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5 mars 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Natalia Routkevitch


Puissance du déséquilibre et du chaos

- 2/3/2026 - Dans "Dying by the Sword: The Militarization of US Foreign Policy", les chercheuses Monica Duffy Toft et Sidita Kushi décomptent près de 400 interventions militaires internationales menées par les États-Unis depuis 1776, dont plus de la moitié après la Seconde Guerre mondiale, et 29% après la fin de la guerre froide, donc durant la période du moment unipolaire, celle de l’absence de contrepoids stratégique.
Le total est impressionnant, car la définition retenue par Duffy Toft et Kushi inclut les interventions dans des guerres civiles dès lors que les États-Unis ont utilisé la force sur le territoire d’un autre État, mais aussi les opérations contre des acteurs non étatiques - groupes armés, milices ou organisations terroristes - opérant à l’intérieur des frontières du pays cible.
Si l’on tente de distinguer quelques schémas qui se répètent à travers cette multitude d’opérations de la puissance hégémonique :
Le recours à un prétexte fallacieux mais très spectaculaire pour lancer ou soutenir en sous-main une opération militaire d’envergure : les couveuses au Koweït, le charnier de Račak, les armes biologiques irakiennes, la menace nucléaire iranienne présentée comme directe pour les citoyens américains, etc. Les objectifs réels étant l’accès aux ressources, l’affaiblissement d’un rival important, la volonté d’écarter un gouvernement jugé trop rétif, indépendant ou indésirable.
La tentative d’impliquer des « junior partners » sous bannière commune, le conflit étant régulièrement présenté comme une lutte pour la « démocratie ». Les États vassaux sont ainsi tenus à la loyauté dans ces campagnes militaires déclenchées par la puissance tutélaire. Ceux qui qui s’impliquent le plus sont ceux qui cherchent à prouver qu’ils sont les alliés les plus fiables, dans l’espoir de faveurs accrues du suzerain.
Sur le terrain, l’appui repose autant que possible sur des alliés locaux occidentalisés, hostiles aux pouvoirs nationaux. Le mécontentement est attisé et amplifié, notamment via des programmes d’influence, comme l’a théorisé Gene Sharp, et des sanctions étouffantes. Le « regime change » est devenu un véritable art de guerre, élaboré à travers fondations, formations et littérature stratégique.
Sur le plan de la communication, la complexité des rapports sociaux locaux est réduite à la protestation d’une jeunesse fatiguée du despotisme archaïque et désireuse de vivre à l’occidentale. L’objectif est de créer un fond émotionnel qui consolide, dans l’opinion publique mondiale – celle qui compte, à savoir des CSP+ - l’idée que la civilisation occidentale intervient pour le bien des opprimés qui cherchent à la rejoindre.
Le scénario triomphal recherché est celui de la guerre éclair réussie, comme l’opération Tempête dans le désert. Mais, bien souvent, on est face à un scénario - "something went wrong". Convaincue de sa supériorité et de son bon droit, souvent ignorante des réalités locales et du temps long, la puissance hégémonique sous-estime la volonté de résistance, le rapport des forces sur le terrain et la haine que ses méthodes suscitent, indépendamment de ce que l’on peut éprouver vis‑à‑vis des régimes internes, et s’enlise dans un bourbier.
Les affaires se compliquent : années de bombardements, désordre, souffrances, affrontements civils et fragmentation des États provoqués par l’intervention. Lorsqu’il devient impossible de tenir face à un adversaire trop coriace et que le coût devient excessif, l’armée de la puissance hégémonique se retire en abandonnant ses protégés locaux, de manière plus ou moins spectaculaire (Vietnam, Afghanistan), et leur imputant la responsabilité de la défaite.
