposant virulent à la sortie de l’Alsace du Grand Est, à l’Assemblée nationale le 8 avril 2026

Les arguments des opposants lors du débat parlementaire

• Une réforme des régions doit se faire à l’échelle nationale, pas juste pour une région.
Pour le député LFI de Strasbourg Emmanuel Fernandes, ce doit être l’œuvre d’une Assemblée constituante qui bâtira une VIème République basée sur les communes et départements (refrain commun avec le RN). Pour les socialistes et les écologistes, on attend toujours une vision, un projet.

• Pas de différentiation territoriale, c’est contraire à l’unité de la Nation, une collectivité unique, c’est du séparatisme.
Vieux refrain jacobin, pour qui unité et égalité riment forcément avec uniformité. L’idée que les territoires sont divers et que respecter cette complexité puisse entrainer des solutions différentes est un anathème pour les jacobins de gauche (LFI, socialistes) comme de droite (voir les tribunes dans les médias jacobins et souverainistes : « Franc Tireur » , etc.). Réponses apportées par les soutiens du texte : il s’agit de revenir à la situation d’avant 2015, et personne ne parlait alors de séparatisme alsacien ; Paris et Lyon ont aussi un statut spécial conjuguant deux niveaux de compétences (commune + département) sans qu’il y ait séparatisme ; traiter les Alsaciens de séparatistes, c’est les insulter dans leur patriotisme.

• Il y a plus important et plus urgent : prix des carburants, inflation, etc.
Un argument de mauvaise foi, mais souvent avancé, notamment par Emmanuel Fernandes. On ne voit pas en quoi un progrès dans la gestion de collectivités territoriales nuirait au pouvoir d’achat des Français, au contraire. Et s’il faut arrêter de gérer le pays chaque fois qu’il y a une crise dans le monde, il n’y a même plus besoin d’élire des députés…

• C’est du bricolage, il n’y a pas eu d’étude d’impact
Exact. Le rapporteur Jean-René Cazeneuve a rappelé qu’en effet, cela manquait, mais qu’une proposition de loi, n’émanant pas du gouvernement mais des députés, ne peut faire d’étude d’impact préalable faute de moyens, et que le gouvernement s’était engagé à mettre en place une mission d’études à la suite du vote pour traiter ces aspects économiques. Il a aussi rappelé que la loi de 2015 avait promis 11 milliards € d’économies, et que le résultat avait été… 11 milliards € d’augmentation des dépenses de fonctionnement des régions, soit +40%.

• Egoïsme territorial des Alsaciens
En clair : « Salauds d’Alsaciens riches qui ne veulent plus payer pour les Lorrains et les Champenois ». Le député breton Paul Molac a fourni la réponse idoine : « C’est à l’Etat de mettre en place une péréquation entre régions »… avec transparence et sur des critères bien définis ajouterons-nous, cad le contraire des manœuvres en coulisses du Conseil régional du Grand Est.

• Pas de consultation des autres parties intéressées (Lorrains et Champenois), reproche accompagné d’une demande de référendum à mener sur tout le périmètre du Grand Est.
Exact, mais rappelons que Franck Leroy, président du Grand Est, prétend régulièrement (même après le vote du 8 avril 2026) que la question alsacienne n’existe pas, personne ne lui en parle jamais : comment le consulter sur quelque chose qui n’existe pas… Disons le plus crument : l’expérience du retour d’une Ligue alsacienne de football, retour autorisé par la loi de 2019, souhaité par plus de 90% des clubs alsaciens mais bloqué en 2024 par le vote des autres clubs du Grand Est, montre que l’obstruction en Lorraine et Champagne ne cessera que quand la loi de sortie de l’Alsace du Grand Est sera effective. Alors seulement voudront-ils discuter des modalités d’une dé-fusion des régions.
La députée alsacienne Louise Morel est allée jusqu’à rappeler le fort taux d’abstention (70%) lors des dernières élections départementales pour délégitimiser la Collectivité européenne d’Alsace et justifier le besoin de référendum… Le rapporteur lui a rappelé que ce taux s’appliquait aussi aux élections régionales tenues le même jour et que, justement, cela témoignait du désintérêt des Alsaciennes pour la structure actuelle.

