Traduction

17 septembre 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Georges Kuzmanovic
17/9/2026

Ursula von der Leyen, une fuite en avant impériale ?


Ursula von der Leyen a livré sa vision d’une Europe assiégée qui devrait, pour survivre, concentrer toujours plus de pouvoirs à Bruxelles, donc entre ses mains. Derrière le discours de la soi-disant puissance se dessine surtout une fuite en avant fédérale, atlantiste et post-démocratique.

L’Union européenne contre l’Europe et contre ses peuples

Le 16 septembre 2026, dans l’hémicycle du Parlement européen à Strasbourg, Ursula von der Leyen a prononcé son sixième « discours sur l’état de l’Union ». Le lieu, le cérémonial et surtout l’intitulé ont leur importance. Car l’expression elle-même est une importation américaine. Le « State of the Union » est le discours par lequel le président des États-Unis s’adresse au Congrès pour rendre compte de l’état de la fédération. L’Union européenne a adopté cette pratique en 2010, alors même qu’elle ne figure dans aucun traité.

Ce mimétisme n’est pas anecdotique, il révèle un imaginaire politique qui n'est pas le nôtre. Une Union suppose un État ; un « état de l’Union » suppose presque naturellement quelqu’un qui parle en son nom. Ursula von der Leyen ne se comporte plus seulement comme la présidente d’une Commission chargée d’exercer les compétences que les États lui ont confiées, elle parle et agit de plus en plus comme la présidente politique d’une puissance fédérale en construction sans le consentement des peuples.

C’est sous cet angle qu'il faut analyser son discours. Il faut moins écouter chacune de ses annonces prises séparément que comprendre l’architecture qu’elles dessinent.

La doctrine de la « citadelle assiégée »

Le récit est désormais parfaitement construit. L’Europe serait entourée de périls. La Russie, bien qu'au bord permanent de l'effondrement, menace militairement les États membres de l'UE et mène une guerre hybride. La Chine menace économiquement et technologiquement. Les États-Unis sont devenus un partenaire moins prévisible. Le climat menace. Les réseaux sociaux menacent nos enfants et nos démocraties. Les migrations menacent nos frontières.

Partout le danger, et, miraculeusement, à chaque danger la même solution : davantage d’Europe, davantage de compétences communes, davantage de centralisation, davantage de décisions prises à Bruxelles. C’est la doctrine de la « citadelle assiégée ».

L’Union européenne ne parvenait déjà plus à justifier son approfondissement par la prospérité qu’elle promettait autrefois. Elle le justifiera désormais par la peur et par l’urgence. Et l’urgence possède cette merveilleuse propriété politique, elle permet toujours de présenter comme indispensable aujourd’hui ce que les peuples auraient peut-être refusé hier.

Un putsch à bas bruit ?

Ursula von der Leyen ne veut plus seulement administrer les compétences de l’Union, elle entend déplacer vers Bruxelles le centre de gravité de fonctions qui appartiennent au cœur même de la souveraineté des nations.

Avec Kaja Kallas, son alter ego fanatique, elle annonce ainsi une « nouvelle stratégie européenne de sécurité ». Elle propose un « protocole de sécurité d’urgence », sorte de pendant européen de l’article 4 de l’OTAN, qui permettrait de réunir les États membres afin de coordonner une réponse commune face à des menaces situées sous le seuil de l’agression militaire. Elle veut également créer un Conseil européen de sécurité réunissant les dirigeants européens mais également le Canada, la Norvège, l’Ukraine, le Royaume-Uni et potentiellement d’autres partenaires. Soit une sorte d'Union européenne encore plus élargie.

Défense, sécurité, politique étrangère, derrière les mots rassurants de coordination et d’efficacité se poursuit la même mécanique. Ce qui relevait hier de la coopération entre États devient progressivement politique de l’Union ; ce qui relevait de la diplomatie devient stratégie commune ; ce qui relevait des souverainetés nationales doit être arbitré toujours davantage à Bruxelles.

Ce n’est évidemment pas un putsch au sens juridique du terme, c’est plus subtil ; c'est silencieux, institutionnel, onctueux, accompli par prise de compétences successives, crise après crise, au nom chaque fois de l’urgence et de l’efficacité. Et tant pis pour la démocratie et la volonté des peuples.

Qui a demandé aux peuples européens s’ils souhaitaient cette transformation ?

Le Parlement européen travaille depuis plusieurs années à l’extension de la majorité qualifiée et à la réduction du champ de l’unanimité, y compris dans des domaines régaliens. Et la mécanique est toujours la même : ce que Bruxelles appelle avec agacement un « veto » est aussi le dernier moyen dont dispose un peuple, par l’intermédiaire de son gouvernement, pour refuser une décision qu’il estime contraire à ses intérêts fondamentaux.
Dans une nation, la majorité est légitime parce qu’il existe un peuple politique acceptant de décider ensemble et de se soumettre alternativement à cette majorité. Mais où est le peuple européen unique qui aurait souverainement accepté que vingt-six nations puissent imposer à la vingt-septième sa politique étrangère, énergétique ou demain militaire ?

