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4 mars 2026

Yves HEMEDINGER
3/3/2026

Pas de liberté sans sécurité et sans prévention.
Nous serons intransigeant sur ce sujet en appliquant une politique de tolérance 0.

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Rémy Brauneisen


- 1/3/2026 - Il y a des chemins que l’on quitte sans vraiment les abandonner. Pendant des années, j’ai arpenté l’Alsace avec un appareil photo et un carnet, pour raconter ce que les pierres, les archives et les familles murmurent encore. Puis d’autres recherches ont pris le relais, plus profondes, plus exigeantes, jusqu’à former un écheveau que je démêle patiemment.
Aujourd’hui, j’ai envie de revenir ici. De partager à nouveau des histoires, des détails, des rencontres, des images anciennes et nouvelles. Et, par petites touches, de vous parler de ce livre en préparation, né de tant de vies entremêlées.
Merci à celles et ceux qui étaient là il y a dix ans. Reprenons le fil.
[Municipales 2026] - Eric Straumann
3/3/2026

Si on parlait culture à Colmar ?

Ce soir, j’ai échangé avec la Fédération Hiéro sur la politique culturelle que nous voulons porter pour Colmar.
Des engagements clairs :
⇨ 21,3 % du budget municipal consacré à la culture (contre 19 % en 2019).
⇨ Dans les villes comparables, la moyenne est d’environ 10 %.
⇨ +20 % de subventions aux associations culturelles. Colmar fait un choix fort : la culture est un pilier de son identité.

Patrimoine et rayonnement
La culture, c’est d’abord notre patrimoine exceptionnel : Musée Unterlinden, Dominicains, Bibliothèque des Dominicains, Collégiale Saint-Martin.
La Collégiale fait l’objet d’une restauration sans précédent depuis 120 ans.
La chapelle Saint-Pierre sera restaurée dans les prochaines années.

Lecture publique et accès pour tous
Nos bibliothèques accueillent près de 300 000 visiteurs par an.
Je propose :
- L’élargissement des horaires d’ouverture.
- La livraison de livres à domicile pour les personnes empêchées.
Une carte multiservices est en cours de déploiement.
Nous y intégrerons :
- un Pass Cinéma
- un Pass Culture offrant des avantages aux Colmariens.
Nous proposerons la gratuité des musées municipaux le premier dimanche de chaque mois.
Un service de médiation culturelle existe désormais dans tous les musées municipaux – une offre inexistante en 2019.

Enseignement artistique et création
Le conservatoire et l’école d’arts plastiques jouent un rôle majeur.
Tarification selon le quotient familial pour garantir l’accès à tous.
Le conservatoire sera rénové et étendu, avec une nouvelle salle de concert, en conservant son implantation au cœur de la vieille ville grâce à l’opportunité des locaux voisins de la CAF.

Spectacle vivant et nouveaux lieux
Le Festival International de Colmar s’est transformé avec succès.
Le Grillen et la Salle Europe accompagneront davantage les résidences et la création locale.
Nous créerons :
- Un nouveau lieu culturel rue de Guebwiller.
- Une nouvelle Maison des associations à l’Est de Colmar (site VNF, rue du Grillenbreit).

Colmar au Louvre en 2026
En 2026, le musée du Louvre accueillera une grande exposition consacrée à Martin Schongauer, artiste germanique de la fin du Moyen Âge, né à Colmar et au rayonnement mondial.
La célèbre Vierge au buisson de roses, aujourd’hui exposée aux Dominicains, sera visible au Louvre du 8 avril au 20 juillet 2026.
Je proposerai que 500 Colmariens puissent visiter cette exposition dans des conditions économiques privilégiées :
Un forfait de 50 € comprenant le transport aller-retour en bus et l’entrée au musée du Louvre pour une journée.
Permettre aux Colmariens d’aller voir, à Paris, l’un des chefs-d’œuvre nés à Colmar, c’est aussi affirmer notre fierté et notre rayonnement culturel.
Notre ambition :
• Protéger et restaurer notre patrimoine.
• Investir dans la création.
• Rendre la culture accessible à tous.
• Faire rayonner Colmar au niveau national et international.

