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9 août 2026

Elisabeth Spitz


Je pouvais l’aimer à perte de souffle.
Cet amour est un espoir naufragé.
Une manière de s’oublier.
Cet amour c’est l’éternité d’un instant.
Une lueur après le néant.
Cet amour
C’est une ivresse dans le vide.
Le silence dans les cris
pour trouver l’espérance dans l’oubli.
Cet amour c’est une lumière en pleine chute.

6 août 2026

Elisabeth Spitz

Les chutes du Rhin

Un incroyable spectacle vivant !
Pouvoir s’approcher aussi près des chutes c’est vertigineux, un moment rare où vous sentez la puissance de la nature. Vous n’allez pas ressentir une chute de tension mais une montée d’adrénaline.
Une force indomptable qui jaillit, vous éclabousse et provoque de sacrés remous et palpitations.
Ça tremble à l’intérieur, le cœur pourrait presque vaciller.
Admirez, pleurez, ressentez , remerciez la vie lorsqu’elle vous offre ces moments uniques. Parcourir les passages creusés sous la roche, se poser sur une plate-forme flottante dans le vide et se laisser envelopper par l’intensité des vibrations. Par cette présence vivante, la nature prend la liberté de vous montrer toute sa beauté.










Rheinfall à Neuhausen près de Schaffhouse, en Suisse.

29 juillet 2026

Elisabeth Spitz


Des bouts d'étoiles sont tombés dans le lac.
Peut-être pour apaiser les nuits des insomniaques.
Alors apparaît une étendue lumineuse et paradisiaque.
Quelques rêves abîmés pourront y voyager en kayak.
Des éclats de lumière, des reflets suspendus
Viennent colmater les fissures que l'on ne montre plus.
Des bouts de ciel sont tombés par milliers.
Qu'ils continuent ensemble à flotter, à scintiller
Sans jamais se perdre dans l'immensité.
À cet instant, j'ai envie de croire
Que tout ce qui ressemble au désespoir
Peut être recousu par la lumière,
Et que quelques étoiles imaginaires pourraient embellir l'Univers.
Pendant un moment les larmes solitaires du ciel ont recouvert
Ce monde amer d'une particule extraordinaire.

27 juillet 2026

Elisabeth Spitz


Laissez votre coeur être imprudent.
Tout finira par être emporté par le temps.
Aimez ce qui tremble pour se sentir vivant.
Laissez frémir vos âmes aux désirs impatients.
Dansez avec la fantaisie, parlez aux étoiles,
Écoutez les promesses que la nuit dévoile.
Aimez les mots qui effleurent
Et les silences qui bouleversent les heures.
Pleurez, riez, aimez sans retenue.
Le vertige de la vie est une mise à nu.
Chercher le parfum de la lumière
Avant que le monde devienne poussière.

22 juillet 2026

Elisabeth Spitz
22/7/2026


« Quand la musique vous envahit
Par l’union d’un souffle et d’un toucher
Vous avez compris
Que vous êtes en train de voyager.
La trompette dialogue subtilement avec le piano
Pendant que les notes dévoilent le scénario.
Les murs de l’église frissonnent
Et dans le chœur sous les voûtes le cœur résonne. »

Retour sur ce merveilleux concert à l’église Sainte Marie à Mulhouse à l’occasion de la mise en lumière des jeunes Talents de l’AFIT (Académie et Festival International de Trompette).

Inga Kazantseva, brillante et sublime pianiste, accompagne Keisuke Takamatsu, jeune trompettiste virtuose élève de Marc Geujon, trompettiste de renom au talent remarquable (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris).
À travers ce programme se dessine un voyage au cœur de l'âme de la trompette moderne.
Dans son éclat comme dans ses murmures, dans la force de son souffle comme dans ses inflexions les plus délicates, au fil des œuvres, elle révèle une palette insoupçonnée de couleurs et d'émotions. En harmonie avec le piano, les musiciens dévoilent toute l'étendue du pouvoir de la musique dans ces multiples expressions entre lyrisme, délicatesse et profondeur, jusqu'à faire naître une véritable poésie.

