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26 septembre 2026


Élections sénatoriales 2026 : débat avec les candidats du Haut-Rhin

Un débat sénatorial largement dominé par la question institutionnelle alsacienne.

Le débat organisé le 4 septembre 2026 à Colmar à l’initiative du Mouvement pour l’Alsace (MPA) a réuni quatre représentants de listes candidates aux élections sénatoriales du Haut-Rhin : Brigitte Klinkert pour le centre, Christelle Ritz pour le Rassemblement national, Jean-Georges Trouillet pour les Régionalistes et Antoine Homé pour le Parti socialiste.

André Reichardt, ancien sénateur et président du MPA, s’adresse aux intervenants. De gauche à droite: Christelle Ritz, Brigitte Klinkert et Jean-Georges Trouillet. Absent de la photo: Antoine Homé. Au milieu: Benoît Kuhn, modérateur du débat

Après une présentation des différentes listes, le débat animé a porté sur les grandes préoccupations des collectivités locales – simplification administrative, santé, école, finances locales, économie, services publics – avant de se concentrer sur la question centrale de la soirée : quelle organisation institutionnelle pour l’Alsace et que feront concrètement les futurs sénateurs pour permettre l’adoption de la proposition de loi créant une collectivité alsacienne ?

Un point de convergence important est apparu : aucun des quatre intervenants n’a défendu le maintien de l’Alsace dans son organisation actuelle au sein du Grand Est. Tous se sont prononcés, selon des modalités différentes, pour une collectivité à l’échelle de l’Alsace et une décentralisation plus poussée. Les divergences concernent surtout l’étendue de cette autonomie, le mode de scrutin et l’organisation des pouvoirs au sein de la future collectivité.
Brigitte Klinkert : simplification, proximité et collectivité à statut particulier

Pour Brigitte Klinkert, la réforme de l’Alsace doit s’inscrire dans un double mouvement : un « choc de décentralisation » et un « choc de simplification ». Elle considère que l’organisation territoriale française est devenue illisible et que les grandes régions ont renforcé le poids des administrations au détriment de la décision politique de proximité.

Elle a donc proposé de supprimer, en Alsace, l’échelon du Grand Est au profit d’une collectivité à statut particulier d’Alsace, réunissant les compétences aujourd’hui exercées par la Collectivité européenne d’Alsace et les compétences régionales. Il ne s’agirait pas de recréer une Région Alsace parallèlement à la CeA, mais bien de disposer d’une seule collectivité alsacienne exerçant l’ensemble de ces responsabilités.

Le vote de cette proposition de loi par l’Assemblée nationale le 8 avril 2026 a été une étape historique reposant sur quatre idées : simplification institutionnelle, proximité de la décision, confiance aux élus locaux et reconnaissance de l’identité particulière de l’Alsace, de son histoire et de sa culture.

Au-delà du cas alsacien, Brigitte Klinkert estime que la France devrait adapter son organisation aux réalités de chaque territoire. Elle ne défend pas nécessairement un modèle uniforme : en Alsace, la strate régionale actuelle lui paraît être celle qu’il faut supprimer, tandis que d’autres territoires pourraient choisir une organisation différente.

Parmi ses autres priorités figurent l’école et la jeunesse, avec une critique des fermetures de classes reposant sur des variations parfois très faibles d’effectifs ; la santé, notamment à travers le développement de coopérations transfrontalières entre établissements français et allemands ou suisses ; la valorisation du travail, avec l’idée de regrouper les différentes prestations sociales dans une allocation unique dont le niveau devrait maintenir un avantage financier au retour à l’emploi ; enfin la réduction de la dette financière et de la dette écologique laissées aux générations futures.

Sur la proposition de loi Alsace, elle a surtout insisté sur le calendrier : le texte doit être inscrit rapidement au Sénat, puis revenir devant l’Assemblée nationale afin que la réforme puisse être menée à son terme avant les échéances nationales de 2027.
Jean-Georges Trouillet : dépasser la décentralisation pour aller vers le fédéralisme

Jean-Georges Trouillet a présenté la proposition institutionnelle la plus ambitieuse de la soirée. Pour lui, sortir du Grand Est est nécessaire mais insuffisant. La question alsacienne révèle un problème plus général : l’épuisement du modèle centralisé français.

Il considère que les politiques publiques sont devenues peu lisibles parce que les responsabilités, les financements et les compétences sont répartis entre trop d’acteurs. Même les communes disposent selon lui d’une autonomie insuffisante, notamment financière, et dépendent trop largement de dotations ou de décisions prises à d’autres niveaux.

Sa proposition consiste donc à aller au-delà de la décentralisation traditionnelle et à engager une transformation fédérale de la République. Chaque niveau territorial devrait disposer de compétences clairement définies, des ressources correspondantes et d’une véritable autonomie de décision. L’objectif est aussi démocratique : rendre identifiable celui qui décide, celui qui prélève l’impôt et celui qui est responsable des résultats obtenus.

Pour Jean-Georges Trouillet, cette autonomie territoriale permettrait de reconstruire la confiance entre les citoyens et les institutions. La commune constituerait le premier échelon de cette reconstruction, avant des collectivités régionales disposant d’une autonomie beaucoup plus importante qu’aujourd’hui.

Il défend également une représentation proportionnelle, afin d’éviter qu’un scrutin majoritaire n’écrase les minorités et ne réduise la recherche de compromis.

Une autre spécificité de sa démarche concerne l’indépendance des élus alsaciens vis-à-vis des appareils politiques nationaux. Il a souligné que des élus locaux sincèrement favorables à l’Alsace peuvent se retrouver en contradiction avec les orientations décidées par leur parti au niveau national. La liste régionaliste entend donc faire des futurs sénateurs des élus n’ayant de comptes à rendre, sur ces questions, qu’aux électeurs et aux territoires alsaciens.

Au Sénat, Jean-Georges Trouillet souhaite enfin constituer des coopérations avec des parlementaires d’autres territoires à forte identité, afin que la question de l’autonomie territoriale ne soit pas présentée comme une revendication exclusivement alsacienne. Il évoque ainsi une logique de fédéralisme différencié susceptible de concerner également la Corse, la Bretagne, le Pays basque ou d’autres territoires.

