Traduction

8 octobre 2026

Charlie Hng
8/10/2026

Dan Steffan
8/10/2026

Il va sans dire... On pourrait peut-être organiser une grande fête de la choucroute à l’Espace André Malraux.

Eric Vial
8/10/2026

L’Alsace cocufiée (encore) ?

Ils s’étaient tous donné le mot. Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer.
Même le président du Sénat était venu jusqu’en Alsace pour annoncer la bonne nouvelle aux maires et aux élus. Le 7 octobre, on allait voir ce qu’on allait voir : il proposerait d’inscrire à l’ordre du jour, lors de la conférence des présidents, un débat sur l’avenir institutionnel de l’Alsace. L’Alsace serait bientôt séparée du Grand Est.
Dans un communiqué préparé à l’avance, diffusé aussi vite que l’annonce avait été faite dans les DNA, – du téléphoné – le président de la Collectivité européenne d’Alsace, tête la première, s’était réjoui de cette décision du président Larcher. Il en profitait pour apporter son soutien aux candidats LR/UDI aux sénatoriales « les mieux à même de défendre les intérêts de l’Alsace au Sénat ».
Il écrit : « Gérard Larcher a confirmé son engagement en faveur d'un débat sur l'avenir institutionnel de l'Alsace dès le début de la prochaine session parlementaire. Il a indiqué avoir demandé au secrétaire général du Sénat de préparer l'inscription de ce sujet à la première conférence des présidents, afin qu'un débat puisse ensuite se tenir dans l'hémicycle, préalablement à l'examen de la proposition de loi (…) Je me réjouis que cet engagement soit aujourd'hui clairement réaffirmé. Nous appelions cette inscription de nos vœux (…) C'est une étape supplémentaire et essentielle pour l'avenir institutionnel de l'Alsace. »
Bref c’était du donnant-donnant. Je te soutiens, tu me soutiens. La politique et ses petites combines. Classique.
Bon, nous sommes le 8 octobre, et nous venons d’apprendre que la conférence des présidents du Sénat, réunie hier soir, n’a finalement pas inscrit à l'ordre du jour le dossier Alsace à l'agenda.
La raison ? Il manque la note d’impact concernant les conséquences d'une éventuelle sortie de l'Alsace du Grand Est réclamée par le gouvernement qui joue la montre dans cette affaire. Comme si personne ne savait qu’elle était manquante puisqu’elle ne sera prête qu’en novembre prochain. Oh mince, quel dommage, c’est trop bête.
Au fond, pas de surprise. J’avais écrit que toutes les promesses du président du Sénat, fin politicien – lui – étaient de la poudre aux yeux pour épater la galerie des élus alsaciens qui sont tombés dans le panneau. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient.
J’ai évidemment de la déception de voir que des esprits sots se sont laissés berner par le chant des sirènes d’une future région Alsace que personne ne souhaite au gouvernement ou au Sénat.
Près de 70 % des grands électeurs alsaciens auront donc réussi à se faire hara-kiri. Soutenir la proposition de loi Alsace – que les Alsaciens réclament très majoritairement – et voter pour des sénateurs incapables de la porter. C’est fort ! Très fort !
Le débat sur l’avenir institutionnel de l’Alsace est donc sine die reporté. Pas certain, loin de là, qu’il soit rouvert avant les élections présidentielles de 2027. La PPL Alsace se perdra alors dans les arcanes des lois oubliées, remisées aux calendes grecques… « À la Saint-Glinglin, wenn d’Hiehner Zähn krìeje. » Échec et mat.
En revanche, le débat sur l’avenir institutionnel de la Corse aura bien lieu, lui. Encore une claque pour nos élus alsaciens ! Quel camouflet.
Le Grand Est et ses soutiens semblent donc avoir raflé la mise, bravo ! Ses responsables ont été plus fins, plus stratèges. Une leçon de science politique. Soyons fair-play, ils ont été bien meilleurs que les défenseurs d’une Alsace recouvrée.
De mon côté, j’en ai assez de me battre pour des naïfs, au mieux complices, au pire imbéciles. Alors, le bendele, hopla poubelle ! Je m’en vais jouer aux billes, j’ai bien compris la leçon, merci.
Si l’Alsace veut coucher ailleurs, grand bien lui fasse, mais ce sera sans moi.

