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15 mai 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane

Un naufrage cognitif : pourquoi la Gen Z est la première génération à voir son QI baisser

- 15/5/2026 - Pour la première fois depuis près de deux siècles, une génération entière affiche un déclin cognitif par rapport à celle qui l’a précédée. C’est le constat alarmant dressé par le neuroscientifique américain Dr Jared Cooney Horvath, qui a alerté le Sénat américain en janvier 2026. Selon lui, la Gen Z (née entre 1997 et 2010) est la première à obtenir des scores inférieurs en lecture, mathématiques, mémoire et résolution de problèmes, malgré un temps passé à l’école plus important que jamais.
Le coupable ? L’exposition massive et précoce aux écrans et à la technologie éducative (EdTech). Smartphones, TikTok, résumés en bullet points et tablettes à l’école ont transformé la façon dont les jeunes apprennent… ou plutôt, dont ils n’apprennent plus.

Le cerveau humain n’est pas conçu pour le « skimming »

Le Dr Horvath explique que notre cerveau a évolué pour l’interaction humaine directe et l’effort intellectuel soutenu. Or, plus de la moitié du temps d’éveil des adolescents est aujourd’hui passée devant un écran. Résultat : ils deviennent des « skimmers », des survolleurs d’information. Au lieu de plonger dans un texte complexe ou de résoudre un problème en profondeur, ils zappent de fragment en fragment.
Cette habitude détruit progressivement la mémoire de travail et la discipline mentale. Dès qu’un pays généralise les ordinateurs et tablettes dans les classes, les résultats scolaires chutent, selon des données compilées sur 80 pays. « Ce n’est pas du progrès, c’est une reddition », déclare le neuroscientifique. « Nous redéfinissons l’éducation pour qu’elle s’adapte à l’outil, au lieu de former nos enfants. »

Une urgence sociétale et un paradoxe inquiétant

Le Dr Horvath qualifie la situation d’urgence sociétale. Le plus préoccupant, selon lui, est le décalage entre la perception des jeunes et la réalité : beaucoup de membres de la Gen Z se sentent surconfiants quant à leurs capacités, alors qu’ils sont objectivement moins armés cognitivement que leurs parents au même âge.
Ce « naufrage cognitif » pourrait avoir des répercussions majeures sur l’ensemble de la société : moindre capacité d’innovation, difficultés accrues dans les études supérieures et sur le marché du travail.
Face à ce constat, les recommandations sont claires et radicales :
• Limiter drastiquement le temps d’écran en classe ;
• Retarder l’arrivée du smartphone chez les enfants ;
• Revenir aux méthodes traditionnelles : manuels papier, interaction humaine directe et apprentissage profond.
Certains pays scandinaves ont déjà commencé à réduire ou supprimer l’EdTech dans les écoles primaires, afin de redonner à la génération Alpha (les enfants nés après 2010) une véritable capacité d’attention et de réflexion.
Le message du Dr Jared Cooney Horvath : il est encore temps d’agir avant que ce déclin ne devienne irréversible.



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13 mai 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16
13/5/2026

Les finances au plus mal mais la voracité fiscale au plus fort

Cette année, Bercy se surpasse : jamais le fisc n’avait été aussi inventif pour tondre toujours plus de contribuables, et toujours plus court.

La scène pourrait être cocasse : dans un bureau anonyme de Bercy, un fonctionnaire zélé fait défiler sur son écran des images satellites de jardins pavillonnaires. Mais attention : notre homme ne traque pas un narcotrafiquant. Non, il vérifie si Mme Ginette n’aurait pas oublié de déclarer son abri de tondeuse de six mètres carrés. Eh oui : la même technologie qui sert ailleurs à repérer des camps d’entraînement djihadistes est ici mobilisée pour détecter les tomates en serre des Français.


Et même si certains agents du fisc s’en inquiétent, signalant en interne des « dérives de l’IA » dans leurs propres contrôles, il faut bien ça pour traquer le terroriste fiscal.

La chasse est bonne : plus de 20.000 piscines repérées, des dizaines de milliers d’abris et (dernière trouvaille du printemps) les serres de jardin. Oui, les serres. Cinq mètres carrés au-delà desquels Mme Ginette aurait dû remplir un formulaire, payer une taxe d’aménagement et voir grimper sa taxe foncière à perpétuité, mais qui va se traduire à cause de l’oubli, par 80 % de pénalités.

Eh oui Mme Ginette, il ne fallait pas tenter de faire pousser des courgettes en douce !

Détail cocasse (mais si, vous allez rire) : certains propriétaires ont vu leur abri de jardin requalifié en résidence secondaire, taxe d’habitation à la clé. Après tout, en Macronie, pourquoi pas ?


Et la taxe foncière elle-même, vaisseau-amiral de l’empire fiscal, a pris 35 % en cinq ans. En Seine-Saint-Denis par exemple, la facture moyenne dépasse 3 600 euros.

Le mouvement ne s’arrête évidemment pas au jardin et s’invite désormais dans le salon, la chambre et le compte courant.

La directive européenne DAC7 oblige Vinted, LeBonCoin, eBay et Airbnb à transmettre automatiquement à la DGFiP les données de leurs utilisateurs dès 2 000 euros de ventes ou trente transactions.

Une mère de famille qui revend les vêtements de ses enfants à perte ? Paf, une fiche et parfois, zou un redressement ! De toute façon, le fichier FICOBA donne à Bercy l’accès aux soldes et mouvements de tous les comptes bancaires.

Et un récent arrêt de la Cour de cassation du 2 avril 2025 permet désormais au fisc, lors d’une succession, de réclamer des droits sur un don familial vieux de quinze ans en se basant sur la valeur actuelle du bien, et non celle du jour du don. Concrètement, un grand-père qui transmet 80 000 euros d’avoirs en 2009 verra ses petits-enfants taxés en 2026 sur 350 000 euros, parce que le bien a pris de la valeur.

Bercy joue le temps long. Bercy a le temps. Bercy attend que ça mûrisse. Il ne fiscalise pas, il disperse, il ventile.


Mais pourquoi, au fond, cette créativité ?

Parce que les caisses sont vides, de façon alarmante pour tous sauf les politiciens.

Rappelez vous, c’était en février 2026 : la Cour des comptes publiait un rapport accablant dans lequel elle détaillait un déficit public à 5,4 % du PIB en 2025 (161 milliards d’euros), une dette à 116,3 points de PIB (soit 3 465 milliards), et une France au troisième rang européen des pays les plus endettés, derrière la Grèce et l’Italie, avec une charge des intérêts seule qui passe de 65 à 74 milliards d’euros en 2026.

La Cour le répète alors : l’objectif des 3 % prévu par les traités européens, autrefois promis pour 2027 puis 2029, ne sera toujours pas atteint avant 2032 au mieux. La Gazette France parle d’objectif « inatteignable ». L’IFRAP, plus brutal, prévoit un déficit 2026 toujours autour de 5,4 %, malgré les 23 milliards d’euros de hausses d’impôts déjà passées en 2025.

Et derrière cette créativité déchaînée, on n’enregistre pas un euro de dépenses en moins.

Voilà le scandale véritable, cyniquement résumé : l’amélioration du déficit en 2025 (16,6 milliards d’euros) a été obtenue par une augmentation de 50,9 milliards d’euros des prélèvements obligatoires. Soit 51 milliards d’impôts en plus pour à peine 17 milliards de moins en déficit. Plus les Français pédalent fort pour conserver l’équilibre, plus la pente se fait raide.

