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4 novembre 2025

Florian Brunner
3/11/2025

À Colmar, six ans après l’affaire du faux sondage des municipales, une seule question reste sans réponse : qui l’a fabriqué, qui l’a diffusé, et pour servir qui ? Je demande la vérité.

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22 août 2025

Florian Brunner

-21/8/2025- L’accord-cadre commercial conclu le 27 juillet entre Donald Trump et Ursula von der Leyen, officialisé le 21 août, révèle une asymétrie flagrante dès son premier article : l’Union européenne supprime purement et simplement tous ses droits de douane sur les produits manufacturés américains et ouvre largement son marché agricole (soja, porc, bison, produits laitiers, fruits, noix, aliments transformés). Bruxelles abat sa dernière ligne de défense tarifaire et promet en outre un accès préférentiel aux produits de la mer US.
Pendant ce temps, Washington conserve ses propres barrières : les droits de douane sur les exportations européennes sont simplement plafonnés à 15 %, y compris pour l’automobile (ramenée de 27,5 % à 15 % seulement quand Bruxelles aura légiféré). Et l’échec sur le vin – qui restera taxé à 15 % malgré les demandes de la France et de l’Italie – illustre crûment l’impuissance de l’UE à défendre ses filières emblématiques.
À cela s’ajoutent des concessions massives : 750 milliards de dollars d’achats énergétiques garantis aux États-Unis d’ici 2028, 40 milliards de puces d’IA américaines pour les centres de calcul européens, et 600 milliards d’investissements européens redirigés vers l’économie américaine. L’UE accepte aussi d’assouplir ses propres instruments de souveraineté – le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM), la directive sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité (CSDDD), ainsi que le règlement européen sur la déforestation importée (EUDR) – pour ménager Washington.
En pratique, cet accord organise un véritable siphonnage économique : l’Union européenne importe l’énergie, les semi-conducteurs, l’agriculture et l’armement américains, tout en finançant la réindustrialisation des États-Unis par ses propres capitaux. L’Europe s’installe ainsi dans une dépendance consentie, confondant équilibre et renoncement.

26 juillet 2025

Joseph Rey nous a quittés il y a 35 ans

Florian Brunner

Maire de Colmar de 1947 à 1977, résistant, député, bâtisseur, artisan de la réconciliation franco-allemande.
Sous ses mandats, la population est passée de 46 000 à 62 000 habitants. Il a fait de l’insalubrité un combat, soutenu la création d’une zone industrielle, accompagné l’arrivée de Timken, la mise en place d’un port rhénan, et soutenu la préservation du centre historique. 4 000 emplois ont été créés. Colmar s’est transformée.
Trente années à la tête de Colmar. Des actes, des transformations, une vision. Logement, emploi, réconciliation, proximité.
Aujourd’hui encore, sa mémoire pourrait inspirer celles et ceux qui dirigent la ville. Gouverner, ce n’est pas gérer l’héritage, c’est bâtir pour ceux qui n’ont rien. Joseph Rey l’avait compris. Il n’était pas dans le calcul, il était dans l’engagement.
Colmar lui doit beaucoup. Non seulement ses toits préservés, ses logements construits, ses emplois créés, mais plus encore ce souffle invisible d’une ville qui croit en elle-même, qui ne renonce ni à sa mémoire, ni à sa dignité.
Une page est en ligne pour porter le projet d’une Fondation Joseph Rey : josephrey.fr

20 juillet 2025

[POLITIQUE / SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Florian Brunner

-19/7/2025- La pétition contre la loi Duplomb a franchi le seuil historique des 500 000 signatures. Cela ouvre potentiellement un débat à l’Assemblée nationale – mais rien n’est garanti.
Il revient à la conférence des présidents de décider : classer la pétition ou organiser un débat. Même dans ce dernier cas, la loi ne serait pas réexaminée sur le fond.
Ce seuil symbolique n’est pas une fin en soi. C’est un levier pour interpeller, obliger les institutions à répondre, et maintenir une pression démocratique sur un texte controversé, adopté dans la précipitation.
Le signal est clair : des centaines de milliers de citoyens refusent qu’un pesticide interdit redevienne la norme au nom d’un productivisme à courte vue.
La suite dépend désormais du courage politique de faire vivre ce débat.

