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15 octobre 2025

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Gastel Etzwane

-15/10/2025- Pour mesurer le désastre de la politique française actuelle, je vous laisse deviner l’auteur et celui qui a prononcé ce texte.
« Il est des heures graves dans l’histoire d’un peuple où sa sauvegarde tient toute dans sa capacité de discerner les menaces qu’on lui cache.
L’Europe que nous attendions et désirions, dans laquelle pourrait s’épanouir une France digne et forte, cette Europe, nous savons depuis hier qu’on ne veut pas la faire.
Tout nous conduit à penser que, derrière le masque des mots et le jargon des technocrates, on prépare l’inféodation de la France, on consent à l’idée de son abaissement.
Il n’est plus possible que la volonté nationale, et le corps social, soient soumis aux forces impersonnelles et étrangères. Il n’est plus possible qu’un pouvoir obscur et irresponsable, émanation d’une technostructure, se substitue à la décision politique nationale.
L’Europe ne peut dispenser la France d’une politique étrangère qui lui soit propre. L’Europe ne peut servir à camoufler l’effacement d’une France qui n’aurait plus, sur le plan mondial, ni autorité, ni idée, ni message, ni visage. Nous récusons une politique étrangère qui cesse de répondre à la vocation d’une grande puissance, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et investie de ce fait de responsabilités particulières dans l’ordre international.
C’est pourquoi nous disons NON.
NON à la politique de la supranationalité.
NON à l’asservissement économique.
NON à l’effacement international de la France.
Favorables à l’organisation européenne, oui, nous le sommes pleinement. Nous voulons, autant que d’autres, que se fasse l’Europe. Mais une Europe européenne, où la France conduise son destin de grande nation. Nous disons non à une France vassale dans un empire de marchands, non à une France qui démissionne aujourd’hui pour s’effacer demain.
Puisqu’il s’agit de la France, de son indépendance et de l’avenir, puisqu’il s’agit de l’Europe, de sa cohésion et de sa volonté, nous ne transigerons pas. Nous lutterons de toutes nos forces pour qu’après tant de sacrifices, tant d’épreuves et tant d’exemples, notre génération ne signe pas, dans l’ignorance, le déclin de la patrie.
Comme toujours quand il s’agit de l’abaissement de la France, le parti de l’étranger est à l’œuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l’écoutez pas. C’est l’engourdissement qui précède la paix de la mort.
Mais comme toujours, quand il s’agit de l’honneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence. Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l’espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours et l’Europe de demain. »


Texte rédigé par Pierre Juillet et Marie-France Garaud.
Prononcé par Jacques Chirac le 6 décembre 1978 : l’appel de Cochin.

