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9 avril 2026
Nathalie Aubert
9/4/2026
Mais où est Théo Bernhardt notre député Alsacien ?
9/4/2026
Mais où est Théo Bernhardt notre député Alsacien ?
Si je me réjouis que l’Assemblée nationale ait enfin voté la proposition de loi visant à sortir l’Alsace du Grand Est, l’absence sur la photo de famille de notre député Alsacien, est une honte.
Ils veulent nos voix, mais pas nos gueules !
Cet entre-soi politique, méprisant et calculateur, doit cesser.
Soyons clairs : sans les voix du Rassemblement national et de l’UDR, ce texte n’aurait jamais été adopté. Ce sont nos députés, constants et déterminés depuis le début, qui ont permis cette avancée attendue par tant d’Alsaciens.
Alors oui, voir certains s’approprier aujourd’hui cette victoire en oubliant volontairement ceux qui l’ont rendue possible est tout simplement inacceptable.
La réalité est simple : sans nous, cette loi ne serait pas passée.
Que cela plaise ou pas !
Nathalie Aubert
8/4/2026
8/4/2026
Ce soir, nous avons participé à notre tout premier conseil municipal.
Le spectacle qui nous a été donné est profondément regrettable et choquant.
Le maire a fait le choix délibéré d’exclure l’ensemble des élus des groupes d’opposition de toute représentation au sein des organismes extérieurs.
Une décision assumée qui est, dit-il, conforme à ce qui se pratique dans les autres instances.
C’est faux car en qualité d’élue régionale d’opposition je siège dans des organismes extérieurs comme le CREPS !
Cette méthode interroge sérieusement sur le respect du fonctionnement démocratique.
Cette mise à l’écart ne nous fera pas taire.
À défaut de siéger dans ces organismes, nous irons encore davantage sur le terrain, à la rencontre des habitants, des forces vives, des entrepreneurs, des commerçants et nous porterons leur voix avec détermination et une exigence intacte plus forte que jamais lors des prochains conseils municipaux.
Ce choix d’invisibiliser les oppositions relève d’un manque total de volonté de pluralisme de cette mandature.
Yves Hemedinger
9/4/2026
Conseil municipal : ça commence mal
9/4/2026
Conseil municipal : ça commence mal
Dès la première séance, le maire et sa majorité verrouillent le débat démocratique.
Avec un écart aussi serré, nous attendions du respect et de l’ouverture et plus d’humilité. Nous avons eu l’inverse.
En tout cas? il ne semble pas avoir compris que 63 % des votants n’ont pas voulu le reconduire comme maire, oubliant que jamais un maire de Colmar n’a été aussi mal réélu.
Nous ne laisserons pas faire.
Nous serons vigilants et déterminés.
Nous défendrons tous les Colmariens, sans exception.
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Frédéric Bierry
8/4/2026
L'Assemblée nationale dit « oui » à l'Alsace
8/4/2026
L'Assemblée nationale dit « oui » à l'Alsace
Ce mercredi soir, les députés ont adopté en première lecture la proposition de loi n°1800, qui ouvre la voie à une collectivité unique alsacienne, réunissant les compétences départementales et régionales.
Depuis 2015, l'Alsace porte cette espérance : que la République lui reconnaisse le droit d'être pleinement elle-même.
Ce vote est cette reconnaissance. Celle d'un territoire qui, depuis la création de la Collectivité européenne d'Alsace en 2021, a démontré qu'il sait assumer pleinement, avec efficacité, les missions qui lui sont confiées.
C'est une étape décisive, qui répond à une attente démocratique forte, portée sans relâche par les Alsaciennes et les Alsaciens, les élus locaux et les parlementaires.
La représentation nationale reconnaît aujourd'hui que l'Alsace est prête à aller plus loin : exercer davantage de responsabilités, pour une action publique plus lisible, plus cohérente, plus proche.