20 juillet 2026

Elisabeth Spitz


Dans le tourbillon de la vie
Le temps s’assoit pour nous regarder.
On se reconnaît sans se parler.
Le vent déplace des silences,
Plus d’équilibre sur la balance.
Doucement, des flocons brûlants
Se posent sur nos souffles tremblants.
C’est bouleversant !
Les parois du cœur éclatent
Même la nuit devient écarlate.
Tout ce qui peut se dire au bord du cœur
Peut effacer des bouts de peur.

18 juillet 2026

Elisabeth Spitz
18/7/2026

L'Abbaye de Marbach nous offre en ce moment une programmation exceptionnelle

Avec Gregory Ott au piano, Philip Klawitter à la contrebasse et Matthieu Zirn à la batterie, Ways façonne un jazz libre, sensible et profondément singulier.
De la délicatesse, de l’intensité, de l’énergie des paysages sonores où l'émotion guide chaque note.
Sur scène, de l’inattendu, des émotions, des mélodies qui se déploient, des rythmes qui se répondent, et des silences qui respirent..
L’improvisation devient un véritable langage commun.
Fort de quatre albums salués par la critique et lauréat du Prix Radio France au concours international Jazz à Juan les Pins.
Un trio qui affirme une identité musicale rare, et l’on ressent d’emblée une complicité exceptionnelle entre les musiciens.
Leur approche personnelle de l'écriture et de l'improvisation donne naissance à une musique vivante, lumineuse, exigeante avec une force expressive qui nous fait voyager au-delà des sentiers balisés.
De la virtuosité mais aussi l’envie de partager, une expérience musicale unique.
Porté par l'héritage de son mentor Michel Petrucciani, Grégory Ott insuffle à Ways une écriture où la mélodie occupe une place essentielle.
C’est lumineux, avec des envolées lyriques, des rythmes subtils, chaque composition dessine des paysages sensibles où se croisent les influences du jazz contemporain et en même temps une esthétique plus personnelle.
C’est également l’occasion d’admirer le travail de l’artiste Stephane Vetter, astrophotographe alsacien, également connu comme « chercheur d'images ».
Son exposition, « La tête dans les étoiles » rassemble de spectaculaires images du ciel profond et des phénomènes célestes, réalisées grâce à du matériel d'astrophotographie de haute précision : constellations, Voie lactée, aurores boréales, comètes, sprites et autres merveilles du ciel nocturne.
Stephane Vetter est reconnu internationalement pour son travail. Il a notamment obtenu le 1er prix du concours TWAN (The World at Night), un prix au prestigieux Wildlife Photographer of the Year et plusieurs sélections en Astronomy Picture of the Day (APOD) de la NASA.
Son approche est autant artistique que scientifique : il cherche à révéler la beauté du ciel en reliant les paysages terrestres aux constellations et aux phénomènes célestes, offrant des images qui invitent autant à la contemplation qu'à l'émerveillement.

16 juillet 2026

Elisabeth Spitz
15/7/2026

Venez découvrir l’exposition de l’incroyable aquarelliste Martine Laforce à Colmar 5, rue Mangold jusqu’au 10 octobre. Une artiste qui allie la précision du trait à la force expressive du réel.
Un travail d'une grande finesse, qui touche profondément et nous entraîne dans un voyage au cœur des émotions. C’est magnifique.

L'artiste a eu la gentillesse de nous recevoir chez elle et ainsi de nous ouvrir son atelier. Fenêtre ouverte sur son âme, belle rencontre. La discussion commence à bâtons rompus, Martine Laforce la voulait ainsi. À parler avec elle des affres de la création et du difficile statut de l'artiste indépendant, l'on sent la femme sans concessions, qui tout du moins n'a pas voulu en faire. L'artiste est tout empreinte de la douleur de la création, ses propos s'en ressentent. Pourquoi la peinture ? « Peut-être faut-il une certaine dose de folie pour se lancer dans l'aventure, à une époque où l'on a banalisé à outrance cette activité et où l'on souffre d'un contexte catastrophique pour tout ce qui est artistique. Plus sérieusement, il s'agit de la volonté de décrire un ressenti : je n'ai pas le talent de l'écriture, alors, au lieu de vous tricoter tout cela avec des mots, je le fais avec des couleurs. Et puis, on existe davantage quand on crée, non ? » Assurément...


