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9 octobre 2026

Yves HEMEDINGER
9/10/2026

Derrière l’évolution de la politique culturelle à Colmar, c’est un véritable choix politique qui se dessine : celui d’une offre culturelle qui risque de se réduire plutôt que de s’enrichir.
Lors des élections municipales nous avions un projet clair , cohérent et ambitieux : donner davantage de place aux artistes colmariens et aux créateurs locaux. Parce qu’ils sont nombreux, talentueux, mais qu’ils manquent encore trop souvent de lieux pour exposer, se produire, rencontrer le public et faire connaître leur travail.
Nous ne voulions pas habiller les uns en déshabillant les autres. C’est pourtant le risque de la politique qui semble aujourd’hui se dessiner à Colmar.
Notre idée n’était surtout pas de remettre en cause l’Espace Malraux, qui joue un rôle important dans la vie culturelle colmarienne. Bien au contraire. Il s’agissait de créer, à côté de l’offre existante, un lieu complémentaire véritablement dédié à la création locale.
C’est exactement dans cet esprit que nous proposions également de réinstaller le kiosque place de la Cathédrale.
Pas simplement pour remettre un kiosque à son emplacement historique, mais pour en faire une véritable vitrine de la culture colmarienne : expositions, artistes, rencontres, petites manifestations et animations autour de la création locale.
Notre vision était simple : Colmar ne doit pas être uniquement une ville où l’on vient voir de la culture. Elle doit aussi être une ville où l’on crée, où l’on expose et où l’on donne leur chance à ceux qui font vivre la culture au quotidien.
C’est cela, pour nous, une politique culturelle ambitieuse : ne pas choisir entre les institutions et les artistes locaux, mais faire grandir les deux.

8 octobre 2026

Dan Steffan
8/10/2026

On pourrait peut-être organiser une grande fête de la choucroute à l’Espace André Malraux...

Eric Vial
8/10/2026

L’Alsace cocufiée (encore) ?

Ils s’étaient tous donné le mot. Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer.
Même le président du Sénat était venu jusqu’en Alsace pour annoncer la bonne nouvelle aux maires et aux élus. Le 7 octobre, on allait voir ce qu’on allait voir : il proposerait d’inscrire à l’ordre du jour, lors de la conférence des présidents, un débat sur l’avenir institutionnel de l’Alsace. L’Alsace serait bientôt séparée du Grand Est.
Dans un communiqué préparé à l’avance, diffusé aussi vite que l’annonce avait été faite dans les DNA, – du téléphoné – le président de la Collectivité européenne d’Alsace, tête la première, s’était réjoui de cette décision du président Larcher. Il en profitait pour apporter son soutien aux candidats LR/UDI aux sénatoriales « les mieux à même de défendre les intérêts de l’Alsace au Sénat ».
Il écrit : « Gérard Larcher a confirmé son engagement en faveur d'un débat sur l'avenir institutionnel de l'Alsace dès le début de la prochaine session parlementaire. Il a indiqué avoir demandé au secrétaire général du Sénat de préparer l'inscription de ce sujet à la première conférence des présidents, afin qu'un débat puisse ensuite se tenir dans l'hémicycle, préalablement à l'examen de la proposition de loi (…) Je me réjouis que cet engagement soit aujourd'hui clairement réaffirmé. Nous appelions cette inscription de nos vœux (…) C'est une étape supplémentaire et essentielle pour l'avenir institutionnel de l'Alsace. »
Bref c’était du donnant-donnant. Je te soutiens, tu me soutiens. La politique et ses petites combines. Classique.
Bon, nous sommes le 8 octobre, et nous venons d’apprendre que la conférence des présidents du Sénat, réunie hier soir, n’a finalement pas inscrit à l'ordre du jour le dossier Alsace à l'agenda.
La raison ? Il manque la note d’impact concernant les conséquences d'une éventuelle sortie de l'Alsace du Grand Est réclamée par le gouvernement qui joue la montre dans cette affaire. Comme si personne ne savait qu’elle était manquante puisqu’elle ne sera prête qu’en novembre prochain. Oh mince, quel dommage, c’est trop bête.
Au fond, pas de surprise. J’avais écrit que toutes les promesses du président du Sénat, fin politicien – lui – étaient de la poudre aux yeux pour épater la galerie des élus alsaciens qui sont tombés dans le panneau. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient.
J’ai évidemment de la déception de voir que des esprits sots se sont laissés berner par le chant des sirènes d’une future région Alsace que personne ne souhaite au gouvernement ou au Sénat.
Près de 70 % des grands électeurs alsaciens auront donc réussi à se faire hara-kiri. Soutenir la proposition de loi Alsace – que les Alsaciens réclament très majoritairement – et voter pour des sénateurs incapables de la porter. C’est fort ! Très fort !
Le débat sur l’avenir institutionnel de l’Alsace est donc sine die reporté. Pas certain, loin de là, qu’il soit rouvert avant les élections présidentielles de 2027. La PPL Alsace se perdra alors dans les arcanes des lois oubliées, remisées aux calendes grecques… « À la Saint-Glinglin, wenn d’Hiehner Zähn krìeje. » Échec et mat.
En revanche, le débat sur l’avenir institutionnel de la Corse aura bien lieu, lui. Encore une claque pour nos élus alsaciens ! Quel camouflet.
Le Grand Est et ses soutiens semblent donc avoir raflé la mise, bravo ! Ses responsables ont été plus fins, plus stratèges. Une leçon de science politique. Soyons fair-play, ils ont été bien meilleurs que les défenseurs d’une Alsace recouvrée.
De mon côté, j’en ai assez de me battre pour des naïfs, au mieux complices, au pire imbéciles. Alors, le bendele, hopla poubelle ! Je m’en vais jouer aux billes, j’ai bien compris la leçon, merci.
Si l’Alsace veut coucher ailleurs, grand bien lui fasse, mais ce sera sans moi.

6 octobre 2026

Yves Hemedinger
5/10/2026


Nous sommes au travail.
Réunion de travail et d’échanges des colistiers de "Fiers d’être Colmariens".
Nous étions réunis pour faire le point, échanger, écouter et surtout préparer la suite.
Car nous sommes en contact permanent avec vous. Dans les quartiers, dans les commerces, dans les associations, dans la rue ou simplement au détour d’une rencontre, vous nous parlez de vos préoccupations, de vos difficultés et de vos attentes.
C’est à partir de ces échanges que nous travaillons.
Avec nos carnets comme outil, pour noter vos idées, vos remarques et vos préoccupations.
Nous sommes unis, déterminés et fidèles à ce que nous avons défendu pendant la campagne et à la confiance que vous nous avez accordée.
Il y a beaucoup à faire pour Colmar et nous n’avons pas l’intention de perdre notre temps dans des querelles inutiles, voire puériles.
Vous nous avez demandé d’agir. Nous sommes au travail. Et vous verrez concrètement le résultat de ce travail.
Parce que, pour nous, Colmar, son avenir et les Colmariens, votre vie quotidienne, passent avant le reste.

