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18 août 2026

Nathalie Aubert
18/8/2026

ET LA GALERIE DU REMPART, OÙ EN EST-ON ?

La réhabilitation et le réaménagement de notre ville passent aussi par le réaménagement de la Galerie du Rempart.
Quid aujourd’hui de ce projet ?
Sa réhabilitation faisait partie des promesses de campagne de notre édile.
Nous avions d’ailleurs longuement travaillé sur ce projet et sur les possibilités de transformation de cet espace.
Alors je m’interroge, où en est ce projet ? Les études avancent-elles ? Un calendrier est-il prévu ?
La Galerie du Rempart n’est pas un endroit anodin. C’est une entrée importante de notre ville, empruntée notamment par de nombreux touristes et par les Colmariens qui rejoignent le centre-ville,
et l’image qu’elle renvoie aujourd’hui n’est pas à la hauteur de Colmar.
C’est actuellement un espace triste, sombre, vieillissant, sale, où l’on passe rapidement, où l’on ne se sent pas toujours en sécurité et où, surtout, on n’a aucune envie de s’arrêter.
Cela doit changer.
• Davantage de végétalisation
• Des voiles d’ombrage
• Des terrasses accueillantes
• Des fresques pour embellir les murs
• Un éclairage moderne et rassurant
• Du mobilier urbain permettant enfin de s’asseoir et de profiter du lieu
• Des commerces mieux mis en valeur.
Voici ce que la Galerie du Rempart pourrait devenir.
Un lieu vivant, agréable et accueillant, aussi bien pour les touristes que, surtout, pour les Colmariens.
Encore faut-il le vouloir et passer des promesses aux actes.
Nous continuerons, pour notre part, à porter ce projet et à faire des propositions concrètes afin de redonner à cette galerie toute la place qu’elle mérite dans notre ville.

17 août 2026

Yann Durrière
16/8/2026

Et si nos façades devenaient de véritables œuvres d’art ?

Hier encore, sur le terrain dans le quartier Europe, une idée que j’ai en tête depuis plusieurs années m’est revenue avec force.
Nous avons dans nos quartiers de grandes façades, parfois ternies par le temps, qui pourraient devenir de formidables supports de création. Plutôt que de les laisser se dégrader visuellement, pourquoi ne pas en faire de véritables fresques urbaines ?
J’ai eu l’occasion, dans mon parcours professionnel, de découvrir ce que le street art peut produire lorsqu’il est réalisé par de vrais artistes : pas de simples tags, mais des œuvres monumentales, travaillées, colorées, capables de transformer complètement un bâtiment et l’image d’un quartier.
Mon idée serait donc de lancer à Colmar un véritable projet de fresques urbaines, pourquoi pas sous la forme d’un concours ou d’un festival de street art, en faisant appel à des artistes reconnus, locaux mais aussi venus d’ailleurs.
Plusieurs façades pourraient être proposées chaque année.
Le projet serait naturellement construit avec les bailleurs concernés, les habitants et les acteurs des quartiers.
Chaque œuvre pourrait être pensée en lien avec l’identité du quartier, son histoire, la nature, l’Alsace ou encore les attentes des habitants.
L’objectif est simple : mettre de la couleur, de la vie et de la beauté là où de grands murs nus offrent aujourd’hui un immense potentiel.
Je vous montre ici quelques exemples avec une façade que j’ai photographiée hier avenue de Paris dans le quartier Europe : la photo actuelle… et ce qu’elle pourrait devenir demain.
Ce n’est évidemment qu’une projection, mais elle permet d’imaginer le changement.



12 août 2026

Mathieu Bedez
10/8/2026

Quand nos paysages changent

Il faisait partie du paysage colmarien depuis plus d’un siècle.
Ce dimanche, une importante partie de ce peuplier d’environ 120 ans et 27 mètres de haut, situé à l’intersection du quai de la Poissonnerie et de la rue des Tanneurs, s’est brutalement rompue.
Heureusement, le tronc est tombé du côté du cours d’eau et aucun blessé n’est à déplorer.
Selon les services techniques de la Ville de Colmar, l’arbre, déjà sous surveillance, avait très certainement été fragilisé par la sécheresse avant qu’un coup de vent lors d’un orage n’en arrache une partie.
Aujourd’hui, pour des raisons de sécurité, ce vieux peuplier disparaît du paysage colmarien.
Difficile de ne pas y voir aussi une illustration très concrète des bouleversements auxquels notre végétation doit désormais faire face : sécheresses prolongées, fortes chaleurs, épisodes météorologiques brutaux...
Le changement climatique ne transforme pas seulement nos campagnes et nos forêts. Ses effets se font aussi sentir au cœur de nos villes.
Cette disparition me rappelle celle du célèbre saule pleureur devant le lycée des Pontonniers à Strasbourg, tombé en septembre 2024 après un épisode de fortes pluies.
Deux arbres emblématiques, deux situations différentes, mais un même constat : même ces géants qui semblaient immuables restent vulnérables aux conditions extrêmes.
Trois images d’un paysage familier qui, en quelques heures, a changé de visage.
Photos Mathieu Bedez