Cependant, on approche de la verticale : la dépense publique primaire (hors dette) augmente de 1,3 % en volume, nettement plus vite que la croissance (0,9 % au mieux), sans que la moindre réforme structurelle ne vienne déranger ces gesticulations.

Aucun ministère fusionné, aucun service supprimé, aucune niche de fonctionnement coupée, aucune baisse des dépenses mais à la place, 20 000 piscines repérées par drone, des serres de jardin hardiment requalifiées, et 46 % des Français désormais soumis à l’impôt sur le revenu, record sur dix ans.


Les prélèvements obligatoires culminent à 47 % du PIB, le plus haut score du monde développé, alors que l’OCDE alerte : cette pression menace désormais la reprise économique elle-même.

Sans blague : la France a plus de 430 impôts et taxes recensés, et le contribuable a maintenant besoin d’un expert-comptable pour gérer son potager.

Pendant ce temps, la Suisse, l’Irlande ou le Luxembourg prospèrent avec une fiscalité plus légère (diaphane même, en comparaison) et des services publics qui, eux, fonctionnent. Le mystère n’est entier que pour les politiciens. Les autres comprennent que ce ne sont pas les recettes qui manquent mais les dépenses qui sont devenues incontrôlables.

Tant qu’aucune volonté politique sérieuse de redresser les finances par la baisse et la rationalisation des dépenses publiques n’émergera, la fuite en avant fiscale ne fera que s’accélérer. Chaque année, un nouveau seuil, une nouvelle case à cocher, un nouveau drone qui survole le jardin, un nouvel arrêt de la Cour de cassation pour aller chercher l’argent dans les successions vieilles de quinze ans ou dans des fonds de tiroirs de plus en plus poussiéreux.

Le budget 2027 s’annonce extrêmement tendu : les surtaxes exceptionnelles auront expiré, l’année présidentielle interdira toute mesure courageuse, le déficit devrait donc flirter – dans la décontraction propre aux abrutis – avec les 6 % du PIB, et la charge de la dette dépassera 100 milliards d’euros à l’horizon 2029.

À ce rythme, la faillite retentissante d’un État jadis riche, jadis admiré, jadis libre, n’est plus un scénario d’économiste excentrique mais un moment inévitable du prochain calendrier républicain.

Au train où vont les choses, Bercy taxera bientôt les regrets.


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12 mai 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Péonia
11/5/2026

Le monde de l’« art » contemporain expose sa putréfaction à la Biennale de Venise 2026

Progressisme en forme nue, choc et horreur : bassin rempli d’urine des visiteurs dans lequel des « artistes » nagent, femme nue transformée en battant de cloche vivant, récipients à sperme… Le progressisme en pleine décomposition.
Cette édition restera dans les annales comme un concours d’abjection assumée. Les mots d’ordre : obscène, choquer, salir.
Dans le pavillon autrichien, Florentina Holzinger s’est suspendue nue, tête en bas, transformée en battant de cloche qu’elle fait sonner avec son propre corps. Autour, des « artistes » nus se contorsionnent dans un « parc aquatique » alimenté par l’urine des visiteurs, collectée, « purifiée » et recyclée en eau de baignade. Des centaines de personnes ont fait la queue pour uriner dans les toilettes qui alimentent l’aquarium où d’autres performers flottent quatre heures d’affilée, masque de plongée sur le visage. Bonus : salle inondée d’eaux usées marron, femme nue sur jet-ski et corps dénudés agrippés à une girouette géante.
La Pologne propose Langues liquides (« Liquid Tongues ») : un chœur de sourds immergés dans une piscine, imitant les chants de baleines. La Roumanie explore les « intersections entre écologie, politique et ressources naturelles » dans une ode à la mer Noire. Quant au Danemark, il expose sobrement des récipients à sperme pour sa banque de gamètes, dans Things To Come.
Scandales, protestations contre la Russie et Israël, et surtout un festival d’obscénité subventionnée : la Biennale 2026 a parfaitement réussi son pari. L’avant-garde contemporaine n’est plus provocatrice, elle est simplement répugnante. Et fière de l’être.
Votre « art » c’est de la m€rde.


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11 mai 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gilles Casanova
10/5/2026


Depuis quelques années, nous sommes soumis en Europe occidentale à un véritable Niagara médiatique révisionniste destiné à nous faire croire que la Seconde Guerre mondiale aurait été gagnée essentiellement par les forces américaines et britanniques, et que cette guerre n’aurait opposé, au fond, que deux figures du mal : quelques Allemands antisémites menés par un dirigeant dément, et surtout les communistes soviétiques.
La réalité historique est pourtant connue. Alors que le front anglo-américain s’étendait sur quelques centaines de kilomètres, c’est sur plus de 6 000 kilomètres que se déployait le front de l’Est, où l’Union soviétique affrontait l’essentiel des forces du Reich allemand. C’est là que s’est jouée la défaite d’Hitler et du nazisme ; c’est là que se trouvait l’enjeu décisif de cette guerre.
Pourquoi, dès lors, les dirigeants des grands pays d’Europe occidentale racontent-ils aujourd’hui une autre histoire ?
Ce n’est pas que leur mémoire défaille. Ce n’est pas davantage que la propagande hollywoodienne leur aurait fait croire que la Seconde Guerre mondiale bascula le 6 juin 1944, alors que le tournant militaire majeur fut évidemment la bataille de Stalingrad. Non. S’ils réécrivent ainsi le passé, c’est qu’ils regrettent profondément la manière dont la guerre s’est achevée.
Et c’est autour de ce regret que communient aujourd’hui :
– des dirigeants allemands qui renouent avec une tonalité militariste que l’on croyait disparue ;
– des dirigeants britanniques demeurés fidèles à l’alignement atlantiste et au soutien des interventions bellicistes américaines ;
– des dirigeants français qui voient, comme jadis certains à Vichy, dans la domination allemande le seul moteur possible de la « Grande Europe » censée les préserver du face-à-face terrible avec leur propre peuple.
Au fond, ils considèrent que la Seconde Guerre mondiale s’est mal terminée. Ils auraient voulu qu’elle débouche sur le succès des tentatives de paix séparée entre le IIIe Reich et les Anglo-Américains, afin de retourner ensuite leurs forces unies contre l’Union soviétique, d’abattre le communisme et d’affaiblir durablement la Russie.
Certes, la tentative menée par Heinrich Himmler échoua faute de crédibilité politique. Mais l’Opération « Sunrise » faillit, elle, aboutir. Ces négociations secrètes conduites en Suisse entre Allen Dulles, chef de l’OSS (les services secrets des USA à l'époque) à Berne, et le général SS Karl Wolff visaient à organiser une capitulation allemande séparée. Lorsque le plan commence à se mettre en œuvre effectivement et que les troupes allemandes d’Italie capitulent, les soviétiques comprennent la tentative de retournement d'alliance et menacent suffisamment pour écraser l'opération
Voilà le regret qui les hante.
Voilà aussi pourquoi ils soutiennent aujourd’hui en Ukraine des mouvements se réclamant de l’héritage de Stepan Bandera, fervent combattant allié au régime nazi. Voilà pourquoi, depuis des décennies, tant d’anciens responsables issus de l’appareil politique ou administratif du Reich ont été recyclés dans les structures occidentales puis européennes, avant d’être relayés aujourd’hui par leurs héritiers, qui se révèlent l'être aussi au plan politique et idéologique…
La volonté de l’État profond américain, de Keir Starmer, d’Emmanuel Macron ou de Friedrich Merz serait de reprendre le cours interrompu de l’Histoire : effacer l’échec de ces tentatives infructueuses passées et préparer une grande confrontation occidentale contre la Russie.
C’est le sens du réarmement qu’ils organisent ; c’est le sens des discours du Chancelier allemand ; c’est le sens aussi de l’alignement d’Emmanuel Macron lorsqu’il envisage de donner l’arme nucléaire française à l’Allemagne, alors même que cette force de dissuasion fut conçue, historiquement, pour préserver la France de toute nouvelle occupation de son territoire, occupé par trois fois par l'Allemagne.
Nous ne sommes donc pas confrontés à des dirigeants momentanément oublieux, mais à des responsables politiques mus par une vision historique assez cohérente.
C’est ce qui expliquerait, par exemple, l’interdiction faite par les autorités allemandes aux représentants russes d’assister aux commémorations de la libération des camps nazis construits par l'Allemagne et libérés par l’Armée rouge, ainsi que le silence des gouvernements français et britannique devant une telle décision. Et cet exemple n’est qu’un parmi beaucoup d’autres observables depuis une dizaine d’années.
Voilà ce que sont devenus nos dirigeants. Voilà ce qu’ils voudraient imposer.
Dans un an, la France aura la possibilité d’en changer. Mais, pour l’heure, peu de voix puissantes semblent encore capables de s’opposer à ce révisionnisme désormais actif, assumé et politique.
C’est pourtant une urgence.

