Traduction

18 octobre 2026

Nabila Chajai
Harpiste

- 17/10/2026 - Je tombe sur des commentaires hallucinants et méprisants de certaines "grandes personnalités" de la musique classique française, à la suite des publications soutenant le mouvement de grève des étudiants des conservatoires supérieurs et régionaux, et je suis choquée de la déconnexion profonde avec la réalité de notre métier.
Il serait peut-être temps d'arrêter la langue de bois et de regarder en face ce que notre milieu préfère trop souvent passer sous silence : son fonctionnement profondément inégalitaire, ses rapports de pouvoir et ses mécanismes d'exclusion.
Pour comprendre les revendications de ces jeunes, reprenons simplement le parcours d'un musicien qui souhaite devenir professionnel.

A. L'ÉGALITE DES CHANCES : la réalité du portefeuille et des réseaux

1. Les académies d'été
Pour espérer intégrer un établissement supérieur, il est fortement conseillé de suivre, le plus tôt possible, des stages et des académies d'été auprès de professeurs reconnus.
La réalité ? Une seule académie peut coûter autour de 1 000 € la semaine, sans compter tous les frais annexes.
Combien de jeunes talentueux renoncent à ces opportunités, non par manque de potentiel, mais simplement parce que leur famille n'en a pas les moyens ?

2. Le réseau et les cours privés
Il faut ensuite se faire connaître des musiciens reconnus, obtenir leurs conseils et, surtout, commencer à exister dans leur réseau.
Certains cours privés atteignent 150 € de l'heure, auxquels s'ajoutent les billets de train, les nuits d'hôtel et les déplacements. Tout le monde n'habite pas Paris, Lyon, Berlin ou Munich, et tout le monde n'a pas un professeur influent au bout de sa rue.
Dès le départ, nous ne partons donc pas avec les mêmes chances. Et cette course au réseau se poursuit pendant les études, lors des concours internationaux et tout au long de la carrière.

3. Quand un prix international ne suffit pas
Je partage une expérience personnelle qui m'a profondément marquée.
J'entrais en quatrième et dernière année au CNSM de Paris. Je venais de remporter un deuxième prix au prestigieux concours international de l'ARD de Munich.
Je n'ai reçu aucune félicitation de la direction. Passons, ce n'est pas le plus important.
J'ai ensuite pris rendez-vous auprès du bureau du CNSM censé mettre les étudiants en relation avec les professionnels – agents, organisateurs de concerts, etc. Je demandais simplement une liste de contacts pour pouvoir les solliciter moi-même.
La réponse ?
« Non, c'est réservé aux étudiants en perfectionnement. »
Donc, on intègre un établissement supérieur extrêmement sélectif, on remporte un prix international et, lorsqu'on cherche à amorcer concrètement sa carrière, on se heurte à une porte fermée.
Face à cette impasse, j'ai demandé à d'autres personnes de l'équipe pédagogique :
« Que dois-je faire pour que ce prix m'ouvre une carrière ? »
La réponse, textuellement :
« Il faut que tu t'achètes un ordinateur pour être réactive dans ta communication et que tu passes ton permis de conduire pour être autonome. »
Point final.
Pas de stratégie, pas de mise en relation, pas d'accompagnement concret.
Je cherche alors naïvement par mes propres moyens un agent artistique, je dis naïvement car du haut de mes 24 ans, sans famille dans le milieu, je me dis qu'un prix de l'ARD devrait intéresser, la notion de "jeune talent" etc. Rien du tout. Il faut être un musicien déjà accompli ou ayant "un parrain" pour entrer dans une agence. La phrase que j'ai retenue "non, ça ne m'intéresse pas pour l'instant, mais vous avez un point positif, vous présentez bien (en gros vous êtes jolie) sur les photos...
Comment construire une carrière lorsque le cursus d'excellence et un prix international ne suffisent pas, faute de posséder les bons codes, les bons contacts ou les bons parrains ?
Voilà une partie de la réalité dont on parle si peu.
Tout n'est pas basé sur le talent. Sans réseau, sans cooptation et sans les bonnes rencontres au bon moment, construire une carrière peut devenir un véritable parcours du combattant.
Combien de musiciens extraordinairement talentueux finissent en burn-out ou quittent le navire, dégoûtés ?
Ces jeunes nous regardent. Ils observent nos parcours, nos difficultés, nos épuisements. Et ils n'ont tout simplement pas envie de reproduire ce modèle.

B. LES ABUS DE POUVOIR : un sujet que l'on préfère taire

Je pense que nous sommes nombreux à avoir vécu, au cours de notre parcours, des situations dans lesquelles une personne en position d'autorité a abusé de son pouvoir.
Notre milieu est minuscule. Quelques personnes peuvent exercer une influence considérable sur les trajectoires professionnelles, les recrutements et les possibilités de travailler.
Comment dénoncer un comportement ou simplement dire non lorsque notre avenir professionnel peut dépendre de ceux auxquels on s'oppose ?
Les abus de pouvoir prennent différentes formes, que l'on soit une femme ou un homme. Mais une chose est certaine : il est difficile de dénoncer un système dont on dépend pour vivre.
Combien de situations sont passées sous silence parce qu'il faut continuer à travailler, être engagé, ne pas faire de vagues ?
Ce qui a été toléré hier ne devrait pas nécessairement l'être demain.

