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16 septembre 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16
16/9/2026

Économie française : l’impasse gouvernementale est totale

La rentrée est là et les nouvelles économiques françaises reviennent de vacances et cette année, elles ne reviennent pas franchement bronzées…

Par exemple, l’INSEE vient d’abaisser sa prévision de croissance pour 2026 à 0,4 %, contre 0,7 % auparavant. D’ailleurs, le premier semestre a été révisé à la baisse : −0,2 % au premier trimestre, 0,0 % au deuxième, dans une quasi-récession ou un encéphalogramme plat que le gouvernement espère agrémenté de quelques soubresauts d’ici décembre, en restant obstinément calé sur un 0,7 % de croissance, après 0,9 % en avril et 1 % dans le budget initial.

Au-delà du constat, l’INSEE constate qu’« À rebours de ses voisins, l’économie française a décroché ». Dorian Roucher, responsable de la conjoncture à l’Insee, précise que la croissance française serait « trois fois moins » importante que celle de la zone euro ou du Royaume-Uni.


Depuis le printemps, chaque révision gouvernementale avait été dûment imputée à la « loi spéciale » et au « conflit au Moyen-Orient ». Or, nos voisins européens et les Britanniques subissent la même guerre, le même pétrole hors de prix, le même détroit d’Ormuz tendu comme un Gabriel Attal sous coke et, pour ceux de la zone euro, la même BCE qui remonte ses taux. Et pourtant, ils s’en sortent, sinon brillamment, du moins nettement mieux. Si la conjoncture est la même pour tous et que seule la France décroche, c’est que la France traîne des boulets bien à elle.

L’INSEE les liste d’ailleurs avec la pudeur euphémistique des institutions publiques : le décrochage tient « notamment » à une situation budgétaire difficile, et l’investissement des entreprises, qui repasserait dans le rouge cette année, serait « plombé par des perspectives de demande atone et un coût du capital en hausse ».

Ben tiens.

Il faut dire qu’avec le taux de la dette française à dix ans qui a franchi les 4,3 % (du jamais-vu depuis 2008), le capital se fait plus cher puisque c’est la référence sur laquelle se cale tout le crédit du pays. Sans surprise, l’investissement des entreprises recule donc (−0,3 %), celui des ménages plus encore (−1,3 %), la croissance s’étiole, les recettes fiscales suivent, le déficit se creuse, l’État emprunte davantage, les taux remontent, les politiciens s’agitent, Marine Tondelier émet des couinements et les portes de l’Enfer émettent un petit grincement en s’ouvrant davantage.

Eh oui : l’État n’est plus une malheureuse victime du ralentissement mais son moteur.

Chaque euro qu’il accapare pour boucler ses fins de mois manque à ceux qui produisent, et chaque dixième de point sur l’OAT se paie en usines qui n’ouvrent pas et en maisons qui ne se construisent pas.

Ce qui fait une facture de plus en plus poivrée : au premier semestre, l’État a déjà versé 34,5 milliards d’euros d’intérêts, en hausse de plus de 18 % sur un an, soit davantage que le budget annuel de la Justice. Cet été, un nouveau déficit est même apparu dans les comptes du pays : selon la Banque de France, la balance des revenus, encore légèrement positive il y a un an, affiche désormais près de 10 milliards d’euros de déficit sur douze mois. La France verse maintenant au reste du monde plus de revenus, intérêts en tête, qu’elle n’en perçoit.


C’est assez logiquement que Goldman Sachs et Deutsche Bank proposent maintenant à leurs clients des paniers d’obligations pour parier sur les suites de la présidentielle 2027. Les banquiers new-yorkais mettent déjà un prix sur une faillite possible que nos politiciens refusent de voir.

Face à ce tableau, le gouvernement s’agite.

En juillet, il a réuni un « comité d’alerte des finances publiques » pour « donner un cap ». Il a annoncé une sorte d’économies de Schrödinger, à la fois annoncées et introuvables, dont la moitié des 10 milliards prévus pour 2026 reste sans le moindre détail.

Le piège est déjà visible, déjà refermé et bien illustré avec ce qui se passe sur les carburants : le gazole dépasse les 2,29€/l, un record depuis le début de la guerre, et Bercy reste « défavorable » à toute mesure générale, au motif que « la situation des finances publiques ne nous semble pas permettre ce type de mesure ».

Ce n’est pas faux, l’État n’a effectivement plus les moyens de rendre le moindre centime, et ce, même si la crise ne lui coûte rien : fin août, les recettes fiscales sur les carburants dépassaient de 9 millions d’euros leur niveau de l’an dernier : la TVA, gonflée par les prix, a compensé presque au million près la baisse des accises, due à une consommation en recul de 5,5 %. Les Français paient donc des prix records et roulent moins (ce qui affaiblit la croissance) pendant que le fisc encaisse comme si de rien n’était. À la place d’une baisse de taxes, on distribue 1,4 milliard d’aides ciblées, avec les formulaires, les critères et les guichets qui vont avec, payés avec vos sous.