3 mars 2026

Yves Hemedinger
3/3/2026

Un projet innovant, un geste architectural majeur et une amélioration des liaisons piétonnes et cyclistes

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[Municipales 2026] - Eric Straumann

Municipales 2026 à Colmar – Logement, ville & urbanisme. Odile Uhlrich Mallet

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« Fabriquer la ville et réparer la société, c’est devenu le même chantier. Le sujet n’est pas d’avoir des intentions : c’est d’avoir une vision, une méthode, et de décider dans la durée. » Alors on fait simple. Et surtout comparable. Igloo On Air lance une série d’entretiens individuels : mêmes questions, même temps, comparabilité totale. Objectif : qui décide quoi, avec quels moyens, et pour quels résultats. Questions communes à tous les candidats : • Vision : la priorité absolue pour Colmar à partir de 2026 • Logement / production : construire davantage, autrement, ou accepter une évolution des équilibres résidentiels à l’échelle du bassin de vie colmarien ? • Mixité sociale, objectif central de la politique du logement, conséquence indirecte des projets sans règle spécifique ? • Afin de limiter la tension sur l’offre et sur les prix saviez-vous prêt(e) à ouvrir du foncier constructible dans le quartier sud de Colmar ? Si oui, à quelle échéance ? • Nature en ville : logements, usages, espaces verts – où met-on la limite ? • + 10 questions “bonus” : réponses courtes, positions claires

Igloo On Air

Municipales 2026 à Colmar – Logement, ville & urbanisme. Bruno DELTOUR

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« Fabriquer la ville et réparer la société, c’est devenu le même chantier. Le sujet n’est pas d’avoir des intentions : c’est d’avoir une vision, une méthode, et de décider dans la durée. » Alors on fait simple. Et surtout comparable. Igloo On Air lance une série d’entretiens individuels : mêmes questions, même temps, comparabilité totale. Objectif : qui décide quoi, avec quels moyens, et pour quels résultats. Questions communes à tous les candidats : • Vision : la priorité absolue pour Colmar à partir de 2026 • Logement / production : construire davantage, autrement, ou accepter une évolution des équilibres résidentiels à l’échelle du bassin de vie colmarien ? • Mixité sociale, objectif central de la politique du logement, conséquence indirecte des projets sans règle spécifique ? • Afin de limiter la tension sur l’offre et sur les prix saviez-vous prêt(e) à ouvrir du foncier constructible dans le quartier sud de Colmar ? Si oui, à quelle échéance ? • Nature en ville : logements, usages, espaces verts – où met-on la limite ? • + 10 questions “bonus” : réponses courtes, positions claires

Igloo On Air

Municipales 2026 à Colmar – Logement, ville & urbanisme. Frédéric HILBERT

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« Fabriquer la ville et réparer la société, c’est devenu le même chantier. Le sujet n’est pas d’avoir des intentions : c’est d’avoir une vision, une méthode, et de décider dans la durée. » Alors on fait simple. Et surtout comparable. Igloo On Air lance une série d’entretiens individuels : mêmes questions, même temps, comparabilité totale. Objectif : qui décide quoi, avec quels moyens, et pour quels résultats. Questions communes à tous les candidats : • Vision : la priorité absolue pour Colmar à partir de 2026 • Logement / production : construire davantage, autrement, ou accepter une évolution des équilibres résidentiels à l’échelle du bassin de vie colmarien ? • Mixité sociale, objectif central de la politique du logement, conséquence indirecte des projets sans règle spécifique ? • Afin de limiter la tension sur l’offre et sur les prix saviez-vous prêt(e) à ouvrir du foncier constructible dans le quartier sud de Colmar ? Si oui, à quelle échéance ? • Nature en ville : logements, usages, espaces verts – où met-on la limite ? • + 10 questions “bonus” : réponses courtes, positions claires
[Municipales 2026] - Les Vitrines de Colmar (2)

Thématique du jour : l’attractivité commerciale du centre-ville

La question posée aux candidats :
« Beaucoup de Colmariens disent ne plus se reconnaître dans l'offre commerciale du centre-ville. Quelle action concrète mettrez-vous en place pour la diversifier et la renforcer ? »

Dans une démarche strictement apolitique, les Vitrines de Colmar proposent une série de vidéos neutres et équitables autour des enjeux du commerce local et du développement économique de Colmar.
L’ordre des réponses a été déterminé par tirage au sort, afin de garantir neutralité et équité entre tous les candidats.


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[Municipales 2026] – Bruno Deltour
3/3/2026

Les vitrines fermées, les baux trop chers, les commerces qui partent – vous le voyez comme nous.
Bruno Deltour a rencontré Les Vitrines de Colmar pour parler d'une mesure concrète : la création d'une foncière commerciale municipale, pour que les commerçants et artisans locaux puissent s'installer et rester, à des loyers adaptés à la réalité.
Parce qu'un centre-ville qui vit, c'est bon pour tout le monde.