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14 octobre 2025

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Pierre Duriot

En l’absence de « rupture », le RPF a des solutions

-13/10/2025- L’art habituel de prendre les Français pour des ânes, faire croire qu’il y aura une « rupture », reprendre les mêmes, y ajouter quelques « indépendants », qui sont déjà mouillés jusqu’au cou avec la Macronie et présenter la mixture comme une nouveauté alors qu’on a raclé le fond de la gamelle. Ils sont indécrottables et ne peuvent se résoudre à faire autrement, avec d’autres hommes, que ce qui nous a menés à la ruine. Fort heureusement, personne ne se laisse prendre au piège, même avec ces médias, toujours occupés à faire le service après-vente, qui nous mettent en avant leurs outsiders Edouard Geffray qui est en réalité un homme de l’appareil qui a conduit les résultats scolaires là où ils sont, dans les derniers du classement PISA, ou Laurent Nunez, cité lors des affaires avec Benalla. Comment on-t-ils pu penser que ça pouvait passer ?
Marine Le Pen s’est résolue à appliquer, enfin, la recette soufflée par le RPF : faire tomber les unes après les autres les créatures de Macron afin de le pousser soit à partir, soit à revenir devant les urnes. On ne voit pas d’ailleurs en quoi on devrait attendre de voir ce que ces faux nouveaux vont faire, ce sont les mêmes et ce qu’ils vont faire, on le sait déjà : la même chose.
Braun-Pivet attend impatiemment un gouvernement pour que les députés se « remettent au travail » et continuent à pondre des lois, des règles, qui s’ajoutent à celles déjà pléthoriques de l’Europe. Au RPF, nous sommes toujours force de proposition constructive et nous suggérons à nos députés, plusieurs types de travaux : examiner quels lois et règlements on peut supprimer. Voir de quels étages du millefeuilles administratif on peut se passer. Chercher les dépenses inutiles et fumeuses en direction de l’étranger et qu’on peut supprimer. Voir quelles niches fiscales on peut supprimer. Dénicher les agences gouvernementales qui ne servent à rien et les supprimer. S’atteler à trouver des moyens de lutter contre les fraudes sociales et fiscales. Recenser tous les gens qui n’ont rien à faire en France, ils sont environ un million et organiser leur départ sans possibilité de retour. Plancher sur un budget rationalisé en direction de « l’intérêt des Français », comme l’ajoutent ces derniers jours d’inénarrables politiciens professionnels, qui avouent, par ricochet, que justement, rien n’a été fait jusqu’à présent, dans l’intérêt des Français.
On leur reprécisera que depuis Pompidou, il faut « arrêter d’emmerder les Français », que personne n’a voté pour accueillir des millions d’Africains, que personne n’a voté pour l’arrêt des moteurs thermiques, que personne n’a voté pour payer plus cher son gasoil et son électricité, que personne n’a voté pour voir disparaître les services publics, que personne n’a voté pour qu’on enseigne la sexualité des adultes aux enfants de primaire et que tout cela serait parfaitement possible si la gestion se faisait justement dans « l’intérêt des Français ».


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13 octobre 2025

Yves Hemedinger

-12/10/2025- Comme je l’ai écrit il y a deux semaines, je n’ai plus aucune appartenance partisane et l’évolution des derniers jours me conforte dans cette décision.
Cela ne veut pas dire que je renie mes convictions gaullistes, elles restent, depuis mes 16 ans et mes premiers engagements, le fil conducteur de mes prises de position.
J’étais RPR et je le reste !
Comme je ne suis ni une girouette ni un opportuniste (j’ai beaucoup d’autres défauts) je n’ai pas l’intention de rejoindre un autre mouvement.
Désormais, ma seule et unique étiquette, c’est Colmar.
Et ma boussole, c’est le bien commun des Colmariens.

12 octobre 2025

Elisabeth Spitz


Des bouts de soi s’échappent chaque jour.
On ne retient pas l’éphémère
ni les vagues de la mer.
Dès que c’est possible,
essayer de pardonner,
oser changer de logiciel,
mettre au pluriel,
faire éclater les scénarios partiels,
et garder son essentiel confidentiel.
Même pendant l’orage,
admirer la beauté du ciel.
Même si ça brûle,
préférer l’ardeur à la tiédeur.
Eric Nieder

11 octobre 2025

Yves HEMEDINGER
11/10/2025

Discours de la méthode

Gouverner, ce n’est pas imposer, c’est écouter, comprendre et agir.
La bienveillance sans manipulation plutôt que le machiavélisme sans constance !
Pour moi, la gouvernance, c’est d’abord l’écoute.
Lorsque j’étais à la mairie (et depuis) j’ai privilégié une méthode fondée sur la proximité et le dialogue : être présent sur le terrain, réellement, pour comprendre les attentes de chacun, les noter. Et non pas seulement pour faire des photos.
À cela s’ajoutaient des outils d’échange et de réflexion que j’avais mis en place à l’époque : le Conseil municipal des enfants, le Conseil des sages, le Conseil économique, social et environnemental, ou encore les Conseils de quartier, auxquels vous avez été nombreux à participer.
Ensuite vient le temps de la décision, une décision réfléchie et expliquée en toute transparence.
Mais il existe une étape trop souvent oubliée : celle de l’évaluation. Car une décision, si elle ne produit pas les résultats escomptés ou si la situation évolue, doit pouvoir être adaptée.
C’est cette manière de faire humaine, sincère et responsable qui continue de guider ma vision de l’action publique.
DNA Colmar - Guebwiller
11/10/2025

