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Affichage des articles du novembre, 2018
Michel Guerrin [Le Monde du 24 Novembre 2018] TOURISME Le touriste entre-t-il pour la culture dans la catégorie des nuisibles ? La question ne se posait pas il y a vingt ans. On disait même qu’il était, par son portefeuille, un soutien précieux aux musées, monuments, salles de spectacle. Il l’est toujours. Mais l’est-il trop ? Ouvrir cette piste, c’était être taxé d’élitisme. Aujourd’hui, on ne compte plus les études et les voix qui posent la question. Bizarrement, lors des Rencontres du tourisme culturel, organisées par le ministère de la culture, le 20 novembre, au Louvre-Lens (Pas-de-Calais), le sujet n’était abordé qu’à la marge. La France culturelle parle de tourisme surtout en des termes de conquête et de croissance. Et puis enlevez les touristes au Louvre (70 % de la fréquentation), ce n’est plus le même musée, avec de gros ennuis financiers à la clé, puisque l’Etat a réduit, comme ailleurs, sa subvention. Il a suffi qu’en 2016 les visiteurs étrangers boudent la France, à cause
Tristan Denéchaud Conseiller municipal à la Ville de Colmar Tourisme à Colmar : transformer les risques en atouts (par une gestion intelligente) À Colmar, la place du tourisme devient un sujet clivant, comme dans beaucoup de villes très visitées – on voit les proportions extrêmes que cela peut prendre à Venise, Barcelone ou même dans certains quartiers de Paris. Dans notre ville, pour résumer, ceux qui profitent du tourisme – essentiellement, les hôteliers et restaurateurs – pensent qu’il faut continuer dans la voie actuelle, donc promouvoir un tourisme de plus en plus massif pour faire de Colmar une destination presque aussi courue et incontournable que Venise, justement. Beaucoup d’habitants, eux ne voient au contraire cette popularité croissante de leur ville que comme une nuisance, et voudraient revenir au moins 30 ans en arrière, dans un Colmar aussi nostalgique qu’illusoire. L’époque de la RMC et du magasin « Villes de France » est révolue… À mon sens, les deux approches nous
Bernard Rodenstein Humeurs dominicales Ceux qui peuvent encore et ceux qui n’en peuvent plus Avec ou sans gilet jaune, l’exclu d’aujourd’hui a du souci à se faire. Une bénévole d’ESPOIR, physiquement très mal en point, disparaît parfois pendant des semaines et s’enferme dans le noir chez elle. Elle sort le moins possible. Elle ne mange que très rarement. Elle sait que nous l’attendons et que la table lui est ouverte. L’énergie lui manque pour arriver jusqu’à nous, mais elle a aussi beaucoup de mal à accepter notre solidarité. Il n’y a pas si longtemps encore elle était vaillante et hyper active. Elle n’est plus que l’ombre d’elle-même et elle ne veut incommoder personne. Elle s’efface dans la plus totale discrétion. Nous en sommes tous affligés. Et impuissants. Car nous l’aimons. Combien sont-ils, sont-elles, au cœur de nos sociétés « richissimes », qui glissent ainsi dans la non vie, ni vus, ni connus ? Dans l’indifférence générale. Comme les oiseaux « ils se cachent pour mourir ». C
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Isabelle Kieffer Le concept du ressenti Voilà, il fait +3° sous abri mais il souffle une bise glaciale et ça tombe à -7°. Et vous grelottez pour de bon. C’est « un ressenti » qui ne relève ni de l’imaginaire, ni du fantasme ni de la grogne systématique. La période des marchés de Noël à Colmar c’est un sacré ressenti qui aggrave encore celui de tous ces mois où les Colmariens subissent le flux touristique du centre-ville avec un vague répit de plus en plus rétréci en Janvier-Février. Si on peut décider de ne plus se rendre au centre on survit tristement, dépossédé de sa ville, ça fait le bonheur des commerces de la périphérie. Si on y travaille, c’est une autre chanson, car s’ajoutent les mesures de sécurité bloquant tous les accès. Alors quel est le ressenti de l’infirmier qui annonce à ses patients âgés du Quai de la Poissonnerie que pour les soins ce ne sera plus 10h mais 7h puis fait une grande partie de sa tournée à pied, accumulant les retards et la fatigue, quel est le ressenti