Concernant la proposition de loi Alsace, sa position est pragmatique : même si le texte adopté par l’Assemblée nationale reste incomplet, il constitue une occasion qu’il faut saisir. Il s’est engagé à agir pour son inscription et son adoption rapides au Sénat.
Antoine Homé (PS) : une Alsace autonome, mais avec un modèle démocratique profondément différent

Antoine Homé s’est lui aussi montré très critique envers le centralisme français. Se réclamant notamment de la tradition décentralisatrice de Michel Rocard, il considère le jacobinisme comme l’un des problèmes structurels de la France et voit dans l’organisation administrative actuelle l’une des causes de son manque d’efficacité.

Il a rappelé qu’il avait soutenu dès 2013 le projet de collectivité unique porté à l’époque par Philippe Richert, malgré son appartenance au Parti socialiste. Il revendique ainsi une approche transpartisane de la question alsacienne.

Sa principale différence avec les autres intervenants porte sur la gouvernance de la future collectivité. Antoine Homé ne souhaite pas que la nouvelle Alsace devienne simplement un « super-département » dans lequel les élus seraient issus des cantons et où le pouvoir serait fortement concentré autour du président de l’exécutif.

Il propose plutôt de s’inspirer de la Collectivité de Corse, avec une assemblée largement ou totalement élue à la proportionnelle, donc une représentation effective des différentes sensibilités politiques, et une distinction plus nette entre l’assemblée délibérante et l’exécutif. Il s’est également montré ouvert à un scrutin mixte, combinant représentation territoriale et correction proportionnelle, comme en Allemagne.

Cela devrait favoriser une culture du compromis plus proche des démocraties parlementaires européennes et notamment du fonctionnement allemand. Son projet alsacien s’inscrit d’ailleurs dans une réforme institutionnelle française plus générale : renforcement du Parlement, proportionnelle et réduction de la concentration du pouvoir présidentiel.

Antoine Homé va également assez loin en matière de différenciation. Il souhaite qu’une future collectivité alsacienne puisse disposer de pouvoirs normatifs plus importants, voire de certaines délégations de pouvoir législatif, notamment pour adapter et faire évoluer le droit local d’Alsace-Moselle. Il a cité le droit local de la chasse comme exemple d’un dispositif devenu difficile à moderniser dans le cadre institutionnel actuel.

Il ne remet donc pas en cause le principe d’une collectivité alsacienne ; il souhaite au contraire qu’elle dispose de compétences importantes. Mais il conditionne son soutien à une architecture institutionnelle pluraliste et à une véritable co-construction du projet entre les différentes sensibilités alsaciennes.

Sur le calendrier sénatorial, il s’est déclaré prêt, s’il est élu, à participer aux initiatives pour faire progresser rapidement le texte, tout en soulignant qu’un sénateur isolé ne suffira pas : il faudra convaincre les groupes parlementaires et construire une majorité transpartisane au Sénat.
Christelle Ritz (RN) : sortie du Grand Est, collectivité unique et priorité à la langue alsacienne

Christelle Ritz a confirmé que le Rassemblement national défend désormais clairement la sortie de l’Alsace du Grand Est. Elle reconnaît que les positions de sa formation ont pu évoluer, mais considère que le vote favorable du RN à la proposition de loi du 8 avril constitue désormais un engagement politique concret.

Elle s’est prononcée pour une collectivité unique d’Alsace, et non pour la juxtaposition d’une nouvelle Région Alsace et de l’actuelle Collectivité européenne d’Alsace.

Christelle Ritz s’est également montrée favorable à une dose importante de proportionnelle, afin que les différentes forces politiques soient représentées dans la future assemblée alsacienne. Elle a ainsi rejoint Jean-Georges Trouillet et Antoine Homé sur l’idée que le futur mode de scrutin constitue un élément important de la réforme.

Elle a surtout développé un thème spécifique : la langue alsacienne et l’enseignement bilingue. Professeure d’allemand et dialectophone, elle estime que l’Alsace n’est pas allée assez loin dans la transmission du dialecte. Le modèle bilingue français-allemand doit être complété par une place beaucoup plus importante donnée directement à l’alsacien, dès l’école maternelle et tout au long du cursus.

Elle a notamment regretté que l’Alsace n’ait pas développé, à l’image de ce qui a pu être fait dans d’autres régions françaises, un réseau éducatif puissant pour une véritable transmission de la langue régionale. Une future collectivité alsacienne devrait donc disposer de davantage de moyens et de compétences pour intervenir dans ce domaine.

Ses autres priorités sénatoriales concernent l’accès aux soins et la désertification médicale, le maintien des écoles et des services publics de proximité, la sécurité et les difficultés rencontrées par les maires, la baisse des dotations de l’État, ainsi que le soutien au patrimoine, à la culture, à l’agriculture, à l’artisanat et aux commerces locaux.

Enfin, elle a considéré que, malgré ses imperfections, la proposition de loi actuelle constitue un point de départ qu’il faut utiliser plutôt que laisser passer. Elle a reconnu les hésitations initiales du RN sur le texte, mais estime désormais prioritaire de le faire avancer rapidement.
Un accord sur l’objectif alsacien, trois conceptions de son approfondissement

La conférence a finalement révélé un socle commun plus large que ne pouvaient le laisser penser les appartenances partisanes. Les quatre représentants présents veulent une collectivité politique à l’échelle de l’Alsace, souhaitent mettre fin à l’organisation actuelle dans le Grand Est et considèrent que la France doit donner davantage de responsabilités aux territoires.

Les différences portent surtout sur jusqu’où aller. Brigitte Klinkert privilégie une collectivité à statut particulier réunissant les compétences départementales et régionales dans une logique de simplification et de proximité. Christelle Ritz défend également une collectivité unique, tout en insistant sur la langue, la culture et la représentation proportionnelle. Antoine Homé souhaite une collectivité alsacienne plus autonome mais insiste sur une architecture parlementaire et pluraliste inspirée notamment de la Corse. Jean-Georges Trouillet inscrit enfin l’Alsace dans un projet beaucoup plus large de transformation fédérale de la République française.

