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20 juin 2026

Elisabeth Spitz


Le soleil a perdu son équilibre
Derrière la peur à moitié ivre.
Après les sourires, on s’attend au pire.
La peur saute partout dans les cœurs
Et cela à n’importe quelle heure.
Elle se colle bien à l’intérieur
Très vite le ciel en perd sa couleur.
La peur saute partout, dans la nuit
Sous la pluie, dans l’étoile qui luit
Rapidement le train s’enfuit.
La peur s’infiltre partout
Dans un verre de Manitou
Dans l’angoisse des fous
Dans les regards surtout.
Ce n’est pas une blague
Et pourtant elle fait beaucoup de vagues.
Elle débarque comme par effraction
Et ne demande jamais la permission.
Elle débarque le matin avant le café
Les yeux mouillés n’ont plus le temps de sécher.
Elle résonne dans les silences
Et la vie est sous surveillance.
Des années se mettent à brûler
L’orchestre joue une dernière fois avant de couler.
Les étoiles vont bientôt tomber.
La peur se nourrit de tous les chagrins
Il reste les cendres des espoirs calcinés au loin.
Le cendrier se met à rouiller, le cœur est renversé.
Alors je la regarde cette vie avec ces villes fatiguées
Ces moments perdus, ces mots abandonnés
Ces impressions d’inachevé
Ces amours intenses qui ont tout fait chavirer.
Et pourtant il y a ce quelque chose d’immense entre nos mains
Cette conscience que tout peut s’arrêter demain.
Alors chaque battement de vie, chaque fragments de rêve, chaque moment de destin
Méritent que l’on s’arrête et que l’on rebrousse chemin.

14 juin 2026

Elisabeth Spitz
13/6/2026

AG de l’association SOS Racisme Alsace

Des prises de parole sincères, courageuses et profondément vraies.
Des convictions vivantes qui s’imposent avec force.
Des voix qui refusent l’indifférence féroce.
Des combats pour ne jamais négocier la dignité humaine.
Trop de préjugés qui font encore de la peine.
Choisir l’engagement plutôt que le renoncement.
Des hommes et des femmes qui osent le changement.
Choisir de fédérer avec l’action plutôt que le silence.
De l’organisation d’événements culturels et festifs en passant par l’Education populaire, sans oublier la protection juridique, SOS Racisme montre que l’engagement est la voix de la cohésion.
Lieu où les parcours, les générations, les trajectoires, les histoires s’entremêlent pour que la diversité et l’unité deviennent synonymes.
Car de la différence demeure notre richesse collective. Unir des sensibilités différentes autour d’une même justice.
Que dans ce monde fracturé, disloqué, il est encore possible de rassembler.
Qu’il est encore possible de construire ensemble, de dialoguer.
Un combat essentiel pour colmater les fissures
Bâtir des ponts plutôt que des murs.
SOS Racisme est cette lumière qui jaillit
Face à l’obscurité de la haine et du déni.


10 juin 2026

Elisabeth Spitz

ARTUS et GABRIELLE


Un conte créé par Stephan Waldmann qui le diffuse en feuilletons radiophoniques (RDL 103.5 FM)
Rendez-vous vendredi 12 juin à 20h sur vos ondes pour une 1ère et des voix que vous connaissez sûrement déjà.
Le récit s'ouvre dans une petite ferme battue par les vents, aux lisières d'une forêt redoutée. Gabrielle et son frère Artus, enfants d'un foyer pauvre, vivent entre faim, peur et contes de disparitions mystérieuses. Leur père et leur belle-mère tentent de survivre sous la pression du baron.
L'auteur Stephan Waldmann réinvente ici le conte de Hansel et Gretel des frères Grimm.
Les personnages et les événements du récit original sont transformés, parfois inversés, dans une relecture contemporaine empreinte de réalisme et suspense.
Musique originale, création sonore et interprétation ont été conçues pour plonger l'auditeur dans un univers immersif, où le réel bascule progressivement dans le fantastique.
Artus et Gabrielle puise son inspiration aussi bien dans l'épouvante des frères Grimm que dans les univers de Stephen King et de H. P. Lovecraft.
Retrouvez Elisabeth Spitz dans le rôle de la narratrice de cette aventure surprenante mais aussi d'autres bénévoles de la radio.