Le piège est donc refermé. Baisser les impôts ? Bercy vient d’écrire que c’est impossible. Baisser les dépenses ? Impossible aussi pour une classe politique qui a les yeux rivés sur avril 2027. Emprunter davantage ? Chaque euro emprunté coûte désormais plus cher que ce qu’il rapporte en croissance. Faire tourner la planche à billets ? Elle est à Francfort et elle n’est pas d’accord. Et les ménages n’offrent plus aucun amortisseur : l’inflation remonterait à 2,9 % d’ici décembre et leur pouvoir d’achat reculerait de 0,4 % sur l’année.

Que reste-t-il alors pour nos pitres aux commandes ?

La croissance miracle vient d’être revue à la baisse. Le sauvetage européen existe, mais la BCE réserve ses instruments aux pays qui tiennent leurs engagements budgétaires, et il arriverait avec des technocrates chargés d’imposer les coupes que Paris n’a jamais osé faire.

La seule solution qui se prépare en coulisses, c’est d’aller chercher l’argent là où il se trouve, dans l’épargne des Français, en poussant banques et assureurs à se gaver d’obligations d’État, en « orientant » l’assurance-vie et le reste ou en inventant une « contribution exceptionnelle ».

La seule vraie solution, tout le monde la connaît : couper franchement la dépense publique. Pas en ralentir la hausse, comme c’est l’habitude des clowns vides qui occupent l’actualité, mais bien la couper, c’est-à-dire supprimer des pans entiers d’un État obèse et rendre aux Français une partie de ce qu’on leur prend. Solution ô combien douloureuse, impopulaire et sans effet visible avant 2027, et donc inévitablement invisible pour la brochette de saboteurs au pouvoir.

L’incident financier viendra donc probablement d’un déclencheur : une note dégradée, une adjudication boudée, un gouvernement renversé, un résultat électoral qui affole ces marchés sur lesquels on parie déjà. La spirale est lente, parce que la vieille dette bon marché ne se renouvelle que progressivement, et c’est précisément ce qui permet à Bercy de faire semblant de ne rien voir.

« Plafonner, c’est organiser la pénurie », dit Bercy. En plafonnant enfin ses dépenses, peut-être parviendrait-il à organiser la pénurie d’impôts ? Ne rêvez pas, cela n’arrivera pas.


[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
[EXPOSITIONS]

Michel Cornu à la galerie Murmure
Vidéo de Narvin Dupré
Fabien Nierengarten
15/9/2026


Petit message confidentiel à tous ceux qui rêvent de révolution et qui appellent à renverser la table : ne pas oublier que sur cette table, il y a certes des choses à jeter, mais il y a aussi et surtout...
Un système de santé qui est l'un des plus favorables au monde,
Un système d'aides publiques qui ne laisse aucune personne volontaire et déterminée au bord du chemin
Un système des retraites qui ne tient déjà plus qu'à un fil,
Un système scolaire gratuit et accessible à tous ceux qui veulent bien en profiter,
Un système bancaire dans lequel nos économies durement épargnées se résument à un simple jeu d'écriture et qui peut s'écrouler à tout moment.
Je ne dis pas qu'on vit dans le monde des bisounours, mais parfois, le remède peut être pire que le mal. Car de tout cela, RIEN n'est définitivement acquis. Qu'on se le dise !

14 septembre 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Tchamé Dawa
7/9/2026

Journal d'anti-campagne (suite et fin)