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10 mai 2026

Yves Hemedinger
9/5/2026

Célébrer une autre Europe !


Le 9 mai, on nous demande de célébrer l’Europe. Mais faut-il encore accepter de célébrer une Europe qui ne tient plus ses promesses ?
L’Union européenne telle qu’elle fonctionne aujourd’hui n’est plus celle que les peuples attendaient. Elle s’est enfermée dans une logique technocratique, où les décisions se prennent loin des citoyens, dans des mécanismes opaques, souvent hors de tout véritable contrôle démocratique. Ce n’est pas l’Europe des nations libres, c’est une Europe de contraintes, de normes et d’injonctions.
Au nom de la concurrence et du marché, elle a fragilisé nos industries, mis sous pression nos services publics et exposé nos économies à des déséquilibres profonds. Elle prétend protéger, mais elle dérégule. Elle promet la puissance, mais organise l’impuissance.
Et pourtant, nous avons besoin d’Europe. Mais pas de cette Europe-là.
Nous avons besoin d’une Europe qui protège réellement ses citoyens, ses travailleurs, ses entreprises. Une Europe qui assume ses frontières, qui défend ses intérêts stratégiques, qui investit massivement dans son industrie, son énergie, sa souveraineté technologique.
Nous avons besoin d’une Europe des peuples, où les décisions majeures reviennent aux nations, où la coopération remplace la contrainte, où la démocratie n’est pas contournée mais renforcée.
L’Europe ne doit pas disparaître. Elle doit changer radicalement.
Refonder l’Europe, ce n’est pas la détruire. C’est la sauver.
Yann Durrière
9/5/2026

Le 9 mai, certains célèbrent “l’Europe de la paix”. Encore faudrait-il parler de la réalité vécue par les Français.


Madame Klinkert nous explique que la France et l’Allemagne seraient “les meilleurs amis du monde” et le “pilier de la paix en Europe”. Une vision hors-sol, déconnectée des intérêts des peuples et surtout des intérêts français.
Car derrière les grands discours, l’Allemagne défend avant tout… l’Allemagne. Depuis des années, Berlin impose ses choix économiques, énergétiques et industriels au reste de l’Europe, souvent au détriment de la France. Fermeture du nucléaire français pendant que l’Allemagne relançait le charbon, politique industrielle taillée pour ses exportations, domination des règles budgétaires européennes : voilà la réalité de cette “amitié”.
L’Union européenne actuelle n’a jamais été construite sur un équilibre entre nations souveraines. Elle fonctionne principalement autour des intérêts économiques allemands, avec une bureaucratie bruxelloise qui impose des normes, des contraintes et une concurrence qui affaiblissent nos territoires, nos agriculteurs, nos commerces et notre industrie.
Pendant qu’on célèbre une Europe théorique :
- les frontières sont devenues des passoires,
- nos agriculteurs croulent sous les normes,
- notre industrie décline,
- les peuples n’ont plus leur mot à dire,
- et les décisions importantes se prennent loin des Français.
Être attaché à la paix entre les peuples européens est une évidence. Mais refuser cette Europe-là, celle de la soumission économique et politique, est tout aussi légitime.
L’Europe ne devrait pas être l’effacement des nations au profit d’un modèle dominé par Berlin et Bruxelles. La France mérite une Europe des peuples, des souverainetés et du respect des intérêts nationaux.
Parce qu’aujourd’hui, beaucoup de Français ne vivent clairement pas dans le même monde que Madame Klinkert.

8 mai 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Stéphane Rozès
8/5/2026


La France n’a pas à demander pardon d’être la France Monsieur le recteur @chemshafiz !
Votre déclaration est d’une gravité extrême.
Affirmer que le @CanonFrancais incarné par 4000 convives autour d’un cochon à la broche, constitue une manière « d’exclure symboliquement ceux qui ne ressemblent pas », revient à présenter les traditions populaires françaises comme des instruments de discrimination. C’est une accusation injuste, blessante, et profondément révélatrice d’un renversement idéologique inquiétant.
Depuis quand les fêtes de village, les banquets populaires, les repas de terroir et les traditions gastronomiques héritées de siècles d’histoire devraient-ils être regardés avec suspicion ? Depuis quand le peuple français devrait-il avoir honte de ses coutumes et de ses racines, simplement parce qu’elles ne correspondent pas aux prescriptions de certains nouveaux arrivants ?
Votre raisonnement mène à une impasse : si une fête de village devient un acte de discrimination, c’est la France elle-même qui est mise en accusation.
Votre formule « ceux qui ne ressemblent pas » est particulièrement choquante. Elle glisse du culturel au racial. Or les traditions françaises ne reposent ni sur la couleur de peau ni sur l’origine ethnique, mais sur une adhésion culturelle choisie.
Des millions de Français issus de l’immigration ont adopté les codes, les fêtes et les références de ce pays sans y voir une humiliation.
La France n’a jamais construit son identité contre quelqu’un. Elle s’est construite autour d’une civilisation, d’une histoire et de traditions transmises. Le vin, le pain, les cochons à la broche, les crèches, les carnavals font partie d’un patrimoine vivant. Libre à chacun d’y participer ou non. Mais certainement pas de les présenter comme des actes d’exclusion.
Ce que révèle votre propos, c’est le basculement des élites : on ne demande plus aux nouveaux arrivants de s’intégrer, on exige que la culture française s’efface. À force de déconstruire les traditions de notre pays, on alimente les fractures que l’on prétend combattre.
La vérité est simple : tout peuple a le droit de vouloir exister et de sauvegarder ce qu’il est. Ce n’est donc pas à la France de s’excuser de ses traditions, de ses mœurs, de son âme.
La France n’a pas à demander pardon d’être la France.

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5 mai 2026

Eric Vial
5/5/2026

Les juges, nos vrais maîtres ?

« Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles. »
Charles Péguy.

