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7 janvier 2026

Michael Meguellati
7/1/2026

Chaque année, la nuit du 31 décembre à Colmar soulève les mêmes inquiétudes : incivilités, dégradations, tensions. Et chaque année, on a le sentiment qu’il manque quelque chose d’essentiel : du sens, de la magie, du lien. Il fut un temps où le Nouvel An était davantage accompagné. Il existait des patrouilles citoyennes, une présence humaine renforcée, et surtout des animations subventionnées spécifiquement pour cette soirée afin de canaliser les foules et prévenir les débordements. Ce n’était pas parfait, mais cela participait à un climat plus apaisé.

Depuis la disparition du feu d’artifice, on constate que la soirée a perdu un moment fédérateur. Un rendez-vous collectif qui permettait de rassembler, de partager, de détourner l’attention des comportements à risque. Les chiffres montrent d’ailleurs que les incivilités et dégradations ont augmenté depuis cette suppression.

Le 31 décembre mérite mieux que l’ennui.

Ce constat mérite au moins d’être interrogé. Pourquoi ne pas imaginer une alternative moderne et inclusive ? Une soirée du Nouvel An organisée comme une guinguette d’été, avec l’implication des centres socioculturels, d’acteurs associatifs, de représentants des cultes, de structures locales. Une présence encadrée, festive, visible, pour redonner de la magie et canaliser les énergies.

Il ne s’agit pas de nier les problèmes, ni de les minimiser. Mais plutôt de comprendre qu’on ne gère pas une nuit aussi particulière uniquement par l’interdiction ou la répression. Il faut aussi proposer, encadrer, occuper l’espace public intelligemment. Le 31 décembre est un moment à part. Il mérite mieux que l’ennui, la tension ou le repli. Il mérite une réflexion collective, pragmatique et humaine.
Mohamed Zebatte
4/1/2026


Mon engagement aux côtés d’Yves Hemedinger pour les élections municipales de mars 2026 s’inscrit dans une conviction forte. Son action, marquée par de nombreux projets concrets menés au service de Colmar, a contribué au dynamisme et à l’attractivité de notre ville. Sa connaissance fine du terrain et des réalités quotidiennes des habitants constitue un véritable atout pour agir avec efficacité.
Fort de l’expérience acquise au cours de ses mandats de député, de premier adjoint et de conseiller d’Alsace, il porte une vision claire, pragmatique et cohérente de l’avenir de Colmar. C’est cette vision, fondée sur l’écoute et l’intérêt général, qui m’a conduit à m’engager à ses côtés.
Au sein d’une équipe soudée et déterminée, je souhaite mettre à profit mon expérience associative, mon travail de proximité avec les habitants et mon expertise dans les domaines de la prévention et du sport, essentiels au bien-être, à la cohésion sociale et au vivre ensemble.
Mon parcours m’a également appris à gérer les conflits avec discernement et dans un esprit de dialogue, en privilégiant toujours l’apaisement et la recherche de solutions constructives. Cette capacité est indispensable pour répondre aux attentes des habitants et de notre jeunesse et renforcer durablement la tranquillité publique.
Convaincu que seule une connaissance approfondie du terrain permet d’apporter des réponses concrètes et efficaces, je suis pleinement engagé pour Colmar. Ensemble, faisons en sorte que notre ville reste et devienne encore davantage une ville tranquille, paisible et agréable à vivre pour tous.
Nathalie Aubert
7/1/2026

Soirée des vœux d’Éric Straumann

Nous n’attendions rien, notre vœu a été exaucé !
Toujours la même absence de vision à long terme.
Aucun projet structurant, aucun cap clair pour l’avenir de Colmar.
Au menu :
- rénovations de routes,
- création de parkings PMR aux Catherinettes,
- multiplication des caméras,
- et désormais de l’IA pour compter les visiteurs au marché de Noël.
Des gadgets.
Des mesures à la petite semaine.
Nous attendons toujours un véritable bilan.
4000 interventions de la police municipale en 2025.
Mais quid des appels restés sans réponse, faute d’effectifs ?
30 agents aujourd’hui, alors qu’il en faudrait au moins le double.
200 caméras, c’est bien.
Une police de proximité, présente sur le terrain, c’est mieux.
La dynamisation du centre-ville ne passera pas par la création d’activités tertiaires, comme une cité judiciaire, mais par le soutien aux commerces, aux artisans, à la vie économique réelle.
Montée en gamme du tourisme, très bien, mais avec quels commerces ?
Ce n’est pas avec des boutiques "low cost" comme "Normal" que l’on fait une stratégie commerciale.
Colmar ville sportive ? le sport de haut niveau?
Stade, piscine : rien n’est aux normes !
Quand on lui parle de santé, il répond… fracture numérique. Hors sujet !
Pour nos aînés, il évoque la construction de résidences seniors.
Ce n’est pas de cela que rêvent nos aînés.
Ils veulent vivre dignement, chez eux, entourés et accompagnés.
43 millions d’euros en caisse. Une base financière solide, certes, mais pourquoi ? Zéro projet, zéro ambition pour les Colmariens.
Bref, un bilan annuel très pauvre, aucune vision ni ambition.
L’avenir nous appartient.
Il suffit d’y croire.
Nous y croyons.