C. LES DISCRIMINATIONS ET LE RACISME ORDINAIRE
 
Là, je vais enfin oser poser le mot : le racisme, que j'ai subi tout au long de mon parcours.
J'ai entendu des phrases assassines, comme :
« Les Arabes ne sont pas capables de ressentir la grande musique. »
Ces mots ont été prononcés et bien d'autres...
Je me souviens notamment d'une expérience particulièrement révélatrice.
Je travaillais avec un grand orchestre parisien sur une série de concerts à Paris et en province. Au programme : "Daphnis et Chloé" et le "Requiem" de Fauré. Autant dire que la harpe était particulièrement sollicitée !
Après près d'un mois de travail côte à côte, les concerts arrivent. Et une scène surréaliste se répète.
1ère salle :
Dans la loge commune des femmes. J'étais habillée, apprêtée, prête à monter sur scène. Une choriste m'arrête et me demande gentiment si c'est moi qui suis chargée de surveiller les sacs pendant le concert. Une de ses collègues, visiblement gênée, intervient :
« Non, c'est la harpiste. »
2ème salle :
Une autre choriste me pose exactement la même question.
Je lui réponds que je suis la harpiste.
Elle: « Ah ben, je ne pouvais pas deviner. »
3ème salle :
Cette fois, c'est une musicienne de l'orchestre qui me demande, dans nos propres loges, si je garde les sacs.
Agacée et estomaquée de la répétition de la question, je lui réponds :
« Non, je suis la harpiste. Mais je n'ai qu'une tête à garder des sacs ? »
Sa réponse :
« Ah, je ne vous avais pas vue, vous êtes loin. »
Ce à quoi je réplique :
« Mais moi, je peux vous dire que vous êtes altiste, non ? »
Après trois semaines de travail ensemble, cette situation est particulièrement violente.
Trois lieux, trois situations, et toujours cette même présomption : je ne pouvais pas être la musicienne que j'étais.
Plus récemment, lors d'une tournée dans une grande salle internationale extrêmement sécurisée, j'ai voulu récupérer une boucle d'oreille oubliée dans mon casier.
J'ouvre mon casier, je fouille dans mon sac. Une musicienne est présente et me dévisage jusqu'à me demander ce que je faisais là, d'un ton soupçonneux.
En quelques secondes, je suis passée du statut de musicienne invitée à celui de pickpocket suspecte...
Je ne prétends pas que chaque incident, pris isolément, suffise à démontrer une intention raciste. Mais lorsque les mêmes présomptions se répètent au fil des années, dans des contextes différents, elles finissent par dessiner une réalité dont il devient difficile de ne pas parler.
Le racisme ordinaire, c'est aussi devoir sans cesse prouver que l'on est légitime là où d'autres sont spontanément considérés comme étant à leur place.
Ce ne sont pas toujours des insultes explicites. Ce sont aussi ces petites scènes, ces réflexes, ces humiliations qui, mises bout à bout, finissent par peser lourd.

ALORS POURQUOI SOUTENIR LES ÉTUDIANTS AUJOURD'HUI ?
 
Parce que leurs revendications s'inscrivent dans une réalité que beaucoup d'entre nous connaissent, parfois depuis des décennies.
Parce que les inégalités d'accès, les rapports de pouvoir, les discriminations et le manque d'accompagnement professionnel ne sont pas des inventions de jeunes gens qui ne connaîtraient rien à la réalité du métier.
Et parce que réussir dans un système ne signifie pas que celui-ci soit juste.
Il est toujours plus facile de défendre un système lorsqu'on a pu bénéficier de ses réseaux, de ses codes et de ses mécanismes de cooptation. Mais avoir trouvé sa place dans ce système ne signifie pas que chacun ait eu les mêmes chances d'y parvenir.
Je trouve particulièrement regrettable que certaines personnalités du milieu choisissent de mépriser ces jeunes plutôt que d'essayer de comprendre ce qu'ils dénoncent.
Ces étudiants savent ce que notre métier peut apporter de merveilleux, mais ils voient aussi ce qu'il peut coûter humainement. Ils veulent pouvoir exercer leur passion sans avoir à accepter l'inacceptable au nom de la tradition ou d'une prétendue nécessité.
Ce qui me désole, ce n'est pas que cette génération refuse de se taire. C'est que certains, parmi ceux qui devraient être les premiers à l'écouter, semblent lui reprocher de parler.
Notre milieu a besoin de talent, d'exigence et de travail. Mais aussi de justice, de respect et de remise en question. L'excellence artistique ne devrait jamais servir de prétexte pour justifier l'inégalité ou le mépris.
Mon soutien total à tous les étudiants mobilisés des conservatoires, à tous les étudiants en général, à cette jeunesse qui a le courage de redistribuer les cartes d'un nouveau jeu...