S’il voulait dégoûter des européistes, c’est réussi !
Ghislain Benhessa, docteur en droit, diplômé en philosophie, vient de publier un pamphlet captivant sur la crise de régime qui secoue actuellement l’Europe : « Nos vrais maîtres. Histoire secrète des hommes qui vendent la France à l’Union européenne (éditions l’Artilleur).
Passons outre le titre racoleur et tapageur. Car l’enseignant de l’université de Strasbourg livre ici une enquête fouillée, rare, sur ceux qu’il désigne comme les responsables de la décadence actuelle de l’Europe : les juges de la Cour de justice de Luxembourg, « les juges sont au cœur du réacteur de l’Europe ».
Pour Ghislain Benhessa, le constat est accablant. Les politiciens européens, dès le début de la construction européenne, ont livré la souveraineté des nations à des juges non élus et non représentatifs. Les peuples ont été spoliés. Pas de hasard ou de concours de circonstances. Pour lui, il s’agit bien d’une « machination » savamment orchestrée et organisée qui résulte en une confiscation de la démocratie.
Alors, l’avocat remonte le fil de l’histoire pour comprendre. Comment a-t-on pu en arriver là ? La presse, les électeurs, les commentateurs avaient tous les yeux rivés sur les politiciens. Ils ont omis de regarder du côté des juges qui ont manifestement su se faire oublier pour prendre le pouvoir insidieusement sur tout le continent.
L’enquête est palpitante. À la manière de Montesquieu, Ghislain Benhessa fouille dans les curriculum vitae des premiers fondateurs du droit européen et des codicilles de notre souveraineté. Il y découvre « des intrigues de salon qui suintent l’entre-soi », et le recyclage de magistrats antisémites qui ont fait les beaux jours du régime de Vichy.
Maurice Lagrange, le rédacteur du premier texte de l’Europe du charbon et de l’acier (1950), fut aussi celui qui a rédigé les lois antijuives et antimaçonniques du maréchal Pétain.
Le livre désigne d’autres responsables et ne s’encombre pas du respect dû aux morts : Michel Gaudet, Adolphe Touffait, Robert Lecourt… Ils passent tous à la moulinette. À cause d’eux, « le système européen de la supranationalité a été verrouillé. Impossible de s’en sortir sans divorce. »
L’écœurement des petites combines de ces courtisans qui veulent s’offrir une nouvelle virginité morale gagne vite le lecteur. Ces intrigants tissent leur toile en mettant, peu à peu, « la main sur la bureaucratie européenne ». Les révélations s’enchaînent. La cooptation pour les postes semble de mise. « Et la soupe est bonne. Un juge de Luxembourg émarge à plus de 300 000 €. »
Pour l’auteur, ces opportunistes européens qui agissent dans l’ombre n’ont qu’un but : rendre supérieur le droit européen sur le droit français afin de prendre le pouvoir.
Face à eux, la résistance de gauche et de droite, a tenté de s’organiser sans jamais y parvenir. Un Frexit était même sur la table dès 1965.
Le général de Gaulle, Michel Debré, Jean-Jacques de Bresson, Jean-Pierre Chevènement, Arnaud Montebourg, Michel Aurillac, Philippe Séguin, Charles Pasqua, Philippe de Villiers, ont été les « empêcheurs de tourner en rond de l’Europe ». Mais, ils ont tous été victimes de campagnes de décrédibilisation qui ont mis un terme à leurs parcours politiques. Même Jacques Chirac a dû se résoudre à défendre l’Europe des juges. Pour l’essayiste, il est impossible de s’attaquer « au dogme de l’Europe » sans en subir les conséquences.
Finalement, dans une opacité totale, et malgré des « non » à des référendums, c’est l’Europe des juges qui a gagné.
Nous sommes bien loin de la philosophie de « l’article 6 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui prévoit que la loi est l’expression de la volonté générale. »
Alors, Ghislain Benhessa conclut et prophétise : « L’Europe, c’est le totalitarisme du bien. Personne ne peut croire longtemps en un système suicidaire, radotant à chaque crise qu’il faut plus d’Europe. »
Le brûlot a le mérite de nous interpeller sur la séparation des pouvoirs, de nous interroger sur cette question essentielle pour notre avenir : quelle Europe voulons-nous, celle des juges ou celle des citoyens ? Mais peut-être est-il déjà trop tard pour se la poser ?

4 mai 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16
4/5/2026

L’hôpital français tue plus que la route

Allons bon, voilà qu’on apprend que le système de santé hexagonal, ce monument national dont on parle avec une voix vibrante sur les ondes, le « meilleur système au monde » qui justifie à lui seul des cotisations obligatoires d’une rare gourmandise, semble en réalité connaître quelques menus désagréments.

Apparemment, il tue et beaucoup plus qu’on ne veut nous le dire.


Non ce n’est pas une exagération (ce n’est vraiment pas le genre de ces colonnes, enfin voyons !) mais bien ce qui ressort du rapport publié le 27 avril dernier par la Cour des comptes et sobrement intitulé « La politique d’amélioration de la qualité des soins dans les établissements de santé ». Derrière ce titre qui sent le cuir d’un sous-mains de préfecture, on découvre le panorama consternant de ce que subit un Français lorsqu’il pousse les portes d’un des 2965 établissements qui prennent en charge, chaque année, environ 13 millions de patients.

On découvre dans le rapport que la « non-qualité » (l’expression elle-même mérite une médaille de la litote administrative) des soins provoque environ 4000 décès par an du seul fait des infections nosocomiales, que 16 060 événements indésirables graves associés aux soins ont été signalés, dont 7878 se sont conclus par la mort du patient.


Les estimations indépendantes font état, par ailleurs, de 150 000 à 375 000 accidents médicaux annuels, fourchette dont l’amplitude trahit déjà l’état du compteur.

C’est quelque peu préoccupant, …


… D’autant que la Cour souligne que ces chiffres sont vraisemblablement très en deçà de la réalité (tant qu’à faire), en raison d’une sous-déclaration massive et systémique.


Tout ceci arrive, on le rappelle, dans un pays qui dépense gaillardement plus de 12 % de son PIB en santé, et dans lequel la Cour des Comptes, après avoir épluché ceux des hôpitaux, estime de surcroît que ces péripéties hospitalières à l’issue dramatique coûtent entre 11 et 33 milliards d’euros (admirez la précision de la fourchette), selon le périmètre retenu.


Eh oui, vous avez bien lu : l’hôpital français tue davantage que les accidents de la route.

4000 morts par infection nosocomiale, c’est plus que les quelque 3000 décès annuels recensés sur les routes de France. Certes, ce rapprochement fait par plusieurs médias est hardi mais il est exact et pointe une étrange hiérarchie réelle des morts de la part de l’État.

Pour vous protéger sur l’asphalte, il a déployé tout un arsenal de radars, de PV, de stages obligatoires, de limitations à 80 km/h sur les départementales, de contrôles techniques et de campagnes moralo-culpabilisatrices ; chaque mort sur la route est passée au scalpel statistique, chaque chiffre est médiatisé pour justifier la prochaine restriction.

En revanche, il n’y aura aucun radar, PV ou note salée pour un établissement où l’on contracte une bactérie multirésistante en venant se faire opérer du genou. La même administration qui exige encore une vignette Crit’Air pour entrer dans Paris sait faire preuve de souplesse quand il s’agit de pousser des cadavres hospitaliers hors champ.

Mais il y a pire : cette mortalité parfaitement évitable est assez largement dissimulée.


La déclaration des événements indésirables graves est pourtant une obligation légale, mais comme l’explique la Cour des comptes et le confirme Le Monde, les établissements omettent allègrement de faire ce que la loi leur impose. Ici, repensez à vos deux points de sucrés parce que vous avez roulé à 53 km/h dans votre Doblo en agglomération…

Audacieux (voire un peu foufous), les sages de la rue Cambon suggèrent donc d’instaurer des sanctions financières contre les hôpitaux qui ne déclarent pas.

