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14 février 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane

- 14/2/2026 - On a parfaitement compris la manœuvre : l’obsession du président est de verrouiller les réseaux sociaux bien avant l’échéance présidentielle de 2027. Il faut absolument que le prochain locataire de l’Élysée demeure dans la sphère macroniste la plus orthodoxe, quelqu’un de totalement compatible avec les amis milliardaires, les cercles mondialistes et l’idéologie du « toujours plus d’Union européenne ».
Et surtout, il ne faut pas que les réseaux sociaux viennent perturber le scénario en informant librement les citoyens, en laissant circuler des vérités dérangeantes ou des voix qui ne passent pas par le filtre officiel.
C’est pour cela que Le Parisien, journal structurellement déficitaire, maintenu à flot par les apports d’un milliardaire réputé proche de l’Élysée, relaie cette ligne comme s’il s’agissait d’une grande avancée sociétale.
Ces médias détenus par des milliardaires ne supportent plus que l’information existe en dehors de leur canal. Ils ne font plus du journalisme, ils assurent un relais : on leur indique l’orientation, ils publient.
Sans les réseaux sociaux, on croirait encore qu’Epstein s’est « suicidé » après avoir simplement « fréquenté » quelques adolescentes, et que toutes les interrogations autour de lui relevaient du fantasme complotiste. Autour de cette affaire, sans les réseaux pour diffuser massivement les fichiers Epstein en 2026, Jack Lang serait toujours à la tête de l’Institut du monde arabe, et quantité d’autres responsables haut placés dormiraient encore paisiblement, après des comportements qui ne seraient jamais apparus au grand jour.
Sans les réseaux, on ignorerait également que l’« ingérence russe » en Roumanie relevait d’un parti parfaitement officiel ayant joué avec le feu en propulsant un candidat provocateur, sans aucune intervention venue de Moscou.
Et c’est précisément au moment où les citoyens prennent conscience que l’information officielle accumule les contre-vérités, tandis que sur les réseaux émergent des enquêtes brutes et courageuses, que le pouvoir se crispe et entend restreindre toujours davantage l’accès à l’information indépendante. Plus le contraste devient évident entre le récit institutionnel et la parole libre, plus la tentation de la censure s’accélère.
En clair : sans les réseaux sociaux, plus d’information citoyenne, brute, parfois chaotique, souvent courageuse. Seulement un mince filet d’information contrôlée, diffusé par des rédactions dépendantes.
C’est pour cela que le verrouillage s’intensifie. Non pour « protéger les enfants », mais pour préserver un monopole sur ce qu’il est permis de penser, et pour que les affaires dérangeantes demeurent enfouies jusqu’en 2027 et au-delà.


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13 février 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Nicolas Dupont-Aignan
12/2/2026

La publication de la PPE 3 va faire exploser le prix de l’électricité.
Ce décret ne fait qu’obéir aux intérêts économiques allemands qui veulent saborder notre atout nucléaire et aux lobbys des énergies renouvelables qui se gavent d’argent public.
- La multiplication des éoliennes en mer va coûter des milliards d’euros aux Français pour une productivité bien inférieure à celle du nucléaire.
- Nos paysages côtiers vont être défigurés au détriment de la pêche et du tourisme.
- L’accroissement des énergies intermittentes dans le réseau électrique va abîmer notre filière nucléaire en imposant des modulations coûteuses qui usent nos centrales.
Il y a urgence à quitter le marché européen de l’électricité et à arrêter l’implantation d’éoliennes afin de diviser par deux la facture d’électricité des Français.


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1 février 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gilles La Carbona

Cette ambiguïté entre les policiers et le peuple…


- 31/1/2026 - Les syndicats de police manifestent aujourd’hui pour dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles ils exercent leur métier. Ils appellent la population à les soutenir. Mais un retour en arrière de quelques épisodes s’impose pour remettre les choses en perspective. Lorsque les agriculteurs ont crié leur détresse, quelle fut la réaction des forces de l’ordre ? Elles ont foncé, matraqué, fières de faire respecter les lois de cette République qu’elles disent défendre avec ferveur. Et voilà que soudain, elles découvrent que cette même République n’est ni aussi généreuse ni aussi reconnaissante qu’elles le pensaient. Pourtant, elles n’ont pas hésité à frapper, jusqu’à mettre en joue un paysan dans son tracteur.
On invoque les ordres, toujours les ordres. Certes, les policiers travaillent dans des conditions difficiles. Mais qu’ils se rassurent : contrairement aux agriculteurs dont la vie a basculé, détruite parfois avec leur concours, eux continueront à percevoir un salaire. Ils dénoncent des locaux vétustes, des bureaux mal chauffés et ils ont raison. Mais que dire des exploitations où ils sont allés protéger l’abattage des troupeaux, arrêter des travailleurs de la terre dont le seul tort était de crier leur désespoir, leur incompréhension face à une situation où l’absurde gouvernait en lieu et place du bon sens ? Il ne peut y avoir de soutien aveugle envers une profession qui se place systématiquement derrière le pouvoir sans interroger sa légitimité, oubliant même les termes de sa mission : veiller à la sécurité de la nation et des citoyens et non assurer la survie d’un pouvoir contesté par une large majorité.
Comment comprendre que ceux qui, hier encore, frappaient un peuple venu implorer compassion et soutien, se retournent aujourd’hui vers lui pour désigner ce même pouvoir comme responsable de leur misère ? Un peu de dignité, un peu de logique : on ne peut pas contribuer au maintien d’un pouvoir rejeté, devenu de fait illégitime et, dans le même temps, l’accuser lorsque la situation devient insupportable. C’est exactement ce que les agriculteurs énonçaient. Ils demandaient du soutien pour ceux qui assurent l’indépendance alimentaire du pays, sans laquelle une nation ne peut tenir debout. Leur appel a été ignoré, pire réprimé sans hésitation. Ce que demandaient aussi les Gilets jaunes, les non-vaccinés, les professions de santé et tant d’autres qui furent facilement matraqués… on se demande aujourd’hui, si leur regard a changé, s’ils considèrent toujours que le pouvoir en place mérite un tel dévouement et s’ils sentent qu’ils ont souvent été du mauvais côté de l’histoire. Au moment où l’une de leurs directrices générales s’est vue relevée de ses fonctions pour avoir choisi de ne pas faire cogner sur les agriculteurs.
Depuis le Covid, ses chasses à l’homme et ses excès de zèle, la Police n’est plus perçue forcément comme protectrice et des lois scélérates, comme celle de la possibilité de squatter des biens privés, ont conduit à ce que la Police ne protège pas la population, mais les délinquants. Ces délinquants qui bénéficient de tous les droits et qui n’ont pas intérêt à être abîmés lors d’une arrestation… ce pouvoir que les policiers contribuent à protéger, y veille de près. À un moment, il faudra sans doute choisir le bon côté de l’histoire, rester à la protection du peuple ou devenir la milice d’un pouvoir aux abois qui aura besoin d’eux pour contenir un peuple dont ils ne demandent la reconnaissance que lorsque leurs propres intérêts vacillent. Sans surprise, le soutien populaire n’est pas là. Même si tout le monde conçoit bien que la condition de policier s’est dégradée, une forme de défiance s’est installée avec ce peuple qui aimerait aimer sa police, mais qui lui reproche désormais ne ne pas choisir le bon côté de l’histoire et de prendre systématiquement le parti d’un pouvoir honni contre celui d’une population désormais en souffrance, qui rase les murs dans ses propres villes, qui est sacrifiée à la violence publique par le pouvoir, qui trouve peu d’écho face aux vols et aux insécurités quotidiennes, mais qui continue à être consciencieusement verbalisée pour de petits excès de vitesse par exemple.
L’armée doit être loyale au peuple, pas à Macron, disait le général Pierre de Villiers, les policiers aussi. Et alors qu’ils font face au manque de crédit, au mépris du gouvernement, tout en encaissant une forme de rupture d’avec le peuple qui les emploie et les paye, ils ont urgence, de plus en plus, à choisir, certes sous une forme légale, le camp de la nation et de ses habitants, plutôt que celui d’un pouvoir devenu un liquidateur de la nation et de ses habitants.