17 octobre 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

François Fillon
17/10/2026

Mon intervention aux Universités de rentrée du mouvement Oser la France

Oser la France ! Quel bel intitulé pour votre mouvement et pour cette université de rentrée à laquelle vous avez osé me convier !
J’ai en effet quitté la vie publique après les élections présidentielles de 2017 et les vicissitudes médiatico-judiciaires qui ont eu raison de mon ambition pour la France.
Si je reprends la parole aujourd’hui, c’est que 10 ans plus tard, le constat est terrible :
La France est en échec dans presque tous les domaines.
Elle est plus divisée que jamais.
Elle est en faillite financière.
Son économie a reculé de la 5ème à la 7ème place dans le monde.
L’immigration est hors contrôle.
L’insécurité n’a cessé de croitre nous plaçant désormais au 25° rang des pays de l’OCDE.
Malgré une agitation diplomatique permanente, la voix de la France dans le monde s’est affaiblie au point que nous sommes hors-jeu dans une grande partie de l’Afrique et spectateurs impuissants au Moyen-Orient où se joue portant une partie dont notre avenir dépend.
Au terme de ces deux quinquennats qui devaient rénover la vie politique au service d’une renaissance française, le rassemblement national est aux portes du pouvoir que la France insoumise entend lui contester dans la rue.
Ceux qui sont comptables de ce désastre sont pourtant toujours aussi arrogants et cherchent tous les moyens de conserver un pouvoir qui ne sert plus guère que leurs intérêts.
Ils sont pour cela prêts à tout :
À interdire les voix dissidentes au nom d’une curieuse conception de la démocratie et de la liberté d’expression.
À promettre tout ce qu’ils ont refusé de faire deux quinquennats durant.
À brandir une menace de guerre en Europe qu’ils ont largement contribué à rendre possible.
Et finalement à enclencher la dernière phase du processus d’intégration européenne qui leur apparaît comme la seule réponse à leurs échecs et à l’abaissement de notre pays.
Convenez que cette situation m’autorise à prendre la parole et à partager avec les Français une analyse qui n’est guidée par aucune ambition personnelle et par aucun agenda politique.
Je suis heureux de le faire ici à Avignon devant vous qui partagez beaucoup de mes convictions même si je dois avouer que je ne les ai pas toujours défendues avec assez de détermination.
Je me reconnais dans l’engagement de Julien Aubert et je suis heureux de retrouver la courageuse et fidèle Valerie Boyer dont le soutien ne m’a jamais fait défaut.
Je félicite tous ceux qui ont choisi d’agir avec eux alors que le pronostic vital de notre nation est engagé.
En effet, tous les symptômes de la décadence sont aujourd’hui réunis et on pourrait douter qu’il soit possible d’interrompre la glissade comme le Général de Gaulle a pu le faire en 1958 car la situation est autrement plus difficile.
Il y a d’abord la dette qui est le symptôme d’une maladie plus grave : l’impuissance politique.
La dette c’est la menace la plus immédiate qui pèse sur la France.
Elle n’est pas nouvelle.
On ne peut pas en rendre responsable seul Emmanuel Macron et ses gouvernements.
J’avais moi-même alerté en 2007 avec une formule qui m’avait valu les railleries en parlant d’un État en faillite.
Je reconnais que les politiques que nous avons menées n’ont pas été suffisamment puissantes pour rétablir nos finances. Je n’ai pas su convaincre Nicolas Sarkozy et la majorité de l’époque de l’urgence d’une reforme profonde de l’État et des régimes sociaux non seulement pour réduire l’endettement mais pour alléger une fiscalité qui entraîne notre économie vers le fond.
La crise des « subprimes », l’espoir d’une croissance qui permettrait de réduire l’endettement nous ont fait repousser des décisions qui deviennent chaque année plus difficile à prendre.
Nous ne sommes pas pour autant restés immobiles. Nous avions réduit les emplois publics en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux. Nous avons réformé les régimes de retraites et porté l’âge légal de départ à 62 ans.
J’ai défendu le passage à 65 ans qui nous aurait mis dans la moyenne des autres pays européens sans parvenir à convaincre Nicolas Sarkozy qui craignait la violence de la réaction syndicale.
Avec la défiscalisation des heures supplémentaires nous avions réduit les dégâts causés par les 35 heures tant sur la compétitivité de notre économie que sur le pouvoir d’achat des Français.
Nous avons réorganisé notre système de santé avec notamment la création des agences régionales de santé. L’objectif était d’alléger la tutelle des hôpitaux par un contrôle plus proche. Le résultat fut l’inverse de celui que nous recherchions. La bureaucratie nationale s’est transformée en une bureaucratie régionale encore plus lourde et plus contraignante. Cet exemple nous montre que les meilleures intentions conduisent parfois aux pires conséquences.
Après 2012 la dette a continué de croître pour carrément s’envoler avec Emmanuel Macron et son funeste « quoi qu’il en coûte ».
Alors que le candidat Macron s’était engagé à réduire le nombre des emplois publics, celui-ci s’est accru de plus de 250 000.
Aucune reforme structurelle n’a été menée à bien.