Je salue l'engagement des 95 députés issus de 6 groupes parlementaires qui ont choisi de porter ensemble ce projet transpartisan, rendant ce vote possible.
Le chemin continue. L'Alsace avance.
Avec les élus et les Alsaciennes et les Alsaciens, nous poursuivrons cet effort collectif, avec détermination, pour donner à notre territoire les moyens d’agir pleinement au service de ses habitants.
Julie Varadero
8/4/2026
Le regard des gens qui me voient passer me rappelle celui qu'ils posaient sur nous quand une manifestation passait en ville : un regard qui juge, qui méprise. Je vois le défaitisme dans les yeux de certains. D'autres baissent les yeux. Évidement, et heureusement, tout le monde ne nous crachait pas dessus, du moins au début. Avec le temps, le son des klaxons s'est atténué, le soutien s'est peu à peu transformé en agacement et en indifférence, parfois même en critique, violence, agression. Et si je suis passée par la haine, la tristesse, et la nostalgie, j'essaye de trouver la force de pardonner. Mais je n'oublie pas. Le mouvement Gilet jaune n'était peut-être pas LA solution miracle. Il y a eu du très beau et du très moche.
Alors quand j'entends aujourd'hui « où sont les Gilets jaunes ? Ils sont sortis pour l'essence à 1,50€ et aujourd'hui il ne se passe rien ».
Oui, où sont-ils ? La vraie question est « qui sont-ils ? » Eh oui ! Les Gilets jaunes c'est toi, c'est moi, c'est ton père, ta cousine, ton voisin, ta collègue, tous âges, tous horizons, toutes classes sociales, tous partis, tous métiers, toutes origines.
C'était ça, la grand force de ce mouvement : juste des humains, tout le monde pouvait participer. La seule exigence c'était de le faire avec cœur et sincérité. Et si beaucoup se battaient pour bien plus que le prix de l'essence, tous ont beaucoup perdu : amis, famille, travail, enfants, œil, main, logement. Aujourd'hui, on continue de se reconstruire, on essaye de retrouver une vie "normale". Voilà ce que font les Gilets jaunes. Tant qu'il y aura des "ils", des "vous", des "nous", nous serons divisés.
Mais si les cons du monde entier voulaient se donner la main, on obligerait les fous à ranger leurs jouets, leurs chars, leurs canons, leurs avions, et nous pourrions enfin nous promener en paix sur les jardins de la terre qui sont si jolis quand on n'y fait pas la guerre. (Roland Magdane)
Alors soyons des cons, mais des cons unis !
[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]
[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Georges Kuzmanovic
8/4/2026
Cessez-le-feu Iran–États-Unis – victoire iranienne ou prélude à l'intensification de la guerre
8/4/2026
Cessez-le-feu Iran–États-Unis – victoire iranienne ou prélude à l'intensification de la guerre
Cessez-le-feu fragile, victoire revendiquée par tous. L’Iran crie succès, Washington parle de triomphe, mais rien n’est réglé. Désaccord sur le Liban, détroit d’Ormuz sous tension, négociations incertaines. Est-ce le début d'une paix ou une pause stratégique avant une possible reprise de la guerre ?
Un cessez-le-feu fragile qui ressemble à une victoire iranienne, mais peut masquer une pause stratégique
Après plus de cinq semaines d’affrontements, l’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre l’Iran et les États-Unis, incluant Israël mais entouré d’ambiguïtés majeures, apparaît moins comme une sortie de crise que comme une suspension instable. Les déclarations contradictoires, l’incertitude sur le Liban, l’absence d’accord clair sur les termes politiques et les mouvements militaires en cours suggèrent une pause tactique davantage qu’un véritable tournant. À ce stade, la situation peut donner l’impression d’une victoire iranienne, mais cette lecture reste précaire tant les paramètres militaires et diplomatiques demeurent mouvants.