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[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Alexandre Legrand
31/1/2026

Les Français et les manifestations

Gilets jaunes : Français absents.
Personnels de santé : Français absents.
Éducation nationale : Français absents.
Agriculteurs : Français absents.
Pompiers : Français absents.
Policiers : Français absents.
Oui les Français absents de toutes les manifestations.
Mais depuis leur canapé, tous les Français se disent solidaires de toutes ces luttes.
Oui, pour eux, il faudrait que ça bouge.
Mais désolé, aujourd’hui j’ai piscine.
Telle qu’est devenue la France, si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer.
Un peuple de poltrons, où la révolte a laissé place à l’inaction.
Un peuple qui se permet de râler, de dire que tout va mal, qu’il faudrait monter sur l’Élysée…
Oui, mais sans moi.
D’ailleurs, ce n’est pas de ma faute :
je n’ai pas voté Macron.
Voilà la France version 2026.
Huit ans que ça dure.
Huit ans d’attente, de résignation, de colère stérile.
Mais ils attendent 2027 pour faire bouger les choses.
Encore.


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27 janvier 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane
26/1/2026

Le Conseil de l’Union européenne a approuvé une interdiction d’importation du gaz naturel liquéfié (GNL) russe à compter de 2027, ainsi que du gaz russe acheminé par gazoduc à partir du 30 septembre 2027.

Le Conseil de l’UE a précisé que les entreprises européennes qui contreviendraient à cette interdiction s’exposeraient à des amendes infligées par la Commission européenne pouvant atteindre 300 % du montant du contrat.
L’interdiction des importations de gaz russe à l’horizon 2027 ne met pas fin à la dépendance énergétique de l’Union européenne, elle en déplace simplement le centre de gravité. Privée d’alternatives internes abondantes et compétitives, l’UE organise une substitution de fournisseurs qui accroît mécaniquement sa dépendance à l’égard de pays tiers, au premier rang desquels les États-Unis, le Qatar, l’Algérie ou encore le Nigeria.
L’argument moral, souvent invoqué pour justifier la rupture avec la Russie, apparaît ici singulièrement fragile. On ne voit en effet pas en quoi le Qatar, monarchie autoritaire, dépourvue de libertés publiques effectives et régulièrement critiquée pour ses pratiques sociales et diplomatiques, serait intrinsèquement plus « fréquentable » que la Russie. La réalité est plus triviale : il ne s’agit pas d’un choix éthique, mais d’un alignement géopolitique, qui consiste à remplacer une dépendance par une autre jugée politiquement plus acceptable à Bruxelles, sans considération réelle pour la cohérence morale du discours tenu.
Sur le plan économique et social, les conséquences sont lourdes. Le recours accru au GNL, qatari en particulier, implique un gaz plus cher, plus volatil et soumis aux marchés mondiaux. Faute d’alternatives abondantes et bon marché, l’Union européenne sera conduite à accentuer la désindustrialisation des secteurs énergivores, déjà sous pression. Chimie, métallurgie, engrais ou matériaux de base deviennent progressivement incompatibles avec les coûts énergétiques européens, entraînant fermetures de sites et pertes de souveraineté industrielle.
Dans le même mouvement, l’UE n’aura d’autre choix que d’imposer des politiques de sobriété énergétique durables, présentées comme volontaires et vertueuses, mais relevant en réalité d’une adaptation contrainte à la pénurie. Cette sobriété ne traduit pas une montée en gamme du modèle européen, mais une réduction structurelle des capacités productives et des usages.
Enfin, une part croissante de l’ajustement sera transférée aux ménages, par le biais de prix durablement élevés, de factures énergétiques sous tension et d’un pouvoir d’achat durablement amputé. L’effort ne sera ni équitablement réparti ni démocratiquement discuté.
En définitive, il s’agit moins d’un choix stratégique que d’une adaptation forcée à la rareté, décidée au niveau européen sans consultation des citoyens. L’Union européenne agit ici contre l’intérêt matériel immédiat de ses populations, en organisant une dépendance accrue à des fournisseurs extérieurs dont la respectabilité morale est, au mieux, discutable, tout en faisant supporter le coût économique et social de cette politique aux peuples européens eux-mêmes.


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22 janvier 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Jean-Michel Gorsse


- 21/1/2026 - Le scénario que tout le monde redoutait est en train de se produire en ce mois de janvier 2026. Selon les derniers rapports (notamment de l'agence TASS et des services de renseignement ukrainiens), l’armée de Kiev est aux abois et tente désespérément de sauver ce qu'il reste de son infrastructure vitale.
L’Ukraine a officiellement lancé un appel à la Russie et à l’IAEA pour que les sous-stations électriques proches des centrales nucléaires ne soient pas bombardées.
La Russie ne vise pas les réacteurs directement, mais elle détruit les nœuds électriques qui les entourent.
Objectif : déconnecter les centrales du réseau national pour plonger tout le pays dans une obscurité définitive. Sans ces sous-stations, l'énergie nucléaire ne peut plus circuler.
La preuve de cette stratégie implacable ? La sous-station Kharkivska (330 kV) dans le quartier de Slobidskyi vient d'être pulvérisée par 4 missiles russes Tornado-S. Résultat, Kharkiv est une ville morte, sans lumière, sans eau et sans chauffage par un froid polaire de -20°C.
Le ton a changé à la présidence. Zelensky vient d'avertir les habitants de la capitale qu'une offensive russe massive est imminente. Il demande désormais aux habitants de quitter Kiev s'ils le peuvent, pour trouver refuge chez des proches ailleurs ou à l'étranger.
Après avoir promis la victoire, Zelensky semble aujourd'hui gérer la fuite de son peuple pour satisfaire l'agenda de l'OTAN, pendant que son pays devient invivable.
En ce 21 janvier 2026, la Russie a gagné la bataille de l'énergie. En blanchissant les zones stratégiques de toute électricité, Moscou transforme l'Ukraine en un désert technologique. Techniquement, un pays sans réseau électrique ne peut plus faire la guerre ni même faire vivre sa population. Le choix pour Zelensky est désormais simple : la reddition totale sous les conditions du Kremlin ou la disparition totale de l'Ukraine en tant qu'État fonctionnel. L'hiver n'est plus un allié, c'est l'arme de destruction massive de Poutine.

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17 janvier 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane
17/1/2026

