Translate

6 janvier 2026

Yves Hemedinger
6/1/2026

Je viens d’assister à la cérémonie des vœux du maire de Colmar.
Je trouve dommage que cette cérémonie soit réservée à un cercle restreint. C’est le cas depuis toujours, certes, mais d’autres villes, y compris plus grandes, font des choix différents.
Selon moi, les vœux du maire devraient être un moment de rassemblement et de dialogue, ouvert à toutes et à tous.
L’an prochain, je souhaiterais que cette cérémonie soit ouverte aux Colmariennes et aux Colmariens qui le souhaitent, dans un format repensé : plus ouvert, plus participatif et plus fidèle à l’esprit démocratique de notre ville.
Nous aurons tranquillement l’occasion d’en reparler ensemble

Galerie Murmure
6/1/2026

Il est des débuts d'année qui espèrent autre chose que des mots convenus. Un rythme différent, un souffle...
Nous vous souhaitons une année ponctuée de ces instants précieux où l'art entrouvre un espace inattendu…
C'est dans cet esprit que nous sommes heureux de vous inviter au vernissage de l'exposition de Jacques Verdier

« Le souffle des signes »

vendredi 16 janvier de 18h à 21h
à la galerie Murmure



L’œuvre de Jacques Verdier se déploie comme une surface vibrante, faite de strates, de surgissements et de respirations.


Le papier, matériau fondateur de son univers, occupe une place centrale.
Héritage d’une enfance passée dans le monde de l’imprimé, il devient support de mémoire, surface sensible, parfois peau, parfois vestige.
Par le collage, l’écriture, la peinture et l’encre, l’artiste compose des œuvres stratifiées, où les signes, les matières et les silences dialoguent.


Au cœur de cette démarche se trouve une réflexion constante sur la dualité. La figuration affleure dans l’abstraction, le ludique côtoie le tragique, l’effacement répond à la saturation. Chaque tableau se construit lentement, laissant une place au hasard et aux accidents de la matière, jusqu’à ce qu’un équilibre fragile se révèle…


Nourri par l’Expressionnisme, l’Art Brut, les palimpsestes urbains et une pratique du geste profondément corporelle, Jacques Verdier développe une œuvre libre, où collages, encres, peintures et fragments d’écritures s’y superposent comme une mémoire sensible, à la fois intime et collective.


Nous serions heureux de partager ce moment d’ouverture avec vous et de commencer ensemble cette nouvelle année autour du travail de Jacques Verdier.


Galerie Murmure
5 place de l'Ancienne Douane à Colmar
jeudi et vendredi : 14h à 18h - samedi : 10h à 19h
Et tous les jours sur rendez-vous
contact@galerie-murmure.fr
Tél. +33 3 89 41 49 25
www.galerie-murmure.com
Instagram: galerie_murmure
DNA Colmar - Guebwiller

- 6/1/2026 - Cécile Ney, qui a lancé en avril dernier la liste « Colmar verte, citoyenne et solidaire » pour les élections municipales, annonce qu’elle abandonne la tête de la liste. En cause, des divergences de vues avec son équipe et une tentative de rapprochement avortée avec la liste de Frédéric Hilbert.

5 janvier 2026

Elisabeth Spitz

« Efface le gris de la vie et allume les couleurs que tu possèdes à l'intérieur. »
Pablo Picasso

4 janvier 2026

Le réveil de l’empire de l’Ouest

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Radu Portocala
4/1/2026

En 1944, les troupes américaines qui avaient débarqué sur les plages normandes portaient dans leurs bagages un étrange cadeau pour la France : le Allied Military Government of Occupied Territories (AMGOT). Prévoyants, les gouvernants de Washington avaient même imprimé des billets de banque et avaient cherché à les mettre en circulation. La France était un territoire occupé et il ne pouvait être gouverné que par les États-Unis. « Nous userons du droit de l’occupant » avait dit Roosevelt, et il avait ajouté : « Je parlerai au peuple français à la radio et il fera ce que je voudrai. » La France était, donc, censée devenir une colonie américaine, le même sort étant réservé à l’Italie, la Norvège, le Danemark, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas.


Quelques heures seulement après l’enlèvement de Nicolas Maduro, des propos tenus par Donald Trump n’étaient pas autre chose que l’écho tardif du projet de Roosevelt pour la France. « Les Américains resteront en France jusqu’à ce que des élections libres y soient organisées » disait ce dernier. Et Trump de répéter : « Nous allons diriger le pays [le Venezuela] jusqu’à ce que nous puissions assurer une transition sûre. » Cela, que l’on applaudisse ou non au renversement de Maduro, s’appelle occupation. Il suffit de changer un seul mot au vieux projet : American Military Government of Occupied Territories.