Des scènes de liesse ont été observées en Iran, où l’annonce du cessez-le-feu est perçue comme la preuve que le pays a tenu face à une campagne militaire destinée, selon Téhéran, à provoquer l’effondrement du régime. À Washington, à l’inverse, l’administration américaine affirme avoir remporté une « victoire décisive ». Ce double récit illustre, certes, le fait que chacun parle à sa population cible, mais surtout l’incertitude stratégique du moment. Car si victoire américaine il y a, elle paraît paradoxale. Le régime iranien est toujours en place, l’Iran conserve sa capacité de nuisance régionale et sa puissance militaire balistique, et le détroit d’Ormuz s’impose désormais comme un levier politique central contrôlé par l'Iran.
Une victoire aux conséquences stratégiques inversées
Dans cette configuration, la victoire revendiquée par Washington pourrait se traduire par un résultat inverse à l’objectif initial. L’Iran demeure intact politiquement malgré les frappes, le détroit d’Ormuz devient un instrument de pression durable, les monarchies pétrolières apparaissent plus vulnérables, et l’Iran se trouve renforcé comme puissance régionale incontournable. À terme, cela pourrait conduire à un repositionnement stratégique où certains États du Golfe chercheraient davantage à composer avec Téhéran, sous l’ombre portée de la Chine et de la Russie.
Le cessez-le-feu prévoit la réouverture du détroit d’Ormuz pendant deux semaines, mais selon des modalités largement favorables à l’Iran. Les navires devront obtenir l’autorisation des forces iraniennes, et la possibilité d’un péage a été évoquée. Avec près de 3 000 navires en attente et moins de 200 passages quotidiens possibles, la reprise du trafic s’annonce lente et sous contrôle. Ce mécanisme transforme Ormuz en outil politique et économique. Même symbolique, un droit de passage représenterait des recettes quotidiennes importantes et surtout une reconnaissance de facto du rôle iranien dans la sécurisation du détroit.
Cette évolution est l’un des effets stratégiques majeurs du conflit. Avant la guerre, la fermeture d’Ormuz restait une menace théorique. Les combats ont démontré que quelques drones, mines et embarcations suffisaient à perturber durablement la navigation mondiale. Le détroit devient ainsi une arme stratégique permanente. Ce basculement constitue probablement l’un des échecs d’analyse les plus significatifs pour Washington et ses alliés.
Un accord encore flou et contesté
Les contours du cessez-le-feu restent néanmoins très incertains. Les autorités iraniennes évoquent un plan en dix points servant de base aux négociations, comprenant la levée des sanctions, des garanties de non-agression, la reconnaissance de l’enrichissement nucléaire et un rôle iranien dans la gestion d’Ormuz. La Maison Blanche affirme au contraire que ces conditions ne correspondent pas à l’accord conclu. Cette divergence traduit l’absence de texte commun et confirme le caractère fragile de la trêve.
La médiation aurait été rendue possible par l’intervention du Pakistan, avec un rôle décisif de la Chine, qui se serait proposée comme garant du processus. La Russie a également pesé en arrière-plan. Cette configuration diplomatique illustre l’émergence d’un cadre de négociation où les puissances occidentales ne sont plus seules maîtresses du jeu. L’ouverture de discussions à Islamabad confirme cette évolution vers une diplomatie multipolaire.
Mais la principale zone de friction concerne le Liban. L’Iran affirme que le cessez-le-feu inclut ce théâtre. Israël et les États-Unis soutiennent l’inverse. Le bureau du Premier ministre israélien a explicitement indiqué que les opérations contre le Hezbollah dans le sud du Liban se poursuivraient. Des frappes israéliennes ont d’ailleurs été signalées peu après l’annonce de la trêve. Cette divergence crée un risque immédiat de reprise des hostilités.
Téhéran a déjà averti que la poursuite des frappes au Liban pourrait remettre en cause la réouverture du détroit d’Ormuz. Ce lien entre Liban et navigation maritime transforme la trêve en équilibre extrêmement fragile. La guerre pourrait reprendre non pas directement entre l’Iran et les États-Unis, mais par escalade indirecte via le Hezbollah.