L’Europe ne sera utile à la France que si elle redevient un instrument au service des nations et des peuples qui la composent. Et la France peut être utile à l’Europe en proposant des coopérations renforcées aux États qui partagent avec elle une même conception de l’indépendance, par la coopération industrielle, énergétique, militaire, scientifique, diplomatique. Il faut savoir faire ensemble lorsque nos intérêts convergent, mais rester souverains lorsqu’ils divergent.

C'était très exactement la logique de l'Union européenne que voulait bâtir le Général de Gaulle, une union de nations souveraines en dernier recours. C’est exactement l’inverse de la mécanique fédérale qui transforme progressivement la coopération en subordination.

L’échec appelle toujours davantage d’Europe

Le procédé est connu depuis trente ans.
L’élargissement rend la décision difficile ? Supprimons les vetos. La monnaie unique produit des divergences ? Créons davantage de gouvernance économique. La politique énergétique échoue ? Créons davantage de politique énergétique européenne. L’Union peine à parler d’une seule voix en diplomatie ? Transférons davantage de politique étrangère à Bruxelles.

Evidemment, jamais l’échec ne conduit à restituer une compétence aux nations. Par un prodige dialectique, il démontre toujours qu’on n’en avait pas transféré assez. On croirait voir se répéter les erreurs de l'URSS, si ça ne va pas, faisons plus encore de la même chose.

Car élargissement et approfondissement fonctionnent comme les deux mâchoires d’un même étau. Plus l’Union s’élargit, plus on explique qu’elle doit se centraliser pour continuer à fonctionner. Et plus elle se centralise, plus elle devient capable de nouveaux élargissements qui justifieront demain une nouvelle centralisation.

La souveraineté disparaît par petits morceaux, toujours au nom de l’efficacité.

De la Mer Noire à l'Alaska

Mais voilà maintenant que même les frontières de cette Union deviennent encore plus élastiques.
Non contente de poursuivre l’élargissement à l’Est, Ursula von der Leyen propose de faire du Canada le premier « membre associé » de l’Union européenne.

Le Canada est un pays ami. Là n’est évidemment pas la question. La question est de savoir ce qu’est encore l’Union européenne si un pays situé sur le continent américain peut en devenir membre associé. Von der Leyen propose d’aller bien au-delà du CETA conclu il y a une décennie, et de passer à une « alliance pour l’avenir » destinée à créer un « espace commun de prospérité et de sécurité économique ». Elle annonce une alliance technologique, une coopération sur l’énergie, les minerais critiques, les batteries, l’intelligence artificielle, le quantique, la cybersécurité et, surtout, l’intégration des bases industrielles de défense.

Un espace commun donc. Il faut mesurer la portée des mots.

On avait compris depuis longtemps que l’Europe de Bruxelles n’irait plus « de l’Atlantique à l’Oural », ce qui est pourtant son espace géographique et civilisationnel naturel. Nous découvrons maintenant qu’elle pourrait aller de l'Alaska à la Mer Noire. À ce compte-là, pourquoi pas l’Australie demain ?

La géographie devient secondaire. L’Union n’est plus conçue comme l’organisation politique d’un continent façonné par une histoire, une géographie et des civilisations communes. Elle devient progressivement une communauté idéologique occidentale aux frontières conceptuelles, définie par l’adhésion aux mêmes « valeurs » et au même système stratégique.
L’Union européenne devient autre chose que l’Europe.

Et, une nouvelle fois, une question démocratique élémentaire se pose : qui a donné mandat à la présidente de la Commission pour inventer cette nouvelle catégorie politique de « membre associé » ? Plusieurs eurodéputés de gauche comme de droite ont posé la question à Ursula von der Leyen, mais rien ne l'obligea à répondre, dès lors, elle a superbement ignoré ce petit détail.

Ce statut n’existe pas aujourd’hui dans les traités. Il faudrait donc déterminer ce qu’il signifie. Quels droits ? Quelles obligations ? Quels financements ? Quel accès aux programmes européens ? Quelle participation aux dispositifs industriels et militaires ? Quelle réciprocité ? Quel contrôle des États membres ?
Ce ne sont pas des détails techniques. Ce sont des questions de souveraineté.

