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14 mai 2026

Elisabeth Spitz


Pour exprimer les rêves, le ton est toujours ému.
Parfois murmuré comme des mots, parfois confus.
Les rêves peuvent ouvrir des horizons inconnus.
Alors, les laisser vivre sur une page légère
Les serrer contre soi et fermer les paupières.
Dans l’ombre leur accorder cette part de lumière.
Convoquer les souvenirs et même les étoiles perdues.
Rêver encore plus fort pour que l’espérance ne soit plus retenue.

10 mai 2026

Elisabeth Spitz


Le regard du photographe est une forme rare de clairvoyance sensible.
Il ne se contente pas de voir : il regarde, il devine, effleure et révèle ce qui échappe au visible.
Il traverse les apparences pour atteindre cette part secrète où l'être se dévoile.
Dans la délicatesse d'une lumière, le frémissement d'un silence, ou la vérité d'un regard, l'artiste sublime une présence.

7 mai 2026

Elisabeth Spitz


Parfois on penche dans le vide comme cette rose.
Sur la gouttière froide, elle fait une pause.
Elle tient dans cet instant fragile
Où le souffle du monde la rend fébrile.
La pluie insistante ce soir ne peut la sauver.
Comme certaines certitudes qui se mettent à céder.
Nous sommes souvent aussi posés sur des équilibres
Avec le vide sous nos pas qui nous rend moins libres.
Ce n’est pas toujours le vent violent qui nous emporte
Mais une accumulation de gouttes qui nous déporte.
Comme un glissement invisible, une fatigue silencieuse.
Presque imperceptible, la chute sera malheureuse.
Parfois comme la rose, on ne se débat pas.
On penche, on cède, on tombe très bas.
Dans sa chute il y a une forme de vérité.
Tout ce qui s’élève trop haut et seul perd le sens de la gravité.
Même brisée sur les graviers, la rose garde sa beauté.
La beauté ne réside-t-elle pas dans l’équilibre au final ?
Ou peut-être dans la manière dont on accepte de la perdre même si ça fait mal ?

26 avril 2026

Elisabeth Spitz


Se rendre compte que le silence
Est tout aussi bavard que les gens qui pensent.
Admirer le vent qui danse
Et se taire au milieu de l’errance.
S’étonner de sourire aux champs de blé
Et se confier aux fleurs fanées.
Résister, désobéir mais choisir le beau.
Se pencher encore un peu plus haut
Sur le rebord de la vie.
Écouter les saisons plutôt que les cris.
On peut se raconter des histoires
Attendre les confidences du soir
Mais souvent celle qui console dans le noir
C’est la poésie.

24 avril 2026

Elisabeth Spitz

Il y a des surprises qui bouleversent, traversent et renversent le cœur.
Comme un souffle chargé de douceur.
Mon plus beau cadeau au bord de l’eau.
Un trésor déposé là, tout en échos.
Un cœur dessiné sur le sable comme un secret murmuré à la mer.
L’écume caressera longtemps cette lumière.
Les vagues effaceront cette empreinte au lever du jour;
Le vent dispersera ses contours;
Le temps emportera l’instant
Mais jamais il n’effacera le souvenir de ce moment.
Une trace indélébile , précieuse, lumineuse.

