21/8/2021
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21 août 2021
19 août 2021
Il devient urgent d'être libre !
[Tribune d'artistes]
Ces nouvelles mesures sont tombées comme un couperet et nous plongent aujourd’hui dans un état de désarroi, de vide, de tristesse, alimentant un vaste sentiment d’impuissance et de colère.
Depuis 1 an 1/2, nous essayons d’être solidaires, réactifs, de nous adapter en préservant le désir de créer, de partager avec les publics nos visions du monde, nos œuvres d’art, nos sensibilités. Il y a eu déjà beaucoup de casse. De nombreuses compagnies ont disparu de la circulation, des artistes ont jeté l’éponge, des équipes techniques, administratives entières ont été broyées par la gestion de la crise et plongées dans des situations de grande précarité. L’épuisement est là et ces dernières mesures extrêmement coercitives sont venues alourdir et complexifier une situation morale et économique déjà très fragile.
Nous comprenons le contexte sanitaire et nous avons à cœur de lutter contre l’épidémie. L’art est un moyen de préserver l’espace du sensible, de prendre soin de l’intime, de se questionner et d’aller vers l’autre, sans relâche. Nous sommes persuadés qu’en créant, en véhiculant des visions du monde ouvertes, multiples, hétéroclites, nous donnons aussi des outils aux uns et aux autres pour se construire, se renforcer, rêver et se projeter.
Mais aujourd’hui, la question du passe sanitaire nous met dans une situation éthiquement insoutenable : il suscite des divisions, beaucoup de violence et d’incompréhension. Parce qu’ils souhaitaient prendre le temps de la réflexion ou tout simplement parce qu’ils n’étaient pas prêts à appliquer cette mesure, certains d’entre nous se retrouvent isolés, ont perdu leur travail, ont dû abandonner leurs projets, leurs partenaires de jeu. Dans ce contexte abrupt (mesures prises en plein été, alors que des festivals étaient en cours, des contrats engagés, des tournées lancées), il ne s’agit plus seulement de s’adapter, de réagir, de chercher des solutions, d’avancer ensemble… Cela nous l’avons déjà fait. Et encore une fois, nous ne sommes pas anti-vaccins, mais nous ne sommes pas non plus des babas cool libertaires, individualistes et inconscients. Nous sommes des artistes face à une crise qui dépasse les enjeux sanitaires et qui questionne notre propre rapport à l’art. C’est à cet endroit, profond, que nous nous révoltons.
Se faire biper pour voir un spectacle, présenter ses papiers d’identité nous apparaît comme l’apothéose d’un système capitaliste outrancier, sans limites. Cet acte de contrôle entre en contradiction avec notre désir de créer, de penser l’art comme un espace-temps ouvert à tous. Entrer dans une salle de spectacle ou aller voir un spectacle dans la rue est d’abord un élan personnel qui doit s’affranchir de toute contrainte. L’espace de la représentation n’est pas un supermarché. Cela doit rester un espace sans code barre, un espace du sensible, du possible, un espace dédié à l’imaginaire, un espace où il est possible de se rendre pour des raisons intimes, profondes, invisibles.
Il devient urgent d’être libre et de pouvoir aller et venir à sa guise.
Et après le passe sanitaire, quelles seront les autres mesures pour nous abasourdir, pour nous diviser, pour nous faire taire ?
Si ces mesures d’urgence sanitaires s’accompagnaient de mesures d’urgence écologiques, d’une mise en place de lois visant à l’égalité réelle entre tous, d’une vision du monde permettant à chacun de manger à sa faim et de bien manger, afin de se constituer une immunité physique, psychologique, mais aussi mentale, morale, intellectuelle et sensible, alors nous serions tous en train de courir pour nous faire vacciner. Parce que derrière il y aurait l’espoir d’une société qui évolue vers de la beauté, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.
Mais nous sommes sans cesse renvoyés à notre propre sentiment d’impuissance, comme à une fatalité. Nous sommes affaiblis par un système qui n’a plus rien de démocratique. À quel moment avons-nous été concertés sur ces mesures ? Leurs enjeux ? Leurs impacts directs sur nos vies et sur celles de nos œuvres ?
Nous refusons aujourd’hui, en écrivant cette tribune, de céder à ce sentiment d’impuissance.
L’art est ce qui permet de rêver à un monde meilleur, d’ouvrir des possibles, mais ce rêve n’est pas qu’un rêve d’imagination, c’est un rêve qui s’accompagne du désir concret de le mettre en œuvre. Un spectacle, s’il n’est là que pour divertir, faire passer le temps, occuper les corps et les esprits, s’il devient un écran entre nous et le monde, comme la télévision, si la puissance du vivant est niée alors il ne devient qu’un spectacle affligeant, au service d’une idéologie libérale dévastatrice.
Si au nom d’une crise sanitaire, la seule solution est la coercition, le contrôle des masses, si au nom du collectif on protège un système consumériste et individualiste avant tout, alors c’est ouvertement le signe que la démocratie est bafouée, sans vergogne, c’est une société qui affiche qu’elle nie l’espace du sensible. Il n’y a rien de collectif, de responsable dans cette attitude. Juste l’affirmation d’une uniformisation qui produit de la souffrance, de la division, du vide.
Nous refusons aujourd’hui cette mesure parce qu’elle est le témoin d’une démocratie en crise, d’un monde qui contraint les artistes, les créateurs, les spectateurs, les êtres humains à se plier pour garder l’illusion d’être libre. Mais être libre, ce n’est pas pouvoir aller au spectacle, boire un café ou faire ses courses en présentant patte blanche. Ce n’est pas continuer à consommer à tout prix. Ce n’est pas tenter de survivre dans un monde qui va mal. C’est vivre dans ce monde, en accord avec soi-même, c’est sentir qu’en créant, en pensant, en se questionnant, d’autres rapports au monde sont possibles et que nous avons le pouvoir de le changer. C’est rencontrer les autres et échanger, laisser les pensées se contaminer les unes les autres, aller vers l’autre sans avoir la peur au ventre d’être rejeté.
