Henry Bonner
21/2/2026
Stellantis : bilan des pertes sur l’électrique
Stellantis, la maison-mère de Peugeot et Fiat, annonce 22 milliards d’euros de pertes sur la seconde moitié de 2025, essentiellement en raison de l’abandon des objectifs de ventes dans l’électrique.
En effet, le constructeur réduit la valeur des investissements en rapport aux voitures électriques.
Comme le montre le dernier rapport, l’entreprise estime à 14,7 milliards les coûts pour l’abandon de la production de modèles, en particulier dans les voitures électriques.
Le montant comprend 5,8 milliards d’euros de nouvelles dépenses de trésorerie, sur les 4 prochaines années, pour la relance des modèles thermiques.
En principe, l’entreprise met ainsi fin à l’erreur du tout-électrique. Elle prévoit des investissements dans les voitures thermiques, en raison de la demande chez les consommateurs.
La perte comprend aussi 2,1 milliards en rapport aux fournisseurs pour les voitures électriques, en particulier les projets d’usines de batteries.
Par exemple, le constructeur fait partie des partenaires dans Automotive Cells Company (ACC), un producteur de batteries pour les voitures électriques.
Or, ACC met fin à des projets de méga-usines en Italie et en Allemagne, selon une annonce de ce mois-ci.
De plus, l’entreprise prévoit 1,3 milliards d’euros pour des modifications à la production, dont les licenciements de personnel.
Provisions sur les garanties : soucis de qualité dans l’électrique
La perte de 2025 comprend aussi une hausse de 4,1 milliards des provisions pour les garanties des voitures aux consommateurs.
Le rapport fait allusion aux voitures électriques et les hybrides, comme source de hausse des provisions. Il cite en effet les “nouveaux motopropulseurs” comme causes de la dégradation.
De même, les données des assurances indiquent des hausses de coûts pour la réparation des voitures électriques.
En France, d’après Assurland, le coût de l’assurance atteint en moyenne 818 euros par an pour une voiture électrique, contre 735 euros pour les diesel.
Le problème vient des prix des pièces de rechange, en particulier la batterie.
La dégradation des composants explique aussi le rythme de chute de la valeur des voitures électriques sur le marché de l’occasion. Selon un courtier de voitures d’occasion au Royaume-Uni, les voitures thermiques conservent environ 50 % de leur valeur à neuf au bout de 5 ans, contre autour de 20 % pour les voitures électriques.
Les pertes de 22 milliards d’euros chez Stellantis font partie des conséquences de la conversion de force à la production de voitures électriques sans demande réelle chez les consommateurs.
La taille de la perte chez Stellantis et chez la plupart des constructeurs explique le changement de mentalités dans le secteur et le lobbying contre les quotas d’émissions.
En effet, après des illusions de gains grâce à une conversion à l’électrique, les constructeurs font des pertes dans la réalité, et veulent l’arrêt ou l’abandon du programme.
21/2/2026
Stellantis : bilan des pertes sur l’électrique
Stellantis, la maison-mère de Peugeot et Fiat, annonce 22 milliards d’euros de pertes sur la seconde moitié de 2025, essentiellement en raison de l’abandon des objectifs de ventes dans l’électrique.
En effet, le constructeur réduit la valeur des investissements en rapport aux voitures électriques.
Comme le montre le dernier rapport, l’entreprise estime à 14,7 milliards les coûts pour l’abandon de la production de modèles, en particulier dans les voitures électriques.
Le montant comprend 5,8 milliards d’euros de nouvelles dépenses de trésorerie, sur les 4 prochaines années, pour la relance des modèles thermiques.
En principe, l’entreprise met ainsi fin à l’erreur du tout-électrique. Elle prévoit des investissements dans les voitures thermiques, en raison de la demande chez les consommateurs.
La perte comprend aussi 2,1 milliards en rapport aux fournisseurs pour les voitures électriques, en particulier les projets d’usines de batteries.
Par exemple, le constructeur fait partie des partenaires dans Automotive Cells Company (ACC), un producteur de batteries pour les voitures électriques.
Or, ACC met fin à des projets de méga-usines en Italie et en Allemagne, selon une annonce de ce mois-ci.
De plus, l’entreprise prévoit 1,3 milliards d’euros pour des modifications à la production, dont les licenciements de personnel.
Provisions sur les garanties : soucis de qualité dans l’électrique
La perte de 2025 comprend aussi une hausse de 4,1 milliards des provisions pour les garanties des voitures aux consommateurs.
Le rapport fait allusion aux voitures électriques et les hybrides, comme source de hausse des provisions. Il cite en effet les “nouveaux motopropulseurs” comme causes de la dégradation.
De même, les données des assurances indiquent des hausses de coûts pour la réparation des voitures électriques.
En France, d’après Assurland, le coût de l’assurance atteint en moyenne 818 euros par an pour une voiture électrique, contre 735 euros pour les diesel.
Le problème vient des prix des pièces de rechange, en particulier la batterie.
La dégradation des composants explique aussi le rythme de chute de la valeur des voitures électriques sur le marché de l’occasion. Selon un courtier de voitures d’occasion au Royaume-Uni, les voitures thermiques conservent environ 50 % de leur valeur à neuf au bout de 5 ans, contre autour de 20 % pour les voitures électriques.
Les pertes de 22 milliards d’euros chez Stellantis font partie des conséquences de la conversion de force à la production de voitures électriques sans demande réelle chez les consommateurs.
La taille de la perte chez Stellantis et chez la plupart des constructeurs explique le changement de mentalités dans le secteur et le lobbying contre les quotas d’émissions.
En effet, après des illusions de gains grâce à une conversion à l’électrique, les constructeurs font des pertes dans la réalité, et veulent l’arrêt ou l’abandon du programme.


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