7 octobre 2026

Eric Nieder
1/10/2026

LE CRAYON INSPIRÉ
 
C’était la 45e séance. Sujet du jour : "Conversations(s)".
Nous étions 20 pour cette séance. Nous avons représenté graphiquement les duos de l'exposition "Conversation(s)".
Observer c'est comprendre et dessiner ce que l'on comprend, c'est créer !
Le « crayon inspiré », c’est une fois par mois, 2 heures de plongée graphique intense et intuitive. Un crayon, un papier, regarder, dessiner, s’inspirer, analyser, discuter, partager, interpréter, se motiver mutuellement, se rencontrer autour d’une même passion pour les œuvres exposées et la pratique du dessin.
Sur inscription au Musée Unterlinden
Prochaines rencontres : vendredi 23 octobre 2026.
Sujet : dans le cadre des journées de l'architecture 2026, l'architecture du musée dans le paysage urbain.
Participation sur inscription au musée Unterlinden.


Eric Nieder
4/10/2026

Performance de la compagnie @retouramont pour l’ouverture des @journeesdelarchitecture 2026.
Devant le musée Unterlinden.
Dessin et photo Eric Nieder


6 octobre 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane
6/10/2026

Ukraine : la France paie deux fois, et elle n’a plus les moyens de payer

La France aborde cette nouvelle crise énergétique dans une situation financière désastreuse. Elle emprunte à des taux qu’elle n’avait plus connus depuis près d’un quart de siècle, doit lever des centaines de milliards d’euros sur les marchés, reste incapable de ramener son déficit à 3 % du PIB et voit maintenant le gazole atteindre des niveaux qui menacent directement les ménages et des pans entiers de son économie. C’est dans ce contexte qu’apparaît le paradoxe du soutien français à l’Ukraine : le contribuable finance une politique sur laquelle il n’a jamais été directement consulté et dont il paie maintenant certaines conséquences économiques.
Le 6 octobre, le taux français à dix ans tourne autour de 4,7 %, après avoir frôlé 5 %. Il faut remonter à 2002 pour retrouver de tels niveaux. L’écart avec l’Allemagne a culminé autour de 150 points de base, du jamais-vu depuis la crise des dettes souveraines de 2011, avant de revenir vers 130. L’Agence France Trésor devra lever environ 340 milliards d’euros l’an prochain. À mesure que la dette est refinancée, quelques dixièmes de point supplémentaires deviennent des milliards d’intérêts et autant d’argent qui ne financera ni l’hôpital, ni l’école, ni la sécurité, ni la baisse des impôts.
C’est dans ce pays surendetté que l’effort en faveur de l’Ukraine se poursuit. Selon l’institut de Kiel, la France a alloué environ 7,9 milliards d’euros d’aide bilatérale à l’Ukraine entre février 2022 et juin 2026, principalement militaire. Si l’on ajoute sa part de l’aide européenne, le montant attribuable à la France approche 26 milliards d’euros sur la période, soit de l’ordre de 6 milliards par an.
Ces sommes n’expliquent évidemment pas le déficit français, beaucoup plus ancien et beaucoup plus profond. Mais elles ne sont pas gratuites. Lorsqu’un État dépense davantage qu’il ne perçoit et doit emprunter environ 340 milliards d’euros dans l’année, toute dépense supplémentaire a un coût. Les gouvernements français ont choisi de soutenir massivement l’Ukraine. Les Français, eux, n’ont jamais été directement consultés sur le montant qu’ils étaient prêts à y consacrer, sur la durée de cet engagement ni sur le niveau de sacrifice économique qu’ils étaient disposés à accepter.
Le problème est qu’ils commencent maintenant à payer une seconde fois.
Le gazole se vend autour de 2,37 euros le litre en moyenne et près de 16 % des stations signalent une rupture. La France est particulièrement exposée puisqu’elle importe environ la moitié du gazole qu’elle consomme. Au premier semestre, le diesel américain représentait déjà 13 % de la consommation française, plus du double de sa part dans les importations un an auparavant. Mais les raffineries du golfe du Mexique fonctionnent à 97 ou 98 % de leurs capacités. Le fournisseur vers lequel l’Europe peut se tourner en cas de pénurie n’a presque plus de marge.
Selon l’Agence internationale de l’énergie, les exportations nettes de gazole de la Russie et du Golfe étaient, en août, inférieures de 1,6 million de barils par jour à celles de février. Les perturbations dans le détroit d’Ormuz réduisent les flux venus du Moyen-Orient. En Russie, les frappes ukrainiennes ont endommagé ou ralenti plusieurs raffineries importantes, tandis que Moscou a prolongé son embargo sur les exportations pour préserver son marché intérieur.
