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18 juillet 2026

Michel Spitz
17/7/2026

LE TOUR DE FRANCE À L’ASSAUT DES SOMMETS ALSACIENS
 
Après un mémorable passage en 2023 dans le massif des Vosges, le Tour de France va à nouveau gravir samedi quelques pentes alsaciennes, connues des cyclistes locaux, en partant de Mulhouse. Une impressionnante étape de montagne avec, au programme de cette 14e étape, de nombreuses difficultés : plusieurs ascensions majeures : Grand Ballon, Ballon d'Alsace, Hundsruck et col du Haag – au total un dénivelé proche de 3 800 m.
Les cyclistes n’auront parcouru que 25 km quand ils passeront devant le Hartmannswillerkopf, lieu des terribles combats qui opposèrent Français et Allemands durant l’année 1915. Une occasion d’évoquer le Vieil Armand dont le monument national a été inauguré en 1932.
Le mémorial de l’Hartmannswillerkopf est un monument à la fois militaire et patriotique, religieux et funéraire. Dès 1920, un comité se constitue à Mulhouse pour construire sur le champ de bataille du Hartmannswillerkopf, le Monument National de la Grande Guerre en Alsace. Il est conçu par Robert Danis, architecte, avec le concours d’Antoine Bourdelle, sculpteur. Le monument se décline sous la forme de trois éléments implantés sur un même axe : une crypte-ossuaire avec chapelles, une esplanade avec autel de la patrie et un cimetière militaire avec mât aux couleurs françaises. Le comité engage également la construction d’une croix sommitale lumineuse, visible depuis la plaine d’Alsace et au-delà du Rhin. La crypte, dont le plan dessine une croix grecque, est creusée dans le rocher et se glisse sous l’Autel de la Patrie. Le volume ainsi formé, inspiré des temples anciens, s’inscrit dans la géométrie d’un cube parfait. Une voûte, supportée par quatre colonnes cannelées disposées en carré, forme au centre une lanterne, autour de laquelle se déploie un plénum, éclairé de pavés de verre, sertis dans la dalle en béton. Ce dispositif permet d’envelopper l’espace d’une douce lumière naturelle. Sous la crypte, un ossuaire est ménagé pour recueillir les restes des soldats français. L’ossuaire est fermé par un bouclier en bronze, posé à même le sol. Il comporte sur son pourtour, les dates de 1914 et 1918 en chiffres romains, et les vers de l’Hymne de Victor Hugo : « Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie, Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie » (Les Chants du crépuscule, 1835). Sur trois faces de la crypte, des niches, naturellement éclairées par le haut, contiennent les monuments des trois cultes concordataires auxquels ont appartenu les soldats morts pour la Patrie. En face de l’entrée, la chapelle catholique contient une table d’autel derrière laquelle doit s’élever la Vierge à l’offrande de Bourdelle. À gauche, le monument protestant est un tombeau en forme d’autel marqué d’une croix qui se détache d’une plaque portant la Bible ouverte, encadrée par deux pilastres supportant un linteau orné « rappelant l’art de l’époque de la Réforme ». À droite, le monument israélite comprend également un tombeau en forme d’autel, orné de l’étoile à six branches du bouclier de David. Les inscriptions du monument israélite et du monument protestant soulignent la force commune de l’Ancien et du Nouveau Testament. Une frise sculptée en bronze devait courir en haut des murs. Robert Danis avait prévu de confier l’exécution de la frise à Bourdelle, mais le début de la Seconde Guerre mondiale empêche sa réalisation.
L’architecture du monument de l’Hartmannswillerkopf puise aux sources de l’architecture classique française tout en revendiquant sa modernité et sa rationalité. Comme son contemporain, l’architecte Auguste Perret, Robert Danis se passe des ornements superflus. Le monument est entièrement construit en béton. Après décoffrage, les surfaces en béton ne sont couvertes d’aucun parement en pierre et revêtues d’un mortier de finition appelé « granito », finement bouchardé. Les colonnes de la crypte n’ont ni base ni chapiteau. Danis « a su résoudre au mieux les problèmes difficiles de l’adaptation au terrain, de l’éclairage, de la division des plans, et a réussi une œuvre pleine de dignité religieuse, capable d’émouvoir, par la simplicité grandiose de son tracé et de sa décoration, les visiteurs qui feront l’ascension de cette montagne à jamais sacrée. »
Monument National de la Grande Guerre 1924-1932 / Robert Danis architecte / Antoine Bourdelle sculpture / Michel Spitz architectes de la restauration 2014.
Le site est inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO avec les sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale depuis septembre 2023.
Sources: LEFORT Nicolas, SPITZ Michel, BOGNER Patrick (photographies)
Hartmannswillerkopf : monument national de la Grande guerre en Alsace, Strasbourg : Éditions du Signe, 2015.