6 juin 2026

Elisabeth Spitz

Vendredi 12 juin à 20h, l’aventure commence !

Une première pour RDL 103.5 FM ! Diffusion de feuilletons radiophoniques : « Artus et Gabrielle », anciennement Hansel et Gretel.

Des animateurs/intervenants de RDL et des comédiens ont participé à la réalisation de « Artus et Gabrielle », une aventure à suivre en 4 émissions.
L’auteur Stephan Waldmann ré-imagine ici le célèbre conte « Hansel et Gretel » avec une créativité impressionnante.
Les personnages et événements du conte sont remaniés avec un réalisme et un suspense d’aujourd’hui.
Composition musicale, ambiances sonores, dialogues… chaque détail a été pensé pour plonger l’auditeur dans un univers immersif où le réel va basculer dans le fantastique.
Retrouvez Elisabeth Spitz comme narratrice de ce conte surprenant.

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3 juin 2026

Elisabeth Spitz
3/6/2026

Une soirée empreinte de beauté, hier soir à L'esquisse Hôtel & Spa MGallery Collection à Colmar et qui rappelle combien l'art est essentiel pour créer du lien et nourrir notre regard sur le monde. Les photographies de Vanessa Mos nous ont offert des fragments de vie suspendus, des instants capturés avec une sensibilité qui invite à la contemplation. C’est tout simplement très beau!
Les créations culinaires de JABRE ont, quant à elles, éveillé les sens avec finesse et générosité, tandis que l'univers décoratif de Caroline Fischer (Inspiration Design) a enveloppé cette soirée d'une élégance douce et inspirante.
J'aime ces moments où les talents se rencontrent, où la créativité dialogue avec l'émotion.






27 mai 2026

Elisabeth Spitz
20/5/2026

RDL 103.5 FM

Une radio associative forte, audacieuse et profondément vivante.
Depuis des décennies, RDL Colmar fait vibrer le territoire colmarien avec une énergie rare et profondément humaine.
Plus qu'une radio, c'est une voix libre, chaleureuse et engagée, portée par des bénévoles passionnés et des salariés investis qui font vivre chaque jour un média de proximité authentique.
Une radio qui met en lumière les artistes, les initiatives locales, les talents émergents, les événements culturels, les débats citoyens et l'actualité avec sincérité et enthousiasme.
Derrière chaque émission, il y a des regards curieux, des voix vibrantes, des femmes et des hommes animés par l'envie de créer du lien, de transmettre et de rassembler. Écouter RDL c’est découvrir une radio qui ose, qui soutient, qui valorise la culture vivante et les acteurs du quotidien avec une authenticité devenue précieuse.

23 mai 2026

Elisabeth Spitz
22/5/2026


Grand sourire, regard lumineux, l’artiste Yolaine Wuest entre dans la Librairie Feuilles d'Encre à Colmar pour une séance de dédicaces pour son magnifique ouvrage « Sillages ». Elle est accompagnée par la talentueuse écrivaine Laurence Tardieu qui a écrit sa préface.
Yolaine Wuest ne peint pas la lumière: elle la cherche, la débusque et la fait naître au cœur même de l'obscurité ;
Sillages en est l'éclatante démonstration.
Son œuvre avance à pas feutrés entre ombre et éclat, laissant derrière elle des empreintes sensibles où l'essentiel affleure avec une rare délicatesse.
L’artiste ne cherche pas à convaincre, délicatement, elle évolue par résonance, par éclats retenus, et Sillages en est peut-être la plus intime empreinte.
Des textes sublimes de l’artiste associés aux œuvres, un voyage qui relève ce qui demeure invisible aux regards pressés.
Voici quelques mots que j’ai retenu de l’artiste :
« Pouvoir se nourrir de ces riens qui font un tout et qui nous disent ce que nous sommes, profondément. Les laisser nous combler... Véritable terreau dans lequel puiser inlassablement permet de ne pas perdre pied.
Pouvoir s'y ancrer pour se mouvoir au-dehors et y creuser son sillon. Puis, en écho de nos traces laissées, tel un sillage, ne subsisteraient alors plus que des ondes, légères. Empreintes éphémères, lignes résiduelles au creux de nos vies. Autant de signes de ce que nous sommes alors devenus. Faire silence, démêler les fils, et peut-être parvenir à retrouver "la" lumière, celle qui sourd en deçà de nos doutes. »
Il y a un peu de Soulages dans Sillages.
Poursuite des dédicaces et exposition visible à Galerie Murmure Colmar jusqu’à samedi 23 au soir.