Groenland : le message de Donald Trump qui fait trembler l’Europe


Le 17 janvier 2026 à 11h19, Donald Trump a publié un long message détonnant.
En quelques paragraphes, le président américain y justifie des sanctions économiques contre plusieurs pays européens, affirme que la sécurité mondiale est en jeu au Groenland et rappelle le rapport de force qui lie l’Europe de l’Ouest aux États-Unis.
Ce texte, par sa longueur et sa clarté, permet de comprendre pourquoi Washington a choisi le levier économique pour répondre à une présence militaire européenne, même limitée, sur l’île arctique.
Donald Trump commence par affirmer que les États-Unis ont, pendant des décennies, « subventionné » le Danemark, les pays de l’Union européenne et d’autres États alliés en n’exigeant ni droits de douane ni compensation économique réelle.
Selon lui, ce déséquilibre n’est plus acceptable. Il écrit qu’« après des siècles », le moment est venu pour le Danemark de « rendre des comptes », car, affirme-t-il, « la paix dans le monde est en jeu ».
Il soutient que la Chine et la Russie convoitent le Groenland et que le Danemark serait incapable, seul, de faire face à cette menace. Il évoque l’existence de « chiens de garde » chargés de la protection de la zone, dont un aurait été ajouté récemment, mais estime que cette protection est insuffisante.
Le président américain affirme ensuite que seuls les États-Unis, sous sa direction, sont capables d’assurer efficacement la sécurité du Groenland. Il présente ce territoire comme une « terre sacrée » dont l’intégrité serait directement liée à la sécurité nationale américaine et, au-delà, à celle du monde entier. Le ton est sans ambiguïté : il ne s’agit pas d’un simple désaccord diplomatique, mais d’un enjeu stratégique global, tel que Washington le conçoit.
Donald Trump poursuit en dénonçant explicitement la présence au Groenland du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Finlande.
Il affirme que ces pays s’y sont rendus pour des « objectifs inconnus » et décrit cette situation comme « extrêmement dangereuse » pour la sécurité, la stabilité et même la survie de la planète. Selon lui, ces États jouent un « jeu très dangereux » et prennent des risques qui ne sont ni tolérables ni durables.
C’est à partir de ce constat qu’il annonce des mesures économiques immédiates. À compter du 1er février 2026, tous les pays qu’il cite se verront appliquer une taxe de 10 % sur l’ensemble des biens exportés vers les États-Unis.
À partir du 1er juin 2026, cette taxe sera portée à 25 %. Donald Trump précise que ces droits de douane resteront en vigueur jusqu’à la conclusion d’un accord portant sur « l’achat complet et total du Groenland ».
Il rappelle ensuite que les États-Unis tentent d’acquérir ce territoire depuis plus de 150 ans et que de nombreux présidents s’y sont essayés, « pour de bonnes raisons », sans jamais obtenir l’accord du Danemark.
Selon lui, le contexte stratégique a désormais changé. Il invoque le développement du « Golden Dome » et de systèmes d’armes modernes, offensifs comme défensifs, qui rendraient nécessaire l’acquisition du Groenland. Il évoque des centaines de milliards de dollars investis dans des programmes de sécurité, y compris pour la protection potentielle du Canada, afin de justifier cette évolution.
Le message se conclut par une ouverture à la négociation. Donald Trump affirme que les États-Unis sont immédiatement disposés à discuter avec le Danemark et avec les pays concernés, tout en rappelant tout ce que Washington aurait fait pour eux pendant des décennies, notamment en leur offrant une protection maximale.
À la lecture attentive de ce message, un élément apparaît clairement : les sanctions économiques annoncées ne visent pas l’Europe en tant que telle, mais les pays occidentaux qui ont envoyé des militaires ou des observateurs au Groenland.
Dans l’esprit de Donald Trump, cette présence est perçue comme une ingérence dans une zone qu’il considère relever prioritairement de la sécurité américaine. Les droits de douane deviennent ainsi un instrument de pression politique, destiné à contraindre ces États à se retirer ou à s’aligner, sans passer par une confrontation diplomatique ou militaire directe.
Les réactions européennes n’ont pas tardé. Les gouvernements concernés ont dénoncé un chantage économique et une méthode jugée incompatible avec les relations entre alliés.
Tous ont rappelé que le Groenland « n’est pas à vendre » et que son avenir relève du peuple groenlandais. Mais derrière ces déclarations fermes, la prudence domine : aucune riposte économique d’ampleur comparable n’a été annoncée.
Cette retenue s’explique par une réalité plus profonde. Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe de l’Ouest s’est construite sous protection américaine. La sécurité militaire, le renseignement stratégique, la dissuasion, mais aussi le système financier international centré sur le dollar ont façonné une dépendance durable.
Ce choix, rationnel dans le contexte de la guerre froide, a eu une conséquence majeure : l’Europe n’a jamais développé une autonomie stratégique complète.
Aujourd’hui, cette dépendance est multiple.
Elle est militaire, puisque la sécurité européenne repose largement sur les capacités américaines.
Elle est financière, à travers le rôle central du dollar et l’extraterritorialité du droit américain.
Elle est économique, par l’importance du marché américain pour de nombreux secteurs.
Elle est enfin technologique, l’Europe ayant largement confié ses infrastructures numériques et ses technologies clés à des acteurs américains.
Ces dépendances se renforcent mutuellement et réduisent considérablement la marge de manœuvre politique européenne.
L’asymétrie est désormais évidente.
Les États-Unis peuvent se passer de l’Europe occidentale sur les plans militaire, financier et technologique.
L’Europe, en revanche, ne peut pas se passer des États-Unis sans accepter des coûts économiques et sécuritaires très élevés. Pour Washington, l’Europe reste surtout un vaste marché de consommation ; pour l’Europe, les États-Unis demeurent un pilier stratégique.
Le message de Donald Trump sur le Groenland n’est donc pas un simple coup de communication. Il agit comme un révélateur brutal d’un rapport de force ancien et déséquilibré. Les sanctions annoncées ne sont pas seulement économiques : elles illustrent un monde dans lequel l’allié historique n’hésite plus à utiliser la contrainte.
Le Groenland apparaît ainsi moins comme l’enjeu réel que comme le symptôme d’une question plus large : la capacité, ou l’incapacité, de l’Europe de l’Ouest à exister politiquement face à Washington.

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13 janvier 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Régis de Castelnau
12/1/2026

Pour le choix de l’héritier de Macron en 2027, la justice dans les starting-blocks


Petit point rapide, en attendant un article plus copieux, sur la dimension judiciaire du coup d’État en préparation pour choisir l’héritier (pas le successeur, l’héritier) d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle de 2027.

Par une décision illégale directement politique (je renvoie à mes articles de l’année dernière où je l’ai démontré) les magistrats avaient décidé de la jouer « no pasaran » pour Marine Le Pen, la fameuse néonazie qui mange les petits enfants. Et ont donc (fort démocratiquement, faut pas croire) décidé d’exclure la dirigeante du premier parti de France de l’élection principale de la Ve République. Je pense avoir démontré à cette occasion que la messe était dite, et que pour des raisons de procédure l’éligibilité de Marine Le Pen ne pourrait pas être restaurée, même si par miracle invraisemblable la cour d’appel décidait de la relaxer sans peine d’inéligibilité. Celle de première instance aurait continué à s’appliquer.

Rappelons que pour une affaire encore plus ancienne que celle du RN, les potes de Bayrou avaient été condamnés il y a deux ans. Bayrou était lui-même relaxé, ce qui avait provoqué l’éclat de rire de ceux qui connaissaient un tant soit peu le dossier ! Devant le scandale, Bayrou étant premier ministre en exercice à ce moment-là, le parquet avait dû quand même faire appel. Eh bien, figurez-vous que celui-ci n’est toujours pas audiencé. Et surprise, celui du RN vient de l’être neuf mois après le jugement de première instance. Comme pour les débuts de l’affaire Fillon, les magistrats savent être rapides quand il s’agit de rendre service à Macron.

Alors pourquoi cette accélération de la procédure ?

Pour une raison très simple. Tout le monde sait bien que, sous une forme ou sous une autre, l’inéligibilité de Marine Le Pen va être confirmée par la Cour. À la grande joie des imbéciles qui adorent faire de la politique par le juge interposé, car cela va lui donner une nouvelle légitimité à la disqualification et justifier une bonne fois pour toute sa mise hors course. C’est un des éléments essentiels du coup d’État prévu pour 2027. Parce que personne ne doit s’imaginer que le système va se soumettre aux aléas électoraux et aux humeurs du peuple français quand même ! Soyons sérieux. La présidentielle de 2027 sera truquée comme celle de 2017, même si ce ne sera pas de la même façon. Car il ne faut pas s’imaginer que ceux qui ont installé Macron au pouvoir vont se gêner.

Bardella alors ? Je répète, soyons sérieux.


Marine Le Pen liquidée, élection à laquelle Macron ne peut pas se représenter, reste quand même pour les grands intérêts un problème sérieux. Il faut pérenniser le système Macron et son caractère destructeur. Et le meilleur moyen, avant de choisir l’héritier, est d’abord d’écarter de la compétition les candidats qui pourraient être de rupture. Non pas qu’ils fassent vraiment peur, mais ce sont leurs électeurs qui inquiètent. Alors les militants du PNF se sont dit : « on ne sait jamais et deux précautions valent mieux qu’une ». Et au PNF, pour qui ose s’opposer à Macron, on s’inspire de Richelieu disant : « Donnez-moi six lignes écrites de la main de l’homme le plus honnête, j’y trouverai de quoi le faire pendre ». Donc en pratique si Bardella devient gênant pour le système, ni une, ni deux il sera liquidé. Concernant l’autre côté du spectre, c’est-à-dire Mélenchon, c’est déjà dans les tuyaux. En commençant par Sophia Chikirou au mois de mai prochain. Le patron de LFI, ce sera pour après. Les dossiers ouverts avec cette perquisition de 2018 continuent de mijoter à feu doux.

Ce qui est extraordinaire c’est que la justice ne fait même plus semblant, tout est devenu transparent.

La semaine dernière elle a condamné 10 clampins pour un soi-disant harcèlement à l’encontre de Brigitte Macron. Histoire de montrer qu’il est désormais interdit de critiquer Macron ou la fameuse « Première dame », parce que sinon c’est du harcèlement et que ça peut valoir un aller simple pour la taule. Et inéligibilité avec exécution provisoire, puisque ça, c’est devenu la routine.

Mais au fond c’est pratique. Pour savoir quel sera l’héritier de Macron en 2027, il suffit de regarder à qui la justice fout la paix la paix, puisque depuis Fillon c’est elle qui met en musique le choix du système. Attal ? Glucksmann ? En tout cas probablement pas Édouard Philippe. Car pour lui ça risque d’être compliqué. Il a l’air un peu brouillé avec Macron et comme il y a concernant la mairie du Havre, trois dossiers contre lui qui qui mijotent, il ne devrait pas aller loin.