L’acte de créer échappe à tout contrôle. L’espace de jeu est un espace de remise en question qui doit rester sain, prometteur, rempli d’espoir.
Le passe sanitaire est une horreur parce qu’il nous éloigne les uns des autres sous couvert de nous protéger d’un virus.
La véritable maladie aujourd’hui c’est la peur et l’état de faiblesse dans lesquelles les êtres sont maintenus et une lente mais mortifère déshumanisation de toute relation au monde, à l’autre et à soi-même.
Ces nouvelles mesures sont tombées comme un couperet et nous plongent aujourd’hui dans un état de désarroi, de vide, de tristesse, alimentant un vaste sentiment d’impuissance et de colère.
Depuis 1 an 1/2, nous essayons d’être solidaires, réactifs, de nous adapter en préservant le désir de créer, de partager avec les publics nos visions du monde, nos œuvres d’art, nos sensibilités. Il y a eu déjà beaucoup de casse. De nombreuses compagnies ont disparu de la circulation, des artistes ont jeté l’éponge, des équipes techniques, administratives entières ont été broyées par la gestion de la crise et plongées dans des situations de grande précarité. L’épuisement est là et ces dernières mesures extrêmement coercitives sont venues alourdir et complexifier une situation morale et économique déjà très fragile.
Nous comprenons le contexte sanitaire et nous avons à cœur de lutter contre l’épidémie. L’art est un moyen de préserver l’espace du sensible, de prendre soin de l’intime, de se questionner et d’aller vers l’autre, sans relâche. Nous sommes persuadés qu’en créant, en véhiculant des visions du monde ouvertes, multiples, hétéroclites, nous donnons aussi des outils aux uns et aux autres pour se construire, se renforcer, rêver et se projeter.
Mais aujourd’hui, la question du passe sanitaire nous met dans une situation éthiquement insoutenable : il suscite des divisions, beaucoup de violence et d’incompréhension. Parce qu’ils souhaitaient prendre le temps de la réflexion ou tout simplement parce qu’ils n’étaient pas prêts à appliquer cette mesure, certains d’entre nous se retrouvent isolés, ont perdu leur travail, ont dû abandonner leurs projets, leurs partenaires de jeu. Dans ce contexte abrupt (mesures prises en plein été, alors que des festivals étaient en cours, des contrats engagés, des tournées lancées), il ne s’agit plus seulement de s’adapter, de réagir, de chercher des solutions, d’avancer ensemble… Cela nous l’avons déjà fait. Et encore une fois, nous ne sommes pas anti-vaccins, mais nous ne sommes pas non plus des babas cool libertaires, individualistes et inconscients. Nous sommes des artistes face à une crise qui dépasse les enjeux sanitaires et qui questionne notre propre rapport à l’art. C’est à cet endroit, profond, que nous nous révoltons.
Se faire biper pour voir un spectacle, présenter ses papiers d’identité nous apparaît comme l’apothéose d’un système capitaliste outrancier, sans limites. Cet acte de contrôle entre en contradiction avec notre désir de créer, de penser l’art comme un espace-temps ouvert à tous. Entrer dans une salle de spectacle ou aller voir un spectacle dans la rue est d’abord un élan personnel qui doit s’affranchir de toute contrainte. L’espace de la représentation n’est pas un supermarché. Cela doit rester un espace sans code barre, un espace du sensible, du possible, un espace dédié à l’imaginaire, un espace où il est possible de se rendre pour des raisons intimes, profondes, invisibles.
Il devient urgent d’être libre et de pouvoir aller et venir à sa guise.
Et après le passe sanitaire, quelles seront les autres mesures pour nous abasourdir, pour nous diviser, pour nous faire taire ?
Si ces mesures d’urgence sanitaires s’accompagnaient de mesures d’urgence écologiques, d’une mise en place de lois visant à l’égalité réelle entre tous, d’une vision du monde permettant à chacun de manger à sa faim et de bien manger, afin de se constituer une immunité physique, psychologique, mais aussi mentale, morale, intellectuelle et sensible, alors nous serions tous en train de courir pour nous faire vacciner. Parce que derrière il y aurait l’espoir d’une société qui évolue vers de la beauté, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.
Mais nous sommes sans cesse renvoyés à notre propre sentiment d’impuissance, comme à une fatalité. Nous sommes affaiblis par un système qui n’a plus rien de démocratique. À quel moment avons-nous été concertés sur ces mesures ? Leurs enjeux ? Leurs impacts directs sur nos vies et sur celles de nos œuvres ?
Nous refusons aujourd’hui, en écrivant cette tribune, de céder à ce sentiment d’impuissance.
L’art est ce qui permet de rêver à un monde meilleur, d’ouvrir des possibles, mais ce rêve n’est pas qu’un rêve d’imagination, c’est un rêve qui s’accompagne du désir concret de le mettre en œuvre. Un spectacle, s’il n’est là que pour divertir, faire passer le temps, occuper les corps et les esprits, s’il devient un écran entre nous et le monde, comme la télévision, si la puissance du vivant est niée alors il ne devient qu’un spectacle affligeant, au service d’une idéologie libérale dévastatrice.
Si au nom d’une crise sanitaire, la seule solution est la coercition, le contrôle des masses, si au nom du collectif on protège un système consumériste et individualiste avant tout, alors c’est ouvertement le signe que la démocratie est bafouée, sans vergogne, c’est une société qui affiche qu’elle nie l’espace du sensible. Il n’y a rien de collectif, de responsable dans cette attitude. Juste l’affirmation d’une uniformisation qui produit de la souffrance, de la division, du vide.