La dissolution et l’absence de majorité parlementaire qui s’en sont suivies ont rendu la situation financière incontrôlable.
J’avais suggéré à Emmanuel Macron d’en tirer les conséquences et d’avancer l’élection présidentielle pour éviter de faire perdre un temps précieux à la France.
C’était sans compter sur son aveuglement et sur l’instinct de survie de ce qui apparaît de plus en plus aux Français comme une petite caste crispée sur son pouvoir et incapable de comprendre la gravité de la spirale du déclin qui nous entraîne vers un déclassement durable.
Alors que les nuages noirs de la crise financière s’amoncellent à l’horizon, le président de la République arpente le monde en commentant l’actualité et en distribuant des promesses que la France sera incapable d’honorer.
Son premier ministre menace les parlementaires qui seraient irresponsables de ne pas voter un budget qui accroîtra encore une pression fiscale qui bat tous les records en Europe et qui asphyxie une économie déjà en berne.
Non ! Il ne serait pas responsable pour la droite d’offrir une roue de secours à ce gouvernement en cautionnant à la fois l’augmentation des impôts, l’accroissement du déficit et l’absence de réduction structurelle des dépenses publiques.
Ce serait, à la veille des élections présidentielles, s’associer aux responsables de ce désastre qui va inévitablement entraîner une crise financière majeure dont les conséquences sur la vie quotidienne des Français seront comparables à ce qu’on connut les Grecs ou les Espagnols.
Le rôle de la droite est désormais de proposer aux Français une réorganisation profonde de l’appareil d’État et de l’organisation territoriale pour réduire la dépense publique et pour alléger le poids de la bureaucratie qui étrangle l’économie, déresponsabilise les citoyens et étouffe la démocratie.
Oui le faut renverser la table !
La France a besoin d’une révolution qui ne peut pas être conduite par les mêmes équipes que celles qui nous ont conduits là où nous sommes. Celles-là auront toujours les mêmes réponses, les mêmes réflexes, elles reproduiront toujours les mêmes erreurs.
Ne perdez pas votre temps dans les débats sur les primaires, les tactiques censées contrer les extrêmes ou les alliances qui ne feraient que prolonger le mal dont souffre notre pays, jusqu’à créer les conditions d’une révolte violente dont il a le secret.
Ce n’est pas de compromis dont nous avons besoin mais d’un projet radical de redressement.
Je l’avais esquissé en 2017 alors que la situation était moins critique.
J’avais alors pris 5 engagements qui sont toujours d’actualité :
Réduire le poids du secteur public qui représentait alors 22% de la force de travail contre 11% en Allemagne.
Porter le temps de travail dans la fonction publique à 39 h pour compenser les réductions d’emploi.
Ramener de 4 à 2 le nombre d’échelons des collectivités territoriales.
Garantir l’équilibre des comptes sociaux en portant notamment à 65 ans l’âge de départ à la retraite comme c’est le cas à minima dans tous les autres pays européens.
Baisser le coût du travail en reportant sur la TVA une partie du financement des charges payées par les salariés et les employeurs.
Cette mesure que j’avais fait voter en 2012 avait été dénoncée par la gauche et abrogée dès son arrivée au pouvoir cette même année.
François Hollande propose aujourd’hui de la rétablir !
Cette inconséquence de la gauche est largement responsable du déclin de notre pays. La facture des 35 heures et de la retraite à soixante ans pèsent lourd dans le déficit public.
Enfin, je m’étais engagé à inscrire dans la Constitution la règle de l’équilibre des finances publiques, qui semble désormais faire presque l’unanimité parmi les nombreux candidats à l’élection présidentielle.
La France a juste perdu 14 ans et malheureusement ces remèdes nécessaires ne seront hélas plus suffisants à assurer le redressement national.
La deuxième menace existentielle qui pèse sur notre pays est celle de l’immigration incontrôlée.
Cette menace je dois reconnaître que nous l’avons longtemps sous-estimée.
Pourquoi ?
Parce que la France alors 5ème puissance économique mondiale, héritière d’une grande histoire impériale semblait suffisamment forte pour intégrer les populations étrangères qui la rejoignaient et qui contribuaient à sa croissance.
Mais l’économie française s’est affaiblie, le nombre des nouveaux arrivants a dépassé notre capacité d’assimilation et le seuil de tolérance de nos concitoyens.
Dans le même temps la montée en puissance dans le monde du totalitarisme islamique a créé les conditions d’un affrontement politique et culturel qui vire au séparatisme dans de nombreux quartiers des grandes villes européennes.
Ce totalitarisme islamique qui prospère du Pakistan jusqu’à l’Afrique occidentale porte en germe le risque de guerre civile en Europe. Le mouvement des Frères musulmans ne s’en cache pas. Il affiche sans ambiguïté son objectif d’imposer ses valeurs, son mode de vie dans une grande partie du monde.
Il constitue à cet égard une menace bien plus sérieuse que celle d’une invasion russe que nous annoncent jour après jour les irresponsables qui font tout depuis le début de la crise en Ukraine pour saboter les tentatives de négociation de paix qui finiront pourtant par s’imposer au prix de centaines de milliers de morts supplémentaires.