Yann Durrière
7/1/2026

Présent aux vœux d’Éric Straumann, maire de Colmar et président de Colmar Agglomération.
Soyons clairs : je reste sur ma faim.
J’aurais attendu, a minima, un véritable bilan, ne serait-ce que sur l’année 2025. Cela n’a pas été le cas.
En revanche, alors même que nous sommes en période électorale et qu’il est officiellement rappelé qu’il ne faudrait pas faire campagne, une large place a été accordée à l’autosatisfaction, aux taux de satisfaction mis en avant, et à des messages soigneusement calibrés pour séduire un électorat.
Quand on ne peut pas faire campagne ouvertement, on la déguise autrement.
Sécurité : comme d’habitude, le discours se veut rassurant.
La réalité, elle, est tout autre : l’insécurité progresse, le sentiment d’abandon grandit, et aucun recrutement supplémentaire de policiers municipaux n’a été annoncé. Les mots ne remplacent pas des effectifs sur le terrain.
Marché de Noël : autosatisfaction permanente.
Personne ne nie son importance, mais Colmar ne peut pas être uniquement une ville vitrine. Une ville, ce sont d’abord des habitants à protéger, à écouter et à respecter.
Intelligence artificielle : on nous parle d’outils en développement pour compter les passants dans certaines rues.
J’aurais préféré des investissements dans des solutions efficaces et réglementaires immédiatement, utiles à la sécurité des Colmariens :
- identification de véhicules volés,
- aide aux enquêtes,
- lutte contre les agressions.
De l’IA pour la communication, pas pour la protection.
Santé : silence total.
Cadre de vie : à part l’épisode du renard place Rapp, peu de choses concrètes pour améliorer le quotidien des habitants.
Dans ces vœux, on a beaucoup parlé d’institutions, d’événements et de chiffres… mais bien peu des Colmariens.
Au final, un discours surtout centré sur des fonctions et des prérogatives extérieures, bien au-delà de celles de maire de Colmar.
Colmar reléguée au second plan, une fois de plus.
Cette majorité a fait un choix :
les institutions d’abord, les événements d’abord, la communication d’abord… et les Colmariens après.

6 janvier 2026

Yves Hemedinger
6/1/2026

Je viens d’assister à la cérémonie des vœux du maire de Colmar.
Je trouve dommage que cette cérémonie soit réservée à un cercle restreint. C’est le cas depuis toujours, certes, mais d’autres villes, y compris plus grandes, font des choix différents.
Selon moi, les vœux du maire devraient être un moment de rassemblement et de dialogue, ouvert à toutes et à tous.
L’an prochain, je souhaiterais que cette cérémonie soit ouverte aux Colmariennes et aux Colmariens qui le souhaitent, dans un format repensé : plus ouvert, plus participatif et plus fidèle à l’esprit démocratique de notre ville.
Nous aurons tranquillement l’occasion d’en reparler ensemble

Galerie Murmure
6/1/2026

Il est des débuts d'année qui espèrent autre chose que des mots convenus. Un rythme différent, un souffle...
Nous vous souhaitons une année ponctuée de ces instants précieux où l'art entrouvre un espace inattendu…
C'est dans cet esprit que nous sommes heureux de vous inviter au vernissage de l'exposition de Jacques Verdier

« Le souffle des signes »

vendredi 16 janvier de 18h à 21h
à la galerie Murmure



L’œuvre de Jacques Verdier se déploie comme une surface vibrante, faite de strates, de surgissements et de respirations.


