Eric Straumann
2/1/2026
L’immense drame de Crans-Montana interpelle l’ensemble des autorités publiques, et tout particulièrement les maires, qui sont en première ligne face aux risques.
À Colmar, nous sommes particulièrement sensibles à cette problématique. Notre centre-ville médiéval, la densité du bâti ancien et la forte concentration de population à certaines périodes rendent le risque incendie plus élevé qu’ailleurs.
Tout au long de l’année, nous travaillons étroitement avec les services de prévention des sapeurs-pompiers. Il m’arrive d’être interpellé sur l’application jugée trop stricte de certaines réglementations. Il arrive aussi que nous ordonnions la fermeture d’établissements. Ces décisions sont parfois mal comprises par les exploitants, mais elles sont prises dans un seul objectif : protéger des vies.
Trop d’établissements réalisent encore des travaux, parfois qualifiés de « légers », sans déclaration préalable, en utilisant des matériaux inflammables. Face à ce constat, nous avons créé cette année une police du bâtiment, car il existait clairement une lacune dans ce domaine.
Cet incendie est un drame qui marquera durablement les esprits. Il touche notamment des adolescents et, à travers eux, de nombreuses familles. Il y a des morts, mais aussi un nombre encore plus important de brûlés qui porteront toute leur vie les traces de cette tragédie.
Cet événement doit nous conduire collectivement à renforcer notre vigilance face à un risque encore trop mal perçu par la population. La prévention n’est jamais excessive lorsqu’il s’agit de protéger des vies. Le risque zéro n’existe pas, mais l’exigence, elle, doit être entière.

























