Les remparts de la ville de Colmar, aquarelle
colmarinfo.com
Au service des Colmariens – Contact : colmarinfo68@gmail.com
Traduction
11 septembre 2026
Yves Hemedinger
11/9/2026
Faire travailler plus... les autres !
11/9/2026
Faire travailler plus... les autres !
Édouard Philippe veut faire travailler les français jusqu’à 67 ans… En revanche il réclame 3 mois de vacances pour le président de la République pour « se reposer » et « décompresser de l’élection présidentielle ». Dans quel monde parallèle à la vraie vie des Français vit-il ?
Imaginez un salarié qui, à l’embauche, réclamerait d’abord 3 mois de vacances. Il ne serait évidemment pas recruté.
Alors pourquoi faire une exception pour lui ?
10 septembre 2026
Comédie de Colmar
de Thomas Bernhard - mise en scène Matthieu Cruciani
création à la Comédie de Colmar
Minetti
du 8 au 16 octobre 2026 à 22h
de Thomas Bernhard - mise en scène Matthieu Cruciani
création à la Comédie de Colmar
Une nuit de la Saint-Sylvestre à Ostende. Dehors, une tempête de neige fait rage. Dans le splendide décor d’un mystérieux hôtel, un vieil acteur surgit. Il attend un ultime rôle.
Incarné par le charismatique Josse De Pauw, grand acteur de cinéma et de théâtre belge, à l’affiche de plus de soixante films, Minetti nous raconte son histoire. Comme le cri de détresse et d’indignation d’un homme qui continue de croire en l’art alors que le monde entier s’en détourne. À l’heure où la culture est fragilisée comme jamais, le texte du dramaturge autrichien Thomas Bernhard, opposant radical au nazisme et farouchement rebelle sa vie durant, résonne avec force.
Entouré d’une pianiste et d’une chanteuse lyrique, Minetti remonte le fil de son existence sur des musiques de Chopin, Schubert, Ravel. Tandis que les trois interprètes de la jeune troupe de la Comédie de Colmar impulsent leur énergie à cette étrange nuit de réveillon, hors du temps.
6 route d'Ingersheim à Colmar
9 septembre 2026
Comédie de Colmar
Jam Jazz
Mercredi 23 septembre 2026 à 19h
En ouverture du Colmar Jazz Festival, la Comédie accueille dans son convivial espace bar, le Jazz Quartet Euterpe pour un mini concert autour de grands standards. En deuxième partie, place à une jam session ! Musiciens professionnels ou amateurs pourront rejoindre sur scène les artistes du quartet.
Avant le concert, découvrez le travail de jeunes artistes français et allemands qui ont exploré, le temps d’un stage, les instruments de composition instantanée que sont la voix et le mouvement.
En partenariat avec la Plateforme de la jeune création franco-allemande, le Colmar Jazz Festival et la Ville de Colmar.
Entrée libre - bar ouvert
6 route d'Ingersheim à Colmar
[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]
L’Éducation nationale s’effondre, mais elle tient ses positions
[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
H16
9/9/2026
Pour sa dernière rentrée, Emmanuel Macron a trouvé le mot juste : à son époque, a-t-il expliqué avec l’assurance des cuistres, les vacances d’été commençaient « autour du 14 juillet ». Vérifications faites, c’était évidemment faux.
Eh oui, un jour de rentrée, le chef de l’État n’avait rien d’autre à offrir qu’une nostalgie calendaire basée sur du vent. Finalement, c’était assez raccord avec une institution qui n’avait pas plus à dire et transforme donc la rentrée des classes en pur exercice de communication. L’instruction, elle, attendra.