Nous refusons aujourd’hui cette mesure parce qu’elle est le témoin d’une démocratie en crise, d’un monde qui contraint les artistes, les créateurs, les spectateurs, les êtres humains à se plier pour garder l’illusion d’être libre. Mais être libre, ce n’est pas pouvoir aller au spectacle, boire un café ou faire ses courses en présentant patte blanche. Ce n’est pas continuer à consommer à tout prix. Ce n’est pas tenter de survivre dans un monde qui va mal. C’est vivre dans ce monde, en accord avec soi-même, c’est sentir qu’en créant, en pensant, en se questionnant, d’autres rapports au monde sont possibles et que nous avons le pouvoir de le changer. C’est rencontrer les autres et échanger, laisser les pensées se contaminer les unes les autres, aller vers l’autre sans avoir la peur au ventre d’être rejeté.
L’acte de créer échappe à tout contrôle. L’espace de jeu est un espace de remise en question qui doit rester sain, prometteur, rempli d’espoir.
Le passe sanitaire est une horreur parce qu’il nous éloigne les uns des autres sous couvert de nous protéger d’un virus.
La véritable maladie aujourd’hui c’est la peur et l’état de faiblesse dans lesquelles les êtres sont maintenus et une lente mais mortifère déshumanisation de toute relation au monde, à l’autre et à soi-même.
[Covid / Le coin des libres-penseurs]
Quand le PDG de Moderna vous explique que le virus ne disparaîtra jamais...
... et qu'il faudra donc procéder à des rappels réguliers :
COMMENTAIRES
C’est assez surprenant de vous lire faire l’éloge de cette formidable activité quand on sait que vous étiez plus qu’opposé au projet de vélo taxi à Colmar... Il est vrai qu’il n’est jamais trop tard pour changer d’avis. Bien cordialement.
EDH
Stéphane Jordan, vélo taxi à Colmar :
Dommage qu'il m'ait bloqué sur sa page, j'aurais bien aimé lui rappeler qu'il était le seul opposé à mon projet !
17 août 2021
Anne de Staël, fille de Nicolas :
« Qu'est-ce que l'admiration ? Quel est ce miroir dans lequel prend forme non "se regarder" mais se reconnaître ? De quelle façon une œuvre vous aura-t-elle fait tellement grandir ? Et que réfléchit la réflexion ? Notre propre vie s'éclaire à ce que nous admirons et qui ne manque pas de nous dépasser. Il arrive que "Les Grands Morts" soient plus vivants que les vivants. »
« Qu'est-ce que l'admiration ? Quel est ce miroir dans lequel prend forme non "se regarder" mais se reconnaître ? De quelle façon une œuvre vous aura-t-elle fait tellement grandir ? Et que réfléchit la réflexion ? Notre propre vie s'éclaire à ce que nous admirons et qui ne manque pas de nous dépasser. Il arrive que "Les Grands Morts" soient plus vivants que les vivants. »
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| Le Portrait d'Anne se trouve au musée Unterlinden |
CITATIONS
⬦ Ce qui, probablement, fausse tout dans la vie, c'est qu'on est convaincu qu'on dit la vérité parce qu'on dit ce qu'on pense.
Sacha Guitry
⬦ Que chacun raisonne en son âme et conscience, qu'il se fasse une idée fondée sur ses propres lectures et non d'après les racontars des autres.
Albert Einstein
⬦ Ne te laisse point prendre au tourbillon ; mais, dans tout élan, propose-toi le juste ; et, dans toute représentation, sauvegarde ta faculté de comprendre.
Marc-Aurèle
⬦ Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.
Albert Camus
⬦ Dès ma prime jeunesse, rien n'avait été plus fort en moi que le vœu intime de demeurer libre et indépendant.
Stephen Zweig
⬦ Le doute chez moi est passion et la passion un devoir, une tâche, une chose simple à accomplir. Le reste est la folie pure de l'art.
Nicolas de Staël
⬦ Ce qui, probablement, fausse tout dans la vie, c'est qu'on est convaincu qu'on dit la vérité parce qu'on dit ce qu'on pense.
Sacha Guitry
⬦ Que chacun raisonne en son âme et conscience, qu'il se fasse une idée fondée sur ses propres lectures et non d'après les racontars des autres.
Albert Einstein
⬦ Ne te laisse point prendre au tourbillon ; mais, dans tout élan, propose-toi le juste ; et, dans toute représentation, sauvegarde ta faculté de comprendre.
Marc-Aurèle
⬦ Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.
Albert Camus
⬦ Dès ma prime jeunesse, rien n'avait été plus fort en moi que le vœu intime de demeurer libre et indépendant.
Stephen Zweig
⬦ Le doute chez moi est passion et la passion un devoir, une tâche, une chose simple à accomplir. Le reste est la folie pure de l'art.
Nicolas de Staël
Les malheurs du monde
Isabelle Kieffer
17/8/2021
Les Afghans tentent désespérément de fuir un régime de terreur.
Les Haïtiens déblaient gravats et cadavres à mains nues.
Les Libanais meurent pour 1 litre d’essence.
Les Kabyles (et d’autres) voient brûler leurs forêts et villages.
Maurice et Huguette doivent montrer leur QR code pour siffler une bière en terrasse.
17/8/2021
Les Afghans tentent désespérément de fuir un régime de terreur.
Les Haïtiens déblaient gravats et cadavres à mains nues.
Les Libanais meurent pour 1 litre d’essence.
Les Kabyles (et d’autres) voient brûler leurs forêts et villages.
Maurice et Huguette doivent montrer leur QR code pour siffler une bière en terrasse.
16 août 2021
« LES AUTORITÉS DÉTOURNENT LES QUESTIONS SANITAIRES POUR INSTAURER UNE SOCIÉTÉ DE CONTRÔLE »
Extraits d'un entretien avec la philosophe Barbara Stiegler
« J’ai le sentiment que l’on s’enferre dans une impasse politique et sanitaire. Les décisions prises par le gouvernement depuis le 16 mars 2020 construisent un pays fracturé où l’on oppose deux camps, celui du bien et celui du mal […] créant un état de sidération dans la société qui empêche de penser et d’appréhender les questions avec nuance et précision. À un an de l’élection présidentielle, c’est extrêmement inquiétant. En renvoyant toute forme de contestation à l’extrême droite, tous les ingrédients d’une crise politique majeure sont là.