2 octobre 2026

Philippe Leuzy
2/10/2026

Comment rester indifférent…
 
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt l’article paru dans les DNA du mercredi 30 septembre 2026 concernant les 3 transfuges du groupe « Fiers d’être Colmariens » vers 2 autres groupes du Conseil Municipal de Colmar.
Je connais personnellement 2 de ces transfuges, des personnes que j’apprécie, et quant à la 3ème, je l’imagine tout aussi appréciable. Mais apprécier une personne ne veut pas dire que l’on doit tout accepter de sa part.
Il est certain qu’être élu n’est pas de tout repos et cela l’est certainement encore moins quand on est dans l’opposition. Mais on ne peut pas être élu uniquement pour ce qui est facile et apaisé. Être conseiller municipal, c’est défendre ses idées pour insuffler le changement et faire évoluer notre ville en tenant compte des avis de tous les Colmariens. Changer de groupe municipal, c’est choisir la facilité et créer un sentiment de trahison chez les électeurs, tout en oubliant que l’on n’est pas détenteur des voix qui nous ont élues mais que l’on en est juste le représentant.
Plusieurs allusions ont été faites sur ce sujet lors du dernier Conseil Municipal, mais derrière ces mots qui se voulaient pour certains humoristiques, il y a une vérité que l’on oublie d’évoquer et qui me dérange, qu’en est-il du suffrage exprimé par les Colmariens il y a à peine 6 mois ?
Lors des dernières élections cantonales partielles, j’ai lu des remarques d’élus se plaignant du faible taux de participation à l’élection. Mais comment peut-on donner envie aux électeurs de se déplacer dans les bureaux de vote, si 6 mois à peine après les élections on ne tient finalement aucun compte du vote des Colmariens.
Aujourd’hui le Conseil Municipal de Colmar n’est tout simplement plus représentatif du suffrage exprimé lors des dernières élections municipales.
Et quand un élu ne se sent plus capable de représenter ceux qui ont voté pour son groupe, il lui reste la possibilité de démissionner et de laisser sa place, mais il semble évident que quand la soupe est bonne, il est difficile de lâcher la cuillère.

1 octobre 2026

Benoît Kuhn
21 août 2026

Le projet de relier par le train Colmar et Fribourg a été officiellement « suspendu ». Définitivement ?

C’est le « serpent de mer » le plus ancien d’Alsace : un projet dont on parle depuis 80 ans, et même inscrit dans le Traité d’Aix-la-Chapelle signé en 2019 par le Président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel. Il s’agit de rebâtir une ligne ferroviaire, et le pont sur le Rhin qui va avec, entre Colmar et Fribourg (Freiburg im Brisgau). Environ 60 km, 6000 passagers quotidiens espérés, mais avec un coût estimé en 2022 à 350 millions d’euros pour la seule France pour recréer cette liaison qui existait déjà avant-guerre. Ironiquement, c’est le ministre des transports du Bade Wurtemberg, pourtant prêt à financer sa quotepart, qui a signé l’ « acte de décès » du projet dans le journal Badische Zeitung de ce lundi 17 août 2026.

Une ligne ferroviaire Colmar-Fribourg pas rentable et trop chère pour l’État français


Les Allemands ont pris acte du refus de l’État français d’avancer. Trop cher, pas rentable, juge notre ministre des transports. Et pas assez prestigieux ajouterons-nous : Emmanuel Macron n’avait pas hésité à dépenser 1,5 milliard d’euros pour rendre la Seine baignable pour les JO de 2024… Depuis, l’état avéré des finances publiques impose de rogner les investissements tous azimuts, et les mobilisations récentes en faveur de cette liaison ferroviaire Colmar-Fribourg n’y ont rien changé.

Certains se souviendront avec nous que l’argument de la non-rentabilité avait déjà été avancé par la SNCF pour refuser la prolongation de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) Est jusqu’à Strasbourg dans les années 1990-2000. Il avait fallu l’obstination d’Adrien Zeller, alors président de la région Alsace, pour emporter le morceau. Depuis, les TGV Paris-Strasbourg affichent régulièrement complet, et plus personne ne parle de manque de rentabilité.

Les alternatives possibles

Les élus locaux de Colmar ont réagi de suite en prônant des alternatives plus légères, moins coûteuses à feu la ligne ferroviaire Colmar-Fribourg. La députée de Colmar Brigitte Klinkert évoque un projet de « train léger », intermédiaire entre tram et train classique, et soutenu par l’association TransRhinRail. Reste que ce train aurait besoin après la gare de Volgelsheim d’un pont dédié pour franchir le Rhin, et donc aussi d’un budget conséquent.

Tristan Denéchaud, conseiller municipal de Colmar proche du maire Éric Straumann et Vice-président de Colmar Agglomération en charge du bilinguisme et de la coopération transfrontalière, va plus loin. Dans son post Facebook du 19 août, il prône « le modèle « tram-train » (…), avec des normes d’exploitation beaucoup moins lourdes et nettement moins coûteuses que le ferroviaire traditionnel », car traversant le Rhin sur l’actuel pont routier « avec une voie unique en alternance pour le tram-train et un feu qui lui donne priorité par rapport aux voitures. Et cela une fois par demi-heure, sans gêne majeure pour la circulation automobile ». Tristan Denéchaud appelle donc la région Grand Est à racheter la ligne « afin de maîtriser les coûts et le calendrier d’ingénierie ». Un appel d’autant plus justifié que Franck Leroy, président de la région Grand Est, est aussi président de l’AFIT (Agence de financement des infrastructures de France), établissement public national ayant pour mission de participer au financement de projets d’infrastructures de transport et de mobilité et disposant d’un budget de 3 à 5 milliards d’euros. Mais les doutes sont permis (euphémisme) quant aux motivations de Franck Leroy et de la région Grand Est à suivre cette recommandation : les investissements en Alsace ne font clairement pas partie de ses priorités, et la région n’a même pas pris la peine de communiquer sur le sujet depuis une semaine.

En attendant, une solution palliative selon Tristan Denéchaud est de mettre en place une navette de bus à haut niveau de service comme la ligne G à Strasbourg.

Démunie de collectivité régionale, l’Alsace ne pèse pas dans ce dossier

Le triste destin de ce projet de ligne ferroviaire Colmar-Fribourg illustre parfaitement la nécessité d’une région Alsace. Rappelons que la compétence en transports ferroviaires incombe à la région, pas au département qu’est la Collectivité européenne d’Alsace. Le président d’une région Alsace aurait pu pousser le projet à Paris, tel Adrien Zeller en son temps, ce que n’a clairement pas fait Franck Leroy, président du Grand Est. Et en cas d’échec comme à présent, la région Alsace pourrait racheter la ligne et investir dans une solution alternative comme le « tram-train » décrit ci-dessus.

Sans les compétences régionales, l’Alsace est condamnée à subir les décisions des autres – Parisiens ou Champenois – dans tous les domaines touchant à l’économie et au développement des territoires.

29 septembre 2026

Conseil municipal (suite)

Intervention d'Yves Hemedinger  au sujet du logement et de l’accès au centre-ville pour les commerces, soignants et autres intervenants.

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28 septembre 2026

Conseil municipal de la Ville de Colmar
Séance du 28 septembre 2026

Cliquer sur l'image ↴

[suite]
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27 septembre 2026

Yves Hemedinger
27/9/2026

Il peut être bon d’écouter l’opposition !


C’est exactement ce que nous avons proposé au maire, avec le groupe municipal "Fiers d’être Colmariens", par la voix de notre collègue Olivier Roth, lors du conseil municipal d’avril dernier, puis une deuxième fois il y a quelques semaines.
À chaque fois, nous avons essuyé une fin de non-recevoir.
Pourtant, l’opposition n’est pas là uniquement pour critiquer. Elle peut aussi être force de proposition. Encore faut-il accepter de l’écouter.