Finalement, le trucage judiciaire des élections en Roumanie, c’était du travail de « petits joueurs ». En France nous avons de sacrés pros. Félicitations !


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12 janvier 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16
12/1/2026

En France, la télévision et la radio d’État ne valent plus tripette.

Oh, ce n’est pas une louange pour leurs équivalents privés dont le niveau général est globalement aussi mauvais, mais au moins ces derniers ne sont pas chèrement payés par les contribuables. En revanche, l’audiovisuel public mobilise des milliards d’euros et malgré ce financement public qui devrait l’astreindre à une qualité et une neutralité minimale, il s’enfonce tous les jours dans la propagande, la manipulation ou le mensonge pur et dur.


Ainsi, il aura fallu plus de douze jours pour que les rédactions de France 2 ou de France Inter fassent timidement part des troubles massifs qui secouent actuellement l’Iran. Peut-être ces rédactions trouveront-elles le culot d’expliquer leur silence par le peu de relais de la presse écrite française… Alors que cela montre surtout qu’ici encore, les subventions déversées – 200 millions d’euros – à cette presse franchouillarde minimaliste n’en garantissent pas non plus ni sa qualité, ni sa neutralité : elle achètent souvent le silence, rarement la compétence.

La semaine écoulée fut une excellente démonstration que l’argent public versé dans l’information, que ce soit l’audiovisuel ou la presse écrite, l’a été en pure perte : les « journalistes » français ont beaucoup « travaillé » sur la neige et ses désagréments, l’incendie en Suisse et des questions gouvernementales diverses, leur permettant de ne parler du reste du monde que de façon très rapide et superficielle.

De toute façon, la rédaction moyenne française a déjà largement expliqué ce qu’il fallait penser de la géopolitique internationale qui se résume par « Trump est idiot » ou « Trump est méchant ».


À présent, les radios et télévisions d’État ne s’occupent plus que des sujets qui ne fâchent pas, ou qui ne mettent pas en scène l’incompétence du régime macronien. Ils multiplient les analyses de la pluie et du beau temps, les faits divers majeurs, et se contentent du minimum syndical pour le reste.

En réalité, l’audiovisuel public n’est plus le quatrième pouvoir mais est devenu l’attaché de presse du régime en place. Il n’est pas là pour informer, mais déformer. Faits, angles, vocabulaire, opinions, tout est orienté. Comme toute propagande efficace, l’objectif n’est pas d’interdire de réfléchir, mais de fournir la pensée prête à l’emploi à ceux qui écoutent encore religieusement.

C’est cependant de plus en plus visible et grossier.

À tel point que fut tentée une Commission d’enquête parlementaire, formée suite notamment à la conversation – complètement ahurissante – entre Patrick Cohen, Thomas Legrand et des élus socialistes discutant des méthodes qu’ils envisageaient d’employer pour saboter la campagne électorale de Dati à la mairie de Paris. Cette commission devait aussi revenir sur les allégations pointées par la Cour des Comptes de dépenses abusives de la part de Delphine Ernotte, patronne de France Télévisions.

Bien sûr, il était entendu dans le milieu médiatico-politique que cette Commission d’enquête devait absoudre tout ce beau monde : les gueux n’ont pas à savoir comment la saucisse est fabriquée, comment est cramé leur pognon et si, par hasard, les uns et les autres jouent de connivences, ça ne doit pas s’ébruiter. Le peuple n’a pas à savoir, que diable !


Malencontreusement, le rapporteur de cette Commission – le député Charles Alloncle – a refusé de jouer ce jeu et a commencé (l’outrecuidant !) à poser des vraies questions, à chercher à comprendre pourquoi les connivences Cohen/Legrand/PS pouvaient continuer alors que, déontologiquement, cela nécessiterait des mesures fermes. Pire : il a été (l’impudent !) jusqu’à demander des comptes précis des dépenses de FranceTéloches, et devant les réponses vasouillardes d’Ernotte, a envisagé d’aller voir sur place.

C’en était trop !

Alors que les extraits des interventions d’Alloncle raflaient des centaines de milliers de vue sur X, que l’incroyable désinvolture des fonctionnaires et des célébrités du PAF était affichée à la vue de tous sur les réseaux sociaux, le système s’est rebellé.

Rapidement fut montée une campagne de communication contre Alloncle, le présentant – évidemment – comme un député d’extrême droite (facho ?) qui cherche la polémique (il pose des questions pertinentes, c’est absolument honteux !) et qui mène une enquête « à charge » scandaleuse !

Et alors que les Français se passionnaient de découvrir où passent les 4 ou 5 milliards d’euros de leurs impôts dévolus à l’audiovisuel public, vite, vite, il fut décidé qu’il fallait « apaiser » cette Commission comme l’expliquait Patrier-Leitus, son président (un député macroniste – le hasard fait toujours bien les choses en politique) : pour cela, elle fut mise en pause quelques semaines (disons un mois) et ne reprendra mi-janvier, que lorsque l’actualité aura balayé les auditions absolument désastreuses pour les Ernotte, Cohen et tout le tremblement audiovisuel public.

Pour faire bonne mesure, il fut aussi décidé d’interdire toute retransmission « en live » sur X, et – pour éviter tout nouveau dérapage (comprenez : que de vraies informations soient diffusées) – il fut décidé de museler Alloncle l’enquiquineur : fini les questions pertinentes « à charge ». On se contentera d’une eau à peine tiède pour notre Tisane Bondodo, merci.


Il y a quelques années, il était encore raisonnable de demander une rationalisation de toutes ces chaînes, pour se concentrer sur quelques radios et une paire de chaînes de télé sinon efficaces au moins suffisantes. Rapidement, il est apparu que ça ne suffirait pas : trop de gabegies, trop de mauvaises habitudes… La privatisation semblait donc une solution efficace.

Malheureusement, et cette Commission le prouve au-delà de tout doute, même faire un simple état des lieux relève de la gageure : tout le corps concerné se raidit pour garantir que rien ne changera. Peu importe la propagande, les biais, la désinvolture, « l’intendance suivra » et l’intendance, c’est le contribuable, n’est-ce pas…

Devant cette réalité, la seule solution valable consiste à une mise à l’arrêt, une dissolution pure et simple, et une vente des matériels et locaux au plus offrant.

Pour l’audiovisuel public, tout doit disparaître : quand la réforme est impossible, la suppression est inévitable.


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11 janvier 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Vincent Verschoore


- 7/1/2026 - Le motif central de la grève actuelle est la dépossession du peu de liberté thérapeutique encore accessible aux médecins, qui deviennent de facto des fonctionnaires de la santé, des robots distributeurs d'ordonnances sous surveillance permanente. Le patient humain disparaît au profit d'une collection de symptômes auxquels on opposera, sur une base statistique, une recette de "santé" prescrite par l'industrie qui produit les ingrédients de la recette.
On peut applaudir cette opposition des médecins à la logique iatrogène institutionnelle, mais on doit alors s'étonner qu'elle n'arrive que maintenant. Ils sont en effet les co-créateurs de la situation délétère actuelle où les 3/4 du pays sont de facto des déserts médicaux, où les barrages à l'entrée du métier créent l'insuffisance actuelle, où les formations initiales théoriques sélectionnent les forts en thème plutôt que les forts en soins, et où l'obéissance à l'autorité afin de préserver leurs propres privilèges est la norme plutôt que l'exception.
L'exemple du Dr Jérôme Marty me semble parlant : meneur du syndicat UFML, il est aujourd'hui en pointe contre la loi FLSS votée en décembre, mais lors de la séquence Covid il était en pointe contre toute désobéissance à la dictature sanitaire imposée par l'administration qu'il combat aujourd'hui. Pourtant la logique administrative iatrogène n'a pas changé, mais les intérêts des gens comme le Dr Marty ne sont peut-être plus aussi bien servis.
J'espère en effet que personne n'aura oublié les discours menaçants de gens ignobles se réclamant de la santé, de la démonisation des désobéissants, des incarcérations de masse, du racket policier, du cirque des masques en extérieur et de la grande opération de vaccination expérimentale de masse (et médecins piqueurs payés 900 euros par jour) ayant fait les fortunes de certains pendant que le "quoi qu'il en coûte", lui, nous enfouissait tous un peu plus dans le trou de la dette publique non soutenable.
Certains médecins courageux s'opposèrent à ces délires, mais ils furent lourdement sanctionnés par les autorités administratives et médicales, dont l'Ordre des médecins connu pour sa proximité avec les intérêts industriels.
Il y a toujours des exceptions mais, à mon avis, il ne faut pas compter sur le secteur médical pour défendre autre chose que son propre intérêt. Il s'opposera toujours à toute forme de médecine alternative susceptible de le concurrencer, à la simplification des formations, et s'accrochera à son monopole de la délivrance d'ordonnances, un péage dont il faut d'acquitter après parfois une longue attente, même si la valeur ajoutée par le médecin est de zéro.
Pour nous qui vivons loin des grands centres, pour lesquels il est devenu impossible de trouver un médecin traitant, ne restent que d'éventuelles connaissances dans le milieu et l'IA qui, expérience faite, sait lire un bilan sanguin et une description de symptômes au moins aussi bien que le doc lambda.
Donc oui, soutenons les médecins, mais sans illusions sur la suite car leur indignation s'arrête à leurs seuls intérêts. Pour beaucoup d'entres nous, utilisateurs marginaux et peu rentables de la chose médicale, ne reste que la démerde.