C’est ici que le paradoxe devient difficile à ignorer. Une partie de l’argent public français contribue à l’effort de guerre ukrainien. L’une des stratégies de Kiev consiste précisément à frapper les capacités de raffinage russes. Militairement, la logique est claire : réduire les ressources de Moscou et perturber sa logistique. Mais lorsqu’une raffinerie russe cesse de produire, ce sont aussi des volumes de gazole qui disparaissent d’un marché mondial déjà tendu. L’Europe doit chercher le produit ailleurs, les marges de raffinage s’envolent et le prix finit sur le panneau de la station-service française.
Le Français paie donc une première fois comme contribuable. Il paie une seconde fois comme consommateur.
Et cette seconde facture dépasse largement le réservoir de sa voiture. Le gazole fait rouler le camion qui approvisionne le supermarché, le tracteur qui travaille le champ, la camionnette de l’artisan, les engins du BTP et les bateaux de pêche. Le kérosène appartient à la même famille de distillats moyens. Lorsque leurs prix s’envolent, la hausse se diffuse dans presque tout ce que le pays produit, transporte et consomme.
Le consommateur retrouve alors le choc dans le prix de ses courses, de ses travaux ou de ses livraisons. Pour les entreprises, les conséquences peuvent être autrement plus graves. Une PME de transport possédant quelques camions achète son gazole immédiatement et sera parfois payée plusieurs semaines plus tard. Elle doit renouveler ses véhicules au moment où le crédit se renchérit. Quelques centimes supplémentaires par litre deviennent rapidement des milliers d’euros et peuvent absorber une marge déjà faible.
La même mécanique frappe la pêche côtière, où le gasoil constitue l’un des principaux postes de dépense. Elle frappe l’agriculture, qui cumule le carburant des machines et le transport des engrais, des aliments et des récoltes. Elle frappe le maraîchage, le BTP, les artisans et certaines industries françaises dont l’un des derniers avantages est d’être proches de leurs clients. Si le transport intérieur devient trop cher, cet avantage s’amenuise face aux produits acheminés par conteneurs depuis l’Asie.
Voilà pourquoi la situation française est si préoccupante. Le pays cumule une dette massive, un déficit persistant, un coût de l’emprunt revenu à des niveaux inconnus depuis 2002, une dépendance aux importations pour environ la moitié de son gazole et un marché mondial des produits raffinés de plus en plus tendu. L’État aurait besoin de protéger son économie au moment même où il a de moins en moins les moyens de le faire.
Baisser les taxes sur le carburant soulagerait les ménages et les entreprises, mais réduirait les recettes publiques. Subventionner les transporteurs, les agriculteurs ou les pêcheurs augmenterait encore les dépenses. Ne rien faire laisserait la hausse se diffuser dans toute l’économie. Il n’existe plus de solution indolore parce que la France a épuisé une grande partie de ses marges de manœuvre avant même l’arrivée du choc.
Le nucléaire ne change pas cette réalité. Il constitue un avantage considérable pour notre électricité, mais une centrale nucléaire ne remplit pas le réservoir d’un camion, d’un tracteur, d’une moissonneuse ou d’un chalutier. Elle ne fournit pas davantage le kérosène d’un avion. Le nucléaire protège largement la prise électrique française. Il ne protège ni le fret, ni l’agriculture, ni la pêche, ni le BTP d’une pénurie de produits raffinés.
Et les dégâts risquent d’être silencieux. Un transporteur ne remplacera pas son camion. Un pêcheur vendra son bateau. Un agriculteur repoussera un investissement. Une entreprise annulera une embauche. Un dépôt fermera. Une usine renoncera à une ligne de production. Aucun de ces événements ne fera nécessairement la une. Additionnés pendant deux ou trois ans, ils peuvent pourtant appauvrir durablement des territoires entiers.
C’est pourquoi les deux factures doivent être regardées ensemble. La France finance depuis plus de quatre ans un soutien considérable à l’Ukraine alors que ses propres finances publiques se dégradent. Dans le même temps, elle subit les conséquences économiques d’une guerre qui contribue, avec les tensions dans le Golfe, à raréfier les produits raffinés dont son économie dépend.
On peut défendre le soutien à l’Ukraine et considérer son coût justifié par des impératifs stratégiques. Mais une démocratie devrait au moins présenter à sa population la facture complète.
Car le Français paie d’abord par l’impôt et par la dette l’aide accordée à l’Ukraine. Il paie ensuite à la pompe une partie des conséquences économiques de la guerre. Puis il les paie encore dans son caddie, ses travaux, ses livraisons et, demain peut-être, dans les emplois et les entreprises qui auront disparu.
La France paie deux fois. Et elle paie au moment précis où elle n’a plus les moyens de payer.