Elisabeth Spitz
18/7/2026

L'Abbaye de Marbach nous offre en ce moment une programmation exceptionnelle

Avec Gregory Ott au piano, Philip Klawitter à la contrebasse et Matthieu Zirn à la batterie, Ways façonne un jazz libre, sensible et profondément singulier.
De la délicatesse, de l’intensité, de l’énergie des paysages sonores où l'émotion guide chaque note.
Sur scène, de l’inattendu, des émotions, des mélodies qui se déploient, des rythmes qui se répondent, et des silences qui respirent..
L’improvisation devient un véritable langage commun.
Fort de quatre albums salués par la critique et lauréat du Prix Radio France au concours international Jazz à Juan les Pins.
Un trio qui affirme une identité musicale rare, et l’on ressent d’emblée une complicité exceptionnelle entre les musiciens.
Leur approche personnelle de l'écriture et de l'improvisation donne naissance à une musique vivante, lumineuse, exigeante avec une force expressive qui nous fait voyager au-delà des sentiers balisés.
De la virtuosité mais aussi l’envie de partager, une expérience musicale unique.
Porté par l'héritage de son mentor Michel Petrucciani, Grégory Ott insuffle à Ways une écriture où la mélodie occupe une place essentielle.
C’est lumineux, avec des envolées lyriques, des rythmes subtils, chaque composition dessine des paysages sensibles où se croisent les influences du jazz contemporain et en même temps une esthétique plus personnelle.
C’est également l’occasion d’admirer le travail de l’artiste Stephane Vetter, astrophotographe alsacien, également connu comme « chercheur d'images ».
Son exposition, « La tête dans les étoiles » rassemble de spectaculaires images du ciel profond et des phénomènes célestes réalisées grâce à du matériel d'astrophotographie de haute précision :
constellations, Voie lactée, aurores boréales, comètes, sprites et autres merveilles du ciel nocturne.
Stephane Vetter est reconnu internationalement pour son travail. Il a notamment obtenu le 1er prix du concours TWAN (The World at Night), un prix au prestigieux Wildlife Photographer of the Year et plusieurs sélections en Astronomy Picture of the Day (APOD) de la NASA.
Son approche est autant artistique que scientifique : il cherche à révéler la beauté du ciel en reliant les paysages terrestres aux constellations et aux phénomènes célestes, offrant des images qui invitent autant à la contemplation qu'à l'émerveillement.

