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10 octobre 2021

Covid

Jean-François Huet
médecin anesthésiste réanimateur

Avec votre permission...

J'ajoute que des vaccins multivalents à la fois contre la grippe et le coronavirus ne me choquent pas car ceux qui font des formes graves de grippe et de covid sont les mêmes.
Les vacciner en même temps contre les deux maladies si les covid deviennent saisonnières est plutôt pertinent...
sans en espérer des miracles.
Le tout est de disposer de vaccins qui ne soient pas des merdes et qu'on ne se mette pas en tête de vacciner la terre entière tous les six mois...
Par ailleurs...
Il serait grand temps de développer la même énergie et les mêmes moyens aux traitements précoces de ces maladies, tout en diversifiant le choix entre les vaccins et sans enterrer les vaccins classiques à virus atténués.
Encore une fois ça n'engage que moi... mais d'autres vont y penser.

9 octobre 2021

Manifestation anti pass

9/10/2021







Nicolas PINOT / DNA - 9/10/2021

Feuille d'encre, une nouvelle librairie en plein centre de Colmar

Du nouveau pour la cour Waldner-Stephan à Colmar. La librairie indépendante Feuille d’encre prend ses quartiers dans ce bel écrin à l’abri du tumulte urbain et se propose de choyer le lecteur-flâneur Colmarien.

Une librairie ouvre, de surcroît cour Waldner-Stephan. Les Colmariens habitués à transiter par ce petit havre de paix et son fameux arbre de Judée ont déjà remarqué que quelque chose se tramait dans l’ancien magasin Catimini. Annabelle Canastra, qui vient de Guebwiller, et Nicolas Costezen, tous deux anciens libraires à Paris, ouvrent ces jours-ci Feuille d’encre, un refuge pour tous les passionnés de lecture.

« Nous voulions offrir une expérience différente aux Colmariens. Le lecteur est bien souvent un flâneur, et le livre incarne un temps où il faut savoir s’arrêter. Cette belle cour permet un décrochage tout en restant dans le centre-ville. Nous voulions créer une librairie où les clients peuvent venir comme s’ils avaient rendez-vous », explique Annabelle qui souhaite que les lecteurs « se sentent attendus » mais aussi susciter « l’envie et la curiosité ».

Sur une surface de 83 m², les anciens locaux ont été transfigurés, notamment par l’architecte d’intérieur Alena Zuliani et le menuisier Thierry de la société Alsace Wood Factory. « Faire participer des artisans du coin était essentiel pour nous ».

« Répondre au plus de monde possible avec des choix originaux, mais sans être élitiste »

Chaque détail est soigné, jusqu’aux lampes en carton recyclé. « Nous voulions du bois, et pas que des spots ». Avec une ambiance chaleureuse, une signalétique limpide et l’abattage d’un mur, l’ancien magasin semble avoir doublé de surface.

L’offre, plus de 8 000 ouvrages « mais cela est voué à augmenter avec l’aide de la clientèle », est généraliste mais éclectique et « choisie ». L’accent a été mis sur l’histoire, les arts, la littérature et la jeunesse avec notamment des bandes dessinées, mais aussi sur l’Alsace qui dispose d’une étagère à elle seule.

« Nous nous engageons derrière nos livres. Il s’agit de répondre au plus de monde possible avec des choix originaux, mais sans être élitiste », dit Nicolas Costezen. « Nous avons choisi chaque livre, et de défendre certains auteurs pas toujours dans l’air du temps mais indispensables à la pensée », ajoute Annabelle.

À l’heure où les librairies sont plus enclines à quitter le centre-ville et les commerces indépendants se raréfient, la nouvelle ne peut que réjouir la clientèle locale. « Le but d’une librairie indépendante est de résister et de s’enraciner comme une tradition », estime Annabelle. « Et cette histoire ne peut pas s’écrire seule, mais accompagnée des lecteurs. »

Librairie Feuille d’encre : 5, cour Waldner-Stephan à Colmar. Ouvert du mardi au vendredi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 19 h, et les samedis de 9 h 30 à 19 h en continu. Tél. : 03 89 23 57 56.

cliquer ⇒ ici

Manifestation anti pass sanitaire du 9 octobre 2021 à Colmar (photos)