Cette semaine, Yves Hemedinger expliquait dans nos colonnes sa stratégie pour recueillir les avis des Colmariens : en allant à leur contact. « Le matin je prends des cafés dans trois bars différents, le soir je fais pareil, mais avec des bières. » Cela s’appelle une diététique. Est-elle idéale pour garder « Les idées claires », nom de son association ? Et a-t-il ce même régime en se rendant dans trois restaurants tous les jours ? Si c’est le cas, on espère qu’il ne prend pas une choucroute à chaque fois.

9 octobre 2025

Yves Hemedinger

-9/10/2025- On est chez les fous ! Personnellement, cela ne fait qu’accélérer mon écœurement de cette politique-là et des partis politiques.
Pendant le débat sur la réforme des retraites, la France a connu plusieurs centaines de milliers de manifestants dans les rues.
Des dégradations, des policiers blessés, des semaines de tensions et de désordre.
Les macronistes, arc-boutés sur la seule « grande » réforme du quinquennat, affirmaient alors que c’était « cette réforme ou la fin des retraites », « la seule façon de réaliser des économies indispensables pour éviter la faillite du pays ».
Plutôt que d’écouter le peuple, ils ont choisi le passage en force.
Le 49.3 est venu clore le débat, balayant toute opposition.
Et aujourd’hui, les mêmes oui, les mêmes envisagent de suspendre cette loi.
Non pas parce qu’ils auraient changé d’avis, mais parce que leurs postes sont en jeu.
Consternant. Tout simplement.
Des grands malades !

8 octobre 2025

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Kuzmanovic Georges
7/10/2025

Emmanuel Macron restera comme un désastre pour la France.

L’un de ses pires dirigeants, tous régimes confondus.
Mais le pire, ce n'est pas seulement lui. C'est toute la cour de rats médiocres qui ont prospéré sous son aile : Gabriel Attal, Édouard Philippe, Valérie Hayer, Alain Minc, tant d'autres adorateurs de "Jupiter", et jusqu’à TF1/LCI, propriété du groupe Bouygues, si prompt à engranger les bénéfices de la vente d’Alstom à General Electric.
Tous ces petits Iago de la Macronie, qui ont tout eu grâce à lui, qui ne seraient rien sans lui… et qui aujourd’hui le lâchent, avec l’ingratitude des faibles.
Ces gens-là ont été les serviteurs zélés de son néolibéralisme, les instruments dociles de son européisme aveugle, les relais de son atlantisme servile.
Ils ont accompagné, soutenu et justifié la désindustrialisation de la France, l’affaiblissement de l’État, l’écrasement social du peuple français.
Et maintenant, ils jouent les vierges effarouchées.
Leur expression publique est une honte.
Leur place n’est pas dans les studios de télévision, mais avec leur maître : dans les poubelles de l’Histoire.


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Nathalie Aubert
8/10/2025

J’ai lu avec stupéfaction les propos de Madame Klinkert affirmant être "prête à y retourner" en cas d’élections législatives anticipées.
Madame Klinkert, vos concitoyens ne sont pas amnésiques.
Vous avez fait le choix, en 2020, de rejoindre le parti présidentiel Renaissance pour servir un pouvoir dont les politiques ont plongé la France dans le désordre, la défiance et le chaos !
En 2022, vous avez été réélue sous l’étiquette macroniste. Résultat : un mandat sans cap, sans défense réelle des intérêts de notre territoire, pire, une trahison des électeurs !
Aujourd’hui, venir prétendre "repartir" comme si de rien n’était relève d’une forme d’aveuglement politique. La réalité, c’est que les Français n’en peuvent plus de ces responsables qui, après avoir accompagné l’échec, prétendent incarner l’alternative. Par votre engagement politique vous êtes comptable de cette débâcle !
La page est tournée, Madame Klinkert. Ce que notre pays attend désormais, c’est un véritable changement, pas un recyclage et un retour en arrière.
Assumez, il est temps de partir maintenant !