17 juillet 2026

HUMOUR

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Jean-Marie Balliet







Yves Hemedinger
17/7/2026

Ma réaction au projet du maire concernant la place Jeanne d’Arc

Prenons garde à ne pas continuer à vider le centre-ville aux détriment des locaux et au seul intérêt du tourisme.
Nous proposons un compromis.
Alors certes, il y’a de nombreux parkings disponibles aux alentours, et j’en sais quelque chose.
Mais il faut aussi penser à nos aînés et aux personnes en situation de handicap, pour lesquelles chaque mètre compte. Il est également essentiel de permettre aux habitants d’effectuer un achat rapide ou de venir récupérer une commande en quelques minutes.
N’oublions pas non plus les soignants et les professionnels qui interviennent à domicile, pour qui un accès facilité est indispensable.
Selon moi, la bonne solution est celle du compromis : végétaliser davantage notre centre-ville, sans pour autant en fermer totalement l’accès. La création de places « minute » ainsi que de places réservées aux personnes en situation de handicap permettrait de concilier qualité de vie, accessibilité et dynamisme économique.
Nous devons veiller à préserver l’accès au centre-ville afin de soutenir l’activité de nos commerces, qui souffrent déjà suffisamment.
NB : nous proposions la même politique pour la rue des Têtes, bien triste désormais avec l’annonce d’un nouveau commerce de fromage pour touristes qui va bientôt remplacer un commerce de vêtements.
Photo archives Nicolas Pinot

16 juillet 2026

Michel Spitz

Le Tour de France va gravir samedi quelques pentes du massif des Vosges alsaciennes en partant de Mulhouse dont le Hartmannswillerkopf, le Grand Ballon, le col du Haag pour finir au sommet du Markstein.
Point de vue culminant du massif des Vosges alsaciennes avec ses 1424m, le "Grand Ballon" trône au-dessus de l'Alsace. Il est couronné de la silhouette étrange et éminemment reconnaissable d’un radôme. Le terme « radôme » (contraction de radar et dôme) désigne l'enveloppe sphérique rigide protégeant une antenne radar. Dans le domaine de l'architecture et de l'histoire des formes, son lien est évident avec Claude-Nicolas Ledoux (célèbre architecte utopiste français du XVIIIe siècle) et la fascination pour les formes géométriques pures : la sphère représentant la perfection géométrique et symbolise l'idéal cosmique.
Depuis 1997, ce radar de l'aviation civile conçu par l'architecte Claude Vasconi aide à gérer l'espace aérien. Plus haut sommet du massif vosgien, le Grand Ballon était idéal pour installer ce radar. Comme il se trouve au milieu d'un espace naturel protégé, de nombreuses précautions ont été prises lors de sa construction. L’association « Paysages d’Alsace » demande régulièrement le démontage de cet ouvrage qui, selon elle, est inutile depuis la technologie de guidage satellitaire. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) s’y oppose.
Claude Vasconi, architecte (1940-2009) né à Rosheim, d’un père émigré italien et entrepreneur de bâtiment, a durablement marqué le paysage alsacien de plusieurs édifices. Grand Prix national d'architecture en 1982, il a commencé sa carrière, en collaboration avec Georges Pencreac'h, en édifiant plusieurs établissements publics dans les villes nouvelles, notamment à Cergy-Pontoise, ainsi que le centre commercial du Forum des Halles, achevé en 1979.
Diplômé de l’ENSAIS de Strasbourg en 1964, il a été, à Stuttgart, l'assistant de Rolf Gutbrod et Frei Otto, spécialiste des structures complexes. Il laissera ensuite des œuvres solides, efficaces et entières. Il construira plusieurs bâtiments significatifs en Alsace : la Filature à Mulhouse (1994), l'Hôtel du département (1990) à Strasbourg, le CREDO "Rinaldi-Structal", (1994) à Colmar, le NHC, Nouvel hôpital civil, CHU (2006) à Strasbourg, le Radar du Grand Ballon, (1997) au Grand Ballon et l’ISIS (Institut de Sciences et d'Ingénierie Supramoléculaire), (2002) à Strasbourg.
Photos © Michel Spitz



« Il faut aimer la vie pour planter des arbres. Il en est qui n’aiment que le pognon. Ils plantent donc des horodateurs. »
B. Rodenstein (4/10/2019)


L'abattage d'un arbre apparemment en bonne santé, place Sainte-Catherine à Colmar, a suscité un émoi et soulevé des interrogations, sur les réseaux sociaux, d'autant plus que le sujet est devenu particulièrement sensible par ces temps de canicule.
Deux adjoints municipaux (Christian Meistermann et Frédérique Schwob) sont montés au créneau pour tenter de désamorcer un début de polémique.
L'opposition (Yves Hemedinger, Nathalie Aubert) n'a pas manqué de se manifester alors que du côté des écologistes, c'est silence radio.
Questions et réactions des uns et des autres :

- Pourquoi ?
Quelqu'un pourrait t'il me communiquer la raison de l'abattage d'un arbre place des Catherinettes ce matin ? S.J.