Phil

DNA Colmar : tapis rouge pour les Républicains…

Bernard Friedrich

Nous aurions en France plus de 400 000 « normes » et environ 11 500 lois « que nul ne peut ignorer » ! Alors, une de plus ou une de moins, quelle importance. Surtout si, comme beaucoup d‘autres, elle ne servira à rien d’autre qu’à inscrire dans la postérité le nom de son auteur. Qui par exemple, à Colmar, connaît les suites de cette proposition de loi sur le stationnement des gens du voyage déposée par un certain député Gilbert Meyer le 17 janvier 2002 devant la présidence de l’Assemblée nationale, problème que le maire de l’époque n’a d’ailleurs jamais pu résoudre…
On est donc en droit de s‘interroger sur l’intérêt de légiférer « pour enseigner l’histoire régionale en école primaire ». Déjà, on pourrait expliquer à nos têtes blondes que contrairement à la présupposition du député de Colmar, l’Alsace a bien une histoire commune avec la France. Bien sûr, comme toutes les autres régions de France, elle a ses particularités dont la plus prégnante est probablement cette succession, pour le moins tourmentée, d’annexions tour à tour françaises et allemandes.
Pour autant, faut-il perdre son énergie pour légiférer sur ce sujet lorsqu‘il est plus simple et évident de laisser à toutes nos régions en quête d’autonomie et de pouvoirs l’initiative en ce domaine ? Voilà typiquement une question du ressort de la Communauté européenne d’Alsace en quête de responsabilités.

8 octobre 2021





Coopérative Sonneblüem
7 rue du Grillenbreit
68000 COLMAR
magasin@sonnebluem.fr

7 octobre 2021

Yannick Lefrançois

Paru en pages Région des DNA : le dessin des Chuchotements !..

Le règlement intérieur adopté par les élus lundi dernier donne le siège de la CEA à Strasbourg et les séances plénières à Colmar.



Galerie Murmure : reportage TV7 de l'exposition "Partitions Graphiques"


Chers amis, clients et amateurs d'art,

Gael Poulain de TV7, nous présente un petit reportage sur la nouvelle exposition de la galerie Murmure où se dévoile toute la poésie de ses prises de vues.

À travers l’œil de sa caméra, elle nous offre une mélodie issue des « partitions graphiques » exposées à la galerie. Une valse à deux temps où les œuvres peintes et gravées de Frédéric Klein épousent le rythme des sculptures de Yann Baco.

Pour découvrir le reportage, suivez ce lien ! Merci Gael...

Pour découvrir l'exposition, je serais ravie de vous accueillir à la galerie Murmure les jeudis et vendredis de 14h à 18h ainsi que les samedis de 10h à 19h. Egalement sur rendez-vous au 03.89.41.49.25.

Amicalement,

Audrey

5 octobre 2021

Conférence de Pierre HAAS : l'Épopée Emile Mathis

Samedi 23 octobre à 16h30 au PMC à Colmar

Pôle Média-Culture Edmond Gerrer (PMCEG) - Colmar

Pierre HAAS : auteur de l'ouvrage "Emile Mathis - l'épopée d'un industriel alsacien passionné d'automobiles"

Le samedi 23 octobre à 16h30, Les Amis de la Bibliothèque de Colmar vous proposent au Pôle Média-Culture Edmond Gerrer de Colmar, une conférence par M. Pierre Haas, auteur de l'ouvrage "Emile Mathis - l'épopée d'un industriel alsacien passionné d'automobiles".

Monsieur Haas présentera cette grande aventure alsacienne qui a eu lieu entre 1898 et 1956. Pour les personnes intéressées, il dédicacera son ouvrage à l'issue de la conférence.

Entrée gratuite par la rue du Chasseur. Pas de réservation préalable.

Le pass sanitaire et le port du masques sont obligatoires.