Yves Hemedinger
8/10/2025

Je n’ai jamais cru en Emmanuel Macron. Je l’ai toujours combattu, et j’ai hâte qu’il cesse de faire du mal à la France.
Mais entendre aujourd’hui Édouard Philippe et Gabriel Attal lâcher opportunément Emmanuel Macron – celui à qui ils doivent politiquement tout, m’écœure profondément.
Parions que nous observerons le même phénomène localement.
Il y a des moments, dans la vie politique, qui révèlent les tempéraments et les convictions profondes.
La période actuelle en est un parfait exemple : certains, dans la tourmente, choisissent de se désolidariser de celui à qui ils doivent leur ascension, espérant ainsi sauver leur avenir personnel.
C’est une posture classique, mais profondément cynique. En réalité, c’est une manière de « tuer le père » – un geste symbolique qui en dit long sur leur conception du pouvoir et de la loyauté.
Pour ma part, j’ai toujours refusé cette logique.
En 2020, lors des élections municipales, j’aurais pu me présenter contre Gilbert Meyer, dont j’étais le bras droit depuis de nombreuses années. Les circonstances me l’auraient permis, certains même m’y encourageaient.
Mais je ne l’ai pas fait. Non par faiblesse, mais par conviction.
Parce que je devais beaucoup à l’homme, au maire, au mentor.
Parce que la loyauté, la reconnaissance et le respect ne sont pas des valeurs accessoires : elles définissent la manière dont on conçoit l’engagement public.
Contrairement à ceux qui estiment que la fin justifie les moyens, je crois que la manière compte autant que le résultat.
En politique, comme dans la vie, la fiabilité, la cohérence et la fidélité à ses principes sont les véritables marques de solidité.
Je ne cherche ni à me démarquer pour exister, ni à trahir pour progresser.
Je préfère construire dans la durée, avec sérénité, constance et sens des responsabilités.
C’est cela, à mes yeux, la véritable valeur ajoutée en politique : être un repère stable dans un monde où beaucoup changent de cap au gré des vents.

Nous aurons le même phénomène ici, à Colmar, où notre députée fera tout pour faire oublier son indéfectible soutien à Macron. Il en ira de même pour notre maire, sans oublier son soutien total à Bruno Le Maire, qu’il avait fait venir à Colmar (voir photo) pour le présenter, comme un « futur président de la République ».



[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

H16

Nos si coûteux Médias-Mensonges

-8/10/2025- Il devient de plus en plus difficile de suivre les amusantes (ou effrayantes) histoires de la presse de grand chemin : la vérité du jour se révèle complètement bidon quelques temps plus tard.

Et s’il fallait jadis plusieurs mois pour que le bidonnage soit révélé, ce n’est plus vraiment le cas dernièrement où quelques heures suffisent parfois pour renvoyer les équipes de clowns journalistes et les bouffons politiques à leurs études.

Pour s’en convaincre, voici quelques éléments d’appréciation de l’ampleur des farces tragiques que la presse et nos dirigeants politiques nous assènent ces derniers mois.

Ainsi, le 15 novembre 2022, un missile frappe le village de Przewodów (à vos souhaits) en Pologne, près de la frontière ukrainienne. Immédiatement, nos fiers soldats de l’information montent à l’assaut : armés de leurs informations de première main, Le Monde ou Le Figaro (parmi les ribambelles de journaux du même acabit) nous expliquent que ce missile, évidemment russe, pourrait déclencher l’article 5 du traité de l’OTAN, avec guerre mondiale à la clef.