Les menaces d’intervention formulées par Trump à l’égard du Mexique, de Cuba et de la Colombie ainsi que son affirmation – « La domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais mise en question » – laissent entrevoir un avenir mouvementé. La volonté de coloniser le Groenland et de faire du Canada le 51e État américain complètent le tableau d’une Amérique qui se lance (ou re-lance) dans la politique coloniale. Parce qu’il ne faut pas oublier que, pendant des décennies, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud ont été dirigées par des régimes installés par Washington et inféodés à Washington. On comprend donc qu’il ne s’agit pas d’un appétit nouveau et que Trump se contente de suivre la trace de ses prédécesseurs.

Certes, la rapidité avec laquelle il a annoncé que les sociétés pétrolières des États-Unis vont prendre position au Venezuela semble indiquer que le sous-sol du pays le préoccupe davantage que le sort de ses habitants. Il sera, d’ailleurs, intéressant de voir, durant les mois à venir, dans quelle mesure ce sort sera meilleur et dans quelle mesure les actuelles structures du pouvoir – ce qui implique les institutions répressives – vont se transformer. Vu la manière dont se sont achevées les diverses interventions américaines à travers le monde, il est logique de craindre que l’enthousiasme d’aujourd’hui devienne la désillusion de demain.

Depuis deux siècles, les États-Unis sont travaillés par une tentation impériale qui ne peut aboutir. L’actuelle administration, soupçonnée un moment d’isolationnisme, n’a pas pu résister aux attraits d’une tradition qu’elle espère probablement corriger. À tort, le « Make America Great Again » n’a pas été interprété comme une incitation géographique, tout comme, à tort également, la très rapidement exprimée volonté de Trump de changer le nom du Golfe du Mexique en Golfe d’Amérique n’a été prise que pour un signe de mégalomanie. La réalité est autre : une fois de plus, les États-Unis cherchent à se constituer un empire colonial. Ils réussiront peut-être, mais la question est autre : seront-ils en mesure de le conserver, alors que le noyau même est de plus en plus fragile, de plus en plus sujet aux déchirements ?

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Jak Umbdenstock

Phil

Eric Vial

Le droit international c’est la justice


-4/1/2026- Quand le droit protège des salopards, des dealers, des tueurs de femmes ou d’adolescents, des dictateurs illégitimes qui se sont arrogés les richesses d’une nation, ce n’est plus du droit.
Quand des peuples ne sont plus souverains ni de leur liberté, ni de leur avenir.
Quand des femmes et des hommes sont agressés, arrêtés, tués, torturés parce qu’ils revendiquent des droits.
Quand des populations meurent de faim et de pauvreté pendant que leur oppresseur se pavanent dans la luxure.
Alors, il n’y a plus de droit international qui vaille, hormis celui de la solidarité entre les Hommes, de vouloir aider son prochain, même s’il n’a pas la même nationalité que moi.
Se cacher derrière le droit international pour excuser sa carence de courage est l’apanage des pleutres et de ceux qui manquent de convictions, des complices des autocrates.
Être un homme libre, faire partie du monde libre, c’est aussi savoir prendre ses responsabilités ; ne pas avoir peur face à l’obscurantisme et à ceux qui veulent briser le monde.
Quand je constate une flagrante injustice, j’interviens : c’est cela, le droit international.
De tout cœur avec les peuples du Venezuela et d’Iran pour leur indépendance et leur libération.
Gastel Etzwane


-1/1/2026- À Strasbourg, il faut donc croire que l’on en est arrivé à considérer comme acceptable, voire comme un « bon bilan », ce qui relevait autrefois d’un constat d’échec manifeste.
Les chiffres parlent pourtant d’eux-mêmes : 101 véhicules incendiés, 25 policiers et gendarmes blessés, un appartement ravagé par des tirs de mortiers, plus de trente interpellations, des violences qui se prolongent jusqu’à six heures du matin. Pris isolément, chacun de ces éléments serait alarmant ; réunis, ils composent un tableau objectivement désastreux.
Et pourtant, faute d’amélioration d’une année sur l’autre, ce bilan semble désormais entrer dans la catégorie du « normal ». Non pas parce que la situation serait sous contrôle, mais parce que l’on a abaissé le niveau d’exigence collective. Ce qui choque encore les faits ne choque plus les discours.
À force de répétition, l’anormal devient la référence, et l’échec, faute d’alternative, se voit implicitement requalifié en réussite relative. C’est moins la violence elle-même qui interroge désormais que la résignation silencieuse qui l’accompagne.
Eric Nieder