Un autre point de convergence est apparu en fin de réunion : le temps presse. La PPL votée par l’Assemblée nationale le 8 avril est considérée par les intervenants comme imparfaite et devant être substantiellement complétée, mais aucun ne souhaite laisser passer l’occasion qu’elle représente. La prochaine bataille se jouera donc au Sénat : obtenir rapidement son examen, construire une majorité dépassant les appartenances partisanes et parvenir à un texte susceptible d’achever son parcours parlementaire avant que les échéances nationales de 2027 ne viennent interrompre le processus.

Jean-Philippe Atzenhoffer, Secrétaire général adjoint du Mouvement pour l’Alsace (MPA)
Guy Ritzenthaler

Colmar, rue des Têtes

Yves Hemedinger
26/9/2026

Ci-dessous la réaction de vos élus Céline Golly, Cindy Hueber, Sandrine Wybrecht, Jean-François Cerfon, Olivier Roth et moi-même.


« Malgré la défection de nos deux colistiers, Monique Fritsch et Adrien Wild, qui ont choisi de rejoindre la majorité municipale après l’avoir combattue à nos côtés lors des dernières élections municipales, nous restons fidèles à nos valeurs et à nos engagements.
Leur décision, nous ont-ils expliqué, n’est pas motivée par un quelconque ressentiment à l’égard du groupe "Fiers d’être Colmariens", mais elle est motivée par un besoin d’existence compte tenu du peu de place que nous laisse le maire dans l’opposition.
C’est l’explication qu’ils nous ont donné !
Quand on est élu sur une liste, avec un projet et des engagements présentés aux électeurs, passer ensuite sur une autre liste pose forcément une question de loyauté et d’honnêteté.
Nous considérons donc que la question de leur démission doit être posée. Par respect pour les plus de 6 000 Colmariens qui nous ont fait confiance, mais aussi pour les suivants de liste qui pourraient, à leur tour, siéger et défendre nos propositions .
À chacun désormais d’interroger sa conscience et de regarder les électeurs en face.
Pour notre part, nous ne changerons pas de cap. Nous continuerons à travailler, à proposer et à défendre les Colmariens, comme nous nous y étions tous engagés et comme nous le faisons depuis plusieurs mois.
La politique devrait d’abord être une affaire de respect, de convictions et de relations humaines. Nous en sommes bien loin ici, et c’est sans doute ce qui nous attriste le plus dans cette affaire.
Au fond, les intérêts personnels passent.
Les engagements pris devant les Colmariens, eux, restent. »
Photo zapping DNA/Alsace du jour
Fabien Nierengarten
26/9/2026


En tant que catholique (très) peu pratiquant, j'avoue que je ne m’attendais pas à être autant touché par les images de la venue du pape Léon XIV en France. Ce qui me marque le plus, bien au-delà de la fierté légitime d'accueillir le chef de l'Eglise sur nos terres, c’est la ferveur et l'enthousiasme qui semblent marquer cette visite.
J’y vois quelque chose qui dépasse largement la seule foi : l’expression d’un besoin profond de fraternité, de dialogue et de solidarité. Dans une société où les débats publics sont de plus en plus marqués par les divisions, les oppositions et parfois le rejet de celui qui est différent, ces moments de concorde ont pour moi une véritable portée citoyenne.
Nous vivons une période où les inquiétudes sont nombreuses : difficultés sociales, guerres, crises environnementales, perte de confiance dans les institutions… Dans ce contexte, il est tentant de désigner des responsables, de chercher des boucs émissaires ou de dresser les uns contre les autres. Les mouvements qui prospèrent de part et d'autre de l'échiquier politique, sur l'affrontement, la division et la peur de l’autre, contribuent à cette détérioration du débat public.
À l’inverse, ce que je ressens à travers ces images, c’est l’envie de retrouver un langage commun : celui du respect, de la dignité, de l’entraide et du vivre-ensemble. Ces valeurs ne sont pas réservées aux croyants. Elles constituent, à mes yeux, le socle même d’une société démocratique.
Être citoyen, ce n’est pas seulement exprimer ses désaccords ou défendre ses intérêts. C’est aussi accepter l’autre, dialoguer avec celui qui ne pense pas comme soi et chercher ce qui peut nous rassembler. Dans une époque tentée par le repli et la confrontation, cette exigence de fraternité me paraît plus que jamais indispensable, voire vitale.

25 septembre 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Anne Mansouret
25/9/2026

MAGISTRALE LEÇON DE DIPLOMATIE…


1000 BRAVOS, VOTRE SAINTETÉ !
Il faut lire attentivement le discours du Pape Léon XIV en réponse au banal et conventionnel mot d’accueil du Président de la République à l’Élysée, ce vendredi 25 septembre 2026.
C’est une magistrale leçon de morale politique et de diplomatie ; truffée de piques bien senties, ciblées en finesse et en nuances à ce dangereux va-t-en-guerre, immature et irresponsable, qu’est Emmanuel Macron.
Je cite le Pape :
« Face aux bruits de bottes et aux crises multiformes qui ébranlent notre monde, la France a la vocation de demeurer un artisan infatigable de paix et de multilatéralisme, notamment au sein de notre chère Europe. »
Tout est dit.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Thikent


Le week-end prochain j’aurai le plaisir de participer aux Journées Nationales des Artistes. Cet événement est parrainé par le Ministère de la Culture et l’Association des Maires de France. À cette occasion mon atelier sera ouvert un peu plus longtemps que d’habitude. Vous pourrez découvrir mes œuvres récentes de la collection « Made in Japan ».
Sur le mur des invités, la colmarienne Zahra Thomas vous présente ses aquarelles d’inspiration nippone.
Et vous aurez aussi l’occasion de vous reposer sur le banc poétique du créateur Roland Szele, une véritable invitation à la contemplation.