Pourquoi une menace plus sérieuse ? Parce qu’elle est réelle, qu’elle tue déjà des innocents sur notre continent, qu’elle ne cesse de se renforcer par le biais redoutable d’une offre spirituelle frelatée mais qui séduit chaque jour plus d’hommes et de femmes à travers le monde.
C’est pourquoi nous devons reprendre le contrôle de nos frontières nationales et choisir soigneusement ceux que nous sommes prêts à accueillir dans notre pays.
J’avais proposé en son temps une politique de quota d’immigration fixé chaque année par un vote du parlement en fonction de nos besoins économiques, de nos capacités d’accueil et d’intégration.
La France a le droit et le devoir de choisir le nombre, les origines géographiques, les compétences professionnelles de ceux qui souhaitent la rejoindre.
Elle a le droit et le devoir de refuser tous ceux qui placent leur conviction religieuse ou politique au-dessus de nos lois nationales.
Ce droit absolu exige des changements constitutionnels que propose aujourd’hui Bruno Retailleau.
Cette révision constitutionnelle je la proposais déjà en 2017 et comme lui je souhaitais la faire adopter par la voie du référendum comme l’avait fait par deux fois le général de Gaulle en 1962 pour permettre l’élection du président de la République au suffrage universel et en 1969 pour reformer le Sénat et régionaliser notre organisation territoriale.
Que tous ceux qui contestent la constitutionnalité de cette proposition osent dire que l’élection du président de la République au suffrage universel est inconstitutionnelle puisqu’elle a été approuvée directement par les Français !
Je veux d’ailleurs à ce sujet dire au président du Conseil constitutionnel qu’il sort de son rôle en condamnant ces propositions qui sont fondamentalement démocratiques.
La suffisance de ces pseudo élites qui jugent dangereux de s’en remettre au peuple pour qu’il décide de son propre avenir est un puissant carburant pour les votes extrémistes aujourd’hui et pour le recours à la violence demain.
Qu’ont-ils fait d’ailleurs pour protéger notre démocratie qui leur permette d’être aussi arrogants?
La vérité c’est que cette démocratie sort affaiblie de dix ans de macronisme.
L’obsession du "en même temps" qui n’est qu’une habileté tactique pour se maintenir au pouvoir a conduit à la marginalisation de la droite et de la gauche de gouvernement n’offrant plus que les extrêmes pour canaliser les oppositions.
La principale différence entre les démocraties et les régimes totalitaires réside dans la possibilité d’une alternance. Le concept de l’hyper centre rend cette alternance plus difficile puisqu’elle ne peut guère plus passer que par les extrêmes.
Mais les macronistes sont allés plus loin en cherchant en permanence à réduire la liberté d’expression par une définition de plus en plus restrictive.
Les démocraties ne peuvent pas craindre la liberté d’expression. Elles ne peuvent pas en définir les contours. La liberté est une et indivisible. On doit pouvoir supporter les expressions les plus radicales, les plus partisanes, les plus invraisemblables et les combattre par le débat.
Le recours à la judiciarisation du débat politique est une atteinte à la liberté d’expression et un pouvoir exorbitant et illégitime donné aux juges.
Oui, dans une démocratie on le droit de critiquer la position de la France dans le conflit en Ukraine ou dans celui qui oppose Israël et les Palestiniens comme on a le droit de l’approuver.
Oui, dans une démocratie on a le droit de critiquer la doxa écologiste qui a blessé notre agriculture, fragilisé notre accès à l’énergie, créé une pénurie de logement, marginalisé nos zones rurales.
Oui, dans une démocratie on a le droit de ne pas approuver le mariage pour tous, la négation du genre ou le recours à l’euthanasie.
Oui, dans une démocratie on doit accepter qu’il y ait des médias d’opinion et si possible pas seulement de gauche.
Oui, la démocratie c’est exigeant, c’est dérangeant, c’est inconfortable mais sa limitation, même pour de bonnes raisons, conduit au totalitarisme.
Toutes ces dérives portent un nom : celui de décadence !
Et cette décadence menace l’existence même de notre nation, son indépendance et son unité.
Et ceci m’amène à la quatrième menace qui pèse sur l’avenir de la France, c’est celle de sa dissolution dans une Europe impotente.
L’idée européenne est une belle idée née des conflits sanglants qui ont jalonné l’histoire du continent.
Elle nous a donné plusieurs décennies de paix et de prospérité en réduisant nos divergences et en offrant à nos économies morcelées un marché à la dimension de leurs ambitions et de leurs capacités.
L’élargissement à marche forcée, l’illusion de la fin des nations et de la paix éternelle, le refus du risque qui conduit à sur-réglementer, le pouvoir anesthésiant de l’euro qui a permis l’endettement des uns aux frais des autres, ont eu raison de cette belle idée qui, dans une fuite en avant, tente d’accélérer une intégration qui est la cause de son impuissance.
Cette situation est aggravée par la faiblesse de la France qui laisse progressivement les leviers de la puissance à une Allemagne décomplexée qui ne veut plus payer pour les autres ni dépendre d’eux pour sa sécurité.