La députée centriste alsacienne Louise Morel s’est jointe à la gauche en déposant des amendements contre la sortie de l’Alsace et en votant finalement contre

Les leçons politiques à tirer de ces échanges

Première leçon : les partis de gauche, plus la députée centriste alsacienne Louise Morel, se sont violemment opposés à ce projet de loi, avec mauvaise foi et parfois avec des qualificatifs outranciers voire injurieux vis-à-vis des Alsaciens. A garder en mémoire pour les élections de 2027.

Deuxième leçon : les partis centristes du « socle commun » (ex-macronistes) se sont divisés sur le sujet. « Ensemble pour la République », groupe de Brigitte Klinkert, était moteur, avec notamment l’appui prononcé de son président Gabriel Attal : « Il faut déparisianiser la France (…) C’est un moment historique pour les territoires. » a-t-il conclu juste avant le vote. Les esprits chagrins diront qu’il se positionne en vue des futures présidentielles. Oui, et alors ? Il n’y a pas de mal à se faire du bien en faisant du bien à l’Alsace…

Le groupe Horizons (parti de Franck Leroy, président du Grand Est) a fait la moue, déplorant les conséquences pour le Grand Est, mais a laissé liberté de vote à ses députés. A remarquer le silence assourdissant sur ce sujet d’Edouard Philippe, certes non-député (il est maire du Havre), mais néanmoins leader du parti Horizons : une stratégie du silence différente de celle de Gabriel Attal pour les échéances 2027. Le groupe des LR non plus n’a pas pris position, Patrick Hetzel s’exprimant à titre personnel en conclusion du débat.

Le porte-parole du groupe « Démocrates » (cad le Modem de François Bayrou) a annoncé qu’ils ne voteraient pas pour, ils auraient voulu demander l’avis du Conseil régional du Grand Est ainsi que celui du Comité du massif vosgien… Une position défendue auparavant par leur députée Louise Morel, au milieu de nombreux autres amendements dilatoires qu’elle proposait pour retarder la mise en place d’une région Alsace. Dommage que le Modem n’ait pas plus écouté son autre député alsacien Hubert Ott, très actif en défense de le proposition de loi.

Troisième leçon : le Rassemblement National et son allié UDR (le parti d’Eric Ciotti) ont brillamment tiré leur épingle du jeu. Initialement tenus à l’écart de cette proposition (rappelons-nous leur réaction initiale mi-figue, mi-raisin au mois de mars), ils se sont vite adaptés. Emmenés par Laurent Jacobelli, porte- parole du parti et leader du RN dans le Grand Est, et par Théo Bernhardt, le jeune député de Wissembourg, ils ont soutenu l’initiative en rappelant la promesse de Marine Le Pen dès 2017 de sortir l’Alsace du Grand Est. Et se promettent d’étendre cet « Asacexit » aux régions Lorraine et Champagne-Ardennes dès 2027.

Le RN a néanmoins causé un problème d’application de cette loi en rejetant avec la gauche un amendement gouvernemental qui aurait permis de régler par ordonnances les problèmes pratiques (répartition des immeubles, du personnel, etc.) de dé-fusion de l’Alsace du Grand Est. « Pas question de faire un chèque en blanc au gouvernement » s’est justifié Jacobelli, il faudra donc rediscuter le sujet lors du retour de la loi du Sénat. Ils se sont montrés plus souples sur le mode de scrutin de la future Collectivité d’Alsace, acceptant même de discuter avec le rapporteur d’un scrutin mixte mêlant scrutin d’arrondissement (comme pour un département) et scrutin de liste, cad proportionnel (comme pour la région). A suivre…

Finissons sur une note optimiste avec les propos du député breton Paul Molac à la fin du débat : « On a eu des caricatures des Alsaciens dans ce débat (ndlr – du député Sother notamment). Cette loi répond à une demande des Alsaciens. Les Alsaciens veulent être ensemble et ont le droit à leur collectivité. La reconnaissance des peuples fait partie des Droits de l’Homme, c’est ce qu’on a oublié en France. L’État central ne fait pas son boulot. »
Nathalie Aubert
24/4/2026


