Elisabeth Spitz
Des mots glacés par des voix usées,
Des parfums imbibés de souvenirs rouillés,
Des mots qui se penchent en tremblant
Pour être admirés un instant.
Des regards qu’on aurait dû imprimer
Avant que tout s’évapore en fumée.
Jamais la vie ne doit se négocier.
Jusqu’au bord des larmes,
Le cœur fait du vacarme.
Jusqu’au dernier souffle
L’écouter avant que la vie s’essouffle.
