Traduction

8 juillet 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Jean Mizrahi
2/7/2026

La vague qui vient


Depuis quelque temps, j'entends des experts expliquer que l'intelligence artificielle ne supprimera pas massivement des emplois, ou que son impact est largement surestimé, en s’appuyant notamment sur une étude du MIT. Je crois que cette analyse est profondément erronée, non parce qu'elle serait fausse aujourd'hui, mais parce qu'elle raisonne comme si le monde allait rester figé.
La première erreur consiste à observer la situation actuelle comme si elle était représentative de ce que sera l'économie dans quelques années. Or ces outils sont encore extraordinairement récents. Il est parfaitement normal que les entreprises ne sachent pas encore les intégrer correctement. Je le constate tous les jours autour de moi. Beaucoup de gens restent fascinés par l'aspect presque magique de l'IA. Et il faut reconnaître qu'il y a effectivement quelque chose de magique lorsqu'on la découvre. Cette fascination conduit souvent à une mauvaise utilisation. Les utilisateurs perdent du temps, travaillent comme avant avec un nouvel outil au lieu de repenser complètement leur manière de travailler, et accordent une confiance aveugle aux réponses produites. Les entreprises intègrent mal, veulent aller trop vite.
Les gains de productivité restent donc très variables. Ceux qui ne maîtrisent pas leur métier ou qui utilisent mal l'IA peuvent obtenir des résultats décevants. En revanche, dès lors qu'un professionnel possède une véritable expertise et apprend à utiliser correctement ces outils, les gains deviennent considérables. C'est mon cas, alors même que je ne suis pas développeur. Avec un simple abonnement à vingt dollars par mois, sans utiliser les modèles les plus sophistiqués, mon travail est déjà très largement accéléré. Je réalise en quelques minutes ou quelques heures des tâches qui demandaient auparavant plusieurs jours.
Je constate exactement le même phénomène chez un de mes proches, qui est ingénieur en informatique depuis une dizaine d’années. Selon lui, sa productivité a été multipliée par plus de dix. Ce n'est pas une formule destinée à impressionner : c'est son expérience quotidienne. Aujourd'hui, il développe un programme complet de simulation aérodynamique sans écrire lui-même une seule ligne de code. Son rôle consiste essentiellement à définir l'architecture, contrôler les choix techniques, vérifier que le code reste propre et cohérent, puis corriger les erreurs. Là où plusieurs mois de développement auraient été nécessaires à une équipe de plusieurs développeurs il y a encore peu de temps, il obtient désormais des résultats seul dans des délais sans commune mesure.
Et c'est précisément là que surgit un premier problème auquel peu de gens semblent réfléchir. Lorsqu'un senior équipé de l'IA devient dix fois plus productif, pourquoi recruterait-il encore des "juniors" ? Ce raisonnement, je l'entends désormais chez un nombre croissant de professionnels chevronnés. Or une question simple apparaît immédiatement : si l'on cesse d'embaucher des juniors, comment formera-t-on les seniors de demain ? Toute une partie de notre système de construction des compétences par l’expérience risque d'être remise en cause.
La seconde erreur consiste à raisonner comme si les performances actuelles de l'intelligence artificielle allaient rester les mêmes. C'est probablement le point sur lequel je suis le plus en désaccord avec nombre d'analystes. Ils décrivent avec précision ce que les modèles savent faire aujourd'hui, puis extrapolent cette photographie vers l'avenir. Or nous parlons d'une technologie dont les performances progressent à une vitesse exceptionnelle. Les modèles deviennent plus fiables, plus souples, commettent moins d'erreurs, comprennent mieux les demandes complexes et manipulent un nombre croissant de tâches. Ce qui est vrai aujourd'hui ne le sera peut-être déjà plus dans six mois. Et les prix baissent, grâce notamment aux modèles chinois.