Plus encore, la puissance hégémonique cherche à se repositionner en médiateur et en faiseur de paix, comme si elle n’avait rien à voir avec le déclenchement du conflit. Jusqu’à pouvoir être récompensée par un prix Nobel de la paix pour avoir mis fin à une guerre qu’elle avait déclenchée ou provoquée par ses actions.
Puis elle se retire sur sa « grande île » - selon la vision de Halford Mackinder - loin du désordre déclenché, qui peut durer des décennies, en se déchargeant largement de la reconstruction des pays détruits.
Et l’on recommence dès que l’on juge nécessaire.
Pourquoi ? Parce que cela est d'autant plus facile en l’absence de tout contrepoids stratégique. Parce qu’il faut des ressources pour maintenir le niveau de vie et confirmer le statut de l’hégémon incontesté. Et parce qu’il existe toujours de nombreux soutiens qui applaudissent la « liquidation » de Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi, ou Ali Khamenei, malgré le résultat très contestable des opérations en question. Interrogé quelques années après l’intervention en Libye sur son rôle de « war-monger », Bernard-Henri Lévy répondit : « Je suis ravi si j’y suis pour quelque chose. »
Les applaudissements d’une grande partie de l’opinion publique mondiale - encore une fois surtout occidentalisée et aisée - s’expliqueraient par une conviction profonde de la supériorité occidentale, et en particulier américaine. Comme l’écrivait Régis Debray : « Nous sommes tous devenus Américains », mentalement alignés. "C’est moins par servilité que par inculturation que l'on accepte aussi facilement d'être taxé, racketté, écouté, pris en otage, commandé ou décommandé in extremis, soumis au chantage, etc. Le véritable pouvoir, c’est de régner sur les imaginations, et l’américanisation de notre espace public a suivi celle de nos rêveries intimes" (L'Europe fantôme).
C’est encore plus le cas des élites littéralement formées aux États-Unis à travers des programmes variés comme « Young leaders ». Il est dès lors paradoxal de voir des dirigeants européens - artisans et gardiens d’une dépendance étroite aux États-Unis - affirmer aujourd’hui la nécessité de s’en affranchir. Qui peut croire qu’ils en sont capables ? Nos gouvernants sont complètement américanisés, et même lorsque les États-Unis prévoient d’annexer une partie du territoire européen, leurs protestations sont dérisoires. « My friend, we can do great things on Iran. But I don’t understand what you do on Greenland », aurait écrit Emmanuel Macron à son “ami” Donald Trump. On a vu la déclaration du jour du trio européen pour se faire une idée des « great things » dont l’Europe est capable vis à vis de l’Iran.
Cela ne peut que confirmer l’idée que les « rêveries intimes » de ces dirigeants seraient de continuer à appartenir au club très sélect qui se réunit dans des lieux exclusifs où se confirment ces solidarités, ou de l’intégrer, pour ceux qui cherchent à obtenir leur ticket d’entrée dans le « monde libre »…
"Dying by the sword." Il reste une question majeure : combien de temps la puissance hégémonique pourra-t-elle imposer ses volontés (qu’elle ne couvre même plus par de jolis slogans - droit, ordre, démocratie - mais exprime clairement par « je veux que ce soit ainsi parce que c’est dans mes intérêts ») avant que le contrepoids, ou des contrepoids, n’émergent et ne rétablissent une forme d’équilibre ? Et une autre question, encore plus brûlante : l’humanité sera-t-elle témoin et victime de démonstrations de force majeures visant à montrer que le franchissement des lignes rouges peut coûter très cher à ceux qui les testent sans cesse, emportés par leur hubris et convaincus de leur immunité et de leur sécurité magique ?