- Plutôt que de multiplier les points de verdure on en supprime... pour quelle raison ? P.M.

- Christian Meistermann :
Nous sommes pleinement conscients de la valeur de notre patrimoine arboré. Mais il faut aussi rappeler une réalité : tous les arbres ont un cycle de vie. Fragilisés par les sécheresses successives, certains représentent aujourd’hui un risque réel pour la sécurité.

- Tous les arbres qui ont été abattus étaient sains.
Arrêtez de trouver des excuses bidon. M.B.

- Tu veux dire que cet arbre sera remplacé par un autre arbre, là de suite ? Si c'est le cas, respect Christian. Y.J.

- Nathalie Aubert :
Doit-on comprendre que l’arbre abattu était malade ou qu’il présentait un danger avéré pour la sécurité ?
Je ne remets absolument pas en cause le principe d’abattre un arbre malade ou fragilisé lorsqu’il existe un risque réel. La sécurité des enfants et du personnel doit naturellement rester prioritaire.
Ma question est donc simple : existe-t-il un plan de surveillance, de renouvellement et d’abattage du patrimoine arboré de la Ville ? Si tel est le cas, ces interventions pourraient être davantage anticipées, notamment en plantant de nouveaux arbres en amont et en installant des dispositifs d’ombrage temporaires, le temps que les jeunes plantations soient capables d’apporter une ombre suffisante.
Je pose une question légitime, que de nombreux Colmariens se posent également, et à laquelle ils aimeraient obtenir une réponse précise.

- Yves Hemedinger :
Tout ça parce qu’en supprimant les places de stationnement rue des Têtes, ils veulent créer des places de stationnement PMR sur cette place, au détriment des arbres, tout en obligeant les personnes en situation de handicap qui souhaitent se rendre en ville à traverser la rue.
J’avais proposé de rétablir des places PMR rue des Têtes, ainsi que des places « minute ».
Selon moi, c’était une bien meilleure option.

- Frédérique Schwob :
La place Sainte-Catherine attenante à la salle des Catherinettes est en cours de réaménagement.
Dans le cadre de ces travaux, les deux arbres existants ont été expertisés : compte tenu de leur mauvais état sanitaire, leur remplacement par des arbres mieux adaptés au réchauffement climatique a été décidé : Celtis australis, Zelkova serrata pour les arbres de haute tige mais aussi arbre de Judée, lilas des Indes et Chitalpa tashkentensis vont être plantés.
À terme : 5 arbres tiges au lieu de 2 mais également 190m2 d’espaces verts avec des plantations basses et 400m2 de pavés naturels qui permettront l’infiltration d’une majeur partie des eaux pluviales.
Et enfin, des bancs ombragés et des arceaux vélos seront installés.

- Actuellement on coupe et on replante des arbres qui ne profitent pas de l'ombre des grands pour pousser. Le temps que les autres grandissent, s'ils prennent, il n'y a plus d'ombre ni de fraîcheur. Cette année, je suis consterné de voir toutes les nouvelles plantations qui meurent. J'ai été très affecté de voir le parc du stade nautique sans nouvelles plantations en prévision de celles qui sont en train de mourir. V.M.

Elisabeth Spitz
15/7/2026

Venez découvrir l’exposition de l’incroyable aquarelliste Martine Laforce à Colmar 5, rue Mangold jusqu’au 10 octobre. Une artiste qui allie la précision du trait à la force expressive du réel.
Un travail d'une grande finesse, qui touche profondément et nous entraîne dans un voyage au cœur des émotions. C’est magnifique.