Ces questions appellent des réponses, d’autant plus que la défense canadienne est profondément intégrée à la défense américaine.
Il faut rappeler à quel point le Canada est intégré au dispositif militaire des États-Unis. Depuis 1958, les deux pays disposent avec le NORAD d’un commandement militaire binational unique au monde, chargé de la surveillance et de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, ainsi que de l’alerte maritime. Il ne s’agit pas d’une simple coopération entre alliés, le NORAD exerce un contrôle opérationnel sur les forces de défense aérienne au Canada, s’appuie sur des réseaux communs de radars, de satellites, de centres de commandement et de chasseurs, et son commandement est structurellement partagé – traditionnellement un général américain à sa tête et un lieutenant-général canadien comme adjoint.
Environ 320 militaires canadiens servent actuellement sous commandement binational aux États-Unis, tandis qu’Ottawa engage 38,6 milliards de dollars canadiens sur vingt ans dans la modernisation du NORAD. Les deux armées travaillent désormais à une intégration toujours plus poussée de leurs systèmes de commandement et de contrôle, jusque dans le cloud, l’intelligence artificielle et la défense antimissile. Le Canada est donc, en matière de défense continentale, profondément imbriqué dans l’architecture stratégique américaine.
Suivant cette logique, l’industrie de défense canadienne est profondément intégrée au complexe industriel nord-américain tandis que le Canada renforce simultanément ses partenariats militaires européens.
Dès lors, prétendre l’intégrer à son tour à une architecture européenne de sécurité et de défense pose une question majeure : construit-on réellement une autonomie stratégique européenne, ou étend-on progressivement à l’Europe l’espace stratégique nord-américain ?

La souveraineté selon Ursula : acheter américain

Car il existe une épreuve autrement plus cruelle pour cette rhétorique de soi-disant « puissance européenne » qui n'est qu'une chimère, à savoir, les faits.

Le 27 juillet 2025, à Turnberry, Ursula von der Leyen concluait avec Donald Trump l’accord commercial destiné à éviter une guerre commerciale transatlantique. Sous couvert « d'accord », il s'agissait en fait d'une capitulation d'États vassaux, l'Union européenne, concédant à payer un tribut à l'État suzerain, les États-Unis.

Les États-Unis conservaient un tarif plafond de 15 % sur une grande partie des produits européens tandis que l’Union s’engageait à supprimer ses droits de douane sur les produits industriels américains.
L’Europe annonçait aussi son intention d’acheter 750 milliards de dollars d’énergie américaine jusqu’en 2028, au moins 40 milliards de dollars de puces américaines destinées à l’intelligence artificielle et de favoriser 600 milliards de dollars d’investissements supplémentaires d’entreprises européennes aux États-Unis... sans oublier l’augmentation annoncée des achats d’équipements militaires américains. C'est pour le moins une drôle de conception de la souveraineté.

Nos infrastructures vieillissent, nos industries ferment, nos services publics sont à la peine, nos besoins d’investissement se comptent en centaines de milliards, mais Bruxelles célèbre la perspective de voir partir vers les États-Unis des centaines de milliards de capitaux européens.
Nous devons acheter leur énergie, leurs semi-conducteurs, leurs armes et investir chez eux. Puis Ursula von der Leyen vient expliquer aux Européens qu’ils doivent consentir de nouveaux sacrifices afin de financer leur autonomie stratégique. Il fallait oser.

L’Europe d’Ursula von der Leyen prétend ainsi simultanément s’émanciper de l’Amérique et intégrer toujours davantage son économie, son énergie et sa défense à l’espace nord-américain. Ursula von der Leyen est un prestidigitateur. Ce n’est pas de l’autonomie stratégique, c’est une redéfinition de la soumission.

Le discours de la puissance prononcé sur les ruines de la puissance

Le passage le plus accablant du discours est peut-être celui consacré à l’économie. Car Ursula von der Leyen y reconnaît elle-même une partie du désastre. « L’Europe ne pourra pas rester une puissance industrielle si les prix de l’énergie y sont structurellement trop élevés »... c'est bien de s'en rendre compte, alors pourquoi continuer les politiques qui nous plombent ?

Elle constate également l'ampleur du déficit commercial avec la Chine et la dépendance européenne envers Pékin pour nombre de matières premières critiques. Ce ne sont plus les souverainistes qui le disent, c’est la présidente de la Commission.

Mais qui a organisé pendant des décennies la concurrence interne, multiplié les normes, laissé se développer les dépendances industrielles et fait du libre-échange une religion ? Qui a construit un marché avant de construire une puissance productive ? Qui a accepté que la compétitivité industrielle européenne soit sacrifiée au nom de choix énergétiques et commerciaux dont nous découvrons maintenant le prix et pour le plus grand profit de quelques oligarques européens ?

Toujours les mêmes institutions.

Et voilà maintenant que ceux qui ont accompagné ce déclassement se présentent comme ceux qui pourraient nous en sauver. Ce serait une farce qi les conséquences n'étaient pas aussi tragiques pour les peuples. Bruxelles participe à créer une dépendance, constate la dépendance, puis réclame davantage de pouvoirs pour combattre la dépendance. Le crime est parfait.

Toujours plus de pouvoir, mais quelle responsabilité ?

Cette prétention croissante à exercer le pouvoir pose nécessairement la question de son contrôle et le problème de la corruption à Bruxelles qui semble exploser.