17 mai 2026

Elisabeth Spitz


Le baiser est un secret sans mots.
Une chaleur délicate au bord de la peau.
Plus d’hésitation et plus de défense.
Il bouleverse et déplace des silences.
Les certitudes brûlent au son des confidences.
Tendrement, deux solitudes se font confiance.
Une promesse pour un moment vertigineux,
Un tremblement intérieur fabuleux.
Deux souffles qui respirent en même temps.
Un baiser continue d’exister parfois longtemps
Dans le creux du cœur certains soirs
Comme une douce lumière contre le désespoir.

14 mai 2026

Elisabeth Spitz


Pour exprimer les rêves, le ton est toujours ému.
Parfois murmuré comme des mots, parfois confus.
Les rêves peuvent ouvrir des horizons inconnus.
Alors, les laisser vivre sur une page légère
Les serrer contre soi et fermer les paupières.
Dans l’ombre leur accorder cette part de lumière.
Convoquer les souvenirs et même les étoiles perdues.
Rêver encore plus fort pour que l’espérance ne soit plus retenue.

10 mai 2026

Elisabeth Spitz


Le regard du photographe est une forme rare de clairvoyance sensible.
Il ne se contente pas de voir : il regarde, il devine, effleure et révèle ce qui échappe au visible.
Il traverse les apparences pour atteindre cette part secrète où l'être se dévoile.
Dans la délicatesse d'une lumière, le frémissement d'un silence, ou la vérité d'un regard, l'artiste sublime une présence.

7 mai 2026

Elisabeth Spitz


Parfois on penche dans le vide comme cette rose.
Sur la gouttière froide, elle fait une pause.
Elle tient dans cet instant fragile
Où le souffle du monde la rend fébrile.
La pluie insistante ce soir ne peut la sauver.
Comme certaines certitudes qui se mettent à céder.
Nous sommes souvent aussi posés sur des équilibres
Avec le vide sous nos pas qui nous rend moins libres.
Ce n’est pas toujours le vent violent qui nous emporte
Mais une accumulation de gouttes qui nous déporte.
Comme un glissement invisible, une fatigue silencieuse.
Presque imperceptible, la chute sera malheureuse.
Parfois comme la rose, on ne se débat pas.
On penche, on cède, on tombe très bas.
Dans sa chute il y a une forme de vérité.
Tout ce qui s’élève trop haut et seul perd le sens de la gravité.
Même brisée sur les graviers, la rose garde sa beauté.
La beauté ne réside-t-elle pas dans l’équilibre au final ?
Ou peut-être dans la manière dont on accepte de la perdre même si ça fait mal ?

26 avril 2026

Elisabeth Spitz


Se rendre compte que le silence
Est tout aussi bavard que les gens qui pensent.
Admirer le vent qui danse
Et se taire au milieu de l’errance.
S’étonner de sourire aux champs de blé
Et se confier aux fleurs fanées.
Résister, désobéir mais choisir le beau.
Se pencher encore un peu plus haut
Sur le rebord de la vie.
Écouter les saisons plutôt que les cris.
On peut se raconter des histoires
Attendre les confidences du soir
Mais souvent celle qui console dans le noir
C’est la poésie.