Les dispositifs mis en place sont extrêmement brutaux et simplistes. […] Si la menace au code QR fonctionne pour les populations les mieux insérées socialement, elle est globalement inopérante pour les publics précaires et fragiles. Le gouvernement laisse les citoyens livrés à eux-mêmes, seuls devant leurs applications numériques.
Depuis le début du quinquennat, le gouvernement démantèle les services publics et mène des politiques d’austérité qui affaiblissent l’hôpital, les services sociaux, le système éducatif. Au lieu de reconnaître ses torts et ses responsabilités, il transforme les victimes de sa propre politique en coupables. Il les rend responsables de la situation présente. Il pointe leur prétendu « relâchement », insiste sur leur ignorance, leur irrationalité ou leur penchant sectaire. Depuis un an et demi, son état d’esprit n’a pas changé. Il privilégie toujours la répression, le contrôle et la mise au pas de la population.
En creux, le Covid-19 pose une question sociale et écologique. Dans les pays industrialisés, plus les inégalités augmentent, plus les maladies chroniques explosent et plus le Covid-19 flambe.
L’argument selon lequel il n’est pas question d’aller manifester aux côtés d’électeurs d’extrême droite […] n'est jamais évoqué quand il s’agit de manifester contre un attentat terroriste ou pour soutenir la police. Récemment, des membres du Parti socialiste (PS), d’Europe Écologie Les Verts (EELV) et du Parti communiste (PCF) ont marché aux côtés du syndicat de police Alliance et à côté du Rassemblement national (RN), et cela ne leur a posé visiblement aucun problème. [ …] Devant de telles remises en cause de nos libertés, la gauche et la société civile devraient se mobiliser dans la rue pour ne pas laisser l’extrême droite ramasser la mise.
Nous sommes désormais dans un régime où un seul homme peut décréter de manière arbitraire les détails les plus infimes et les plus intimes de nos vies. Nous vivons un point de bascule. Depuis un an et demi, une partie des classes supérieures semble avoir renoncé au modèle démocratique […] Les autorités détournent les questions sanitaires pour instaurer une société de contrôle extrêmement invasive dans laquelle la démocratie est suspendue à l’aide des outils numériques et d’un discours permanent sur l’urgence. […] Il faut bien comprendre que le Covid-19 n’est qu’une répétition générale. Ce n’est qu’un épisode parmi d’autres de la crise écologique. Des événements similaires risquent de se reproduire à l’avenir, avec la dégradation des écosystèmes et le réchauffement climatique. »
---
L'interview complète ici : https://reporterre.net/Barbara-Stiegler-Les-autorites...
Extraits d'un entretien avec la philosophe Barbara Stiegler
« J’ai le sentiment que l’on s’enferre dans une impasse politique et sanitaire. Les décisions prises par le gouvernement depuis le 16 mars 2020 construisent un pays fracturé où l’on oppose deux camps, celui du bien et celui du mal […] créant un état de sidération dans la société qui empêche de penser et d’appréhender les questions avec nuance et précision. À un an de l’élection présidentielle, c’est extrêmement inquiétant. En renvoyant toute forme de contestation à l’extrême droite, tous les ingrédients d’une crise politique majeure sont là.
Les dispositifs mis en place sont extrêmement brutaux et simplistes. […] Si la menace au code QR fonctionne pour les populations les mieux insérées socialement, elle est globalement inopérante pour les publics précaires et fragiles. Le gouvernement laisse les citoyens livrés à eux-mêmes, seuls devant leurs applications numériques.
Depuis le début du quinquennat, le gouvernement démantèle les services publics et mène des politiques d’austérité qui affaiblissent l’hôpital, les services sociaux, le système éducatif. Au lieu de reconnaître ses torts et ses responsabilités, il transforme les victimes de sa propre politique en coupables. Il les rend responsables de la situation présente. Il pointe leur prétendu « relâchement », insiste sur leur ignorance, leur irrationalité ou leur penchant sectaire. Depuis un an et demi, son état d’esprit n’a pas changé. Il privilégie toujours la répression, le contrôle et la mise au pas de la population.
En creux, le Covid-19 pose une question sociale et écologique. Dans les pays industrialisés, plus les inégalités augmentent, plus les maladies chroniques explosent et plus le Covid-19 flambe.
L’argument selon lequel il n’est pas question d’aller manifester aux côtés d’électeurs d’extrême droite […] n'est jamais évoqué quand il s’agit de manifester contre un attentat terroriste ou pour soutenir la police. Récemment, des membres du Parti socialiste (PS), d’Europe Écologie Les Verts (EELV) et du Parti communiste (PCF) ont marché aux côtés du syndicat de police Alliance et à côté du Rassemblement national (RN), et cela ne leur a posé visiblement aucun problème. [ …] Devant de telles remises en cause de nos libertés, la gauche et la société civile devraient se mobiliser dans la rue pour ne pas laisser l’extrême droite ramasser la mise.
Nous sommes désormais dans un régime où un seul homme peut décréter de manière arbitraire les détails les plus infimes et les plus intimes de nos vies. Nous vivons un point de bascule. Depuis un an et demi, une partie des classes supérieures semble avoir renoncé au modèle démocratique […] Les autorités détournent les questions sanitaires pour instaurer une société de contrôle extrêmement invasive dans laquelle la démocratie est suspendue à l’aide des outils numériques et d’un discours permanent sur l’urgence. […] Il faut bien comprendre que le Covid-19 n’est qu’une répétition générale. Ce n’est qu’un épisode parmi d’autres de la crise écologique. Des événements similaires risquent de se reproduire à l’avenir, avec la dégradation des écosystèmes et le réchauffement climatique. »
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L'interview complète ici : https://reporterre.net/Barbara-Stiegler-Les-autorites...
Edouard Dabrowski
- 16/8/2021 - "Le Zapping" de la semaine dernière revient sur le « vibrant hommage » rendu par Eric Straumann à Gilbert Meyer, lors de l'inauguration du Koïfhus restauré, « l'élu s'est même trouvé de nombreux points communs avec l'ancien maire ».