L'artiste a eu la gentillesse de nous recevoir chez elle et ainsi de nous ouvrir son atelier. Fenêtre ouverte sur son âme, belle rencontre. La discussion commence à bâtons rompus, Martine Laforce la voulait ainsi. À parler avec elle des affres de la création et du difficile statut de l'artiste indépendant, l'on sent la femme sans concessions, qui tout du moins n'a pas voulu en faire. L'artiste est tout empreinte de la douleur de la création, ses propos s'en ressentent. Pourquoi la peinture ? « Peut-être faut-il une certaine dose de folie pour se lancer dans l'aventure, à une époque où l'on a banalisé à outrance cette activité et où l'on souffre d'un contexte catastrophique pour tout ce qui est artistique. Plus sérieusement, il s'agit de la volonté de décrire un ressenti : je n'ai pas le talent de l'écriture, alors, au lieu de vous tricoter tout cela avec des mots, je le fais avec des couleurs. Et puis, on existe davantage quand on crée, non ? » Assurément...


15 juillet 2026

Mathieu Bedez

Rue des Tanneurs, Colmar

Un changement de cadrage, les derniers passants qui se promènent, les maisons à colombages, le Koïfhus au fond, une lumière qui s’adoucit ; il n’en faut parfois pas plus pour révéler une autre atmosphère.

Yves Hemedinger
15/7/2026


Monsieur le Maire, il faut réagir dans le cadre de vos compétences.
Madame la Députée, il faut actionner vos réseaux parisiens si vous en avez comme vous le dites !
Tu te lèves tous les matins pour aller travailler. Tu te prives pour payer ta voiture à crédit ou tu fais tout pour maintenir en état une très vieille voiture, parce que tu n’as pas les moyens d’en acheter une autre… Et au réveil, tu la retrouves incendiée.
Une fois de plus, ce sont les travailleurs, les familles modestes et les habitants des quartiers populaires qui paient le prix de la violence.
On entend beaucoup de discours sur la défense des quartiers populaires. Mais où sont les indignations lorsque les victimes sont des honnêtes gens qui travaillent, respectent les règles et voient leur voiture ou leur logement partir en fumée ?
C’est la raison pour laquelle, avec mon équipe, nous avions proposé un véritable plan d’action pour renforcer la sécurité de notre commune :
• Renforcer la vidéoprotection, avec davantage de caméras mobilisées en priorité pour lutter contre la délinquance, plutôt que pour verbaliser les automobilistes.
• Augmenter les effectifs de la police municipale et obtenir davantage de policiers nationaux. Les moyens actuels du commissariat sont largement insuffisants. Le maire et la députée doivent intervenir auprès du ministère de l’Intérieur pour obtenir les renforts indispensables.
• Développer une politique de prévention plus ambitieuse afin d’agir en amont des passages à l’acte.
• Mettre en place un Conseil des droits et des devoirs des familles pour accompagner les parents confrontés à des difficultés éducatives, rappeler les règles de la République et conditionner certaines aides municipales au respect des devoirs qui les accompagnent.
La première des solidarités, c’est de protéger ceux qui vivent de leur travail. Le premier des droits, c’est celui de pouvoir vivre en sécurité, sans avoir à subir la loi des casseurs et des voyous.
Photo 1 Nicolas Pinot

14 juillet 2026

Myriam MENAGER
13/7/2026

Signalement d'une situation particulièrement préoccupante en centre-ville de Colmar

Je souhaite attirer votre attention sur une situation devenue particulièrement préoccupante dans le secteur de la rue de l'Ours et de la rue d'Alspach, en plein centre-ville de Colmar.

Depuis plusieurs mois, les riverains vivent des nuisances quotidiennes qui portent gravement atteinte à leur sécurité, à leur tranquillité et à leur qualité de vie.

Les habitants constatent des allées et venues permanentes de personnes venant dans un appartement du quartier, avec des comportements laissant supposer des activités liées aux stupéfiants. Ces passages s'accompagnent régulièrement de cris, de musique à très fort volume, de disputes, d'altercations et de nuisances sonores jusque tard dans la nuit.

Cette situation est particulièrement inquiétante en raison de la présence de nombreuses personnes âgées, de familles et d'enfants fréquentant le parc situé à proximité immédiate.
Elle pénalise également le restaurant Le 5S, récemment ouvert, dont la clientèle est confrontée à un climat d'insécurité peu compatible avec l'activité commerciale du centre-ville.

Des faits d'exhibitionnisme sur la voie publique, ainsi que des comportements inadaptés et menaçants envers les riverains, ont également été signalés à plusieurs reprises.

L'appartement concerné présente par ailleurs un état de dégradation et d'insalubrité particulièrement préoccupant, avec des nuisances olfactives, des dégradations matérielles et un défaut manifeste d'entretien.

Il apparaît que l'occupant de ce logement bénéficie d'un accompagnement par l'UDAF du Haut-Rhin dans le cadre d'une mesure de protection.

Selon les informations recueillies, les infirmiers intervenant habituellement à son domicile ne seraient plus en mesure d'accéder au logement pour assurer les soins et traitements nécessaires, ce qui laisse craindre une aggravation de sa situation sanitaire.

Ce logement appartient à Immobilière 3F et la copropriété est administrée par le syndic Synchro Immo Colmar. Ces organismes ont été alertés à plusieurs reprises, tout comme les services de la Police nationale et de la Police municipale. Malgré ces différents signalements, la situation perdure et semble même s'aggraver.

Enfin, un chat vivant dans cet appartement a été pris en charge par la SPA après avoir été victime de maltraitance et de négligence. Fortement amaigri et en mauvais état, il était nourri depuis plusieurs mois par des voisins. Ce fait témoigne de la dégradation générale de la situation.

Les riverains ne souhaitent pas stigmatiser une personne manifestement en grande difficulté. Ils demandent cependant que les services compétents puissent intervenir de manière coordonnée afin de protéger cette personne, de garantir l'accès aux soins, de rétablir la sécurité publique et de permettre aux habitants de retrouver un cadre de vie serein.
Michel Spitz
14/7/2026

PINAKOTHEK DER MODERNE : musée d’art moderne à Munich

Inaugurée en 2002, la "Pinakothek der Moderne" est un musée incontournable pour les amateurs d’art moderne et contemporain. Conçue par l’architecte Stephan Braunfels, cette institution fait partie des plus grands musées d’art en Europe, regroupant quatre collections distinctes sous un même toit : art, design, architecture et œuvres sur papier. La collection d’art moderne de la Pinakothek der Moderne reprend exactement là où se termine la présentation de la collection de la Neue Pinakothek, à savoir avec l’art post 1900. On y expose les chefs-d’œuvre du Modernisme classique avec Beckmann, Kandinsky, Klee, Magritte et Picasso. Quant à ceux de la génération suivante, qu’il s’agisse de Bacon, Baselitz, Beuys, Judd, de Koonig, Polke, Twombly ou Warhol, ils représentent les différentes tendances de l’art au XXe et XXIe siècle.
Le musée a été construit sur le site d’une ancienne caserne détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. Sa conception unique vise à créer un lien entre le plan orthonormé du quartier de Maxvorstadt et le tracé historique du centre-ville. L'architecte Stefan Braunfels considère l'architecture d’abord comme un art urbain, nous invite ici à découvrir des corrélations et de nouvelles perspectives surprenantes. Une façade rectiligne en béton blanc et gris est rythmée par de grandes fenêtres et de hautes colonnes. Le cœur du musée s’organise autour d’une impressionnante rotonde centrale coiffée d’une coupole de verre de 25 mètres de haut, qui relie les quatre coins du bâtiment, chacun dédié à une collection spécifique. L’intérieur, avec ses lignes épurées et ses espaces ouverts, reflète parfaitement la diversité des collections exposées. L’ambiance du musée, à la fois spacieuse et lumineuse, favorise la découverte et la contemplation.
À la suite de la réunification allemande, Stephan Braunfels, architecte munichois renommé, s’est illustré en contribuant fortement au remodelage du centre de Berlin par la construction du quartier gouvernemental qui longe la Spreebogen. Il a notamment réalisé différents bâtiments gouvernementaux : la Marie-Elisabeth-Lüders-Haus (MELH) qui abrite la bibliothèque du parlement et des services spécialisés scientifiques, un mémorial du mur de Berlin et la Paul-Löbe-Haus bâtiment qui relie la Chancellerie à la MELH.
Photos © Michel Spitz