Dans le défunt couple franco-allemand, l’Allemagne dominait avec son industrie, sa rigueur financière quand la France pouvait compter sur son énergie nucléaire, sa supériorité en matière de défense, son siège au Conseil de sécurité des nations unis, son rayonnement culturel notamment grâce à la francophonie.
Nous sommes en train de perdre un à un ces avantages en raison de notre inconséquence mais aussi de l’influence grandissante de l’Allemagne sur les institutions européennes qu’elle contrôle de plus en plus étroitement.
Le piège se referme : Une France en faillite qui a besoin du soutien de l’Allemagne. Une Allemagne qui redécouvre la tentation de puissance. Une Italie qui ne cache pas son envie de prendre sa revanche sur des années de domination du couple franco-allemand.
La France doit vite sortir de cette impasse dangereuse.
Comment ?
D’abord en rétablissant sa situation financière.
C’est une exigence vitale qui ne sera pas satisfaite par des impôts supplémentaires et des réformes en trompe-l’œil.
C’est une exigence qui ne sera jamais satisfaite par la gauche qui démontre chaque jour son enfermement idéologique.
C’est une exigence que ne satisferont pas les propositions du rassemblement national qui ne parvient pas à entrer dans le réel.
Ensuite en posant les limites de l’élargissement de l’UE qui ne peut pas se faire sans notre accord.
Enfin en prenant la tête d’une coalition d’États pour redéfinir le projet européen dans le respect de nos identités, de nos frontières, de nos valeurs et de nos intérêts.
Comment accepter qu’une présidente de la Commission européenne agisse comme un chef d’État, au mépris des principes de la construction européenne et s’arroge des prérogatives qu’aucun traité ne lui a donné.
Comment accepter que la voix diplomatique de l’Europe soit celle d’une ancienne première ministre balte qui n'exige rien moins que le démantèlement territorial de la Russie !
Les Baltes ont de bonnes raisons de craindre la Russie mais aucune de ses raisons ne justifie des prises de positions qui conduisent tout droit à une troisième guerre mondiale.
Le passage en force sur l’accord du Mercosur au nom d’une idéologie libre échangiste qui recule partout dans le monde, l’assassinat de l’industrie automobile européenne au nom d’une idéologie environnementale qui a aussi conduit à la condamnation de l’énergie nucléaire pourtant plus à même de réduire nos émissions de CO2, les innombrables couches de réglementations qui s’abattent chaque jour sur les entreprises, les artisans et les agriculteurs : cette Europe-là est en situation d’échec !
En même temps elle est incapable de sortir de sa dépendance structurelle à l’égard des États-Unis malgré les provocations de Donald Trump et les annonces martiales sans lendemain des dirigeants européens.
En 2017 déjà je proposais de travailler à l’internationalisation de la monnaie européenne pour sortir de notre dépendance au dollar. J’avais prédit que la Chine chercherait à faire de sa monnaie une monnaie de paiement internationale. C’est exactement ce qui est en train de se passer.
Cette question n’est pas anecdotique.
Grâce au monopole du dollar sur les marchés internationaux, les États-Unis peuvent tranquillement continuer à vivre à crédit. Plus grave, ils peuvent continuer à s’ingérer dans le fonctionnement des économies européennes en leur appliquant, au mépris du droit international, leur législation domestique.
L’euro aurait pu nous protéger de cette ingérence. Désormais c’est aussi la monnaie chinoise qui va s’imposer dans une partie du monde, consacrant notre effacement.
Philippe Séguin avait prévu toutes ces dérives quand il dénonçait :
"La logique du processus de l’engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d’un fédéralisme au rabais fondamentalement anti démocratique, faussement libéral et résolument technocratique. L’Europe qu’on nous propose n’est ni libre, ni juste, ni efficace."
Vous le voyez mes chers amis, l’enjeu de cette élection présidentielle n’est pas banal !
Il est existentiel pour la nation française qui est menacée d’un déclassement historique et pour l’Europe qui ne peut plus dissimuler son déclin derrière les déclarations martiales de ses dirigeants.
Dans ce contexte qui nécessite des dirigeants courageux et solides dans leurs convictions, qui impose la modestie aux élites au pouvoir et le démantèlement des barrières qu’ils ont érigées pour protéger leur pouvoir malgré leurs échecs, je ne vois qu’une candidature capable d’engager le sursaut national nécessaire, c’est celle de Bruno Retailleau.
Parce que Bruno est le seul candidat crédible à cette élection qui soit clairement à droite, qui n’ait jamais varié dans ses convictions et qui soit capable de générer un large rassemblement des droites sans lequel aucun redressement ne sera possible.
Cette élection présidentielle n’est pas une émission de télé-réalité !
C’est la dernière sortie sur l’autoroute qui mène à l’effacement d’une nation qui fit rayonner la foi chrétienne puis l’idéal républicain et l’universalisme dont le monde a plus que jamais besoin.
Oser la France c’est oser le rassemblement à droite.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Yves Hemedinger
17/10/2026

