Frédéric Hilbert25/6/2026
Avec la chaleur accablante qui sévit depuis plusieurs jours et nuits et qui va s’accentuer encore jusqu’à la fin de la semaine, nous pensons à tous celles et ceux qui souffrent, que ce soit chez eux, sur leur lieu de travail, à l’école ou à l’hôpital…
Aujourd’hui, beaucoup de celles et ceux qui, il y a encore quelques jours, doutaient du réchauffement climatique, se réveillent et oublient qu’ils ont voté contre toutes les mesures qui pourraient en réduire l’importance. Espérons que tout le monde se souvienne de ce mois de juin caniculaire, en espérant que le reste de l’été soit plus clément, l’hiver et le printemps prochain lors de la présentation des programmes pour les élections présidentielles.
Au conseil municipal, cela fait longtemps que nous demandons des mesures pour adapter la ville aux températures qui montent.
Ce n’est pas seulement une question écologique. C’est aussi une question de confort, de santé, de sobriété énergétique et de bonne gestion de l’argent public.
Les épisodes de chaleur que nous connaissons le rappellent avec force : la ville doit être adaptée au climat d’aujourd’hui et de demain.
Les écoles publiques doivent évidemment être une priorité. Les enfants, les enseignants et les agents municipaux ne peuvent pas continuer à subir des salles de classe ou des cours mal adaptées aux fortes chaleurs.
La rénovation des écoles a débuté, tout comme la végétalisation des cours. Mais tout cela va trop lentement et n’est pas toujours efficient. Pourquoi l’école Brant qui a été l’une des premières à être rénovée, a-t-elle également été l’une des premières à fermer à cause des fortes températures ?
L’aménagement de la place de la Cathédrale est une bonne chose, et nous aurions pu gagner 10 ans si nous avions été entendus à l’époque et les arbres aujourd’hui seraient plus protecteurs. Aujourd’hui il faut accélérer l’adoption du plan de végétalisation et sa mise en œuvre dans toute la ville.
Il y a également une polémique au niveau national sur la place de la climatisation. Elle n’est pas une réponse adaptée pour tous les logements, mais il serait possible de mutualiser certains espaces. La ville pourrait lister tous les lieux qui sont déjà climatisés et créer des lieux équitablement répartis dans tous les quartiers qui pourraient accueillir les Colmariennes et Colmariens.
La ville doit également montrer l’exemple en protégeant ses salariés et les administrés qu’elle accueille dans ses murs des températures trop fortes.
Isolation, protections solaires, ventilation, végétalisation, désimperméabilisation des cours : les solutions existent. Ce qu’il faut désormais, c’est une programmation claire, des priorités assumées et des moyens.