3 rue Berthe Molly, Colmar
Une nouvelle carte mondiale du vin le révèle : les vignobles alsaciens sont 3,2 °C plus frais que ceux situés dans la Napa Valley

Publié le 19 septembre 2026 · World Winery Map

La carte interactive recense plus de 4,3 millions de vignobles, dont 44 403 en Alsace.

World Winery Map, la carte mondiale du vin qui vient d'être lancée, répertorie 743 domaines viticoles et 44 403 vignobles d'Alsace. Les vignobles alsaciens se situent à une altitude moyenne de 238 mètres et sont, pendant la période de végétation, 3,2 °C plus frais que ceux situés dans la Napa Valley, selon les données de World Winery Map.

Le projet constitue la base de données interactive la plus complète sur les terroirs viticoles du monde, avec 4 303 693 vignobles et 104 330 domaines viticoles cartographiés dans 90 pays. Pour chaque vignoble figurant sur la carte, les utilisateurs peuvent accéder à des données géospatiales très précises, dont l'altitude, le rayonnement solaire et la pente, ainsi qu'à des indicateurs viticoles essentiels comme la composition du sol, l'indice de Huglin et les températures moyennes pendant la période de végétation.

« Pour chaque parcelle, nous avons extrait les coordonnées exactes et calculé l'altitude, la pente et l'exposition à l'aide du modèle topographique Copernicus GLO-30, puis nous y avons superposé les données climatiques », déclare Matija Gavrilović, fondateur de World Winery Map. « Sur les parcelles les plus grandes, nous mesurons jusqu'à 16 points de contrôle, c'est pourquoi l'altitude est présentée sous forme de fourchette précise et non d'un chiffre unique. Nous avons également calculé la pente, les précipitations, le vent, le type de sol et la géologie partout où les données étaient disponibles. »

Les parcelles de vigne proviennent de 38 sources indépendantes. Vingt-deux d'entre elles sont des registres officiels d'État. Les utilisateurs peuvent sélectionner n'importe quelle région pour en consulter les données essentielles, examiner les limites, vérifier les précipitations et l'altitude moyennes et analyser des données viticoles comme l'indice de Winkler. World Winery Map est déjà en contact avec des organismes officiels dans plusieurs pays, afin que la carte soit la plus exacte possible.

La carte trace 98 719 limites de zones viticoles distinctes, des immenses macro-régions jusqu'aux lieux-dits individuels. Cela comprend 2 815 régions viticoles, sous-régions et appellations officielles, ainsi que 95 904 lieux-dits viticoles. La plateforme est expressément conçue aussi bien pour les professionnels du secteur que pour les voyageurs œnophiles. Un système de géolocalisation intégré permet aux utilisateurs de repérer instantanément les domaines à proximité et d'obtenir l'itinéraire jusqu'au domaine, où qu'ils se trouvent dans le monde.

Les vignerons d'Alsace sont invités à revendiquer gratuitement la fiche de leur domaine sur la plateforme. En prenant possession de leur page, les producteurs peuvent mettre à jour les horaires du caveau de dégustation, confirmer leurs conditions de visite, revendiquer leurs propres parcelles de vigne et actualiser les données sur les cépages plantés. Ils participent ainsi activement à l'entretien de la carte des vins la plus exacte et la plus détaillée au monde.

World Winery Map : 104 330 domaines dans 90 pays. Photo : World Winery Map.


World Winery Map, la carte mondiale du vin qui vient d'être lancée, répertorie 743 domaines viticoles et 44 403 vignobles d'Alsace. Les vignobles alsaciens se situent à une altitude moyenne de 238 mètres et sont, pendant la période de végétation, 3,2 °C plus frais que ceux situés dans la Napa Valley, selon les données de World Winery Map.

Le projet constitue la base de données interactive la plus complète sur les terroirs viticoles du monde, avec 4 303 693 vignobles et 104 330 domaines viticoles cartographiés dans 90 pays. Pour chaque vignoble figurant sur la carte, les utilisateurs peuvent accéder à des données géospatiales très précises, dont l'altitude, le rayonnement solaire et la pente, ainsi qu'à des indicateurs viticoles essentiels comme la composition du sol, l'indice de Huglin et les températures moyennes pendant la période de végétation.

« Pour chaque parcelle, nous avons extrait les coordonnées exactes et calculé l'altitude, la pente et l'exposition à l'aide du modèle topographique Copernicus GLO-30, puis nous y avons superposé les données climatiques », déclare Matija Gavrilović, fondateur de World Winery Map. « Sur les parcelles les plus grandes, nous mesurons jusqu'à 16 points de contrôle, c'est pourquoi l'altitude est présentée sous forme de fourchette précise et non d'un chiffre unique. Nous avons également calculé la pente, les précipitations, le vent, le type de sol et la géologie partout où les données étaient disponibles. »

Les parcelles de vigne proviennent de 38 sources indépendantes. Vingt-deux d'entre elles sont des registres officiels d'État. Les utilisateurs peuvent sélectionner n'importe quelle région pour en consulter les données essentielles, examiner les limites, vérifier les précipitations et l'altitude moyennes et analyser des données viticoles comme l'indice de Winkler. World Winery Map est déjà en contact avec des organismes officiels dans plusieurs pays, afin que la carte soit la plus exacte possible.

La carte trace 98 719 limites de zones viticoles distinctes, des immenses macro-régions jusqu'aux lieux-dits individuels. Cela comprend 2 815 régions viticoles, sous-régions et appellations officielles, ainsi que 95 904 lieux-dits viticoles. La plateforme est expressément conçue aussi bien pour les professionnels du secteur que pour les voyageurs œnophiles. Un système de géolocalisation intégré permet aux utilisateurs de repérer instantanément les domaines à proximité et d'obtenir l'itinéraire jusqu'au domaine, où qu'ils se trouvent dans le monde.