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10 janvier 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Stéphane Rozès
9/1/2026

Mitterrand a été, toute sa vie, animé par la volonté de se hisser à la hauteur de De Gaulle.


Il en fut l’antithèse sur les plans humain, moral et politique.
Responsable à Vichy, résistant de la 25ème heure, il sera resté fidèle à d’anciens collaborateurs jusqu’à la fin – Dalle, Bousquet, Leguay, Grossouvre ou Papon – et infidèle à des proches dans la difficulté, comme Bérégovoy, qu’il ne prenait plus au téléphone jusqu’à son suicide.
Il fit la courte échelle à Jean-Marie Le Pen pour diviser la droite et rester à l’Élysée.
Il entretint, aux frais de la République, sa double vie, quand le Général remboursait de ses deniers les repas de nature amicale ou familiale à l’Élysée.
Affirmant que la France était une “puissance moyenne”, il se sera évertué à ce qu’il en soit ainsi, en étant atlantiste et en noyant la France dans l’Europe.
Il aura fait preuve d’un cynisme accompli en faisant croire que l’Europe qu’il construisait à partir de l’Acte unique et du traité de Maastricht était “notre avenir”, pour dire, à la fin de sa vie : “Après moi, il n’y aura que des comptables.”
Effectivement, c’est lui qui a mis, avec le chancelier allemand Kohl, l’Europe et la France dans l’ornière néolibérale de l’UE, dans laquelle ses successeurs allaient s’enliser.
Trente-huit ans après, l’Europe sort de l’Histoire et la France est à terre.
Séguin et Chevènement avaient tout dit et tout annoncé lors de la campagne de Maastricht, qui fut notre Waterloo.
L’Histoire a remis les choses en place : Mitterrand n’atteint pas la cheville de De Gaulle.
L’un, par deux fois, aura sauvé la France ; l’autre aura mis en place le piège mortel dans lequel elle se débat aujourd’hui.
L’un aura quitté le pouvoir volontairement dès que les Français lui retirèrent leur confiance ; l’autre ne pensa s’y maintenir que le plus longtemps possible.

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9 janvier 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Natacha Polony


- 8/1/2026 - Il faut combien de suicides, combien de fermetures d’exploitations, pour que le sort de notre agriculture soit enfin mis au centre des débats ? Quand il y aura dix milliards d’êtres humains sur la planète, que l’alimentation sera un enjeu aussi vital que le sont aujourd’hui les terres rares et les micro-processeurs, croyons-nous vraiment que nous pourrons tranquillement faire venir d’ailleurs la nourriture que nous ne produirons plus ? Il en sera des fruits et légumes, du lait ou de la viande ce qu’il en fut des masques et des respirateurs au déclenchement de l’épidémie de Covid.
Il faut écouter les agriculteurs. Les quelques uns qui avaient réussi à atteindre Paris malgré les barrages et les confiscations de tracteurs l’expliquaient ce 8 janvier, sous la pluie glaciale, entourés par les cordons de CRS. Ils viennent du Lot-et-Garonne, du Tarn, de la Somme, de l’Aisne, ils sont céréaliers, maraîchers, éleveurs en polyculture. Et ils ne demandent qu’une chose : vivre de leur travail.
Les uns décrivent le flicage par des pouvoirs publics qui les considèrent comme des délinquants potentiels. La dernières nouveauté : la facturation numérique, qui va les obliger à payer une plateforme pour émettre leurs factures. Un intermédiaire de plus. Et plus généralement l’ensemble des contraintes numériques qui les oblige à fournir aux assureurs et à l’administration un nombre incalculable de données sur leur travail. Il y a en France des territoires perdus, dans lesquels la puissance publique ne pénètre plus, mais on espionne les paysans avec des drones pour savoir si, par hasard, ils n’auraient pas déplacé une haie de deux mètres.
Ils parlent aussi des difficultés de recrutement. Parce que récolter des asperges ou des fraises est éreintant. Jusqu’à présent, il fallait faire appel à des travailleurs bulgares. Mais ceux-là préfèrent maintenant travailler en Allemagne, où le salaire net est plus élevé.
Ils parlent de ces trois, quatre lois Egalim qui n’ont rien changé parce que les centrales d’achat de la grande distribution continuent à compresser les prix et tuer les producteurs au nom du « pouvoir d’achat » des Français dont on détruit les emplois.
Ils parlent de ces traités de libre-échange qui font entrer sur le territoire des denrées qu’eux n’ont pas le droit de produire au nom de la préservation de l’environnement. Bien sûr, on trouvera toujours des politiques et des médias pour expliquer que le Mercosur, ce n’est rien. « Un steak par an et par Européen ». Mais avant le Mercosur, il y a eu tous les autres, le Maroc, la Turquie, le Canada, la Nouvelle-Zélande… Ils sont à l’os. Il n’ont plus la moindre marge. Quelle autre profession accepterait de travailler à perte ! D’autant qu’en Europe, nos voisins n’ont pas les mêmes contraintes : frontières ouvertes et concurrence faussée. Et surtout, surtout, ne pas favoriser les producteurs français dans les commandes publiques : les politiques de tous bords auraient trop peur de passer pour de mauvais Européens…
Tous ceux qui sont là expriment leur dégoût de sentir qu’on ne fait semblant de les écouter que quand ils montent à Paris. Le reste du temps, il peuvent crever en silence. Alors, il appartient aux citoyens de leur faire savoir qu’ils ne sont pas seuls et que nous ne les laisserons pas mourir. Et il appartient aux politiques de prendre leurs responsabilités et de défendre enfin la production sur le sol français.

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4 janvier 2026

Le réveil de l’empire de l’Ouest

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Radu Portocala
4/1/2026

En 1944, les troupes américaines qui avaient débarqué sur les plages normandes portaient dans leurs bagages un étrange cadeau pour la France : le Allied Military Government of Occupied Territories (AMGOT). Prévoyants, les gouvernants de Washington avaient même imprimé des billets de banque et avaient cherché à les mettre en circulation. La France était un territoire occupé et il ne pouvait être gouverné que par les États-Unis. « Nous userons du droit de l’occupant » avait dit Roosevelt, et il avait ajouté : « Je parlerai au peuple français à la radio et il fera ce que je voudrai. » La France était, donc, censée devenir une colonie américaine, le même sort étant réservé à l’Italie, la Norvège, le Danemark, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas.


Quelques heures seulement après l’enlèvement de Nicolas Maduro, des propos tenus par Donald Trump n’étaient pas autre chose que l’écho tardif du projet de Roosevelt pour la France. « Les Américains resteront en France jusqu’à ce que des élections libres y soient organisées » disait ce dernier. Et Trump de répéter : « Nous allons diriger le pays [le Venezuela] jusqu’à ce que nous puissions assurer une transition sûre. » Cela, que l’on applaudisse ou non au renversement de Maduro, s’appelle occupation. Il suffit de changer un seul mot au vieux projet : American Military Government of Occupied Territories.

Les menaces d’intervention formulées par Trump à l’égard du Mexique, de Cuba et de la Colombie ainsi que son affirmation – « La domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais mise en question » – laissent entrevoir un avenir mouvementé. La volonté de coloniser le Groenland et de faire du Canada le 51e État américain complètent le tableau d’une Amérique qui se lance (ou re-lance) dans la politique coloniale. Parce qu’il ne faut pas oublier que, pendant des décennies, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud ont été dirigées par des régimes installés par Washington et inféodés à Washington. On comprend donc qu’il ne s’agit pas d’un appétit nouveau et que Trump se contente de suivre la trace de ses prédécesseurs.

