13/7/2026
Maladie de Crohn et accès aux toilettes : une avancée utile, mais il faut aller plus loin
La convention signée entre la Ville de Colmar et l’Afa Crohn RCH France va dans le bon sens.
Pour les personnes atteintes de la maladie de Crohn, de rectocolite hémorragique ou plus largement de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, l’accès rapide à des toilettes n’est pas un confort. C’est une nécessité. C’est une question de dignité, de santé, d’autonomie et parfois même de liberté de sortir de chez soi.
Lors du conseil municipal, j’étais justement intervenu sur ce sujet, en rappelant que Colmar devait se doter d’une véritable stratégie en matière de sanitaires publics.
Car au-delà de cette convention, une question demeure : quid de la création de nouveaux sanitaires en ville ?
Aujourd’hui, dans une ville aussi touristique, commerçante et fréquentée que Colmar, l’accès aux toilettes publiques reste insuffisant. Ce sujet concerne bien sûr les personnes malades, mais aussi nos anciens, les familles avec enfants, les personnes en situation de handicap, les femmes enceintes, les visiteurs et les commerçants, qui sont trop souvent sollicités pour compenser le manque d’équipements publics.
Cette convention doit donc être un point de départ, pas une réponse définitive.
Je propose notamment :⇨ une communication claire auprès des commerçants, restaurateurs et établissements recevant du public sur la carte “Urgence Toilettes” ;
⇨ une information des Colmariens dans le Point Colmarien ;
⇨ une meilleure signalisation des toilettes accessibles ;
⇨ la création de nouveaux sanitaires publics, propres, accessibles et bien répartis ;
⇨ une réflexion spécifique sur les secteurs très fréquentés, notamment le centre-ville, les marchés, les zones touristiques et les quartiers.
Une ville accueillante ne se juge pas seulement à ses monuments, à son attractivité ou à ses événements.
Elle se juge aussi à sa capacité à répondre aux besoins les plus simples, les plus humains, les plus élémentaires.





