Je suis consterné


Depuis près de dix ans, Emmanuel Macron et ceux qui ont conduit ou soutenu sa politique portent une responsabilité écrasante dans l’affaiblissement de la France et de la République.
Ce pouvoir avait promis le renouveau. Il aura installé le pays dans un cauchemar permanent.
Macron, ses gouvernements successifs et les parlementaires qui les ont soutenus devront rendre des comptes aux Français. Aucun ne pourra se défausser. Ils ont gouverné, ils ont voté, ils ont cautionné.
Ils doivent assumer ce chaos et partir loin, très loin du pouvoir !
Qu'ils dégagent tous !
Je crois encore au sursaut. Mais j’espère que l’Histoire ne retiendra pas qu’ils auront planté les derniers clous dans le cercueil de notre pays.
Colmar, manifestation du 17 novembre 2026
















Comédie de Colmar

Les 3 et 4 novembre 2026 à 20h
Nageuses de l'extrême


Deux femmes, deux corps face à leurs limites. La première est sportive, nageuse en eau glacée, la seconde défie la maladie dans les couloirs d’un hôpital. À travers la performance ou la souffrance, elles racontent un corps devenu étranger. Élise Vigier partage cette traversée intime et sororale, avec délicatesse et pudeur.

6 route d'Ingersheim, 68000 Colmar

16 octobre 2026

Yves Hemedinger
16/10/2026

À quelques semaines de l’examen de la loi Alsace, ça tombe vraiment très mal !
Eh bien voilà. Au moins, les choses ont le mérite d’être claires.
Nous savons quelle position défend le bras droit du maire de Colmar sur l’avenir institutionnel de l’Alsace : celle du maintien dans la région Grand Est.
Difficile de ne pas faire le lien entre cette prise de position et le moment potentiellement historique que nous vivons, avec l’examen de la loi Alsace au Sénat.
À un moment où l’Alsace pourrait enfin franchir une étape décisive pour retrouver sa place et son autonomie institutionnelle, nous aurions pu espérer une mobilisation, une cohésion et un soutien sans faille de tous les responsables politiques alsaciens, au-delà de leurs sensibilités partisanes.
Car c’est en nous rassemblant que nous donnerons à l’Alsace la force de faire entendre sa voix et de défendre son avenir. Nos divisions, elles, ne peuvent que nous affaiblir.

Nathalie Aubert
14/10/2026

Conseil d'agglomération : vigilance sur l'argent public


Nous restons vigilants sur l’utilisation de chaque euro et nous nous opposons aux dépenses que nous considérons inutiles, notamment de frais de bouche injustifiés !
Notre intervention sur le schéma directeur d’alimentation en eau potable pour les 25 prochaines années a fait débat.
Nous avons demandé des explications précises sur le coût réel des travaux et leur financement. Nous n’avons pas obtenu les réponses attendues.
Le rapport indique expressément que l’augmentation du prix de l’eau constitue le principal levier de financement.
Il n’est pas question que les Colmariens subissent encore une hausse du prix de l’eau ! La municipalité a déjà refusé d’étaler le financement des travaux sur la durée du mandat.
Nous ne remettons pas en cause la nécessité des travaux. Mais leur financement doit être transparent, maîtrisé et respectueux du pouvoir d’achat des habitants.
Jean-Marie Balliet

Sortie « street shooting » colmarienne aux alentours de l'heure bleue
Leica M type 240 - Leica Apo-Summicron M 1:2/50 ASPH







Marcel Fonfreide

Phil Umbdenstock et Ange : une complicité artistique exceptionnelle

Depuis 1974, Phil Umbdenstock accompagne l’univers du groupe Ange en lui apportant une dimension graphique singulière. Son dessin, nourri de poésie, de fantastique, d’humour et d’imaginaire médiéval, entre en résonance avec la musique théâtrale et les textes foisonnants de Christian Décamps.
Au fil des décennies, Phil est devenu bien plus qu’un illustrateur de pochettes d’albums : un véritable compagnon de route artistique, contribuant à façonner l’identité visuelle du groupe et à prolonger son univers musical. Sa créativité et sa fidélité ont accompagné les évolutions d’Ange, faisant de cette collaboration une aventure rare dans l’histoire du rock progressif français.
Parallèlement à son travail avec le groupe, Phil a développé une carrière de dessinateur de presse et de caricaturiste, révélant la richesse et la diversité de son talent.
Aujourd’hui, cette longue complicité témoigne d’une passion commune pour la création et la liberté artistique. À travers ses dessins, Phil Umbdenstock a donné un visage aux rêves d’Ange, transformant les pochettes d’albums en véritables invitations au voyage et à l’imaginaire.





15 octobre 2026

ART3F Mulhouse - Salon International d'Art Contemporain


Plus qu'une exposition, un lieu de rencontres

art3f, c'est avant tout un salon vivant et chaleureux. Venez échanger directement avec les créateurs, découvrir de nouveaux talents, laisser parler votre sensibilité et, pourquoi pas, dénicher la pièce rare qui fera vibrer votre intérieur.

⇒ réservez dès maintenant vos entrées gratuites

Informations pratiques
Dates : du 6 au 8 novembre 2026
Lieu : Parc Expo de Mulhouse
120 rue Lefebvre, 68100 Mulhouse
Vernissage : vendredi à partir de 18h
Horaires : vendredi : 16h-23h
Samedi : 10h-20h
Dimanche : 10h-19h
Yves Hemedinger
14/10/2026

Il faut arrêter de fermer totalement le centre-ville !

Après la rue des Têtes, c’est au tour de la place Jeanne d’Arc. Dans les deux cas, je prends le pari que vous verrez fleurir des terrasses…
C'était cousu de fil blanc comme je l’avais écrit au moment du lancement de la pseudo concertation.
Nous maintenons notre position de compromis et regrettons qu’elle n’ait pas été entendue.
Notre proposition était pourtant simple simple, cohérente et équilibrée :
• Créer quelques places de stationnement minute et des places pour les personnes handicapées.
• Végétaliser les espaces.
• Installer des plots permettant de fermer ponctuellement la place à partir du vendredi midi et pendant les périodes de forte affluence.
Piétonniser intelligemment, oui. Fermer définitivement, non ! Le centre-ville doit rester vivant, accessible et commerçant.

