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18 novembre 2025

Nathalie Aubert
18/11/2025

ALERTE : notre République est ciblée

Des réseaux intégristes islamistes cherchent à s’implanter à Strasbourg et dans nos villes, à imposer leurs codes, à influencer nos décisions locales. Tout ça sous le regard bienveillant de l’extrême gauche.
Colmar n’est pas à l’abri !
Je le dis avec force : jamais je ne laisserai ces idéologies hostiles à la France avancer d’un centimètre.
Notre pays ne pliera pas, ni devant le communautarisme, ni devant ceux qui veulent faire reculer la liberté des femmes, ni devant ceux qui contestent nos lois et notre mode de vie.
La France doit rester la France.
Nos valeurs, notre identité, notre laïcité ne sont pas négociables.
Patriotes : soyons unis, soyons déterminés, soyons intransigeants.
Ce combat est celui de la République. Et nous le gagnerons.


[Théâtre]

MARDI 30 DÉCEMBRE - 20H30
À COLMAR - Salle des Catherinettes

Amoureuses, amoureux, cocu(e)s, divorcé(e)s, veuf(ve)s, vierges, puceaux, célibataires, traumatisé(e)s affectif(ve)s, ce spectacle s'adresse à tous !
"C'est marrant, y vont pas du tout ensemble ces deux-là...". Petite phrase assassine que vous dites tout bas au sujet des autres et particulièrement pour ce "couple (presque) parfait".
Pourtant c'est de leurs différences et dans la complexité des sentiments que va naître un amour insolite, car l'amour est un don de la farce !
On vit plus longtemps avec les défauts de l'autre qu'avec ses qualités alors autant le choisir tout de suite pour ça !
IMPORTANT : RÉSERVATION OBLIGATOIRE

Adresse : 8 rue Kléber - 68000 Colmar
Tarif unique : 24€
Durée : 75 minutes
Ouverture des portes : 30 minutes avant l'heure du spectacle

17 novembre 2025

Nathalie Aubert
17/11/2025

Non à la nouvelle taxe “RPASS” pour les transporteurs routiers alsaciens !
Une nouvelle fois, l’État impose une taxe supplémentaire, spécifiquement ciblée sur les transporteurs routiers alsaciens. Ce “nouveau Rpass” va pénaliser nos petites entreprises, alors même que son montant reste inférieur à la MAUT, la taxe allemande.
Conséquence inacceptable : les transporteurs étrangers continueront d’utiliser nos autoroutes, pendant que nos TPE et PME locales supportent le fardeau.
Il est irresponsable de pénaliser l’économie locale au profit d’une “taxe cosmétique” qui n’atteindra pas son but de limiter le trafic étranger.
Nous défendons une Alsace forte, libre, et prospère – sans taxe punitive.
AJAM
Hugo Meder, violon / Arthur Hinnewinkel, piano

mercredi 19 novembre 2025 à 20h
au Théâtre municipal de Colmar


« Un violon classe et chaleureux. » Tristan Labouret, Bachtrack
« Un pianiste imaginatif au toucher ensorcelant. » Serge Martin, Le Soir

Ils illustrent, à eux deux, les valeurs d'excellence que l’AJAM défend depuis sa création en 1960. À l'affiche, Hugo Meder, enfant du pays qui s’est imposé sur la scène internationale avec son trio, et Arthur Hinnewinkel, originaire de Wissembourg, dont les interprétations marquantes lui ont valu une très belle quatrième place au prestigieux Concours Reine Elisabeth de Belgique en mai dernier.
Artiste généreux et sensible, chambriste accompli, Hugo Meder délaisse un temps le trio pour la sonate romantique allemande – une passion qu’il partage avec Arthur Hinnewinkel, jeune virtuose au piano habité.
À la croisée de ces deux affinités, Schumann s’imposera avec deux œuvres majeures, dont l’énigmatique Sonate n°3. Quant à Schubert, autre grande figure de la période, il scellera la complicité de cette belle et réjouissante collaboration.
Maintes fois récompensé, Hugo Meder s’est distingué en trio ce printemps avec un disque unanimement salué par la critique. Lauréat du prix Thierry Scherz en 2024, primé au Concours Reine Elisabeth en mai 2025, Arthur Hinnewinkel a consacré un enregistrement à l’œuvre concertante de Robert Schumann.