Eric Straumann ne dira jamais du mal, en public, de Gilbert Meyer qu'il a combattu à la loyale aux municipales, alors que ce dernier ne s'était pas privé de lui porter des coups bas.
De là à lui passer la brosse à reluire avec une telle insistance il y a de quoi s'interroger.
Est-ce du second degré ? Si l'ancien maire avait réellement les qualités vantées, pourquoi s'être présenté contre lui ? Quelle est la part de sincérité ? De stratégie politicienne ? Faut-il toujours donner des gages aux anciens fans de GM, ainsi qu'à ses transfuges qui ont quitté un navire pour un autre sans états d'âme ? La page est définitivement tournée, qui parle encore de Gilbert Meyer aujourd'hui ?
Eric Straumann est allé jusqu'à se trouver de nombreux points communs avec l'ancien maire dont celui-ci : "la même vision de la ville". Quand on sait quelle vision en avait Meyer, toujours plus de touristes, jusqu'à l'overdose et les habitants traités par le mépris, il y a de quoi s'alarmer.
Autre point commun, passé sous silence : l'utilisation de Facebook.
La communication bat son plein, la nature ayant horreur du vide, il ne se passe pas un jour sans publication. Avec, en retour, likes, commentaires flatteurs et bien sûr audience maximum espérés.
Chez Meyer, soit on applaudissait, soit on s'abstenait ; mais si on s'avisait d'émettre un avis contradictoire, celui-ci était très rapidement supprimé et son auteur risquait d'être bloqué.
Chez Straumann, idem.
« C'est la fonction qui veut ça » répond l'intéressé à ceux qui s'étonnent de cette façon de procéder.
Dans les points qui les distinguent, Eric Straumann avance le facteur générationnel et la verticalité du pouvoir (chez Meyer).
Gilbert Meyer n'en faisait qu'à sa tête et ne revenait pas sur une décision prise, fut-elle absurde (le fameux macaron à 600 euros).
Tout au contraire, Eric Straumann ne veut se fâcher avec personne et du coup hésite à trancher.
Appel à la délation. Certes le mot n'est pas employé car trop connoté négativement mais quand on vous demande de prendre en photo les personnes se livrant à un dépôt sauvage de déchets ou de signaler à la mairie les mamies nourrissant les pigeons, c'est quoi ?
L'humour. ES a un penchant pour l'humour, ce dont Meyer était complètement dépourvu. Par contre ce dernier faisait rire à ses dépens, merci Roger Siffer.
Partisan d'une gouvernance plus "horizontale", Eric Sraumann manifeste une réelle empathie vis-à-vis de ses administrés avec lesquels il aime converser quand il sillonne la ville, souvent à vélo. Après la chape de plomb de l'ère meyerienne, une bouffée d'oxygène.
Pour résumer : empathie, ouverture d'esprit, écoute bienveillante, humour chez Eric Straumann ; autoritarisme, clientélisme, mépris et arrogance chez Meyer, y a pas photo !
Yves Hemedinger
1/8/2021
Jamais un président de la République n’aura autant fracturé la société française.
Jamais un président de la République n’aura fait preuve d’autant de mépris pour son peuple.
Emmanuel Macron n’a aucune empathie.
Il est censé représenter la France dans son intégralité et sa diversité et pas seulement ceux qui votent pour lui.
Cette morgue permanente a créé et alimenté les gilets jaunes, elle alimente aujourd’hui la suspicion généralisée.
C’est le triste constat d’un quinquennat qui se termine bientôt dans la confusion, l’inquiétude et le dédain.
Dernier exemple en date, lorsque le président traite ceux qui ne sont pas vaccinés d’égoïstes, il alimente en réalité la fracture alors qu’il devrait rassembler, convaincre et faire de la pédagogie pour faire adhérer la population.
Qu’il ait raison ou tort dans cette déclaration n’est pas la question mais son attitude n’est visiblement ni à la hauteur de sa fonction ni des enjeux du moment.
Les Français ont besoin d'être rassurés car la période est difficile.
Au lieu de cela, il clive et ne parle qu’à une partie de la France.
Jamais un président de la République n’aura autant fracturé la société française.
Jamais un président de la République n’aura fait preuve d’autant de mépris pour son peuple.
Emmanuel Macron n’a aucune empathie.
Il est censé représenter la France dans son intégralité et sa diversité et pas seulement ceux qui votent pour lui.
Cette morgue permanente a créé et alimenté les gilets jaunes, elle alimente aujourd’hui la suspicion généralisée.
C’est le triste constat d’un quinquennat qui se termine bientôt dans la confusion, l’inquiétude et le dédain.
Dernier exemple en date, lorsque le président traite ceux qui ne sont pas vaccinés d’égoïstes, il alimente en réalité la fracture alors qu’il devrait rassembler, convaincre et faire de la pédagogie pour faire adhérer la population.
Qu’il ait raison ou tort dans cette déclaration n’est pas la question mais son attitude n’est visiblement ni à la hauteur de sa fonction ni des enjeux du moment.
Les Français ont besoin d'être rassurés car la période est difficile.
Au lieu de cela, il clive et ne parle qu’à une partie de la France.
14 août 2021
13 août 2021
Les portants se portent bien, surtout à Colmar
Jean-Louis Christ, ancien député et actuel maire de Ribeauvillé, a été en pointe dans la lutte contre la prolifération des locations airbnb dans sa ville. Aujourd'hui, il fait partie des six maires de communes haut-rhinoises très touristiques, qui ont décidé de s'unir pour lutter contre les dérives commerciales.
Voir l'article des Echos
Et il faut reconnaître qu'il a pris une longueur d'avance sur ses collègues concernant la limitation des portants dans l'espace public.
Six communes touristiques du Haut-Rhin en lutte contre les dérives commerciales
Coralie Donas - Les Echos - 8/7/2021
Le maire de Ribauvillé a mis en place un PLU strict pour éviter « que les rues touristiques n'accueillent plus que des boutiques ou des restaurants ». (imageBROKER. com/Rolf Fischer/SIP)
Ces six communes situées sur la route des vins d'Alsace sont Colmar, Riquewihr, Eguisheim, Turchkeim, Kaysersberg et Ribeauvillé. Elles viennent de présenter leur stratégie pour réguler le commerce touristique.