21 avril 2026

Elisabeth Spitz

Dans « l’Antichambre du silence », Roland Huesca fait résonner chaque seconde comme une ode à la vie. Cette vie s'accroche comme elle peut avec fragilité, force, illusions. Un triptyque qui, face à la mort s‘installe sensiblement. Les êtres chers vont peu à peu se reposer dans le silence. Mais, avant que la mort arrache les câbles de la vie, l'auteur nous murmure comment rester debout et pourquoi certaines choses vacillent à jamais. Les objets, les souvenirs, les silences sont chargés d'une densité nouvelle, les mots sont habités et se dirigent là où les émotions ne trichent plus. Roland Huesca rappelle avec délicatesse les traces invisibles déposées par la vie. Lorsqu'elle disparaît, la mort emporte avec elle une part de nous, de notre histoire, une version de nous-même qui ne sera jamais plus la même. Avec la disparition d'un père, d'une mère, d'un frère, c'est un bout de soi qui s'endort, un monde qui se referme. Et pourtant, au milieu de cette douleur, une lumière éternelle, celle de l'amour, car aimer laisse cette immortalité au fond de nous. Une manière de rechercher la beauté dans les promesses du vent, dans les parfums de la nuit, dans chaque contour de solitude. C'est infini. Roland Huesca converse avec sa propre déshérence. Il avance sur la ligne fragile où se rencontrent l'attachement aux évidences rassurantes et la vérité des incohérences. Entre ce que l'on croyait solide et ce qui vacille, il frôle les failles du réel avec une lucidité sensible, portant dans ses mots la blessure de ce qui se défait. Le deuil ne ferme pas les portes, il est au contraire, une ouverture sur nos propres limites, une manière de ressentir autrement la présence des absents. Simplement, ces absents changent de demeure, habitent nos pensées, nos élans, nos faiblesses. Ils deviennent une chambre intérieure où le silence lui-même parle encore. Ce livre magnifique laisse un immense espoir : nous ne perdons jamais complètement quelqu'un que nous avons aimé. Nous continuons intérieurement à le porter autrement.
L’écriture, aussi fluide que le courant naturel d'une rivière, emporte avec elle ses plus belles pensées, celles qui partent ensuite très loin et continuent de flotter. Une poésie innée qui vous renverse le cœur et vous fait monter les larmes aux yeux. Et des mots que j'aurais beaucoup aimé écrire : « Le boulevard des allongés, là où les âmes romantiques s'étendent la nuit pour se confier aux étoiles … Je veux me laisser happer par ces flux de vie, en ressentir les souffles, les pulsations, les vibrations, les capter comme des espoirs sans destin, mais des espoirs jamais vains. » L'accompagnement avant la mort est ce temps où le cœur ne peut plus demeurer à distance. S’il vient parfois tard, après tant de silences et d’évitements, quand il apparaît, il est pleinement présent. C’est dans cette présence nue, fragile et essentielle, où il n'y a plus rien à prouver, seulement à aimer, aimer encore et encore. Avec une profondeur impressionnante, Roland Huesca retire les rêves illusoires pour nous emmener ailleurs, pour mieux percevoir. Les voix, les regards, les sourires même un peu dépouillés existent autrement avec une beauté nouvelle, troublante. Une impression que quelque chose de vivant restera sans retenue avec cette force d'exister autrement, peut-être même par-delà la mort.
Oui, un livre aussi beau qu'émouvant.

8 avril 2026

Elisabeth Spitz


Des mots glacés par des voix usées,
Des parfums imbibés de souvenirs rouillés,
Des mots qui se penchent en tremblant
Pour être admirés un instant.
Des regards qu’on aurait dû imprimer
Avant que tout s’évapore en fumée.
Jamais la vie ne doit se négocier.
Jusqu’au bord des larmes,
Le cœur fait du vacarme.
Jusqu’au dernier souffle
L’écouter avant que la vie s’essouffle.