Cependant, ce même 1er septembre, l’association Helpen publiait son « Livre noir » de l’Éducation nationale : 264 pages fondées sur plusieurs milliers de témoignages et de signalements, qui décrivent non pas des conflits de bureau mais un « harcèlement institutionnel », enraciné dans les pratiques managériales du ministère : dans 81 % des situations, le supérieur hiérarchique est directement impliqué ; 77 % des victimes rapportent des représailles après signalement ; 55 % n’ont jamais obtenu la moindre réponse et 98 % jugent la réaction de l’institution peu ou pas efficace. Ceux qui ne refusent pas la réalité y liront le bilan d’une administration en pleine déliquescence, à la mécanique résumée en une phrase dans le rapport : « ce que l’institution ne corrige pas, elle le reproduit ».
Une semaine plus tôt, le ministre Édouard Geffray déroulait sa conférence de rentrée : « tolérance zéro », on ne touche pas « même un cheveu » d’un agent de l’Éducation nationale. Il parlait bien sûr des agressions venues de l’extérieur, et pour celles de l’intérieur, la ligne est autrement plus souple : entre mai et juillet, cinq questions écrites de députés de tous bords ont demandé au ministre ce qu’il comptait faire, sans aucune réponse reçue. La « tolérance zéro » s’applique aussi aux questions.
L’Inspection générale elle-même reconnaît pourtant, dans son dernier vadémécum, que le harcèlement moral existe bien dans la maison et qu’il peut être « diffus » et « systémique ». L’institution le sait, l’écrit et le classe avec efficacité.
Cependant, elle n’est pas inactive : la même semaine, le ministère et l’Intérieur adressaient aux chefs d’établissement et aux forces de l’ordre deux télégrammes recensant les « menaces » de l’année scolaire : terrorisme, stupéfiants, « masculinisme »…
Voilà qui rassure, l’administration est capable de dresser l’inventaire scrupuleux de tout ce qui menace ses classes, à l’exception d’elle-même. L’hôpital se moque de la clinique, avec en-tête tricolore et adresse un message limpide aux personnels : on vous protège contre le monde, pas contre la maison.
Pendant ce temps, le terrain se débrouille.
Par exemple, à La Chapelle-sur-Erdre, un professeur manquait dès le premier jour, et le maire a dû faire classe, faute de remplaçant disponible dans un ministère qui supprime par ailleurs 4.000 postes cette année. La « tolérance zéro » ne s’applique pas aux affectations.
Côté propositions, Bruno Retailleau, candidat à la présidentielle, a découvert en meeting la nécessité d’« internats disciplinaires » pour les élèves violents, ce qui a fait sourire les éducateurs : ça existe déjà, ça s’appelle les Epide, et il suffisait de se déplacer pour le savoir. La droite de plateau invente des dispositifs que l’État possède déjà, pendant que l’État perd des professeurs qu’il ne remplace pas.
Tout ce petit monde tourne en vase clos, redistribuant la pénurie avec le sérieux d’un plan quinquennal. Une ânerie de président, une absence en classe, un télégramme sur le « masculinisme » : la rentrée a ses priorités.
Mais le plus consternant, c’est que cette administration en manque de remplaçant trouve sans mal des inspecteurs.
Quarante ans après la loi Savary, l’enseignement catholique dénonce des contrôles à répétition, des fermetures de classes en cascade et des coupes de moyens qui visent spécifiquement les établissements sous contrat. Dans le seul Finistère, l’enseignement catholique a perdu 1.000 élèves en un an et fermé 24 classes. Les écoles qui tiennent debout sans grève ni absentéisme chronique, où les parents se bousculent encore, sont traitées en suspectes ; celles qui s’effondrent (plus ou moins vite) sont protégées. C’est l’égalité des chances qui transforme la sélection par l’échec en vertu républicaine ; ce qui marche est à inspecter, très régulièrement et ce qui se délite mérite moyens et compassion ministérielle.
D’ailleurs, le même réflexe s’applique aux familles qui ont choisi de se passer tout à fait du système.
Depuis la loi « séparatisme » de 2021, l’instruction en famille n’est plus un droit mais une faveur, accordée sur dossier par le rectorat, et de plus en plus rarement selon la Cour des comptes : 10.202 demandes sur 40.846 refusées en 2024-2025, soit un enfant sur quatre renvoyé de force vers l’école publique (qui fonctionne si bien). On prétend ainsi lutter contre la radicalisation, mêmem si le guide interministériel admet lui-même que les cas d’enfants radicalisés à domicile sont « exceptionnels ».