J'avais imaginé il y a 2 ou 3 mois tenir un journal d'anti-campagne, destiné à dénoncer à ma manière, sur un ton humoristique et caustique, le grand cirque électoral et l'évidente stérilité de l'élection présidentielle. L'idée centrale était de tourner en ridicule tous ces candidats, de pointer leur vacuité et d'insister sur leur technique de racolage qui très souvent n'a rien à envier à la prostitution. Bref, il s'agissait de se foutre de leur gueule sans perdre le sourire !
Car c'est un fait ! Jean-Luc, Marine, Gabriel, Edouard et les autres tapinent allègrement matin, midi et soir, et leurs gesticulations, populistes, démagogiques, fallacieuses et trompeuses tournent en boucle sur les réseaux. S'y succèdent leurs effets de manche, de tribune, leurs prestations en cuisine, dans les champs de canne ou à l'intérieur des éoliennes, et aussi leurs récupérations des épisodes de canicule, etc., etc... Chacun semble nous annoncer que s'il est élu, tout ira pour le mieux, la prospérité reviendra, les aveugles verront à nouveau et les tétraplégiques se lèveront de leur siège. Car voyez-vous, ce sont tous des incarnations d'un messie d'un nouveau genre, qui indépendamment de l'UE et de l'Otan, ferait la pluie et le beau temps dans notre beau pays. S'ils étaient élu, nous marcherions sur l'eau.
La vérité, c'est qu'il se soumettraient tous à l'UE sans exception et que le cycle de destruction de la France (et de l'Europe entière) se poursuivrait inéluctablement. La production industrielle, continuerait de chuter, l'école formerait de plus en plus de crétins, les traités de libre-échange continueraient d'éradiquer tous nos producteurs (agricoles ou autres), on mourait chez soi pour un rien ou bien dans les couloirs des urgences, faute de services de santé performants, tandis que la mortalité infantile continuerait d'être en hausse.
De plus, l'UE – qui nous impose ce qu'elle veut comme elle a imposé des bouchons à la con non détachables de la bouteille –, non seulement nous prépare une guerre, mais en plus de cela, organise le monde numérique totalitaire de demain. Il y a un tas de saloperies qui viennent de l'UE : en faire la liste serait fastidieux et déprimant, car ce que contient cette liste n'est pas sexy du tout. C'est ce qui explique sans doute, en plus du fait que l'UE participe significativement au confort et aux opérations des partis nationaux, que nos tapineurs médiatisés, comme s'ils respectaient un commun accord, repoussent aux calendes grecques le dossier Frexit.
Jean-Luc ose bien encore dire qu'il désobéira aux traités (il faut ratisser large et on ne peut pas laisser dire qu'il ne parle pas de l'UE), mais outre le fait que s'il le faisait la France serait sévèrement sanctionnée, quiconque l'observe et l'écoute depuis longtemps voit qu'en réalité il a toujours respecté les choix imposés par le système, en bon soumis. C'est d'ailleurs ce qui lui a fait dire en 2022 que si l'OMS (le système) rendait la vax Covid obligatoire, il poursuivrait chacun d'entre-nous pour le mener à l'aiguille.
Je passe sur la vacuité Gluksmanienne et la récente candidature du traître Roussel.
Depuis quelques jours, je suis fatigué de suivre ce cirque et de commenter le néant. J'ai senti que quelque chose n'allait pas lorsque j'ai commencé à perdre mon sens de l'humour et à devenir acide, remâchant des idées à la con.
Le spectacle pathétique offert par ces clowns est une pollution dont la plupart des gens ne se rendent pas compte, bien qu'elle nous mine tous.
La politique ce n'est pas ça. Il faut comprendre et accepter la réalité : ce n'est pas une élection qui va changer le destin de ce pays.
Quitte à faire de la politique, il faut la faire autrement qu'en encourageant et nourrissant cette tartuferie électorale, il faut la faire vraiment, sur le terrain, dans la vie de tous les jours, dans des collectifs, les associations, dans sa vie quotidienne, et s'engager dans des actions précises et concrètes. Solliciter la justice pour se défendre ou pour faire avancer les projets si nécessaire et surtout, surtout, désobéir aux injonctions du système autant que possible.
Pour l'heure, bien que je fasse déjà tout ça, je vais en sus faire une pause.
Les tapineurs n'auront pas pour les mois qui viennent mon temps de cerveau disponible.
Ainsi va (mal) notre beau pays.

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Freddy Schmidt

Grand-Rue, vers la place des Six Montagnes Noires à Colmar. Croquis au feutre bistre, et coloré aux crayons Drawing Derwent.

13 septembre 2026

Festival de Musique de Ribeauvillé
du 26 septembre au 11 octobre 2026

Une programmation riche, originale, généreuse, variée.
Les réservations sont ouvertes.



Orchestre National de Mulhouse


Musiques et sortilèges – Concert symphonique 1
Dukas / Berlioz / Koncz

Vendredi 18 septembre 2026 à 20h

TATIANA PROBST (artiste en résidence)
Metamorphosis - Création mondiale (commande de l’ONM)

PAUL DUKAS
L’Apprenti sorcier

HECTOR BERLIOZ
Symphonie fantastique

Christoph Koncz, direction

Musiques et sortilèges sont au programme de ce premier concert symphonique de la saison.

Inspiré par une ballade de Goethe et rendu célèbre par Fantasia, le film d'animation de Walt Disney, où Mickey prête ses traits à l’apprenti sorcier, le poème symphonique de Paul Dukas fait danser des balais ensorcelés : ils déversent l’eau du Rhin jusqu’à menacer d’engloutir le pauvre garçon qui leur a donné vie afin de s’épargner cette tâche.