Réaction immédiate de Rémi Salomon, président de la CME de l’AP-HP : ce serait « contre-productif », rappelant comme il se doit que les sanctions financières sont pour le contribuable qui oublie une case sur sa déclaration, ou pour le plombier un peu vif sur une route de campagne, mais certainement pas pour un dérapage hospitalier ayant entraîné un ou plusieurs morts.

Enfin, on ne pourra s’empêcher de noter que, comme le disait un célèbre dindon cocaïnomane, « tout cela coûte un pognon de dingue ».

Les 11 milliards d’euros de préjudices parables, les 22 milliards de soins « inutiles ou à faible valeur », les 5 milliards d’infections nosocomiales évitables : la facture totale flirte avec les 33 milliards annuels, soit grosso modo l’équivalent du budget de la Justice et de l’Intérieur réunis.

Le contribuable français, déjà champion d’Europe des prélèvements obligatoires, paie donc deux fois : une première pour financer un système prétendu exemplaire, une seconde pour réparer les dégâts que cette exemplarité occasionne. Et naturellement, à la moindre alerte budgétaire, on ne compare jamais avec ce qui marche ailleurs et on lui annonce qu’il faudra encore augmenter la CSG, la cotisation truc, la taxe bidule et le forfait hospitalier.

Curieusement, ces 33 milliards d’euros engloutis dans la « non-qualité » n’émeuvent personne d’autant que, brûlés ainsi sans laisser de trace, ils ne risquent pas d’apparaître sur un budget rectificatif gênant.


Il faut le redire : le système de santé français n’est plus depuis longtemps qu’un mythe entretenu à coups de communication ministérielle.

La Cour constate poliment que la qualité « progresse mais reste lacunaire » ; l’OCDE estime, plus réaliste, que plus d’un tiers des décès post-opératoires, infections et erreurs pourraient être évités, et que les pays comparables font mieux.

La France, championne de la ponction fiscale, fait moins bien que ses voisins en matière de sécurité des soins, tout en dépensant largement davantage.

Pendant ce temps, comme le rapporte TF1 Info, Camille n’ouvre plus ses tiroirs trop bas et un autre patient, renvoyé d’un service d’urgences, a obtenu son rendez-vous spécialiste 514 jours plus tard, le temps que sa prostate se transforme en sablier.

Derrière les constats trop prudents de la Cour on voit un service public devenu une sorte de coopérative de défense de ses propres agents, où la priorité n’est plus de soigner mais de se protéger des reproches ; un hôpital géré aux feuilles Excel par une administration centralisée qui confond gestion et bureaucratie ; un corps médical où, faute d’incitations claires, la culture de la qualité s’étiole, le sous-effectif devient chronique et les salaires réels reculent à mesure que charges, impôts et cotisations explosent.

C’est l’aboutissement logique de tout monopole étatique : il finit toujours par servir ceux qui en vivent plutôt que ceux pour lesquels il existe. Le système de santé français n’a pas échappé à cette logique : il coûte une fortune aux Français qui, chaque jour, espèrent de plus en plus fort n’avoir jamais à s’en servir.


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3 mai 2026

Yann Durrière
3/5/2026

3 mai – Journée mondiale de la liberté de la presse


Dans un monde où l’information circule en continu, où les pressions politiques, économiques et idéologiques existent, il est plus que jamais nécessaire de défendre une presse libre, indépendante et responsable.
Mais cette liberté implique aussi une exigence : celle de la vérité, de la rigueur et du respect du pluralisme des opinions. Informer, ce n’est pas orienter. C’est éclairer.
En cette journée du 3 mai, rendons hommage à tous les journalistes qui exercent leur métier avec courage, parfois au péril de leur sécurité, et rappelons que sans liberté de la presse, il n’y a pas de véritable liberté tout court.
Défendre la liberté de la presse, c’est défendre la démocratie.

1 mai 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

H16
29/4/2026

En 2026, en France, le citoyen est torturé pour ses bitcoins et racketté par le fisc

En France, on n’arrête plus le progrès ! Pendant que nos ineffables administrations peinent à numériser leurs trillions de cerfas, les criminels, eux, ont parfaitement réussi leur transition numérique et pour leurs braquages, l’heure est à la modernité : blockchain et décentralisation, bienvenue dans l’ère du « cryptorapt » !


Eh oui, le phénomène qui consiste à kidnapper, séquestrer et torturer quelqu’un pour lui soutirer ses cryptomonnaies n’est plus du tout marginal.

En effet, quand la justice daigne s’y intéresser un peu, on découvre que la situation est totalement hors de contrôle : 18 en 2024, 67 en 2025 et déjà 47 depuis le début de l’année 2026 (cela fera 141 en fin d’année si on conserve ce rythme)…

Ainsi, ce sont pas moins de 88 suspects qui ont été mis en examen dans plusieurs dossiers tentaculaires de séquestrations et d’extorsions, avec (sans surprise) une part importante de mineurs.


Il ne faut cependant pas s’arrêter aux simples faits divers. Cette explosion des cryptorapts n’est pas un accident de parcours mais bien le symptôme inquiétant de trois effondrements simultanés de la République, que le gouvernement tente de cacher par le déni ou le silence.

La mexicanisation du pays

En premier lieu, il y a bien sûr une véritable mexicanisation du pays.


Ce terme, que nos ministres de l’Intérieur successifs réfutent mollement, traduit une réalité effroyable : les actes subis par les victimes ne relèvent plus du simple vol à la tire ou de la petite délinquance de quartier puisqu’on parle de torture, de mutilations, de violence décomplexée exercée par des gangs de plus en plus jeunes et de plus en plus barbares.

Ces chantres du vivrensemble alternatif importent directement les méthodes des cartels sud-américains : le marché de la drogue étant saturé, le crime organisé en France s’est rajeuni, diversifié et radicalisé dans sa violence. Pourquoi s’embêter à arracher un sac à main à une vieille dame quand quelques coups de perceuse dans les genoux d’un geek imprudent permettent de récupérer la clé privée d’un portefeuille Bitcoin garni de plusieurs centaines de milliers d’euros ?

L’appât du gain, couplé à une impunité judiciaire totale, transforme l’hexagone en un terrain de chasse à ciel ouvert.

Cependant, pour trouver le cryptomillionnaire en question, il faut savoir où il vit et quel est son patrimoine. Et c’est là qu’intervient le second effondrement.

Une corruption endémique des administration

Tout, en effet, montre que la corruption est devenue endémique dans l’appareil d’État : les criminels, aussi connectés soient-ils, ne devinent pas les adresses de leurs victimes dans le marc de coke café. Pragmatiques, ils achètent leurs informations à la source.


Régulièrement, l’actualité nous rappelle que des réseaux criminels utilisent directement les fichiers de police ou de l’administration en arrosant quelques fonctionnaires véreux.

C’est la conséquence logique et inévitable de deux tendances évidentes : d’un côté, le niveau d’exigence aux concours administratifs et policiers ne cesse de dégringoler pour compenser la pénurie dramatique de candidats et de l’autre, les salaires réels peinent à attirer les meilleurs. Le prestige de la fonction publique est donc en chute libre. Quand on paie des cacahuètes à des individus à la probité morale vérifiée par-dessus la jambe, on obtient invariablement des macaques qui revendent le fichier TAJ (Traitement d’Antécédents Judiciaires) ou les données confidentielles du fisc au plus offrant sur Telegram ou le dark web.

Tout ceci pourrait se corriger si ce n’était…

Un gouvernement complètement apathique

Face à ce tableau, le gouvernement affiche une léthargie… suspecte.