Les vignerons d'Alsace sont invités à revendiquer gratuitement la fiche de leur domaine sur la plateforme. En prenant possession de leur page, les producteurs peuvent mettre à jour les horaires du caveau de dégustation, confirmer leurs conditions de visite, revendiquer leurs propres parcelles de vigne et actualiser les données sur les cépages plantés. Ils participent ainsi activement à l'entretien de la carte des vins la plus exacte et la plus détaillée au monde.
Comparaison avec des régions viticoles célèbres : Alsace

Comparaison de régions sur World Winery Map. Télécharger le tableau en PNG
Tous les éléments de cette page peuvent être utilisés librement, en totalité ou en partie. Crédit : World Winery Map.


Vignobles en Croatie. La carte interactive recense plus de 4,3 millions de vignobles dans 90 pays. Photo : World Winery Map.
Nath-Sakura Photographer

Vous êtes nombreux à commander mes livres chez votre libraire de quartier, dans l’idée de soutenir ce petit commerçant. Et je comprends votre démarche. Mais il est temps que je vous explique un peu le dessous des cartes.
Il faut distinguer deux types de libraires : ceux qui ont déjà mes ouvrages en rayon et ceux qui les commandent uniquement lorsque vous venez les réclamer.
Vous allez voir : la différence est considérable...

QUAND VOUS COMMANDEZ MON LIVRE CHEZ UN LIBRAIRE

Vous entrez dans une librairie et demandez l’un de mes ouvrages. Le libraire me contacte, je lui accorde une remise commerciale de 35 % (c'est la loi) et je prends également à ma charge les frais d’expédition.
Prenons un livre vendu 29 €, comme mon nouveau sur le Noir et blanc.
Voici comment se répartit l’argent :
- Marge commerciale brute du libraire : 10,15 €.
- Somme qui me revient avant frais : 18,85 €.
- Frais Colissimo : 10 €.
- Fabrication et emballage : environ 4 €.
- Ce qu’il me reste : 4,85 €.
Et sur ces 4,85 €, il faut encore financer la conception, le travail éditorial, la promotion, les investissements, les charges et ... me rémunérer.
Le libraire, lui, réalise une marge commerciale brute de 10,15 €. Certes, il doit payer ses charges, mais il n’a pris aucun risque d’invendu.
Il n’a ni découvert, ni conseillé, ni fait connaître mon livre. C’est VOUS qui saviez déjà ce que vous vouliez acheter.
Il intervient donc comme intermédiaire dans une vente déjà acquise, sans avoir contribué à la découverte de l’ouvrage.
Certaines librairies me commandent ainsi 50, parfois 100 livres par an, toujours à l’unité, parce que des lecteurs viennent les réclamer. Malgré cette demande régulière, elles ne prennent jamais l’initiative d’en conserver quelques exemplaires en rayon !

QUAND LE LIBRAIRE A DÉJÀ MES LIVRES EN RAYON

Là, tout change. Le libraire a découvert mon travail, choisi de proposer mes ouvrages, investi dans quelques exemplaires et accepté le risque de ne pas les vendre.
Il les expose, les conseille et participe à leur diffusion. Sa marge rémunère alors un véritable travail de sélection et de découverte.
C’est précisément ce que j’attends d’une librairie : connaître les livres, identifier les attentes des lecteurs, découvrir des auteurs et prendre des initiatives éditoriales. Pas simplement attendre qu’un client vienne lui indiquer ce qu’il doit commander !

QUI DÉCIDE DES LIVRES PRÉSENTS DANS LES RAYONNAGES ?

C’est ici que les choses deviennent intéressantes.
Le marché français du livre est fortement concentré autour de grands groupes disposant de puissants réseaux de diffusion-distribution, notamment Hachette et Editis.
Hachette appartient à la galaxie Lagardère, intégrée à Louis Hachette Group, dont Bolloré détient 30,4 % du capital. Editis appartient à Czech Media Invest, associé au milliardaire Daniel Křetínský.
Ces grands groupes disposent de représentants commerciaux, de réseaux logistiques et de moyens considérables pour proposer leurs catalogues aux libraires. C'est la raison pour laquelle vous trouve du Marc Lévy et du Guillaume Musso partout.
La concentration du secteur aboutit à un déséquilibre économique majeur. Les grands groupes organisent la diffusion de leurs ouvrages à grande échelle. Les petits éditeurs (comme les éditions Victoria que ma société contrôle), eux, financent et assurent seuls leur fabrication, leur stockage, leur promotion et leur expédition, sans aucune garantie de vente.
Et lorsqu'un lecteur découvre enfin mon travail, mon éditeur doit encore abandonner une part importante de sa marge à un intermédiaire qui a seulement été choisi parce qu'un client pense, en agissant ainsi, soutenir un libraire...

SOUTENIR LES LIBRAIRIES INDÉPENDANTES

On nous répète régulièrement qu'il faut soutenir les librairies indépendantes. Très bien. Mais pourquoi cette solidarité ne fonctionnerait-elle que dans un seul sens ?
Je ne reproche pas aux libraires de vendre Marc Levy, Dan Brown et les autres auteurs "populaires". Je leur reproche de privilégier essentiellement les ouvrages dont la notoriété garantit déjà une demande, tout en négligeant des petits auteurs indépendants dont leurs propres clients réclament pourtant régulièrement les livres.
Lorsqu'une librairie me commande 100 ouvrages par an, elle sait qu'il existe une clientèle. Pourquoi ne pas en proposer quelques-uns en rayon ?
Être indépendant ne devrait pas seulement signifier ne pas appartenir à une grande chaîne. Cela devrait aussi se traduire par une indépendance dans les choix éditoriaux et par une véritable curiosité envers les petites maisons d'édition.
Alors, si vous trouvez déjà mes livres dans une librairie, soutenez-la : elle participe réellement à leur diffusion. C'est un vrai bon libraire.
Mais si vous devez les commander spécialement, comprenez que l'économie de cette vente est complètement différente.
Dans le premier cas, le libraire vous fait découvrir mon travail. Dans le second, c'est vous qui le lui faite connaitre et lui faites gagner de l'argent sans qu'il ai remué un orteil pour ça.
Et ce n'est tout de même pas la même chose !
Musée Unterlinden

Prenez de la hauteur et un peu d'air sur la place Unterlinden ! À l’occasion des Journées de l’architecture, Totem, spectacle de danse verticale de la compagnie Retouramont, déploie une ronde aérienne entre le cloître médiéval et les anciens bains municipaux. Une soirée exceptionnelle, en partenariat avec le CCN·Ballet de l’Opéra national du Rhin, la Maison européenne de l’architecture et la Ville de Colmar.
En octobre, l’architecture se découvre aussi crayon en main : partez « Sur les pas d’Henri Lebert » lors d’une journée de croquis ou retrouvez l’architecte et Urban Sketcher Éric Nieder pour un nouveau « Crayon inspiré ».
Un mois rempli de curiosités : « Midi au musée »... votre nouveau rendez-vous culturel, la visite guidée de l'éblouissante exposition « Conversation(s) » ou la visite à la lampe torche vous offriront autant d’occasions de découvrir le musée autrement.
Pour finir le mois en frissonnant, l'atelier « Petit grimoire illustré » accompagnera l'imaginaire créatif des enfants !