Le crayon inspiré

3 janvier 2026

Michel Spitz

CONCERT DE NOUVEL AN À COLMAR

L’Orchestre National de Mulhouse (ONM) a enchanté ce soir l’église Saint-Matthieu autour des plus beaux et inoubliables airs des grandes comédies musicales, sous la direction de Christoph Koncz. Le programme festif, inspiré du répertoire et du cinéma américains du genre, comme West Side Story, Les Parapluies de Cherbourg et Mary Poppins a été conçu par les interprètes Frederik Steenbrink et Isabelle Georges. C’est toute “l’ambiance Broadway” pleine d’énergie et de charme qui se déploie sous la présence généreuse d’Isabelle Georges, une artiste brillante et rayonnante, et de Frederik Steenbrink, magnifique voix de crooner. Leurs performances chantées mêlent styles classiques, jazz et musiques de scène avec légèreté, virtuosité et humour.
Photos © Jérôme Birling










2 janvier 2026

Phil / DNA

Eric Straumann
2/1/2026

L’immense drame de Crans-Montana interpelle l’ensemble des autorités publiques, et tout particulièrement les maires, qui sont en première ligne face aux risques.
À Colmar, nous sommes particulièrement sensibles à cette problématique. Notre centre-ville médiéval, la densité du bâti ancien et la forte concentration de population à certaines périodes rendent le risque incendie plus élevé qu’ailleurs.
Tout au long de l’année, nous travaillons étroitement avec les services de prévention des sapeurs-pompiers. Il m’arrive d’être interpellé sur l’application jugée trop stricte de certaines réglementations. Il arrive aussi que nous ordonnions la fermeture d’établissements. Ces décisions sont parfois mal comprises par les exploitants, mais elles sont prises dans un seul objectif : protéger des vies.
Trop d’établissements réalisent encore des travaux, parfois qualifiés de « légers », sans déclaration préalable, en utilisant des matériaux inflammables. Face à ce constat, nous avons créé cette année une police du bâtiment, car il existait clairement une lacune dans ce domaine.
Cet incendie est un drame qui marquera durablement les esprits. Il touche notamment des adolescents et, à travers eux, de nombreuses familles. Il y a des morts, mais aussi un nombre encore plus important de brûlés qui porteront toute leur vie les traces de cette tragédie.
Cet événement doit nous conduire collectivement à renforcer notre vigilance face à un risque encore trop mal perçu par la population. La prévention n’est jamais excessive lorsqu’il s’agit de protéger des vies. Le risque zéro n’existe pas, mais l’exigence, elle, doit être entière.

1 janvier 2026

Yves Hemedinger
1/1/2026


Voitures brûlées : l’échec ne peut plus être maquillé.
Encore une nuit du 31 décembre marquée par des voitures incendiées.
Et cela continue aujourd’hui.
Ce n’est ni une tradition ni une fête.
C’est de la délinquance, pure et simple.
Une violence lâche qui doit être réellement sanctionnée.
Trop longtemps, on s’est contenté de compter les dégâts.
Cela suffit.
Avec mon équipe, nous prendrons des engagements clairs et fermes.
Ils seront très bientôt annoncés et croyez-moi, ils seront tenus.
La sécurité sera directement pilotée par le maire, afin de donner toute la force nécessaire à ce qui sera notre priorité absolue : vous garantir votre légitime tranquillité.
Protéger les habitants respectueux des règles n’est pas une option, c’est un devoir.
Pensées pour les propriétaires victimes de ces actes.
Petite précision :
Seuls les combats non menés sont perdus d’avance.
Si je suis candidat, c’est pour essayer de trouver des solutions – sinon, j’ai largement de quoi m’occuper autrement.
N’ayant pas de baguette magique et ne cherchant pas à faire croire le contraire, ce ne sera ni parfait ni une réussite à 100 %.
Photo L’Alsace - DNA / Jean-Frédéric Surdey
Nathalie Aubert
1/1/2026


L’année 2026 commence malheureusement comme la précédente s’est achevée.
Dans la nuit du Nouvel An, six véhicules ont été incendiés à Colmar.
Six de trop !
Oui, c’est un drame, un drame pour celles et ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, pour vivre dignement.
Plus grave encore, des tirs de projectiles ont visé les forces de l’ordre.
C’est totalement inacceptable. J’apporte tout mon soutien aux policiers.
Cette violence gratuite, cette criminalité installée, prospèrent parce que rien n’a été fait pour les stopper.
Il n’est pas question que les honnêtes gens subissent plus longtemps les exactions de voyous.
La sécurité n’est pas un luxe, c’est un droit fondamental.
Nous mettrons en place des mesures simples, claires et efficaces pour rendre à Colmar et aux Colmariens la sécurité qu’ils méritent.
- Augmentation des effectifs de police,
- Mise en place d’un conseil des droits et devoirs des familles,
- Suppression des aides municipales aux délinquants et aux parents d’enfants délinquants... etc.
Vivement que les choses changent.
Nous le ferons.