26 septembre 2026


Élections sénatoriales 2026 : débat avec les candidats du Haut-Rhin

Un débat sénatorial largement dominé par la question institutionnelle alsacienne.

Le débat organisé le 4 septembre 2026 à Colmar à l’initiative du Mouvement pour l’Alsace (MPA) a réuni quatre représentants de listes candidates aux élections sénatoriales du Haut-Rhin : Brigitte Klinkert pour le centre, Christelle Ritz pour le Rassemblement national, Jean-Georges Trouillet pour les Régionalistes et Antoine Homé pour le Parti socialiste.

André Reichardt, ancien sénateur et président du MPA, s’adresse aux intervenants. De gauche à droite: Christelle Ritz, Brigitte Klinkert et Jean-Georges Trouillet. Absent de la photo: Antoine Homé. Au milieu: Benoît Kuhn, modérateur du débat

Après une présentation des différentes listes, le débat animé a porté sur les grandes préoccupations des collectivités locales – simplification administrative, santé, école, finances locales, économie, services publics – avant de se concentrer sur la question centrale de la soirée : quelle organisation institutionnelle pour l’Alsace et que feront concrètement les futurs sénateurs pour permettre l’adoption de la proposition de loi créant une collectivité alsacienne ?

Un point de convergence important est apparu : aucun des quatre intervenants n’a défendu le maintien de l’Alsace dans son organisation actuelle au sein du Grand Est. Tous se sont prononcés, selon des modalités différentes, pour une collectivité à l’échelle de l’Alsace et une décentralisation plus poussée. Les divergences concernent surtout l’étendue de cette autonomie, le mode de scrutin et l’organisation des pouvoirs au sein de la future collectivité.
Brigitte Klinkert : simplification, proximité et collectivité à statut particulier

Pour Brigitte Klinkert, la réforme de l’Alsace doit s’inscrire dans un double mouvement : un « choc de décentralisation » et un « choc de simplification ». Elle considère que l’organisation territoriale française est devenue illisible et que les grandes régions ont renforcé le poids des administrations au détriment de la décision politique de proximité.

Elle a donc proposé de supprimer, en Alsace, l’échelon du Grand Est au profit d’une collectivité à statut particulier d’Alsace, réunissant les compétences aujourd’hui exercées par la Collectivité européenne d’Alsace et les compétences régionales. Il ne s’agirait pas de recréer une Région Alsace parallèlement à la CeA, mais bien de disposer d’une seule collectivité alsacienne exerçant l’ensemble de ces responsabilités.

Le vote de cette proposition de loi par l’Assemblée nationale le 8 avril 2026 a été une étape historique reposant sur quatre idées : simplification institutionnelle, proximité de la décision, confiance aux élus locaux et reconnaissance de l’identité particulière de l’Alsace, de son histoire et de sa culture.

Au-delà du cas alsacien, Brigitte Klinkert estime que la France devrait adapter son organisation aux réalités de chaque territoire. Elle ne défend pas nécessairement un modèle uniforme : en Alsace, la strate régionale actuelle lui paraît être celle qu’il faut supprimer, tandis que d’autres territoires pourraient choisir une organisation différente.

Parmi ses autres priorités figurent l’école et la jeunesse, avec une critique des fermetures de classes reposant sur des variations parfois très faibles d’effectifs ; la santé, notamment à travers le développement de coopérations transfrontalières entre établissements français et allemands ou suisses ; la valorisation du travail, avec l’idée de regrouper les différentes prestations sociales dans une allocation unique dont le niveau devrait maintenir un avantage financier au retour à l’emploi ; enfin la réduction de la dette financière et de la dette écologique laissées aux générations futures.

Sur la proposition de loi Alsace, elle a surtout insisté sur le calendrier : le texte doit être inscrit rapidement au Sénat, puis revenir devant l’Assemblée nationale afin que la réforme puisse être menée à son terme avant les échéances nationales de 2027.
Jean-Georges Trouillet : dépasser la décentralisation pour aller vers le fédéralisme

Jean-Georges Trouillet a présenté la proposition institutionnelle la plus ambitieuse de la soirée. Pour lui, sortir du Grand Est est nécessaire mais insuffisant. La question alsacienne révèle un problème plus général : l’épuisement du modèle centralisé français.

Il considère que les politiques publiques sont devenues peu lisibles parce que les responsabilités, les financements et les compétences sont répartis entre trop d’acteurs. Même les communes disposent selon lui d’une autonomie insuffisante, notamment financière, et dépendent trop largement de dotations ou de décisions prises à d’autres niveaux.

Sa proposition consiste donc à aller au-delà de la décentralisation traditionnelle et à engager une transformation fédérale de la République. Chaque niveau territorial devrait disposer de compétences clairement définies, des ressources correspondantes et d’une véritable autonomie de décision. L’objectif est aussi démocratique : rendre identifiable celui qui décide, celui qui prélève l’impôt et celui qui est responsable des résultats obtenus.

Pour Jean-Georges Trouillet, cette autonomie territoriale permettrait de reconstruire la confiance entre les citoyens et les institutions. La commune constituerait le premier échelon de cette reconstruction, avant des collectivités régionales disposant d’une autonomie beaucoup plus importante qu’aujourd’hui.

Il défend également une représentation proportionnelle, afin d’éviter qu’un scrutin majoritaire n’écrase les minorités et ne réduise la recherche de compromis.

Une autre spécificité de sa démarche concerne l’indépendance des élus alsaciens vis-à-vis des appareils politiques nationaux. Il a souligné que des élus locaux sincèrement favorables à l’Alsace peuvent se retrouver en contradiction avec les orientations décidées par leur parti au niveau national. La liste régionaliste entend donc faire des futurs sénateurs des élus n’ayant de comptes à rendre, sur ces questions, qu’aux électeurs et aux territoires alsaciens.

Au Sénat, Jean-Georges Trouillet souhaite enfin constituer des coopérations avec des parlementaires d’autres territoires à forte identité, afin que la question de l’autonomie territoriale ne soit pas présentée comme une revendication exclusivement alsacienne. Il évoque ainsi une logique de fédéralisme différencié susceptible de concerner également la Corse, la Bretagne, le Pays basque ou d’autres territoires.

Concernant la proposition de loi Alsace, sa position est pragmatique : même si le texte adopté par l’Assemblée nationale reste incomplet, il constitue une occasion qu’il faut saisir. Il s’est engagé à agir pour son inscription et son adoption rapides au Sénat.
Antoine Homé (PS) : une Alsace autonome, mais avec un modèle démocratique profondément différent

Antoine Homé s’est lui aussi montré très critique envers le centralisme français. Se réclamant notamment de la tradition décentralisatrice de Michel Rocard, il considère le jacobinisme comme l’un des problèmes structurels de la France et voit dans l’organisation administrative actuelle l’une des causes de son manque d’efficacité.

Il a rappelé qu’il avait soutenu dès 2013 le projet de collectivité unique porté à l’époque par Philippe Richert, malgré son appartenance au Parti socialiste. Il revendique ainsi une approche transpartisane de la question alsacienne.