Atelier adultes

Sur les pas d’Henri Lebert
2/10/2026


Journée de croquis dédiée à la découverte de l’œuvre de l’artiste colmarien Henri Lebert (1794-1862). À travers les collections du musée Unterlinden et de la Bibliothèque des Dominicains, partez à la rencontre du regard poétique d’un artiste amoureux de sa région. Expérimentez le croquis d’architecture en observant et dessinant à partir des paysages pittoresques et des précieux carnets de dessins d’Henri Lebert.

Par Eric Nieder, architecte et Urban Sketcher

Publics : à partir de 16 ans
Horaire : de 9h à 17h au musée Unterlinden et à la Bibliothèque des Dominicains de Colmar
Tarif : 30 €
Membres : 16 €
Accès : entrée musée

En savoir plus


Spectacle

Totem
2/10/2026


Totem, spectacle de danse verticale crée par la compagnie Retouramont sur le territoire alsacien, investit le temps d’une représentation l’espace urbain de Colmar et invite visiteurs et passants à porter un nouveau regard sur l’architecture du musée. Suspendues dans les airs, trois danseuses évoluent en une colonne mouvante qui se déploie et se transforme en une ronde aérienne entre le cloître médiéval et les anciens bains municipaux.

Par la compagnie Retouramont en partenariat avec le CCN·Ballet de l’Opéra national du Rhin, la Maison européenne de l’architecture et la Ville de Colmar

Horaire : 18h
Durée : 25 minutes
Tarif : gratuit
Accès : place Unterlinden

En savoir plus


Visite guidée en allemand

Führung : Der Isenheimer Altar und so weiter
3/10/2026


Entdecken Sie den berühmten Issenheimer Altar und die wichtigsten Kunstwerke des Musée Unterlinden, aus den Sammlungen für Archäologie, Bildenden Kunst und Kunstgewerbe.

Publikum : alle Altersgruppen
Uhrzeit : von 11 bis 12.30 Uhr und von 14 bis 15.30 Uhr
Preis : 4,50 € und Eintritt
Zugang : Eingang des Museums

En savoir plus


Visite guidée

Midi au musée, le rouge
8/10/2026



Le temps d’une pause déjeuner, laissez-vous guider à travers les collections à la découverte d’une couleur par séance. Des pigments précieux des œuvres anciennes aux nuances de l’art moderne, les visites explorent les multiples facettes d’une couleur. Si vous le souhaitez, prolongez l’expérience avec un repas à emporter imaginé autour de la couleur, pour une parenthèse culturelle et gourmande au cœur de la journée.

Par une médiatrice

Menu couleur Rouge

Ballotine de bœuf aux herbes
Purée de chou-fleur au paprika fumé
Entremet framboise, confits de fruits rouges

Publics : adultes
Horaire : de 12h15 à 13h
Tarif : 9 € tarif plein, 4,50 € tarif réduit. Option repas à emporter, sur le thème du « rouge » 12 €. Membres : 4,50 €
Accès : entrée musée

En savoir plus


Visite sensible

Toucher les architectures du musée
10/10/2026


Découvrez l’architecture et l’histoire des collections du musée à travers les sensations et l’expérience corporelle de l’espace. En mobilisant l’écoute, le toucher, le mouvement vous parcourez l’histoire architecturale, du cloître médiéval aux espaces contemporains des architectes Herzog & de Meuron.

Par Nathalie Belhoste, médiatrice

Publics : personnes en situation de handicap visuel et tout public
Horaire : de 14h à 16h
Tarif : 4,50 € et droit d’entrée (jauge limitée*)
Lieu : entrée musée

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Visite guidée

Conversation(s)
11 et 21/10/2026



Pensée comme un parcours transhistorique, l’exposition Conversation(s) propose un dialogue entre les chefs-d’œuvre médiévaux du musée et des œuvres d’art moderne et contemporain. En rapprochant des créations issues d’époques et de contextes très différents, elle met en lumière la permanence de grandes préoccupations artistiques – le corps, le sacré, la mémoire, la violence ou la matière.

Par une médiatrice

Publics : adultes
Horaire : de 11h à 12h30 le 11/10, de 14h à 15h30 le 21/10
Tarif : 4,50 € et droit d’entrée (jauge limitée*)
Accès : entrée musée

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Visite tout-petits

Le voyage de Platypus
11/10/2026



Un drôle d’animal, venu d’un pays lointain, accompagne les enfants dans leur découverte du musée. Sous forme de marionnettes, Platypus rencontre Habibou le Hibou et ils parcourent ensemble le musée.

Par une médiatrice

Publics : enfants de 2 à 5 ans
Horaire : de 10h à 11h
Tarif : entrée du musée (jauge limitée*)
Accès : entrée musée

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Visite guidée

L’architecture du musée
18/10/2026


La visite guidée permet de découvrir l’histoire des différents espaces qui constituent aujourd’hui le musée Unterlinden. Du cloître médiéval à l’extension réalisée par Herzog & de Meuron en 2015, elle aborde les usages et les styles des bâtiments à travers les siècles (couvent, ferme, caserne, bains municipaux, musée) et leur inscription dans l’espace urbain.