[Municipales 2026] - Eric Straumann
2/3/2026

Vous trouverez sous ce lien ma brochure de campagne, avec notre bilan et notre programme pour les années à venir.

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2 mars 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Natacha Polony

- 27/2/2026 - La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ne prend plus même de gants pour distiller à la France des soufflets. Elle vient ainsi d’annoncer ce vendredi 27 février que l’Union européenne allait appliquer de façon provisoire l’accord commercial avec les pays du Mercosur.
Le coup est rude pour notre agriculture et nos agriculteurs qui vont voir le fruit de leur travail livré à une concurrence débridée, déséquilibrée et largement incontrôlée.
Mais le coup est également sévère pour la démocratie dès lors que l’on voudrait voir en celle-ci l’expression de la souveraineté populaire et nationale. L’accord « Mercosur » avait été rejeté par la France ? Balayé par la délégation de compétence commerciale accordée à la Commission. L’accord n’est toujours pas voté par le Parlement européen et a vu celui-ci faire une saisine de la Cour de justice de l’UE (CJUE) ? Balayé par le mandat de mise en œuvre octroyé à la Commission.
Le coup est surtout inacceptable pour la France. Mme von der Leyen n’était pas tenue de faire valoir la mise en œuvre provisoire de l’accord, a fortiori après l’opposition exprimée par Paris. Mais la présidente de la Commission a choisi son camp : elle offre au chancelier allemand Merz la mise en œuvre provisoire qu’il avait lui-même annoncée il y a tout juste deux semaines, lors de son discours de Munich ! Berlin et Bruxelles marchent main dans la main et la France reste au bord du chemin.
Voilà ce qu’il en coûte d’avoir tergiversé sur le sujet comme l’a fait M. Macron, en se faisant d’abord le chantre du Mercosur avant d’en devenir un opposant opportuniste de pacotille. Le président peut bien faire mine de s’émouvoir et parler désormais de « mauvaise surprise », il se retrouve là où l’ont conduit son tropisme fédéraliste et son enfermement dans sa « souveraineté européenne ». La France est déclassée dans une Union européenne qui répond plus que jamais aux intérêts allemands !
Un dernier mot enfin : l’Union européenne s’autonomise chaque jour un peu plus des décisions de ses états membres et fait d’une certaine façon sécession avec les souverainetés nationales après s’être assise sur les souverainetés populaires. À l’heure des reconfigurations du monde, ce n’est pas le moindre des maux auquel le ou la future présidente de la République devra s’atteler pour rendre à la France les moyens de sa politique et servir les intérêts de son peuple.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Les Vitrines de Colmar (1)

Municipales 2026 : Colmar au cœur du commerce

- 2/3/2026 - Aujourd’hui, nous lançons la première vidéo de notre série réalisée avec l’ensemble des candidats aux élections municipales.
Cette première vidéo a pour objectif de mieux connaître les candidats, à travers des questions simples et humaines.
Dans une démarche strictement apolitique, les Vitrines de Colmar proposent une série de vidéos neutres et équitables autour des enjeux du commerce local et du développement économique de Colmar.
L’ordre de passage des candidats a été réalisé par tirage au sort, afin de garantir une parfaite neutralité.
Une vidéo par jour, du lundi au vendredi.

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AZUR FM

Municipales - Colmar : La solidarité au cœur du programme de Dominique Moriconi et Flavien Ancely-Frey


2 mars 2026

En vue des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, sept candidats sont officiellement déclarés à Colmar. Après le départ de Cécile Ney, la liste « Colmar citoyenne, verte et solidaire » a désigné Dominique Moriconi comme nouvelle tête de liste, aux côtés de Flavien Ancely-Frey, conseiller municipal d'opposition et membre du parti Alternative alsacienne.

Le départ de Cécile Ney, pour des raisons personnelles, aurait pu fragiliser le mouvement. Il n'en est rien selon Flavien Ancely-Frey, qui explique que « la liste est restée unie tout le long ». Forte d'une centaine de membres actifs, la liste a tranché à l'unanimité en faveur de Dominique Moriconi, actuellement agent des finances publiques et militante au sein de la Confédération nationale du logement.

