Maintenir la pression
- 24/4/2026 - Les débats sur la proposition de loi de sortie de l’Alsace du Grand Est ont montré la faiblesse des arguments des opposants à une région Alsace (voir nos articles ci-dessous). Que ce soit à l’Assemblée nationale le 7 et 8 avril ou encore dimanche dernier sur FR3 Alsace, presque personne, même chez les socialistes, ne défend le mérite de la réforme de 2015 ayant créé les grandes régions.
Faute d’arguments, on essaie alors de faire peur avec de grands mots: déstabilisation, chaos institutionnel, etc. Comme si revenir à la situation régionale d’avant 2015 était un saut dans l’inconnu… Pour faire bonne mesure, certains rajoutent les injures habituelles pour intimider les Alsaciens : égoïstes, séparatistes, nazis (« un repli identitaire qui rappelle les heures sombres de notre histoire » a osé déclarer Franck Leroy, président le la région Grand Est).
« Keep calm and carry on » comme disent les Britanniques. Car le passage de cette proposition de loi en première lecture à l’Assemblée n’est que la première étape d’un long parcours. On peut faire confiance aux opposants, dont les députés de gauche ainsi que la députée (anti-)alsacienne Louise Morel, pour mettre des bâtons dans les roues à toutes les étapes de ce parcours. Objectif : gagner du temps pour que cette loi ne soit pas encore applicable pour les prochaines élections régionales de 2028. On repartirait alors pour six années supplémentaires de Grand Est… sauf si une nouvelle majorité parlementaire en votait la dissolution après 2027. Pour ne pas dépendre d’un tel aléas politique, nos parlementaires poursuivent déjà leur lobbying pour inscrire leur proposition au calendrier du Sénat. Et ils auront besoin de notre soutien actif et aussi démonstratif que possible : la pression de l’opinion publique est le seul levier auquel est sensible la classe politique française.
Benoît Kuhn
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