Des boutiques de souvenirs qui vendraient de l'artisanat local plutôt que des articles en provenance d'Asie… C'est ce que souhaitent les maires de six communes très touristiques de la route des vins d'Alsace . Colmar, Riquewihr, Eguisheim, Turckheim, Kaysersberg et Ribeauvillé ont élaboré une stratégie commune concernant l'authenticité des produits vendus dans les boutiques de souvenirs et l'occupation du domaine public.
Pour cela, les élus veulent utiliser les outils à leur disposition comme le Plan local d'urbanisme (PLU) ou le règlement d'occupation du domaine public. « Nous avons mis en place un PLU strict concernant les règles de changement de destination d'une maison ou d'un garage. Ce, pour éviter que les rues touristiques n'accueillent plus que des boutiques ou des restaurants », illustre Jean-Louis Christ, le maire de Ribeauvillé, qui souhaite renouer avec les visiteurs des relations autres que commerciales. La commune de 5.000 habitants, qui peut accueillir jusqu'à 1 million de touristes par an, a également adopté un dispositif de préemption sur les fonds de commerce, pour favoriser progressivement l'installation de commerçants ou d'artisans locaux.
Cohérence entre les villes
Le souci pour les élus est également de répondre à une grogne des habitants, pour qui l'offre commerciale classique s'appauvrit. « Il faut qu'il y ait un équilibre des commerces proposés », soulève Eric Straumann, maire de Colmar. Concernant l'occupation du domaine public, les produits qui pourront être exposés devant les échoppes de souvenirs devront d'abord être validés par une commission. Le maire de Colmar veut tendre vers plus de sobriété et une mise en valeur des productions locales.
Ces résolutions sont présentées à un moment où, en raison de la crise sanitaire et de ses conséquences, les touristes ne sont pas encore au rendez-vous. « C'est le moment de changer de stratégie pour l'avenir », estime Jean-Louis Christ. « Adopter une action commune permet de donner plus de poids à notre démarche et une cohérence d'actions sur un même bassin touristique », appuie Eric Straumann.
11 août 2021
Enquête dans le cadre du développement du réseau de bus Trace

Colmar Agglomération mène actuellement une réflexion portant sur le développement du réseau de bus Trace.
Que vous soyez usagers ou non du réseau de bus Trace votre avis compte pour nous. Ainsi, vos remarques, suggestions et idées sont les bienvenues afin d’alimenter cette réflexion.
Ce questionnaire ne devrait prendre que 5 minutes et vos réponses resteront totalement anonymes.
Nous vous remercions vivement pour votre participation !
Colmar Bouge ≡ Colmar pour tous
Tristan Denéchaud


Contact : tdenechaud@gmail.com
En juillet 2020, nous débutions un nouveau mandat dans un partenariat gagnant-gagnant avec l'équipe d'Éric Straumann. Un an après, la chape de plomb qui régnait au 48 rue des Clefs a enfin sauté, et de nombreuses actions, auxquelles nous avons contribué ou qui vont dans le sens de ce que nous proposions pour Colmar, ont vu le jour. Ci-dessous quelques exemples. De manière générale, on observe aussi que la ville s'anime davantage, et que les initiatives sont presque toujours encouragées. Bien sûr, tout n'est pas parfait et il y a encore beaucoup à faire (nous ne pouvons pas parler de tout, car beaucoup de projets sont encore au stade de la réflexion ou de la concertation), mais en seulement un an, dans un contexte compliqué, le progrès est déjà remarquable.
- Créer une pépinière d’entreprises : en cours, dans le quartier Europe (démarche lancée en fin de mandat par l’équipe de Gilbert Meyer, et poursuivie avec succès par l’équipe actuelle).
- Inciter les Colmariens à se mettre au sport : lancement du Pass’Sport santé
N'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus, pour en discuter ou pour nous faire remonter de nouvelles idées.
En vous souhaitant un bel été, à Colmar ou ailleurs !
- Gouvernance : réduire le nombre d’adjoints et rationaliser les commissions pour y garantir une meilleure participation.
- Ressources humaines : rendre le climat interne plus serein, donner plus d’importance à l’éthique et au respect des personnes, relancer la politique de recrutement, renforcer le pouvoir d'achat.
Passer la « prime d’assiduité » sur une base mensuelle et même calculée jour par jour pour améliorer la rémunération (effort de 50 000 € consenti par la Ville !).
Passer la « prime d’assiduité » sur une base mensuelle et même calculée jour par jour pour améliorer la rémunération (effort de 50 000 € consenti par la Ville !).
- Toujours dans une optique de bonne gestion, apaiser les relations entre la Ville et les organismes culturels financés par la Ville. Fait dès les premiers mois de mandat.
- Créer une pépinière d’entreprises : en cours, dans le quartier Europe (démarche lancée en fin de mandat par l’équipe de Gilbert Meyer, et poursuivie avec succès par l’équipe actuelle).
- Smart-city, e-administration, vers le « zéro papier » : en cours, réflexions notamment en lien avec la mobilité ; premier pas déjà fait : la dématérialisation complète des documents de séance.
- Piétonnisation et végétalisation : en cours,
déjà la rue des Marchands, une grande partie de la Grand-Rue, la Place du Marché-aux-Fruits.
- Passage de la rocade verte à une voie, moins de boulevards et de voitures dans l’hypercentre : boulevard du Champ-de-Mars en cours, boulevard Saint-Pierre à venir.
- Transports en commun : travail en cours sur le nouveau plan, une tarification plus simple et attractive, une application interactive, réflexion en cours sur un P+R à l’est de Colmar. Concrétisation courant 2022.
- Forfait mobilité durable / Prime vélo pour les agents de la Ville et de l’Agglomération - mis en place, s'appliquera en 2022.