Programme :
Robert Schumann, Sonate n°3 en la mineur, Wo027
Franz Schubert, Sonate en la majeur, op. 162
Robert Schumann, Sonate n°2 en ré mineur, op. 121

Pour écouter :

Les musiciens sur la toile :

⇨ Billetterie en ligne (et à la caisse du concert)

Théâtre municipal de Colmar : 3 rue Unterlinden – 68000 Colmar
Tarifs à l’unité :  15€/12€/8€/6€/3€/-18 ans : gratuit
Informations : 03 88 22 19 22 et ajam.fr
Jak

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Yann Bizien
17/11/2025

Ils sont où les 135 milliards d’€uros que réclame aujourd'hui von der Leyen aux dirigeants des pays membres de l’UE "pour satisfaire les besoins " d’un pays en guerre qui n’est même pas membre de cette Union ?
Pourquoi cette injonction venant de Bruxelles, qui porte une atteinte violente à la souveraineté des peuples européens qui n’ont aucune possibilité de s’opposer aux dépenses exorbitantes de guerre de technocrates qui ne veulent certainement pas la paix ?
Pourquoi ce silence et cet immobilisme de nos parlementaires, de nos médias et du président de la Cour des Comptes qui connaît normalement mieux que personne l’état de faillite de notre pays ?
Notre dette publique atteint un nouveau record insupportable de 3 416 milliards d’€uros. Le problème majeur du gouvernement, c’est donc la dépense publique. Jusqu'où vont-ils tirer sur la corde des impôts et taxes ? De l’épargne des Français ? Des prêts hasardeux ? Du creusement de la dette ? Des contributions bilatérales ? Des avoirs russes ?
Font-ils le pari fou et suicidaire que la Russie pourrait craquer et s'effondrer avant nous ?
Et nous, peuples européens, qu'attendons-nous pour nous opposer à tous ces délires de dépenses de guerre ?
Depuis Bruxelles, Madame "TOMBOLA" impose sa volonté fédérale et fixe ses objectifs à des États membres de l'UE qui ont perdu leur souveraineté ! Car c’est un fait accompli et observable dans les pratiques quotidiennes : Madame von der Leyen se comporte comme la présidente de la Fédération des États européens sans en avoir le mandat et les pouvoirs !
Stop à toutes ces dérives anti démocratiques !


[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Alexandre Legrand

-17/11/2025- Loin d’être tous des nantis, les retraités constituent aujourd’hui une véritable génération pivot, sur laquelle repose une large part de la cohésion sociale. Leur contribution dépasse largement les clichés associés au « troisième âge ». En réalité, beaucoup d’entre eux jouent un rôle économique essentiel en soutenant financièrement leurs enfants et petits-enfants, en compensant les difficultés d’accès à l’emploi, au logement ou au pouvoir d’achat auxquelles les générations plus jeunes sont confrontées. Par leurs pensions, leur épargne ou leur disponibilité, ils représentent un appui discret mais décisif pour de nombreux foyers.
Sur le plan familial, les retraités assument également une fonction clé. Leur présence aux côtés des enfants et petits-enfants, que ce soit pour la garde, l’accompagnement scolaire ou simplement l’entretien du lien affectif, contribue à la stabilité des familles et à l’équilibre des rythmes de vie. Ils deviennent ainsi des relais indispensables pour des parents souvent pris entre exigences professionnelles et charges domestiques accrues.
À cela s’ajoute leur rôle social, trop souvent sous-estimé. Très impliqués dans le tissu associatif, culturel et bénévole, les retraités participent activement à la vitalité des territoires. Ils s’investissent dans des actions de solidarité, d’entraide ou de transmission, apportant leur expérience et leur disponibilité là où les institutions ou les acteurs économiques ne peuvent suffire. Leur engagement contribue à maintenir du lien social, à lutter contre l’isolement et à renforcer la participation citoyenne.
Ainsi, loin d’être un simple groupe passif ou déconnecté de la vie active, les retraités s’imposent comme de véritables acteurs de premier plan, dont la contribution économique, familiale et sociale est essentielle au bon fonctionnement de la société. Leur rôle, souvent invisible, mérite d’être reconnu à la hauteur de ce qu’ils apportent quotidiennement aux générations qui les entourent.