Une pause stratégique plutôt qu’une paix
Plusieurs hypothèses circulent sur les motivations réelles du cessez-le-feu. Les États-Unis pourraient chercher à gagner du temps pour repositionner leurs forces dans la région. L’observation des mouvements militaires (concentration ou dispersion) sera déterminante pour comprendre l’intention stratégique. Certains analystes évoquent la nécessité pour Israël de reconstituer ses stocks d’intercepteurs après des semaines d’engagement intensif. D’autres avancent l’hypothèse d’un arrêt temporaire après l’échec d’opérations offensives récentes.
Le Pentagone a d’ailleurs laissé entendre que la campagne militaire pourrait reprendre immédiatement si les négociations échouent. Cette position confirme que le cessez-le-feu n’est pas conçu comme une paix, mais comme une suspension conditionnelle. Dans ce contexte, chaque camp tente de transformer la pause en avantage stratégique.
Les divisions internes iraniennes jouent également un rôle. Les partisans d’une escalade militaire auraient été déçus par la trêve, tandis que les pragmatiques y voient une opportunité de consolider les gains politiques. Le régime sort affaibli matériellement, mais renforcé symboliquement. Le peuple iranien reste la principale victime, confronté à des destructions importantes et à un probable durcissement politique interne.
Un échec stratégique pour Washington et Tel-Aviv ?
Le conflit met en lumière une double erreur d’analyse majeure. La première concerne la résilience du système politique iranien. Malgré l’élimination de nombreux responsables, la structure de commandement a continué de fonctionner. Le pari d’un effondrement rapide ne s’est pas réalisé. La seconde erreur concerne le détroit d’Ormuz, devenu un levier stratégique majeur pour Téhéran.
À ces éléments s’ajoutent des conséquences géopolitiques plus larges, à savoir une crédibilité américaine fortement écornée, un accroissement de la puissance de la Chine et de la Russie, l'affirmation d’une diplomatie alternative menée par les pays du Sud Global. La tentative au Conseil de sécurité de l’ONU d’autoriser l’ouverture du détroit par la force a échoué face au veto russo-chinois. Ce blocage illustre l’impossibilité d’une solution coercitive internationale et renforce la centralité de la négociation.
Dans ce contexte, la trêve apparaît comme une sortie diplomatique après l’échec de la stratégie militaire. La force n’a pas permis d’obtenir les objectifs politiques initiaux. La diplomatie, soutenue par des puissances extérieures, impose désormais le tempo.
Une paix encore improbable
Malgré l’arrêt temporaire des combats, les chances d’une paix durable restent faibles. Les divergences sur le Liban, l’absence d’accord sur les conditions politiques et la possibilité d’une reprise rapide des opérations maintiennent un risque élevé d’escalade. Chaque cessez-le-feu dans ce conflit a jusqu’ici précédé une nouvelle phase de combats.
Si la situation se stabilisait, l’Iran pourrait apparaître comme le principal bénéficiaire stratégique : maintien du régime, reconnaissance implicite de son rôle régional, contrôle sur Ormuz, renforcement diplomatique, perception internationale très positive dans le Sud Global. Mais cette lecture dépend entièrement du respect de la trêve. La moindre violation pourrait relancer le cycle de confrontation.
Pour l’heure, le cessez-le-feu ressemble à une victoire iranienne sur le plan politique, mais à une victoire instable, suspendue à des équilibres militaires fragiles. La guerre n’est pas terminée ; elle est simplement entrée dans une phase d’incertitude où diplomatie et stratégie s’entremêlent. Les prochains jours, et notamment la question du Liban et les mouvements militaires américains, détermineront si cette pause marque le début d’un compromis durable ou seulement l’entracte d’une nouvelle escalade.
