10/10/2026
Espace d’art contemporain André Malraux
Qu’il manque à Colmar une salle d’exposition dédiée aux artistes amateurs est un problème qui ne date pas d’hier, et il devrait sans doute être possible à la municipalité de remédier à cette situation. Toutefois, ceci ne devrait pas être l’objet de l’Espace d’Art Contemporain André Malraux (EACAM). Opposer une culture “élitaire” à une culture “populaire” semble un faux débat, où des arrière-pensées électoralistes ou démagogiques, que l’on souhaite évidemment absentes ici, seraient d’ailleurs contre-productives. Il importe bien entendu que, dans une ville de la stature de Colmar, l’offre culturelle soit la plus élargie possible. Mais il ne faut pas oublier que ce qui fait l’attractivité d’une métropole de sous-région pour attirer et maintenir une population sédentaire (on ne parle pas de ce qui intéresse les touristes de passage !), ce sont des équipements scolaires, sportifs, hospitaliers… et culturels de haut niveau.
Or dans ce dernier domaine, Colmar a su développer les pôles d’excellence que sont ses musées, ses théâtres, ses bibliothèques, l’école d’art, le conservatoire, la salle de musiques actuelles du Grillen, et donc aussi, un espace d’art contemporain qui a présenté en effet des plasticiens de tout premier plan. Tous ces équipements ont certes des coûts d’entretien conséquents, mais il serait funeste de les considérer comme des « danseuses » de prestige. Ils sont non seulement les garants d’une attractivité colmarienne pérenne et structurelle, mais contribuent plus que jamais au lien social et à l’agrément d’une vie urbaine dans un contexte conjoncturel où les difficultés matérielles assaillent notre quotidien.
L’art contemporain est un secteur important de l’offre culturelle et nous avons la chance d’avoir à Colmar un lieu qui lui est exclusivement dédié : l’EACAM. Alors s’il vous plaît, ne bradons pas cet atout.




























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