Renseignements :


Caroline Conte

Pour mes amis Alsaciens et les autres :

"Marthe et Mathilde : L'histoire vraie d'une incroyable amitié (1902-2001)" - Pascale Hugues

Marthe est française et Mathilde est allemande, elles sont nées en 1902 à Colmar. Leur petite-fille raconte l’histoire compliquée de sa famille alsacienne, indissociable de l’Histoire de cette région.
En 1871, l’Alsace devient allemande, annexée au Reich par le traité de Francfort. Dix ans avant qu’elle ne redevienne française, les parents de Mathilde s’installent à Colmar, dans l’immeuble des parents de Marthe. Commence alors une grande amitié entre les deux petites filles qui durera toute leur vie.
Le 18 novembre 1918, « Colmar tout entier fredonne le mâle hymne national », la Marseillaise. Mais les Alsaciens sont des Français qui parlent allemand ; ils aiment la France mais leur culture est germanique. En 1919, avec l’expulsion des premiers allemands, la famille de Mathilde craint d’être renvoyée de l’autre côté du Rhin.
Quand en 1940, l’Alsace connaît un nouveau retournement de situation, c’est Marthe, veuve d’un officier français, qui doit se réfugier à Tours avec ses deux fils. Il faut attendre la fin de la guerre pour que les deux amies soient réunies, « Kolmar redevient Colmar et les rues changent de nouveau de nom ». Quelques années plus tard, le fils de Marthe épouse la fille de Mathilde.
(Source : Babelio)



« Pas de pass sanitaire a priori sur le marché de Noël de Colmar » dit son maire Eric Straumann

France Bleu Alsace
Replay du lundi 4 octobre 2021

Le maire de Colmar, Eric Straumann était l'invité du matin de France Bleu Alsace. Pour évoquer le marché de Noël de la ville, de retour après l'année 2020 marquée par le Covid. Un marché avec chalets, et a priori sans pass sanitaire.

Photo Edouard Dabrowski

Le maire de Colmar Eric Straumann a annoncé ce lundi matin sur France Bleu Alsace le grand retour du marché de Noël de la ville. Mais en version allégée.

Avec des chalets, mais en moins grand nombre. Moins 10% environ.

« Les chalets vont revenir comme d'habitude, mais avec 10% des chalets supprimés pour éviter les goulets d'étranglement » dit Eric Straumann. Le maire dit avoir demandé au préfet du Haut-Rhin à ce que le pass sanitaire ne soit pas demandé pour entrer en ville. Histoire de ne pas compliquer l'organisation du marché.

« Il n'y aura donc a priori pas de pass sanitaire. S'il était finalement exigé, nous devrions reconsidérer l'organisation du marché. Parce que cela risque de poser plus de problèmes que de résoudre d'éventuelles difficultés » explique le maire.

« On espère 500.000 visiteurs, soit la moitié de la fréquentation habituelle. Mais nous sommes très étonnés par la fréquentation touristique de cet automne. Les restaurants et les terrasses sont pleins. On a une belle fréquentation. Donc nous partons sur une jauge de 500.000 mais il n'est pas exclu que l'on se retrouve avec une fréquentation plus importante » dit le maire.

France Bleu Alsace
Cliquer ici
Phil

Aujourd'hui, on reparle de pédocriminalité dans l'Église, alors je remets ce "vieux" dessin...

3 octobre 2021

L'architecture est une expression de la culture

Michel Spitz

La création architecturale, la qualité des constructions, leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant, le respect des paysages naturels ou urbains ainsi que du patrimoine sont d'intérêt public. Les autorités habilitées à délivrer le permis de construire ainsi que les autorisations de lotir s'assurent, au cours de l'instruction des demandes, du respect de cet intérêt (Article 1 de la Loi sur l'architecture 3 janvier 1977).
Fidèles à leur tradition automnale, les Journées de l’Architecture de la Maison Européenne de l’Architecture ont invité le public à découvrir à vélo la production bâtie du XXème siècle mais aussi les projets récents, à travers un parcours dans le centre historique de Colmar. Merci aux architectes et paysagiste, Dominique Rambeaud, René-Pierre Ortiz, Eric Nieder, Mathieu Laperelle et Serge Gross pour leur éclairage.

30 septembre 2021

20 minutes

Strasbourg : Le tribunal administratif confirme la suspension de deux soignants non-vaccinés

Cette décision, très attendue et rendue à Strasbourg, pourrait faire jurisprudence en France.

Oui, des soignants peuvent bien être suspendus et privés de salaire s’ils ne remplissent pas leur obligation vaccinale contre le Covid-19. C’est, en résumé, ce qu’a rendu comme décision le tribunal administratif de Strasbourg ce lundi, relate France 3 Grand-Est.