Sa principale différence avec les autres intervenants porte sur la gouvernance de la future collectivité. Antoine Homé ne souhaite pas que la nouvelle Alsace devienne simplement un « super-département » dans lequel les élus seraient issus des cantons et où le pouvoir serait fortement concentré autour du président de l’exécutif.

Il propose plutôt de s’inspirer de la Collectivité de Corse, avec une assemblée largement ou totalement élue à la proportionnelle, donc une représentation effective des différentes sensibilités politiques, et une distinction plus nette entre l’assemblée délibérante et l’exécutif. Il s’est également montré ouvert à un scrutin mixte, combinant représentation territoriale et correction proportionnelle, comme en Allemagne.

Cela devrait favoriser une culture du compromis plus proche des démocraties parlementaires européennes et notamment du fonctionnement allemand. Son projet alsacien s’inscrit d’ailleurs dans une réforme institutionnelle française plus générale : renforcement du Parlement, proportionnelle et réduction de la concentration du pouvoir présidentiel.

Antoine Homé va également assez loin en matière de différenciation. Il souhaite qu’une future collectivité alsacienne puisse disposer de pouvoirs normatifs plus importants, voire de certaines délégations de pouvoir législatif, notamment pour adapter et faire évoluer le droit local d’Alsace-Moselle. Il a cité le droit local de la chasse comme exemple d’un dispositif devenu difficile à moderniser dans le cadre institutionnel actuel.

Il ne remet donc pas en cause le principe d’une collectivité alsacienne ; il souhaite au contraire qu’elle dispose de compétences importantes. Mais il conditionne son soutien à une architecture institutionnelle pluraliste et à une véritable co-construction du projet entre les différentes sensibilités alsaciennes.

Sur le calendrier sénatorial, il s’est déclaré prêt, s’il est élu, à participer aux initiatives pour faire progresser rapidement le texte, tout en soulignant qu’un sénateur isolé ne suffira pas : il faudra convaincre les groupes parlementaires et construire une majorité transpartisane au Sénat.
Christelle Ritz (RN) : sortie du Grand Est, collectivité unique et priorité à la langue alsacienne

Christelle Ritz a confirmé que le Rassemblement national défend désormais clairement la sortie de l’Alsace du Grand Est. Elle reconnaît que les positions de sa formation ont pu évoluer, mais considère que le vote favorable du RN à la proposition de loi du 8 avril constitue désormais un engagement politique concret.

Elle s’est prononcée pour une collectivité unique d’Alsace, et non pour la juxtaposition d’une nouvelle Région Alsace et de l’actuelle Collectivité européenne d’Alsace.

Christelle Ritz s’est également montrée favorable à une dose importante de proportionnelle, afin que les différentes forces politiques soient représentées dans la future assemblée alsacienne. Elle a ainsi rejoint Jean-Georges Trouillet et Antoine Homé sur l’idée que le futur mode de scrutin constitue un élément important de la réforme.

Elle a surtout développé un thème spécifique : la langue alsacienne et l’enseignement bilingue. Professeure d’allemand et dialectophone, elle estime que l’Alsace n’est pas allée assez loin dans la transmission du dialecte. Le modèle bilingue français-allemand doit être complété par une place beaucoup plus importante donnée directement à l’alsacien, dès l’école maternelle et tout au long du cursus.

Elle a notamment regretté que l’Alsace n’ait pas développé, à l’image de ce qui a pu être fait dans d’autres régions françaises, un réseau éducatif puissant pour une véritable transmission de la langue régionale. Une future collectivité alsacienne devrait donc disposer de davantage de moyens et de compétences pour intervenir dans ce domaine.

Ses autres priorités sénatoriales concernent l’accès aux soins et la désertification médicale, le maintien des écoles et des services publics de proximité, la sécurité et les difficultés rencontrées par les maires, la baisse des dotations de l’État, ainsi que le soutien au patrimoine, à la culture, à l’agriculture, à l’artisanat et aux commerces locaux.

Enfin, elle a considéré que, malgré ses imperfections, la proposition de loi actuelle constitue un point de départ qu’il faut utiliser plutôt que laisser passer. Elle a reconnu les hésitations initiales du RN sur le texte, mais estime désormais prioritaire de le faire avancer rapidement.
Un accord sur l’objectif alsacien, trois conceptions de son approfondissement

La conférence a finalement révélé un socle commun plus large que ne pouvaient le laisser penser les appartenances partisanes. Les quatre représentants présents veulent une collectivité politique à l’échelle de l’Alsace, souhaitent mettre fin à l’organisation actuelle dans le Grand Est et considèrent que la France doit donner davantage de responsabilités aux territoires.

Les différences portent surtout sur jusqu’où aller. Brigitte Klinkert privilégie une collectivité à statut particulier réunissant les compétences départementales et régionales dans une logique de simplification et de proximité. Christelle Ritz défend également une collectivité unique, tout en insistant sur la langue, la culture et la représentation proportionnelle. Antoine Homé souhaite une collectivité alsacienne plus autonome mais insiste sur une architecture parlementaire et pluraliste inspirée notamment de la Corse. Jean-Georges Trouillet inscrit enfin l’Alsace dans un projet beaucoup plus large de transformation fédérale de la République française.

Un autre point de convergence est apparu en fin de réunion : le temps presse. La PPL votée par l’Assemblée nationale le 8 avril est considérée par les intervenants comme imparfaite et devant être substantiellement complétée, mais aucun ne souhaite laisser passer l’occasion qu’elle représente. La prochaine bataille se jouera donc au Sénat : obtenir rapidement son examen, construire une majorité dépassant les appartenances partisanes et parvenir à un texte susceptible d’achever son parcours parlementaire avant que les échéances nationales de 2027 ne viennent interrompre le processus.

Jean-Philippe Atzenhoffer, Secrétaire général adjoint du Mouvement pour l’Alsace (MPA)
Yves Hemedinger
26/9/2026

Ci-dessous la réaction de vos élus Céline Golly, Cindy Hueber, Sandrine Wybrecht, Jean-François Cerfon, Olivier Roth et moi-même.


« Malgré la défection de nos deux colistiers, Monique Fritsch et Adrien Wild, qui ont choisi de rejoindre la majorité municipale après l’avoir combattue à nos côtés lors des dernières élections municipales, nous restons fidèles à nos valeurs et à nos engagements.
Leur décision, nous ont-ils expliqué, n’est pas motivée par un quelconque ressentiment à l’égard du groupe "Fiers d’être Colmariens", mais elle est motivée par un besoin d’existence compte tenu du peu de place que nous laisse le maire dans l’opposition.
C’est l’explication qu’ils nous ont donné !
Quand on est élu sur une liste, avec un projet et des engagements présentés aux électeurs, passer ensuite sur une autre liste pose forcément une question de loyauté et d’honnêteté.
Nous considérons donc que la question de leur démission doit être posée. Par respect pour les plus de 6 000 Colmariens qui nous ont fait confiance, mais aussi pour les suivants de liste qui pourraient, à leur tour, siéger et défendre nos propositions .
À chacun désormais d’interroger sa conscience et de regarder les électeurs en face.
Pour notre part, nous ne changerons pas de cap. Nous continuerons à travailler, à proposer et à défendre les Colmariens, comme nous nous y étions tous engagés et comme nous le faisons depuis plusieurs mois.
La politique devrait d’abord être une affaire de respect, de convictions et de relations humaines. Nous en sommes bien loin ici, et c’est sans doute ce qui nous attriste le plus dans cette affaire.
Au fond, les intérêts personnels passent.
Les engagements pris devant les Colmariens, eux, restent. »
Photo zapping DNA/Alsace du jour