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gabriel Nerciat
15/10/2026

ZELENSKY, LE DÉBUT DE L'AGONIE ET LA FIN DE L'IMPOSTURE


Cette fois, ça y est : on dirait bien que quelque chose de définitif ou d'irréversible est en train de se passer.
Devant l'affront inconsidéré de Zelensky qui continue à bombarder des raffineries en territoire russe contre son consentement, Trump a enfin suspendu – partiellement et sans le reconnaître officiellement, il est vrai – la couverture satellitaire américaine qui protégeait le ciel de Kiev des attaques de drones et de missiles russes depuis le début de la guerre.
La capitale de l'entité ukrainienne est désormais exposée à des destructions massives sans que Zelensky puisse faire quoi que ce soit, et alors même que les Ukrainiens, à court d'armements opérationnels, sont devenus incapables d'atteindre Moscou avec leurs drones. La suspension de l'ensemble des aides, ou plutôt des directives, venues du renseignement américain pour orienter l'effort de guerre de l'état-major kiévien est en train de suivre. Malgré le soutien maintenu de Londres, l'armée exsangue de Zelensky, qui ne parvient plus à compenser ses pertes, bientôt sera aveugle sur le front. Alors même que l'armée russe a repris Lyman (la seule réelle conquête militaire de Kiev depuis le début de la guerre), détruit les ponts sur le Dniepr et s'apprête à encercler Kramatorsk, le noeud stratégique central du conflit.
Sans doute sur ordre de la Maison Blanche, Mark Rutte, le falot secrétaire général de l'OTAN, a reconnu publiquement que la Russie ne constituait pas un danger nucléaire ou conventionnel imminent pour la sécurité de l'Europe (à rebours de ce qu'il a toujours affirmé jusqu'à présent, de concert avec notre général Soja et les dirigeants du MI6).
En France, Marine Le Pen commence à être (un peu) plus courageuse qu'elle n'était jusque là, en allant dire clairement à Bruxelles qu'une fois élue à l'Élysée elle mettrait fin à toute contribution française pour soutenir l'État ukrainien en faillite à partir de novembre 2027 (il est vrai qu'à cette date et à ce rythme, la guerre sera sans doute déjà finie ou sur le point de se conclure).
En Allemagne, l'AFD tient un discours encore plus ferme, en exposant directement la responsabilité politique du chancelier Merz, coupable d'exposer mortellement l'économie et la sécurité allemandes par pure soumission à Washington et au fonds d'investissement BlackRock, dont il était il y a peu l'employé, et qui a obtenu de Zelensky les marchés les plus juteux pour la reconstruction du pays.
Macron, lui, comme Merz lui-même d'ailleurs, se tait, piteusement. Seule cette affreuse gorgone et félonne de Giorgia Meloni, en Italie, devenue la serpillière des néo-conservateurs ultras de Varsovie avec qui son groupe siège à Strasbourg, continue à tenir haut et fort un langage belliciste anti-russe.
Mais désormais on sent qu'on approche de la fin des mensonges et du délire russophobe.
Plus personne ne croit en une future victoire, même partielle, de Kiev ni en une chute rapide de Poutine, encore moins en un effondrement de l'économie russe. Pour des raisons différentes, d'ordre énergétique ou géopolitique, les États-Unis, comme les Européens, vont avoir besoin de normaliser leurs relations avec Moscou, et le temps est venu.
Comme je l'ai écrit ici cent fois depuis cinq ans, cette guerre ne résulte pas d'une volonté impérialiste russe, comme une propagande forcenée, voulue par nos gouvernements, n'a cessé de l'affirmer. Elle a été imposée à Vladimir Poutine, huit ans après le coup de force de Maïdan, par des dirigeants ukrainiens irresponsables, criminels et souvent corrompus qui voulaient, en lien avec les stratèges des diverses institutions ou officines euro-atlantistes, faciliter l'extension de l'OTAN jusqu'au coeur du Donbass russe, après avoir persécuté et massacré des milliers de citoyens russophones du pays qui n'acceptaient pas de plier sous leurs ordres.
Tous ceux, en Europe et en France, qui ont été les complices de cette boucherie et de ces crimes – lesquels auraient dû cesser il y a plus de quatre ans lors des négociations d'Istanbul – ne pourront pas se contenter à l'avenir de raser les murs ou de regarder leurs chaussures.
Ils sont des traîtres à l'intérêt national et à la sécurité de l'Europe, et ils auront des comptes à rendre. Plus tôt que tard, car le soir tombe vite désormais sur le Vieux Continent.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Musée Unterlinden

Visites guidées
L’architecture du musée Unterlinden, du Moyen Âge à l’époque contemporaine
Dimanche 18 octobre 2026
De 11h à 12h30 ou de 14h à 15h30


Accompagnés par Lucie Mosca, médiatrice, explorez les différents espaces qui composent aujourd’hui le musée et découvrez comment leurs usages et leurs styles ont évolué au fil des siècles, du couvent aux bains municipaux, jusqu’au musée que nous connaissons aujourd’hui.

Publics : adultes
Tarif : 4,50 € et droit d’entrée
Membres : 4,50 €
Accès : entrée musée
Réservation conseillée
Nous vous invitons à réserver auprès du service réservations
- du lundi au vendredi au +33 (0)3 89 20 22 79
- le week-end au +33 (0)3 89 20 15 58
- reservations@musee-unterlinden.com
- billetterie@musee-unterlinden.com

14 octobre 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Victor Sinclair a reposté son tweet de juillet 2025 sur Glucksmann

« Laisse moi deviner.
Ton cabinet de conseil c’est McKinsey ?
T’es en train de nous refaire le même coup que Macron maintenant qu’il est cramé ?
Ben non mon pote.
On va diffuser cette vidéo partout.
Pour que les gens sachent comment vous les entubez… »

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