Un couple d’aides-soignants - tous deux travaillent à l’hôpital de Loewel, à Munster (Haut-Rhin) - avait déposé un recours en urgence. Il a été rejeté. « Aucun des moyens soulevés par le requérant n’est, en l’état de l’instruction, de nature à constituer une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales invoquées », écrit le tribunal administratif dans le rendu d’une décision qui pourrait faire jurisprudence.

ICI

28 septembre 2021

Entretien — Covid-19

Célia Izoard – Reporterre

« Le passe sanitaire est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens »

Selon le professeur de droit Guillaume Zambrano, le passe sanitaire est une atteinte aux droits fondamentaux ainsi qu’une sanction extrajudiciaire. Il a lancé une requête collective auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme.


Guillaume Zambrano est maître de conférences en droit privé à l’université de Nîmes. Face à la loi imposant le passe sanitaire, il a lancé une requête collective auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme.

Reporterre — En quoi le passe sanitaire porte-t-il atteinte aux droits fondamentaux ?

Guillaume Zambrano — Être exclu des transports publics, hôpitaux, cafés, restaurants, bibliothèques, associations sportives et culturelles et autres lieux de réunion est une privation de liberté extrêmement lourde : c’est une privation du droit de réunion, de la liberté d’aller et de venir, une véritable exclusion de la vie sociale. Le plus grave est qu’il s’agit d’une sanction extrajudiciaire. Depuis le XVIIᵉ siècle et le Bill of Rights anglais destiné à limiter l’arbitraire des souverains, notre tradition juridique est fondée sur le principe de l’habeas corpus : toute personne privée de liberté a le droit de passer devant un juge. De fait, quand une personne est assignée à résidence ou condamnée à porter un bracelet électronique, la mesure doit être approuvée par le juge des libertés et de la détention. Quand on condamne des personnes pour des dommages sociaux comme le vol, la fraude fiscale, les coups et blessures, elles ont eu droit à un procès. Et généralement, le but visé est la réinsertion sociale : même pour des délits graves, il y a du sursis, des aménagements de peine. Mais avec le passe sanitaire, toute une catégorie de personnes reçoivent une sanction pénale maximale sans qu’il y ait eu de jugement, sans même avoir pu se défendre.

Qu’est-ce qui justifie cette sanction ? Le fait de ne pas pouvoir (ou ne pas vouloir) présenter un QR code à l’entrée des lieux publics, de ne pas être vacciné ou testé. Ce qui est reproché aux gens, c’est d’être potentiellement contagieux. C’est d’autant plus grave qu’il est très rare en droit que l’on soit condamné pour une infraction par omission. La règle est d’être condamné pour avoir fait quelque chose, et non pour ne pas avoir fait quelque chose. Il existe le délit de non-assistance à personne en danger (article 223-6 du Code pénal), mais ses conditions sont très restrictives et les condamnations rares. Il existe aussi une jurisprudence pour des personnes ayant contaminé d’autres personnes avec le Sida en connaissance de cause, mais les juges ont retenu l’aspect intentionnel : non seulement elles se savaient malades et n’ont pas pris de précautions, mais elles ont déclaré vouloir contaminer d’autres personnes, c’est ce qui a motivé la condamnation [1].

« Ce ne sont plus les juges mais la population elle-même qui applique la sanction. »

Le passe sanitaire — sanction extrajudiciaire selon vous — représente-t-il un basculement ?

Le passe sanitaire sort du cadre ordinaire du droit pénal. Il donne lieu à des sanctions sociales inédites qui sont un mélange de privation de liberté, de stigmatisation et d’incitation à l’humiliation publique. C’est un moyen extrajudiciaire de désactiver socialement les gens, de les débrancher, en quelque sorte. Et ce ne sont plus les juges, mais la population elle-même — les cafetiers, les bibliothécaires, les gardiens de musée ou les employés des hôpitaux — qui applique la sanction. Cela indique que le gouvernement est passé dans une logique de répression massive : comme il ne peut pas mettre un juge derrière chaque citoyen, il se repose sur la population et sur des moyens automatisés pour le faire. C’est une révolution anti-libérale. La seule comparaison possible est celle du crédit social en Chine, une forme de rééducation à la carotte et au bâton : je t’interdis de prendre le train, d’accéder à tel emploi, d’aller au cinéma…

La pandémie de Covid-19 ne justifie-t-elle pas de déroger au droit de manière exceptionnelle ?