24 septembre 2026

Eric Vial
23/9/2026

« Voter pour les mêmes, c’est produire les mêmes effets ! »
 

Le Sénat, c’est l’assemblée des territoires. À quelques jours des élections sénatoriales, une question essentielle est posée : qui défendra réellement les communes, les intercommunalités, les départements et les régions ?
L’Association des maires de France, que préside David Lisnard, vient une nouvelle fois de tirer la sonnette d’alarme.
Malgré les assurances du gouvernement, les élus locaux craignent de nouvelles ponctions sur leurs budgets, des charges supplémentaires et une nouvelle fragilisation de leur capacité à investir. Ils me l’ont tous dit durant cette campagne.
Car le gouvernement demande notamment aux collectivités de limiter la progression de leurs dépenses de fonctionnement à l’inflation.
Dans le même temps, les élus alsaciens dénoncent le poids croissant des charges qui leur sont imposées, la question des cotisations CNRACL et les incertitudes qui pèsent sur le FCTVA, indispensable au financement de l’investissement local. Or 70 % de l’investissement public civil est porté par les collectivités territoriales.
Donc, une nouvelle fois, le système s’apprête à affaiblir les communes et les territoires : moins d’investissements, moins de services publics de proximité, moins de capacité à entretenir nos écoles, nos équipements, nos routes, nos bâtiments et à préparer l’avenir.
Face à cette situation kafkaïenne, il faut avoir le courage de regarder la réalité en face. Les vieilles recettes politiciennes portées par des caciques omnipotents ne fonctionnent plus. Les petits arrangements entre amis non plus : « Je te soutiens en échange d’un truc pour ma commune. » La France va crever de ces petites combinazione. Car au bout de la chaîne, c’est le citoyen qui trinque. N’entendez-vous pas déjà la colère gronder ?
Le bilan politique des formations au Sénat qui ont longtemps structuré la droite et le centre – notamment Les Républicains, l’UDI et Renaissance – montre leurs difficultés à obtenir de l’État une véritable protection et une véritable autonomie pour les collectivités locales.
À force d’accepter la recentralisation, les normes supplémentaires, les transferts de charges et les restrictions financières, nos collectivités se retrouvent toujours davantage contraintes.
Cette campagne sénatoriale est ubuesque. Certains responsables politiques – jusqu’au plus haut niveau de l’État – n’ont décidément honte de rien.
Les mêmes qui promettent désormais davantage de simplification et de protection des collectivités territoriales sont les mêmes qui ont promu et organisé la congestion de nos institutions depuis 40 ans.
Alors, je pose la question simplement aux grands électeurs qui vont devoir s’exprimer le 27 septembre. Si nous continuons à voter pour ceux qui ont accompagné cette politique, pourquoi les choses changeraient-elles ? Indéniablement, voter pour les mêmes produira les mêmes effets.
Il est temps de changer de méthode. Il faut des élus qui considèrent les collectivités non comme une variable d’ajustement budgétaire, mais comme le cœur de la République au plus près des citoyens. Il y a urgence.
Il faut aussi des élus qui mettent la proposition de loi Alsace au cœur de leurs préoccupations, non pas par circonstance ou électoralisme, mais par conviction. Car davantage de décentralisation, c’est davantage d’économie, de simplification et de démocratie.
Monsieur le président Larcher, c’est bien de nous faire aujourd’hui des promesses, mais où étiez-vous jusqu’à maintenant ? Qu’est-ce qui vous a empêché de mettre cette PPL Alsace au débat au Sénat alors qu’elle avait été approuvée par les députés ?
C’est le sens de notre démarche avec Une nouvelle énergie pour l’Alsace au Sénat, conduite par la sénatrice sortante Laurence Muller-Bronn.
Une équipe qui veut porter une autre conception de l’action publique : plus de liberté pour les territoires, moins de normes, davantage de responsabilités locales et une véritable défense des moyens de nos communes et de nos collectivités.
Mais surtout, une honnêteté. Au moins intellectuelle.
Nous aurions déjà fait un grand pas dans la manière de « faire de la politique » et de conduire nos collectivités territoriales.

22 septembre 2026



Interview
Laurence Muller-Bronn : « Il faut rendre la liberté aux communes, aux familles et aux citoyens »

Dans cet entretien, la sénatrice, conseillère d’Alsace (CeA) et ex-maire de Gerstheim Laurence Muller-Bronn revendique une ligne politique fondée avant tout sur la liberté individuelle, la proximité et la défense des territoires. Élue il y a six ans sur la liste d’André Reichardt, elle se représente aux élections sénatoriales du 28 septembre 2026 avec sa propre liste pour le Bas-Rhin, soutenue par André Reichardt. Laurence Muller Bronn se veut davantage guidée par les dossiers que par les réseaux politiques, entend prolonger au Sénat une démarche construite au contac t du terrain. Son discours mêle ainsi une critique sévère de la centralisation et de l’uniformisation françaises, des prises de position sur les retraites, la santé, l’éducation et les collectivités, et un engagement particulièrement marqué en faveur de l’Alsace, de ses spécificités institutionnelles et de sa langue régionale.

Un Sénat conçu comme contre-pouvoir et chambre des territoires

Laurence Muller-Bronn commence par rappeler sa conception du rôle du Sénat. Celui-ci est « la Chambre des territoires », tandis que les sénateurs sont avant tout des législateurs chargés de contrôler l’action du gouvernement, au même titre que les députés. Elle déplore toutefois le poids pris par les projets de loi gouvernementaux dans le travail parlementaire: environ 90 % de l’agenda du Sénat est consacré aux projets de loi du gouvernement, ne laissant que 10 % aux propositions de loi des parlementaires. Cette situation est révélatrice d’un système politique dans lequel l’exécutif conserve une capacité excessive à déterminer les priorités du travail parlementaire.

Pour Laurence Muller-Bronn, la France est aujourd’hui « bloquée » par un système devenu trop contraignant et marqué par l’entre-soi. Elle fait de la liberté le fil conducteur de son action : liberté des communes, liberté des citoyens, mais aussi liberté pour les familles de s’administrer, de s’éduquer, de se soigner, de se loger, de se déplacer ou encore de s’organiser.

Cette approche dépasse donc le seul libéralisme économique. Laurence Muller-Bronn se définit comme une femme de droite attachée à un « libéralisme » également social et individuel. Elle insiste sur le fait qu’elle ne souhaite pas que les élus se comportent comme des « soldats » ou des fonctionnaires appliquant mécaniquement des consignes. Un élu doit disposer de convictions personnelles et les défendre, y compris lorsqu’elles ne correspondent pas aux positions dominantes de son camp.

Laurence Muller-Bronn (au centre) et ses colistiers pour les élections sénatoriales : de gauche à droite: Yves Sublon, maire d’Eschau ; Murielle Fabre, maire de Lampertheim ; Fabienne Oberlé, conseillère municipale de Kintzheim ; Éric Vial, conseiller municipal de Brumath (en médaillons les suppléants : Christophe Schimpf, maire de Soultz-sous-Forêts ; Catherine Graesbeck-Eichwald, conseillère municipale de Weiterswiller)

C’est pourquoi elle a rejoint avec sa liste Nouvelle Énergie, mouvement libéral fondé par le maire de Cannes (et président de l’Association des maires de France) David Lisnard. Elle espère que ce courant fera entendre une voix différente au Sénat. Elle revendique surtout son profil d’« électron libre » : elle affirme ne pas être une militante politique traditionnelle et explique avoir été sollicitée au fil des années pour son engagement sur des dossiers précis plutôt que pour son appartenance à un réseau.