L'histoire économique montre que les entreprises mettent toujours du temps à absorber une rupture technologique. L'industrie textile n'est pas passée du métier manuel au métier mécanique en quinze jours. Pourtant, cette transformation a bouleversé des sociétés entières et provoqué des révoltes célèbres, en Angleterre comme en France. Avec l'intelligence artificielle, le phénomène sera probablement beaucoup plus rapide. Les outils sont numériques. Ils peuvent être diffusés partout dans le monde en quelques semaines.
Dans les métiers que je fréquente comme client, les premiers effets sont déjà prévisibles. Ils concernent essentiellement le secteur tertiaire : le droit, la comptabilité, la banque, le conseil, les fonctions administratives et, plus généralement, tous les métiers dont une partie importante consiste à manipuler de l'information. Nous ne sommes pas face à une mode passagère mais devant une vague de fond. L'ignorer me paraît extrêmement dangereux.
Je suis même convaincu que la bureaucratie, publique comme privée, va subir une transformation sans précédent. Une grande partie des tâches répétitives, des vérifications, des recherches documentaires, des synthèses, des rédactions standardisées ou des contrôles pourra être automatisée. À long terme, ce sera probablement une excellente nouvelle pour la productivité globale de nos économies. Mais il serait irresponsable de croire qu'une telle révolution n'aura pas de conséquences sociales majeures. Et je ne parle ici que du tertiaire. La robotique, dont je suis les progrès avec beaucoup d'attention, avance elle aussi à un rythme impressionnant. Lorsqu'elle suivra aussi rapidement les progrès de l'intelligence artificielle, une nouvelle étape sera franchie.
C'est pourquoi je trouve absurde de raisonner uniquement à l'échelle de quelques semaines ou de quelques mois. L'intelligence artificielle n’est pas nouvelle, mais celle que nous utilisons aujourd'hui n'existait pratiquement pas il y a trois ans. Trois ans représentent un temps dérisoire à l'échelle du développement économique. Même si la transformation complète de nos organisations demande cinq ans, cela reste extraordinairement rapide pour des sociétés dont les systèmes éducatifs, les administrations, les règles sociales et le droit du travail évoluent beaucoup plus lentement.
C'est probablement là que se situe le véritable défi. Nos économies possèdent une capacité limitée à absorber des chocs aussi violents. En France, cette difficulté est encore renforcée par un marché du travail peu flexible du fait d’un droit social délirant. Lorsque des milliers de jeunes diplômés ne trouveront plus les postes d'entrée qui leur étaient traditionnellement destinés, nous nous retrouverons face à un problème considérable. La Chine, que je connais bien pour des raisons à la fois personnelles et professionnelles, commence déjà à connaître ce phénomène. Les premiers signes apparaissent également en France, y compris pour de jeunes ingénieurs. Lorsque les entreprises et les administrations supprimeront progressivement les postes les plus facilement automatisables, les tensions deviendront inévitables. Les luddites du 21ème siècle sont pour bientôt.
Comme dit un proverbe que j'aime bien : "la peur n'écarte pas le danger".
Face à la vague de fond qui se prépare, deux attitudes sont possibles. La première consiste à tempérer la question et à expliquer que le problème est exagéré et que tout finira naturellement par s'équilibrer. La seconde consiste à préparer les esprits, à réfléchir dès aujourd'hui aux conséquences de ces transformations et à pousser les pouvoirs publics à regarder plus loin que le bout de leur nez, c’est-à-dire les prochaines échéances électorales. Nos responsables politiques ont déjà suffisamment de difficultés à penser le long terme pour que ceux qui disposent d'une véritable expertise viennent les conforter dans cette vision à courte vue. C'est précisément ce court-termisme qui contribue depuis des années à l'affaiblissement de notre pays.
Le rôle des experts est aussi d’être des lanceurs d’alerte et de forcer la société à regarder devant elle. Parce que la peur n'écarte pas le danger. Ce n’est malheureusement pas ce qui se produit aujourd’hui.