24 avril 2026

Elisabeth Spitz

Il y a des surprises qui bouleversent, traversent et renversent le cœur.
Comme un souffle chargé de douceur.
Mon plus beau cadeau au bord de l’eau.
Un trésor déposé là, tout en échos.
Un cœur dessiné sur le sable comme un secret murmuré à la mer.
L’écume caressera longtemps cette lumière.
Les vagues effaceront cette empreinte au lever du jour;
Le vent dispersera ses contours;
Le temps emportera l’instant
Mais jamais il n’effacera le souvenir de ce moment.
Une trace indélébile , précieuse, lumineuse.

21 avril 2026

Elisabeth Spitz

Dans « l’Antichambre du silence », Roland Huesca fait résonner chaque seconde comme une ode à la vie. Cette vie s'accroche comme elle peut avec fragilité, force, illusions. Un triptyque qui, face à la mort s‘installe sensiblement. Les êtres chers vont peu à peu se reposer dans le silence. Mais, avant que la mort arrache les câbles de la vie, l'auteur nous murmure comment rester debout et pourquoi certaines choses vacillent à jamais. Les objets, les souvenirs, les silences sont chargés d'une densité nouvelle, les mots sont habités et se dirigent là où les émotions ne trichent plus. Roland Huesca rappelle avec délicatesse les traces invisibles déposées par la vie. Lorsqu'elle disparaît, la mort emporte avec elle une part de nous, de notre histoire, une version de nous-même qui ne sera jamais plus la même. Avec la disparition d'un père, d'une mère, d'un frère, c'est un bout de soi qui s'endort, un monde qui se referme. Et pourtant, au milieu de cette douleur, une lumière éternelle, celle de l'amour, car aimer laisse cette immortalité au fond de nous. Une manière de rechercher la beauté dans les promesses du vent, dans les parfums de la nuit, dans chaque contour de solitude. C'est infini. Roland Huesca converse avec sa propre déshérence. Il avance sur la ligne fragile où se rencontrent l'attachement aux évidences rassurantes et la vérité des incohérences. Entre ce que l'on croyait solide et ce qui vacille, il frôle les failles du réel avec une lucidité sensible, portant dans ses mots la blessure de ce qui se défait. Le deuil ne ferme pas les portes, il est au contraire, une ouverture sur nos propres limites, une manière de ressentir autrement la présence des absents. Simplement, ces absents changent de demeure, habitent nos pensées, nos élans, nos faiblesses. Ils deviennent une chambre intérieure où le silence lui-même parle encore. Ce livre magnifique laisse un immense espoir : nous ne perdons jamais complètement quelqu'un que nous avons aimé. Nous continuons intérieurement à le porter autrement.
L’écriture, aussi fluide que le courant naturel d'une rivière, emporte avec elle ses plus belles pensées, celles qui partent ensuite très loin et continuent de flotter. Une poésie innée qui vous renverse le cœur et vous fait monter les larmes aux yeux. Et des mots que j'aurais beaucoup aimé écrire : « Le boulevard des allongés, là où les âmes romantiques s'étendent la nuit pour se confier aux étoiles … Je veux me laisser happer par ces flux de vie, en ressentir les souffles, les pulsations, les vibrations, les capter comme des espoirs sans destin, mais des espoirs jamais vains. » L'accompagnement avant la mort est ce temps où le cœur ne peut plus demeurer à distance. S’il vient parfois tard, après tant de silences et d’évitements, quand il apparaît, il est pleinement présent. C’est dans cette présence nue, fragile et essentielle, où il n'y a plus rien à prouver, seulement à aimer, aimer encore et encore. Avec une profondeur impressionnante, Roland Huesca retire les rêves illusoires pour nous emmener ailleurs, pour mieux percevoir. Les voix, les regards, les sourires même un peu dépouillés existent autrement avec une beauté nouvelle, troublante. Une impression que quelque chose de vivant restera sans retenue avec cette force d'exister autrement, peut-être même par-delà la mort.
Oui, un livre aussi beau qu'émouvant.