[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Yves Hemedinger
5/10/2026


Nous sommes au travail.
Réunion de travail et d’échanges des colistiers de "Fiers d’être Colmariens".
Nous étions réunis pour faire le point, échanger, écouter et surtout préparer la suite.
Car nous sommes en contact permanent avec vous. Dans les quartiers, dans les commerces, dans les associations, dans la rue ou simplement au détour d’une rencontre, vous nous parlez de vos préoccupations, de vos difficultés et de vos attentes.
C’est à partir de ces échanges que nous travaillons.
Avec nos carnets comme outil, pour noter vos idées, vos remarques et vos préoccupations.
Nous sommes unis, déterminés et fidèles à ce que nous avons défendu pendant la campagne et à la confiance que vous nous avez accordée.
Il y a beaucoup à faire pour Colmar et nous n’avons pas l’intention de perdre notre temps dans des querelles inutiles, voire puériles.
Vous nous avez demandé d’agir. Nous sommes au travail. Et vous verrez concrètement le résultat de ce travail.
Parce que, pour nous, Colmar, son avenir et les Colmariens, votre vie quotidienne, passent avant le reste.
Jak Umbdenstock

5 octobre 2026

Première fête médiévale à Colmar, place de la Cathédrale
Photos Edouard Dabrowski

















3 octobre 2026

Phil Umbdenstock

Elisabeth Spitz
3/10/2026


Dans le velours vide des rangées
Un cri silencieux vient d’exploser.
Certains mots sont incontrôlables.
Ils débarquent comme une force implacable.
Sur la route des doutes ils laissent une trace inaltérable
Celle de la mémoire d’une histoire inoubliable.
Dans l’ombre d’une lumière dorée
Se dresse la présence des mots oubliés.
Comme un roseau pliant mais bien scellé
Oser enfin s’exprimer, s’autoriser la vulnérabilité.
Au fond d’une pénombre feutrée
Des blessures secrètes ont libéré des cris étouffés.
Sa muse aux émotions diffuses
Trouve refuge dans l’impact des mots libérés, révélés, dévoilés, assumés.
Mettre enfin la peur en apnée pour un peu de souffle retrouvé.
Photo Vanessa Moselle
Galerie Murmure

Nous avons le plaisir de vous inviter à rencontrer

Michel Cornu

à la galerie Murmure
samedi 10 octobre de 14h à 18h
à l'occasion de la présentation du nouveau numéro de
Actuel l'estampe contemporaine


Cette parution consacre une place particulière à son œuvre :
l'une de ses gravures en illustre la couverture, une seconde la quatrième de couverture, tandis qu'un article est consacré à son travail.


Artiste profondément attaché au geste et à la matière, Michel Cornu repense la gravure comme un véritable espace de création.
Par la pointe sèche, le cuivre, le pastel et le papier, il compose des œuvres souvent uniques, où la figure se transforme, se fragmente et devient peu à peu trace, signe et matière.


Nous vous invitons à venir découvrir son travail, feuilleter la revue et discuter avec l'artiste autour de cette belle actualité.



Galerie Murmure
5 place de l'Ancienne Douane à Colmar
jeudi et vendredi : 14h à 18h
samedi : 10h à 19h
Et tous les jours sur rendez-vous
contact@galerie-murmure.fr
Tél. +33 3 89 41 49 25
www.galerie-murmure.com

2 octobre 2026

Michel Spitz
2/10/2026

Ouverture spectaculaire ce soir à Colmar des Journées de l’architecture avec un spectacle de danse verticale coproduit par le musée Unterlinden, le Ballet de l’Opéra national du Rhin et la Maison européenne de l’architecture.
À l’occasion du lancement des Journées de l’architecture, organisées du 1er au 25 octobre par la Maison européenne de l’architecture, la Ville de Colmar a accueilli, Totem, de la compagnie Retouramont. Trois danseuses, suspendues dans le vide, ont évolué pour dessiner une ronde aérienne entre la façade médiévale du cloître et celle, plus récente, des anciens bains municipaux. Le mouvement des corps a révélé les lignes, les volumes et les différentes strates architecturales du lieu. Un spectacle en résonance avec la programmation culturelle du musée Unterlinden et de sa magnifique exposition « Conversation(s) », qui, elle aussi, propose un dialogue fécond entre des œuvres médiévales et des œuvres modernes et contemporaines.
Photos © Michel Spitz