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Nathalie Aubert
8/7/2026

[COMMUNIQUÉ DE L’ALLIANCE DES DROITES RN-UDR]

Travaux à Colmar : double peine pour nos concitoyens

Le Maire de Colmar semble appliquer à la lettre l'idée selon laquelle « il faut faire passer les décisions impopulaires en début de mandat ».
Depuis lundi, Colmar est paralysée par des travaux lancés tous azimuts, provoquant d'importantes perturbations de circulation et compliquant le quotidien des Colmariens.
Cette situation fait suite aux importants travaux engagés sur les réseaux d'eau potable et d'assainissement. Sans remettre en cause la nécessité de remplacer des canalisations vieillissantes, une programmation par tranches aurait très certainement été possible et plus judicieuse afin de limiter les nuisances. D'autant que ces travaux auraient pu être engagés depuis bien longtemps.
Ces mêmes travaux ont conduit à une augmentation de 30 % de la facture d'eau des Colmariens depuis le 1er juillet. Là encore, un étalement de cette hausse aurait sans doute été possible et beaucoup plus supportable pour les usagers.
Après avoir omis d'informer les Colmariens de ces travaux pendant la campagne des élections municipales, ils subissent aujourd'hui une double peine :
- une forte hausse de leur facture d'eau ;
- une ville largement perturbée par des travaux simultanés.
De telles décisions auraient pu se justifier en cas d'urgence absolue, à condition qu'elles soient précédées d'une information complète et transparente de la population. Or, aucune information n'a été publiée dans Le Point Colmarien.
Ni l'urgence ni la concertation ne semblent avoir été au rendez-vous. Tout laisse à penser que ces choix ont davantage obéi à des calculs politiques qu'à une réelle prise en compte des désagréments imposés aux habitants.
L'Alliance des Droites RN-UDR continuera à défendre une gestion municipale plus respectueuse des habitants et demande :
• la communication d'un planning précis des travaux ;
• la prise en compte des gênes occasionnées aux commerçants ;
• une information et une signalisation plus claires.
Les électeurs sauront s'en souvenir.
Pas seulement lors des prochaines élections municipales, encore lointaines, mais aussi à l'occasion de tous les scrutins à venir, lorsqu'il s'agira de voter pour des candidats se réclamant du soutien du Maire.
Abbaye de Marbach

Un petit voyage d'hiver
samedi 25 juillet à 19h
Belinda Kunz, mezzo-soprano
Valentin Mansard, piano


Conte musical et philosophique en forme d'ode à la nature d’après le Voyage d'hiver de Franz Schubert / Association Lebensonne « Soleils Parallèles ».
Sortie d’atelier - Première étape publique de la création d' un spectacle C’est l’histoire d’un garçon très solitaire. Il n‘est heureux que dans la forêt, entouré de bêtes sauvages, à l‘écoute de la nature. Un jour de grand chagrin, la nature tout à coup s'est couverte de neige. Le garçon se met en marche. En forme de conte initiatique, c’est le récit de son voyage à la découverte de lui-même et de sa place dans le monde. Familière des coulisses de l’Opéra de Paris, Belinda Kunz y entend les plus grands chanteurs et suit sa famille dans des tournées avec des compagnies de danse. Elle suit les enseignements d’Ivan Geissler, Evelyn Brunner, de Ludovic Tézier et de Raina Kabaivanska. Sur scène, elle chante Orphée, Cherubino, 2ème Dame, Dorabella, Orlovsky, Nicklausse. Elle est l‘une des solistes principales de L’Opéra Voyageur depuis 2015.

Informations
- Soutien à l'abbaye : 12 €
- Pass Découverte 3 concerts : 30 €
- Gratuit pour les moins de 12 ans
- Plateau au profit des artistes / buvette
- Ouverture du narthex dès 18h15
- Réservation en ligne conseillée / caisse du soir
par téléphone au 07 70 13 98 22 ou par mail : culture@abbayedemarbach.org

Le narthex est accessible aux personnes à mobilité réduite.
Un parking PMR vous est réservé à 50 mètres en face du narthex et des emplacements spécifiques sont prévus en salle.
L’équipe de la buvette sera heureuse de vous accueillir 1h avant et après chaque concert. Les bénévoles vous proposent un choix d’encas sucrés ou salés faits maison.
Phil

Fin des remontées mécaniques à la station du Lac Blanc (DNA Colmar)

Yves Hemedinger
8/7/2026

Des travaux oui mais pas n’importe comment !


