Mathieu Bedez
10/8/2026
Quand nos paysages changent
Il faisait partie du paysage colmarien depuis plus d’un siècle.
Ce dimanche, une importante partie de ce peuplier d’environ 120 ans et 27 mètres de haut, situé à l’intersection du quai de la Poissonnerie et de la rue des Tanneurs, s’est brutalement rompue.
Heureusement, le tronc est tombé du côté du cours d’eau et aucun blessé n’est à déplorer.
Selon les services techniques de la Ville de Colmar, l’arbre, déjà sous surveillance, avait très certainement été fragilisé par la sécheresse avant qu’un coup de vent lors d’un orage n’en arrache une partie.
Aujourd’hui, pour des raisons de sécurité, ce vieux peuplier disparaît du paysage colmarien.
Difficile de ne pas y voir aussi une illustration très concrète des bouleversements auxquels notre végétation doit désormais faire face : sécheresses prolongées, fortes chaleurs, épisodes météorologiques brutaux...
Le changement climatique ne transforme pas seulement nos campagnes et nos forêts. Ses effets se font aussi sentir au cœur de nos villes.
Cette disparition me rappelle celle du célèbre saule pleureur devant le lycée des Pontonniers à Strasbourg, tombé en septembre 2024 après un épisode de fortes pluies.
Deux arbres emblématiques, deux situations différentes, mais un même constat : même ces géants qui semblaient immuables restent vulnérables aux conditions extrêmes.
Trois images d’un paysage familier qui, en quelques heures, a changé de visage.
Photos Mathieu Bedez






















