30 mars 2026

Elisabeth Spitz
27/3/2026

CÉZANNE, la lumière en fragments et l’âme des paysages

Pour la première fois, la Fondation Beyeler ouvre un espace entier à Paul Cézanne, non pas pour le raconter, mais pour le laisser apparaître.
Du 25 janvier au 25 mai 2026, l’exposition se concentre sur ses dernières années, là où tout devient plus essentiel, presque à nu.
Les visages se ferment et s’illuminent à la fois. « Le jardinier Vallier », les corps des baigneurs « Sept baigneurs » vers 1900 s’abandonnent dans une paix fragile. En abordant ces compositions, il se propose de relier les épaules des collines aux courbes des femmes, il cherche à mieux traduire combien la vie est une, combien il se sent intégré à la nature, à l’univers. Les paysages de Provence vibrent d’une intensité sourde.
Et toujours, comme un souffle obstiné, la Montagne Sainte-Victoire revient regardée, reprise, transformée jusqu’à devenir plus qu’un motif : une présence. Une ampleur, une sérénité, d’un lyrisme touchant comme si la main, d’instinct, trouvait sans hésitation ce qu’elle avait à exécuter.
Dans son atelier du Sud, Cézanne cherche sans relâche. « Rochers près des grottes au-dessus du Château Noir » est une œuvre que Cézanne réalise vers la fin de sa vie sur un domaine près d’Aix-en- Provence. Elle a longtemps fait partie de la collection de l’artiste Henri Matisse, qui voyait en Cézanne un modèle. Entre la couleur et la lumière, entre la forme et l’instable, il construit un langage nouveau, un équilibre précaire, vivant, presque secret.
Dans ses toiles, le temps semble aboli et, en les contemplant, l’impression de toucher à l’intemporel, quelque chose d’extrêmement vivant, presque impérissable.
De merveilleux effets de transparence, une fluidité, une légèreté, une liberté qui palpite, une vie frémissante qui se ressent dans ses aquarelles avec des toiles plus abstraites.
Face à ces œuvres, quelque chose se déplace en nous.
Une émotion lente, profonde, presque silencieuse.
Le génie de Cézanne ne s’impose pas, il infuse. Il réside dans cette manière unique de faire vibrer le réel, de le déconstruire pour mieux le révéler, jusqu’à toucher en nous une vérité fragile, essentielle.
Réunissant près de 80 œuvres venues d’horizons multiples, cette exposition ne montre pas seulement un peintre au sommet de son art. Elle révèle une quête. Une tension. Une manière d’habiter le monde. Cézanne n’a cessé de creuser en lui, attentif à capter ses sensations, à les traduire avec un maximum d’exigence et de sensibilité, un chercheur d’absolu.
Et l’on comprend, peut-être, ce que Pablo Picasso voulait dire en murmurant : « notre père à tous ».















21 mars 2026

Elisabeth Spitz


J'aime l'écriture profondément, elle est un refuge, une manière de retenir le monde.
Mais vivre la dépasse encore, parce que rien ne remplace ce qui palpite hors des mots.
Les phrases peuvent attendre, les instants, eux, ne reviennent pas.
Alors n'oublions pas de vivre, vraiment, d’aimer intensément.
Car même les plus beaux textes ne vaudront jamais ce que l'on n'aura pas osé éprouver.

18 mars 2026

Elisabeth Spitz
18/3/2026

Benjamin Biolay au PMC de Strasbourg, un magnifique concert !
 

Et quand la dernière note s'achève, elle ne disparaît pas vraiment, elle reste là, suspendue, dans l'air et dans la poitrine, comme un souvenir qui refuse de partir.
Une musique où la nuit ne tombe jamais tout à fait, elle s'étire, douce et lasse, sur les toits d'une ville qui ne dort qu'à moitié.
Les rues у brillent comme des souvenirs mouillés, et les réverbères éclairent des histoires déjà finies.
On y aime avec élégance, sans jamais vraiment guérir.
Les cœurs battent derrière des chemises impeccables, mais sous le tissu, tout tremble un peu.
Les mots sont forts, parfois retenus, comme s'ils risquaient de briser ce qu'il reste encore debout.
Chez lui, la mélancolie a le goût d'un dernier verre, des mots qui parlent de ces départs qui ne font pas de bruit. Il y a dans sa musique et sa voix une grâce fragile comme un pas de danse au bord de la chute, un sourire juste avant l'aveu. Une émotion où tout semble suspendu comme une brume douce. Une musique habitée, habillée et parfumée !

14 mars 2026

Elisabeth Spitz

Catherine Pierrat : exposition « Femme à Colmar » à Quartz

- 14/3/2026 - Dans le regard de Catherine chaque visage raconte une histoire. Photographe sensible et attentive, elle ne se contente pas de capturer une image. Elle cherche l'âme, le parcours, l'élan intime qui habite celles et ceux qu'elle photographie.
Dans son travail autour des Femmes de Sport de l'Office Municipal des Sports de Colmar, elle révèle des athlètes, des femmes engagées, des trajectoires de vie, des forces discrètes et inspirantes.
Mais le regard de Catherine Pierrat ne s'arrête pas à l'objectif.
Elle a eu l'audace de franchir le pas, transformer un chemin de vie en terrain de création.
Ses mains explorent aujourd'hui d'autres matières : la toile, l'encre de Chine, le bois. Sur une pièce brute, dans la fluidité d'un trait noir ou dans les couleurs déposées sur la toile. Son travail dialogue avec la matière, le bois , pommes de pin, feuilles, peinture, encre de chine, résine.
Chez elle, l'image devient matière, et la matière devient récit.
Cette démarche artistique, sincère et multiple, se découvre aujourd'hui à Quartz à Colmar jusqu’au 18 avril.