Certes, la rapidité avec laquelle il a annoncé que les sociétés pétrolières des États-Unis vont prendre position au Venezuela semble indiquer que le sous-sol du pays le préoccupe davantage que le sort de ses habitants. Il sera, d’ailleurs, intéressant de voir, durant les mois à venir, dans quelle mesure ce sort sera meilleur et dans quelle mesure les actuelles structures du pouvoir – ce qui implique les institutions répressives – vont se transformer. Vu la manière dont se sont achevées les diverses interventions américaines à travers le monde, il est logique de craindre que l’enthousiasme d’aujourd’hui devienne la désillusion de demain.

Depuis deux siècles, les États-Unis sont travaillés par une tentation impériale qui ne peut aboutir. L’actuelle administration, soupçonnée un moment d’isolationnisme, n’a pas pu résister aux attraits d’une tradition qu’elle espère probablement corriger. À tort, le « Make America Great Again » n’a pas été interprété comme une incitation géographique, tout comme, à tort également, la très rapidement exprimée volonté de Trump de changer le nom du Golfe du Mexique en Golfe d’Amérique n’a été prise que pour un signe de mégalomanie. La réalité est autre : une fois de plus, les États-Unis cherchent à se constituer un empire colonial. Ils réussiront peut-être, mais la question est autre : seront-ils en mesure de le conserver, alors que le noyau même est de plus en plus fragile, de plus en plus sujet aux déchirements ?

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Eric Vial

Le droit international c’est la justice


-4/1/2026- Quand le droit protège des salopards, des dealers, des tueurs de femmes ou d’adolescents, des dictateurs illégitimes qui se sont arrogés les richesses d’une nation, ce n’est plus du droit.
Quand des peuples ne sont plus souverains ni de leur liberté, ni de leur avenir.
Quand des femmes et des hommes sont agressés, arrêtés, tués, torturés parce qu’ils revendiquent des droits.
Quand des populations meurent de faim et de pauvreté pendant que leur oppresseur se pavanent dans la luxure.
Alors, il n’y a plus de droit international qui vaille, hormis celui de la solidarité entre les Hommes, de vouloir aider son prochain, même s’il n’a pas la même nationalité que moi.
Se cacher derrière le droit international pour excuser sa carence de courage est l’apanage des pleutres et de ceux qui manquent de convictions, des complices des autocrates.
Être un homme libre, faire partie du monde libre, c’est aussi savoir prendre ses responsabilités ; ne pas avoir peur face à l’obscurantisme et à ceux qui veulent briser le monde.
Quand je constate une flagrante injustice, j’interviens : c’est cela, le droit international.
De tout cœur avec les peuples du Venezuela et d’Iran pour leur indépendance et leur libération.
Gastel Etzwane


-1/1/2026- À Strasbourg, il faut donc croire que l’on en est arrivé à considérer comme acceptable, voire comme un « bon bilan », ce qui relevait autrefois d’un constat d’échec manifeste.
Les chiffres parlent pourtant d’eux-mêmes : 101 véhicules incendiés, 25 policiers et gendarmes blessés, un appartement ravagé par des tirs de mortiers, plus de trente interpellations, des violences qui se prolongent jusqu’à six heures du matin. Pris isolément, chacun de ces éléments serait alarmant ; réunis, ils composent un tableau objectivement désastreux.
Et pourtant, faute d’amélioration d’une année sur l’autre, ce bilan semble désormais entrer dans la catégorie du « normal ». Non pas parce que la situation serait sous contrôle, mais parce que l’on a abaissé le niveau d’exigence collective. Ce qui choque encore les faits ne choque plus les discours.
À force de répétition, l’anormal devient la référence, et l’échec, faute d’alternative, se voit implicitement requalifié en réussite relative. C’est moins la violence elle-même qui interroge désormais que la résignation silencieuse qui l’accompagne.

27 décembre 2025

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Laurence Muller-Bronn
27/12/2025

Inutile de rappeler que Pfizer est le laboratoire le plus condamné de l'Histoire (notamment pour corruption).
Mais, tout va bien, on continue à lui accorder du crédit et une tribune pour faire la promotion de ses produits sûrs et efficaces.
Aux prochaines condamnations ils paieront encore quelques milliards d'amende aux États, une goutte d'eau après les centaines de milliards engrangés grâce aux Lois votées "démocratiquement" pour élargir leur marché "pour notre bien" et parce que "on doit croire" à défaut d'être convaincus.
Le business continue au détriment des véritables enjeux de Santé Publique qui eux voient leurs financements se réduire comme peau de chagrin (accès aux soins en ville, urgences, santé mentale, oncologie, diabète, soins palliatifs...), quand au médico-social on se tiers-mondise dans l'indifférence générale.
Je pensais qu'on ne pouvait pas tomber plus bas, mais avec le nouveau PLFSS on va creuser...
Heureusement, grâce aux milliards investis dans la "santé numérique" (qui ne soigne pas grand monde mais permet de capter des données bankables), et aux Lois qui financent grassement des molécules "révolutionnaires" (jusqu'à preuve du contraire) ou des prises en charge "innovantes" sans accompagnement psy ni concertation ni collégialité... la Santé Publique va faire un grand saut en 2026... dans le vide.




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[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Radu Portocala

-26/12/2025- Depuis quelques jours nos gouvernants sont en émoi : leur ami et associé, le grand démocrate Thierry Breton, préposé de Macron à la censure européenne, a été interdit de voyage aux États-Unis. Les bien-pensants s’indignent et songent aux punitions qu’ils trouvent convenables et même nécessaires d’infliger aux Yankees fascistoïdes. Ils ont raison. Breton vaut bien une guerre !
Ce qui peut étonner, en revanche, est que le plagiat américain n’ait suscité aucune réaction. Car qu’ont-ils fait à Washington ? Sans aucune originalité, ils ont copié les mesures que l’Union européenne, sur proposition de la France, a prises contre Jacques Baud et Xavier Moreau, les ont adoucies un peu, voulant probablement leur donner un semblant d’originalité, et les ont retournées contre l’excellent Thierry Breton.
Ainsi, quand les progressistes de Paris et Bruxelles blâment la mesure prise par les Américains, ils blâment en égale mesure – ou symétriquement – la mesure prise par eux-mêmes. Ce qui fait la différence, est que les Américains sanctionnent Breton à cause de sa passion pour la censure, alors que la France, à travers l’Union européenne, a sanctionné Baud et Moreau à cause de leur liberté de parole. Une nuance que nos génies ne semblent pas être en mesure de percevoir.