Tant refus pour un risque exceptionnel ne s’explique que si l’on comprend que l’institution ne se bat pas pour le niveau des élèves mais pour son monopole. La « liberté » éducative se mesure au tampon.
Et sans surprise, avec cette direction, ces gesticulations, cette mentalité, le niveau fait exactement ce qu’on attend d’un système qui protège sa structure avant sa mission.
Depuis 2000, la France a perdu 40 points en mathématiques dans les enquêtes PISA, soit l’équivalent d’une année scolaire, et 30 points en compréhension de l’écrit ; sur quarante pays évalués, quatre seulement ont fait pire. Sur le long terme, en calcul, les élèves de CM2 sont passés d’un score de 100 en 1987 à 70 en 2017, et la dictée compte désormais 19 erreurs en moyenne contre 11 à l’époque. La dernière fournée montre même que les tendances s’aggravent : les résultats en sont apocalyptiques.
À ce niveau de délitement, ce n’est pas une erreur mais bien un effet recherché, aligné sur des décennies de « réformes » et de « priorités » éducatives qui enrichissent le vocabulaire ministériel et appauvrissent celui des élèves.
La rentrée 2026, c’est une administration qui harcèle ses propres agents, ignore les députés qui s’en inquiètent et trouve encore le temps d’adresser des télégrammes sur le « masculinisme ». C’est un ministère sans remplaçants mais fourni en inspecteurs, réservés de préférence à l’école libre. C’est un État qui refuse un enfant sur quatre à l’instruction en famille au nom d’un danger qu’il qualifie pourtant d’« exceptionnel ». Et, au sommet, un président inutile qui prétend se souvenir de dates de vacances qui n’ont jamais existé.
Il ne manque rien au tableau, sinon des élèves qui sachent le lire. Rassurons-nous : à ce rythme, dans dix ans, l’Éducation nationale n’aura plus personne à harceler, plus personne à inspecter et plus personne à instruire.
Elle sera enfin parfaitement conforme à ses procédures.
Elisabeth Spitz
Venise continue de nous habiter longtemps après l’avoir quittée.
La Sérénissime semble avoir été rêvée avant d'être bâtie.
Elle flotte entre ciel et eau, dans un murmure de pierres, de reflets et de lumière.
Chaque pont, chaque palais, chaque ruelle semble garder la mémoire d'un secret.
À Venise j’ai ressenti le temps au ralenti, j’ai aimé m’égarer avec bonheur, me laisser surprendre par la douceur de la lumière juste avant la nuit, par le reflet d’une façade dans l’eau, par le silence d’une place oubliée.
Venise, fragile et éternelle à la fois. Elle m’émeut parce qu'elle semble toujours sur le point de disparaître, tout en demeurant profondément vivante...
La Sérénissime semble avoir été rêvée avant d'être bâtie.
Elle flotte entre ciel et eau, dans un murmure de pierres, de reflets et de lumière.
Chaque pont, chaque palais, chaque ruelle semble garder la mémoire d'un secret.
À Venise j’ai ressenti le temps au ralenti, j’ai aimé m’égarer avec bonheur, me laisser surprendre par la douceur de la lumière juste avant la nuit, par le reflet d’une façade dans l’eau, par le silence d’une place oubliée.
Venise, fragile et éternelle à la fois. Elle m’émeut parce qu'elle semble toujours sur le point de disparaître, tout en demeurant profondément vivante...
Photo © Edouard Dabrowski
8 septembre 2026
[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]
Victoire de l’AfD en Allemagne : le RN pris au piège de sa normalisation
[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Gastel Etzwane
8/9/2026
Le bandeau de BFM, ce mardi, résume à lui seul la ligne : « Victoire de l’extrême droite en Allemagne : Jean-Philippe Tanguy se dit “choqué” ». Le député RN raconte même être « sorti terrorisé » d’une rencontre avec des élus de l’AfD au Parlement européen, avant 2019.