Dépassés par l’ampleur du phénomène, nos politiciens démontrent jour après jour leur incompétence crasse à assurer le B-A-BA de la mission régalienne de l’État (protéger les citoyens et leurs données) : intellectuellement bloqués à l’ère du Minitel, nos gouvernants sont infoutus de s’emparer du sujet de la protection de données, s’évertuant à centraliser nos vies dans de gigantesques bases de données gérées avec les pieds, laissant la France devenir une véritable passoire informatique.

Rien que ce mois-ci, c’est l’ANTS (l’Agence chargée de nos titres d’identité) qui s’est fait piller dans la joie et la bonne humeur, venant s’ajouter aux fuites massives de la CAF, de Viamedis, de France Travail, j’en passe et des pires.

Quant à la violence contre les personnes physiques, elle ne les émeut guère. Vivant dans des beaux quartiers barricadés, protégés par des gardes du corps armés et payés par vos impôts, ils ne sont pas directement concernés par les gangs de détrousseurs. La violence, c’est pour les autres.

Dès lors, à bien y réfléchir, cette apathie n’est peut-être pas qu’une simple question d’incompétence. Plus cyniquement, on remarque que ces violences ciblées constituent une excellente campagne de dissuasion contre l’utilisation des cryptomonnaies.


Ne nous y trompons pas : l’État déteste le Bitcoin et la finance décentralisée. Il n’a techniquement ni les moyens d’en interdire l’utilisation, ni la capacité de contrôler efficacement ces flux qui échappent à ses douanes, à ses banques centrales et à ses inspecteurs des impôts. Dès lors, quoi de mieux que la terreur pour décourager le chaland d’échapper à la matrice fiscale ?

Laisser se développer la violence autour de ces actifs numériques présente un avantage inestimable : l’épargnant moyen, terrorisé à l’idée de finir ligoté sur une chaise de jardin dans son propre salon, avec un fer à repasser sur le torse, préférera s’en retourner bien sagement vers les livrets A, les assurances-vie et les comptes bancaires classiques, produits financiers bien régulés, bien traçables, dont le rendement est mangé par l’inflation, mais qui sont surtout bien taxables et facilement saisissables par l’État.

Peut-on réellement écarter l’idée que le gouvernement laisse les criminels faire le sale boulot de dissuasion à sa place ? Le citoyen préférera subir la violence fiscale et sournoise d’un inspecteur des impôts en costume que la violence physique d’un gang encagoulé armé d’un chalumeau.

C’est le nouveau contrat social : alors que la transition numérique de la pègre semble achevée avec 10 ans d’avance sur les services publics, l’État rackettera vos économies mais s’engagera à vous laisser vos rotules.

Sympa non ?


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[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane

Le choix tragique de l’Europe


- 30/4/2026 - Il y a quelque chose de profondément déprimant et même tragique dans la manière dont on nous présente aujourd’hui le réarmement européen comme une « bonne nouvelle ». L’amiral Rob Bauer, ancien chef du comité militaire de l’OTAN, s’enthousiasme : grâce à Donald Trump, les investissements de défense repartent enfin. Les dépenses militaires des pays de l’OTAN ont bondi de 14 à 20 % en 2025, avec un nouvel objectif à 3,5 % du PIB d’ici 2035. Chars, missiles Patriot, drones, avions de chasse… et pour certains, le rêve coûteux d’un bouclier nucléaire autonome.
Pourtant, ce « sursaut » se produit au pire moment possible.
L’Europe de l’Ouest, déjà fragilisée, voit son moteur historique, l’Allemagne, s’enfoncer dans une crise structurelle spectaculaire. Après deux années de récession (2023-2024), une croissance anémique en 2025 (à peine +0,2-0,3 %), les prévisions pour 2026 ont été divisées par deux : de 1,3 % à seulement 0,5-0,6 %. Dette publique écrasante, désindustrialisation, services publics sous tension, problèmes énergétiques persistants et transition écologique bloquée : le continent peine à assurer ses besoins élémentaires.
Dans ce contexte de difficultés économiques, démographiques et industrielles majeures, on nous demande de nous réjouir que des centaines de milliards soient détournés vers l’armement plutôt que vers la santé, l’éducation, les infrastructures ou le pouvoir d’achat. Le bien-être des populations passe clairement au second plan.
Et le plus absurde, c’est le prétexte invoqué : la guerre en Ukraine serait « inévitable » et justifierait cette course aux armements.
Or, rien n’est moins vrai. Le conflit aurait pu s’arrêter depuis longtemps si l’Europe avait mis toute son énergie dans des négociations sérieuses et des accords réalistes. Les pourparlers d’Istanbul en mars-avril 2022 avaient ouvert une voie (neutralité ukrainienne, garanties de sécurité, statut du Donbass). Les accords de Minsk, dès 2014-2015, montraient qu’une solution diplomatique était possible. Au lieu de cela, l’Occident a choisi l’escalade, les sanctions maximales et l’envoi massif d’armes, transformant une guerre régionale en affrontement prolongé.
À aucun moment, dans aucun pays européen, les citoyens n’ont été consultés pour savoir s’ils étaient d’accord pour envoyer des dizaines de milliards à l’Ukraine, et encore moins pour les 90 milliards supplémentaires qui viennent d’être votés. Aucun débat démocratique n’a eu lieu sur l’implication croissante de l’Europe dans ce conflit. Pire : on sait désormais que des usines en Europe de l’Ouest produisent directement des drones pour l’armée ukrainienne, destinés à tuer des Russes. Cela transforme de facto les pays européens en belligérants, comme si l’on voulait absolument donner à la Russie une raison de nous attaquer, alors que pour Moscou la guerre reste circonscrite à l’Ukraine.
C’est comme si l’Europe de l’Ouest cherchait délibérément à ouvrir un nouveau champ de bataille. Cette escalade légitime, dans le discours officiel, toutes les annonces catastrophistes et les budgets militaires démesurés, au détriment de tout le reste. Au moment précis où nous n’avons plus les moyens d’assurer les besoins élémentaires, dettes abyssales, crise énergétique, transition écologique qui suppose une économie saine et des alternatives immédiates (ce qui est de moins en moins le cas avec le conflit au Moyen-Orient), on priorise les missiles plutôt que les hôpitaux et les écoles.
Cette présentation de la guerre comme inéluctable sert de prétexte commode pour justifier le réarmement massif. On transforme une opportunité manquée de paix en justification permanente pour augmenter les budgets militaires.
Le résultat est clair : une Europe qui s’appauvrit, qui sacrifie son présent et son avenir civil pour préparer un futur de confrontation. Une Europe qui, au lieu de miser sur la diplomatie et la reconstruction, choisit la logique de puissance et la course aux canons.
Ce n’est pas seulement un choix économique. C’est un choix de société, imposé sans véritable consentement populaire. Et il est permis de le trouver non seulement déprimant, mais profondément contre-productif pour les peuples européens. L’histoire jugera si cette Europe « adulte » et réarmée valait vraiment le sacrifice imposé à ses citoyens. Pour l’instant, le prix à payer paraît bien élevé.