« Colmar citoyenne, verte et solidaire » se positionne dans la dynamique du Nouveau Front Populaire. D'autres listes de gauches sont également candidates, notamment celle de Frédéric Hilbert. Des discussions en vue d'une union des gauches auraient eu lieu, sans succès. « Etre à la fois adjoint du maire de droite, Eric Straumann, investi par Bruno Retailleau, et chef de l'opposition, c'est une position pour le moins étonnante », déclare Flavien Ancely-Frey.

Le programme de la liste s'articule autour de cinq grands axes. Premier d'entre eux, la démocratie participative, avec la création d'un poste d'adjoint dédié, des budgets participatifs et des « conseils de quartier ». Autre mesure phare de la liste, la régie agricole municipale qui permettrait de confier à des maraîchers la production alimentaire des cantines scolaires, « avec un objectif de 100% bio ». Sur les transports, la liste propose la gratuité pour les moins de 26 ans et les plus de 60 ans, un « meilleur cadencement du réseau » et la remise en état des pistes cyclables. Flavin Ancely-Frey évoque également le souhait de « résorber la fracture entre les quartiers ouest et sud », en améliorant notamment les traversées piétonnes et cyclistes. Du côté des logements, la liste entend resteindre au maximum le logement touristique, « renforcer le parc locatif » et développer des formes « d'habitat partagé ». Par ailleurs, les candidats jugent la culture « foisonnante mais illisible » et proposent une « plateforme numérique centralisant toutes les activités de la ville ».

Propos recueillis par Anaïs Follenius

https://www.azur-fm.com/news/municipales-colmar-la-solidarite-au-coeur-du-programme-de-dominique-moriconi-et-flavien-ancely-frey-2668
AZUR FM

Municipales - Colmar : La sécurité au cœur du programme de Nathalie Aubert


2 mars 2026

En vue des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, sept candidats sont officiellement déclarés. Nathalie Aubert se présente à la tête de la liste « Pour Colmar ». Une liste qui rassemble, selon elle, des sensibilités diverses comme le Rassemblement National, des Républicains, des UDR ainsi que des représentants de la société civile.

« Servir, protéger, agir » : trois mots choisis avec soin pour résumer l'ambition de sa liste, et pas tout à fait par hasard. Nathalie Aubert reconnaît en souriant que l'acronyme forme le mot « SPA », une coïncidence pour une candidate qui place la protection animale parmi ses engagements. La candidate se positionne en rupture avec la municipalité sortante, qu'elle accuse de « politique de l'entre-soi » et de « mépris » envers les habitants. Elle articule son programme autour de plusieurs axes : redynamiser le commerce du centre-ville, renforcer la sécurité et rapprocher la mairie des habitants. Parmi ses mesures phares figurent notamment la gratuité du stationnement, le doublement des effectifs de police ou la création d'une mutuelle municipale. Le tout, promet-elle, « sans hausse d'impôts et avec des propositions entièrement budgétisées ».

Sur le volet sécuritaire, la candidate propose de doubler les effectifs de police municipale sur la durée du mandat, pour atteindre le ratio national d'un agent pour 1000 habitants, soit environ 68 agents contre 30 actuellements. Nathalie Aubert souhaite mettre en place une police de proximité, avec brigades VTT et cynophile. La « tolérance 0 » est également au programme : « destruction systématique des véhicules impliqués dans des rodéos urbains », suspension des aides municipales « pour les familles d'enfants délinquants » et installation de portiques de sécurité dans les établissements scolaires volontaires. Du côté du tourisme, Nathalie Aubert veut imposer le stationnement des bus et camping-cars sur des parkings dédiés, interdire les boîtes à clé sur l'espace public et créer un « gobelet de Noël », vendu 2€ aux touristes, dont les recettes seraient reversées au bénéfice des Colmariens. Pour soutenir le commerce local, le programme envisage l'installation de bornes escamotables, la création d'un poste de « manager du commerce », et la réhabilitation de la galerie du Rempart, jugée aujourd'hui « anxiogène ». D'autres mesures complètent son programme : service de votation en ligne inspiré du modèle suisse, l'instauration d'uniformes scolaires sur la base du volontariat, un mobilier urbain adapté aux chats errants ou encore l'exclusion des viandes issues de l'abattage sans étourdissement des marchés publics.

« Que les Colmariens nous fassent confiance », est le message que Nathalie Aubert souhaite faire passer. Une confiance qu'elle entend mériter en allant au-devant des habitants. Certaines réunions publiques sont encore prévues dans les prochaines semaines : le lundi 3 mars au Bureau, le vendredi 6 mars au Mannala Pils, le mercredi 11 mars au Grion et le vendredi 13 mars au Collis Martis.