D'ailleurs, à l'heure où nous écrivons et selon l'agence iranienne officielle Fars, le détroit d'Ormuz semble à nouveau être bloqué par l'Iran, suite à l'attaque israélienne sur le Liban (à Beyrouth) qui selon les premiers bilans aurait fait plus de 90 morts et plus de 720 blessés selon le ministère de la santé libanais.
Tout est fragile et instable.
8 avril 2026
Elisabeth Spitz
Des mots glacés par des voix usées,
Des parfums imbibés de souvenirs rouillés,
Des mots qui se penchent en tremblant
Pour être admirés un instant.
Des regards qu’on aurait dû imprimer
Avant que tout s’évapore en fumée.
Jamais la vie ne doit se négocier.
Jusqu’au bord des larmes,
Le cœur fait du vacarme.
Jusqu’au dernier souffle
L’écouter avant que la vie s’essouffle.
Des mots glacés par des voix usées,
Des parfums imbibés de souvenirs rouillés,
Des mots qui se penchent en tremblant
Pour être admirés un instant.
Des regards qu’on aurait dû imprimer
Avant que tout s’évapore en fumée.
Jamais la vie ne doit se négocier.
Jusqu’au bord des larmes,
Le cœur fait du vacarme.
Jusqu’au dernier souffle
L’écouter avant que la vie s’essouffle.
7 avril 2026
Loïc Jaegert-Huber
7/4/2026
On apprend ce soir que le Président de la Région Grand Est, Franck Leroy, dans une communication adressée à l'ensemble des députés, a indiqué que la proposition de loi visant à simplifier le millefeuille territorial par la collectivité unique [alsacienne] rappelait les "heures sombres" de l'Histoire.
Disons-le clairement, une telle comparaison est une honte !
Alors que le débat est en cours à l'Assemblée nationale, chacun devrait mesurer ses mots. Comparer une réforme administrative discutée dans le cadre républicain à des périodes tragiques de notre histoire est excessif, déplacé et totalement indigne du débat démocratique.
Encore une fois, de quoi parle-t-on réellement ?
D'une proposition simple ! Faire de l'actuelle Collectivité européenne d'Alsace une collectivité à statut particulier, exerçant à la fois les compétences d'un Département et d'une Région. Rien de plus, rien de moins !
Ce type d'organisation existe déjà ailleurs en France : la Corse, la Métropole de Lyon, la Ville de Paris et même Marseille dans un autre registre institutionnel. Personne n'y voit une menace pour l'unité nationale.
Contrairement à certaines caricatures, les Alsaciens ne demandent ni l'indépendance, ni l'autonomie politique. Ils demandent une chose beaucoup plus simple, à savoir, une organisation publique plus lisible, plus cohérente et plus proche du terrain. C'est tout !
Depuis 2016, le Grand Est a montré ses limites. Trop vaste, trop hétérogène, trop éloigné de ses réalités historiques, économiques et transfrontalières, il peine à entraîner pleinement les territoires. Et c'est (aussi) la Cour des comptes qui dit cela ! L'enjeu n'est pas identitaire, il est institutionnel, démocratique et opérationnel.
Ce que demandent les Alsaciens, ce n'est pas moins de France, c'est mieux d'Alsace dans la France mais aussi mieux d'Alsace dans l'Europe rhénane.
Des Alsaciennes et Alsaciens fiers de leur histoire, fiers d'être Français, fiers d'être européens et qui veulent simplement que l'action publique soit organisée de façon plus efficace, pour la France toute entière !
Moins de confusion, moins d'éloignement, moins de millefeuille.
Plus de cohérence, plus de proximité, plus d'efficacité.
C'est cela le vrai sujet et il mérite mieux que des amalgames historiques aussi grossiers !