Depuis deux siècles, la France a érigé la liberté en tant que principe fondamental, naturel, inaliénable : les restrictions sont des exceptions qui doivent être strictement justifiées et proportionnelles. Dans le cadre d’un raisonnement sur la proportionnalité, les mesures portant atteinte aux libertés fondamentales doivent remplir trois conditions. D’abord, le test d’« aptitude » : la mesure est-elle apte à atteindre l’objectif affiché ? Le passe sanitaire et l’obligation vaccinale peuvent-ils lutter efficacement contre l’épidémie ? On peut en discuter, puisque les vaccins n’empêchent pas forcément la contagion. Ensuite, le test de « nécessité » : y aura-t-il un très grand nombre de morts si le gouvernement ne met pas en place cette mesure ? Vraisemblablement non, ce n’est pas le cas dans les pays qui n’ont pas recours au passe sanitaire comme la Suède ou l’Angleterre. Enfin, le test de « substitution » : existe-t-il des mesures alternatives et moins restrictives qui permettraient de lutter contre les effets de l’épidémie ? Oui : le gouvernement pourrait ouvrir des lits de réanimation, créer des hôpitaux de campagne, vacciner les personnes les plus à risque et les personnes volontaires, et tester fréquemment les soignants, ce qui serait dans ce cas plus efficace que l’obligation vaccinale. Le passe sanitaire et l’obligation vaccinale sont donc des mesures disproportionnées et excessives par rapport à la nature du danger et à leur capacité à y répondre.

L’obligation vaccinale des soignants, ou la quasi-obligation vaccinale imposée par le passe sanitaire, sont-elles contraires au droit ?

Le plus fondamental des droits fondamentaux est le respect de la dignité humaine dont le consentement libre et éclairé à l’acte médical est une manifestation. En principe, les atteintes à l’intégrité du corps humain ne sont jamais permises, sauf dans des circonstances particulières et si et seulement si elles sont justifiées par un intérêt médical pour vous [2]. En avril dernier, les juges européens ont rendu un arrêt justifiant la vaccination obligatoire des enfants contre le tétanos (arrêt Vavřička, 8/04/21) : on note que d’une part, la balance bénéfice/risque est positive pour les enfants, car le tétanos est dangereux pour eux, et que d’autre part, l’ancienneté des vaccins permet de connaître leur efficacité et la nature des risques à long terme. Dans le cas des vaccins contre le Sars-Cov2, c’est différent : non seulement leur intérêt médical pour les enfants et les adolescents fait débat [3], mais le fait qu’ils soient basés sur une technologie nouvelle ne permet raisonnablement pas d’en connaître les risques à long terme.

« Ce qui risque de se normaliser n’est plus seulement l’atteinte à la vie privée, mais l’atteinte à l’intégrité physique des individus. »

Ne risque-t-on pas de voir ces mesures d’exception se normaliser ?

Le risque est d’autant plus grand que la menace épidémique n’est pas de nature provisoire. Nous allons devoir vivre avec ce virus, ou avec d’autres virus. Si on est face à un risque permanent, alors il faut mettre en place des mesures permanentes, et celles-ci doivent bien sûr être compatibles avec les libertés. On peut constater que les mesures antiterroristes temporaires ont été dévoyées pour s’installer de manière permanente dans notre droit. Avec l’opération Sentinelle, le fait d’utiliser l’armée pour exercer des pouvoirs de police sur le peuple s’est normalisé. La surveillance de la population aussi : dans les années 1980, les écoutes de l’Élysée ont fait scandale ; en 2020, l’État peut écouter n’importe qui. Les mesures antiterroristes ont donc progressivement fait disparaître du droit la protection de la vie privée. Si on transpose cette situation aux mesures d’exception sanitaires, les conséquences sont vertigineuses : ce qui risque de se normaliser, ce n’est plus seulement l’atteinte à la vie privée, mais l’atteinte à l’intégrité physique des individus, la privation de sortie et de mouvement.

Quels espoirs placez-vous dans la requête que vous portez auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme ?

