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Affichage des articles du juillet, 2020
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Edouard Dabrowski Un monde chaotique et dérisoire L'Espace d'art contemporain André Malraux accueille le peintre Marcos Carrasquer. Né d'une famille ayant fui le franquisme, il fit les Beaux-arts à Rotterdam et vit actuellement à Paris. D'emblée c'est le choc émotionnel quand on se retrouve face à son univers. Avant même de le décortiquer, on est subjugué par la magnificence des couleurs. Formidable dessinateur, excellent peintre, Marcos Carrasquer s'attache à rendre avec beaucoup de minutie la texture des objets les plus divers. Que nous montre-t-il ? Dans un grouillement à la Bosch avec l'ironie mordante des illustrations satiriques, son univers fourmille d'une multitude d'éléments hétéroclites. C'est ainsi que dans le même tableau le spectateur découvre pêle-mêle flocons de neige, piscine gonflable, sèche-cheveux, escabeau, livres, de drôles de personnages, Trump en épouvantail et le portrait du peintre qui apparaît sur un écran de smartphone
Fabien Nierengarten Quand il m'arrive de m'interroger comme hier, à l'occasion du décès du chauffeur de bus de Bayonne, sur ce que nous avons pu "mal faire" depuis une trentaine d'années, pour que notre société parte ainsi en vrille (et je reste poli), j'en arrive souvent cette question : tout cela n'est-il pas un peu la faute de la suppression du service national ? Ceux qui me connaissent savent que je suis loin d'être un mordu de l'uniforme, du commandement et de l'ordre, même si dans ma tête, j'ai toujours besoin d'un minimum d'organisation (merci les études de droit). Je ne pense pas être non plus du style à me dire "je suis passé par là, les jeunes doivent donc y passer aussi". Ça ferait définitivement de moi, le vieux con que je refuse obstinément de devenir... J'ai fait mon service militaire en 1986, en plein milieu de mon parcours universitaire. Sans enthousiasme, mais aussi sans la moindre tentation
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Stéphane Jordan La rencontre entre deux mondes ! Aujourd’hui, alors que je suis en train de ramener un client chez lui, j'aperçois Mr SISSLER ancien adjoint de Mr MEYER avec qui j’avais déjà pu échanger au sujet de mon projet de vélo taxi et qui y était complètement opposé. Je m’arrête à son niveau pour le saluer et lui montrer que mon service est utile aux Colmariens. Je lui fait remarquer que désormais les choses ont changé et que l’avenir s’annonce plus favorable pour mon entreprise. Je lui tends la perche en lui disant que de toute façon il n’avait pas vraiment eu son mot à dire à l’époque, il me répond qu’en effet, Mr le Maire était contre. Puis il ajoute d’un ton méprisant, « vous savez, vous ne ferez pas fortune avec votre truc ! » Je lui réponds qu’en effet ce n’est pas le but, et que mon objectif c’est avant tout d’aider les Colmariens à aller faire leur courses, les emmener chez le kiné, chez le coiffeur, bref tout ce qui fait la profession d’exploitant de vélo t
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Fabien Nierengarten Philippe Monguillot, le chauffeur de bus de Bayonne est donc décédé hier soir. Comme c'était hélas prévisible, il n'a pas survécu aux blessures qui lui ont été infligées par quatre tarés profonds, alcoolisés ou drogués, voire les deux, qui l'ont battu à mort alors qu'il ne leur demandait que de respecter les règles applicables à tous les usagers des transports en commun. J'essaie de comprendre pourquoi ce meurtre me touche tout particulièrement. Sans doute parce qu'il vient briser la vie d'un brave type qui, après avoir trimé pendant toute sa vie, rêvait de pouvoir enfin en profiter, en compagnie de sa famille... dont il faut d'ailleurs admirer la dignité et la confiance en la justice. Sans doute aussi parce qu'il a été victime, comme beaucoup d'autres, de cette violence du quotidien qui se banalise et que certains trouvent "normale", sous prétexte qu'elle est provoquée par une "colère" sociale. Comme s

Monique Maitte

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Fabien Nierengarten Cette dame fait partie de mes belles rencontres sur FB. C'est l'une des premières qui m'a fait élargir le cercle de mes "amis", au-delà des personnes que je fréquentais dans la vraie vie ou par des amis interposés. Nous nous sommes connus en partageant des commentaires sur la page d'un ami commun. Et surtout, nous nous sommes reconnus dans des convictions et des valeurs similaires. Puis, nous nous sommes mis à commenter nos publications respectives, toujours sans vraiment nous connaître. Progressivement, cette dame est entrée dans ma vie virtuelle et je suis un peu entré dans la sienne, découvrant grâce à quelques photos, son lieu de vie en campagne très modeste, foisonnant d'animaux venant de partout et de nulle part, et de gens qui leur ressemblaient un peu. C'est vrai que je la trouvais parfois un peu bizarre, cette dame. D'une grande culture et d'une grande sensibilité, mais pas trop en phase avec ce monde virtuel et par