Je suis intervenue en conseil municipal sur le rapport du budget primitif.
Ce budget 2026 pour Colmar est techniquement solide, mais il manque clairement d’ambition sur l’essentiel.
Aujourd’hui, les priorités des habitants sont connues : sécurité, pouvoir d’achat et logement.
Pourtant, les moyens ne sont pas à la hauteur.
Moins de 1 % du budget est consacré à la sécurité, avec des choix qui relèvent davantage du symbole que d’une véritable stratégie.
Deux policiers en plus, c’est du saupoudrage, ce n’est pas suffisant face aux réalités du terrain.
Le pouvoir d’achat est traité de manière trop marginale, sans mesures concrètes et structurantes pour les familles, les actifs ou les retraités.
Quant au logement, il reste largement sous-priorisé, alors même que l’accès devient de plus en plus difficile.
Nous pensons qu’il est possible de faire autrement : agir sur les tarifs des services publics, soutenir les familles, renforcer une police de proximité, et faire du logement une vraie priorité.
Colmar doit rester une ville où l’on peut vivre, travailler, se loger et construire son avenir.
Nous ne demandons pas de dépenser plus, mais de dépenser mieux.
Nous avons voté contre ce budget qui n’est pas adapté aux besoins des Colmariens.

24 avril 2026



Maintenir la pression

- 24/4/2026 - Les débats sur la proposition de loi de sortie de l’Alsace du Grand Est ont montré la faiblesse des arguments des opposants à une région Alsace (voir article suivant). Que ce soit à l’Assemblée nationale le 7 et 8 avril ou encore dimanche dernier sur FR3 Alsace, presque personne, même chez les socialistes, ne défend le mérite de la réforme de 2015 ayant créé les grandes régions.

Faute d’arguments, on essaie alors de faire peur avec de grands mots: déstabilisation, chaos institutionnel, etc. Comme si revenir à la situation régionale d’avant 2015 était un saut dans l’inconnu… Pour faire bonne mesure, certains rajoutent les injures habituelles pour intimider les Alsaciens : égoïstes, séparatistes, nazis (« un repli identitaire qui rappelle les heures sombres de notre histoire » a osé déclarer Franck Leroy, président le la région Grand Est).

« Keep calm and carry on » comme disent les Britanniques. Car le passage de cette proposition de loi en première lecture à l’Assemblée n’est que la première étape d’un long parcours. On peut faire confiance aux opposants, dont les députés de gauche ainsi que la députée (anti-)alsacienne Louise Morel, pour mettre des bâtons dans les roues à toutes les étapes de ce parcours. Objectif : gagner du temps pour que cette loi ne soit pas encore applicable pour les prochaines élections régionales de 2028. On repartirait alors pour six années supplémentaires de Grand Est… sauf si une nouvelle majorité parlementaire en votait la dissolution après 2027. Pour ne pas dépendre d’un tel aléas politique, nos parlementaires poursuivent déjà leur lobbying pour inscrire leur proposition au calendrier du Sénat. Et ils auront besoin de notre soutien actif et aussi démonstratif que possible : la pression de l’opinion publique est le seul levier auquel est sensible la classe politique française.

Benoît Kuhn
Éditeur

23 avril 2026

Colmar - Conseil municipal du 23 avril 2026

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21 avril 2026

Yann Durrière

- 20/4/2026 - En tant que conseiller municipal, mon rôle est aussi de contrôler l’action municipale et de m’assurer que les dispositifs votés sont réellement appliqués.
Dans ce cadre, j’ai souhaité m’intéresser au Conseil pour les Droits et Devoirs des Familles (CDDF), un outil important destiné à :
- accompagner les familles en difficulté,
- prévenir la délinquance,
- et renforcer l’autorité parentale.
Ce conseil existe à Colmar depuis 2012.
Une situation qui interroge :
Pourquoi ce dispositif reste-t-il aussi peu visible ?
Fonctionne-t-il réellement aujourd’hui ?
Pourquoi certains ont proposé également de le créer durant leur campagne… alors qu’ils ont eux-mêmes voté sa création ?
J’ai donc adressé une question écrite au Maire afin d’obtenir des réponses précises :
- nombre de réunions,
- familles accompagnées,
- résultats concrets,
- moyens mobilisés,
- et surtout : ce dispositif est-il encore actif aujourd’hui ?
Parce que ces sujets sont essentiels pour la sécurité et l’accompagnement des familles,
Parce que les Colmariens ont droit à des réponses claires,
Je continuerai à exercer pleinement mon rôle.
Colmar mérite transparence et efficacité.