5 avril 2026
Michel SPITZ
5/4/2026
Le samedi 4 avril 2026 restera gravé dans les mémoires comme un nouveau moment d’exception du Festival de Pâques. L’Orchestre national de Mulhouse sous la direction de Marc Coppey, accompagné du Chœur de Haute-Alsace et du Chœur du philharmonique de Strasbourg, sous la direction de Catherine Bolzinger ont offert une soirée exceptionnelle avec le célèbre clarinettiste français, Pierre Génisson. Dans la nef comble de l’église Saint-Matthieu, ce programme de musique symphonique consacré à Verdi, Mozart puis Fauré et Brahms alliait virtuosité et sensibilité. Un moment fort du Festival.
Verdi a composé avec La Force du destin sa plus belle Ouverture. Elle est une œuvre aussi tragique que politique. Cette « Sinfonia », la dernière du compositeur reprend quelques-uns des plus beaux motifs de l’opéra. Souvent donné en concert, l’invention mélodique n’est pas pour rien dans le succès de l’ouvrage.
La pièce maîtresse du programme est le sublime concerto pour clarinette du compositeur. Ultime œuvre instrumentale de Mozart, elle est composée quelques semaines avant sa mort, en 1791. “La portée spirituelle et symbolique de ce concerto est immense”, déclare Pierre Génisson. L’irrésistible Adagio, dont l’ensorcelant thème initial, s’élève avec tant de douceur au-dessus des cordes, demeure l’une des pages les plus bouleversantes du répertoire, dans sa simplicité et sa pureté. Plus proche de l'intimité de la musique de chambre que du dramatisme des concertos, c'est probablement la plus fameuse œuvre pour clarinette du répertoire. La clarinette de Pierre Genisson est un ravissement permanent, jamais elle ne cherche à s’imposer, tout est d’une suprême élégance. Il y campe des personnages contrastés et hauts en couleurs, qui brûlent les planches, crient, chantent, jouent, rient, murmurent… Une musique où se dit certainement une attitude devant le destin et qui consiste à célébrer la vie et non de s'en plaindre. Un sommet donc, avant les accents funèbres du Requiem.
Gabriel Fauré écrit la musique de scène de Pelléas et Mélisande, il en extrait une suite qu’il orchestrera lui-même, reprenant la célèbre Sicilienne et la Mort de Mélisande. Une page délicate à la flûte, soutenue par les harpes, évoque « une fille aux cheveux de lin descendant jusqu'au pied de la tour ». Cet air ensoleillé, à l'instrumentation parfaite, montre combien Fauré excellait dans l'élaboration des splendides sonorités de la flûte, de la harpe et des cordes, un apaisement semblable à une interruption de temps. L’orchestre, sous la baguette de Marc Coppey, dans un délice d’équilibre et de verve mélodique, laisse couler La musique pour qu’elle trouve sa juste place.
Le Chant du Destin (Schicksalslied) de Johannes Brahms est créé en 1871. De même que, dans son Requiem, la douce espérance, consolatrice, vainc l’horreur de la mort, de même, le tragique du destin humain fait place, dans le dernier mouvement confié aux seuls instruments, à un apaisement lumineux. Johannes Brahms y déploie une finesse chorale autour de méditations sur la condition humaine, à travers les adaptations qu’en ont respectivement faites Hölderlin et Goethe. Brahms a créé là, une œuvre musicale intemporelle qui impressionne dans cette église. Grâce à une orchestration brillante, Brahms crée un climat fait de tendresse, de compassion et de piété, et prouve qu'il ne partage pas la vision pessimiste de Hölderlin. Le Chant du destin s'éclaire de nuances délicates, de belles sonorités d'orchestre ; une œuvre chantée et jouée avec une ferveur communicative.
Photos Edouard Dabrowski
L'Œil Grand Ouvert
Les 11èmes Rencontres Photographiques arrivent à Colmar
Horaires
• Vendredi 8 mai → 10h–18h
• Samedi 9 mai → 10h–18h
• Dimanche 10 mai → 10h–17h
Koïfhus – Colmar
Entrée libre
Les 11èmes Rencontres Photographiques arrivent à Colmar
Le club L’Œil Grand Ouvert investit à nouveau le Koïfhus pour un événement devenu incontournable.