1. Nathalie Aubert (retraitée militaire, éducatrice sportive, conseillère régionale) ; 2. Yann Durriere (responsable des ressources humaines, retraité militaire) ; 3. Fabiola Molina Lopez (fonctionnaire d’État) ; 4. Alain Kott (entrepreneur, ancien président Les Républicains du Haut-Rhin) ; 5. Isabelle Vatel (secrétaire comptable et administrative, ambassadrice Grand-Est) ; 6. Mathieu Kott (courtier en assurance, délégué UDR Haut-Rhin) ; 7. Armelle Durant (retraitée) ; 8. Sandy Klein (chef d’entreprise) ; 9. Virginie Thum (artisane) ; 10. Pierre Philipp (chef de produit marketing) ; 11. Isabelle Daval (infirmière libérale, membre du CODEV Alsace) ; 12. Alain Del Medico (ancien cadre) ; 13. Cyrielle Couval (auxiliaire de puériculture) ; 14. Pierre Labrousse (enseignant) ; 15. Isabelle Seiler (chargée de gestion comptable) ; 16. Gérard Renis (PDG, ancien conseiller municipal et communautaire) ; 17. Nicole Maurer (retraitée) ; 18. Serge Picot (responsable commercial) ; 19. Guillaume Barsotti (caviste) ; 20. Quentin Baumann (agent de sécurité) ; 21. Monique Boyenval ; 22. Marie-Ange Diaconu ; 23. Stéphane Durozey (responsable de boutique) ; 24. Eric Brino ; 25. Joëlle Jean ; 26. Madeleine Gamelin Serra ; 27. Jean-Paul Gley (retraité de la police nationale) ; 28. Odile Halm ; 29. Cindy Henry (coordinatrice des ventes) ; 30. Philippe Hessle ; 31. Véronique Thomann (employée de service) ; 32. Christophe Joncour (fonctionnaire territorial) ; 33. Matteo Joncour (boulanger) ; 34. Stéphanie Kuntzmann (éducatrice sportive, pompier volontaire) ; 35. Évelyne Laemmel (ancienne employée) ; 36. Jasmine Laemmel (commerçante) ; 37. Gérard Mantovanelli (policier municipal) ; 38. Patrice Mebold ; 39. Mathieu Metzger (manager des opérations) ; 40. Gabrielle Meyer (infirmière libérale) ; 41. Richard Munier ; 42. Virginie Pierre (responsable commercial) ; 43. Guy Rastaetter (cariste) ; 44. Delphine Beland (gérante de magasin) ; 45. Martin Ritz (cadre commercial) ; 46. Nelly Rivat (dernière exploitante du kiosque de la place de la Cathédrale) ; 47. Cassandra Sachs (employée de restauration) ; 48. Sylvianne Schuler (autoentrepreneuse) ; 49. Christine Schwald (chauffeuse de taxi) ; 50. Schwald Robert ; 51. Louis Thum.