[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Bruno Deltour

Le saviez-vous ?


Le Marché de Noël de Colmar est l'un des plus visités d'Europe.
1,6 millions de visiteurs en 2025, des retombées économiques colossales. Mais pas pour tout le monde... Si déjà cette période est source de perturbation, alors autant que la manne touristique profite vraiment à toutes les Colmariennes et tous les Colmariens. Un tarif d'entrée (sauf pour les locaux, bien sûr !) permettrait d'abonder le budget investissement de la ville, pour contribuer au financement des travaux d'infrastructures de transport et de renouvellement des équipements sportifs et culturels.
Et par là même, de donner une marge de manœuvre supplémentaire pour le budget fonctionnement pour financer, entre autres choses, une politique d'accès à la culture et au sport plus ambitieuse.
On rappelle que la capacité d'autofinancement de la ville (reversement du budget fonctionnement vers le budget investissement) est déjà considérable. Comme ne cesse de le répéter M. Straumann : notre ville est prospère. Ce surcroît de prospérité, conçu avec le souci de mettre de nouvelles recettes en face des nouvelles dépenses, fera ainsi le bonheur d'un bien plus grand nombre d'habitants.
Crédit photo : Yannick Sc
[Municipales 2026] - Bernard Friedrich

- 5/3/2026 - Est-ce que quelqu'un pourrait me donner l'heure à laquelle monsieur Straumann a fait coller ses affiches le 2 mars ? S'il l'a fait à 00:01 je ne saisis pas la querelle et quand on a soi-même collé des pubs sur certaines colonnes on reste discret.
[Municipales de Colmar] - Les Vitrines de Colmar (4)

Thématique du jour : le rôle des Vitrines de Colmar dans le dynamisme commercial

« Quelle place et quels moyens souhaitez-vous donner aux Vitrines de Colmar sur le prochain mandat pour soutenir le commerce local ? »

Dans une démarche strictement apolitique, les Vitrines de Colmar proposent une série de vidéos neutres et équitables autour des enjeux du commerce local et du développement économique de Colmar.
L’ordre des réponses a été déterminé par tirage au sort, afin de garantir neutralité et équité entre tous les candidats.

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[Municipales 2026] - Frédéric Hilbert

Redonnons vie à la Galerie du Rempart !

Plutôt que de laisser cet espace se dégrader, nous voulons contribuer à sa rénovation pour en faire un lieu utile et vivant, au service des Colmariennes et des Colmariens.
Notre ambition : créer un pôle dédié à l’économie sociale et solidaire (ESS).
Un espace :
• pour découvrir les acteurs locaux de l’ESS
• pour réparer plutôt que jeter
• pour permettre aux associations et aux entrepreneurs engagés de développer leurs projets
• ouvert aux habitants et créateur d’emplois non délocalisables
Concrètement, nous proposons de racheter progressivement des locaux vacants afin d’y installer un pôle consacré au réemploi, à la réparation et à l’initiative locale.
Transformer un espace en difficulté en un lieu dynamique, ancré dans la vie colmarienne et tourné vers l’avenir : voilà notre engagement.

[Municipales 2026] - Yves Hemedinger

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[Municipales 2026] - Yves Hemedinger

Yves Hemedinger
5/3/2026

Le kiosque des arts
 

Quand on veut on peut !
J’ai lu la déclaration du maire sur le kiosque que nous voulons réaliser place de la Cathédrale.
Pour moi, la politique ne consiste pas à expliquer pourquoi on ne peut pas faire. La politique, c’est rendre possible ce qui est utile et souhaitable.
Quand je m’engage sur un projet, je vais jusqu’au bout. Et si on me fait sortir par la porte, je rentre par la fenêtre. Je ne lâche rien.
Comme le dit la formule : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait. »
C’est exactement ma conception de l’action publique : du volontarisme et des engagements tenus.
J’ai été adjoint à l’urbanisme pendant douze ans. Je connais parfaitement les règles qui encadrent ce type d’installation.
Mais au fond, rappelons-le, si ce kiosque n’avait pas été détruit à tort (alors qu’il aurait pu être rénové), nous n’aurions même pas ce débat aujourd’hui.
Dans la vie il y a ceux qui baissent les bras, et ceux qui se retroussent les manches pour faire aboutir leurs projets. Le 15 mars prochain vous pourrez choisir d’accompagner les défaitistes, ou de bâtir votre avenir avec les optimistes.

4 mars 2026

[Municipales 2026]

Le marché de Noël

Question posée à M. Bruno Deltour (Colmar ville verte et engagée)

Colmarinfo : Dans votre réponse au questionnaire de "CoHabiter Colmar" vous suggériez de rendre payante l'entrée du marché de Noël pour les visiteurs non résidents (15 € pour les adultes, hors Colmar Agglomération). À moins de délocaliser l'ensemble des chalets au Champ de Mars, comment ferez-vous, concrètement pour contrôler l'accès aux marchés de Noël, vu la multitude des entrées ?