L’affaire des SMS échangés entre Ursula von der Leyen et Albert Bourla, PDG de Pfizer, ne peut plus être balayée comme une polémique complotiste.
Le 14 mai 2025, le Tribunal de l’Union européenne a annulé la décision par laquelle la Commission refusait au New York Times l’accès à ces messages. Les juges ont notamment considéré que la Commission n’avait pas fourni d’explication plausible permettant de comprendre pourquoi elle ne disposait pas de ces documents.
Cela n’établit évidemment pas une corruption personnelle d’Ursula von der Leyen. Mais cela établit un grave problème de transparence dans une affaire concernant des échanges directs entre la présidente de la Commission et le dirigeant d’un groupe pharmaceutique au moment où se négociaient des contrats de vaccins d’une ampleur historique.

Voilà donc une institution qui veut réglementer l’information, combattre les ingérences, protéger la démocratie, organiser notre défense, conduire notre politique industrielle et énergétique, lever de nouvelles « ressources propres » et intervenir toujours davantage dans nos vies, mais qui a dû être rappelée à l’ordre par son propre Tribunal sur une question élémentaire de transparence et qui refuse toujours de montrer ces sms. Le contraste est vertigineux.

Plus la Commission demande de pouvoirs, plus la question de sa responsabilité démocratique devient incontournable. Car Ursula von der Leyen n’est pas le chef d’un État européen élu par un peuple européen. Elle préside la Commission européenne, organe administratif de l'Union européenne, amis Ursula le voit autrement, c'est le cœur de son petit empire européen.

Les peuples ? Voilà le problème

Von der Leyen explique, de manière mielleuse, que les institutions européennes reposent sur « la quête bien intentionnée de consensus et de compromis », avant de demander si elles sont encore « adaptées à leur objectif ». La phrase paraît technocratique. Elle est profondément politique.

Dans une construction composée de nations souveraines, le consensus n’est pas une imperfection administrative, il constitue précisément la garantie qu’une décision existentielle ne pourra pas être imposée à un peuple contre sa volonté.
Tout bascule lorsque la souveraineté nationale cesse d’être considérée comme le fondement de la démocratie pour devenir un obstacle à l’efficacité du système.

Le gouvernement qui refuse une décision devient alors un « bloqueur ». Le peuple qui vote mal devient un problème de « valeurs ». L’opinion qui conteste les orientations stratégiques peut être soupçonnée d’être manipulée. Le désaccord politique devient progressivement un problème de désinformation, d’ingérence ou de respect de « l’État de droit ». Les mécanismes anti-démocratiques sont connus, la Commission et ses valets dans chaque État membre les utilise ad nauseam.

Et l’on finit par prétendre protéger la démocratie contre les décisions démocratiques des citoyens. C’est le piège d’une démocratie définie non plus d’abord par une procédure – la souveraineté du peuple – mais par l’adhésion préalable à un ensemble d’orientations déclarées conformes aux « valeurs européennes ».

Voilà comment une construction fondée initialement sur la coopération entre démocraties peut progressivement devenir post-démocratique.

On peut défendre l’Union européenne, on peut souhaiter davantage d’intégration et on peut même vouloir une fédération européenne – ce n'est pas mon cas –, mais alors il faut avoir le courage politique, au nom de ces valeurs que la Commission prétend défendre, de le dire et le courage démocratique de demander aux peuples s’ils veulent transférer à cette fédération leur politique étrangère, leur défense, leur fiscalité et les derniers attributs de leur souveraineté.
C'est-à-dire proposer des référendums clairs.

L’Union européenne contre l’Europe

Le projet européen promettait autrefois la prospérité par le marché et la paix par l’interdépendance. Ce récit s’effondre sous le poids du réel.
Alors un autre apparaît, la protection contre un ennemi fantasmé par la puissance dont on a du mal à appréhender les contours réels.

Aux promesses de prospérité succèdent désormais la sécurité, les frontières, l’armement, les sanctions, les menaces hybrides, la désinformation et l’urgence permanente... et demain la guerre.
Et chaque urgence, en particulier la guerre, appelle un pouvoir supplémentaire aux mains de la Commission. C'est ce que dit principalement Ursula von der Leyen dans ce discours du 16 septembre 2026.

L’Union européenne n’est plus seulement une immense machine économique et normative. Elle aspire désormais à devenir une puissance politique disposant progressivement de sa diplomatie, de sa politique de défense, de ses ressources propres, de sa politique industrielle, de ses instruments de contrôle et de son propre récit stratégique, autrement dit un État qui ne dit pas encore son nom.

Or l’Europe n’a pas besoin d'un nouvel empire bureaucratique pour exister dans le monde. Elle a besoin de nations capables de coopérer librement parce qu'elles sont souveraines, de nouer des alliances parce qu'elles les choisissent, de protéger leurs industries parce qu'elles en ont la volonté politique et de retrouver leur indépendance parce qu'elles refusent la vassalité.