Le papier, matériau fondateur de son univers, occupe une place centrale.
Héritage d’une enfance passée dans le monde de l’imprimé, il devient support de mémoire, surface sensible, parfois peau, parfois vestige.
Par le collage, l’écriture, la peinture et l’encre, l’artiste compose des œuvres stratifiées, où les signes, les matières et les silences dialoguent.


Au cœur de cette démarche se trouve une réflexion constante sur la dualité. La figuration affleure dans l’abstraction, le ludique côtoie le tragique, l’effacement répond à la saturation. Chaque tableau se construit lentement, laissant une place au hasard et aux accidents de la matière, jusqu’à ce qu’un équilibre fragile se révèle…


Nourri par l’Expressionnisme, l’Art Brut, les palimpsestes urbains et une pratique du geste profondément corporelle, Jacques Verdier développe une œuvre libre, où collages, encres, peintures et fragments d’écritures s’y superposent comme une mémoire sensible, à la fois intime et collective.


Nous serions heureux de partager ce moment d’ouverture avec vous et de commencer ensemble cette nouvelle année autour du travail de Jacques Verdier.


Galerie Murmure
5 place de l'Ancienne Douane à Colmar
jeudi et vendredi : 14h à 18h - samedi : 10h à 19h
Et tous les jours sur rendez-vous
contact@galerie-murmure.fr
Tél. +33 3 89 41 49 25
www.galerie-murmure.com
Instagram: galerie_murmure
DNA Colmar - Guebwiller

- 6/1/2026 - Cécile Ney, qui a lancé en avril dernier la liste « Colmar verte, citoyenne et solidaire » pour les élections municipales, annonce qu’elle abandonne la tête de la liste. En cause, des divergences de vues avec son équipe et une tentative de rapprochement avortée avec la liste de Frédéric Hilbert.

5 janvier 2026

Pause musicale
Cliquer sur l'image ↴
Marc Coppey, Deutsches Symphonie Orchester Berlin & Kirill Karabits : Dvořák (Silent Woods)

4 janvier 2026

Le réveil de l’empire de l’Ouest

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Radu Portocala
4/1/2026

En 1944, les troupes américaines qui avaient débarqué sur les plages normandes portaient dans leurs bagages un étrange cadeau pour la France : le Allied Military Government of Occupied Territories (AMGOT). Prévoyants, les gouvernants de Washington avaient même imprimé des billets de banque et avaient cherché à les mettre en circulation. La France était un territoire occupé et il ne pouvait être gouverné que par les États-Unis. « Nous userons du droit de l’occupant » avait dit Roosevelt, et il avait ajouté : « Je parlerai au peuple français à la radio et il fera ce que je voudrai. » La France était, donc, censée devenir une colonie américaine, le même sort étant réservé à l’Italie, la Norvège, le Danemark, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas.


Quelques heures seulement après l’enlèvement de Nicolas Maduro, des propos tenus par Donald Trump n’étaient pas autre chose que l’écho tardif du projet de Roosevelt pour la France. « Les Américains resteront en France jusqu’à ce que des élections libres y soient organisées » disait ce dernier. Et Trump de répéter : « Nous allons diriger le pays [le Venezuela] jusqu’à ce que nous puissions assurer une transition sûre. » Cela, que l’on applaudisse ou non au renversement de Maduro, s’appelle occupation. Il suffit de changer un seul mot au vieux projet : American Military Government of Occupied Territories.

Les menaces d’intervention formulées par Trump à l’égard du Mexique, de Cuba et de la Colombie ainsi que son affirmation – « La domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais mise en question » – laissent entrevoir un avenir mouvementé. La volonté de coloniser le Groenland et de faire du Canada le 51e État américain complètent le tableau d’une Amérique qui se lance (ou re-lance) dans la politique coloniale. Parce qu’il ne faut pas oublier que, pendant des décennies, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud ont été dirigées par des régimes installés par Washington et inféodés à Washington. On comprend donc qu’il ne s’agit pas d’un appétit nouveau et que Trump se contente de suivre la trace de ses prédécesseurs.

Certes, la rapidité avec laquelle il a annoncé que les sociétés pétrolières des États-Unis vont prendre position au Venezuela semble indiquer que le sous-sol du pays le préoccupe davantage que le sort de ses habitants. Il sera, d’ailleurs, intéressant de voir, durant les mois à venir, dans quelle mesure ce sort sera meilleur et dans quelle mesure les actuelles structures du pouvoir – ce qui implique les institutions répressives – vont se transformer. Vu la manière dont se sont achevées les diverses interventions américaines à travers le monde, il est logique de craindre que l’enthousiasme d’aujourd’hui devienne la désillusion de demain.