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28 avril 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Marc Amblard
28/4/2026

ÉRIC CIOTTI REJOINT DAVID LISNARD DANS LE CLUB ULTRA FERMÉ DES MAIRES QUI RÉDUISENT LES DÉPENSES ET LES IMPÔTS


Récemment élu, E. Ciotti tient parole et entreprend un grand ménage à la tronçonneuse dans les dépenses municipales de Nice : près de 60 millions d’économies devraient être réalisées rien qu’en 2026. Quelques exemples :
- frais de représentation & frais de sécurité personnelle du maire,
- réduction de moitié des véhicules dédiés aux élus,
- baisse de 25% des indemnités de déplacement,
- coupe franche dans les dépenses d’avocats (parisiens…), de cabinets de conseil, de réceptions, de communication…
- rationalisation et resserrement des commandes publiques,
- suppression des subventions accordées à quelques événements sportifs majeurs comme l’Ultra-trail et Iron-man (ces deux-là se tiendront malgré tout, preuve que l’argent du contribuable lambda n’est pas indispensable).
En contrepartie, le nouvel édile a annoncé une baisse de la taxe foncière de 4,4 points et de 3,3 points pour la taxe d’habitation soit une baisse de 51 millions d’euros.
En toute franchise, je ne me suis jamais intéressé à ce monsieur mais j’avoue que ses premiers pas en tant que maire de cette magnifique ville renforce mon estime à son égard (et peu m’importe son affiliation politique). Bravo.

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27 avril 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

François Asselineau
26/4/2026

DUFLOT VEUT ACCÉLÉRER LA DESTRUCTION DE NOTRE ENSEIGNEMENT



La dirigeante écologiste, ex-ministre de Hollande (Ayrault I et II) veut en finir avec l'exigence sur l'orthographe.
Elle a déclaré sur RMC que « l’orthographe n’est pas une religion » et l'a qualifiée d’« instrument de sélection scolaire ».
Se définissant crânement comme une « psychopathe de l’orthographe repentie »,elle juge que le véritable enjeu de la langue est de « se comprendre, de s’exprimer et d’agir ensemble ». Et que le respect de l'orthographe serait donc une vieillerie à supprimer d'urgence.
Cette sortie fait suite à la publication d'une note de service d'Édouard Geffray (ministre de l’Éducation nationale) qui demande aux enseignants de faire preuve d'une « exigence renforcée dans les attentes rédactionnelles pour toutes les disciplines ».
Exigence que Duflot dénonce comme étant « une lubie récurrente ».

COMMENTAIRES

Il est minable de constater que RMC, repris par Le Figaro, qui censurent impitoyablement les analyses, les propositions et l'existence même de l'UPR, trouvent en revanche judicieux de donner le plus grand retentissement à Mme Duflot, qui a quitté fort heureusement la politique depuis 8 ans, dans un soulagement général.
Non seulement cette dame ne représente plus qu'elle-même, mais ce qu'elle sort avec aplomb n'est, pour la paraphraser, que la « lubie récurrente » d'une idéologie soixante-huitarde moribonde.
Une idéologie qui affirme que l'on formera mieux les enfants au monde de demain si l'on supprime, dans leur parcours éducatif, toute contrainte, toute exigence, toute rigueur, tout souci de précision et toute difficulté, et cela par refus de la « sélection scolaire » et souci de promouvoir la « créativité » des élèves.
Or 2 raisons fondamentales révèlent toute la sottise de la réaction de Duflot.
1. Duflot ne comprend pas que le but de l'orthographe, comme celui de la grammaire, n'est pas d'embêter sciemment de jeunes enfants au nom d'une « lubie récurrente », sadique et inutile.
Car l'orthographe ne sert pas à rien.
C'est ce qui permet notamment de distinguer des mots homonymes comme :
-sein (partie du corps)
-saint (sacré ou personne canonisée par l'Église)
-sain (bonne santé)
-ceint (entouré)
-seing (signature)
Supprimer la précision de l'orthographe, de la grammaire et de la ponctuation, reviendrait donc à multiplier sans cesse les quiproquos, à rendre les textes ambigus ou carrément inintelligibles.
Contrairement à ce qu'affirme Duflot, ce n'est donc pas la suppression de l'orthographe qui permettrait aux futurs adultes de « se comprendre, de s’exprimer et d’agir ensemble ».
C'est au contraire son maintien et son enseignement rigoureux, comme le fixe d'ailleurs la note du ministre !
2. Duflot ne comprend pas non plus que l'exigence et la précision sont la base de l'optimisation des mécanismes mentaux pour permettre aux enfants de progresser vers les sommets de l'intelligence et de la pensée.
Pour le comprendre, cette écologiste devrait réfléchir au constat très significatif suivant :
Les pays où l'apprentissage de l'écriture et de la lecture sont les plus difficiles au monde – du fait de la mémorisation nécessaire d'au moins 2000 idéogrammes (Chine,Taïwan, Japon...) – sont aussi les pays où le quotient intellectuel (QI) moyen des populations est le plus élevé du monde :

CLASSEMENT des 10 premiers pays du monde par ordre de QI moyen

1) Chine: 113
2) Singapour: 113
3) Hong Kong :110
4) Macao : 110
5) Taïwan : 110
6) Japon : 109
7) Corée du Sud :109
8) Canada : 106
9) Finlande :106
10) Estonie : 106
https://donneesmondiales.com/qi-par-pays.php ]

Comme on l'a vu en France au XIXe et XXe siècles, l'exigence de l'enseignement et l'effort demandé aux élèves sont ainsi la clé du développement économique et de la prospérité.
A contrario, la baisse du niveau d'exigence dans l'enseignement français s'accompagne de notre dégringolade économique et civilisationnelle.

https://www.lefigaro.fr/.../l-orthographe-n-est-pas-une...

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26 avril 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane
25/4/2026

L’électrification forcée : 9,4 milliards d’euros pour un résultat marginal


Au 1er janvier 2025, le parc automobile français reste massivement thermique : 91 % des voitures particulières roulent au diesel (18,13 millions) ou à l’essence (15,03 millions). Les électriques pures ne représentent que 826 618 unités, soit à peine plus de 2 % du total.
Les Français conservent leurs véhicules thermiques le plus longtemps possible, à la fois parce qu’ils préfèrent cette motorisation éprouvée et fiable, et parce qu’ils n’ont souvent tout simplement pas les moyens de passer à l’électrique.
Malgré cela, l’État a dépensé 9,4 milliards d’euros d’aides publiques entre 2017 et 2024 (bonus, primes à la conversion, etc.). Selon la Cour des comptes, ces dispositifs n’ont incité que 56 000 achats supplémentaires en 2021, soit un coût moyen de 17 800 euros par véhicule financé par le contribuable.
Cette politique ignore les réalités du marché. Prix élevé, autonomie limitée, réseau de recharge insuffisant : la voiture électrique ne s’impose pas spontanément auprès des ménages. Elle ne survit que grâce aux subventions massives et aux achats forcés des flottes d’entreprises. On retrouve la même logique coûteuse et artificielle avec les pompes à chaleur, l’éolien ou le photovoltaïque.
Huit ans et près de dix milliards plus tard, le constat est sévère : le diesel et l’essence dominent toujours outrageusement. Le contribuable finance très cher une transition qui ne se fait pas naturellement. Une stratégie aussi dispendieuse qu’inefficace.

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18 avril 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

François Asselineau
18/4/2026

LES 4 FRÈRES DALTON DU CENTRE ET DE LA DROITE


Le hasard et le cours des événements ont fait que Philippe, Retailleau, Lisnard et Attal présentent 4 mêmes caractéristiques qui vont peser lourd dans la prochaine présidentielle.

1. Tous les 4 sont sûrs de pouvoir être candidats
Tous les 4 président en effet un parti (association) comptant, parmi ses membres, plus de 500 élus détenteurs du pouvoir de parrainage.
- Philippe préside Horizons
- Retailleau préside LR
- Attal préside Renaissance
- Lisnard préside l'AMF (Association des Maires de France)
Tous les 4 sont donc assurés d'obtenir les 500 parrainages obligatoires pour pouvoir se présenter en 2027. Sans avoir besoin de les chercher, simplement en en donnant l'instruction à leurs troupes.
Pourquoi renonceraient-ils à utiliser cet atout précieux et périssable alors que leur candidature leur assurerait une notoriété durable ?
La seule raison d'un tel renoncement serait que 3 d'entre eux se désistent au profit du 4ème, au nom de « l’union des droites ».
Mais est-ce crédible ?