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26 décembre 2025

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Anne Mansouret
24/12/2025

Cher Petit Jésus,
Vous êtes à peine né que j’ai l’outrecuidance de vous tracasser avec mes requêtes et de vous harceler avec mes prières… Mais vous le savez bien, les cathos, ça ose tout et c’est même à ça qu’on les reconnaît !
Alors voilà : il faut vraiment que vous fassiez quelque chose pour la France, qui fut pendant des siècles la Fille aînée de votre Église ici-bas. Notre pays n’a jamais été dans un tel désordre. Si proche du chaos. Certes, nous avons connu des périodes de crises, des guerres, des catastrophes climatiques ; des séismes sanitaires, sociaux, des affrontements sanglants, des jacqueries, des révoltes et des révolutions. Mais ce que nous vivons aujourd’hui, je ne crois pas que cela se soit jamais produit.
Nous avons élu par deux fois un banquier amateur, prétendument Mozart de la finance – enfin, je dis nous par solidarité avec mes compatriotes, parce que moi, je n’ai jamais voté pour lui – qui s’est avéré un caractériel profond, narcissique et borderline schizophrène, défoulant une carrière avortée de comédien dans un jeu de rôle de transformiste. Passant de chef de guerre à influenceur sur TikTok ; de coryphée dans une tragédie grecque au Panthéon, au mode drag queen à l’Élysée, pavoisée aux couleurs du drapeau LGBTQIA .
Mais là n’est pas le plus grave. Sa pathologie psychique pourrait même être divertissante, s’il avait su, en parallèle, mieux choisir ses conseils et s’entourer de gouvernants compétents et responsables. Hélas, les quelques personnalités au profil convenable et qui tenaient la route, n’ont pas eu l’heur de lui plaire bien longtemps ; et aujourd’hui, mis à part le Premier Ministre et le Garde des Sceaux, tous les postes ministériels (ou presque) ont été distribués à des hauts fonctionnaires, qui ne connaissent de la politique que les dossiers administratifs et dont la plupart sont totalement inconnus de la population, voire même des élus de terrain.
Mais, me direz-vous, cet Emmanuel que tu accables n’est pas coupable de tout ; ceux qui l’on précédé à la tête du Pays ont aussi leur part de responsabilité ?
Certes. Mais aucun des présidents de la Ve République n’avait démoli à ce point notre pays. Aucun n’avait osé aller aussi loin dans le reniement de nos valeurs, de notre patrimoine culturel, de nos traditions et de nos acquis fondamentaux.
Je le voyais encore, il y a quelques jours à peine, alors qu’il annonçait la mise en chantier du prochain porte-avions de la marine française. Une décision sans grande surprise, ce projet à plus de 10 milliards d’euros étant déjà inscrit dans la précédente Loi de programmation militaire (2019-2025).
Tout Macron transparaît dans la façon dont il s’est exprimé pour justifier le lancement de ce magistral projet :
« Nous, Européens et Ukrainiens devons nous protéger, à l’heure des prédateurs… »
Mais quelle honte… Qu’un Président Français incarne si peu la France et les Français qu’il s’identifie comme le protecteur de l’Europe et de l’Ukraine !
Et puis, qui sont les prédateurs de la France, concernés par l’armement d’un navire de guerre ? Il n’y en a pas. Nos seuls prédateurs sont ceux qui nous phagocytent et nous gangrènent de l’intérieur.
Et pourquoi l’Ukraine devrait-elle être protégée par la France ? Pourquoi la France n’a-t-elle pas conservé les relations cordiales qu’elle avait su établir avec la Russie, grâce à l’excellence de ses relations diplomatiques bilatérales depuis la fin de la Guerre froide ?
Jamais, de toute son Histoire, la France n’a été envahie par les Russes. Faut-il rappeler au Président de la République que c’est Napoléon qui a voulu conquérir la Russie, et non l’inverse ? Sans doute le petit Emmanuel séchait-il les cours d’Histoire pour aller jouer la comédie avec sa prof de français ?
Pourquoi faut-il que notre pays, déficitaire depuis plus d’un demi-siècle, creuse ainsi sa dette pour protéger, aider et developper le monde entier, alors que l’on nous explique tous les jours qu’il n’y a plus d’argent pour la France et les Français ?
Pourquoi nous faut-il accueillir toute la misère du monde ? Pourquoi les immigrés hors UE sont-ils plus souvent inactifs et au chômage que la moyenne des immigrés ? Pourquoi les Tchétchènes, les Afghans et dorénavant les « Palestiniens » obtiennent-ils systématiquement le statut de réfugiés et vivent-ils à nos frais pendant des années ?
Tout cela n’est pas normal, Petit Jésus, même lorsque l’on est empreint comme nous le sommes, mes compatriotes et moi-même, de charité, de générosité et d’amour pour notre prochain.
Alors, Cher Petit Jésus, Vous qui naissez pour la deux mille vingt-cinquième fois en cette nuit glaciale, je vous adresse, ce soir, ma prière :
Faites que cette année 2026 passe très vite et que toutes les malfaisances d’Emmanuel Macron ne traumatisent pas davantage la France.
Faites que les brèches béantes qu’il a ouvertes avec son complice lfiste Mélenchon, et qui auront permis pendant dix ans la recrudescence de l’islamisme, la pénétration des poisons woke en tous genres, la dégénérescence de notre société et le déclin de notre civilisation, n’euthanasient pas notre belle France.
Faites qu’en 2027 s’incarne dans une ou un Président de la République, un authentique projet pour l’avenir de nos enfants, de nos petits-enfants et de notre cher vieux pays…
Avant qu’il ne soit définitivement trop tard.
ANNE MANSOURET - 24/12/2025
En communion de prières avec tous ceux qui aiment la France, quelles que soient leur religion ou convictions.

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20 décembre 2025

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Yann Bizien


-19/12/2025- Je scrute les évolutions de notre société grâce au travail remarquable de l'INSEE, de l'OID, de l'IFOP, de démographes, de Marc Vanguard, et j'accompagne ce billet en précisant à Monsieur Jacques Attali (qui comprendra) que l'obscurantisme, c'est aussi "entraver la construction et la diffusion de la connaissance" :