14 juillet 2026

Elisabeth Spitz


Par moment nous oublions
La hauteur vertigineuse des falaises,
Les vagues qui viennent éclabousser les malaises.
Lorsque deux pieds se cassent sur une chaise,
Lorsque les hypothèses sont mises entre parenthèses
Au fond de nous, les éclats les plus fragiles finissent en braise.
Tout tremble, même les silences se taisent.
Alors pour entendre le bruit du cœur
Les étoiles se perdent au milieu de la peur.
Des morceaux de douceur s’échappent et s’affolent
Car l’inachevé est resté enfermé en taule.
Les barreaux ont laissé s’échapper l’injustice
Et la tendresse invisible est coincée au fond des cicatrices.
Alors malgré l’incertitude, ressentir plutôt que démontrer.
Percevoir cette lumière intense du soir
Vaut toutes les couleurs dans le noir.
Photo : Vanessa Mos

20 juin 2026

Elisabeth Spitz


Le soleil a perdu son équilibre
Derrière la peur à moitié ivre.
Après les sourires, on s’attend au pire.
La peur saute partout dans les cœurs
Et cela à n’importe quelle heure.
Elle se colle bien à l’intérieur
Très vite le ciel en perd sa couleur.
La peur saute partout, dans la nuit
Sous la pluie, dans l’étoile qui luit
Rapidement le train s’enfuit.
La peur s’infiltre partout
Dans un verre de Manitou
Dans l’angoisse des fous
Dans les regards surtout.
Ce n’est pas une blague
Et pourtant elle fait beaucoup de vagues.
Elle débarque comme par effraction
Et ne demande jamais la permission.
Elle débarque le matin avant le café
Les yeux mouillés n’ont plus le temps de sécher.
Elle résonne dans les silences
Et la vie est sous surveillance.
Des années se mettent à brûler
L’orchestre joue une dernière fois avant de couler.
Les étoiles vont bientôt tomber.
La peur se nourrit de tous les chagrins
Il reste les cendres des espoirs calcinés au loin.
Le cendrier se met à rouiller, le cœur est renversé.
Alors je la regarde cette vie avec ces villes fatiguées
Ces moments perdus, ces mots abandonnés
Ces impressions d’inachevé
Ces amours intenses qui ont tout fait chavirer.
Et pourtant il y a ce quelque chose d’immense entre nos mains
Cette conscience que tout peut s’arrêter demain.
Alors chaque battement de vie, chaque fragments de rêve, chaque moment de destin
Méritent que l’on s’arrête et que l’on rebrousse chemin.

14 juin 2026

Elisabeth Spitz
13/6/2026

AG de l’association SOS Racisme Alsace

Des prises de parole sincères, courageuses et profondément vraies.
Des convictions vivantes qui s’imposent avec force.
Des voix qui refusent l’indifférence féroce.
Des combats pour ne jamais négocier la dignité humaine.
Trop de préjugés qui font encore de la peine.
Choisir l’engagement plutôt que le renoncement.
Des hommes et des femmes qui osent le changement.
Choisir de fédérer avec l’action plutôt que le silence.
De l’organisation d’événements culturels et festifs en passant par l’Education populaire, sans oublier la protection juridique, SOS Racisme montre que l’engagement est la voix de la cohésion.
Lieu où les parcours, les générations, les trajectoires, les histoires s’entremêlent pour que la diversité et l’unité deviennent synonymes.
Car de la différence demeure notre richesse collective. Unir des sensibilités différentes autour d’une même justice.
Que dans ce monde fracturé, disloqué, il est encore possible de rassembler.
Qu’il est encore possible de construire ensemble, de dialoguer.
Un combat essentiel pour colmater les fissures
Bâtir des ponts plutôt que des murs.
SOS Racisme est cette lumière qui jaillit
Face à l’obscurité de la haine et du déni.