Bruno Deltour : La proposition vise à ouvrir la réflexion sur la gestion des flux trop importants pendant le marché de Noël, qui posent aujourd'hui des questions d'organisation, de mobilité et de qualité de vie pour les habitants.
Et vous avez raison : la question du contrôle des accès est complexe compte tenu du nombre d'entrées dans le centre-ville. Complexe mais pas impossible ; et sans faire appel à "la magie de Noël" !
Tout d'abord, ce type de dispositif est possible s'il y a une volonté politique. Sans choix clair de la municipalité, il est évident que rien ne change.
Ensuite, une ville dispose des moyens juridiques pour organiser l'espace public : arrêtés municipaux, organisation des flux, dispositifs d'accès, gestion des périmètres événementiels. Les collectivités utilisent déjà ces outils pour de nombreux événements.
Il faut aussi être clair sur un point : le 15 mars, les Colmariens n'éliront pas les services de la ville mais un projet et une orientation pour la ville. Les équipes salariées sont déjà présentes, sur le terrain et attendent les nouveaux projets pour s'en emparer.
La mise en œuvre concrète se fait ensuite avec ces services municipaux, les commerçants, les associations et les acteurs du territoire, qui ont l'expertise opérationnelle.
Notre rôle est de donner cette possibilité, de faire ce choix et d'ouvrir les pistes sérieuses.
Le travail technique, lui, se construit ensuite collectivement avec les équipes de la ville et les professionnels concernés.
Et pour finir, si aujourd'hui certains élus disent que c'est impossible, c'est peut-être simplement parce qu'ils ont pris l'habitude de chercher les obstacles plutôt que les solutions.
Notre liste prévoit de travailler en pleine collaboration avec les habitants, travailleurs et les acteurs de Colmar et la solution numéro une c'est de les mobiliser pour savoir comment nous pouvons faire.
Si toutefois votre question portait uniquement sur une gestion pratique des flux, les événements importants ont toujours réussi à mettre en place des solutions : périmètre sécurisé, points d'entrée identifiés et accès conditionné à un billet.
Actuellement, les 1,5 million de visiteurs du marché de Noël sont déjà encadrés par ces mêmes principes d’organisation et de sécurité. La différence serait simplement d’y ajouter un dispositif d’accès régulé.
Les recettes générées couvriraient largement l'accueil renforcé, l'organisation des flux et le contrôle des accès.
Une nouvelle fois, le lien peut également se faire avec les cars de tourisme et les tours opérateurs, qui constituent une part importante de la fréquentation et avec qui nous prendrons le temps de trouver une solution.
La solution en quelques mots :
- prendre la décision et faire ce choix politique
- créer des emplois pendant le marché de Noël pour accueillir des touristes
- faire en sorte que les Colmariens et la ville de Colmar bénéficient enfin de retours financiers sur ce surtourisme !
Festival de Pâques de Colmar

Focus sur la musique de chambre


Les deux concerts de musique de chambre du 6 avril, au Musée Unterlinden, offrent une occasion rare de vivre la musique dans une proximité exceptionnelle avec les artistes. Et le dialogue avec les œuvres du musée promet de belles émotions.
Programmation élaborée en collaboration avec le musée :
Stravinsky – Suite de L’Histoire du soldat
Messiaen – Quatuor pour la fin du temps
Brahms – Quatuor en sol mineur, op. 25
Schönberg – La Nuit transfigurée
La musique de chambre, par son format intimiste, permet une écoute plus directe, plus sensible, presque confidentielle. Les programmes proposés, d’une grande richesse artistique, mettent en lumière des œuvres majeures servies par des interprètes de tout premier plan. Quant aux artistes, découvrez-les sur notre site www.festivaldepaques-colmar.com et ici :

Charlotte Juillard, violon
Emmanuel Coppey, violon
Paul Zientara, alto
Violaine Despeyroux, alto
Marc Coppey, violoncelle
Jakob Spahn, violoncelle
Arthur Stockel, clarinette
François Dumont, piano
[MUNICIPALES 2026] - Nathalie Aubert
3/3/2026

Priorité aux Colmariens

Je suis fière d’être à la tête de la liste d'Alliance des droites "Pour Colmar 2026"? menée par une équipe déterminée à remettre les habitants au cœur de chaque décision municipale.
Nous portons 12 mesures fortes et concrètes pour Colmar :
• +30 policiers municipaux et tolérance zéro face aux rodéos
• 60 minutes de stationnement gratuites en centre-ville
• Bus gratuits pour les -20 ans et les +65 ans
• Création d’une mutuelle municipale
• Redynamisation du commerce local
• Maintien à domicile renforcé pour nos aînés
• Pass Culture municipal
• Dispensaire vétérinaire
… et d’autres engagements structurants pour l’avenir de notre ville.

Notre objectif est clair :
- une ville plus sûre
- un centre-ville plus vivant
- plus de pouvoir d’achat
- et la fierté de notre identité alsacienne

En 2026, Colmar peut choisir un nouveau cap.