Ville de Colmar

Conseil municipal

La prochaine séance du Conseil municipal de la Ville de Colmar se déroulera le jeudi 23 avril à 18h30 dans la salle du Conseil municipal de la Mairie.
⇨ Une retransmission en direct sera assurée sur https://www.colmar.fr/ ainsi que sur TV7 Colmar.

16 avril 2026

Stephane Jordan
15/4/2026
DNA du 15/4/2026 - Des casques ont été distribués aux élèves de CM1/CM2 de l’agglomération colmarienne, comme ici à l’école Brant. Photo archives Hervé Kielwasser

Une chose importante à savoir au sujet de l’achat de ces casques, c’est qu’ils ont été commandés chez Decathlon Pro en ligne pour un montant de 36 000 € quand, en même temps à Colmar, 2 magasins de vélos mettaient la clé sous la porte… le maire a dit avoir procédé à des devis, c’est faux ! Par ailleurs aucun vendeur d’accessoires et magasins de vélos de Colmar et environs n’a été consulté ! Alors que certains m’ont confirmé qu’ils auraient même pu faire moins cher ! Et après ça, on vient vous parler de commerce local…
ALTERNATIVE ALSACIENNE S'LÌNKA ELSÀSS et l’ UNION LOCALE DE LA CONFÉDÉRATION GÉNÉRALE DU TRAVAIL DE COLMAR

Après-midi portes ouvertes
samedi 18 avril 2026

Maison des Syndicats de Colmar
13 rue Turenne

Programme

- 14h00 : Accueil du public et petite buvette.

- 14h30 : Présentation de M. Richard WEISS : "Le bilinguisme, un patrimoine alsacien en commun" (durée : 30 minutes).

- 15h00 : « Albert SCHWEITZER, Psychopathologie du nationalisme. » Une lecture à deux voix, d'après un texte établi, traduit et présenté par Jean-Paul SORG, entrecoupée d’intermèdes musicaux. Par Mme Aline MARTIN et M. Flavien ANCELY-FREY (durée : 1h00).

- 16h00 : (atelier) La lutte contre le harcèlement et les violences sexuelles et sexistes en milieu professionnel, par l’union locale colmarienne de la Confédération Générale du Travail CGT (durée : 30 minutes).

- 16h30 : (atelier) Riposter au discours des extrême droites et des droites extrêmes en Alsace, par l’union locale colmarienne de la Confédération Générale du Travail CGT (durée : 30 minutes).

- 17h00 : Le rôle de la presse de gauche en région : l'exemple du journal l’ Humanité en Alsace, par M. Maurice CIALDELLA de la section du Parti Communiste Français de Colmar avec le soutien des Ami(e)s de l’Humanité 68 (durée : 30 minutes).

- 18h00 : Fin de l'évènement.

Yann Durrière
14/4/2026

Ce soir, en conseil communautaire de Colmar Agglomération, j’ai posé une question simple : qu’est-ce qui justifie une telle augmentation des indemnités ?
Les chiffres sont clairs.
En 2020, l’indemnité du Président était de 1 711 €.
Elle passe aujourd’hui à 5 960 €, soit une augmentation de + 4 248 € par mois.
Chacun appréciera.
La réponse apportée ?
Il s’agirait de taux « habituels » et « de rigueur ».
Pourtant, en 2020, ces taux avaient volontairement été fixés bien en dessous du maximum légal. Ce n’était donc ni une habitude, ni une obligation.
Autre argument avancé : l’écrêtement des indemnités.
Je connais parfaitement ce mécanisme. Il plafonne le montant réellement perçu.
Mais alors une question demeure, simple et de bon sens : si cela ne change rien au montant effectivement perçu, pourquoi augmenter les taux ?
Cette question n’a pas reçu de réponse.
Ce débat ne relève pas de la polémique.
Il touche à quelque chose de plus important : la cohérence et l’exemplarité dans l’utilisation de l’argent public.
Dans un contexte où chacun doit faire des efforts,
où nos collectivités sont appelées à la rigueur,
nous devons être capables d’expliquer clairement nos décisions.
C’est une question de respect envers les habitants de Colmar Agglomération.
Je continuerai à poser ces questions, avec sérieux et responsabilité.