8 mars 2026

Elisabeth Spitz
8/3/2026

Journée internationale des droits des femmes

« Femmes au pluriel »
Diversité essentielle.

Âmes au creux des blessures. Femmes sous toutes les coutures.
Tant de manières de montrer qu'elles assument, revendiquent, assurent.
Maquillées, entaillées, chagrinées, passionnées, handicapées, engagées, bousculées, diminuées... Elles provoquent des évolutions, donnent naissance à des révolutions, enfantent des vocations à prendre en considération.
Tant d'efforts pour accéder avec égalité et justesse à l'émancipation.
Peu importe les couleurs, les coutumes, les âges, les disgrâces, les origines, chaque cœur féminin mérite une déclaration, une intention.
Certaines ont cherché loin l'absolu pour réveiller les consciences. Parfois aux antipodes d'une réalité complexe, elles croient au voyage espéré, tracé, ou dessiné par les convictions, celui qui permet de franchir certains précipices, non sans peur, mais avec détermination.
Femme enfant, mère, sœur, fille, épouse, muse, inspiratrice, protectrice, nourrice...
Les deux Simone Weil et Veil, Marie Curie, Frida Kahlo, Marguerite Yourcenar, Niki de Saint Phalle et toutes les autres...
Hommage aussi précieux que la mémoire des étoiles.
Admiration par le silence, les cris, le regard pour qu'il ne soit jamais trop tard.
Gratitude à celles qui sont dans l'ombre et à celles qui mettent des reflets dans les ombres.
À celles qui osent avec le cœur. À celles qui dénoncent avec force les aveuglements. À celles qui osent se sentir libres. À celles qui s'affranchissent du goût de l'impossible.
Par respect et amour pour toutes nos sœurs de la terre, pourquoi le 8 mars ne serait-il pas aujourd'hui encore.

7 mars 2026

Elisabeth Spitz


Osons des rêves en pagaille,
avec le vent sur la paille.
Suivre le chemin sur l’autorail. Oublier les détails.
Aimer la lumière qui laisse sur le soir un éclat de corail.
Aimer la douceur et ses failles, il n’y a que ça qui vaille lorsque le monde déraille .
L’attirail pour les batailles laissera de profondes cisailles.
Au fond de l’océan le soleil s’éteint calmement dans une poussière sans destin.

6 mars 2026

Elisabeth Spitz


- 5/3/2026 - Le cinéma avec son regard, sa lumière et ses secrets a souri aux rêves, a porté avec force l’envie d’y croire.
« Une histoire de cinéma » à la Comédie de Colmar est une pièce lumineuse avec l’énergie des promesses qui refusent de mourir. La présence de Louis Daguerre, Méliès, Edison, les frères Lumière, Alice Guy, Godard, la nouvelle vague, Audiard…
Un moment captivant, éclairant, émouvant qui met avec ses fabuleux comédiens le 7ème art sur un piédestal.
Un grand bravo à Emilie Capliez pour la mise en scène et aux remarquables comédiens de l'École de la Comédie de Saint-Étienne.

24 février 2026

Elisabeth Spitz


Dans le silence du noir et blanc, un souvenir respire dans le flou et le vent.
C’est la même femme, la même âme.
Sur elle le cuir n’est pas une armure, juste des coutures qui retiennent les fissures.
Il y a eu la traversée des saisons, le temps des doutes et des nuits sous tension, les matins où l’on se recolle doucement.
Le flou n’efface rien, il caresse doucement,
il enveloppe avec tendresse sans jugement.
Un miroir, entre les deux, un fil invisible qui rend l’impossible accessible, qui relie chaque version de nous même comme ces mots dans ce poème.