8 avril 2026

Elisabeth Spitz


Des mots glacés par des voix usées,
Des parfums imbibés de souvenirs rouillés,
Des mots qui se penchent en tremblant
Pour être admirés un instant.
Des regards qu’on aurait dû imprimer
Avant que tout s’évapore en fumée.
Jamais la vie ne doit se négocier.
Jusqu’au bord des larmes,
Le cœur fait du vacarme.
Jusqu’au dernier souffle
L’écouter avant que la vie s’essouffle.

30 mars 2026

Elisabeth Spitz
27/3/2026

CÉZANNE, la lumière en fragments et l’âme des paysages

Pour la première fois, la Fondation Beyeler ouvre un espace entier à Paul Cézanne, non pas pour le raconter, mais pour le laisser apparaître.
Du 25 janvier au 25 mai 2026, l’exposition se concentre sur ses dernières années, là où tout devient plus essentiel, presque à nu.
Les visages se ferment et s’illuminent à la fois. « Le jardinier Vallier », les corps des baigneurs « Sept baigneurs » vers 1900 s’abandonnent dans une paix fragile. En abordant ces compositions, il se propose de relier les épaules des collines aux courbes des femmes, il cherche à mieux traduire combien la vie est une, combien il se sent intégré à la nature, à l’univers. Les paysages de Provence vibrent d’une intensité sourde.
Et toujours, comme un souffle obstiné, la Montagne Sainte-Victoire revient regardée, reprise, transformée jusqu’à devenir plus qu’un motif : une présence. Une ampleur, une sérénité, d’un lyrisme touchant comme si la main, d’instinct, trouvait sans hésitation ce qu’elle avait à exécuter.
Dans son atelier du Sud, Cézanne cherche sans relâche. « Rochers près des grottes au-dessus du Château Noir » est une œuvre que Cézanne réalise vers la fin de sa vie sur un domaine près d’Aix-en- Provence. Elle a longtemps fait partie de la collection de l’artiste Henri Matisse, qui voyait en Cézanne un modèle. Entre la couleur et la lumière, entre la forme et l’instable, il construit un langage nouveau, un équilibre précaire, vivant, presque secret.
Dans ses toiles, le temps semble aboli et, en les contemplant, l’impression de toucher à l’intemporel, quelque chose d’extrêmement vivant, presque impérissable.
De merveilleux effets de transparence, une fluidité, une légèreté, une liberté qui palpite, une vie frémissante qui se ressent dans ses aquarelles avec des toiles plus abstraites.
Face à ces œuvres, quelque chose se déplace en nous.
Une émotion lente, profonde, presque silencieuse.
Le génie de Cézanne ne s’impose pas, il infuse. Il réside dans cette manière unique de faire vibrer le réel, de le déconstruire pour mieux le révéler, jusqu’à toucher en nous une vérité fragile, essentielle.
Réunissant près de 80 œuvres venues d’horizons multiples, cette exposition ne montre pas seulement un peintre au sommet de son art. Elle révèle une quête. Une tension. Une manière d’habiter le monde. Cézanne n’a cessé de creuser en lui, attentif à capter ses sensations, à les traduire avec un maximum d’exigence et de sensibilité, un chercheur d’absolu.
Et l’on comprend, peut-être, ce que Pablo Picasso voulait dire en murmurant : « notre père à tous ».















21 mars 2026

Elisabeth Spitz


J'aime l'écriture profondément, elle est un refuge, une manière de retenir le monde.
Mais vivre la dépasse encore, parce que rien ne remplace ce qui palpite hors des mots.
Les phrases peuvent attendre, les instants, eux, ne reviennent pas.
Alors n'oublions pas de vivre, vraiment, d’aimer intensément.
Car même les plus beaux textes ne vaudront jamais ce que l'on n'aura pas osé éprouver.

18 mars 2026

Elisabeth Spitz
18/3/2026

Benjamin Biolay au PMC de Strasbourg, un magnifique concert !
 