Augmenter le prix de l’eau de 30 % et revaloriser les indemnités et faire des coups de com sur les réseaux sociaux semble décidément plus simple que d’organiser correctement des travaux pourtant indispensables.
Dans plusieurs secteurs de la commune, des commerces sont devenus quasiment inaccessibles. Les professionnels de santé, les artisans, les livreurs et de nombreux autres acteurs économiques rencontrent les mêmes difficultés. Plus inquiétant encore : beaucoup n’ont reçu aucune information préalable.
C’est une faute de méthode. Une collectivité responsable anticipe, informe et accompagne. Prévenus à temps, les commerçants auraient pu adapter leurs commandes, gérer leurs stocks, organiser leurs congés ou prévenir leur clientèle. Les professionnels de santé auraient également pu adapter leurs interventions. Au lieu de cela, beaucoup découvrent les difficultés une fois les travaux engagés.
Je ne remets pas en cause le travail des agents municipaux. Ils mettent en œuvre les décisions qui leur sont confiées. En revanche, la responsabilité politique est pleinement engagée. Ce manque d’anticipation et de coordination traduit une absence de pilotage et de vision.
C’est cette manière de gouverner que je dénonce (pas les travaux eux mêmes qui sont utiles) aujourd’hui, car elle ne répond pas aux exigences de sérieux, d’écoute et de respect que les habitants sont en droit d’attendre de leur municipalité.
Yves Hemedinger
7/7/2026

Aux donneurs de leçons !

La majorité municipale semble vouloir donner des leçons à l’opposition sur son assiduité dans les commissions (cf. Le Point Colmarien).
Avant de faire la morale aux autres, encore faut-il être soi-même irréprochable. Nous en sommes loin.
Alors que le maire a méthodiquement verrouillé l’accès aux différents organismes et aux conseils d’école, privant volontairement l’opposition de toute représentation, la réalité est tout autre lorsqu’il s’agit de la majorité.
Lors du dernier conseil d’école de l’année scolaire au collège Molière, deux élus de la majorité, dont la première adjointe Odile Ulhrich-Mallet, étaient absents. Résultat : 35 minutes d’attente et la nécessité qu’un parent d’élève accepte de rester pour que le quorum soit enfin atteint et que la réunion puisse se tenir.
Faire la leçon est une chose. Être présent quand on en a la responsabilité en est une autre.
Et toucher des indemnités…!
Cette désinvolture est indigne et traduit un profond manque de considération pour la communauté éducative et pour un collège majeur de notre ville.

7 juillet 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gabriel Nerciat
7/7/2026

MARINE LE PEN, ÉCHEC AUX JUGES

Bien joué. Vraiment, très bien joué. J'avoue que je ne m'y attendais pas.
Les juges de la Cour d'appel de Paris ce matin ont cru sans doute se défausser sur Marine Le Pen ; ils ont eu tort.
Si la Cour de cassation se prononce en confirmant le jugement d'aujourd'hui en janvier ou même peu de temps avant la présidentielle, les juges prendront le risque d'être propulsés directement au coeur de la campagne, qui se fera sur leur dos (et on sait qu'il est chargé).
Si au contraire la Cour respecte les délais usuels (12 à 18 mois, paraît-il), Marine pourra faire la totalité de la campagne normalement, sans bracelet électronique, et même en bénéficiant théoriquement de la présomption d'innocence.
On disait que ses avocats étaient nuls ; ce n'est visiblement pas le cas.
Et puis, surtout, on évite de justesse la désastreuse doublure de l'insupportable dadais pro-kiévien en quête de reconnaissance princière.
Reste l'essentiel, que Henry de Montherlant avait mis dans la bouche du condottiere Sigismond de Malatesta, prince de Rimini : "Quiconque accepte de juger son semblable sait bien qu'il est toujours aussi coupable que celui qu'il juge".
C'est tellement bien dit, et c'est tellement vrai.


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Jak

[HUMEURS COLMARIENNES]