17 juin 2025

Florian Brunner

-16/6/2025- En mars 2025, la stratégie du maire sortant de Colmar reposait sur un principe clair : différer l’annonce de sa candidature pour mieux neutraliser ses concurrents. Cette logique du retrait calculé, inspirée d’une « campagne éclair » de 2020, visait à empêcher la structuration d’une opposition crédible en entretenant l’incertitude jusqu’au dernier moment.
Trois mois plus tard, ce choix est abandonné. Le 16 juin, lors du conseil municipal, Éric Straumann officialise sa candidature. Ce revirement n’est pas anodin. Il signale une inflexion dans la lecture qu’il fait de la situation politique locale. Le maire ne contrôle plus le tempo. L’hypothèse d’une opposition éclatée ne suffit plus à garantir sa réélection. Il sent que l’avantage de l’initiative lui échappe.
Face à une recomposition des oppositions en cours, Straumann choisit de verrouiller l’espace en s’annonçant plus tôt que prévu. Ce faisant, il tente de reprendre l’ascendant, non par le projet, mais par la présence. Le geste est moins une relance qu’un repli stratégique.
La justification avancée – un mandat « relativement court », marqué par le Covid – relève d’un récit défensif. Or la durée du mandat n’a pas été écourtée : six années pleines se seront écoulées en 2026. Ce glissement narratif cherche à dépolitiser le bilan, à transformer l’usure en empêchement, et l’absence de vision en simple contrainte extérieure.
Mais un élément essentiel reste éludé dans cette déclaration : la condamnation d’Éric Straumann en 2024 pour détournement de fonds publics. Même assortie du sursis, elle marque une rupture de confiance. La question n’est pas seulement juridique, elle est éthique. Peut-on demander un second mandat sans même reconnaître l’ombre portée du premier ? Ce silence en dit long : ce n’est pas un projet que l’on reconduit, mais un système qui cherche à se survivre.

29 avril 2025

Municipales 2026

Florian Brunner

-29/4/2025- La candidature de Cécile Ney témoigne d’une sincérité engagée, d’un désir de réancrer Colmar dans des valeurs écologiques, citoyennes et solidaires. Mais en politique, la sincérité ne suffit pas. Un projet ne se construit pas en agrégeant les causes existantes, aussi légitimes soient-elles. Un projet naît d’une vision intérieure, claire, assumée, qui précède le rassemblement et lui donne sens.
C’est au leader de fédérer autour de ses idées, non d’emprunter les idées des autres pour fédérer. Colmar n’a pas besoin d’une addition de luttes : elle a besoin d’une ambition neuve, d’une direction forte, capable d’ouvrir un horizon collectif.

12 avril 2025

Florian Brunner

-11/4/2025- Et si Colmar devenait un vrai laboratoire de démocratie locale ?
Dans le cadre des élections municipales à venir, je formule une proposition simple et ambitieuse : transformer le Conseil d’initiative citoyenne de Colmar en un véritable Forum des Colmariens.
70 habitantes et habitants tirés au sort, formés, écoutés, réunis dans un lieu identifié, avec un budget participatif de 2 millions d’euros par an, un droit de saisine du conseil municipal, et une voix structurée dans la vie publique.
Ce projet est modeste dans ses moyens, mais révolutionnaire dans son esprit. Il s’agit de donner à la démocratie locale une place active, visible, continue. Pas un gadget, pas une consultation décorative : une nouvelle chambre d’intelligence citoyenne, capable de nourrir, questionner, et enrichir les politiques municipales.
Je propose cela parce que je crois que Colmar peut mieux. Parce que la ville a les moyens (40 millions d’euros en trésorerie). Parce qu’il y a des femmes et des hommes engagés, compétents, porteurs d’idées. Et parce qu’une démocratie vivante vaut toujours mieux qu’un silence poli.
Je pense notamment à Loïc Jaegert-Huber, qui porte une vision claire de transformation, d’écologie appliquée, de culture vivante et d’intelligence collective. Cette proposition s’inscrit dans un esprit proche de celui qu’il défend.
Mais je m’adresse aussi à tous les autres responsables politiques colmariens, Eric Straumann, Frédéric Hilbert, Tristan Denéchaud, Brigitte Klinkert, Toto Meistermann, et d’autres encore :
Qui défend une démocratie locale forte, ouverte, permanente ?
Qui ose faire une place réelle aux citoyens dans la décision publique ?
À Colmar comme ailleurs, le débat politique ne peut pas se faire sans la société civile. Il est temps d’ouvrir un nouvel espace. Le Forum des Colmariens pourrait en être le cœur.