- Soutenir les livraisons à vélo notamment en autorisant le vélo-taxi qui souhaitait travailler en ville.
- Modernisation de la gestion des déchets, poubelles publiques auto-compactantes : en cours de test place de la Mairie.
- Stationnement :
⬦ Baisse du prix du macaron dans l’hypercentre (passage de 50 à 15 € par mois)
⬦ Facilitation du stationnement pour les personnes qui travaillent dans le centre (forfait à 20 €)
⬦ Gratuité pour les professionnels de santé itinérants
⬦ Baisse du prix du macaron dans l’hypercentre (passage de 50 à 15 € par mois)
⬦ Facilitation du stationnement pour les personnes qui travaillent dans le centre (forfait à 20 €)
⬦ Gratuité pour les professionnels de santé itinérants
- Inciter les Colmariens à se mettre au sport : lancement du Pass’Sport santé
- Démocratie participative :
⬦ Consultation des habitants pour les grands projets : Cathédrale, piétonnisation des rues, extinction de l’éclairage public au cœur de la nuit…
⬦ Mise en place du Conseil d’initiative citoyenne, basé sur les 9 quartiers (adoption lors du dernier conseil municipal)
⬦ Consultation des habitants pour les grands projets : Cathédrale, piétonnisation des rues, extinction de l’éclairage public au cœur de la nuit…
⬦ Mise en place du Conseil d’initiative citoyenne, basé sur les 9 quartiers (adoption lors du dernier conseil municipal)
- Prévention et tranquillité publique : mise en place de la procédure de rappel à l’ordre du maire, de la vidéoverbalisation (en particulier pour l'abandon sauvage de déchets) et de la Réserve communale de sécurité civile.
N'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus, pour en discuter ou pour nous faire remonter de nouvelles idées.
En vous souhaitant un bel été, à Colmar ou ailleurs !
Musée d'Histoire Naturelle et d'Ethnographie de Colmar
Le musée est fermé jusqu'à la mi-novembre pour travaux de mise aux normes du bâtiment mais les dessins de presse de notre exposition "Cartooning for Tree" sont visibles en mapping sur la façade du musée, 11 rue Turenne, tous les vendredis et samedis de la tombée de la nuit à minuit jusqu'au 20 novembre prochain.
Les lampadaires qui gênaient la lisibilité pendant deux week-ends seront éteints.
Les lampadaires qui gênaient la lisibilité pendant deux week-ends seront éteints.
10 août 2021
Traitement du Covid
Dr Pascal Sacré
Réponse à une question qui intéresse tout le monde.
Pourquoi n'autorise-t-on pas les anciennes molécules dans le traitement du COVID ?
D'abord, précision : qui est ce "on" ?
Ce sont les autorités de santé, la plus élevée étant l'OMS, puis ensuite viennent toutes les autorités de santé nationales, CDC, et NIH aux USA, ARS et HAS en France, Sciensano en Belgique...
La raison pour laquelle ces autorités rejettent ces anciennes molécules est incompréhensible pour moi, en tant que médecin.
Il n'y a aucune raison de les rejeter :
- Elles sont anciennes donc connues depuis longtemps en médecine humaine. Par exemple, pour l'hydroxychloroquine, cela fait 70 ans qu'elle est utilisée avec de multiples indications, la malaria, mais aussi chez des personnes âgées très fragiles dans la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus érythémateux.
Dans le protocole anti-covid, aux doses prescrites (400-600mg/j) pendant une durée courte (5 à 10 jours), craindre une toxicité, au regard du bénéfice par rapport au COVID, est ridicule. Idem pour l'ivermectine, prescrite à des milliards de gens depuis les années 80 sans aucun souci pharmacologique. Si vraiment on devait avoir peur de prendre de l'hydroxychloroquine ou de l'ivermectine, alors le paracétamol devrait être formellement interdit, or c'est un des médicaments les plus consommés sur la planète et sa toxicité hépatique (foie) est établie, première cause de greffe de foie en France.
- Ces vieilles molécules, sûres, sont de plus efficaces avec surtout, dans le COVID, un rapport bénéfices/risques largement en leur faveur. Du genre, rien à perdre, tout à gagner. Je rappelle que nous avions une maladie nouvelle, qui selon les médias, tuait les gens à la pelle, comment justifier de ne pas avoir distribué à toute la population à risque un traitement complet d'hydroxychloroquine ou ivermectine avec vitamine D, zinc et sélénium, avec des petits films pédagogiques aussi élaborés que ceux qu'ils ont faits avec les vaccins pour expliquer aux gens comment les prendre. Bénéfice maximal.
Évidemment, dans ce cas, pensez-vous vraiment que nous serions aujourd'hui en train de parler de vaccins, d'ARN, de pro-vax, d'anti-vax, de pass sanitaire etc. ???
Vous avez la réponse.
Réponse à une question qui intéresse tout le monde.
Pourquoi n'autorise-t-on pas les anciennes molécules dans le traitement du COVID ?
D'abord, précision : qui est ce "on" ?
Ce sont les autorités de santé, la plus élevée étant l'OMS, puis ensuite viennent toutes les autorités de santé nationales, CDC, et NIH aux USA, ARS et HAS en France, Sciensano en Belgique...
La raison pour laquelle ces autorités rejettent ces anciennes molécules est incompréhensible pour moi, en tant que médecin.
Il n'y a aucune raison de les rejeter :
- Elles sont anciennes donc connues depuis longtemps en médecine humaine. Par exemple, pour l'hydroxychloroquine, cela fait 70 ans qu'elle est utilisée avec de multiples indications, la malaria, mais aussi chez des personnes âgées très fragiles dans la polyarthrite rhumatoïde ou le lupus érythémateux.
Dans le protocole anti-covid, aux doses prescrites (400-600mg/j) pendant une durée courte (5 à 10 jours), craindre une toxicité, au regard du bénéfice par rapport au COVID, est ridicule. Idem pour l'ivermectine, prescrite à des milliards de gens depuis les années 80 sans aucun souci pharmacologique. Si vraiment on devait avoir peur de prendre de l'hydroxychloroquine ou de l'ivermectine, alors le paracétamol devrait être formellement interdit, or c'est un des médicaments les plus consommés sur la planète et sa toxicité hépatique (foie) est établie, première cause de greffe de foie en France.