Farida Jemili
7/7/2026

Les travaux qui paralysent Colmar deviennent insupportables. Avez-vous seulement pensé au personnel soignant qui circule toute la journée pour soigner, accompagner et aider les personnes les plus fragiles ?
Pendant que certains travaillent dans des bureaux climatisés, nous passons des heures dans des véhicules transformés en véritables fours, bloqués dans les embouteillages, les déviations et les routes barrées. Chaque retard se répercute sur nos tournées, sur nos patients et sur des personnes âgées qui attendent parfois avec angoisse notre arrivée.
Nous sommes déjà confrontés à des journées éprouvantes, à des plannings chargés et à une chaleur accablante. Ces travaux rendent notre mission encore plus difficile. C'est un manque total de considération pour tous les professionnels qui assurent chaque jour une mission essentielle auprès de la population.
J'ai pu constater que certaines collègues infirmières sont désormais contraintes de réduire leurs passages chez certains patients, passant de trois visites quotidiennes à une seule, faute de pouvoir respecter leurs tournées. Est-ce vraiment cela que nous voulons ?
Nous sommes parfois les seules personnes qui franchissent la porte du domicile de ces personnes fragilisées. Au-delà des soins, nous veillons à leur hydratation, à leur sécurité, à leur bien-être et nous sommes souvent leur seul lien social de la journée. En pleine période de fortes chaleurs, rendre notre travail encore plus difficile est une honte.
Les travaux sont sans doute nécessaires, mais leur organisation est catastrophique. Nous espérons que ce message ne sera pas ignoré. Derrière chaque bouchon, il y a des professionnels qui tentent de faire leur travail dans des conditions de plus en plus difficiles, et des personnes vulnérables qui en paient le prix. Il est urgent que cela change.
Unanimement reconnue et saluée par ses pairs comme l'une des meilleures aquarellistes à l'heure actuelle, Martine Laforce occupera la galerie au 5 de la rue Mangold à Colmar jusqu'au 10 octobre 2026.













5 juillet 2026

Abbaye de Marbach

3 artistes de l'Opéra Studio
dimanche 12 juillet à 17h
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C'est l’été. après une saison riche en couleurs à l’Opéra national du Rhin, entre Les Mamelles de Tirésias, Othello, Les Fantasticks, trois jeunes artistes de l’Opéra Studio proposent un programme varié et festif à l’Abbaye de Marbach.

Mélange d'airs d'opéra, de comédies musicales, de lieder et de mélodies, Pierre Romainville, ténor Jessica Hopkins, soprano et Anaëlle Reitan au piano vous invitent à un Florilège lyrique. L’occasion rêvée pour faire mieux connaissance avec ces artistes en devenir qui font leurs débuts à l’OnR. Heures exquises en perspective.
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Jessica Hopkins
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La soprano britannique Jessica Hopkins se forme au Royal Northern College of Music sous la direction de Mary Plazas. Ancienne Young Artist du Buxton International Festival. À la scène, elle interprète notamment Nanetta (Falstaff) et Belinda dans (Didon et Énée). Elle incarne également Adina (L’Élixir d’amour), Giulia (La scala di seta de Rossini), le rôle-titre dans La Fille de neige de Rimski-Korsakov, Annina (La Traviata), le rôle-titre dans Cendrillon de Massenet. Elle fait ses débuts au Wigmore Hall en 2024 dans Endless Space de Nico Muhly. Elle rejoint l’Opéra Studio de l’Opéra national du Rhin lors de la saison 2025/26. Elle y interprète le rôle-titre des Mamelles de Tirésias de Poulenc et Luisa dans Les Fantasticks.
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Pierre Romainville
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Le ténor belge Pierre Romainville découvre la musique à l’âge de onze ans au sein de la chorale du Collège Saint-Pierre. À l’âge de dix-sept ans, il se forme avec Françoise Viautour et aux sein de l’Institut Royal Supérieur de Musique et de pédagogie. Il interprète Hadji (Lakmé) à l’Opéra royal de Wallonie. En 2023, il chante dans la Symphonie n°9 de Beethoven avec l’Orchestre philharmonique de Liège, le Requiem de Mozart avec le chœur universitaire de Liège et dans le Festival des Mozartiades de Bruxelles Il intègre l’Opéra Studio de l’OnR en septembre 2024 et chante dans Ariodante, Les Contes d’Hoffmann et Sweeney Todd, Mr. Bellomy dans Les Fantasticks, un Juge dans Le Miracle d’Héliane et le Mari dans Les Mamelles de Tirésias.
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Anaëlle Reitan
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La pianiste et cheffe de chant française Anaëlle Reitan se forme dans les conservatoires de Toulouse et de Paris. Elle intègre le CNSMD de Lyon dans la classe de David Selig puis de Florian Caroubi. Elle forme un duo avec la soprano Charlotte Bozzi, avec qui elle est lauréate du Prix Piano du XIIe Concours International de mélodie française de Toulouse, et soutenue par les programmes Udo Reinemann International Masterclass, et Jeunes Talents. Elle participe aussi à plusieurs formats hybrides tels que des spectacles musicaux et projets de médiation autour du répertoire lyrique. Elle intègre l’Opéra Studio en septembre 2025 et joue dans Les Fantasticks et Les Mamelles de Tirésias.
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Contacter Laurence au 07 70 13 98 22
Email : culture@abbayedemarbach.org
http://abbayedemarbach.org
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[HUMEURS COLMARIENNES]