Tremblez, lecteurs, la guerre est à nos portes !

Manque de bol, le lendemain, les enquêtes préliminaires font rapidement basculer le récit vers la bévue bête. Le président polonais Andrzej Duda annonce en effet que le missile « provient probablement de la défense antiaérienne ukrainienne », soulignant qu’il s’agissait d’un « accident ». Caramba, c’est raté.

Les années suivantes, d’autres cas similaires se reproduisent : tout indique que, bien sûr, c’est les Russes et – ah, on me dit à l’oreillette qu’en fait il s’agit d’un tuyau de cheminée, etc.


Plus récemment, le 1er septembre dernier, la presse s’est tout aussi brillamment illustrée avec la découverte – effroi, horreur, scandale ! – que le GPS de l’avion transportant Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, aurait été brouillé alors qu’elle allait se poser à Plovdiv, en Bulgarie. La Commission européenne et la presse confirmeront, selon les rapports initiaux, que l’appareil aurait ainsi « tourné en rond pendant une heure » au-dessus de l’aéroport en raison d’une perte de signal GPS, forçant les pilotes à recourir à des « cartes papier » pour atterrir via le système ILS (radionavigation au sol).

Tremblez, lecteurs, les Russes nous brouillent l’écoute le GPS !

Manque de bol, le 10 septembre suivant et dans une médiatisation particulièrement feutrée, on apprend – au travers de l’Usine Nouvelle par exemple – en utilisant notamment les données publiques et disponibles via Flightradar24 qu’il n’y a eu absolument aucun brouillage.

Tout au long du vol, le signal GPS était de « bonne qualité » (valeur NIC de 8 indiquant une intégrité navigationnelle élevée, et NACP élevé pour la précision positionnelle), sans signe de jamming ou spoofing sur le transpondeur ADS-B. L’approche d’atterrissage n’a été prolongée que de quelques minutes (avec un retard total de 9 minutes, en partie dû à un décollage tardif d’une heure), sans cercle pendant une heure.

Bref, c’était du flan. Caramba, encore raté.


De la même façon, il est indispensable de passer quelques lignes sur les actes perpétrés sur les tuyaux de gaz de Nordstream 2, qui entraînèrent le 26 septembre 2022 une rupture des gazoducs et une quasi-rupture d’anévrisme des journalistes de la presse occidentale concluant tous, les yeux paniqués, qu’il s’agissait évidemment d’un acte de guerre russe, capable d’un auto-sabotage particulièrement audacieux rien que pour nous enquiquiner, les maroufles.

Manque de bol (oui, c’est une constante), ces dernières semaines apparaissent des articulets de la presse occidentales expliquant avec le plus grand sérieux l’arrestation de deux plongeurs ukrainiens soupçonnés d’avoir détruit ces gazoducs et qui sont actuellement réclamés par les Allemands.

Contre toute attente, les Russes étaient ukrainiens. Caramba, encore raté.


À la fin de ce mois de septembre, la presse frémit : plusieurs aéroports européens signalent des survols de drones suspects, provoquant des interruptions de vols et alimentant les craintes d’une campagne coordonnée… russe évidemment ! Dans la lignée d’autres incidents en mer Baltique ou en mer Noire, les autorités danoises, norvégiennes et polonaises évoquent explicitement une « possible » implication de Moscou. Notez bien le « possible » qui permet de camoufler toute incertitude : en pratique, ces allégations s’appuient sur un pattern d’incursions russes présumées, mais n’apportent en réalité aucune preuves concrète à ce stade.

Et manque de bol, les premières enquêtes sentent la déroute et la chaussure humide avec finalement l’arrestation de trois Allemands soupçonnés d’avoir fait voler des drones sur des zones sensibles. Au plus grand dam de nos politiciens et d’une presse tendue comme un ex-prisonnier après 10 ans d’abstinence, ce ne sont pas des Russes.