2. Tous les quatre se détestent et ont des troupes qui exigent qu'ils soient candidats
On voit mal pour quelle raison Philippe, donné souvent gagnant de la présidentielle par les instituts de sondage des milliardaires, accepterait soudain
- de renoncer à cette glorieuse perspective
- et de désespérer les cadres et militants qui travaillent pour lui depuis plusieurs années.
Et cela pour permettre
- à Attal, qui fut son subordonné,
- ou à Retailleau, patron de LR qu'il a trahi en 2017 en rejoignant Macron,
- ou à Lisnard, qui ne pèse rien électoralement,
d'être élu à sa place à l'Élysée !

Imagine-t-on Retailleau s'effacer
- derrière Philippe ou Lisnard, qui ont claqué la porte de LR,
- ou derrière Attal, ancien du PS ayant appelé à voter LFI contre le RN en 2024 ?
Qu'en diraient militants et électeurs de LR ?

Imagine-t-on Lisnard s'effacer
- derrière Retailleau, alors qu'il vient juste de claquer la porte de LR, qu'il estime n'être qu'une "fausse droite",
- ou derrière Philippe, qui représente à ses yeux tout le gaspillage étatique qu'il combat,
- ou derrière Attal, cet ex-PS qui vote LFI contre RN, alors qu'il lorgne sur l'électorat de Zemmour et Knafo ?
Qu'en diraient ses fans, qui l'ont, au contraire, poussé à se présenter contre ces 3 politiciens qu'ils vomissent ?

Imagine-t-on enfin Attal s'effacer au profit de l'un des 3 précédents, auxquels il adresse des reproches en miroir, alors qu'il fait tout pour montrer sa détermination à être candidat (livre, entretiens médias, couvertures de magazines...) ?

3. Tous les quatre savent qu'ils n'auront peut-être plus jamais l'occasion d'être candidat à une présidentielle
• Philippe, qui aura 56 ans lors de la présidentielle, peut craindre d'être oublié au profit de nouvelles têtes s'il renonce à se présenter.
Même chose, en pire pour
• Retailleau (66 ans en 2027), qui peut craindre de ne plus être président de LR en 2032,
• Lisnard (58 ans en 2027),qui ne sera peut-être plus président de l'AMF en 2032,
• Attal (38 ans en 2027, soit quasiment l'âge de Macron en 2017) qui peut craindre la disparition pure et simple de son parti macroniste après 2027.

4. Tous les quatre sont des européistes, prêts à sacrifier la France pour assouvir leur seule ambition
Malgré leurs envolées patriotiques qui sonnent faux, tous les 4 ne croient en fait plus à la France.
Ils savent qu'en cas d'élection, tous les 4 mèneront grosso modo la même politique : celle imposée par l'UE, la BCE et l'OTAN. Et que ce serait pareil avec Bardella et même Mélenchon, qui refusent eux aussi la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN.
Dès lors, à quoi bon se désister pour un clone ?

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17 avril 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Anne Mansouret
9/4/2026

Pour clore le chapitre du racisme anti noir dont se victimise le sieur Bagayoko, nouvel édile de Saint-Denis (…sur lequel je ne reviendrai pas), je vous donne à lire ci-après ma réponse à l’un de mes contacts.
Ce monsieur me faisait part de la différence de traitement qu’il avait systématiquement perçue de la part des forces de l’ordre à l’encontre de ses deux petits-fils, l’un « blond aux yeux bleus » et l’autre « brun aux yeux noirs ».
J’ai choisi d’illustrer ce post par le coup de gueule à ce sujet d’Abdoulaye Kanté, policier et élu conseiller municipal de Paris.
Cher Monsieur,
Vous dites vrai, sans aucun doute, concernant le cas de vos deux petits-fils.
Maintenant, allez voir un peu les statistiques et les études du Ministère de l’Intérieur, étudiez-les et analysez-les :
- Considérez le pourcentage de crimes et délits perpétrés par des « blonds aux yeux bleus » au regard de ceux commis par des « bruns aux yeux noirs. »
- Considérez ensuite le nombre de « bruns aux yeux noirs » que vous rencontrez lorsque vous visitez les prisons.
- Considérez aussi le nombre de « bruns aux yeux noirs » parmi les agents des FO qui interpellent lesdits « bruns aux yeux noirs » au cours des contrôles de police.
- Considérez enfin le nombre conséquent de celles et ceux qui sont susceptibles d’être défavorisés par leur apparence physique : le gros par rapport au mince, le grand par rapport au petit, le beau par rapport au laid, le stylé par rapport au mal fagoté… (sans même évoquer les malvoyants et autres personnes affectées par un handicap).
Bref, dans la vie de tout être humain, il y a un moment que l’on définît comme la période de l’éducation et de la formation à « être ce que l’on est » et à se vivre comme tel. Ce moment est essentiel, car il détermine la suite de votre existence.
Auparavant, on symbolisait ce passage de la vie d’enfant à celle d’adulte par l’injonction « tu seras un homme, mon fils ».
Et le véritable souci est bien là aujourd’hui.
Les observateurs intelligents ont pu constater, avec la mondialisation, que cet objectif commun à l’humanité n’était pas atteint de la même manière et avec les mêmes moyens partout dans le monde.
Que la culture, la religion, les traditions et les mœurs aboutissent à des comportements psychosociaux très différents, selon que l’individu concerné a été élevé à Bamako dans une famille Bambara musulmane ou dans une famille Yamato au Japon (qui est le peuple le plus raciste au monde) !
C’est tout le problème des flux migratoires dits de « population » ; et de l’adaptation au pays d’accueil d’individus élevés dans des contextes et des environnements d’origines diverses. On ne connaissait pas le même problème en France avant les années 1980, avec les migrations dites de « main-d’œuvre ».
Personnellement, je pense que l’assimilation est la meilleure des réponses à ces problématiques, car c’est celle qui vous permet la meilleure adaptation.
Messieurs Mélenchon et Bagayoko pensent, eux, que c’est à la France de s’adapter aux nouveaux arrivants accueillis.
Comme leur postulat est objectivement difficile à défendre, ils sont allés déterrer le vieux totem rance du racisme anti-noir, ce qui est, pour tout observateur impartial… un argument totalement spécieux.
Car voyez-vous, cher Monsieur, après avoir beaucoup voyagé, beaucoup observé et beaucoup écouté les uns et les autres pendant plus d’un demi-siècle, j’ai pu constater que les comportements (certes regrettables) que vous avez observés concernant vos deux petits-fils ne sont que des peccadilles au regard de ce qui les attend, lorsqu’eux-mêmes vont travailler et peut-être même vivre en expatriés à l’étranger. Parce que, croyez-moi, la France est l’un des pays du monde le moins raciste qui soit.
Et pour terminer par un clin d’œil, je vous dirai que les seuls « racismes » que j’ai pu voir se développer dans notre merveilleux pays… c’est le « racisme » à l’encontre des juifs et de tous ceux qui réussissent, surtout s’ils ne sont pas comédiens ou footballeurs !
NB : Je ne suis ni comédienne ni footballeuse, ni vraiment juive… Et pour ce qui est d’avoir réussi, c’est très discutable. ;-))


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