La France, puissance nucléaire, membre permanent du Conseil de sécurité, dotée d’une armée, d’une diplomatie mondiale et d’une histoire singulière, devrait être à l’avant-garde de cette autre conception de l’Europe. Une Europe européenne. Une Europe des nations libres. Une Europe capable de travailler avec Washington sans lui être subordonnée, avec Pékin sans lui être dépendante, avec Moscou lorsque les circonstances le permettront sans considérer toute diplomatie comme une trahison. Une Europe capable, surtout, de respecter ses propres peuples.

Ursula von der Leyen termine son discours en rappelant que l’Europe fut bâtie comme « un destin de paix et de prospérité, de démocratie et de liberté ». C’est précisément au nom de ces mots qu’il faut juger ce qu’elle propose, et c'est ni la prospérité, ni la démocratie, ni la liberté. La Présidente de la Commission européenne a, ce 16 septembre 2026, parachevé son art du discours orwellien.

Face à ce coup d'État institutionnel, nous devons marteler qu'une Europe indépendante ne peut pas être une Europe stratégiquement alignée, énergétiquement dépendante et industriellement déclassée.
Une Europe démocratique ne peut pas considérer la souveraineté de ses peuples comme un dysfonctionnement institutionnel.
Une Europe des nations ne peut pas devenir subrepticement une fédération sans que les nations aient expressément choisi de la constituer.

Et une institution qui réclame toujours davantage de pouvoir devrait commencer par accepter toujours davantage de contrôle. Le discours sur « l’état de l’Union » voulait mettre en scène une puissance qui se lève, il révèle surtout une construction qui, confrontée aux conséquences de ses propres contradictions, n’imagine qu’une seule réponse, celle de la fuite en avant.

Jusqu'à quand accepterons-nous l'affaiblissement de la France ?


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Jak Umbdenstock

Yves Hemedinger
16/9/2026

Avec les collègues du groupe "Fiers d’être Colmariens", nous avons pris connaissance de l’étude consacrée au commerce à Colmar.

La situation décrite vient confirmer et donner raison aux propositions que nous avions formulées durant la campagne des municipales.

Dans un souci d’opposition constructive et positive, et parce que nous voulons avoir encore plus de raisons d’être fiers d’être Colmariens, nous réitérons nos propositions pour que les habitants puissent à nouveau bénéficier d’une offre commerciale qui s’adresse d’abord à eux, et pas uniquement aux touristes.

Nous espérons cette fois être entendus et que ces propositions pourront contribuer à redonner vie et dynamisme à notre commerce local.

16 septembre 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16
16/9/2026

Économie française : l’impasse gouvernementale est totale

La rentrée est là et les nouvelles économiques françaises reviennent de vacances et cette année, elles ne reviennent pas franchement bronzées…

Par exemple, l’INSEE vient d’abaisser sa prévision de croissance pour 2026 à 0,4 %, contre 0,7 % auparavant. D’ailleurs, le premier semestre a été révisé à la baisse : −0,2 % au premier trimestre, 0,0 % au deuxième, dans une quasi-récession ou un encéphalogramme plat que le gouvernement espère agrémenté de quelques soubresauts d’ici décembre, en restant obstinément calé sur un 0,7 % de croissance, après 0,9 % en avril et 1 % dans le budget initial.

Au-delà du constat, l’INSEE constate qu’« À rebours de ses voisins, l’économie française a décroché ». Dorian Roucher, responsable de la conjoncture à l’Insee, précise que la croissance française serait « trois fois moins » importante que celle de la zone euro ou du Royaume-Uni.


Depuis le printemps, chaque révision gouvernementale avait été dûment imputée à la « loi spéciale » et au « conflit au Moyen-Orient ». Or, nos voisins européens et les Britanniques subissent la même guerre, le même pétrole hors de prix, le même détroit d’Ormuz tendu comme un Gabriel Attal sous coke et, pour ceux de la zone euro, la même BCE qui remonte ses taux. Et pourtant, ils s’en sortent, sinon brillamment, du moins nettement mieux. Si la conjoncture est la même pour tous et que seule la France décroche, c’est que la France traîne des boulets bien à elle.

L’INSEE les liste d’ailleurs avec la pudeur euphémistique des institutions publiques : le décrochage tient « notamment » à une situation budgétaire difficile, et l’investissement des entreprises, qui repasserait dans le rouge cette année, serait « plombé par des perspectives de demande atone et un coût du capital en hausse ».

Ben tiens.