Eric Straumann - [Municipales 2026]

Engagement pour le prochain mandat : une nouvelle offre culturelle pour le quartier Saint-Joseph

-17/11/2025- Pour renforcer l’accès à la culture dans nos quartiers et donner un nouveau souffle au secteur Saint-Joseph, je proposerai l’acquisition par la Ville des locaux de la CAF situés rue de Guebwiller.
Un bâtiment idéal pour accueillir un équipement culturel de proximité :
Un ensemble de plain-pied de 240 m², parfaitement adapté à un lieu d’animations et d’activités culturelles.
Une accessibilité PMR complète.
Un site entièrement clôturé, avec de beaux espaces verts autour du bâtiment.
Une architecture de très belle facture, ouverte sur un atout méconnu de notre ville : le parc Benès, véritable écrin de verdure au cœur du quartier (dans lequel on trouve le square des Malgré-Nous),
Pas de voisinage habité immédiat, permettant d’y organiser ateliers, événements et animations en extérieur sous les arbres centenaires.
Avec ce projet, nous voulons offrir aux familles, aux jeunes, aux associations et aux habitants du quartier un lieu vivant, convivial et culturel, connecté à un parc aujourd’hui sous-valorisé mais plein de potentiel.

16 novembre 2025

Laurence Muller-Bronn
16/11/2025

Obligation vaccinale des soignants et résidents d'Ehpad

Il est temps d'apaiser et le gouvernement continue à mettre de l'huile sur le feu, puisqu'il a réintroduit l'art20 contrairement au vote des députés.
Il faut pourtant renforcer l'attractivité pour ces métiers et non pas raviver les tensions et la défiance.
Rappel : l'obligation vaccinale pour les soignants avait été supprimée en 2006.
J’avais compris que le texte transmis au Sénat était celui amendé par les députés. J’ai mal compris ou nous aurait-t-on… menti ?


Yves Hemedinger
16/11/2025

Opportunisme d’un autre âge… ou valse des étiquettes ?

Comment être macroniste à l’insu de son plein gré ?
Bravo pour la caricature de Yannick Lefrançois des DNA / Alsace : tout y est.
En politique comme dans la vie en général, il convient d’être sincère et d’assumer. Visiblement, ce n’est pas donné à tout le monde.
Précision pour les non initiés :
Les bestioles sur l’éléphant : Horizon c’est Édouard Philippe, ancien premier ministre de Macron (monsieur 80 km/h, Gilets jaunes et retraite à 67 ans), les autres vous savez.

Michel Spitz
16/11/2025

NOVEMBRE DANS L’ÂME

« L’histoire pour moi est un matériau comme le paysage et la couleur. »
Anselm Kiefer (1945)

Une soirée exceptionnelle hier aux Dominicains de Haute-Alsace, un concert-lecture qui interroge les notions de paix et de tolérance au regard de la violence terrible des conflits passés et d’aujourd’hui.

Photos Michel Spitz







15 novembre 2025

Yann DURRIERE
15/11/2025

Transparence à Colmar : toujours portée disparue… et ça commence à faire long.

Dans une ville d’environ 67 000 habitants, on pourrait imaginer que la municipalité respecte au moins les règles de base de la démocratie locale. Eh bien non :
depuis le 16 juin 2025 pour le Conseil municipal et le 12 juin 2025 pour le Conseil communautaire, plus aucun procès-verbal ni liste des délibérations n’a été publié sur le site internet de la Ville.
Depuis juin, le Conseil municipal s’est réuni plusieurs fois :
- le 22 septembre
- le 3 novembre
Mais toujours pas la moindre publication. Pas un PV. Pas une liste de délibérations. Rien.
Et pourtant, la loi n’est pas vraiment complexe à comprendre :
• Article L2121-25 du CGCT
Dans un délai d’une semaine, la liste des délibérations examinées par le conseil municipal est affichée à la mairie et mise en ligne sur le site internet de la commune.
• Article L2121-15 du CGCT
Le procès-verbal doit être rédigé, arrêté à la séance suivante, signé par le maire et les secrétaires, puis publié dans la semaine qui suit, de manière permanente et gratuite.
Ces obligations sont en vigueur depuis l’ordonnance n°2021-1310 du 7 octobre 2021.
Autrement dit : ce n’est pas une recommandation, ce n’est pas une option… c’est la loi.
Mais visiblement, à Colmar, on préfère expérimenter un nouveau concept :
la démocratie en mode fantôme.
Et pendant ce temps-là, du côté de l’opposition écologiste…
Silence total. Pas une remarque, pas une indignation, pas même un souffle.
On dirait qu’ils n’ont toujours pas vu que les lumières de la transparence étaient éteintes depuis des mois.
Pour une municipalité qui revendique modernité, proximité, participation citoyenne… disons qu’on est plus proche du mode “cache-cache administratif”.
Il serait peut-être temps de revenir au respect des obligations légales.
Et surtout de redonner aux Colmariens l’accès à ce qui se décide en leur nom. Parce que la transparence n’est pas un slogan : c’est un devoir.