Caramba, encore raté.


Rassurez-vous : les Russes ne sont définitivement pas lavés de tout soupçon, car – heureusement ? – des drones sont retrouvés presque intacts pour certains, écrasés dans des champs ou sur des maisons locales. La presse en profite (avec un soupir de contentement ?) pour présenter les dommages à une maison dans le village de Wyryki, dans l’est du pays, où un toit a été détruit.

Manque de bol, ce qui était initialement présenté comme l’impact direct d’un drone russe, s’avère après une enquête de terrain être un missile polonais utilisé pour abattre l’un de ces drones.

Quant aux drones eux-mêmes, on s’étonne de leur portée significativement plus importante que prévue pour être venus de Russie et avoir ainsi traversé toute l’Ukraine et s’écraser bêtement en Pologne. L’autre explication – plus logique mais terriblement conspirationniste d’extrême-droite pro-Kremlin – voudrait que ces drones aient été lancés juste de l’autre côté de la frontière, depuis l’Ukraine, et seraient le rafistolage ukrainien de drones russes récupérés précédemment.

Impensable et surtout scandaleusement faux. Oubliez.

Du reste, les drones danois permettent de faire naître un nouvel embranchement dans le récit occidental : la Russie semble avoir fait le coup par l’intermédiaire d’un pétrolier « fantôme » duquel seraient partis les engins. La tension est donc à son comble quand, enfin, les autorités – maritimes et françaises, dans ce cas-ci – décident d’arraisonner le bateau fantôme. Au large de Saint-Nazaire, une page de l’histoire s’écrit, avec ces caractères d’imprimerie un peu baveux, typiques des meilleures histoires d’espionnage et de rebondissements inattendus.

Rebondissements qui ne tardent pas : tout compte fait, le commandant est Chinois, et si la cargaison est bien russe, elle est destinée a un acheteur indien mais il n’y a pas plus de drones que de beurre en broche et tout le monde est relâché. Le bateau repart en dodelinant doucement dans les vagues de l’Atlantique.

Caramba, encore raté.


Si vous avez noté comme un motif lancinant qui se répète, ce n’est pas complètement fortuit : il semble en effet qu’un schéma se reproduit avec obstination dans la presse occidentale. Dans un premier temps, quelque chose semble se produire qui pourrait s’apparenter à une provocation ou un motif de conflit, et, avec une gourmandise suspecte, les autorités déboulent pour asséner leurs allégations comme des vérités, relayées par des médias qui comptent sur l’effet « Trust Me Bro » pour blanchir leurs informations pourtant douteuses.


Et patatras, à chaque fois, les allégations sont largement tempérées, pastellisées voire contredites par les faits et les éléments – cette fois-ci sourcés – qui finissent par apparaître dans une presse qui, alors, ne fait plus du tout ses choux gras de ces nouvelles informations. L’existence d’une menace russe ne justifie en rien de raconter n’importe quoi, ce que font pourtant avec crânerie les médias actuels.

De façon claire, ces médias et ces autorités veulent absolument inscrire un message impératif (« tremblez, les Russes veulent nous attaquer ») qui permet de justifier leurs différentes opérations : instillation de la peur dans les esprits des citoyens afin de les manipuler à accepter tous les détournements et toutes les gabegies qu’ils mettent en place avec des levées de fonds gigantesques pour les marchands de canons, le tout avec une polarisation extrême des débats en présentant ceux qui osent – même avec des sources et des éléments solides – douter ou remettre en cause les discours dominants.

Le but est de plus en plus évident : il s’agit de garantir pour les actuels dirigeants politiques une voie de sortie, via la guerre ou la multiplication de crises. C’est non seulement grotesque, c’est aussi très dangereux.

« La seule chose exacte dans un journal, c’est la date » disait Coluche avec sa justesse populaire. Cela n’a jamais été aussi vrai qu’actuellement.