Il faut dire qu’avec le taux de la dette française à dix ans qui a franchi les 4,3 % (du jamais-vu depuis 2008), le capital se fait plus cher puisque c’est la référence sur laquelle se cale tout le crédit du pays. Sans surprise, l’investissement des entreprises recule donc (−0,3 %), celui des ménages plus encore (−1,3 %), la croissance s’étiole, les recettes fiscales suivent, le déficit se creuse, l’État emprunte davantage, les taux remontent, les politiciens s’agitent, Marine Tondelier émet des couinements et les portes de l’Enfer émettent un petit grincement en s’ouvrant davantage.

Eh oui : l’État n’est plus une malheureuse victime du ralentissement mais son moteur.

Chaque euro qu’il accapare pour boucler ses fins de mois manque à ceux qui produisent, et chaque dixième de point sur l’OAT se paie en usines qui n’ouvrent pas et en maisons qui ne se construisent pas.

Ce qui fait une facture de plus en plus poivrée : au premier semestre, l’État a déjà versé 34,5 milliards d’euros d’intérêts, en hausse de plus de 18 % sur un an, soit davantage que le budget annuel de la Justice. Cet été, un nouveau déficit est même apparu dans les comptes du pays : selon la Banque de France, la balance des revenus, encore légèrement positive il y a un an, affiche désormais près de 10 milliards d’euros de déficit sur douze mois. La France verse maintenant au reste du monde plus de revenus, intérêts en tête, qu’elle n’en perçoit.


C’est assez logiquement que Goldman Sachs et Deutsche Bank proposent maintenant à leurs clients des paniers d’obligations pour parier sur les suites de la présidentielle 2027. Les banquiers new-yorkais mettent déjà un prix sur une faillite possible que nos politiciens refusent de voir.

Face à ce tableau, le gouvernement s’agite.

En juillet, il a réuni un « comité d’alerte des finances publiques » pour « donner un cap ». Il a annoncé une sorte d’économies de Schrödinger, à la fois annoncées et introuvables, dont la moitié des 10 milliards prévus pour 2026 reste sans le moindre détail.

Le piège est déjà visible, déjà refermé et bien illustré avec ce qui se passe sur les carburants : le gazole dépasse les 2,29€/l, un record depuis le début de la guerre, et Bercy reste « défavorable » à toute mesure générale, au motif que « la situation des finances publiques ne nous semble pas permettre ce type de mesure ».

Ce n’est pas faux, l’État n’a effectivement plus les moyens de rendre le moindre centime, et ce, même si la crise ne lui coûte rien : fin août, les recettes fiscales sur les carburants dépassaient de 9 millions d’euros leur niveau de l’an dernier : la TVA, gonflée par les prix, a compensé presque au million près la baisse des accises, due à une consommation en recul de 5,5 %. Les Français paient donc des prix records et roulent moins (ce qui affaiblit la croissance) pendant que le fisc encaisse comme si de rien n’était. À la place d’une baisse de taxes, on distribue 1,4 milliard d’aides ciblées, avec les formulaires, les critères et les guichets qui vont avec, payés avec vos sous.


Le piège est donc refermé. Baisser les impôts ? Bercy vient d’écrire que c’est impossible. Baisser les dépenses ? Impossible aussi pour une classe politique qui a les yeux rivés sur avril 2027. Emprunter davantage ? Chaque euro emprunté coûte désormais plus cher que ce qu’il rapporte en croissance. Faire tourner la planche à billets ? Elle est à Francfort et elle n’est pas d’accord. Et les ménages n’offrent plus aucun amortisseur : l’inflation remonterait à 2,9 % d’ici décembre et leur pouvoir d’achat reculerait de 0,4 % sur l’année.

Que reste-t-il alors pour nos pitres aux commandes ?

La croissance miracle vient d’être revue à la baisse. Le sauvetage européen existe, mais la BCE réserve ses instruments aux pays qui tiennent leurs engagements budgétaires, et il arriverait avec des technocrates chargés d’imposer les coupes que Paris n’a jamais osé faire.

La seule solution qui se prépare en coulisses, c’est d’aller chercher l’argent là où il se trouve, dans l’épargne des Français, en poussant banques et assureurs à se gaver d’obligations d’État, en « orientant » l’assurance-vie et le reste ou en inventant une « contribution exceptionnelle ».

La seule vraie solution, tout le monde la connaît : couper franchement la dépense publique. Pas en ralentir la hausse, comme c’est l’habitude des clowns vides qui occupent l’actualité, mais bien la couper, c’est-à-dire supprimer des pans entiers d’un État obèse et rendre aux Français une partie de ce qu’on leur prend. Solution ô combien douloureuse, impopulaire et sans effet visible avant 2027, et donc inévitablement invisible pour la brochette de saboteurs au pouvoir.

L’incident financier viendra donc probablement d’un déclencheur : une note dégradée, une adjudication boudée, un gouvernement renversé, un résultat électoral qui affole ces marchés sur lesquels on parie déjà. La spirale est lente, parce que la vieille dette bon marché ne se renouvelle que progressivement, et c’est précisément ce qui permet à Bercy de faire semblant de ne rien voir.