Et cette année, une grande première : 3 jours d’exposition et une bourse photo !
Et cette année, une grande première : 3 jours d’exposition et une bourse photo !
Du 8 au 10 mai 2026
Pendant trois jours, laissez-vous embarquer dans un univers d’images, de regards et de rencontres autour de la photographie.
Au programme :
• Les œuvres personnelles des photographes du club
• Un studio “Portraits” ouvert à tous (seul, en duo ou en groupe)
• Une tombola pour gagner un tirage 30x40
• Grande nouveauté : une bourse photo le dimanche 10 mai
L’occasion de chiner, échanger et dénicher du matériel ou des pépites photo.
Au programme :
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• Une tombola pour gagner un tirage 30x40
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Horaires
• Vendredi 8 mai → 10h–18h
• Samedi 9 mai → 10h–18h
• Dimanche 10 mai → 10h–17h
Koïfhus – Colmar
Entrée libre
4 avril 2026
Michel Spitz
4/4/2026
UN GRAND MODIGLIANI AU MUSÉE UNTERLINDEN
4/4/2026
UN GRAND MODIGLIANI AU MUSÉE UNTERLINDEN
Le Quatuor Modigliani, dont le seul nom réjouit et émeut d’avance, fait indéniablement partie de la cour des grands. Invité régulier des salles les plus prestigieuses dans le monde entier, il est devenu l’un des ensembles à cordes français les plus reconnus du monde musical. Pour aller au bout de son idéal, celui de toucher le public par une identité esthétique et sonore qui porte une signature et assouvit le désir de tracer sa propre voie, le quatuor s’est approprié, la devise d'Amedeo Modigliani, le célèbre peintre : « Ton devoir réel est de sauver ton rêve ».
À une époque où chacun cherche à couvrir la voix de l’autre, le quatuor nous rappelle que l’harmonie naît, de l’écoute active de l’autre et de la responsabilité individuelle. N’est-ce pas la forme de démocratie, aussi fragile qu’exigeante, qui incarne l’un de nos idéaux collectifs les plus élevés ? Une école de l’altérité où chacun apporte sa pierre à l’édifice sans jamais chercher à dominer. Ainsi Goethe compare le quatuor à cordes à la conversation de « quatre personnes raisonnables ». Raison, progrès, clarté, sérieux et simplicité… Une définition qui place cette formation sous le signe de la civilité, de la responsabilité individuelle et de la confiance dans la raison partagée.
Au programme de la soirée, Kurtag, Beethoven et Brahms. Ainsi les Modigliani sondent les romantiques à la lumière des mouvements éclairs des Microludes du Hongrois György Kurtág composés en 1977 en leur insufflant gravité et profondeur. Souvent comparée à celle du viennois Anton Webern à cause de cette brièveté dans le temps et dans l’espace. Visiblement passionné jusqu’au bout de l’archet, chaque musicien adopte un son élégant et léger, dont le volume global incarne une présence qui ne s’impose pas mais que chacun écoute, avec respect, attendant la phrase suivante. Le public colmarien qui mesurait sa chance, ne s’y trompe pas : il assiste là à un sommet d'intégration des voix, d’élégance, de raffinement et de recherche sonore. Sculptant l’émotion sans jamais la diluer, ni la trahir.
Grâce au soutien de généreux mécènes, le Quatuor Modigliani a le grand privilège de jouer quatre magnifiques instruments italiens : Philippe Bernhard joue un violon de Giovanni Battista Guadagnini de 1780, Loic Rio joue un violon d’Alessandro Gagliano de 1734, Laurent Marfaig joue un alto de Mariani de 1660, François Kieffer joue un violoncelle de Matteo Goffriller « ex-Warburg » de 1706.
Pour en savoir + et réserver vos places : Festival de Pâques de Colmar
Photos © Edouard Dabrowski
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