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7 octobre 2025

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Sarah Knafo

-7/10/2025- Deux ans après le 7 octobre, les États occidentaux devraient comprendre que nous subissons une menace commune : le djihad. Et tout faire pour protéger nos peuples.
Au lieu de cela, ils se sont radicalisés en faveur de la Palestine et on n’a jamais vu flotter autant de drapeaux palestiniens dans nos rues.
Pourquoi ? Car des chefs d’État cyniques et lâches, comme Emmanuel Macron, se sont soumis à la rue arabe.
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6 octobre 2025

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Kuzmanovic Georges
6/10/2025

Le naufrage du macronisme : la République humiliée

Le macronisme s’effondre, emporté par son propre cynisme. Et la France ?
Regardons la vérité en face.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a démissionné… douze heures seulement après la formation de son gouvernement. Douze heures ! Voilà où en est la République sous Macron : un pouvoir qui tient à peine une nuit, une vague majorité qui s’évapore avant même d’avoir commencé à gouverner.
Et pourquoi ? Parce que le Président, dans un geste d’autoritarisme, a voulu imposer Bruno Le Maire au ministère de la Défense. Un marchand de chiffres, un romancier érotique de gare, celui qui en huit ans a creusé le trou de la dette de plus de 1000 milliards supplémentaires est bombardé chef des armées – quelle farce !
Quelle humiliation pour nos soldats, pour l’État, pour la France !
Cette décision insensée a mis le feu à la poudrière : la coalition fragile s’est disloquée, les Républicains se sont rebellés, Bruno Retailleau a joué les indignés – non par patriotisme, mais par opportunisme.
Tous ces petits calculs, ces rivalités d’ego, ces misérables jeux d’appareil… pendant que le pays, lui, s’effondre.
Car pendant que ces gens se chamaillent pour des portefeuilles, les Français travaillent, peinent, souffrent. Pendant que la macronie s’autodétruit, le peuple, lui, se débat dans la vie chère, l’insécurité, la décadence économique et morale. Voilà le vrai visage du pouvoir : un théâtre d’ombres où l’ambition personnelle remplace le sens de l’État.
La démission de Lecornu, c’est plus qu’un échec : c’est un symbole.
Le symbole d’un régime épuisé, décomposé, gangrené par la vanité, le mépris et la corruption morale.
Ceux qui se présentaient comme les champions de la stabilité sont devenus les fossoyeurs de la République. Ceux qui se vantaient de leur compétence ne savent plus que brasser du vent et déplacer des ministres comme des pions sur un échiquier.
Et que dire de Macron ?
L’homme qui prétendait incarner la modernité n’est plus qu’un gestionnaire d’impuissance qui va à l'étranger recevoir le prix de sa soumission atlantiste ou pour faire l'important, joue les matamore bellicistes ridiculisant à chaque intervention un peu plus la France.
L’arrogance à la place d'une vision, le calcul au lieu de la conviction, la communication pour singer le courage.
Il a transformé le pouvoir en une scène de théâtre permanent et grotesque, où la France n’est plus qu’un décor qui part en lambeaux.
Ou alors il est emporté par son hubris et lorgne sur l'article 16 de la Constitution pour prendre les pleins pouvoirs. Emmanuel Macron aurait alors sciemment aggravé une crise politique dont il est déjà le premier responsable.
On dit l'idée folle, impossible, que l'on (qui est ce « on » ?... Les partis politiques ? Le peuple ? Les hauts fonctionnaires ? L'armée ?) s'y opposerait. Est-ce si sûr ?
Ce n'est qu'une hypothèse, mais elle ne doit pas être négligée compte tenu de la psychologie même d'Emmanuel Macron et de la manière dont il s'est illustré lors de la gestion de la crise des Gilets jaunes.
En tout état de cause, cette débâcle politique, avant d’être celle de son gouvernement, est d’abord la sienne.
Il en est l’architecte. Il est le fossoyeur de la République en s'asseyant par trois fois sur des résultats électoraux où lui et son bloc ont perdu. Mais peu importe les élections, il continue.
Le macronisme n’est plus un projet, c’est une lente agonie : celle d’un système qui ne tient plus que par la peur et le mensonge.
Mais cette crise n’est pas seulement celle d’un homme, elle est celle d’un régime.
Depuis le référendum de 2005, où le peuple a dit NON à l’Europe libérale et où les élites ont bafoué sa volonté, notre démocratie n’est plus qu’une illusion.
On fait voter les Français pour mieux les trahir.
On parle de République, mais c’est une République sans le peuple.
Et sans le peuple, il n’y a plus de République du tout.
Alors oui, il faut un changement radical.
Il faut rendre la parole au peuple, rendre la souveraineté à la Nation, rendre le pouvoir à ceux qui travaillent, qui produisent, qui défendent, qui font vivre la France !
Car tant que ce système de privilégiés continuera à gouverner contre les Français, notre pays continuera de s’enfoncer.
Il est temps de rompre.
De dire stop à cette mascarade politique, à cette caste qui joue avec le feu pendant que la maison France brûle.
Le moment est venu de redresser le drapeau, de relever la tête, de reconstruire la République – la vraie, celle du peuple souverain, celle de la dignité nationale, celle du courage et de la justice.
Car ce n’est pas seulement un gouvernement qui tombe, c’est tout un système qui s’effondre.
Et dans cet effondrement, une seule force peut encore sauver la France : le peuple lui-même.