[Municipales 2026] - Frédéric Hilbert (Vivre Colmar)
3/3/2026

À l’occasion du débat consacré à la culture, organisé par l’association Hiéro Colmar, notre tête de liste, Frédéric Hilbert, a présenté notre vision et nos engagements pour les six années à venir.
Pour nous, la politique culturelle ne se résume pas à la rénovation du patrimoine.
Elle doit être vivante, accessible, ambitieuse et tournée vers tous les publics.
Nos mesures phares :
• Créer un Pass Culture 16–25 ans permettant d’accéder gratuitement à deux offres culturelles par mois proposées par les associations colmariennes.
• Mettre à l’étude la relocalisation du Conservatoire dans un lieu mieux adapté à ses besoins et à ceux des élèves.
• Augmenter la contribution de la commune aux projets culturels afin de rendre les initiatives accessibles à tous les publics et réserver des chalets du marché de Noël pour les associations.
• S’ouvrir à toutes les formes d'expressions et de créations artistiques grâce à la mise en place de résidences d’artistes pour dynamiser la création contemporaine.
• Élaborer avec la DRAC un Contrat Territorial d’Éducation Artistique et Culturelle, pour développer l’accès à la culture dans tous les quartiers et conjuguer excellence artistique et démocratisation.
Nous remercions chaleureusement l’association Hiéro, les autres participants et le public pour la qualité des échanges et l’engagement en faveur de la vie culturelle colmarienne, ainsi que le personnel du restaurant Meistermann pour son accueil.
La culture n’est pas un supplément d’âme : elle est un pilier du lien social, un antidote à la violence car elle nous invite à la compréhension d'autrui et féconde la tolérance.

Igloo On Air

Municipales 2026 à Colmar – Logement, ville & urbanisme. Yves Hemedinger

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« Fabriquer la ville et réparer la société, c’est devenu le même chantier. Le sujet n’est pas d’avoir des intentions : c’est d’avoir une vision, une méthode, et de décider dans la durée. » Alors on fait simple. Et surtout comparable. Igloo On Air lance une série d’entretiens individuels : mêmes questions, même temps, comparabilité totale. Objectif : qui décide quoi, avec quels moyens, et pour quels résultats. Questions communes à tous les candidats : • Vision : la priorité absolue pour Colmar à partir de 2026 • Logement / production : construire davantage, autrement, ou accepter une évolution des équilibres résidentiels à l’échelle du bassin de vie colmarien ? • Mixité sociale, objectif central de la politique du logement, conséquence indirecte des projets sans règle spécifique ? • Afin de limiter la tension sur l’offre et sur les prix saviez-vous prêt(e) à ouvrir du foncier constructible dans le quartier sud de Colmar ? Si oui, à quelle échéance ? • Nature en ville : logements, usages, espaces verts – où met-on la limite ? • + 10 questions “bonus” : réponses courtes, positions claires
[Municipales 2026] – Bruno Deltour
3/3/2026

Colmar mérite mieux qu'un décor
Colmar est belle. Colmar attire. C'est une chance réelle pour nos commerçants, nos artisans, notre économie.
Mais une question s'impose, et personne ne la pose vraiment : jusqu'où ?
À Barcelone, à Venise, dans des dizaines de villes européennes, on commence à mesurer le prix humain du tourisme de masse. Des habitants qui ne trouvent plus à se loger. Des commerces de proximité remplacés par des boutiques de souvenirs. Des rues qui appartiennent aux visiteurs plus qu'à ceux qui y vivent.
À Colmar, on voit déjà les signes.
Les loyers qui montent. Les infirmières, kinés, soignants qui ne peuvent plus accéder au centre-ville pour exercer leur métier en période de grande affluence.
Les familles qui partent vers la périphérie.
Nous ne sommes pas contre le tourisme.
Nous sommes pour une ville qui reste vivable pour ceux qui y habitent toute l'année.
La question n'est pas : combien de visiteurs ?
La question est : quelle ville voulons-nous pour nos enfants ?

[Municipales 2026] - Les Vitrines de Colmar (3)

Thématique du jour : L’animateur de ville pour dynamiser Colmar

« Seriez-vous favorable à créer ou renforcer un poste d'animateur de ville, dédié au développement commercial de Colmar, en lien direct avec les commerçants et leurs représentants ? Quel serait son rôle précis ? »

Dans une démarche strictement apolitique, les Vitrines de Colmar proposent une série de vidéos neutres et équitables autour des enjeux du commerce local et du développement économique de Colmar.
L’ordre des réponses a été déterminé par tirage au sort, afin de garantir neutralité et équité entre tous les candidats.

Cliquer sur l'image ↴