Il faut rappeler une chose élémentaire : les droits de l’Homme sont au-dessus des lois. C’est la raison d’être de ces textes. Si les droits fondamentaux ont été inscrits dans les juridictions internationales et les constitutions, c’est précisément pour éviter que les gouvernements n’adoptent des lois contraires aux libertés et ne fassent basculer un pays dans la dictature. Il est donc nécessaire (quoique pas forcément suffisant) d’en appeler à la Cour européenne des droits de l’Homme dans la situation actuelle. En pratique, le but est d’éviter que l’obligation du passe sanitaire ne soit prolongée au-delà du 15 novembre 2021 par l’adoption d’une nouvelle loi. La Cour est légalement obligée de traiter toutes les requêtes, or ses moyens sont limités. Si elle est saisie par des dizaines de milliers de personnes, elle sera contrainte d’écouter nos arguments, pour éviter d’être complètement paralysée administrativement. En 2020, la CEDH a reçu un total de 40 000 requêtes de toutes natures. C’est ce chiffre qu’il faut dépasser. Nous sommes déjà à plus de 20 000. Toute personne de plus de 12 ans peut attaquer gratuitement et sans risques la loi sur le passe sanitaire.

RAPPEL !

AUJOURD’HUI À 20 H

Ciné-Débat : Douce France

Documentaire de Geoffrey Couanon - France - 2021 - 1h35
Soirée organisée par le RECIT, Réseau Est Cinéma Image et Transmission et en partenariat avec Terre de Liens Alsace et Eco-Bio Alsace.

Projection suivie d'un débat en présence du réalisateur Geoffrey Couanon.

Amina, Sami et Jennyfer sont lycéens en banlieue parisienne, dans le 93. Avec leur classe, ils se lancent dans une enquête inattendue sur un gigantesque projet de parc de loisirs qui implique d’urbaniser les terres agricoles proches de chez eux. Mais a-t-on le pouvoir d’agir sur son territoire quand on a 17 ans ?
Drôles et intrépides, ces jeunes citoyens nous emmènent à la rencontre d’habitants de leur quartier, de promoteurs immobiliers, d’agriculteurs et même d’élus de l’Assemblée Nationale.
Une quête réjouissante qui bouscule les idées reçues et ravive notre lien à la terre !

Pour plus d'informations sur le film, rendez-vous sur : https://doucefrance-lefilm.fr/

27 septembre 2021

26 septembre 2021

Jean Linnhoff

Quand mon ami Hervé me laisse carte blanche pour peindre son camion de pizza !







Isabelle Kieffer

- 26/9/2021 - Quand j’ai lu que Straumann se réjouissait du retour des marchés de Noël cependant « réduits de 10% », j’ai frémi pour les Colmariens. Rien ne change. Bistrotiers et commerçants imposent leur loi. Quant à Obernai qui en avance la date...
Mon amie qui habite avenue de la Marne n’en peut plus des animations et événements, les vaches ça a été le pompon, elle construit au fond des Maraîchers mais désespère de vendre son grand et bel appartement, pas une proposition depuis Mai. Le problème et le coût du stationnement en dissuadent plus d’un.
À croire que villes et villages alsaciens qui ont pourtant des atouts suffisants avec leur architecture, leur cachet, leur pittoresque, leurs musées, tiennent à devenir un grand parc d’attraction.

25 septembre 2021

Comédie de Colmar : "Avant la Nuit d'après"

Michel Spitz

Une merveille à découvrir derrière la Manufacture... "Avant la Nuit d’après", un magistral spectacle invité par la Comédie de Colmar ! Voltige, liberté, mât chinois, théâtre, musique, chant, acrobatie alimentent une fresque vivante aux lumières douces, poudreuses et satinées. La compagnie EquiNote, alsacienne d’origine, écrit son identité en tant que cirque théâtre équestre de création. Ses chevaux en sont les piliers : compagnons de route et de jeu mais aussi d’inspiration. Dans le rond de piste du chapiteau, animaux et humains s’accordent dans une aventure singulière ou les émotions et les sensibilités s’exercent avec force, générosité, confiance et sincérité en entraînant dans un entre deux mondes. Au centre de la piste un carrousel arrêté tourmente un acteur dans un ailleurs. Les figurines du manège le hantent comme ses fantômes. Dans un univers fantastique cocasse, entre rêve et réalité, vie et mort, son procès s’ouvre…
Photos : Michel Spitz




Manifestation anti pass sanitaire du 25 septembre 2021 à Colmar (photos)