Yves Hemedinger26/6/2026
À Colmar, 53 % des électeurs ne se sont pas déplacés lors des dernières municipales. Plus d’un habitant sur deux a choisi l’abstention. Ce n’est pas anodin.
Ce matin, comme régulièrement depuis les élections, j’entends des Colmarienne me dire : « De toute façon, ça ne change rien. L’un ou l’autre, c’est pareil. »
Je refuse cette résignation.
Car non, tous les projets ne se valent pas. Non, toutes les équipes ne sont pas interchangeables. Et oui, les choix politiques ont des conséquences directes sur la vie quotidienne.
Si j’avais eu la responsabilité de diriger Colmar, j’aurais fait des choix clairs : commencer par réduire le train de vie politique, baisser les indemnités des élus, diminuer les dépenses de communication et les frais inutiles.
Cet argent aurait pu servir aux Colmariens : alléger la taxe foncière pour protéger le pouvoir d’achat, investir dans nos écoles avec un grand plan de climatisation, et renforcer la sécurité avec davantage de policiers municipaux et plus de moyens.
Lancer un grand plan de re dynamisation, du commerce en particulier, et de l’économie en général pour ne pas être dépendant du seul tourisme dont on voit bien, avec les aléas climatiques, qu’il est fragile
La politique n’est pas une fatalité. C’est une question de volonté, de courage et de priorités.
S’abstenir, c’est laisser les autres décider. Voter, c’est choisir une direction.
Ensuite, chacun assume ses choix mais devant les innombrables témoignages que j’ai eu ces derniers temps, je tenais à faire une mise au point.
Autant chacun est libre de voter pour qui il veut, autant, il ne faut pas venir râler si on ne daigne pas consacrer 10 minutes de son temps un dimanche pour participer à la vie démocratique.