« Plafonner, c’est organiser la pénurie », dit Bercy. En plafonnant enfin ses dépenses, peut-être parviendrait-il à organiser la pénurie d’impôts ? Ne rêvez pas, cela n’arrivera pas.


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[EXPOSITIONS]

Michel Cornu à la galerie Murmure
Vidéo de Narvin Dupré
Fabien Nierengarten
15/9/2026


Petit message confidentiel à tous ceux qui rêvent de révolution et qui appellent à renverser la table : ne pas oublier que sur cette table, il y a certes des choses à jeter, mais il y a aussi et surtout...
Un système de santé qui est l'un des plus favorables au monde,
Un système d'aides publiques qui ne laisse aucune personne volontaire et déterminée au bord du chemin
Un système des retraites qui ne tient déjà plus qu'à un fil,
Un système scolaire gratuit et accessible à tous ceux qui veulent bien en profiter,
Un système bancaire dans lequel nos économies durement épargnées se résument à un simple jeu d'écriture et qui peut s'écrouler à tout moment.
Je ne dis pas qu'on vit dans le monde des bisounours, mais parfois, le remède peut être pire que le mal. Car de tout cela, RIEN n'est définitivement acquis. Qu'on se le dise !

14 septembre 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Tchamé Dawa
7/9/2026

Journal d'anti-campagne (suite et fin)

J'avais imaginé il y a 2 ou 3 mois tenir un journal d'anti-campagne, destiné à dénoncer à ma manière, sur un ton humoristique et caustique, le grand cirque électoral et l'évidente stérilité de l'élection présidentielle. L'idée centrale était de tourner en ridicule tous ces candidats, de pointer leur vacuité et d'insister sur leur technique de racolage qui très souvent n'a rien à envier à la prostitution. Bref, il s'agissait de se foutre de leur gueule sans perdre le sourire !
Car c'est un fait ! Jean-Luc, Marine, Gabriel, Edouard et les autres tapinent allègrement matin, midi et soir, et leurs gesticulations, populistes, démagogiques, fallacieuses et trompeuses tournent en boucle sur les réseaux. S'y succèdent leurs effets de manche, de tribune, leurs prestations en cuisine, dans les champs de canne ou à l'intérieur des éoliennes, et aussi leurs récupérations des épisodes de canicule, etc., etc... Chacun semble nous annoncer que s'il est élu, tout ira pour le mieux, la prospérité reviendra, les aveugles verront à nouveau et les tétraplégiques se lèveront de leur siège. Car voyez-vous, ce sont tous des incarnations d'un messie d'un nouveau genre, qui indépendamment de l'UE et de l'Otan, ferait la pluie et le beau temps dans notre beau pays. S'ils étaient élu, nous marcherions sur l'eau.
La vérité, c'est qu'il se soumettraient tous à l'UE sans exception et que le cycle de destruction de la France (et de l'Europe entière) se poursuivrait inéluctablement. La production industrielle, continuerait de chuter, l'école formerait de plus en plus de crétins, les traités de libre-échange continueraient d'éradiquer tous nos producteurs (agricoles ou autres), on mourait chez soi pour un rien ou bien dans les couloirs des urgences, faute de services de santé performants, tandis que la mortalité infantile continuerait d'être en hausse.
De plus, l'UE – qui nous impose ce qu'elle veut comme elle a imposé des bouchons à la con non détachables de la bouteille –, non seulement nous prépare une guerre, mais en plus de cela, organise le monde numérique totalitaire de demain. Il y a un tas de saloperies qui viennent de l'UE : en faire la liste serait fastidieux et déprimant, car ce que contient cette liste n'est pas sexy du tout. C'est ce qui explique sans doute, en plus du fait que l'UE participe significativement au confort et aux opérations des partis nationaux, que nos tapineurs médiatisés, comme s'ils respectaient un commun accord, repoussent aux calendes grecques le dossier Frexit.
Jean-Luc ose bien encore dire qu'il désobéira aux traités (il faut ratisser large et on ne peut pas laisser dire qu'il ne parle pas de l'UE), mais outre le fait que s'il le faisait la France serait sévèrement sanctionnée, quiconque l'observe et l'écoute depuis longtemps voit qu'en réalité il a toujours respecté les choix imposés par le système, en bon soumis. C'est d'ailleurs ce qui lui a fait dire en 2022 que si l'OMS (le système) rendait la vax Covid obligatoire, il poursuivrait chacun d'entre-nous pour le mener à l'aiguille.
Je passe sur la vacuité Gluksmanienne et la récente candidature du traître Roussel.
Depuis quelques jours, je suis fatigué de suivre ce cirque et de commenter le néant. J'ai senti que quelque chose n'allait pas lorsque j'ai commencé à perdre mon sens de l'humour et à devenir acide, remâchant des idées à la con.
Le spectacle pathétique offert par ces clowns est une pollution dont la plupart des gens ne se rendent pas compte, bien qu'elle nous mine tous.
La politique ce n'est pas ça. Il faut comprendre et accepter la réalité : ce n'est pas une élection qui va changer le destin de ce pays.
Quitte à faire de la politique, il faut la faire autrement qu'en encourageant et nourrissant cette tartuferie électorale, il faut la faire vraiment, sur le terrain, dans la vie de tous les jours, dans des collectifs, les associations, dans sa vie quotidienne, et s'engager dans des actions précises et concrètes. Solliciter la justice pour se défendre ou pour faire avancer les projets si nécessaire et surtout, surtout, désobéir aux injonctions du système autant que possible.
Pour l'heure, bien que je fasse déjà tout ça, je vais en sus faire une pause.
Les tapineurs n'auront pas pour les mois qui viennent mon temps de cerveau disponible.
Ainsi va (mal) notre beau pays.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Freddy Schmidt