Une critique de l’emprise croissante de l’État

Cette volonté de « rendre la liberté » structure également ses critiques à l’égard des politiques publiques : l’État intervient de plus en plus dans des domaines qui devraient relever de la responsabilité des familles ou des collectivités.

L’éducation est un de ses domaines privilégiés. Laurence Muller Bronn critique les restrictions apportées à l’instruction à domicile – qui concerne beaucoup d’enfants handicapés difficilement accueillables ailleurs – et dénonce également les contraintes imposées aux écoles hors contrat. La lutte contre certains phénomènes, notamment l’islamisme radical, a conduit à restreindre indistinctement les possibilités offertes aux familles qui choisissent d’autres formes d’éducation.

Elle conteste également les nouvelles contraintes pesant sur l’accueil des très jeunes enfants à l’école maternelle, avec par exemple une sieste obligatoire sur place même si les parents, notamment dans les villages, pourraient les garder à la maison. Transformer des salles communales en espaces de repos et mobiliser des personnels pour surveiller les enfants représente une charge supplémentaire pour les petites communes, qui ne disposent ni des locaux ni des moyens financiers nécessaires. C’est là l’illustration d’un problème plus général : des décisions nationales sont appliquées uniformément à des territoires dont les réalités sont pourtant très différentes.

Laurence Muller Bronn oppose ainsi la logique d’uniformisation à celle de la proximité. Une commune rurale de 2 000 habitants ne peut pas être administrée comme une grande ville. Les besoins d’une petite crèche, d’une école ou d’un établissement pour personnes âgées ne sont pas nécessairement ceux d’une structure située dans une grande agglomération. Elle regrette que l’État fasse de moins en moins confiance aux maires et à leurs équipes alors que ceux-ci sont précisément au contac t des réalités quotidiennes.

Cette critique s’étend aux obligations réglementaires en général. Laurence Muller-Bronn est opposée aux interdictions et aux obligations lorsqu’elles sont appliquées de manière excessive. Selon elle, elles finissent souvent par créer des filières et par profiter à certains acteurs économiques plutôt qu’à l’intérêt général.

Retraites : défendre une approche spécifique pour les femmes

La question des retraites constitue l’un des sujets sur lesquels Laurence Muller Bronn affiche la position la plus personnelle. Elle estime que la carrière professionnelle des femmes ne peut pas être considérée comme identique à celle des hommes.

Son argument repose sur la réalité des parcours féminins : naissance et éducation des enfants, d’où souvent un travail à temps partiel, des interruptions de carrière, parfois l’accompagnement d’un enfant malade ou d’un proche dépendant, la prise en charge des parents âgés en fin de vie. Toutes ces périodes, souligne-t-elle, représentent une contribution importante à la société, permettent à la collectivité d’éviter certaines dépenses, mais ont des conséquences négatives sur les droits à la retraite.

L’allongement uniforme de la durée de cotisation risque donc de pénaliser davantage les femmes. Elle se prononce pour une prise en compte différenciée des carrières féminines pour le calcul des retraites.

Laurence Muller Bronn critique également une réforme des retraites conçue « en silo ». Faire travailler les Français plus longtemps ne résoudrait pas nécessairement les problèmes financiers si, dans le même temps, davantage de personnes âgées de 59 ou 60 ans, usées par leur métier mais pas officiellement invalides, basculent vers d’autres dispositifs sociaux. Elle redoute alors un déplacement de la dépense plutôt qu’une véritable économie.

Elle s’inquiète enfin de l’évolution du cumul emploi-retraite et de la limitation à 7 000 € de revenus annuels pour certaines activités à compter de 2027. Elle considère que cette restriction pourrait pénaliser les travailleurs indépendants et certaines professions libérales qui souhaitent continuer à exercer après leur départ en retraite.

Laurence Muller-Bronn ne rejette pas l’idée d’une réforme des retraites. Elle reconnaît que le système doit évoluer et que les réalités démographiques rendent nécessaire une réflexion sur son financement. Mais les réformes ont été conduites trop rapidement, sans prendre suffisamment en compte la diversité des situations individuelles et professionnelles.

Santé, dépendance et métiers du « prendre soin »

La santé constitue un autre domaine dans lequel son approche de la liberté individuelle se retrouve. La sénatrice rappelle ses différentes interventions parlementaires sur l’accès aux soins, la prévention et la volonté libre et explicite du patient.

Elle appelle à une meilleure reconnaissance des métiers de l’humain, qui sont souvent des métiers en tension et majoritairement féminins. Les infirmières, notamment, représentent à ses yeux une ressource considérable pour lutter contre les déserts médicaux, mais leur travail et leurs déplacements restent insuffisamment valorisés.

Cette réflexion s’étend aux EHPAD. Laurence Muller-Bronn reconnaît l’existence de situations de maltraitance et la nécessité de protéger les personnes âgées vulnérables. Mais elle refuse que quelques scandales conduisent à jeter le discrédit sur l’ensemble des professionnels. Les métiers concernés sont difficiles, insuffisamment valorisés et confrontés à d’importantes difficultés de recrutement.

Elle souligne parallèlement l’importance de l’hospitalisation à domicile et du rôle joué par les proches, là encore souvent des femmes. Son discours rejoint ici sa critique du système des retraites : une partie importante du travail réalisé gratuitement par les familles contribue au fonctionnement de la société sans être véritablement reconnue.

Laurence Muller Bronn défend également une approche plus ouverte de certaines pratiques de santé dites intégratives. Elle a été attaquée sur ce sujet alors que certaines de ces pratiques sont déjà utilisées dans les soins palliatifs, en psychiatrie ou dans l’accompagnement des patients. Notamment l’hypnose, la musicothérapie ou l’acupuncture. Son objectif n’est pas de promouvoir sans discernement ces pratiques, mais de travailler à leur encadrement avec des universitaires.

Une forte dimension alsacienne


Laurence Muller-Bronn revendique avec fierté une présence ancienne et constante sur les dossiers alsaciens. Elle cite notamment son travail sur les langues régionales, la Collectivité européenne d’Alsace (CeA), les questions transfrontalières et, plus largement, les problématiques propres au territoire.

Elle rappelle avoir travaillé sur ces dossiers depuis son arrivée au Sénat et estime que certains élus ne se préoccupent de l’Alsace que depuis que le sujet est devenu électoralement important.

La question linguistique occupe une place centrale dans son discours. Laurence Muller-Bronn défend à la fois le bilinguisme franco-allemand et la reconnaissance de l’alsacien comme langue régionale à part entière. Elle refuse de présenter ces deux objectifs comme contradictoires. Pour elle, l’allemand et l’alsacien doivent pouvoir coexister dans les politiques linguistiques alsaciennes.

Elle insiste particulièrement sur l’utilité de la langue régionale dans les métiers du soin et du secours. Les personnes âgées peuvent perdre certaines capacités cognitives tout en conservant leur langue première. Dans un EHPAD, un hôpital ou lors de l’intervention de pompiers, la possibilité de communiquer en alsacien peut donc avoir une valeur humaine et pratique considérable.

