19/5/2026
Hier, lors du conseil municipal, nous avons interpellé le maire sur sa participation annoncée au banquet du Canon Français, qui doit se tenir à Colmar le 30 mai prochain.
Nous lui avons exprimé notre inquiétude face à la caution que sa présence pourrait apporter à cet événement.
Non, ce banquet n’est pas une Foire aux Vins bis.
Non, ce banquet n’est pas un simple match de football.
Derrière l’apparence festive, le contexte politique ne peut pas être ignoré : le Canon Français est aujourd’hui associé à Pierre-Édouard Stérin, dont le projet Périclès vise explicitement à peser dans la bataille culturelle et politique en vue des prochaines échéances nationales.
Bien sûr, beaucoup de participants viendront sans partager ces objectifs politiques. Beaucoup ne percevront même pas cet arrière-plan qui n’est pourtant pas une invention de l’opposition municipale : il a déjà été documenté par plusieurs enquêtes journalistiques.
Mais c’est précisément le sujet : la normalisation passe souvent par des événements en apparence anodins, conviviaux, populaires.
Le maire de Colmar devrait être plus vigilant. Lorsqu’on représente une ville, sa présence n’est jamais neutre.





