10 avril 2025

Florian Brunner

-10/4/2025- Depuis quelques semaines, les publications s’enchaînent : la collégiale Saint-Martin, flanquée de ses échafaudages, devient l’emblème d’un mandat qui se prépare à faire son bilan. On pose pour la photo, casque sur la tête, comme la première adjointe, Odile Uhlrich-Mallet.
On parle d’histoire, de pierre, de beauté retrouvée. Et pendant ce temps, un autre chantier, plus discret, plus politique, reste en suspens : celui de la vision pour Colmar. Car il ne suffit pas de restaurer les murs. Encore faut-il savoir ce que l’on veut y abriter.
Avant toute chose, il faut saluer le travail remarquable des artisans et professionnels mobilisés sur ce chantier. Tous œuvrent avec exigence et patience à redonner souffle à un édifice majeur. Leur engagement, leur savoir-faire et leur humilité font honneur à la ville.
La majorité municipale, par la voix de son adjoint aux finances, Olivier Zinck, se félicite aujourd’hui d’un excédent de recettes (+13 % depuis 2019), d’un autofinancement historique (31 millions d’euros), d’une trésorerie à 40 millions, et d’un recours nul à l’emprunt en 2024. On parle d’« opportunités saisies », de « gestion entrepreneuriale », de « vision de long terme ». Pourtant, dans ce discours d’autosatisfaction budgétaire, il manque l’essentiel : à quoi bon tout cela, si c’est pour ne rien transformer ?
Ce que l’on voit, ce sont des chiffres. Ce que l’on ne voit pas, c’est un cap. Colmar mérite mieux qu’un récit de performance comptable. Elle mérite un projet.
18,4 millions d’euros sont prévus pour les travaux de restauration de la collégiale Saint-Martin, qui devront s’achever en 2030. Un chantier certes nécessaire, porté en grande partie par les finances municipales, avec l’appui limité de la DRAC (282 000 €) et de la CEA (1,2 million). Et pourtant, malgré une trésorerie abondante, la Ville lance un appel aux dons auprès des particuliers pour 150 000 euros, renouvelé à chaque phase du chantier. À ce jour, 12 000 euros ont été récoltés, grâce à 34 donateurs.
Il ne s’agit pas de critiquer ceux qui donnent, ni ceux qui restaurent. Il s’agit de poser une question simple : comment expliquer que l’on sollicite les habitants quand on dispose de moyens aussi largement revendiqués ? Et surtout : que dit ce choix de ce qu’est devenue la politique municipale ? Une façade, un chiffre, une stratégie d’image. Pas un souffle.
Restaurer, c’est bien. Mais restaurer sans penser, c’est prolonger l’immobilisme. Comme le rappelle Loïc Jaegert-Huber, Colmar mérite une ville qui pense son avenir, pas seulement son décor.

28 février 2025

Florian Brunner

- 27/2/2025 - La politique locale s’anime lorsqu’elle devient un espace de renouveau, porté par des figures émergentes et des énergies sincères. Loïc Jaegert-Huber, avec son parcours riche et son regard ancré à la fois dans l’expérience et l’écoute, incarne cette aspiration à une ville qui respire mieux, qui pense plus loin. Il ne se pose pas en révolutionnaire, mais en bâtisseur, soucieux d’unir autour de lui des forces vives : citoyens engagés, entrepreneurs, acteurs associatifs.
Son engagement s’apparente moins à une ambition personnelle qu’à une envie de faire bouger les lignes avec justesse et audace. Colmar, ville d’histoire et de tradition, a aussi besoin d’élan et de clarté. Et c’est bien là tout l’intérêt de voir émerger de nouvelles voix : celles qui, loin des postures figées, insufflent un souffle neuf, mêlant mémoire et modernité, engagement et humilité.