Grand-Rue, vers la place des Six Montagnes Noires à Colmar. Croquis au feutre bistre, et coloré aux crayons Drawing Derwent.

13 septembre 2026

Festival de Musique de Ribeauvillé
du 26 septembre au 11 octobre 2026

Une programmation riche, originale, généreuse, variée.
Les réservations sont ouvertes.



Orchestre National de Mulhouse


Musiques et sortilèges – Concert symphonique 1
Dukas / Berlioz / Koncz

Vendredi 18 septembre 2026 à 20h

TATIANA PROBST (artiste en résidence)
Metamorphosis - Création mondiale (commande de l’ONM)

PAUL DUKAS
L’Apprenti sorcier

HECTOR BERLIOZ
Symphonie fantastique

Christoph Koncz, direction

Musiques et sortilèges sont au programme de ce premier concert symphonique de la saison.

Inspiré par une ballade de Goethe et rendu célèbre par Fantasia, le film d'animation de Walt Disney, où Mickey prête ses traits à l’apprenti sorcier, le poème symphonique de Paul Dukas fait danser des balais ensorcelés : ils déversent l’eau du Rhin jusqu’à menacer d’engloutir le pauvre garçon qui leur a donné vie afin de s’épargner cette tâche.

Dans la Symphonie fantastique, ce sont spectres et sorcières qui dansent dans les cauchemars d’un jeune musicien, qui s’est adonné à l’opium dans un accès de désespoir amoureux – on n’aura pas de peine à y reconnaître Berlioz lui-même.

La Filature, 20 allée Nathan Katz à Mulhouse
Phil Umbdenstock

Histoire de côté de la veste... (DNA Colmar)

12 septembre 2026

Olivier Roth

[Moustiques]
« Il n’y a pas de solution miracle. »
Peut-être…
Mais il y a des solutions à essayer !





Rémy Brauneisen

Ebersmunster
Avec le soleil, les brumes matinales se dissipent lentement sur le Ried.
Elles s’ouvrent comme un rideau léger, laissant apparaître trois silhouettes au profil bien connu : les tours couronnées des clochers à bulbe de l’abbatiale Saint‑Maurice.
Je me souviens de ce matin d’il y a treize ans, où je m’étais levé de bonne heure en pariant sur ce nappage ouateux pour photographier Ebersmunster.
Le pari avait été gagné : la lumière, les brumes, les clochers – tout semblait respirer ensemble.
Aujourd’hui, en revoyant ces images, je mesure combien ce lieu accompagne le fil depuis longtemps.
Ebersmunster appartient à ce territoire élargi du Rhin supérieur, où les familles aristocratiques de l’Alsace mérovingienne et carolingienne ont laissé leur empreinte.
C’est dans ce paysage que s’inscrit la lignée des Étichonides, dont la mémoire irrigue encore les abbatiales, les fondations et les récits de cette région.
Je serai de retour à Ebersmunster – cette fois pour y donner ma conférence :
« Sans elles, pas d’histoire : la part des femmes dans la mémoire des Étichonides ».
Un retour qui n’aura plus la lumière des brumes du Ried, mais qui aura la force d’un lieu où l’histoire, la transmission et la beauté continuent de se répondre.


J’aurai le plaisir d’y intervenir samedi 19 septembre à 15h, avec ma conférence :
« Sans elles, pas d’histoire : la part des femmes dans la mémoire des Étichonides ».
Une manière de rappeler que derrière les fondations, les alliances et les transmissions, les femmes ont joué un rôle essentiel, souvent discret, mais toujours décisif.
Au plaisir de vous retrouver à Ebersmunster.
Journées du Patrimoine à Ebersmunster – 19 et 20 septembre – avec les Amis Abbatiale Ebersmunster

11 septembre 2026

Freddy Schmidt

Les remparts de la ville de Colmar, aquarelle

Olivier Roth
11/9/2026

MOUSTIQUES

Agir maintenant, préparer l’avenir !