Le mot est commode. Il clôt le débat et dispense de lire les programmes. Or, dimanche, en Saxe-Anhalt, l’AfD n’a pas gagné parce qu’un studio parisien lui a collé une étiquette : elle a frôlé la majorité avec près de 44 % des voix, tandis que la CDU de Friedrich Merz s’effondrait à 17 %. Il ne s’agit de « blanchir » personne, mais de regarder ce que les électeurs allemands ont voté et de comprendre pourquoi un parti français qui se dit patriote réagit désormais avec les mots du cordon sanitaire.
Ce que dit vraiment le programme de l’AfD
Le manifeste fédéral et le programme de gouvernement du Land permettent de juger l’AfD sur ce qu’elle propose réellement. Sur l’Union européenne, l’AfD refuse les « États-Unis d’Europe » et un fédéralisme dont il deviendrait impossible de sortir. Elle veut une Allemagne souveraine ; si la réforme de l’UE s’avère impossible, elle prévoit un référendum sur une sortie, le « Dexit », et, dans son texte de 2025, l’abandon de l’euro et le retour au mark.
Sur l’énergie, le texte est d’une clarté devenue rare à Berlin : fin de l’Energiewende, relance du nucléaire, maintien du charbon, sortie de l’accord de Paris, rétablissement de Nord Stream dès que possible et levée des sanctions contre la Russie, au motif qu’elles ont fait exploser le prix de l’énergie. En Saxe-Anhalt, le programme des cent premiers jours va jusqu’à prévoir le blocage des grands parcs solaires sur les terres agricoles et la défense du lignite au-delà de 2038.
Sur l’immigration, le cœur du dispositif porte un nom : la « remigration ». Contrôles aux frontières, centres d’asile hors d’Europe, expulsion des déboutés et des étrangers en situation irrégulière, durcissement des règles de nationalité. C’est ce point, davantage encore que la question européenne, qui a servi de motif à la rupture du RN avec l’AfD au Parlement européen. CNN et le Financial Times le placent au centre du programme de Magdebourg. Le nier serait aussi paresseux que de réduire l’ensemble du programme aux deux mots « extrême droite ».
Sur l’Ukraine et l’OTAN, l’AfD refuse l’entrée de Kiev dans l’Alliance atlantique comme dans l’Union européenne, veut une OTAN recentrée sur la seule défense collective, le retrait des troupes et des armes nucléaires alliées du territoire allemand et la reprise des importations de gaz russe. Ce n’est pas un élément périphérique du programme : il découle directement du diagnostic économique posé par le parti.
Nord Stream, le gaz américain et l’effondrement industriel
Sur Nord Stream, les faits sont désormais suffisamment précis pour être exposés directement. Le 30 juin 2026, le parquet fédéral allemand a renvoyé devant la cour de Hambourg un officier ukrainien, Serhii K., accusé d’avoir coordonné, « sur ordre d’organes étatiques ukrainiens », le sabotage de Nord Stream 1 et 2 en septembre 2022. Ce n’est pas un verdict. Kiev répond que l’implication de l’État ukrainien « n’est pas établie ». L’accusation allemande, en revanche, est publique et précise : l’objectif allégué était de couper durablement l’acheminement du gaz russe vers l’Allemagne. Avant l’attentat, Nord Stream 1 couvrait environ la moitié de la consommation allemande de gaz.
La suite relève de réalités économiques. Privée de ce gaz bon marché, l’industrie allemande a basculé vers le GNL, notamment américain, plus cher, plus volatil et plus carboné en raison de son transport. Volkswagen discute de suppressions pouvant aller jusqu’à 100 000 postes et de fermetures d’usines. Mercedes et BMW restructurent. Bosch taille dans ses effectifs. L’AfD en a fait le cœur de sa campagne : sanctions, Energiewende et perte de Nord Stream auraient organisé le suicide énergétique d’un pays construit autour de son industrie. On peut contester le remède proposé. Il est beaucoup plus difficile de balayer le constat comme un simple caprice identitaire.