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Régis de Castelnau
15/11/2025

Catastrophe de la BBC, faites rentrer les popcorns


Quel festival !
Il va falloir faire rentrer des stocks de pop-corn.
Trump annonce maintenant qu’il va réclamer entre 1 et 5 milliards de dollars à la BBC pour l’avoir diffamé en bidonnant un documentaire visant à le faire passer pour l’organisateur d’une tentative de coup d’État aux États-Unis.
Le bidonnage est avéré, reconnu, et les responsables ont sauté. Mais maintenant compte tenu de la réaction du Donald, c’est panique à bord. La larve qui sert de premier ministre à la Grande-Bretagne est à plat ventre et ne sait plus où se foutre.
La BBC avance quelques pauvres arguments : « ah oui mais non, on a retiré le documentaire. Et si on l’a diffusé en pleine campagne électorale présidentielle américaine 2024, c’est complètement par hasard. Pis c’est pas diffamatoire d’accuser Trump d’être un putschiste. Et de toutes manières la BBC n’est pas diffusée aux États-Unis, et le Donald il a été réélu, alors c’est pas grave ». Impossibilité absolue d’être plus minable que le patron de la BBC.
Eh les rosbifs, faudrait arrêter de se foutre de nous comme ça. Arranger les faits, donc mentir pour accuser quelqu’un de quelque chose qu’il n’a pas commis, comment que c’est pas trop diffamatoire. Ensuite la BBC n’est pas diffusée aux États-Unis ? Sans blague !
Et citrouille sur le pudding, prétendre s’en tirer en disant « malgré tous nos efforts l’homme orange a quand même été réélu. Donc on a rien fait », c’est vertigineusement grotesque. On imagine un avocat britannique défendant un terroriste qui a tenté de massacrer les passagers d’un wagon du Thalys et dont la kalachnikov s’est enrayée, et plaidant « comme personne n’est mort, il n’y a pas d’infraction. Circulez y a rien à voir. »
Bon, là on se marre, mais en fait chez nous on a les mêmes. En pire parce que personne ne démissionne jamais.

PS : pas d’impatience, les bénéficiaires des détournements du fonds Marianne sont au travail. Ils vont débunker tout ça, Schiappa ne les a pas arrosés pour rien quand même.

Avant de partir, merci de m’offrir un café.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
MARDI 18 NOVEMBRE À 18 H À LA LIBRAIRIE KLÉBER (STRASBOURG), RENCONTRE AVEC PATRICK BOGNER ET MICHEL SPITZ – PRÉSENTATION DE LEUR LIVRE «ARCHITECTURE SACRÉE. ALSACE XXe SIÈCLE»

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Erwan Manac’h / Reporterre
14 novembre 2025

TGV complets, billets hors de prix : pourquoi prendre le train est devenu une galère


Pourquoi prendre le TGV est-il devenu un casse-tête ? Manque de places, saturation du réseau, stratégie de la SNCF... Reporterre a enquêté. Autant d’obstacles qui pourraient freiner l’engouement pour ce mode de transport doux.

Des tarifs dissuasifs aux heures les plus recherchées, des TGV complets plusieurs semaines avant le départ… Prendre un train entre de grandes villes devient un casse-tête — ou un privilège — même pour les as de l’anticipation.

Cette situation est le revers d’une excellente nouvelle pour l’écologie : ces trois dernières années, le transport ferroviaire a battu trois fois son record de fréquentation, avec une hausse totale de 14 % entre 2019 et 2024. Mais après avoir augmenté la fréquence des circulations, la SNCF et ses nouveaux concurrents ne sont pas capables de suivre et d’amplifier cette nouvelle ruée vers le fer. C’est la pénurie.