6 août 2026

Elisabeth Spitz

Les chutes du Rhin

Un incroyable spectacle vivant !
Pouvoir s’approcher aussi près des chutes c’est vertigineux, un moment rare où vous sentez la puissance de la nature. Vous n’allez pas ressentir une chute de tension mais une montée d’adrénaline.
Une force indomptable qui jaillit, vous éclabousse et provoque de sacrés remous et palpitations.
Ça tremble à l’intérieur, le cœur pourrait presque vaciller.
Admirez, pleurez, ressentez , remerciez la vie lorsqu’elle vous offre ces moments uniques. Parcourir les passages creusés sous la roche, se poser sur une plate-forme flottante dans le vide et se laisser envelopper par l’intensité des vibrations. Par cette présence vivante, la nature prend la liberté de vous montrer toute sa beauté.










Rheinfall à Neuhausen près de Schaffhouse, en Suisse.

4 août 2026

Huguette Dreikaus
3/8/2026


Je suis consternée.
Aux abords de la foire aux vins à Colmar, on arrive avec la voiture à l’entrée du parking, je présente ma carte PMR.
« Chez nous, ça ne compte pas, il faut une carte de stationnement spéciale pour la FAV. »
J’ai dit que ma carte est une carte de stationnement. Arrive la chef pour renfort qui me dit
« Le parking de la foire est privé, nous, ici, on fait qu’est-ce qu’on veut. »
Hopla !
En plus avec nous, pour parler pour bloquer la file donc...

30 juillet 2026

Matthieu Dabrowski / SDIS 68 Colmar

Nous sommes en renfort en Gironde entre Saint-Jean-d'Illac et Lège-Cap-Ferret.
Encore une mission riche en enseignements tant techniques qu’humains.









25 juillet 2026

L’ABBAYE DE SILVACANE

Michel Spitz
25/7/2026

Le trio des abbayes cisterciennes ennoblit le patrimoine roman provençal au XIIe siècle et témoigne du rayonnement de l’ordre cistercien. Proches par leur affiliation, la rigueur de leurs lignes, l’austérité du décor, ces “trois sœurs provençales” contemporaines partagent la singularité des sites dans une nature préservée. En Provence, ces trois fondations s’imposent comme les joyaux de cet art de vivre monastique : Le Thoronet (fondée vers 1160), Silvacane (1144) et Sénanque (1148).
L'abbaye de Silvacane, la seule des trois à ne plus accueillir de vie religieuse, est aujourd’hui gérée par la commune de la Roque d’Anthéron et propose, tout au long de l’année, concerts, expositions d’art contemporain et visites commentées.
L’architecture du lieu est impressionnante, émouvante. C’est une abbaye cistercienne de transition, où l’on observe le passage de l’arc roman brisé à la croisée d’ogives, typique du gothique naissant. Contrairement à d’autres monuments, l’abbaye de Silvacane privilégie le dépouillement. Le nom « Silvacane » vient du latin Silva Cana (forêt de roseaux), rappelant les marécages que les moines ont dû assainir au XIIe siècle. En 1144 des moines venus de l’abbaye de Morimond (en Haute-Marne) s’installent en ce lieu nommé Silva cannorum (forêt de roseaux), ce sont les marécages dus à la Durance, ils drainent le terrain, y exercent une activité agricole.
L’abbatiale présente un plan traditionnel en croix latine, orienté. Elle est composée d’une nef centrale, de deux bas-côtés et d’un transept dont les bras sont pourvus de chapelles à chevet plat. Les voûtes en berceau brisé descendent jusqu’aux arcades médianes, assurant une acoustique incomparable. De nombreux festivals de musique y sont d’ailleurs programmés. Le décor sculpté demeure volontairement limité afin de ne pas détourner le moine de la prière. Il est réduit aux volumes soulignés par la pierre elle-même et au thème de la feuille d’eau qui orne les chapiteaux, rappelant le lien avec Cîteaux.
Le cloître, cœur de l’Abbaye, formé de quatre galeries voûtées en berceau, est entouré par les bâtiments conventuels traditionnels. La salle capitulaire ou salle du chapitre, où les moines lisaient tous les matins un chapitre de la règle de Saint Benoît, présente des voûtes sur croisée d'ogives ; le sol plus bas que celui du cloître accentue l'intimité du lieu.
Loin d’être figée, l’abbaye de Silvacane fait dialoguer pierre médiévale et art vivant :
• Art contemporain : le contraste entre l’architecture dépouillée et les œuvres modernes est saisissant. Des vitraux ont été confiés à l’artiste Sarkis dans le réfectoire. Ils constituent un mariage très réussi entre sacré et création actuelle.
• Musique : l’acoustique légendaire attire les mélomanes. L’été, l’abbaye accueille les récitals intimistes du Festival international de piano de La Roque d’Anthéron, le Festival de quatuor à cordes du Lubéron et le festival Les Voix de Silvacane qui propose des chants polyphoniques, de la musique de la Renaissance, et des créations du monde dans l'abbatiale.
Cette abbaye éveille une émotion de paix grâce à sa sobriété, son jeu subtil de lumière sur la pierre, la beauté et l'harmonie de ses formes géométriques. Ces lignes d’expression, la pureté de ses proportions font de ce lieu, un lieu de silence et de lumière.
Photos © Michel Spitz
(à noter que certaines images sont issues d'une première visite, à Pâques 2006)