Et quand la dernière note s'achève, elle ne disparaît pas vraiment, elle reste là, suspendue, dans l'air et dans la poitrine, comme un souvenir qui refuse de partir.
Une musique où la nuit ne tombe jamais tout à fait, elle s'étire, douce et lasse, sur les toits d'une ville qui ne dort qu'à moitié.
Les rues у brillent comme des souvenirs mouillés, et les réverbères éclairent des histoires déjà finies.
On y aime avec élégance, sans jamais vraiment guérir.
Les cœurs battent derrière des chemises impeccables, mais sous le tissu, tout tremble un peu.
Les mots sont forts, parfois retenus, comme s'ils risquaient de briser ce qu'il reste encore debout.
Chez lui, la mélancolie a le goût d'un dernier verre, des mots qui parlent de ces départs qui ne font pas de bruit. Il y a dans sa musique et sa voix une grâce fragile comme un pas de danse au bord de la chute, un sourire juste avant l'aveu. Une émotion où tout semble suspendu comme une brume douce. Une musique habitée, habillée et parfumée !

14 mars 2026

Elisabeth Spitz

Catherine Pierrat : exposition « Femme à Colmar » à Quartz

- 14/3/2026 - Dans le regard de Catherine chaque visage raconte une histoire. Photographe sensible et attentive, elle ne se contente pas de capturer une image. Elle cherche l'âme, le parcours, l'élan intime qui habite celles et ceux qu'elle photographie.
Dans son travail autour des Femmes de Sport de l'Office Municipal des Sports de Colmar, elle révèle des athlètes, des femmes engagées, des trajectoires de vie, des forces discrètes et inspirantes.
Mais le regard de Catherine Pierrat ne s'arrête pas à l'objectif.
Elle a eu l'audace de franchir le pas, transformer un chemin de vie en terrain de création.
Ses mains explorent aujourd'hui d'autres matières : la toile, l'encre de Chine, le bois. Sur une pièce brute, dans la fluidité d'un trait noir ou dans les couleurs déposées sur la toile. Son travail dialogue avec la matière, le bois , pommes de pin, feuilles, peinture, encre de chine, résine.
Chez elle, l'image devient matière, et la matière devient récit.
Cette démarche artistique, sincère et multiple, se découvre aujourd'hui à Quartz à Colmar jusqu’au 18 avril.







8 mars 2026

Elisabeth Spitz
8/3/2026

Journée internationale des droits des femmes

« Femmes au pluriel »
Diversité essentielle.

Âmes au creux des blessures. Femmes sous toutes les coutures.
Tant de manières de montrer qu'elles assument, revendiquent, assurent.
Maquillées, entaillées, chagrinées, passionnées, handicapées, engagées, bousculées, diminuées... Elles provoquent des évolutions, donnent naissance à des révolutions, enfantent des vocations à prendre en considération.
Tant d'efforts pour accéder avec égalité et justesse à l'émancipation.
Peu importe les couleurs, les coutumes, les âges, les disgrâces, les origines, chaque cœur féminin mérite une déclaration, une intention.
Certaines ont cherché loin l'absolu pour réveiller les consciences. Parfois aux antipodes d'une réalité complexe, elles croient au voyage espéré, tracé, ou dessiné par les convictions, celui qui permet de franchir certains précipices, non sans peur, mais avec détermination.
Femme enfant, mère, sœur, fille, épouse, muse, inspiratrice, protectrice, nourrice...
Les deux Simone Weil et Veil, Marie Curie, Frida Kahlo, Marguerite Yourcenar, Niki de Saint Phalle et toutes les autres...
Hommage aussi précieux que la mémoire des étoiles.
Admiration par le silence, les cris, le regard pour qu'il ne soit jamais trop tard.
Gratitude à celles qui sont dans l'ombre et à celles qui mettent des reflets dans les ombres.
À celles qui osent avec le cœur. À celles qui dénoncent avec force les aveuglements. À celles qui osent se sentir libres. À celles qui s'affranchissent du goût de l'impossible.
Par respect et amour pour toutes nos sœurs de la terre, pourquoi le 8 mars ne serait-il pas aujourd'hui encore.