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24 mai 2026

Alsaciae

Colmar : Kitschland pour touristes

En quelques années le vieux Colmar médiéval a été transformé en horrible parc d’attractions pour touristes. Malgré la réglementation, le périmètre historique de la ville est défiguré par de nombreuses maisons anciennes surchargées de vieilleries ou d’horribles « décorations ».

Il est urgent de décrocher toutes ces horreurs et de remettre en valeur le patrimoine comme les enseignes, les puits, les sculptures, véritables œuvres d’art.

Toutes modifications de l’aspect extérieur des immeubles doivent être soumises à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France. Même la couleur des volets.



Edouard Dabrowski
24/5/2026

La publication d'Alsaciae ci-dessus date de 2020.
Depuis, rien n'a changé. Colmar voudrait-elle obtenir le label "capitale du kitsch" qu'elle ne s'y prendrait pas autrement. La "Petite" Venise ferait bien de s'inspirer de sa grande sœur, la Sérénissime qui, bien que détenant la palme du tourisme de masse, n'autoriserait jamais une telle dérive.
Le sujet peut paraître anodin au vu des problèmes vitaux qui nous impactent en ce moment. Pour autant, aucune personne aimant réellement Colmar, ayant le souci de l'esthétique, de l'authentique, pour qui la préservation du patrimoine n'est pas juste une formule, ne saurait rester indifférente à cette indécense qui enlaidit la ville en plus d'être illégale.

18 mai 2026

Violoncellades 2026 : 44 violoncelles en concert à l'église Saint-Matthieu à Colmar

Photos Edouard Dabrowski

















22 avril 2026

Exposition Bodo Nassal & Julie Galchenko

5 rue Mangold à Colmar

Originaire de Tübingen en Allemagne, Bodo Nassal a fait ses études de peinture et de création intermédiale à l'Académie des beaux-arts de Stuttgart et ses études de philologie allemande à l'Université de Tübingen. À partir de 1988, il donne des cours dans différents établissements d'enseignement supérieur en Allemagne. Désormais il vit et travaille à Colmar.
Pays où Bodo Nassal a exposé : Allemagne, France, Pays-Bas, Belgique, Royaume-Uni, Pologne, Bulgarie, Slovaquie, Slovénie, Autriche, Turquie, Israël, Russie, Afrique du Sud, Canada.


Une fois le réel figé par la photographie, Bodo Nassal entreprend son travail créatif de modification de l'image en utilisant les technologies numériques pour un résultant proche de celui que l'on obtiendrait avec un prisme déformant ou que les reflets dans une eau agitée peuvent parfois produire. Très souvent il intervient manuellement sur l'épreuve en y traçant des lignes, accentuant certains contours, puis rephotographie le tout. Les formes déstructurées, distordues, évoquent la destruction, la ruine, le désordre, mais de ce chaos apparent naissent des compositions très étudiées, agrémentées de couleurs souvent vives, arbitrairement choisies, conférant à l'ensemble un attrait visuel indéniable.
Comme un lointain écho à Francis Bacon, les portraits et autoportraits de Bodo Nassal provoquent une émotion brute, un choc forçant le spectateur à s'interroger sur la fragilité de la condition humaine.
Plus décoratives sont ses créations où l'identification du sujet a complètement disparu, laissant toute sa place à l'imagination.





Peindre c'est donner vie à cette pâte colorée qu'est la peinture-matière qui devient "le" sujet dont Julie Galchenko cherche à révéler toutes les potentialités. Matière traitée de manière sculpturale, avec une importance primordiale accordée au tactile : « En jouant sur les textures, les empâtements et les reliefs, mes tableaux sont en perpétuelle mutation. »
À la peinture-matière viennent parfois s'ajouter des éléments de la nature tels que bois, écorces, renforçant le côté tridimensionnel de l'œuvre. « Je travaille la matière pour qu'elle puisse être ressentie et palpée. Je suis comblée lorsque les spectateurs me confient leur envie de toucher mes toiles : c'est le signe que le dialogue sensoriel que je cherche à instaurer a fonctionné. »







5 rue Mangold à Colmar, jusqu’au 3 juillet 2026.
Texte et photos : Edouard Dabrowski