« On a la chance d’être dans un moment incroyable pour le ferroviaire mais il y a un problème assez majeur qui ne va faire qu’empirer, c’est la crise capacitaire », alertait le 30 septembre Rachel Picard, cofondatrice de la compagnie Velvet, lors du colloque de l’Association française du rail, lobby français des entreprises ferroviaires. Selon les chiffres de ce futur concurrent de la SNCF, 5 % des voyageurs potentiels des lignes reliant Paris à Nantes, Bordeaux et Angers n’arrivent pas à trouver de billet.

Risques de saturation vers Nantes

L’alerte n’est pas désintéressée, venant d’une future « challengeuse » de la SNCF, qui compte justement faire circuler douze nouveaux TGV sur l’axe atlantique en 2028, mais elle met le doigt sur une difficulté grandissante de gestion du réseau ferré.

En avril, SNCF Réseau a identifié 25 tronçons de lignes menacés de saturation. Sur six tronçons également, la saturation a été constatée en octobre 2024, ce qui signifie que le gestionnaire des rails n’a pas pu répondre favorablement à toutes les demandes de circulation pour l’année 2025.

« Il y a encore globalement de la place, mais pas partout. On voit bien qu’il y a des risques de saturation vers Nantes, où on a un gros trafic TGV et TER », répondait le 30 septembre le PDG de SNCF Réseau, Matthieu Chabanel, au cours du même colloque.

En rouge, les lignes déjà saturées. En orange, celles qui le seront. © Louise Allain / Reporterre

Pour le moment, seules les heures de pointe sont congestionnées. « Les cas avérés des saturations que nous avons connus en 2020 et en 2025 ont été résolus », minimise également SNCF Réseau, dans ses réponses écrites à Reporterre. Mais ces signaux sont pris très au sérieux, car ils hypothèquent la trajectoire ambitieuse que s’est fixée la France dans sa stratégie de décarbonation (+50 % du trafic voyageurs ferroviaire à horizon 2040). Le copieux chantier de « désaturation » du réseau est donc crucial.

La France fait rouler peu de trains

La situation est paradoxale, car la France a un des réseaux les moins « circulés » d’Europe. « Elle fait rouler quasiment deux fois moins de trains que l’Allemagne pour un réseau comparable – 43 trains quotidiens par ligne en moyenne en France, contre 82 en Allemagne –, notamment à cause de la faiblesse du trafic de marchandises », dit Vincent Doumayrou, membre de l’association de chercheurs Ferinter et rédacteur d’un blog sur le rail. Le réseau français a donc la capacité d’accueillir bien plus de trains qu’aujourd’hui.

C’est dans les nœuds ferroviaires que cela coince. À Paris, Lyon, Lille, Nantes ou Marseille, le réseau ferré tissé en étoile exerce une pression sur quelques grandes gares, conçues pour la plupart il y a plus d’un siècle. Il devient difficile de faire cohabiter différents types de trains, de différentes compagnies, avec des vitesses, des durées d’accélération et des fréquences d’arrêts différentes.

Travaux de réaménagement

Plusieurs projets, petits ou gros, sont à l’étude pour y remédier, mais nécessiteront un engagement financier important de l’État. Cela va de petits aménagements de surélévation de voie d’accès aux gares, pour éviter les croisements qui bloquent les circulations, à la construction de lignes de contournement, comme à l’est de Lyon pour éviter que les marchandises transitent par la gare Part-Dieu. La gare de Bordeaux doit également être réorganisée et des lignes souterraines doivent être creusées sous le sol de Lille. Il existe également un projet de tunnel ferroviaire sous la gare Saint-Charles, à Marseille, pour que les TGV n’aient plus à changer de sens pour poursuivre leur route.

Des sommes énormes sont également investies dans la modernisation du système de signalisation, afin de réduire le délai d’attente entre deux trains. Sur le Paris-Lyon, ce système dit ERTMS permettra de passer de 13 à 16 trains par heure en 2030, moyennant 820 millions d’euros d’investissement.

Une centaine de rames en moins

Tous ces enjeux de long terme se télescopent aujourd’hui avec un autre problème, accentuant l’envolée des prix des billets de TGV : le manque de trains. De 482 rames TGV en circulation en 2012, le parc de la SNCF a été réduit à 363 rames aujourd’hui. Elle l’a fait pour tenter l’aventure de la concurrence à l’étranger. Elle mobilise en effet 14 rames duplex pour tenter de conquérir le marché espagnol (et compte faire de même sur le marché italien avec 15 rames livrées pour l’occasion).