Depuis deux siècles, les États-Unis sont travaillés par une tentation impériale qui ne peut aboutir. L’actuelle administration, soupçonnée un moment d’isolationnisme, n’a pas pu résister aux attraits d’une tradition qu’elle espère probablement corriger. À tort, le « Make America Great Again » n’a pas été interprété comme une incitation géographique, tout comme, à tort également, la très rapidement exprimée volonté de Trump de changer le nom du Golfe du Mexique en Golfe d’Amérique n’a été prise que pour un signe de mégalomanie. La réalité est autre : une fois de plus, les États-Unis cherchent à se constituer un empire colonial. Ils réussiront peut-être, mais la question est autre : seront-ils en mesure de le conserver, alors que le noyau même est de plus en plus fragile, de plus en plus sujet aux déchirements ?

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Phil

Eric Vial

Le droit international c’est la justice


-4/1/2026- Quand le droit protège des salopards, des dealers, des tueurs de femmes ou d’adolescents, des dictateurs illégitimes qui se sont arrogés les richesses d’une nation, ce n’est plus du droit.
Quand des peuples ne sont plus souverains ni de leur liberté, ni de leur avenir.
Quand des femmes et des hommes sont agressés, arrêtés, tués, torturés parce qu’ils revendiquent des droits.
Quand des populations meurent de faim et de pauvreté pendant que leur oppresseur se pavanent dans la luxure.
Alors, il n’y a plus de droit international qui vaille, hormis celui de la solidarité entre les Hommes, de vouloir aider son prochain, même s’il n’a pas la même nationalité que moi.
Se cacher derrière le droit international pour excuser sa carence de courage est l’apanage des pleutres et de ceux qui manquent de convictions, des complices des autocrates.
Être un homme libre, faire partie du monde libre, c’est aussi savoir prendre ses responsabilités ; ne pas avoir peur face à l’obscurantisme et à ceux qui veulent briser le monde.
Quand je constate une flagrante injustice, j’interviens : c’est cela, le droit international.
De tout cœur avec les peuples du Venezuela et d’Iran pour leur indépendance et leur libération.
Gastel Etzwane


-1/1/2026- À Strasbourg, il faut donc croire que l’on en est arrivé à considérer comme acceptable, voire comme un « bon bilan », ce qui relevait autrefois d’un constat d’échec manifeste.
Les chiffres parlent pourtant d’eux-mêmes : 101 véhicules incendiés, 25 policiers et gendarmes blessés, un appartement ravagé par des tirs de mortiers, plus de trente interpellations, des violences qui se prolongent jusqu’à six heures du matin. Pris isolément, chacun de ces éléments serait alarmant ; réunis, ils composent un tableau objectivement désastreux.
Et pourtant, faute d’amélioration d’une année sur l’autre, ce bilan semble désormais entrer dans la catégorie du « normal ». Non pas parce que la situation serait sous contrôle, mais parce que l’on a abaissé le niveau d’exigence collective. Ce qui choque encore les faits ne choque plus les discours.
À force de répétition, l’anormal devient la référence, et l’échec, faute d’alternative, se voit implicitement requalifié en réussite relative. C’est moins la violence elle-même qui interroge désormais que la résignation silencieuse qui l’accompagne.
Eric Nieder

Le crayon inspiré

3 janvier 2026

Michel Spitz

CONCERT DE NOUVEL AN À COLMAR

L’Orchestre National de Mulhouse (ONM) a enchanté ce soir l’église Saint-Matthieu autour des plus beaux et inoubliables airs des grandes comédies musicales, sous la direction de Christoph Koncz. Le programme festif, inspiré du répertoire et du cinéma américains du genre, comme West Side Story, Les Parapluies de Cherbourg et Mary Poppins a été conçu par les interprètes Frederik Steenbrink et Isabelle Georges. C’est toute “l’ambiance Broadway” pleine d’énergie et de charme qui se déploie sous la présence généreuse d’Isabelle Georges, une artiste brillante et rayonnante, et de Frederik Steenbrink, magnifique voix de crooner. Leurs performances chantées mêlent styles classiques, jazz et musiques de scène avec légèreté, virtuosité et humour.
Photos © Jérôme Birling