1- 89% de Français sont opposés à Emmanuel Macron et à la politique qu'il nous impose sans majorité pour gouverner.
2- 76% d’entre eux jugent qu’il n'y a plus aucun lieu sûr dans tout le pays.
3- Il y a ce soir 3482 Md€ de dettes en France. Mais le chef de l'État a validé dans la nuit un plan d'aides financières de 90 Md€ à l’Ukraine, plan décidé dans notre dos et contre notre volonté au sein du Conseil européen à Bruxelles (qui vient également de financer une université pro Hamas).
4- Le taux de chômage remonte et se situe à 7,4% en France au 14 décembre 2025. Il a augmenté de 8% en 12 mois.
5- Il y a eu 155 Md€ de transferts financiers personnels entre la France et l’étranger sur 15 ans (Eurostat/OID). C'est en moyenne une perte de 10 Md€ par an pour l'économie française (soit le coût d'industrialisation de deux petits porte-avions).
6- Il y a 45% de prélèvements obligatoires en France en 2024, 94 Md€ d’impôts sur nos revenus, 210 Md€ de TVA, 59,4 Md€ d’impôts sur les sociétés, 53,3 Md€ de taxes foncières, 34,9 Md€ de prélèvements sur les revenus du patrimoine, 2,7 Md€ d’impôts sur la fortune immobilière et 91 Md€ en autres prélèvements soit 568,8 Md€ de recettes fiscales pour l'État prédateur, socialiste et redistributeur en 2024.
7- Il y a eu 66 000 défaillances d’entreprises depuis le 1er janvier 2025.
8- Il y a 80 Md€ de fraude fiscale (15,2 Md€ détectés) et 7,25 Md€ de fraude sociale (839 millions détectés) en France en 2024.
9- Il n'y a jamais eu autant d'immigration en France qu'aujourd'hui, en volume, en pourcentage, en flux et en stock (OID)
10- L'immigration est en hausse de 77% depuis l’an 2000 en France. En incluant les personnes nées dans notre pays d’au moins un parent immigré, 22% de la population est désormais d’origine immigrée. Le fait le plus saillant concerne l’ampleur de la hausse constatée en une année seulement. La population immigrée recensée par l’INSEE a augmenté en effet de 434 000 personnes sur les douze mois de 2024. Il s’agit, tout simplement, de la plus forte croissance jamais enregistrée sur un laps de temps aussi court. Elle dépasse de 65% le précédent record. La France a la singularité de recevoir l’immigration la plus africaine d'Europe : la part des immigrés originaires d'Afrique y est trois fois supérieure à la moyenne de l’UE.
11- Il y a 29% de Catholiques et 11% de Musulmans en France (INSEE - IFOP - Marc Vanguard). La population musulmane est en très forte hausse, soit + 40%, âgés de 18 à 49 ans, en seulement une décennie (+600% depuis 1990). Le nombre de mosquées et autres lieux de culte musulmans a été multiplié par 10 depuis 1980. Les jeunes musulmans sont plus radicaux dans leurs opinions que leurs aînés (Marc Vanguard). Les 15-24 ans sont nettement plus religieux que leurs aînés :
• Soutien à la charia intégrale : 21%
• Fréquentation régulière de la mosquée : 44%
• Jeûne scrupuleux du Ramadan : 82%
• Port du voile chez les femmes : 44%
• 57% estiment que les lois de la République passent après les règles de l’islam (IFOP).
• 38% des musulmans en France approuvent au moins partiellement les positions des islamistes, un taux qui a été multiplié par deux depuis 1998.
12- Plus d’un élève de CM1 sur 5 parle une autre langue que le Français à la maison. Depuis 2008, le nombre d’élèves nés à l’étranger et dont le Français n'est pas la langue maternelle a explosé de 153%. L'OID démontre que l’immigration a un effet sur la baisse du niveau scolaire en France mais aussi sur le climat dégradé à l’école avec de la violence systémique dans certaines zones d’éducation prioritaires, des atteintes graves à la laïcité et du prosélytisme islamiste.
13- La spécificité française est que l'immigration accueillie dans notre pays est moins intégrée et plus pauvre qu'ailleurs en Europe (OID)
14- 35% des immigrés vivent en logement social ; ils perçoivent deux fois plus de prestations sociales. La moitié des bénéficiaires de l’aide alimentaire sont des immigrés. Ils consomment plus de dépenses publiques qu’ils n’y contribuent. (OID)
15- 90% des individus hébergés dans les logements d’urgence à Paris sont de nationalités extra européenne (OID). La région parisienne concentre la plus forte population immigrée sur deux générations. Il y a 8 millions d’immigrés en France soit 12% de la population. « Sur les 200 000 places d’hébergement d’urgence "généraliste" de l'État, entre 40 et 60 % sont occupées par des étrangers en situation irrégulière, pour un coût de 1 Md€ par an. La durée moyenne de séjour dans l’hébergement d’urgence, saturé par l'immigration irrégulière, est de trois ans et demi. Certains clandestins peuvent y rester pendant quatre, cinq ou six ans... » (OID)
16- Il y a eu 344 138 titres de séjour délivrés en France en 2024 (66% pour les Algériens), soit trois fois plus qu’en 1997. Sur un total de 434 000 migrants supplémentaires en 2024, 300 000 proviennent du continent africain, dont 148 000 de Maghreb. Le taux d'emploi des immigrés extra-européens est de seulement 43%, soit un des plus faibles d'Europe, et 41% n’ont aucun diplôme (22% pour les Français). Le taux d’emploi des immigrés en France est le deuxième plus faible d’Europe.
17- Il y avait 700 000 clandestins en France en 2024. La majorité d'entre eux sont entrés sur le territoire national et ils sont restés après l'expiration de leur titre de séjour. Depuis début 2025, il y a eu 100 000 entrées par flux maritime entre l’Italie, la Grèce et l’Espagne.
18- Le gouvernement implante des foyers d'accueil pour mineurs non accompagnés sur les communes de France sans aucune consultation préalable des élus et de la population locale. Ils seraient environ 31 000 en France actuellement (95% de jeunes garçons et 60% de jeunes Afghans). La prise en charge d'un mineur étranger non accompagné (MNA) coûte environ 50 000€ par an soit environ 2 Md€/an pour les contribuables. Ils occupent 20% de l'ensemble des places dédiées à l'aide sociale à l'enfance (augmentation de 30% entre 2023 et 2024). En 2023, un centre hospitalier psychiatrique ferme à Marseille à cause de l'insécurité et des dealers. Le bâtiment héberge désormais des mineurs non accompagnés.
19- En 10 ans, l'Union européenne a reçu l'équivalent d'un nouvel État membre entièrement composé de demandeurs d'asile.
En France, 120 000 places d'hébergement sont réservées aux demandeurs d’asile. Elles représentent un coût d’environ un milliard d’euros par an. La France a inscrit dans son droit le principe d'un "accueil inconditionnel" des clandestins dans l'hébergement d'urgence. Cette spécificité contribue à l'attractivité de notre pays pour l'immigration irrégulière. » (OID)
20- En 2023, la France a reçu une part d’immigrés originaires de pays à faible niveau de développement humain (éducation, santé, revenus...) trois fois supérieure à la moyenne de l'Union européenne. Parmi les jeunes âgés de 15 ans, les élèves immigrés connaissent, en mathématiques, un retard moyen de niveau équivalant à un an et demi d'études par rapport aux élèves "autochtones" (OID). L'immigration a évidemment un impact sur la baisse du niveau scolaire (Marc Vanguard).
21- 56% des Français estiment que l’immigration occupe une place majeure dans l’insécurité qui explose (CSA). 42% des musulmans de 15 à 24 ans en France disent éprouver de la sympathie pour l’islamisme. Pour Marc Vanduard, "l'immigration telle que nous la connaissons aujourd'hui en Europe influence à la hausse les crimes et délits, c'est une évidence factuelle et statistique". 35% des mis en cause pour cambriolages sont étrangers, alors que les étrangers représentent 8% de la population. Pour Marc Vanguard, "la surreprésentation est énorme. La France est devenue le pays le plus dangereux d'Europe. Il faudrait être de bien mauvaise foi pour ne pas voir que la "radicalisation de l'islam en France, conjuguée à la très forte hausse du nombre de musulmans pose des problèmes de cohésion sociale."
22- Il y a eu 526 580 délits en France en 2024. Près de 62% des actes violents enregistrés dans les transports parisiens proviennent de migrants. En dix ans, le nombre d’Algériens écroués en France a augmenté de 117%.
23- S'agissant de la "Christianophobie et de la haine antichrétienne en Europe", dont le rapport vient d'être publié, et synthétisé par Marc Vanguard sur le réseau X, la France fait partie des pays les plus touchés, d'après les données collectées : 770 actes recensés par la police et 139 par la société civile.
La majorité des actes recensés sont des actes de vandalisme :
• Vandalisme et incendies : 65%
• Violences physiques et verbales : 15%
• Profanations : 13%
• Vols d'objets religieux : 5%
Des milliers d’églises sont vouées à l’abandon.
24- Le Ministère de l'Intérieur a publié des chiffres sur l'insécurité en novembre 2025. Le nombre d'actes enregistrés AUGMENTE encore pour la plupart des infractions, quand on compare les 11 premiers mois de 2025 aux 11 premiers mois de 2024 :
• Escroqueries +9%
• Homicides +8% (82 morts de plus)
• VS +8%
• Agressions +4%
• Vols sans violence +3%
• Vols violents sans arme +3%
• Vandalisme +2%
À ce stade, on s'orienterait vers un bilan CATASTROPHIQUE pour cette année 2025 :
- Les violences poursuivent leur hausse
- Des infractions autrefois en baisse, comme les vols sans violence, repartent à la hausse.
42% des plaintes pour violences conjugales sont classées sans suite par la justice.
25- Le marché de la drogue EXPLOSE en France. De 2017 à 2023, le chiffre d'affaires de la vente de cannabis a augmenté de +30%, pour la cocaïne ou l'ecstasy, c'est même +80%. Au vu des chiffres, une évidence s'impose : la lutte contre le narcotrafic a ÉCHOUÉ. La consommation de toutes les drogues hors cannabis a fortement augmenté en volume. La demande explose. L'offre arrive à suivre sans aucun problème, la preuve : les prix sont stables. Oui, malgré une consommation de cocaïne en hausse de +80% en à peine 6 ans, il n'y a aucun signe de pénurie.
26- Le trafic de stupéfiants est florissant et ne semble nullement inquiété par les politiques mises en œuvre par les différents ministres de l'Intérieur.
27- À ce rythme, la France risque de devenir progressivement un narco-État. Le marché de la drogue pèse environ 7 milliards d'après estimation "officielle". Il est en croissance de 8% par an et impacte fortement notre société.
28- Il y a désormais 411 364 clandestins bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État, pour un coût annuel record de 1,2 milliard d’euros à la charge du contribuable français.
29- La natalité s'effondre avec seulement 646 000 naissances en 2025, contre 750 000 en 2022. Environ 30% de la population a plus de 60 ans en France.
30- En février 2025, l'OID évalue le coût brut de l’immigration (régulière et irrégulière) à 75,1 Md€ par an, basé sur le budget 2023. Ce chiffre comprend les dépenses de santé, retraites, allocations chômage, prestations de solidarité, hébergement, logement, sécurité, justice et coûts administratifs. L'immigration coûte 3,4% du PIB à la France chaque année. Elle ne finance que 86% de ce qu’elle coûte à l’État et crée ainsi un déficit budgétaire.

Conclusion : Le rythme de notre effondrement s’accélère, la pression fiscale demeure, sans aucune garantie de sécurité quel que soit l'endroit où l'on réside. Les piliers du régalien ne tiennent plus la nation. Le pouvoir perd partout le contrôle sur notre démographie, sur notre sécurité, sur notre dette, sur notre économie, sur l'éducation de nos enfants et sur notre destin. La France, autrefois puissance de premier plan, est maintenant un pays de seconde zone, fracturé, ensauvagé, désindustrialisé, surendetté et déclassé. On continue de décrocher, mais on s'obstine dans notre modèle socialiste qu'absolument personne ne cherche à imiter. Notre nation n'est plus mobilisable pour envisager une guerre de haute intensité contre la Russie. Le bilan d'Emmanuel Macron est désastreux et le besoin de rupture politique est immense et urgent.
Je souffle ces chiffres à ceux qui en ont besoin, à ceux qui refusent de les voir, à ceux qui les contestent, qui les dénoncent et qui refusent de voir ces réalités dramatiques et objectives.
Nota : ce panorama chiffré dresse un constat chiffré et accablant de la politique conduite dans ce pays, avec ses conséquences. Je précise que l'OID ne reçoit aucune subvention publique et que son président rencontre tous les parlementaires qui le souhaitent, sans préférence politique.

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