Il faut développer la formation continue des professionnels et faire reconnaître le diplôme de compétence en langue (DCL) en alsacien. Elle affirme avoir porté ce dossier auprès du ministère de l’Éducation nationale et souhaite que les personnes travaillant dans l’éducation, le soin ou les services de secours puissent faire certifier leurs compétences linguistiques en alsacien.

Elle déplore cependant les blocages administratifs et institutionnels qui ralentissent ce dossier depuis plusieurs années. Le DCL se trouve notamment pris entre différentes compétences institutionnelles, ce qui illustre les limites d’un système où les responsabilités sont trop fragmentées.

Institutionnellement, Laurence Muller Bronn milite pour une collectivité unique d’Alsace hors du Grand Est. Elle se montre en revanche lucide sur les rapports de force au Sénat. Même si les sénateurs alsaciens se mobilisent tous, leur poids numérique restera limité. Elle observe que certains territoires, comme la Corse, obtiennent davantage de résultats en utilisant d’autres relais et d’autres stratégies d’influence.

Une ligne politique : liberté, proximité et engagement territorial

Au fil de l’entretien, un même fil rouge se dégage : Laurence Muller-Bronn entend défendre une conception de la politique fondée sur la liberté de choix et la responsabilité des acteurs locaux. Qu’il s’agisse de la retraite des femmes, de l’éducation, de la santé, des communes, des personnes âgées ou des langues régionales, elle oppose régulièrement les réalités concrètes du terrain aux décisions prises de manière uniforme au niveau national.

Son parcours d’élue locale nourrit cette approche. Elle insiste sur son expérience de maire, de vice-présidente de territoire et de conseillère d’Alsace, estimant que cette connaissance directe des collectivités lui donne une grille de lecture particulière pour son travail parlementaire.

Son positionnement est donc double : profondément territorial lorsqu’elle défend l’Alsace, mais également plus large lorsqu’elle aborde les grands débats nationaux. Elle entend faire de son mandat sénatorial le prolongement de cette expérience locale, tout en assumant une certaine distance avec les appareils et les réseaux politiques.

À l’approche de l’élection, elle ne dissimule pas les difficultés qui l’attendent. Mais elle revendique une candidature fondée sur la continuité de son engagement plutôt que sur une stratégie électorale. Sa promesse aux électeurs tient finalement en une formule qui résume l’ensemble de l’entretien : continuer à porter les dossiers sur lesquels elle estime avoir acquis une légitimité de terrain, et défendre, au Sénat comme en Alsace, une plus grande liberté de décision pour les citoyens et les collectivités.

Propos recueillis et édités par Benoît Kuhn

20 septembre 2026



Élections sénatoriales, et alors ?

- 19/9/2026 - Avouons-le tous ensemble, nous n’avons pas l’habitude de suivre de près les élections sénatoriales : pas directement concernés, pas convaincus de l’utilité du Sénat, etc. Cette année, l’espoir d’un examen par le Sénat de la loi Alsace votée par l’Assemblée nationale réveille notre attention. Et du coup, nous avons beaucoup appris des débats organisés avec les candidats à Colmar et Strasbourg : le rôle important du Sénat dans l’élaboration des lois, qui va plus loin qu’un simple vote d’approbation ou de rejet ; les positions des différentes listes sur la loi Alsace et plus largement sur la gouvernance du pays, etc. Nous vous en proposons les comptes rendus dans cette newsletter. Avec un focus particulier sur la sénatrice Laurence Muller-Bronn, candidate à la réélection dans le Bas-Rhin et dont la liste se positionne clairement comme la plus décentralisatrice.

Ces débats ont déjà un avant-goût de présidentielles (la démagogie en moins), et abordent des sujets que nous creuserons ensemble ces prochains mois. En donnant la parole à des « petits » candidats, mais qui ont de « grands » programmes. On peut déjà exclure Edouard Philippe de notre liste : il a déjà déclaré sa flamme pour le Grand Est, la gouvernance actuelle du pays lui va très bien. On a là un Macron-bis qui espère être élu par défaut par peur des extrêmes, comme Emmanuel Macron en 2022.

Enfin, au chapitre des mauvaises nouvelles, le gouvernement vient de faire savoir aux parlementaires alsaciens qu’il ne « soutenait pas » l’examen de la loi Alsace au Sénat. Pas une grosse surprise, plutôt une confirmation, mais cela rend d’autant plus nécessaire des sénateurs et sénatrices alsaciens qui défendent notre région à Paris et ne se résignent pas face au jacobinisme désuet qui règne en maître à Paris.

Benoît Kuhn
Éditeur
Nathalie Aubert
19/9/2026

DES PANNEAUX, C'EST BIEN. UNE PRÉSENCE SUR LE TERRAIN, C'EST MIEUX !

Dans plusieurs rues de Colmar, je constate moi-même très régulièrement des comportements dangereux : vitesse excessive de certains scooters, vélos ou trottinettes, slaloms entre les passants et absence de considération pour les zones piétonnes.
Ces comportements mettent directement les piétons en danger.
J'ai adressé hier un courrier au maire et à l'adjoint chargé de la sécurité.
Il ne s’agit pas de mettre en cause les policiers municipaux, qui exercent une mission difficile.
Mais la signalisation, aussi nécessaire soit-elle, ne peut être efficace sans une présence régulière sur le terrain, des contrôles et une véritable prévention.
C’est précisément ce que nous avons défendu lors des élections municipales : renforcer les effectifs de la police municipale et développer une véritable police de proximité, présente dans nos rues et nos quartiers.
Une police visible, accessible et au contact des habitants permet de prévenir les comportements dangereux et de faire respecter les règles avant qu’un accident ne survienne.
La sécurité des piétons ne se décrète pas derrière un panneau : elle se garantit chaque jour sur le terrain !

17 septembre 2026

Yves Hemedinger
16/9/2026

Avec les collègues du groupe "Fiers d’être Colmariens", nous avons pris connaissance de l’étude consacrée au commerce à Colmar.

La situation décrite vient confirmer et donner raison aux propositions que nous avions formulées durant la campagne des municipales.

Dans un souci d’opposition constructive et positive, et parce que nous voulons avoir encore plus de raisons d’être fiers d’être Colmariens, nous réitérons nos propositions pour que les habitants puissent à nouveau bénéficier d’une offre commerciale qui s’adresse d’abord à eux, et pas uniquement aux touristes.

Nous espérons cette fois être entendus et que ces propositions pourront contribuer à redonner vie et dynamisme à notre commerce local.

12 septembre 2026

Olivier Roth

[Moustiques]
« Il n’y a pas de solution miracle. »
Peut-être…
Mais il y a des solutions à essayer !





6 septembre 2026

Résultats du premier tour de l’élection départementale partielle du canton de Colmar-1


Communiqué de presse du 6 septembre 2026

Le premier tour de l’élection départementale partielle du canton de Colmar-1 s’est tenu ce dimanche 6 septembre 2026.

Cette élection partielle a été organisée à la suite de la vacance d’un siège de conseiller d’Alsace au sein de la Collectivité européenne d’Alsace, pour le canton de Colmar-1. Seul le siège vacant est renouvelé.