Ce que dit le RN et jusqu’où il a reculé
Le Rassemblement national, sur le papier, n’est pas un copié-collé de l’AfD. Il ne milite plus pour un Frexit. Il veut réduire la contribution française à l’Union européenne, « engager le bras de fer », sortir du mécanisme européen de fixation du prix de l’électricité, sanctuariser le nucléaire, ramener la TVA sur l’énergie de 20 % à 5,5 %, durcir l’accès aux prestations sociales et transformer l’AME. Sur l’Ukraine, Bardella et Aliot affirment désormais qu’une France au bord de la dette n’a « plus les moyens » de continuer à tenir le robinet ouvert.
Souveraineté, énergie chère, immigration, rejet d’une Union européenne qui prétend dicter le mix énergétique et contraindre les budgets : le diagnostic du RN chevauche donc largement celui de l’AfD. Depuis la rupture entre les deux partis, la différence tient surtout à la stratégie et à la frontière morale que le RN entend afficher. Il refuse la « remigration » à l’allemande, refuse toute alliance avec l’AfD et envoie Jean-Philippe Tanguy expliquer qu’il est « choqué » lorsque les Allemands de l’Est votent précisément contre Merz, Bruxelles et le prix de l’énergie.
L’étiquette comme substitut à l’analyse
Qualifier l’AfD d’« extrême droite » et s’arrêter là relève de la facilité de plateau. Une partie de son programme, qu’il s’agisse de la conception de la citoyenneté, des classes séparées pour les enfants de réfugiés, de la sortie de l’euro ou du climatoscepticisme revendiqué dans son manifeste, dépasse le simple souverainisme et explique pourquoi d’autres droites européennes ont rompu avec elle. Mais réduire un score de 44 % à une pathologie morale revient à refuser d’entendre ce que dit ce vote : l’Union européenne n’a pas protégé le modèle allemand ; les dirigeants de la CDU et du SPD ne l’ont pas davantage protégé ; les électeurs en ont tiré leurs conclusions sans demander l’autorisation de Paris.
Dès lors, la question posée à Jean-Philippe Tanguy n’est évidemment pas de fusionner avec Höcke. Elle est politique : que reste-t-il de la rupture promise par un parti qui, au lendemain d’une claque électorale infligée à Merz et à la Commission européenne, reprend spontanément le vocabulaire de BFM ?
Si la victoire d’un parti souverainiste allemand, hostile à la même architecture européenne que le RN accusé par ailleurs d’étrangler la France, provoque le « choc » plutôt que l’analyse, le signal devient difficile à ignorer. Le RN paraît chercher avant tout à demeurer dans le périmètre du dogme admissible : l’Union européenne comme horizon indépassable, « l’extrême droite » comme qualification suffisante pour clore la discussion, et le recul dès qu’un voisin pousse la rupture plus loin que lui.
On ne gagne pas ainsi. On change encore moins la situation française. Les électeurs de Saxe-Anhalt n’ont pas voté pour une étiquette. Ils ont voté dans un pays qui ferme des usines, paie son énergie plus cher et dont les gouvernants répondent au mécontentement en disqualifiant ceux qui l’expriment.
Le paradoxe du RN est désormais là : il prétend incarner la rupture en France, mais s’effraie lorsqu’elle devient électoralement majoritaire chez le voisin. À force de vouloir prouver au système qu’il est devenu fréquentable, il risque surtout de convaincre ses propres électeurs qu’il est devenu inoffensif. Et lorsqu’un parti de rupture devient inoffensif, les électeurs finissent toujours par chercher la rupture ailleurs.
6 septembre 2026
Résultats du premier tour de l’élection départementale partielle du canton de Colmar-1

Communiqué de presse du 6 septembre 2026
Le premier tour de l’élection départementale partielle du canton de Colmar-1 s’est tenu ce dimanche 6 septembre 2026.