10 juin 2026

Elisabeth Spitz

ARTUS et GABRIELLE


Un conte créé par Stephan Waldmann qui le diffuse en feuilletons radiophoniques (RDL 103.5 FM)
Rendez-vous vendredi 12 juin à 20h sur vos ondes pour une 1ère et des voix que vous connaissez sûrement déjà.
Le récit s'ouvre dans une petite ferme battue par les vents, aux lisières d'une forêt redoutée. Gabrielle et son frère Artus, enfants d'un foyer pauvre, vivent entre faim, peur et contes de disparitions mystérieuses. Leur père et leur belle-mère tentent de survivre sous la pression du baron.
L'auteur Stephan Waldmann réinvente ici le conte de Hansel et Gretel des frères Grimm.
Les personnages et les événements du récit original sont transformés, parfois inversés, dans une relecture contemporaine empreinte de réalisme et suspense.
Musique originale, création sonore et interprétation ont été conçues pour plonger l'auditeur dans un univers immersif, où le réel bascule progressivement dans le fantastique.
Artus et Gabrielle puise son inspiration aussi bien dans l'épouvante des frères Grimm que dans les univers de Stephen King et de H. P. Lovecraft.
Retrouvez Elisabeth Spitz dans le rôle de la narratrice de cette aventure surprenante mais aussi d'autres bénévoles de la radio.

6 juin 2026

Elisabeth Spitz

Vendredi 12 juin à 20h, l’aventure commence !

Une première pour RDL 103.5 FM ! Diffusion de feuilletons radiophoniques : « Artus et Gabrielle », anciennement Hansel et Gretel.

Des animateurs/intervenants de RDL et des comédiens ont participé à la réalisation de « Artus et Gabrielle », une aventure à suivre en 4 émissions.
L’auteur Stephan Waldmann ré-imagine ici le célèbre conte « Hansel et Gretel » avec une créativité impressionnante.
Les personnages et événements du conte sont remaniés avec un réalisme et un suspense d’aujourd’hui.
Composition musicale, ambiances sonores, dialogues… chaque détail a été pensé pour plonger l’auditeur dans un univers immersif où le réel va basculer dans le fantastique.
Retrouvez Elisabeth Spitz comme narratrice de ce conte surprenant.

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3 juin 2026

Elisabeth Spitz
3/6/2026

Une soirée empreinte de beauté, hier soir à L'esquisse Hôtel & Spa MGallery Collection à Colmar et qui rappelle combien l'art est essentiel pour créer du lien et nourrir notre regard sur le monde. Les photographies de Vanessa Mos nous ont offert des fragments de vie suspendus, des instants capturés avec une sensibilité qui invite à la contemplation. C’est tout simplement très beau!
Les créations culinaires de JABRE ont, quant à elles, éveillé les sens avec finesse et générosité, tandis que l'univers décoratif de Caroline Fischer (Inspiration Design) a enveloppé cette soirée d'une élégance douce et inspirante.
J'aime ces moments où les talents se rencontrent, où la créativité dialogue avec l'émotion.






27 mai 2026

Elisabeth Spitz
20/5/2026

RDL 103.5 FM

Une radio associative forte, audacieuse et profondément vivante.
Depuis des décennies, RDL Colmar fait vibrer le territoire colmarien avec une énergie rare et profondément humaine.
Plus qu'une radio, c'est une voix libre, chaleureuse et engagée, portée par des bénévoles passionnés et des salariés investis qui font vivre chaque jour un média de proximité authentique.
Une radio qui met en lumière les artistes, les initiatives locales, les talents émergents, les événements culturels, les débats citoyens et l'actualité avec sincérité et enthousiasme.
Derrière chaque émission, il y a des regards curieux, des voix vibrantes, des femmes et des hommes animés par l'envie de créer du lien, de transmettre et de rassembler. Écouter RDL c’est découvrir une radio qui ose, qui soutient, qui valorise la culture vivante et les acteurs du quotidien avec une authenticité devenue précieuse.