À l’issue du dépouillement, les résultats sont les suivants :

Monique FRITSCH : 471 voix - 15,16 %

Donatien WUNSCH : 110 voix - 3,54 %

Amandine BALIRY : 193 voix - 6,21 %

Nathalie PRUNIER : 836 voix - 26,92 %

Frédéric HILBERT : 684 voix - 22,02 %

Yann DURRIERE : 598 voix - 19,25 %

Daniel BUCHINGER : 214 voix - 6,89 %

Nombre d’électeurs inscrits : 25 368

Nombre de votants : 3 155

Taux de participation : 12,44 %

Nombre de suffrages exprimés : 3 106

Nombre de bulletins blancs : 27

Nombre de bulletins nuls : 22

Un second tour sera organisé le dimanche 13 septembre 2026, dans les 24 bureaux de vote du canton de Colmar-1, ouverts de 8h00 à 18h00. Il opposera Nathalie PRUNIER à Frédéric HILBERT.

5 septembre 2026

Candidats à l'élection départementale partielle des 6 et 13 septembre 2026

Monique Fritsch


Yves Hemedinger :
Prenez 2 minutes pour comprendre l’élection de ce dimanche.
Je sais que cette élection ne passionne pas. Je le comprends et, croyez-moi, j’aurais préféré que nous n’ayons pas à vivre cette situation.
Mais je veux vous dire pourquoi elle compte pour moi.
Après le décès brutal de Martine Dietrich, avec qui je travaillais depuis 2015, les habitants du canton Colmar 1 doivent élire dimanche celui ou celle qui la remplacera à mes côtés.
Moi, je reste votre Conseiller d’Alsace, quoi qu’il arrive.
Le vote de dimanche déterminera simplement avec qui je travaillerai, en remplacement de Martine Dietrich.
Et sur ce point, je veux être d’une totale transparence avec vous :
Si vous voulez que je puisse continuer à travailler efficacement et sereinement, votez pour Monique Fritsch, avec Mohamed Zebatte comme remplaçant.
À l’inverse, un autre choix m’imposerait de travailler avec une personne avec laquelle je ne pourrais pas collaborer efficacement et sereinement.
Je ne veux pas vous le cacher. Vous avez le droit de le savoir avant de voter.


Nathalie Prunier

Brigitte Klinkert :
Ce mandat, c’est la voix de notre territoire à la Collectivité européenne d’Alsace – celle qui gère les routes, les collèges, l’aide aux personnes âgées et handicapées, le soutien aux familles les plus fragiles.
Adjointe au maire de Colmar en charge du social, élue de terrain à l’écoute des habitants, Nathalie s’est toujours engagée sur la santé, le grand âge, le handicap, les solidarités. Une expérience précieuse pour ces compétences majeures de la CeA. Elle portera aussi avec détermination la sortie de l’Alsace du Grand Est.
J’apporte tout mon soutien à Nathalie et à sa suppléante Patricia Migliaccio.



Yann Durrière

13 propositions. Un cap clair pour notre canton.

Pendant cette campagne, je suis venu à votre rencontre, je vous ai écoutés et j’ai défendu des propositions concrètes pour Colmar 1 et Ingersheim.
Dans ce Reel, retrouvez les 13 engagements que je porte pour améliorer votre quotidien et défendre notre territoire.
Remplaçante : Nathalie Aubert

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Frédéric Hilbert


"Vivre Colmar" soutient pleinement la candidature de Frédéric Hilbert et Véronique Wucher.
Vous le connaissez : Frédéric était notre tête de liste aux élections municipales et siège aujourd’hui avec nous au conseil municipal. Élu local depuis de nombreuses années, il connaît notre territoire, ses habitants et les dossiers sur lesquels la Collectivité européenne d’Alsace peut concrètement agir.
Solidarités, collèges, mobilités, environnement, aménagement du territoire : cette élection est l’occasion de faire entrer à la CEA une voix différente de celle de la majorité actuelle, écologiste et sociale.


Daniel BUCHINGER




Amandine Baliry

Proches de vous, engagés pour notre territoire


Je m’appelle Amandine Baliry.
J’ai décidé de me présenter aux élections départementales partielles du canton de Colmar-1 les 6 et 13 Septembre 2026.
J’ai fait ce choix avec l’envie de m’engager autrement : avec proximité, écoute et surtout avec une attention particulière portée à celles et ceux qui font vivre notre territoire au quotidien.
Je suis accompagnée dans cette démarche par Yavuz Yildiz, mon remplaçant, avec qui je partage cette volonté d’être au plus près des habitants.
Nous voulons défendre et représenter :
- Les familles et la parentalité
- Nos aînés et les familles aidantes
- L’accompagnement numérique des seniors
- Priorité à la protection de la santé et la sécurité des biens et des personnes
- Nos associations et nos initiatives locales
- Soutien aux actions en direction de l’amélioration du logement social
- Une gestion responsable de l’argent public
Nous continuerons à aller à votre rencontre, écouter vos préoccupations, comprendre vos attentes et échanger avec vous sur l’avenir de notre territoire.
Parce qu’au-delà d’une élection, nous pensons qu’un engagement politique doit d’abord être une rencontre avec les habitants, une présence sur le terrain et des comptes à rendre.


Donatien Wunsch

Loïc Jaegert-Huber :
Ce dimanche, si j'habitais encore Colmar, je sais pour qui je voterais.
Je suis né à Colmar et j'ai grandi une bonne partie de ma vie dans ses quartiers Ouest, rue des Mésanges. Alors ce canton, ses quartiers, ses forces mais aussi ses difficultés, je les connais un peu.
J'ai eu la chance d'être élu conseiller départemental suppléant de Brigitte Klinkert à Colmar. Je sais donc aussi ce que peut faire un conseiller départemental lorsqu'il connaît son territoire, travaille ses dossiers et se bat pour lui.
Et puis j'ai été jeune et engagé très jeune. Je sais ce que l'on entend lorsqu'on se présente avec quelques années de moins que les autres : "il a le temps", "qu'il fasse d'abord ses preuves", "ce n'est pas encore son tour". Heureusement que certaines et certains n'attendent pas qu'on leur donne leur tour pour s'engager.
Enfin, j'ai la chance de connaître Donatien Wunsch.
Dès notre première rencontre il y a quelques mois, j'ai été frappé par son intelligence, sa connaissance des dossiers, son énergie et, surtout, son envie de faire. Nous avons beaucoup parlé politique, Alsace, Colmar, engagement. Je l'ai encouragé à franchir le pas parce que je crois profondément que notre démocratie a besoin de jeunes qui ne se contentent pas de commenter ce qui ne va pas, mais acceptent de prendre des responsabilités et de se confronter au réel.
Donatien a 25 ans. C'est jeune. Et alors ?
On ne vote pas pour un âge. On vote pour une énergie, des convictions, une capacité de travail, des idées et une certaine conception de l'engagement. Et sur tout cela, je lui fais confiance.
Alors, aux Colmariennes et Colmariens du canton de Colmar-1 et aux habitantes et habitants d'Ingersheim : dimanche, allez voter ! Une élection partielle se joue aussi sur la mobilisation et chaque voix comptera.
Et si vous voulez donner sa chance à une nouvelle génération, à quelqu'un de sérieux, talentueux, profondément attaché à l'Alsace et qui aura l'audace de faire bouger les lignes, déposez le bulletin Donatien Wunsch & Julie Marbach dans l'urne.
Moi, mon choix serait fait.

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