Airbnb  + 120% en 2 ans Bonjour, Voici une petite réflexion d’une de vos lectrices habitant Colmar, qui vous intéressera, j’en suis sûre. Pas besoin d’un complexe et coûteux rapport pour évaluer le (sur)tourisme de masse grandissant à Colmar depuis quelques années ; le service public audiovisuel le fait pour nous dans un article datant d’aujourd’hui ! ⇒   france3 « À Colmar, la hausse [des logements Airbnb] est particulièrement importante :  plus 120 % entre avril 2016 et avril 2018  », soit plus d’un doublement en seulement 2 ans !!! Renchérissement des loyers, baisse du nombre d’habitants permanents, transformation des commerces en alignements de magasins de nougats, caramels, et autres fruits confits… sont les tributs que les résidents paient au quotidien. Or les municipalités ont du pouvoir : législations et restrictions sur les meublés de tourisme, droit de regard sur le nouveaux commerces ouvrant… Tandis que les grandes métropoles mondiales et europée
Bernard Rodenstein Billet d'humeur Notre ami Jean-Yves Schillinger, JYS pour les initiés, subit depuis ce matin des insultes et des agressions en pagaille pour avoir, hier, offert un repas gastronomique aux détenus et aux surveillants de la prison de COLMAR ! Jean-Yves a décroché deux étoiles au guide Michelin ! Un restaurant gastronomique réputé à Colmar. Mon épouse qui anime un atelier d’écriture dans l’établissement lui a récemment demandé s’il viendrait piloter la cuisine pour sortir de l’ordinaire ! Il a accepté avec joie ! Qui est Jean-Yves ? Un grand chef reconnu et étoilé ! Le fils d’un autre grand de la gastronomie, son père Jean qui a été tué dans un incendie criminel allumé par des fils de bonnes familles. Si quelqu’un était en droit de détester les délinquants et les criminels, c’est bien lui, Jean-Yves. Il a été vers eux et a passé sa journée en cuisine à la prison. Il a tout offert. Y compris aux surveillants. Ce matin la presse a rendu compte de cet événement et le
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C'est ça que vous voulez à Colmar ? Personne n'y trouve son compte : ni les touristes, ni les habitants, ni la planète. Photo Edouard Dabrowski « Tout un symbole : l'intitulé initial du rapport soumis jeudi soir aux élus de Colmar Agglomération a été corrigé un peu plus tôt dans la semaine. Il n'est plus question d'étudier "l'impact du surtourisme à Colmar" mais seulement du "tourisme". » L'ALSACE/DNA du 10/11/2018. Surtout ne pas appeler un chat un chat. Et de rendre présentable quelque chose qui ne l'est pas. Chez BAYER/MONSANTO, les "pesticides" sont renommés pudiquement "produits phyto-sanitaires". Le constat est pourtant clair : « L’activité touristique s’est largement accrue à Colmar et ses environs ces dernières années. La période des marchés de Noël devient de plus en plus difficile à vivre pour les habitants, surtout dans le centre-ville de Colmar. » C'est l'Office de Tourisme qui l
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Clément Tonnot L'ALSACE/DNA du 10/11/2018 Trop de tourisme tue le tourisme ? Colmar souffre-t-elle du « surtourisme » ? L’agglomération lance une étude pour mesurer les impacts positifs et négatifs de la manne touristique, que d’aucuns jugent biaisée… Photo Archives L’Alsace / Thierry Gachon À l’origine de cette étude commandée par l’office de tourisme de Colmar et sa région, pourtant, un constat : « L’activité touristique s’est largement accrue à Colmar et ses environs ces dernières années. La période des marchés de Noël devient de plus en plus difficile à vivre pour les habitants, surtout dans le centre-ville de Colmar. » « La perception de la population » Le rapport pointe notamment « les nouvelles exigences en matière de sécurité » qui ont eu « un impact négatif sur le ressenti des habitants » : « Certains ont le sentiment que les projets sont principalement consacrés au tourisme, le tout amplifié par les réseaux sociaux. » La formulation du rapport