- Ces vieilles molécules, sûres, sont de plus efficaces avec surtout, dans le COVID, un rapport bénéfices/risques largement en leur faveur. Du genre, rien à perdre, tout à gagner. Je rappelle que nous avions une maladie nouvelle, qui selon les médias, tuait les gens à la pelle, comment justifier de ne pas avoir distribué à toute la population à risque un traitement complet d'hydroxychloroquine ou ivermectine avec vitamine D, zinc et sélénium, avec des petits films pédagogiques aussi élaborés que ceux qu'ils ont faits avec les vaccins pour expliquer aux gens comment les prendre. Bénéfice maximal.
Évidemment, dans ce cas, pensez-vous vraiment que nous serions aujourd'hui en train de parler de vaccins, d'ARN, de pro-vax, d'anti-vax, de pass sanitaire etc. ???
Vous avez la réponse.
9 août 2021
Lucie Robequain
Les Échos 9/8/2021
Climat : le cri de la science
Les rapports s'enchaînent, les preuves s'accumulent, les scénarios les plus noirs se confirment. Mais rien n'y fait : nous restons étonnamment passifs face à ce qui constitue pourtant le plus grand risque de mettre notre espèce en péril. Comme indifférents au cri de la science. Les incendies qui ravagent la Californie, la Grèce et la Turquie depuis quelques jours n'ébranlent à peu près personne, hormis les touristes qui voient le ciel de leurs vacances virer au gris cendre.
Le rapport publié par l'ONU ce lundi devrait pourtant nous bousculer. Il montre que les événements extrêmes – canicules, inondations, ouragans, etc. – n'épargneront aucune région du monde. Il évoque les changements irrémédiables qui ont déjà cours aujourd'hui, pas demain. Jamais, depuis trois millions d'années, la planète n'avait connu une telle concentration de CO2 dans l'atmosphère ! Cela devrait convaincre n'importe quel être rationnel de réduire ses émissions de carbone. Mais c'est ignorer son incapacité à appréhender le long terme et à agir au-delà de son bien-être personnel et immédiat.
Vent de défiance
C'est ignorer, aussi, le grand vent de défiance qui souffle sur la science. En Occident comme ailleurs, nombre d'humains l'entendent sans l'écouter, ou mettent en doute les vérités les plus solides -l'efficacité de la vaccination comme le réchauffement climatique. Les experts sont devenus inaudibles, y compris quand le consensus est total. Y compris quand le GIEC prend la peine de passer en revue l'équivalent de 14.000 publications scientifiques et mobilise trois ans durant les experts de 60 pays.
La vérité est que les projections alarmistes n'impriment plus. Elles sont tellement fréquentes qu'elles en deviennent banales. Les activistes le reconnaissent eux-mêmes : les citoyens ont tendance à fuir les oiseaux de malheur. Ils aspirent à entendre les histoires qui marchent, à connaître les pays et entreprises qui avancent. Comme le Royaume-Uni et la Suède, qui ont eu le courage d'imposer une taxe carbone élevée , et voient les comportements de leur population changer. Comme Orsted , cette compagnie pétrolière danoise qui a totalement abandonné les hydrocarbures pour produire des énergies vertes. Ces acteurs ont pour point commun de poursuivre une stratégie de long terme, parfois peu populaire, souvent douloureuse. Une stratégie qui manque à l'immense majorité des pays, le nôtre compris.
Climat : le cri de la science
Les rapports s'enchaînent, les preuves s'accumulent, les scénarios les plus noirs se confirment. Mais rien n'y fait : nous restons étonnamment passifs face à ce qui constitue pourtant le plus grand risque de mettre notre espèce en péril. Comme indifférents au cri de la science. Les incendies qui ravagent la Californie, la Grèce et la Turquie depuis quelques jours n'ébranlent à peu près personne, hormis les touristes qui voient le ciel de leurs vacances virer au gris cendre.
Le rapport publié par l'ONU ce lundi devrait pourtant nous bousculer. Il montre que les événements extrêmes – canicules, inondations, ouragans, etc. – n'épargneront aucune région du monde. Il évoque les changements irrémédiables qui ont déjà cours aujourd'hui, pas demain. Jamais, depuis trois millions d'années, la planète n'avait connu une telle concentration de CO2 dans l'atmosphère ! Cela devrait convaincre n'importe quel être rationnel de réduire ses émissions de carbone. Mais c'est ignorer son incapacité à appréhender le long terme et à agir au-delà de son bien-être personnel et immédiat.
Vent de défiance
C'est ignorer, aussi, le grand vent de défiance qui souffle sur la science. En Occident comme ailleurs, nombre d'humains l'entendent sans l'écouter, ou mettent en doute les vérités les plus solides -l'efficacité de la vaccination comme le réchauffement climatique. Les experts sont devenus inaudibles, y compris quand le consensus est total. Y compris quand le GIEC prend la peine de passer en revue l'équivalent de 14.000 publications scientifiques et mobilise trois ans durant les experts de 60 pays.
La vérité est que les projections alarmistes n'impriment plus. Elles sont tellement fréquentes qu'elles en deviennent banales. Les activistes le reconnaissent eux-mêmes : les citoyens ont tendance à fuir les oiseaux de malheur. Ils aspirent à entendre les histoires qui marchent, à connaître les pays et entreprises qui avancent. Comme le Royaume-Uni et la Suède, qui ont eu le courage d'imposer une taxe carbone élevée , et voient les comportements de leur population changer. Comme Orsted , cette compagnie pétrolière danoise qui a totalement abandonné les hydrocarbures pour produire des énergies vertes. Ces acteurs ont pour point commun de poursuivre une stratégie de long terme, parfois peu populaire, souvent douloureuse. Une stratégie qui manque à l'immense majorité des pays, le nôtre compris.
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