Cette élection partielle a été organisée à la suite de la vacance d’un siège de conseiller d’Alsace au sein de la Collectivité européenne d’Alsace, pour le canton de Colmar-1. Seul le siège vacant est renouvelé.
À l’issue du dépouillement, les résultats sont les suivants :
Monique FRITSCH : 471 voix - 15,16 %
Donatien WUNSCH : 110 voix - 3,54 %
Amandine BALIRY : 193 voix - 6,21 %
Nathalie PRUNIER : 836 voix - 26,92 %
Frédéric HILBERT : 684 voix - 22,02 %
Yann DURRIERE : 598 voix - 19,25 %
Daniel BUCHINGER : 214 voix - 6,89 %
Nombre d’électeurs inscrits : 25 368
Nombre de votants : 3 155
Taux de participation : 12,44 %
Nombre de suffrages exprimés : 3 106
Nombre de bulletins blancs : 27
Nombre de bulletins nuls : 22
Un second tour sera organisé le dimanche 13 septembre 2026, dans les 24 bureaux de vote du canton de Colmar-1, ouverts de 8h00 à 18h00. Il opposera Nathalie PRUNIER à Frédéric HILBERT.

Le premier tour de l’élection départementale partielle du canton de Colmar-1 s’est tenu ce dimanche 6 septembre 2026.
Cette élection partielle a été organisée à la suite de la vacance d’un siège de conseiller d’Alsace au sein de la Collectivité européenne d’Alsace, pour le canton de Colmar-1. Seul le siège vacant est renouvelé.
À l’issue du dépouillement, les résultats sont les suivants :
Monique FRITSCH : 471 voix - 15,16 %
Donatien WUNSCH : 110 voix - 3,54 %
Amandine BALIRY : 193 voix - 6,21 %
Nathalie PRUNIER : 836 voix - 26,92 %
Frédéric HILBERT : 684 voix - 22,02 %
Yann DURRIERE : 598 voix - 19,25 %
Daniel BUCHINGER : 214 voix - 6,89 %
Nombre d’électeurs inscrits : 25 368
Nombre de votants : 3 155
Taux de participation : 12,44 %
Nombre de suffrages exprimés : 3 106
Nombre de bulletins blancs : 27
Nombre de bulletins nuls : 22
Un second tour sera organisé le dimanche 13 septembre 2026, dans les 24 bureaux de vote du canton de Colmar-1, ouverts de 8h00 à 18h00. Il opposera Nathalie PRUNIER à Frédéric HILBERT.
5 septembre 2026
Candidats à l'élection départementale partielle des 6 et 13 septembre 2026
Yves Hemedinger :
Prenez 2 minutes pour comprendre l’élection de ce dimanche.
Je sais que cette élection ne passionne pas. Je le comprends et, croyez-moi, j’aurais préféré que nous n’ayons pas à vivre cette situation.
Mais je veux vous dire pourquoi elle compte pour moi.
Après le décès brutal de Martine Dietrich, avec qui je travaillais depuis 2015, les habitants du canton Colmar 1 doivent élire dimanche celui ou celle qui la remplacera à mes côtés.
Moi, je reste votre Conseiller d’Alsace, quoi qu’il arrive.
Le vote de dimanche déterminera simplement avec qui je travaillerai, en remplacement de Martine Dietrich.
Et sur ce point, je veux être d’une totale transparence avec vous :
Si vous voulez que je puisse continuer à travailler efficacement et sereinement, votez pour Monique Fritsch, avec Mohamed Zebatte comme remplaçant.
À l’inverse, un autre choix m’imposerait de travailler avec une personne avec laquelle je ne pourrais pas collaborer efficacement et sereinement.
Je ne veux pas vous le cacher. Vous avez le droit de le savoir avant de voter.
Je ne veux pas vous le cacher. Vous avez le droit de le savoir avant de voter.
Nathalie Prunier
Brigitte Klinkert :
Brigitte Klinkert :
Ce mandat, c’est la voix de notre territoire à la Collectivité européenne d’Alsace – celle qui gère les routes, les collèges, l’aide aux personnes âgées et handicapées, le soutien aux familles les plus fragiles.