Par Lucie Mosca, médiatrice

Publics : adultes
Horaire : de 11h à 12h30 et de 14h à 15h30
Tarif : 4,50 € et droit d’entrée
Membres : 4,50 €
Accès : entrée musée

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Visite guidée

Retable d’Issenheim
21/10/2026



Chef-d’œuvre mondialement connu, le Retable d’Issenheim, réalisé par Matthias Grünewald et Nicolas de Haguenau, impressionne par sa force expressive. Ce polyptique monumental, qui associe sculptures et volets peints, déploie des scènes saisissantes de la vie du Christ et de saint Antoine. En compagnie d’une médiatrice, découvrez une œuvre d’une intensité artistique et spirituelle exceptionnelle.

Publics : adultes
Horaire : de 11h à 12h30
Tarif : 4,50 € et droit d’entrée (jauge limitée*)
Accès : entrée musée

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Atelier adultes

Le Crayon inspiré
23/10/2026



Participez à la première journée de croquis dédiée l’architecture du musée ! Le dessin vous permet de mieux voir et apprécier la diversité des bâtiments et leur inscription dans le paysage urbain. L’activité se déroule dans les espaces intérieurs et à proximité du musée si le temps le permet.

Par Eric Nieder, architecte et Urban Sketcher

Publics : à partir de 16 ans
Horaire : de 10h à 16h
Tarif : droit d’entrée
Membres : gratuit
Accès : entrée musée

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Visite insolite

Visite nocturne à la lampe torche
27/10/2026



Venez vivre une expérience nocturne inédite au cœur des œuvres.

Nous vous invitons à pénétrer dans un musée endormi, plongé dans la pénombre, uniquement éclairé par le faisceau discret de votre lampe torche. Cette lumière intimiste vous guidera au fil d’un parcours sensoriel, propice à l’éveil des sens, à la curiosité et à l’émotion.

Accompagné d’un médiateur passionné, vous découvrirez les chefs-d’œuvre du musée – dont l’exceptionnel Retable d’Issenheim – sous un jour nouveau.

Jeux d’ombres et de lumières, détails insoupçonnés, récits oubliés ou méconnus… chaque salle devient un théâtre d’histoires et de sensations hors du temps !

Horaire : de 18h30 à 20h
Tarifs : 20 € tarif plein, 17 € de 12 à 17 ans, gratuit pour les moins de 12 ans, 6 € membres
Accès : entrée musée

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Ateliers enfants

Au pays des sorciers et des sorcières
28 et 29/10/2026


Plongez dans l’univers mystérieux des sorciers et des sorcières. En lien avec une œuvre du musée, les enfants sont accompagnés pour créer un carnet illustré. Les apprentis sorciers donneront rempliront ces pages par les couleurs et leur imagination.

Par Anne Werey, artiste plasticienne

Publics : enfants de 6 à 8 ans
Horaires : de 9h30 à 11h30
Tarif : 20 € les deux séances
Accès : entrée musée

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Ateliers enfants

Petit grimoire illustré
28 et 29/10/2026



Inspiré d’une œuvre du musée, chaque participant confectionnera son propre grimoire illustré, rempli de dessins, de symboles et de créatures fantastiques.

Par Anne Werey, artiste plasticienne

Publics : enfants de 8 à 12 ans
Horaires : de 14h à 16h
Tarif : 20 € les deux séances
Accès : entrée musée

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Retrouvez tout l'agenda en ligne
* Pour participer aux événements, réservez auprès du service réservations du lundi au vendredi au +33 (0)3 89 20 22 79 – reservations@musee-unterlinden.com / le week-end au +33 (0)3 89 20 15 58 ou billetterie@musee-unterlinden.com

24 septembre 2026


Festival de Musique de Ribeauvillé

Le délicieux ensemble Fair Oriana se produira à Ribeauvillé samedi le 3 octobre à 20h en l'église protestante

Décrit comme « poignant et fascinant », leur programme est à la fois intimiste et théâtral. Il s'inspire du recueil de madrigaux de Thomas Morley de 1601, « Les Triomphes d'Oriana » - derrière Oriane se cache la Reine Elisabeth 1ère.
Fair Oriana explore les facettes publiques et privées d'Élisabeth à travers un récit mêlant chants, mouvements, musique instrumentale et poèmes de la Reine. Elle présente aussi trois nouvelles œuvres commandées à des compositeurs contemporains qui mettent en musique des textes d'Élisabeth : un psaume, une chanson contemporaine pour luth et un chant folklorique.
Par la musique et la parole, Fair Oriana explore les relations complexes d'Élisabeth et dresse le portrait d'une figure emblématique aux multiples facettes.

Cliquer sur l'image ↴
Guy Ritzenthaler

Immeuble qui a disparu du paysage colmarien, remplacé depuis par une grande construction toujours en chantier.
Situé avenue de la République, l'arrière se voyait depuis le pont de chemin de fer, à côté des bureaux de la presse locale.

Eric Vial
23/9/2026

« Voter pour les mêmes, c’est produire les mêmes effets ! »
 