Propos recueillis par Anaïs Follenius

Loïc Jaegert-Huber
1/3/2026

Il y a un an presque jour pour jour, j’envisageais sérieusement de conduire une liste aux municipales 2026 à Colmar.
Ce n’était ni un coup de tête, ni un jeu d’ego. C’était le fruit de nombreux échanges, de constats partagés, d’une conviction intime, celle que Colmar a besoin d’un cap clair. Pour des raisons d’équilibre familial et professionnel, je n’ai pas franchi le pas. Mais se taire aujourd’hui serait incohérent avec tout ce que j’ai dit, écrit et porté… et ne serait pas dans mes habitudes.
À l’époque, je n’avais pas lancé une fronde. J’avais simplement écouté. Écouté des Colmariennes et des Colmariens, des entrepreneurs, des cadres municipaux, des élus, y compris au sein même de la majorité !
Et ce qui revenait souvent était assez simple. La bonhomie ne fait pas une politique. Être apprécié ne suffit pas à diriger. Une démocratie à main levée, dans le sens du vent, ne construit pas une trajectoire. On peut être un bon politicien, cela ne garantit pas d’être un bon politique.
Gérer une ville, ce n’est pas seulement arbitrer des dossiers, c’est fixer une vision, donner un cap, fédérer autour d’une ambition, trancher, assumer, avec exigence.
Je ne vais pas tirer à boulets rouges contre Éric Straumann. Je l’ai maintes fois soutenu par le passé et il le sait. Par ailleurs, plusieurs amies, amis et anciens collègues politiques, compétents et engagés, figurent dans son équipe et sur sa liste. Mais il serait malhonnête de faire comme si tout allait bien.
Le dernier palmarès BDO / Challenges sur l’attractivité des métropoles confirme une tendance préoccupante. Colmar recule et se retrouve désormais derrière plusieurs villes comparables, y compris régionales.
Ce classement évalue trois dimensions :
- attractivité pour les entreprises
- qualité de vie pour les ménages
- performance écologique
Colmar affiche des scores moyens, sans point fort différenciant.
Pour les entreprises : 2 étoiles. À proximité, nous sommes distancés par Mulhouse, Dijon, Reims ou Annecy. Dans une région industrielle et transfrontalière, c’est un signal d’alerte. Cela interroge directement notre capacité à attirer et à retenir de l’activité productive, des ETI, des emplois qualifiés.
Pour les ménages : 1 étoile. C’est le point le plus faible et le signal le plus préoccupant. Cela signifie que l’attractivité résidentielle, les services et la dynamique démographique ne sont pas perçus comme suffisamment compétitifs. Une ville peut avoir un beau centre historique et perdre ses familles actives.
Sur l’écologie : 2 étoiles. Là encore, pas de leadership. À l’heure où les villes investissent massivement dans le confort d’été, la renaturation, les mobilités douces structurantes, Colmar donne le sentiment d’ajustements ponctuels plus que d’une stratégie systémique.
Quand je relis les échanges que j’avais il y a un an, je ne peux pas dire que ces résultats me surprennent. Et je ne pense pas être le seul. Beaucoup, y compris dans l’entourage proche du maire, exprimaient déjà des doutes. En privé, évidemment…
Ce qui était pointé, ce n’était ni l’honnêteté ni la présence sur le terrain. C’était l’absence de vision structurante, le sentiment d’une gestion au fil de l’eau, d’une prudence qui devient immobilisme, d’une posture qui évite le conflit mais aussi les choix structurants.
Pendant ce temps, Mulhouse progresse sur l’attractivité économique, Strasbourg capitalise sur son positionnement européen, Dijon transforme son urbanisme, Annecy assume une trajectoire écologique claire...
La question n’est pas d’accabler. Mais aujourd’hui, Colmar donne le sentiment d’une gestion correcte, sans colonne vertébrale stratégique forte. Or les dix prochaines années seront décisives : transition climatique, compétition entre territoires, pression foncière, nouvelles attentes des jeunes générations…
Gérer une ville ne consiste pas seulement à administrer correctement les services, c’est définir une ambition lisible.
Alors que faire ?

1. Recréer une ambition économique claire
Colmar ne peut pas vivre uniquement de son image patrimoniale et touristique. Il faut structurer une politique d’accueil des PME industrielles innovantes, renforcer les liens avec l’Allemagne et la Suisse, créer un véritable guichet unique pour l’investissement local. Nous sommes au cœur d’un bassin trinational, exploitons-le pleinement !

2. Assumer une stratégie climat concrète
Confort d’été dans les écoles et au-delà, plan massif d’arbres et de désimperméabilisation, gestion fine de l’eau en lien avec les maraîchers, mobilités réellement fluidifiées et non subies. L’écologie ne doit pas être décorative mais opérationnelle.

3. Redonner envie aux familles actives
Politique du logement équilibrée, soutien renforcé aux commerces de proximité, sécurité traitée sans posture ni naïveté. Une ville attractive est d’abord une ville où l’on projette sa vie.

4. Gouvernance plus exigeante et ouverte
Évaluation annuelle publique des politiques municipales et dialogue structuré avec les forces économiques, culturelles et associatives. Moins d’entre-soi, plus de prise de responsabilités !

5. Clarifier une vision à 10 ans
Colmar en 2035, c’est quoi ? Une ville-musée agréable ? Ou une ville moyenne européenne dynamique, industrielle, écologique et culturelle, capable d’attirer des talents ? (j’ai franchement l’impression de me répéter depuis 20 ans…)
Je ne suis pas candidat mais je reste profondément Colmarien.
La vraie question n’est pas de savoir si le maire est sympathique mais de savoir si Colmar est prête pour la décennie qui vient. Et je souhaite sincèrement que l’équipe municipale actuelle entende ces signaux faibles.
Colmar a les atouts pour réussir : histoire, position géographique, tissu associatif, savoir-faire industriel… Il lui manque aujourd’hui, selon moi, une trajectoire claire et assumée.
Et sur ce point, le débat mérite (encore) d’être ouvert…