Adjointe au maire de Colmar en charge du social, élue de terrain à l’écoute des habitants, Nathalie s’est toujours engagée sur la santé, le grand âge, le handicap, les solidarités. Une expérience précieuse pour ces compétences majeures de la CeA. Elle portera aussi avec détermination la sortie de l’Alsace du Grand Est.
J’apporte tout mon soutien à Nathalie et à sa suppléante Patricia Migliaccio.Yann Durrière
13 propositions. Un cap clair pour notre canton.
Pendant cette campagne, je suis venu à votre rencontre, je vous ai écoutés et j’ai défendu des propositions concrètes pour Colmar 1 et Ingersheim.
Dans ce Reel, retrouvez les 13 engagements que je porte pour améliorer votre quotidien et défendre notre territoire.
Remplaçante : Nathalie Aubert
13 propositions. Un cap clair pour notre canton.
Pendant cette campagne, je suis venu à votre rencontre, je vous ai écoutés et j’ai défendu des propositions concrètes pour Colmar 1 et Ingersheim.
Dans ce Reel, retrouvez les 13 engagements que je porte pour améliorer votre quotidien et défendre notre territoire.
Remplaçante : Nathalie Aubert
Cliquer sur l'image ↴
Frédéric Hilbert
"Vivre Colmar" soutient pleinement la candidature de Frédéric Hilbert et Véronique Wucher.
Vous le connaissez : Frédéric était notre tête de liste aux élections municipales et siège aujourd’hui avec nous au conseil municipal. Élu local depuis de nombreuses années, il connaît notre territoire, ses habitants et les dossiers sur lesquels la Collectivité européenne d’Alsace peut concrètement agir.
Solidarités, collèges, mobilités, environnement, aménagement du territoire : cette élection est l’occasion de faire entrer à la CEA une voix différente de celle de la majorité actuelle, écologiste et sociale.
Daniel BUCHINGER
Amandine Baliry
Je m’appelle Amandine Baliry.
J’ai décidé de me présenter aux élections départementales partielles du canton de Colmar-1 les 6 et 13 Septembre 2026.
J’ai fait ce choix avec l’envie de m’engager autrement : avec proximité, écoute et surtout avec une attention particulière portée à celles et ceux qui font vivre notre territoire au quotidien.
Je suis accompagnée dans cette démarche par Yavuz Yildiz, mon remplaçant, avec qui je partage cette volonté d’être au plus près des habitants.
Nous voulons défendre et représenter :
- Les familles et la parentalité
- Nos aînés et les familles aidantes
- L’accompagnement numérique des seniors
- Priorité à la protection de la santé et la sécurité des biens et des personnes
- Nos associations et nos initiatives locales
- Soutien aux actions en direction de l’amélioration du logement social
- Une gestion responsable de l’argent public
Nous continuerons à aller à votre rencontre, écouter vos préoccupations, comprendre vos attentes et échanger avec vous sur l’avenir de notre territoire.
Parce qu’au-delà d’une élection, nous pensons qu’un engagement politique doit d’abord être une rencontre avec les habitants, une présence sur le terrain et des comptes à rendre.
Proches de vous, engagés pour notre territoire
Je m’appelle Amandine Baliry.
J’ai décidé de me présenter aux élections départementales partielles du canton de Colmar-1 les 6 et 13 Septembre 2026.
J’ai fait ce choix avec l’envie de m’engager autrement : avec proximité, écoute et surtout avec une attention particulière portée à celles et ceux qui font vivre notre territoire au quotidien.
Je suis accompagnée dans cette démarche par Yavuz Yildiz, mon remplaçant, avec qui je partage cette volonté d’être au plus près des habitants.
Nous voulons défendre et représenter :
- Les familles et la parentalité
- Nos aînés et les familles aidantes
- L’accompagnement numérique des seniors
- Priorité à la protection de la santé et la sécurité des biens et des personnes
- Nos associations et nos initiatives locales
- Soutien aux actions en direction de l’amélioration du logement social
- Une gestion responsable de l’argent public
Nous continuerons à aller à votre rencontre, écouter vos préoccupations, comprendre vos attentes et échanger avec vous sur l’avenir de notre territoire.