LA TAXE MAGIQUE DE NOËL

Une publication de Benoît Nicolas Défendre nos commerçants et nos commerces et donc défendre les Colmariens ! Les Colmariens paient directement et indirectement cette taxe illégale. Pas les touristes ? Pourquoi les touristes ne paient-t-ils pas, eux, directement et indirectement cette sécurité à la place des Colmariens ? Non, les commerçants doivent payer 50€ à 250 €, 300 €, 400 € (parfois 2X ce montant si 2 activités dans un même commerce). La Ville, personne publique, demande par courrier à des commerçants (personnes privées & sociétés privées) de verser une somme (pour un total de 250.000 €) à une association de droit privé, soit-disant indépendante de la Ville, (Office du Tourisme) pour la sécurité publique ? Pourquoi les montants sont-ils différents d’un commerce à l’autre & selon quelles règles ? On l’ignore ! Qui paie & qui ne paie pas ? On l’ignore ! Quelles conséquences si on ne paie pas ? On l’ignore ! Quelle est la nature juridique de cette somme ? (
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Yves Hemedinger en direct ☐ YH à la renverse.  Mauvais départ pour la prestation d'YH répondant sur facebook et en direct aux questions d'internautes. ☐ Chiche ? YH continue de prétendre que le centre de Colmar n'est qu'à 5-7 minutes de tous les parkings de la périphérie. Nous lui proposons de se garer au parking Bleylé et de chronométrer le temps qu'il mettra pour se rendre place de la Cathédrale, à partir du moment où il aura verrouillé sa voiture. Même en courant. Ce simple exemple montre à quel point YH est déconnecté de la réalité et qu'il avance les chiffres qui l'arrangent. Ici, c'est anecdotique. Concernant les chiffres des statistiques de la ville, c'est grave. ☐ Stationnement : YH met dans le même sac les touristes, les usagers et les habitants. Tout ce que demandent les Colmariens, c'est de bénéficier d'un abonnement à un prix raisonnable, à défaut de la gratuité, pour pouvoir se garer à proximité de leur domicile,
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Colmar également concernée : Les ralentisseurs dans le collimateur des motards en colère du Haut-Rhin. ⇒  Lire l'article des DNA
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Photo Edouard Dabrowski Les commerçants, nouvelles vaches à lait Une fois de plus, notre bon maire va demander aux commerçants colmariens de cracher au bassinet. Il s'agit d'éponger les 250 000 € que représente le coût de la sécurité pendant les marchés de Noël. GM souligne, comme s'il en était besoin, qu' « il n'est pas défendable de faire supporter aux contribuables colmariens le coût supplémentaire des mesures de sécurité imposées. » C'est donc en toute logique qu'il se tourne vers les commerçants « bénéficiaires directement ou indirectement des retombées économiques des marchés de Noël ». Et il ratisse large, envoyant ses "sollicitations" jusqu'à Houssen (voir ci-dessous). Sauf que les commerçants ne sont pas tous bénéficiares ! Et puisque le maire se veut "équitable", comme il le répète à longueur de temps, il n'a qu'à taxer les commerçants en fonction de leur chiffre d'affaire ! Et, dans la foulée, reverser le
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Sur le thème du tourisme, une vidéo récente aborde dans les grandes lignes la problématique de ce phénomène devenu mondial et qui concerne évidemment la ville de Colmar. ⇒   voir la vidéo