Elle a aussi mis au rebut des rames vieillissantes, entre 2016 et 2018, pour améliorer virtuellement son bilan comptable. Le matériel « immobilisé » est en effet converti en euros dans la colonne « passif » de ses comptes, ce qui détériore le bilan de l’entreprise. « C’est une opération purement comptable absurde qui a mis au rebut une soixantaine de rames qui auraient pu rendre service encore jusqu’en 2029. C’est d’ailleurs le cas des 28 survivantes de la série qui circulent toujours », dit Pierre Zembri, géographe à l’université Gustave Eiffel.

« Le train passait pour ringard dans les milieux dirigeants »

« Il faut se souvenir que pendant la décennie 2010, le trafic a stagné et personne ne pensait qu’il réaugmenterait un jour. Le train passait pour ringard dans les milieux dirigeants. Nous payons encore aujourd’hui le prix du manque d’anticipation et du sous-investissement de l’époque », rappelle Vincent Doumayrou.

Stratégie de rentabilité de la SNCF

La rareté est-elle entretenue par la SNCF pour faire grimper les prix des billets et accroître sa rentabilité ? Indirectement, oui, confirme Fabien Viledieu, syndicaliste cheminot chez Sud Rail : « La SNCF a réduit son parc TGV pour blinder les trains et optimiser son outil industriel, mais il faut avoir à l’esprit que c’est l’État qui l’oblige à le faire, en imposant des péages très élevés à chaque train et en faisant remonter des milliards d’euros pour financer l’entretien du réseau. Il est urgent de desserrer cet étau financier. »

Lire aussi : Un « effondrement irréversible » menace un tiers du réseau ferré, alerte la SNCF

Entre 2015 et 2023, le nombre de TGV en circulation a baissé de 20 % et le nombre de dessertes en gare par la SNCF s’est contracté de 12 %. La hausse de capacité de trains – grâce aux TGV à deux étages, une exclusivité française en Europe – a permis, dans le même temps, de faire stagner le nombre de sièges rapportés aux kilomètres parcourus (-2 %). Et le chiffre d’affaires de la branche voyageurs progresse d’année en année (+ 5,8 % en 2024).

La filière industrielle dans le flou

La pénurie actuelle s’explique enfin par d’importants retards dans les livraisons des nouvelles rames, observés dans les TGV comme les trains régionaux. Pénurie de matériaux et de processeurs, inflation, problèmes techniques qui s’amoncellent… L’industrie a collectionné les imprévus ces dernières années. « Il faut dix à quinze ans pour concevoir, produire, tester et faire homologuer un nouveau train. C’est toute une chaîne qu’il faut coordonner, avec des gros constructeurs et des dizaines de petites entreprises », dit Igor Bilimoff, délégué général de la Fédération des industries ferroviaires, à Reporterre.

L’ouverture du ferroviaire à la concurrence rajoute une couche de complexité. Elle se matérialise dans chaque région, tronçon TER par tronçon TER, par des appels d’offres passés pour mettre en concurrence les différentes compagnies. Impossible, dans ce contexte, de commander le matériel suffisamment en avance. « À l’époque du monopole public, la SNCF gérait toutes les commandes. La vision à long terme qui est nécessaire pour le ferroviaire n’existe plus. Et chaque région y va de sa demande particulière, avec des petits aménagements qui modifient la ligne de production et finissent par tout bloquer », dit Bérenger Cernon, député Insoumis et ex-cheminot, auteur d’un récent rapport sur le ferroviaire.

Décarboner les mobilités est impossible sans engagement fort de l’État

Les constructeurs Alstom et CAF préviennent que sans commandes fermes, en particulier sur les trains régionaux ou d’équilibre du territoire [ex « Corails »], ils devront arrêter des lignes de production. « On perdrait le savoir-faire et la main-d’œuvre », s’inquiète Igor Bilimoff, qui milite notamment pour une « simplification des réglementations » et la création de centrales d’achats capables de centraliser les commandes.

Qu’ils soient pour ou contre la libéralisation, tous les acteurs du ferroviaire s’accordent sur un refrain malheureusement bien connu depuis des années : le « choc d’offre » tant espéré pour décarboner les mobilités restera lettre morte sans un engagement fort et durable de l’État. Une « loi cadre » comprenant une programmation des investissements sur cinq ans est promise pour le mois de décembre par le ministre des Transports… s’il parvient à naviguer en dépit du contexte politique extrêmement mouvant.

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