Jean-Marie Balliet
3/7/2026

Il y a de quoi se décourager de gagner le centre de Colmar lorsqu’on est à la fois Colmarien et cycliste, tant les mesures prises par la mairie à l’encontre de l’usage du vélo y paraissent peu cohérentes : certaines rues – au moins la totalité de la rue des Marchands – semblent ouvertes aux trottinettes électriques, mais fermées aux voitures, aux motos et… aux cyclistes ! À ce degré de manque de nuance, il ne resterait plus qu’à afficher : « voie strictement réservée aux touristes et aux terrasses ». L’ironie serait au moins parfaitement lisible.

3 juillet 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16
3/7/2026

Billet animal, milice tarifaire : la SNCF ou l’art de plumer le client poli

Le rail, en France, c’est plus qu’un poème, c’est une véritable chanson de geste. Et le geste, c’est de plus en plus souvent un bras d’honneur.

Pendant que le Sénat pond de doctes rapports léni(ni)fiants sur la nécessité « d’harmoniser » les tarifs ferroviaires, déplorant avec gravité le « maquis tarifaire » où s’égare le pauvre voyageur, la vraie vie, elle, continue tranquillement son cours sur les quais. Et sur ces quais, c’est une authentique milice tarifaire qui pratique, jour après jour, son petit racket ordinaire.


Eh oui, les choses ont bien changé : le contrôleur n’est plus là pour vérifier que vous avez payé votre dû, mais pour traquer la faille administrative qui fera de vous, voyageur honnête mais surtout parfaitement solvable, un délinquant en puissance.

C’est en tout cas ce qui est récemment arrivé à une voyageuse accompagnée de sa famille et de son chien pour qui le voyage s’est rapidement mué en aventure kafkaïenne qui vaut son pesant de billets compostés. Dans son trajet avec son chien, elle s’apprête à enchaîner métro et train dans une grande gare parisienne. Elle a bien sûr tous les billets nécessaires et a même acquitté le fameux « billet animal » pour son compagnon à quatre pattes, ce sésame à 7 € sans lequel un caniche devient un passager clandestin.

Tout est donc en règle. À ceci près qu’entre la sortie du métro et l’entrée de la gare, sur quelques mètres de couloir souterrain, s’étend une « zone contrôlée SNCF », sous-royaume tarifaire dont les frontières invisibles réclament (paraît-il) un titre spécifique pour l’animal. Quelques pas de trop dans la mauvaise sous-zone, et hop : 35 € d’amende infligée séance tenante par deux agents zélés. La règle est inconnue de tous les passagers, elle n’est affichée nulle part et pour les agents en embuscade, cette ignorance se transforme en rente.


Cette fois-ci, la passagère aura fait un peu de foin sur ses réseaux sociaux et, sommée de s’expliquer, la SNCF a fini par reconnaître une « mauvaise interprétation de la règle », puis décidé d’annuler la prune. En somme, la maison admet elle-même que ses propres agents ne comprennent pas ses propres règles.

Pour une entreprise qui prétend faire rouler des trains à grande vitesse, voilà qui rassure, n’est-ce pas !

Cette histoire paraît lunaire, et le comportement des contrôleurs assez peu amène, mais ce genre d’affaire ne cesse de se multiplier. La presse en relate d’ailleurs suffisamment pour qu’on cesse d’y voir des cas isolés et qu’on y reconnaisse une tendance lourde, une certaine manière qu’ont les services publics du rail de concevoir leur « relation clientèle ».

Ainsi se souviendra-t-on de ce passager verbalisé à hauteur de 270 €, au printemps 2024, pour le crime impardonnable d’avoir échangé sa place, d’un commun accord, avec un autre voyageur, histoire de rendre service.

On se souviendra aussi de cet usager délesté de 170 € parce que sa carte d’identité s’affichait sur son smartphone au format PDF et non sur le bristol cartonné officiel, l’administration adorant le numérique partout sauf le jour où un peu de papier lui permet de distribuer des amendes.