16 février 2026

Elisabeth Spitz

- 16/2/2026 - Dans la majestueuse nef du Grand Palais - RMN (Officiel) lieu emblématique de l'histoire artistique parisienne, Art Capital 2026 a 20 ans et se déploie comme une scène vivante de l’art contemporain.
Plusieurs espaces : Salon des Indépendants, Salon des Artistes Français, Salon Comparaisons et Salon Dessin & Peinture à l'Eau forment un vaste panorama du moment artistique actuel, dans toute sa diversité et sa puissance expressive.
Dans ce temple de verre et d'acier, baigné de lumière, lieu mythique, où se mêlent patrimoine architectural et modernité culturelle, les visiteurs ne sont pas seulement spectateurs d'une vitrine ; ils croisent les femmes et les hommes qui façonnent l'art d'aujourd'hui, s'arrêtent devant les œuvres dialoguant avec les questions de leur époque, s'enrichissent de leurs récits et de leurs questionnements.
L'art y apparaît comme une expérience sensible, ouverte à l'échange, au débat et à l'écoute. Ce qui donne à Art Capital une dimension profondément humaine.
L'événement accueille des artistes de toutes disciplines, peinture, sculpture, photographie, dessin, installation, performance, sans cloisonner les pratiques ni les esthétiques. Et surtout, une belle manière d’exposer une énergie créative qui refuse de se laisser enfermer dans des catégories figées.
Ce foisonnement de pratiques contemporaines loin d'être homogène incarne l'idée que l'art est un processus et une interrogation permanente, toujours en devenir. L’art déborde des cadres, bouscule les regards et révèle la richesse des sensibilités actuelles.









11 février 2026

Elisabeth Spitz


Des branches nues touchent les braises sous la peau du ciel.
Des arbres aux doigts noirs caressent ce rose pastel.
L’orange ardent colore la fin du jour comme on enlace une promesse d’amour.
Les nuages semblent s’embraser, peut-être s’embrasser.
On retient la lumière, l’immensité, l’intensité comme un frisson dans un souffle d’éternité.
On retient l’amour comme cet instant fragile.
Il parfume ce qu’il touche et avance sur un fil.
Plus rien ne sera comme avant, le silence avance dans la nuit doucement.
Il reste un éclat persistant dans la chaleur d’un cœur vibrant.
Il reste l’ordinaire après le flamboyant.

7 février 2026

Elisabeth Spitz

Le soleil ressemble à la lune,
Une alliance sans rancune.
Comme la nuit en plein jour
Comme le retour d’un amour. Une lumière qui persiste malgré la brume,
Malgré le temps qui se consume.
Des émotions s’allument
Et laissent un instant l’amertume sur le bitume.
Il y a l’éphémère mystérieux
Et le fragile qui nous émeut.

2 février 2026

Elisabeth Spitz


Après des souffles brisés, des années fanées, des mots arrachés au silence, il reste les confidences murmurées au vent. Il reste les épreuves du temps, les secrets des regards et l’amour au milieu du chaos. Il y a dans ce monde la douceur des voix mélancoliques, l’élégance des notes qui chantent les émotions comme un éclat de vie.
Il y a des êtres qui vous font renaître, qui vous emportent au-delà des rêves. Malgré la peur, choisir l’intensité des vertiges, même tiraillé entre l’ombre et la lumière ne pas attendre que la vie s’éteigne.
Photo Catherine Pierrat

1 février 2026

Elisabeth Spitz
1/2/2026

Un finissage haut en couleurs avec Marc Felten à Strasbourg. Certaines images ne se contentent pas d'être vues : elles s'impriment.
Ces peintures appartiennent à cette rare catégorie d'œuvres que l'œil retient en mémoire, longtemps après s'en être éloigné. Figures animales, corps fragmentés, signes couronnés surgissent sur le noir comme des apparitions.
L'orange, incandescent marque, brûle, insiste. Ces images agissent comme des empreintes mentales, des figures-totems. Par leur force symbolique, ces peintures construisent un langage visuel immédiatement identifiable.
Un langage qui provoque un impact durable. Un côté brut raffiné, travaillé, pensé qui ne laisse pas indifférent. J’aime beaucoup l’univers artistique de Marc Felten, immédiatement ces figures animales, ces corps fragmentés claquent. Une peinture instinctive, presque frontale où le pouvoir vacille où l’humain se souvient de sa part animale. J’aime ce fond noir nocturne où l’orange brûle. Couleur du feu, du sang, de l’alerte.
Bravo à cet artiste passionné ! Des œuvres que l'on n'oublie pas, parce qu'elles continuent de travailler la mémoire du regard.