Dans la Symphonie fantastique, ce sont spectres et sorcières qui dansent dans les cauchemars d’un jeune musicien, qui s’est adonné à l’opium dans un accès de désespoir amoureux – on n’aura pas de peine à y reconnaître Berlioz lui-même.

La Filature, 20 allée Nathan Katz à Mulhouse
Phil Umbdenstock

Histoire de côté de la veste... (DNA Colmar)

12 septembre 2026

Olivier Roth

[Moustiques]
« Il n’y a pas de solution miracle. »
Peut-être…
Mais il y a des solutions à essayer !





Rémy Brauneisen

Ebersmunster
Avec le soleil, les brumes matinales se dissipent lentement sur le Ried.
Elles s’ouvrent comme un rideau léger, laissant apparaître trois silhouettes au profil bien connu : les tours couronnées des clochers à bulbe de l’abbatiale Saint‑Maurice.
Je me souviens de ce matin d’il y a treize ans, où je m’étais levé de bonne heure en pariant sur ce nappage ouateux pour photographier Ebersmunster.
Le pari avait été gagné : la lumière, les brumes, les clochers – tout semblait respirer ensemble.
Aujourd’hui, en revoyant ces images, je mesure combien ce lieu accompagne le fil depuis longtemps.
Ebersmunster appartient à ce territoire élargi du Rhin supérieur, où les familles aristocratiques de l’Alsace mérovingienne et carolingienne ont laissé leur empreinte.
C’est dans ce paysage que s’inscrit la lignée des Étichonides, dont la mémoire irrigue encore les abbatiales, les fondations et les récits de cette région.
Je serai de retour à Ebersmunster – cette fois pour y donner ma conférence :
« Sans elles, pas d’histoire : la part des femmes dans la mémoire des Étichonides ».
Un retour qui n’aura plus la lumière des brumes du Ried, mais qui aura la force d’un lieu où l’histoire, la transmission et la beauté continuent de se répondre.


J’aurai le plaisir d’y intervenir samedi 19 septembre à 15h, avec ma conférence :
« Sans elles, pas d’histoire : la part des femmes dans la mémoire des Étichonides ».
Une manière de rappeler que derrière les fondations, les alliances et les transmissions, les femmes ont joué un rôle essentiel, souvent discret, mais toujours décisif.
Au plaisir de vous retrouver à Ebersmunster.
Journées du Patrimoine à Ebersmunster – 19 et 20 septembre – avec les Amis Abbatiale Ebersmunster

11 septembre 2026

Freddy Schmidt

Les remparts de la ville de Colmar, aquarelle

Olivier Roth
11/9/2026

MOUSTIQUES

Agir maintenant, préparer l’avenir !

Yves Hemedinger
11/9/2026

Faire travailler plus... les autres !

Édouard Philippe veut faire travailler les français jusqu’à 67 ans… En revanche il réclame 3 mois de vacances pour le président de la République pour « se reposer » et « décompresser de l’élection présidentielle ». Dans quel monde parallèle à la vraie vie des Français vit-il ?
Imaginez un salarié qui, à l’embauche, réclamerait d’abord 3 mois de vacances. Il ne serait évidemment pas recruté.
Alors pourquoi faire une exception pour lui ?

10 septembre 2026

Comédie de Colmar

Minetti
du 8 au 16 octobre 2026 à 22h


de Thomas Bernhard - mise en scène Matthieu Cruciani
création à la Comédie de Colmar

Une nuit de la Saint-Sylvestre à Ostende. Dehors, une tempête de neige fait rage. Dans le splendide décor d’un mystérieux hôtel, un vieil acteur surgit. Il attend un ultime rôle.
Incarné par le charismatique Josse De Pauw, grand acteur de cinéma et de théâtre belge, à l’affiche de plus de soixante films, Minetti nous raconte son histoire. Comme le cri de détresse et d’indignation d’un homme qui continue de croire en l’art alors que le monde entier s’en détourne. À l’heure où la culture est fragilisée comme jamais, le texte du dramaturge autrichien Thomas Bernhard, opposant radical au nazisme et farouchement rebelle sa vie durant, résonne avec force.
Entouré d’une pianiste et d’une chanteuse lyrique, Minetti remonte le fil de son existence sur des musiques de Chopin, Schubert, Ravel. Tandis que les trois interprètes de la jeune troupe de la Comédie de Colmar impulsent leur énergie à cette étrange nuit de réveillon, hors du temps.

6 route d'Ingersheim à Colmar
Michel Spitz
10/9/2026

PROGRAMME COLMARIEN DES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE