Traduction

11 août 2026

André Malraux a-t-il sauvé le centre historique de Colmar d’un désastre ?

Amis de la Bibliothèque de Colmar


Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, et à l'occasion de "l'année Malraux" (André Malraux : 1901-1976), nous vous proposons, avec Le Réseau des Bibliothèques de Colmar, une conférence inédite :
André Malraux, a-t-il sauvé le centre historique de Colmar d’un désastre ?
Figure emblématique de la Culture disparue il y a soixante ans, le 23 novembre 1976, André Malraux fut, tout à la fois romancier, critique d’art, penseur, homme d’action, combattant et ministre. Il est considéré par beaucoup comme une grande conscience du XXe siècle. Prix Goncourt pour La Condition humaine, il a très tôt affirmé la place essentielle de l’art dans le destin de l’humanité. Devenu ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle – un ministère créé pour lui en 1959 – il posa les fondements d’une politique culturelle inédite : préserver le patrimoine, soutenir la création et rendre la culture accessible à tous. Les maisons de la Culture, la restauration des monuments historiques, la reconnaissance des artistes et la diffusion de l’art vivant ont durablement transformé le paysage culturel français. Pour Malraux, la culture constituait avant tout une quête de dignité et de transcendance, au cœur de l’expérience humaine.
À l’époque du ministère Malraux, le terme de patrimoine n’avait pas encore la portée qu’il a acquise aujourd’hui. Les mesures que prendra dans ce domaine le ministre d’État chargé des affaires culturelles au début de son mandat, constituent le socle qui va permettre à ses successeurs de créer une direction du patrimoine. Le texte majeur est la loi du 4 août 1962 sur les secteurs sauvegardés, appelée Loi Malraux. Elle est préparée par la prise en compte déjà effective, des abords des monuments historiques (instituée en 1943) par la réglementation concernant les sites urbains. Le risque de voir des quartiers entiers, devenus vétustes et insalubres, livrés à la pioche des démolisseurs, se combine alors avec la nécessité de se rapprocher des procédures du droit de la construction. Il s’agit de prouver qu’on peut moderniser les villes, offrir aux habitants des conditions de vie décentes sans pour autant faire tabula rasa de l’architecture ancienne : rénovation et restauration devraient donc aller de pair. Une des ambitions constantes de Malraux a été de développer les liens entre conservation et création, entre connaissance et appropriation sociale. Avec l’objectif d’inscrire le patrimoine, les œuvres d’art dans l’ensemble de la vie culturelle française.
À Colmar, le « Plan Permanent de Sauvegarde et de Mise en Valeur » est créé par arrêté interministériel du 7 janvier 1966. Il est établi par Bertrand Monnet, architecte en chef des Monuments Historiques dès 1968. Ce plan viendra progressivement se substituer au « Plan de la rénovation urbaine des ilots défectueux de Colmar » confié en 1958 à Gustave Stoskopf, architecte Prix de Rome, inspiré des doctrines hygiénistes héritées du XIXe siècle en proposant la tabula rasa des îlots « insalubres » puis « défectueux », remplacés par des barres. C’est ainsi que naquit l’opération de « Restauration Immobilière du Quartier des Tanneurs », sauvée par la Loi du 4 août 1962. Cette Loi marque un tournant dans la protection du patrimoine architectural urbain qui passe de la protection des monuments à la protection des ensembles urbains.
Le conférencier, Michel Spitz, est architecte, urbaniste et ancien maître de conférences à l’École Nationale d’Architecture de Strasbourg. Il a été pendant trente ans Architecte consultant à la Mission interministérielle pour la Qualité des Constructions publiques. Il est aujourd’hui Adjoint au Maire de Colmar en charge du patrimoine et des grands projets et membre de l’Académie des sciences, lettres et arts d’Alsace. Il est l’auteur de l’ouvrage Architecture sacrée en Alsace (2025, éditions de l’Atelier contemporain) et co-auteur de Hartmannswillerkopf, Monument national de la Grande Guerre en Alsace (2015, éditions du Signe). Avec son bureau, il a notamment assuré la maîtrise d’œuvre des anciens thermes, le Palais Lumière à Evian, de la restauration du Monument National de la Grande Guerre du Hartmannswillerkopf et du Palais des Fêtes de Strasbourg, salle de concert historique de la capitale européenne.
[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Marc Amblard
8/8/2026

À CEUX QUI SOUTIENNENT QUE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE N’AURA PAS LIEU EN 2027


La rumeur circule de plus en plus sur les réseaux sociaux.
Rappelons tout d'abord que cela fait 178 ans (1848) que les élections présidentielles existent en France.
Ensuite, l'article 6 de la Constitution est sans ambiguïté : le président est élu pour cinq ans, et « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». Emmanuel Macron ayant été élu en 2017 puis réélu en 2022, il ne peut donc pas exercer son mandat au-delà de 2027.
Plus important encore, l'article 7 impose l'organisation de l'élection. Il ne laisse aucun choix :
« L'élection du nouveau Président a lieu 20 jours au moins et 35 jours au plus avant l'expiration des pouvoirs du Président en exercice. »
Ce n'est donc pas une élection que le gouvernement pourrait simplement décider de ne pas organiser.
Ni une guerre, ni l'état d'urgence, ni même l'exercice des pouvoirs exceptionnels de l'article 16 ne donnent en eux-mêmes au président un pouvoir lui permettant de supprimer l'élection présidentielle ou de prolonger discrétionnairement son mandat.
Il faudrait distinguer une situation beaucoup plus extrême : une catastrophe ou un conflit rendant matériellement impossible l'organisation du scrutin. On entrerait alors dans une crise constitutionnelle exceptionnelle et la question du report pourrait effectivement se poser. Mais ce serait un report nécessité par l'impossibilité matérielle d'organiser l'élection, pas la suppression de l'élection ni l'octroi d'un 3ème mandat à M. Macron.
D’ailleurs, faut-il rappeler que le gouvernement a officiellement fixé les dates de la présidentielle de 2027 lors du Conseil des ministres du 1er juillet 2026 : premier tour le 18 avril 2027, second tour le 2 mai 2027.
La présidentielle aura bien lieu l’année prochaine, le droit constitutionnel en vigueur ne permettant pas à Emmanuel Macron de décider de l'annuler pour rester au pouvoir.

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9 août 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gilles Casanova
9/8/2026


L’Ukraine annonce qu’elle n’a plus d’armes de défense aérienne, alors que les bombardements russes n’ont jamais été aussi forts. Les manifestations de masse contre Zelensky et son gouvernement déferlent dans les rues. La foule s’affronte aux recruteurs violents.
Et, à Paris, des gens prostituent le journalisme.

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Jak Umbdenstock

Cercle vicieux
Elisabeth Spitz


Je pouvais l’aimer à perte de souffle.
Cet amour est un espoir naufragé.
Une manière de s’oublier.
Cet amour c’est l’éternité d’un instant.
Une lueur après le néant.
Cet amour
C’est une ivresse dans le vide.
Le silence dans les cris
pour trouver l’espérance dans l’oubli.
Cet amour c’est une lumière en pleine chute.

8 août 2026

Yves Hemedinger
8/8/2026

Mauvaise nouvelle

Après avoir obtenu la triste palme du pays d’Europe le plus endetté, nous sommes désormais en train de devenir l’un des plus mauvais élèves en matière d’emploi.
Il serait intéressant de savoir ce qu’en pensent nos élus macronistes locaux, à commencer par notre députée et son binôme, le maire de Colmar ou bien encore la militante pro Macron (totalement amorale) candidate du maire à l’élection partielle de septembre prochain.

7 août 2026

Rémy Brauneisen

Ebersmunster, là où la lumière retrouve la mémoire


Pour reprendre le fil après la pause estivale, il fallait un lieu capable de rassembler les lignes du récit : la beauté, la mémoire, les fondations, les familles, le Rhin supérieur. Ebersmunster s’est imposé naturellement.
Hier, le vice-président de l’association des Amis Abbatiale Ebersmunster, Benoit Adolf, m’a offert une visite guidée personnelle. Un moment suspendu : marcher dans un monument accompagné de quelqu’un qui en connaît les respirations, les détails, les histoires silencieuses. Une manière de renouer avec le fil, doucement, mais avec intensité.

La surprise baroque

Ebersmunster n’est pas une église : c’est une mise en scène de la lumière. Les volumes s’ouvrent comme des voûtes de musique, les couleurs se répondent, les perspectives se déploient avec une précision presque chorégraphique. On y sent la volonté d’élever, de rassembler, de donner forme à une spiritualité ample.

Le pays étichonide, au delà des frontières

Dans cette abbatiale, on perçoit aussi la géographie élargie du récit. Le pays des Étichonides ne s’arrêtait pas aux limites de l’Alsace actuelle : il débordait vers le Brisgau, vers les terres où les Zähringen ont fondé Fribourg, peut être héritiers de Hugues Ier de Nordgau. Ebersmunster appartient à cette constellation : un lieu où les lignages, les influences et les fondations se croisent.

Un seuil pour la suite

Ce billet ouvre une nouvelle séquence : celle des abbatiales, des lieux de fondation, des espaces où l’histoire religieuse rencontre l’histoire des familles. Ebersmunster en sera le premier chapitre.
Le 19 septembre, j’y donnerai une conférence. Aujourd’hui, je voulais simplement partager ce moment de reprise : un lieu, une lumière, une mémoire — et le fil qui continue.
Phil Umbdenstock

- 6/8/2026 - Sécurité renforcée à la Foire aux vins de Colmar... Zapping DNA

Abbaye de Marbach


Du jazz de St Germain à Nina Simone en passant par Antananarivo...
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Vendredi 14 août à 19h
Bernard Hertrich trio & Ludovic de Preissac

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Amis de longue date, le parisien Ludovic de Preissac, piano, et Bernard Hertrich, guitariste de Michel HAUSSER, se retrouveront à Marbach autour de compositions originales et standards de la « Chanson Crooner », aux côtés de Jean-Luc Miotti, contrebasse et Daniel Dupret, batterie.

Pianiste au swing généreux, dans la lignée des Oscar Peterson, Monty Alexander…, Ludovic de Preissac et le trio alsacien nous transporteront dans l’ambiance des clubs de jazz à Saint-Germain-des-Prés.

avec Bernard Hertrich, guitare - Jean Luc Miotti, contrebasse - Daniel Dupret, batterie et Ludovic de Preissac, piano
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je réserve



Samedi 15 août à 17h
Ralah'trio

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La musique rythme le quotidien des malgaches. C’est l’une des composantes fondamentales de leur culture. Loin de se limiter à des rythmes et des sonorités ancestraux, la musique malgache se nourrit de nombreuses influences. Le jazz malgache peut surprendre. Sa singularité réside dans la richesse exceptionnelle de son patrimoine musical et son dynamisme. L'improvisation a une place impor-ante dans les musiques traditionnelles malgaches, par exemple, le Vakodrazana (vakoka = traditions ; razana = ancêtres), pour ne citer que celle-ci. La structure même de la musique traditionnelle explique que le jazz s’est naturellement intégré dans la musique malgache depuis les années 50 où il a été initié par des précurseurs passionnés.

avec Tsanta Randri, claviers, guitare, cithare - Ranto An’iavo, guitare basse, synthé basse, percussions - Titan Randriamasindrazana, batterie, percussions
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je réserve



Dimanche 16 août à 17h
Nina Simone, l'écorchée vive
Grégory Ott & Selia Setodzo

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« Le jazz n'est pas que de la musique, c'est un art de vivre, une manière d'être et de penser » disait Nina Simone, icône de la musique américaine.

Une voix de tout un peuple, une artiste marquée à jamais par la musique de Jean-Sébastien Bach et par son échec à devenir la première pianiste classique noire. Sa musique, toujours empreinte de protestation, reste inclassable : une signature unique entre baroque, spirituals et jazz.

Grégory Ott et Sélia Setodzo nous emmènent sur les chemins de sa révolte et de son engagement. She had a dream...

avec Selia Setodzo, chant - Grégory Ott, piano

Création Bibliothèques Idéales, Strasbourg
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je réserve


Pensez au Pass Jazz pour un accès privilégié à ces 3 concerts d'exception
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Du 12 juillet au 13 septembre
Stéphane Vetter
La tête dans les étoiles

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« Magie du Cœur, magie de la Lumière, je vous dévoilerai, ici, toutes les images de mon âme. Les lieux où la conscience s'ouvre, où vos yeux verront l'invisible. Ouvrez votre Cœur et vous serez dans le Ciel et la Terre ! »

Depuis les années 2000, il se consacre à la photographie de paysages célestes, se déplaçant vers des sites d’observation privilégiés (lac Blanc, crêtes vosgiennes, Grand Ballon, Jökulsárlón en Islande, etc.) L’Islande reste sa destination privilégiée, avec dix-sept voyages depuis 2011.

Stéphane allie sa passion pour l’astronomie à une rigueur scientifique, capturant des phénomènes cosmiques tels que les sprites (lumières transitoires provoquées par les orages), les comètes, les constellations et surtout les aurores boréales. Il combine créativité artistique et rigueur scientifique. Il privilégie les time‐lapses pour montrer le mouvement des aurores et utilise des équipements de haute performance pour capturer les détails les plus fins du ciel nocturne. En mars 2025, il intègre l’équipe de Ciel Austral.

L'exposition est visible lors des concerts.
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découvrez toute la saison


infos pratiques

Soutien à l’abbaye 8€-12€ selon les concerts / caisse du soir
gratuit pour les moins de 12 ans

Réservation en ligne conseillée

Plateau au profit des artistes/buvette

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Vous avez des questions ?
Contacter Laurence au 07 70 13 98 22
Email : culture@abbayedemarbach.org
http://abbayedemarbach.org
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Edouard Dabrowski

Colmar, rue des Clefs

6 août 2026

Elisabeth Spitz

Les chutes du Rhin

Un incroyable spectacle vivant !
Pouvoir s’approcher aussi près des chutes c’est vertigineux, un moment rare où vous sentez la puissance de la nature. Vous n’allez pas ressentir une chute de tension mais une montée d’adrénaline.
Une force indomptable qui jaillit, vous éclabousse et provoque de sacrés remous et palpitations.
Ça tremble à l’intérieur, le cœur pourrait presque vaciller.
Admirez, pleurez, ressentez , remerciez la vie lorsqu’elle vous offre ces moments uniques. Parcourir les passages creusés sous la roche, se poser sur une plate-forme flottante dans le vide et se laisser envelopper par l’intensité des vibrations. Par cette présence vivante, la nature prend la liberté de vous montrer toute sa beauté.










Rheinfall à Neuhausen près de Schaffhouse, en Suisse.
[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Régis de Castelnau
6/8/2026

« Célérusses ! Célérusses ! » Quand, face au naufrage, le système en panique psalmodie une incantation comme un talisman


Comme l’Occident auquel il appartient, notre pays est en bout de cycle. le XXe siècle n’en finit pas de mourir et l’enjeu est désormais d’enfin passer au 21e. La guerre mondiale qui nous oppose à un reste du monde décidé à tourner la page de cette globalisation installée par l’Occident comme forme moderne de sa domination, se déroule sur plusieurs théâtres. Où des dirigeants incompétents et corrompus ont définitivement rompu avec le réel. La France, insérée dans un système européen moribond poursuit sa dégringolade à vitesse constante. Avec à sa tête, un psychopathe minutieux mandaté par la partie la plus corrompue du bloc élitaire. Entouré d’un gang qui se délite, il est minutieux dans la destruction de la Nation, à la tête de laquelle un coup d’État l’a porté. Le naufrage est si proche qu’une partie de l’équipage mesurant son caractère inévitable, est passé du désarroi à la panique et maintenant au sauve-qui-peut. L’appareil judiciaire qui fut pourtant essentiel à l’arrivée de Macron au pouvoir, et à l’exercice de celui-ci, vient de lui notifier à plusieurs reprises que son système ne bénéficierait plus de son soutien. Allant, chose incroyable, jusqu’à rendre à Marine Le Pen une éligibilité, en forme d’investiture pour l’élection présidentielle de 2027.

Désarroi, panique et sauve qui peut

Ce sont maintenant des parties importantes de l’appareil d’État qui prennent la suite et se précipitent vers les canots pour se tenir éloignés des tourbillons qui vont accompagner l’engloutissement politique du macronisme. Aux scandales de corruption, succèdent les tragédies judiciaires, puis les désastres civils, sans que le pouvoir puisse s’opposer à l’énorme montée de rage populaire devant l’évidence de la responsabilité du système Macron, perçu désormais, et à juste titre, comme un fléau. Toutes les diversions grotesques, Barbara Butch, Fedorova, bellicisme inepte, animées par les médias mainstream à la dérive, font long feu. L’opinion publique revient encore et toujours à Macron et ses responsabilités. Ce qui finit par accentuer la panique au sein du bloc élitaire, comme le démontre par exemple l’ahurissante vidéo publiée par Jacques Attali, l’un des principaux organisateurs du coup d’État de 2017. Voyant les fourches se rapprocher, on l’entend gémir qu’il n’y est pour rien, qu’il n’a fait que conseiller et qu’on ne l’a pas écouté.

La France traverse non seulement une crise institutionnelle de « démocratie minoritaire » depuis la défaite de Macron aux législatives 2022, mais aussi une crise politique caricaturale. Deux mouvements politiques ostracisés par le système préemptent une assez large majorité du corps électoral. Il y a d’une part le mouvement gazeux LFI dirigé par un vieux cheval de retour, et d’autre part un parti populiste de droite relativement classique issu de l’épicerie familiale Le Pen. Laissant entre eux, un petit espace à un « extrême centre », conglomérat de semi-groupuscules dirigés par de spectaculaires nullités. Où se côtoient socialistes d’extrême droite, socialistes de droite (il n’y a pas de socialistes de gauche, ça n’existe pas), écologistes vert-de-gris, épaves politiques centristes, survivants opportunistes de partis du XXe siècle en voie de disparition, macronistes de la 1ère heure, macronistes de la 11ème heure, on en oublie. La bataille fait rage pour savoir qui aura l’honneur de briguer la succession de Macron et se ridiculiser le 2 mai prochain.

Reprenons ici la petite revue de détail et publiée ailleurs :

Il y a Édouard Philippe avec ses casseroles judiciaires qui mijotent, et ses accointances suspectes avec les narcotrafics du port du Havre. Gabriel Attal muni de sa couscoussière de cocaïne et des vidéos de ses chemsex. David Lisnard qui ne comprend rien et s’imagine que la France est à l’image de sa ville de Cannes et ses boomers comateux qu’il y croise. Bruno Retailleau, candidat officiel du groupuscule LR, en route vers le glorieux score 2022 de Valérie Pécresse. Le plus répugnant de tous François Hollande, le parjure des accords de Minsk et le président « vomi par les Français » en 2017. Ségolène Royal qui désormais ne pense qu’à une chose, foutre la merde. Olivier Faure, au charisme d’une serpillière humide, et Boris Vallaud qui le lui dispute. Bernard Cazeneuve lugubre croque-mort que personne ne connaît. Thierry Breton, la dernière niaiserie de ce pauvre François Bayrou. L’assureur Xavier Bertrand notre Séraphin Lampion national à nous qu’on a. Élisabeth Borne, avec sa tête de pionne aigrie. Marine Tondelier, bavarde comme une pie, mais complètement paumée dès qu’elle quitte le 11e arrondissement de Paris. François Ruffin, englué dans sa collection de mensonges. Dominique de Villepin qui nous rejoue éternellement son discours à l’ONU de 2003, alors que ce qui nous intéresse, ce sont les explications sur le bradage des sociétés d’autoroute au privé et les rétro commissions qui lui auraient rempli les poches. Et maintenant on nous annonce l’intention de Macron de faire une Medvedev en installant une marionnette pour récupérer le poste en 2032. Lecornu accompagné de son chien ont été présentés par les domestiques de la presse mainstream pour faire le taf. Comme ça n’a pas marché, on a changé de cheval pour prendre Jean Castex. Avec cet argument imparable qu’il aurait réussi à la SNCF ! Les usagers d’un service public effondré apprécieront.

Raphaël Glucksmann, candidat officiel de Macron

Et puis il y en a un autre, que le parti socialiste est allé dénicher il y a quelques années. Raphaël Glucksmann, fils de son père et comme lui, agent véhément de l’hégémonie guerrière américaine et partageant scrupuleusement ses opinions. Affichant dès l’origine les deux caractéristiques de ce genre de profession : la détestation de la France, et le financement direct ou indirect par les agences américaines. Prestement ripoliné par Olivier Faure, voilà qu’on le présente désormais comme un patriote de « gauche ».

Une fois le fou rire passé, on se demande ce que ce type fout là. Parce que c’est quand même curieux, voilà quelqu’un sorti de nulle part lui aussi (tiens tiens), intronisé tête de liste socialiste aux élections européennes en 2018 et systématiquement présenté par tout le système comme un perdreau de l’année aux solides valeurs de gauche républicaine et, pourquoi pas, présidentiable. En occultant, bien sûr, son passé de néocon américain, collaborateur appointé d’un tyran criminel géorgien, et de probable agent américain depuis l’origine. Affligé lui aussi d’un charisme de serpillière humide, il fut totalement discret pendant tout son premier mandat européen. Sa seule marque distinctive politique étant sa liaison avec une speakerine de télévision particulièrement inexpressive.

Mais depuis quelques temps on l’a vu à nouveau pointer le bout du museau et les gazettes en ont assuré la promotion comme futur candidat à la succession d’Emmanuel Macron en 2027. Personne de normalement constitué et disposant de quelques neurones fonctionnels ne pouvait prendre cette hypothèse au sérieux. Toutes ses apparitions faisant apparaître une consternante inconsistance bovine, a priori complètement rédhibitoire. Il y eut certes le fameux épisode où deux journalistes, Patrick Cohen et Thomas Legrand, modèles de servilité macronienne furent surpris, comme curés au bordel, en grande conversation avec des dirigeants du parti socialiste. Pour discuter des modalités de la mise à la disposition du service public de l’audiovisuel, à la candidature de l’ectoplasme, rien que ça. Malgré un certain tintamarre, l’incroyable scandale fut absorbé. Et les journalistes dévoyés, furent confirmés dans leur sale boulot. Nous aurions dû être plus attentifs.

De prestations calamiteuses en prestations si lamentables qu’elles en devenaient terriblement gênantes, la routine s’est poursuivie. Et la perspective même d’une candidature Glucksmann disparut des radars.

Mais Emmanuel Macron a de la suite dans les idées. Depuis le début, il a fait des soi-disant « ingérences étrangères » un des éléments essentiels des manipulations, qu’il entend mettre en œuvre pour truquer l’élection présidentielle de 2027. Il l’a annoncé dès ses vœux de fin d’année 2025, et ses factotums les plus zélés (Barrot et Nunez) sont passés à la mise en œuvre. Comprenons-nous bien, il s’agit exclusivement des soi-disant « ingérences russes », les américaines et les israéliennes bien réelles celles-ci ne sont absolument pas concernées. De projets de loi, en création de commissions indépendantes (défense de rire), en passant par l’invention du concept fasciste « d’ingérence intérieure », la chasse aux mal-pensants a redoublé.

Concernant la Russie, petite alerte en mode test mi-juillet, avec l’annonce d’une « opération de désinformation russe » dirigée contre Édouard Philippe. Personne n’a rien vu, rien entendu et ne l’a par conséquent prise au sérieux. Comment les Russes qui ont quand même d’autres chats à fouetter, pourraient-ils s’intéresser au Fantomas du Havre. Et puis soudain, changement de braquet, nouvelle alerte : les Russes attaquent ! Et cette fois-ci la cible de cette nouvelle opération est le brillant Raphaël Glucksmann. Là non plus, il n’y a rien, personne n’a rien vu ni entendu, mais ce coup-ci ça va changer, parce que le système est en ordre de bataille. Et devinez qui sont les premiers à porter le pet ? Le Canard enchaîné évidemment, qui comme chacun sait travaille à la commande, et a été le déclencheur de l’opération Fillon en 2017 aboutissant à l’élection de Macron. Auquel il a manifesté depuis cette date une scrupuleuse indulgence. Pour faire bon poids on implique Edwy Plenel, le célèbre Moustache fraudeur fiscal, également travailleur à la commande. Et pourquoi pas le faux opposant Blast généreusement soutenu financièrement par l’État ? L’opération est grossière, mais Glucksmann lui-même se précipite, soutenu bruyamment par toute la macronie. Le parti socialiste en tête évidemment, mais aussi tous les journalistes de la presse mainstream y vont de leurs commentaires outrés. Chacun vilipende ces horribles moujiks, dénonce cet attentat contre une démocratie française en si bonne santé, cette volonté de déstabiliser notre société. Il ne manque personne pour venir au secours de la république menacée. La grossière opération macronienne est plus qu’évidente, mais au sein de la cohorte outrée on procède par affirmations. Il n’y a personne pour réclamer la publication des éléments permettant de caractériser la réalité de l’horrible agression. Ou pour se demander ce que les Russes, là aussi, qui ont quand même quelques problèmes sérieux à régler, auraient à faire de l’infinitésimal Glucksmann.

Le ralliement de Jean-Luc Mélenchon

Jusqu’à Jean-Luc Mélenchon qui publie un tweet absolument consternant dans lequel il se range directement derrière Emmanuel Macron dans la dénonciation de l’ingérence russe en réclamant même l’activation de textes répressifs liberticides (!) pour mettre fin à ces « ingérences étrangères ». Pour faire bon poids on parle de l’ingérence israélienne de Toulouse, mais cela ne trompe personne. Il s’agit bien d’un alignement derrière une opération venue directement de l’Élysée. Alignement qui dit plusieurs choses.

Depuis 2017 où il n’avait pas appelé à voter Emmanuel Macron au deuxième tour de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon l’a toujours soutenu après son virage Terranova de 2018. En 2022, que ce soit au deuxième tour de la présidentielle ou lors des législatives bizarrement transformées en élections pour un premier ministre (!). Il l’a même ensuite carrément sauvé, en 2024 en inventant un soi-disant front républicain, qui n’a eu pour effet que de maintenir Macron au pouvoir, alors que sa défaite politique aurait pu être totale, et son départ par destitution ou démission obtenu. Ces trois ans de répit pour Macron, de cauchemar supplémentaire pour la France, c’est à Jean-Luc Mélenchon que nous les devons. Avec un groupe parlementaire macronien qui aurait dû disparaître, trois ans de Braun-Pivet maintenue au perchoir, un parti socialiste revigoré, avec François Hollande ressuscité d’extrême justesse, soutenant, sans participer, le gouvernement Lecornu.

Et comme le feuilleton grotesque se poursuit, Mélenchon en remet une couche. Gabriel Attal englué dans une attaque boomerang contre les gens du voyage avec laquelle il se ridiculise, cherche la parade. Toute trouvée ! Le voilà qui glapit : « moi aussi, moi aussi je suis ingéré ! Moi aussi les moujiks m’ingèrent » donnant une ampleur supplémentaire à la farce. Et cette fois-ci le patron de LFI, après NUPES, NFP, Front républicain, ne propose rien de moins qu’un grand « Front Commun » avec les candidats de l’extrême centre qui passent leur temps à l’injurier en le traitant d’antisémite ! Pour recevoir immédiatement une réponse enthousiaste de Lecornu. Et comme première étape pour cette nouvelle grande alliance, Mélenchon insiste pour l’adoption d’un texte liberticide.

Mais quand on y réfléchit, comment être surpris ? On peut considérer que l’enjeu essentiel de la présidentielle de 2027 est bien de mettre fin au système Macron, dernier fondé de pouvoir en date de l’oligarchie néolibérale. De casser les reins de l’expérience de l’extrême centre fascisant que celui-ci met en œuvre. De rouvrir enfin, par effet de rupture, un nouveau champ des possibles. Et ceci dans l’intérêt de la France. Mais pourquoi voudrions-nous que Jean-Luc Mélenchon partage cette analyse et même ces objectifs ? Amélie Ismaeli a réalisé un travail de recension de toutes les occurrences utilisées depuis neuf ans pour accuser les Russes. De l’opposition à la réforme des retraites, en passant par les Gilets jaunes, les punaises de lit, l’affaire Epstein etc. etc. jusqu’à la dernière, l’accusation d’avoir mis le feu à la forêt des Landes.

Avec son ralliement au thème des « ingérences russes » utilisées depuis l’origine par le système Macron pour toutes les manifestations d’opposition à la mise en œuvre de ses politiques par le psychopathe de l’Élysée, Jean-Luc Mélenchon vient de nous donner la réponse. Il doit savoir que s’il atteint le deuxième tour de la présidentielle, il ne sera pas élu président de la République. Même ce soudain alignement sur le macronisme ne pourra pas lui garantir la possibilité d’un nouveau front républicain au deuxième tour contre Marine Le Pen. Ses objectifs sont probablement plus simples, plus prosaïques, plus personnels. L’intérêt national n’y pèse pas lourd. Politicien professionnel socialiste il a été toute sa vie, politicien professionnel socialiste il restera. Sa meilleure chance sera de renforcer son groupe parlementaire, de continuer à diriger son « mouvement gazeux » et de remplacer définitivement et enfin le parti socialiste. Ceux qui espéraient plus pour notre pays, dont l’auteur de ces lignes, sont des rêveurs. Dans la partie historique qui est en train de se jouer, la place de Mélenchon sera celle d’un figurant.

En attendant, ce que l’épisode Glucksmann vient de nous apprendre, ou plutôt de nous confirmer des intentions d’Emmanuel Macron, c’est sa volonté maintenue de tenter de truquer l’élection. À l’aide de la soi-disant lutte contre les « ingérences russes » et avec l’investiture qu’il vient de donner par système macronien interposé au catastrophique Raphaël, devenu par cette opération son candidat marionnette officiel. Il est probable que rien de tout cela ne marchera. Les marges de manœuvre du kéké de l’Élysée sont désormais beaucoup trop étroites. La haine du pays est trop forte, sans compter celle de ceux de son camp que le pervers a tant humiliés, et devant le spectacle des fourches qui se rapprochent, une partie de ceux qui l’ont soutenu et protégé l’ont désormais lâché. Et face à l’iceberg qui se rapproche, ils ont réservé leur place dans les canots.

Quant à Glucksmann, comme Macron, il finira dans les poubelles de l’histoire.


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4 août 2026

Edouard Dabrowski

Huguette Dreikaus
3/8/2026


Je suis consternée.
Aux abords de la foire aux vins à Colmar, on arrive avec la voiture à l’entrée du parking, je présente ma carte PMR.
« Chez nous, ça ne compte pas, il faut une carte de stationnement spéciale pour la FAV. »
J’ai dit que ma carte est une carte de stationnement. Arrive la chef pour renfort qui me dit
« Le parking de la foire est privé, nous, ici, on fait qu’est-ce qu’on veut. »
Hopla !
En plus avec nous, pour parler pour bloquer la file donc...

2 août 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gilles Casanova
31/7/2026


Si le Rassemblement national se propose de faire la même politique totalitaire que Macron et l’extrême centre, aux ordres de Bruxelles/Berlin/Washington, les Français préféreront l’original.
Adieu l’Élysée.
Syndrome Jospin.

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