On se souviendra, enfin, de cette pluie de prunes à cinquante euros déversée début 2024 sur les familles et les touristes, coupables d’avoir une valise de trop au regard des nouvelles règles drastiques sur les bagages (Capital).

Mais comment peut-on arrive à de pareilles dérives ?


Pour réussir une pareille recette, il faut commencer par une pâte moelleuse d’incompétence et une crème épaisse de système tarifaire incompréhensible : celui de la SNCF et de la RATP est devenu si byzantin qu’il faut désormais faire appel à un avocat spécialisé pour traverser une gare avec son chien ou sa valise en parfaite conformité. Cependant, là où n’importe quelle entreprise normale chercherait à simplifier la vie de son client, la machine ferroviaire s’ingénie à la compliquer, à multiplier les sous-zones, les sous-tarifs et les sous-conditions, autant de chausse-trappes où le voyageur de bonne foi finit immanquablement par tomber. Comme si c’était fait pour…

La seconde catégorie d’ingrédients de notre recette pour l’enfer, c’est le gaspillage et l’expérience soviétique : on arrose ce dinosaure de dizaines de milliards d’euros de subventions chaque année, on réunit de doctes commissions sénatoriales, on pond des rapports mais au bout du compte, le service rendu reste digne de l’URSS finissante. Cher, souvent en grève, en panne ou en retard, sa seule efficacité véritablement redoutable réside dans sa capacité à punir financièrement un citoyen et un contribuable captifs.

Enfin, et c’est l’ingrédient qui fait véritablement lever le résultat final, ne surtout pas oublier la prime.

Car la presse le confirme : les contrôleurs touchent bel et bien 10% sur les amendes réglées immédiatement à bord. De contrôleurs, les voilà donc transformés en chasseurs de primes. Et comme chasseurs, ils sont terriblement sélectifs : le petit shérif bombe le torse devant la mamie étourdie, le père de famille trop poli ou l’étudiante manifestement solvable, mais retrouve une soudaine passion pour la contemplation de ses chaussures lorsque monte, musique à fond, le groupe qui n’a visiblement aucune intention de présenter quoi que ce soit.

L’État punitif et zélé ne s’abat jamais que sur ceux qui se laissent faire.

Cette petite tyrannie ordinaire illustre ce que n’importe quel économiste un peu sérieux connaît par cœur : quand on récompense financièrement des agents pour verbaliser, ils verbalisent. On récolte ici précisément ce que l’on incite.

Si l’on souhaitait, par extraordinaire, que ces mêmes agents renseignent, accompagnent et dépannent les voyageurs perdus dans le maquis tarifaire, il faudrait sans doute calibrer les primes pour cela. Mais cela signifierait que la SNCF transporte des clients et pas des usagés usagers. Parbleu, de fil en aiguille, elle deviendrait même un véritable service public !

Vous n’y pensez pas !


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Espace Malraux

Vernissage de l'exposition de Jacques Herrmann
"STRATIGRAPHIE"

"Entre savoir expert et profane, Jacques Herrmann, ancien élève de la classe préparatoire de l'EAP Colmar, développe une pratique qui allie peinture et installation.
Il entend susciter une expérience sensible de la peinture ou s’articule des phénomènes d’apparition et de disparition, d’accumulation, de répétition et de mémoire. De l’inévitable mise en perspective de la peinture avec son passé, il puise les anecdotes nécessaires à revisiter ses formes comme autant de traditions qu’on célèbre, qu’on renouvelle.
Attentif aux usages et aux formes de la peinture, il multiplie les séries pour formuler différentes typologies qu’il poursuit en alternance les unes des autres tels les trompe-l'œil, les palimpsestes ou les monochromes. Son affinité pour la peinture l’entraîne en terra incognita, à l’affût de nouvelles possibilités.
Il met la matière à l’épreuve en cherchant ses limites pour en révéler quelques aspects : sa fragilité, sa luminance ou son opacité.
Cette exposition, intitulée STRATIGRAPHIE, présente une série de tableaux interrogeant la technique du palimpseste, un ensemble de peintures poncées afin de révéler les couches de peinture en mémoire sur la toile."

4 rue Rapp, Colmar