23 mai 2026

Elisabeth Spitz
22/5/2026


Grand sourire, regard lumineux, l’artiste Yolaine Wuest entre dans la Librairie Feuilles d'Encre à Colmar pour une séance de dédicaces pour son magnifique ouvrage « Sillages ». Elle est accompagnée par la talentueuse écrivaine Laurence Tardieu qui a écrit sa préface.
Yolaine Wuest ne peint pas la lumière: elle la cherche, la débusque et la fait naître au cœur même de l'obscurité ;
Sillages en est l'éclatante démonstration.
Son œuvre avance à pas feutrés entre ombre et éclat, laissant derrière elle des empreintes sensibles où l'essentiel affleure avec une rare délicatesse.
L’artiste ne cherche pas à convaincre, délicatement, elle évolue par résonance, par éclats retenus, et Sillages en est peut-être la plus intime empreinte.
Des textes sublimes de l’artiste associés aux œuvres, un voyage qui relève ce qui demeure invisible aux regards pressés.
Voici quelques mots que j’ai retenu de l’artiste :
« Pouvoir se nourrir de ces riens qui font un tout et qui nous disent ce que nous sommes, profondément. Les laisser nous combler... Véritable terreau dans lequel puiser inlassablement permet de ne pas perdre pied.
Pouvoir s'y ancrer pour se mouvoir au-dehors et y creuser son sillon. Puis, en écho de nos traces laissées, tel un sillage, ne subsisteraient alors plus que des ondes, légères. Empreintes éphémères, lignes résiduelles au creux de nos vies. Autant de signes de ce que nous sommes alors devenus. Faire silence, démêler les fils, et peut-être parvenir à retrouver "la" lumière, celle qui sourd en deçà de nos doutes. »
Il y a un peu de Soulages dans Sillages.
Poursuite des dédicaces et exposition visible à Galerie Murmure Colmar jusqu’à samedi 23 au soir.

17 mai 2026

Elisabeth Spitz


Le baiser est un secret sans mots.
Une chaleur délicate au bord de la peau.
Plus d’hésitation et plus de défense.
Il bouleverse et déplace des silences.
Les certitudes brûlent au son des confidences.
Tendrement, deux solitudes se font confiance.
Une promesse pour un moment vertigineux,
Un tremblement intérieur fabuleux.
Deux souffles qui respirent en même temps.
Un baiser continue d’exister parfois longtemps
Dans le creux du cœur certains soirs
Comme une douce lumière contre le désespoir.

14 mai 2026

Elisabeth Spitz


Pour exprimer les rêves, le ton est toujours ému.
Parfois murmuré comme des mots, parfois confus.
Les rêves peuvent ouvrir des horizons inconnus.
Alors, les laisser vivre sur une page légère
Les serrer contre soi et fermer les paupières.
Dans l’ombre leur accorder cette part de lumière.
Convoquer les souvenirs et même les étoiles perdues.
Rêver encore plus fort pour que l’espérance ne soit plus retenue.

10 mai 2026

Elisabeth Spitz


Le regard du photographe est une forme rare de clairvoyance sensible.
Il ne se contente pas de voir : il regarde, il devine, effleure et révèle ce qui échappe au visible.
Il traverse les apparences pour atteindre cette part secrète où l'être se dévoile.
Dans la délicatesse d'une lumière, le frémissement d'un silence, ou la vérité d'un regard, l'artiste sublime une présence.

7 mai 2026

Elisabeth Spitz


Parfois on penche dans le vide comme cette rose.
Sur la gouttière froide, elle fait une pause.
Elle tient dans cet instant fragile
Où le souffle du monde la rend fébrile.
La pluie insistante ce soir ne peut la sauver.
Comme certaines certitudes qui se mettent à céder.
Nous sommes souvent aussi posés sur des équilibres
Avec le vide sous nos pas qui nous rend moins libres.
Ce n’est pas toujours le vent violent qui nous emporte
Mais une accumulation de gouttes qui nous déporte.
Comme un glissement invisible, une fatigue silencieuse.
Presque imperceptible, la chute sera malheureuse.
Parfois comme la rose, on ne se débat pas.
On penche, on cède, on tombe très bas.
Dans sa chute il y a une forme de vérité.
Tout ce qui s’élève trop haut et seul perd le sens de la gravité.
Même brisée sur les graviers, la rose garde sa beauté.
La beauté ne réside-t-elle pas dans l’équilibre au final ?
Ou peut-être dans la manière dont on accepte de la perdre même si ça fait mal ?