18 juillet 2026

Michel Spitz
17/7/2026

LE TOUR DE FRANCE À L’ASSAUT DES SOMMETS ALSACIENS
 
Après un mémorable passage en 2023 dans le massif des Vosges, le Tour de France va à nouveau gravir samedi quelques pentes alsaciennes, connues des cyclistes locaux, en partant de Mulhouse. Une impressionnante étape de montagne avec, au programme de cette 14e étape, de nombreuses difficultés : plusieurs ascensions majeures : Grand Ballon, Ballon d'Alsace, Hundsruck et col du Haag – au total un dénivelé proche de 3 800 m.
Les cyclistes n’auront parcouru que 25 km quand ils passeront devant le Hartmannswillerkopf, lieu des terribles combats qui opposèrent Français et Allemands durant l’année 1915. Une occasion d’évoquer le Vieil Armand dont le monument national a été inauguré en 1932.
Le mémorial de l’Hartmannswillerkopf est un monument à la fois militaire et patriotique, religieux et funéraire. Dès 1920, un comité se constitue à Mulhouse pour construire sur le champ de bataille du Hartmannswillerkopf, le Monument National de la Grande Guerre en Alsace. Il est conçu par Robert Danis, architecte, avec le concours d’Antoine Bourdelle, sculpteur. Le monument se décline sous la forme de trois éléments implantés sur un même axe : une crypte-ossuaire avec chapelles, une esplanade avec autel de la patrie et un cimetière militaire avec mât aux couleurs françaises. Le comité engage également la construction d’une croix sommitale lumineuse, visible depuis la plaine d’Alsace et au-delà du Rhin. La crypte, dont le plan dessine une croix grecque, est creusée dans le rocher et se glisse sous l’Autel de la Patrie. Le volume ainsi formé, inspiré des temples anciens, s’inscrit dans la géométrie d’un cube parfait. Une voûte, supportée par quatre colonnes cannelées disposées en carré, forme au centre une lanterne, autour de laquelle se déploie un plénum, éclairé de pavés de verre, sertis dans la dalle en béton. Ce dispositif permet d’envelopper l’espace d’une douce lumière naturelle. Sous la crypte, un ossuaire est ménagé pour recueillir les restes des soldats français. L’ossuaire est fermé par un bouclier en bronze, posé à même le sol. Il comporte sur son pourtour, les dates de 1914 et 1918 en chiffres romains, et les vers de l’Hymne de Victor Hugo : « Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie, Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie » (Les Chants du crépuscule, 1835). Sur trois faces de la crypte, des niches, naturellement éclairées par le haut, contiennent les monuments des trois cultes concordataires auxquels ont appartenu les soldats morts pour la Patrie. En face de l’entrée, la chapelle catholique contient une table d’autel derrière laquelle doit s’élever la Vierge à l’offrande de Bourdelle. À gauche, le monument protestant est un tombeau en forme d’autel marqué d’une croix qui se détache d’une plaque portant la Bible ouverte, encadrée par deux pilastres supportant un linteau orné « rappelant l’art de l’époque de la Réforme ». À droite, le monument israélite comprend également un tombeau en forme d’autel, orné de l’étoile à six branches du bouclier de David. Les inscriptions du monument israélite et du monument protestant soulignent la force commune de l’Ancien et du Nouveau Testament. Une frise sculptée en bronze devait courir en haut des murs. Robert Danis avait prévu de confier l’exécution de la frise à Bourdelle, mais le début de la Seconde Guerre mondiale empêche sa réalisation.
L’architecture du monument de l’Hartmannswillerkopf puise aux sources de l’architecture classique française tout en revendiquant sa modernité et sa rationalité. Comme son contemporain, l’architecte Auguste Perret, Robert Danis se passe des ornements superflus. Le monument est entièrement construit en béton. Après décoffrage, les surfaces en béton ne sont couvertes d’aucun parement en pierre et revêtues d’un mortier de finition appelé « granito », finement bouchardé. Les colonnes de la crypte n’ont ni base ni chapiteau. Danis « a su résoudre au mieux les problèmes difficiles de l’adaptation au terrain, de l’éclairage, de la division des plans, et a réussi une œuvre pleine de dignité religieuse, capable d’émouvoir, par la simplicité grandiose de son tracé et de sa décoration, les visiteurs qui feront l’ascension de cette montagne à jamais sacrée. »
Monument National de la Grande Guerre 1924-1932 / Robert Danis architecte / Antoine Bourdelle sculpture / Michel Spitz architectes de la restauration 2014.
Le site est inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO avec les sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale depuis septembre 2023.
Sources: LEFORT Nicolas, SPITZ Michel, BOGNER Patrick (photographies)
Hartmannswillerkopf : monument national de la Grande guerre en Alsace, Strasbourg : Éditions du Signe, 2015.

Montée du Petit Ballon 22 juillet 2023
Photo © Michel Spitz