Elisabeth Spitz


Par moment nous oublions
La hauteur vertigineuse des falaises,
Les vagues qui viennent éclabousser les malaises.
Lorsque deux pieds se cassent sur une chaise,
Lorsque les hypothèses sont mises entre parenthèses
Au fond de nous, les éclats les plus fragiles finissent en braise.
Tout tremble, même les silences se taisent.
Alors pour entendre le bruit du cœur
Les étoiles se perdent au milieu de la peur.
Des morceaux de douceur s’échappent et s’affolent
Car l’inachevé est resté enfermé en taule.
Les barreaux ont laissé s’échapper l’injustice
Et la tendresse invisible est coincée au fond des cicatrices.
Alors malgré l’incertitude, ressentir plutôt que démontrer.
Percevoir cette lumière intense du soir
Vaut toutes les couleurs dans le noir.
Photo : Vanessa Mos
[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Anne Mansouret
14/7/2026

Ce 14 Juillet 2026, j’ai décidé de boycotter le blockbuster programmé par Emmanuel Macron sur les Champs Élysées et abusivement présenté comme la célébration de la Fête Nationale Française.
De fait, ce spectacle XXL (financé à découvert sur la dette) a été conçu comme un show symbolique à la gloire de Macron L’Européiste et le Mondialiste. En l’honneur de l’impératrice teutonne von der Leyen et du très retors Zelensky, soutenu par les trente-cinq pays de la Coalition des Volontaires, sorte de fan club inconditionnel de la cause ukrainienne.
Voir tout ce petit monde de tordus corrompus s’approprier le 14 Juillet et des militaires ukrainiens défiler sur la plus belle avenue du monde risque de me hérisser le poil.
“Nous allons défiler pour tous ceux qui, en ce moment, sont en première ligne, et en mémoire de ceux qui sont morts au combat.” Ont-ils déclaré avec emphase à la presse.
Oui, mais voilà, les Ukrainiens morts au combat ne me concernent pas plus que ça. J’ai pour les victimes militaires et collatérales ukrainiennes une compassion égale à celle que j’éprouve pour les Russes tués dans ce même conflit.
Ni plus, ni moins.
Je répète que je trouve honteux d’avoir écarté les Russes des commémorations de 2024 alors qu’ils y avaient toute leur place aux côtés des Alliés. Pourquoi les Russes sont ils devenus infréquentables, alors que la bien-pensance politique du moment honore les Ukrainiens ?
En outre, je suis définitivement allergique aux épanchements exhibitionnistes et tactiles de Macron avec ses homologues (en règle générale) et avec Zelensky en particulier.
Alors basta. Cette année, ce sera sans moi.


[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]

13 juillet 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Laurence Muller-Bronn
10/7/2026

DPE : le gouvernement persiste malgré la situation catastrophique du logement, particulièrement pour le bâti ancien.

Je suis intervenue hier soir au Sénat pour défendre mon amendement visant à revenir au DPE dans sa version initiale : un diagnostic énergétique informatif, et non coercitif.

Depuis 2021, les conséquences du DPE obligatoire et opposable sont toujours plus catastrophiques : effondrement du marché locatif, accès impossible à la propriété pour la classe moyenne, asphyxie du secteur immobilier... Quand allons-nous dire STOP ?!?