Parce qu’au-delà d’une élection, nous pensons qu’un engagement politique doit d’abord être une rencontre avec les habitants, une présence sur le terrain et des comptes à rendre.
Donatien Wunsch
Loïc Jaegert-Huber :
Ce dimanche, si j'habitais encore Colmar, je sais pour qui je voterais.
Je suis né à Colmar et j'ai grandi une bonne partie de ma vie dans ses quartiers Ouest, rue des Mésanges. Alors ce canton, ses quartiers, ses forces mais aussi ses difficultés, je les connais un peu.
J'ai eu la chance d'être élu conseiller départemental suppléant de Brigitte Klinkert à Colmar. Je sais donc aussi ce que peut faire un conseiller départemental lorsqu'il connaît son territoire, travaille ses dossiers et se bat pour lui.
Et puis j'ai été jeune et engagé très jeune. Je sais ce que l'on entend lorsqu'on se présente avec quelques années de moins que les autres : "il a le temps", "qu'il fasse d'abord ses preuves", "ce n'est pas encore son tour". Heureusement que certaines et certains n'attendent pas qu'on leur donne leur tour pour s'engager.
Enfin, j'ai la chance de connaître Donatien Wunsch.
Dès notre première rencontre il y a quelques mois, j'ai été frappé par son intelligence, sa connaissance des dossiers, son énergie et, surtout, son envie de faire. Nous avons beaucoup parlé politique, Alsace, Colmar, engagement. Je l'ai encouragé à franchir le pas parce que je crois profondément que notre démocratie a besoin de jeunes qui ne se contentent pas de commenter ce qui ne va pas, mais acceptent de prendre des responsabilités et de se confronter au réel.
Donatien a 25 ans. C'est jeune. Et alors ?
On ne vote pas pour un âge. On vote pour une énergie, des convictions, une capacité de travail, des idées et une certaine conception de l'engagement. Et sur tout cela, je lui fais confiance.
Alors, aux Colmariennes et Colmariens du canton de Colmar-1 et aux habitantes et habitants d'Ingersheim : dimanche, allez voter ! Une élection partielle se joue aussi sur la mobilisation et chaque voix comptera.
Et si vous voulez donner sa chance à une nouvelle génération, à quelqu'un de sérieux, talentueux, profondément attaché à l'Alsace et qui aura l'audace de faire bouger les lignes, déposez le bulletin Donatien Wunsch & Julie Marbach dans l'urne.
Moi, mon choix serait fait.
Cliquer sur l'image ↴
Mathieu Bedez
5/9/2026
La Petite Venise de Colmar, à un siècle d’intervalle
Vue actuelle : ma photographie, août 2026.
Vue ancienne : « Colmar, Petite Venise », carte postale éditée par La Cigogne en 1920.
5/9/2026
La Petite Venise de Colmar, à un siècle d’intervalle
Une carte postale éditée en 1920 et ma photo prise en août 2026 : deux regards sur le même quartier, séparés par environ un siècle.
Sur la vue ancienne, on aperçoit des enfants dans les barques. Un petit détail qui retient le regard et nous invite à imaginer la vie du quartier à cette époque.
Au fil de la Lauch, la Petite Venise raconte aussi l’histoire des maraîchers, des vignerons et des bateliers qui animaient autrefois la Krutenau. Les barques à fond plat permettaient d’acheminer leurs marchandises vers le centre de Colmar.
Aujourd’hui, comparer ces deux images, c’est prendre le temps de regarder les lieux autrement.
Vue actuelle : ma photographie, août 2026.
Vue ancienne : « Colmar, Petite Venise », carte postale éditée par La Cigogne en 1920.
Inscription à :
Articles (Atom)












.jpg)