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Edouard Dabrowski

Ah le tourisme ! En fait, c'est le tourisme de masse qui pose problème. Sous les mandats de Gilbert Meyer il a pris des proportions allant jusqu'à la surdose. Et Éric Straumann ne s'est jamais caché de vouloir continuer la politique de son prédécesseur. Tout au plus avait-il envisagé de supprimer les portants qui encombrent l'espace public devant les boutiques pour touristes, c'était une promesse de campagne. Résultat : il y en a toujours autant que sous l'ère Meyer. Les "décorations" kitchissimes qui dénaturent les façades historiques, transformant le centre-ville en disneyland, ne sont toujours pas enlevées, malgré la loi les interdisant, les commerçants concernés préférant payer l'amende infligée par l'architecte des bâtiments de France plutôt que de se conformer à la loi. Mais peut-être y a-t-il prescription ? On pourrait imaginer dans ce cas des mesures coercitives pour mettre les récalcitrants au pas.
La liste serait bien longue à faire, de toutes les nuisances qui empoisonnent la vie des Colmariens vivant dans le centre-ville. Malgré des aménagements à la marge, notoirement insuffisants et les hochets destinés à calmer les résidents exaspérés, aucune mesure sérieuse n'a été prise pour enrayer l'invasion touristique. Jusqu'à ces derniers temps, le maximum a toujours primé sur l'optimum, on se souvient de l'espèce d'hystérie collective qui s'était emparée de l'office de tourisme, de la municipalité et évidemment des commerçants flairant la poule aux œufs d'or, dans la course aux labels divers et variés, tout était bon à prendre pour faire "rayonner" Colmar dans le monde entier. Aujourd'hui, ceux qui sont à l'origine de cette débâcle, récoltant ce qu'ils ont semé, préfèrent faire profil bas, c'est pas moi M'sieur, c'est la faute à Instagram ou à la Région, et puis c'est partout pareil et même pire, d'ailleurs vous ne pouvez que vous taire puisque vous faites aussi du tourisme et patati et patata.
Comme toujours, à l'approche des municipales, les politiques de tous bords vont soudain (re)découvrir qu'une ville c'est aussi ses habitants. Ils vont entonner leur refrain habituel de la manne touristique indispensable à la prospérité de la ville – et comment donc faisait Colmar avant ? – mais que bien sûr on n'oublie pas les résidents. Hypocrisie et enfumage.
Colmar est foutue.