Le Sénat, c’est l’assemblée des territoires. À quelques jours des élections sénatoriales, une question essentielle est posée : qui défendra réellement les communes, les intercommunalités, les départements et les régions ?
L’Association des maires de France, que préside David Lisnard, vient une nouvelle fois de tirer la sonnette d’alarme.
Malgré les assurances du gouvernement, les élus locaux craignent de nouvelles ponctions sur leurs budgets, des charges supplémentaires et une nouvelle fragilisation de leur capacité à investir. Ils me l’ont tous dit durant cette campagne.
Car le gouvernement demande notamment aux collectivités de limiter la progression de leurs dépenses de fonctionnement à l’inflation.
Dans le même temps, les élus alsaciens dénoncent le poids croissant des charges qui leur sont imposées, la question des cotisations CNRACL et les incertitudes qui pèsent sur le FCTVA, indispensable au financement de l’investissement local. Or 70 % de l’investissement public civil est porté par les collectivités territoriales.
Donc, une nouvelle fois, le système s’apprête à affaiblir les communes et les territoires : moins d’investissements, moins de services publics de proximité, moins de capacité à entretenir nos écoles, nos équipements, nos routes, nos bâtiments et à préparer l’avenir.
Face à cette situation kafkaïenne, il faut avoir le courage de regarder la réalité en face. Les vieilles recettes politiciennes portées par des caciques omnipotents ne fonctionnent plus. Les petits arrangements entre amis non plus : « Je te soutiens en échange d’un truc pour ma commune. » La France va crever de ces petites combinazione. Car au bout de la chaîne, c’est le citoyen qui trinque. N’entendez-vous pas déjà la colère gronder ?
Le bilan politique des formations au Sénat qui ont longtemps structuré la droite et le centre – notamment Les Républicains, l’UDI et Renaissance – montre leurs difficultés à obtenir de l’État une véritable protection et une véritable autonomie pour les collectivités locales.
À force d’accepter la recentralisation, les normes supplémentaires, les transferts de charges et les restrictions financières, nos collectivités se retrouvent toujours davantage contraintes.
Cette campagne sénatoriale est ubuesque. Certains responsables politiques – jusqu’au plus haut niveau de l’État – n’ont décidément honte de rien.
Les mêmes qui promettent désormais davantage de simplification et de protection des collectivités territoriales sont les mêmes qui ont promu et organisé la congestion de nos institutions depuis 40 ans.
Alors, je pose la question simplement aux grands électeurs qui vont devoir s’exprimer le 27 septembre. Si nous continuons à voter pour ceux qui ont accompagné cette politique, pourquoi les choses changeraient-elles ? Indéniablement, voter pour les mêmes produira les mêmes effets.
Il est temps de changer de méthode. Il faut des élus qui considèrent les collectivités non comme une variable d’ajustement budgétaire, mais comme le cœur de la République au plus près des citoyens. Il y a urgence.
Il faut aussi des élus qui mettent la proposition de loi Alsace au cœur de leurs préoccupations, non pas par circonstance ou électoralisme, mais par conviction. Car davantage de décentralisation, c’est davantage d’économie, de simplification et de démocratie.
Monsieur le président Larcher, c’est bien de nous faire aujourd’hui des promesses, mais où étiez-vous jusqu’à maintenant ? Qu’est-ce qui vous a empêché de mettre cette PPL Alsace au débat au Sénat alors qu’elle avait été approuvée par les députés ?
C’est le sens de notre démarche avec Une nouvelle énergie pour l’Alsace au Sénat, conduite par la sénatrice sortante Laurence Muller-Bronn.
Une équipe qui veut porter une autre conception de l’action publique : plus de liberté pour les territoires, moins de normes, davantage de responsabilités locales et une véritable défense des moyens de nos communes et de nos collectivités.
Mais surtout, une honnêteté. Au moins intellectuelle.
Nous aurions déjà fait un grand pas dans la manière de « faire de la politique » et de conduire nos collectivités territoriales.

23 septembre 2026

Jean Linnhoff
22/9/2026

« Forêt enchantée »

Fresque réalisée sur la façade de l’école élémentaire de Jebsheim. Soit environ 80 m2.






Festival de Musique de Ribeauvillé


Dimanche 27 septembre, le Festival accueillera un duo devenu célèbre pour ses prestations très originales mais qu'il a réussi à populariser : en l'église Saint Grégoire de Ribeauvillé, l'orgue historique à 4 claviers et pédalier résonnera et brillera de tous ses feux dans un programme tout entier tiré des opéras de Rameau.

Yves Rechsteiner a réalisé les incroyables transcriptions, pittoresques, variées et virtuoses, avec son partenaire virtuose des percussions Henry Charles Caget.

Nous avons posé quatre questions à Yves, qui, par ailleurs, est professeur au Conservatoire supérieur de Lyon et aussi le Directeur artistique du Festival Toulouse les Orgues.

Qu’est-ce qui vous motive pour aller au-devant du public d’aujourd’hui ?

Le plaisir de sentir l’énergie musicale qui circule entre nous et le public. Le fait que chacun de nos concerts est perçu comme un moment apportant une touche de surprise et de fraicheur. De surprise, car le mélange entre percussions et orgue reste peu fréquent et ensuite de fraîcheur, car le tonicité rythmique des percussions est très complémentaire du son de l’orgue. Enfin, parce que ce programme n’est pas uniquement une sélection de danses jouées à l’orgue avec l’appui rythmique des percussions, mais un véritable voyage musical dans le monde des opéras de Rameau, où l’on passe par l’essentiel des lieux communs de l'époque: scène de tempête, scène pastorale, etc… où les percussions jouent également un rôle poétique et évocateur: oiseaux, souffle dans ls arbres, vent, etc...

Dans votre pratique, dans l’élaboration de vos projets, quelles sont vos premières préoccupations ?

Quelle histoire allons-nous raconter ? Quelles émotions ou sensations peuvent naître dans l’imagination du public à l’écoute des musiques que nous choisissons.

Quelles intentions sont à l’origine de la conception de votre programme ?

Plutôt que d’intention, j’aime parler de coup de coeur pour des pièces musicales, qui font « tache d’huile ». De Rameau, je suis parti de la Danse des Sauvage et de l’Entrée des Boréades, avant de transcrire plus de 60 pièces du Maître. Lorsque j’ai découvert Frank Zappa, j’ai eu envie de jouer Gspot Tornado, avant là aussi de transcrire une grande variété d’autres pièces du même musicien.

Comment voyez-vous l’évolution récente - voire entrevue dans les temps à venir - de la « musique ancienne ?

Je vois deux directions distinctes: la première qui est de se rapprocher du monde de la musique classique sur tout ce qui touche le « coeur » du répertoire : Bach, Haendel, etc… Des pratiques et des profils de plus en plus partagés entre les deux milieux.
Et d’un autre côté, je pense que la musique ancienne continue de creuser de nouveaux sillons avec des projets nouveaux, originaux, des approches renouvelées des instruments ou des manières de jouer, avec une forte capacité des musiciens à aller chercher de l’inspiration ou des collaborations hors du champ de la musique classique.