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20 octobre 2025

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Rendez-vous au Salon International d’Art Contemporain
art3f Mulhouse pour 3 jours de partage et de découvertes !

Un événement ouvert à tous.

RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT :

Que vous soyez amateur d’art, collectionneur ou simplement curieux de découvertes, art3f est l’occasion d’acquérir des œuvres des plus abordables aux plus prestigieuses.

Toutes les œuvres exposées sont disponibles à la vente

ART3F MULHOUSE

 

14 > 16 novembre 2025

 

Vendredi : 16h à 23h

Samedi : 10h à 20h

Dimanche : 10h à 18h

 

VERNISSAGE VENDREDI À PARTIR DE 18H

 

Parc Expo de Mulhouse

120 rue Lefebvre

68100 Mulhouse

Galerie Murmure

Un film sur Jan Voss à découvrir, un salon à venir, et une prévisualisation à partager

Nous avons le plaisir de vous partager aujourd'hui un très beau film réalisé par Gael Poulain pour TV7 à l'occasion de l'exposition consacrée à Jan Voss à la galerie Murmure.

Artiste majeur de la scène contemporaine, Jan Voss participe dès les années 1960 à l'émergence de la Figuration Narrative, mouvement dont il deviendra une figure emblématique.
Ses œuvres figurent dans les collections permanentes de nombreux musées prestigieux à travers l'Europe, notamment au Centre Pompidou, au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, au Moderna Museet de Stockholm...

Ce film révèle avec une grande sensibilité la richesse de son œuvre : la qualité des images, la fluidité des enchaînements et les zoom sur les détails permettent une immersion rare dans l'univers de Jan Voss.

Cliquer sur l'image ↴

Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de la découvrir, l'exposition « Jan Voss, Récits en Images » se poursuit jusqu'au 5 novembre à la galerie Murmure.



ACTUALITÉS DE NOVEMBRE

- La galerie Murmure sera présente au salon d’art contemporain St’Art, du 13 au 16 novembre au Parc des Expositions de Strasbourg.

- Une prévisualisation privée des œuvres présentées à St’Art aura lieu à la galerie Murmure vendredi 7 et samedi 8 novembre, afin d’offrir une priorité à nos collectionneurs et de permettre à ceux qui ne pourraient se rendre au salon le week-end de découvrir les œuvres en avant-première.


Galerie Murmure
5 place de l'Ancienne Douane à Colmar
jeudi et vendredi : 14h à 18h - samedi : 10h à 19h
Et tous les jours sur rendez-vous
Tél. +33 3 89 41 49 25
Instagram: galerie_murmure
Eric Vial

Pour savoir

-19/10/2025- Une commission de l’Assemblée nationale vient d’être déployée. Elle est chargée d’enquêter sur les liens entre les mouvements politiques français et les organisations soutenant l’action terroriste ou propageant l’idéologie islamiste.
Dans ce cadre, elle vient d’auditionner sous serment, Omar Youssef Souleimane, auteur du best-seller « Les Complices du mal ».
Le journaliste franco-syrien déballe tout, avec un tel aplomb, qu’il en est totalement déconcertant.
Plus d’une heure vingt de pure information et de révélations concernant l’entrisme radical dans notre pays, et ses complicités…
Infiltré dans les manifestations pro-palestiniennes, Omar Youssef Souleimane explique parfaitement les mécanismes et les récits véhiculés par les leaders de ces mouvements pour diviser les Français. Pour lui, il ne fait aucun doute qu’il s’agit là, « d’une volonté politique ».
Il dénonce l’inaction de la France face à ces agressions, notamment face à la progression de l’antisémitisme. « Ce qui se passe en France aujourd’hui, c’est ce qui se passait hier en Syrie quand j’y vivais. C’est pour cela que je suis parti. »
Le témoin force le respect par son courage, car il nomme, sans hésitation, les personnes et les mouvements qu’il incrimine. Il ne met jamais d’eau dans son vin contrairement aux discours lénifiants du moment. C’est du cash ! Il dit sa vérité parce que : « La France m’a adopté ».
Tout le monde devrait écouter cette audition édifiante où le témoin a le mérite de contextualiser, par des faits et des rappels historiques, ses propos.

Cliquer sur le lien ↴

Elisabeth Spitz

On va secouer si fort nos rêves que des particules vont tomber dans le réel.

Phil

La communication des maires avant les élections municipales...

Michel Spitz

-19/10/2025- Accueilli à Colmar par Benoît Kiry, fondateur de la Manécanterie de Saint-Jean, le chœur national Pueri Cantores nous a offert un concert exceptionnel sous la direction de Frédéric Pineau dans l’église des Dominicains. Cette prestation a été organisée en prélude d’un concert à donner demain au Conseil de l’Europe. Fruit de plusieurs mois d’auditions à travers toute la France, la fédération qui rassemble les chœurs issus de plus de 90 chœurs de petits chanteurs en France, a réuni 40 des meilleurs jeunes choristes au sein de ce chœur national : Pueri Cantores.
Un grand merci à tous les parents de la Manécanterie de Saint-Jean d’avoir assuré tant la logistique que l’accueil des jeunes chanteurs.
Frédéric Pineau est directeur musical et artistique du Chœur de Chambre de Rouen depuis 2012. Il dirige le Chœur des Compagnons de Notre-Dame fondé en 2024 en vue de la réouverture de la cathédrale ; il est depuis 2025 directeur musical et artistique du premier Chœur National des Pueri Cantores. Chef de chœur et pédagogue passionné, Frédéric Pineau se plaît à explorer le répertoire choral dans toute sa richesse tout en s’attachant à le faire pratiquer et découvrir à des publics variés.
Photos et vidéos : Michel Spitz








Vidéos ↴
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19 octobre 2025

Jean-Marie Balliet
Expert du patrimoine à l'ICOMOS France

-16/10/2025- Il y a un peu plus de deux ans, j’exprimais les doutes sérieux qui m’habitaient quant à la qualité du projet concernant la villa Bœschlin, alias Villa COSE :


Les propos de M. le Maire et de quelques autres se voulaient alors rassurants, mais, hélas, la réalité s’est révélée tout autre.
Tout commentaire serait superflu : je préfère vous laisser juger par vous-même de l’effacement d’une part précieuse de la mémoire colmarienne, sacrifiée sur l’autel du tourisme.



Bernard Friedrich

-13/10/2025- Au fond, pas un pour rattraper l'autre : "j'y suis, j'y reste" dit l'un ; "dégage" dit l'autre ; "dissous" dit le troisième. Et quel que soit l'état de la France et des Français : aucun compromis, chacun détient La Vérité et La Solution – exclusives – pour redresser (sans trop d'efforts) la situation calamiteuse dont pourtant TOUS portent une part de responsabilité ! Les uns s'accrochent, les autres censurent... avant même de regarder si par miracle une sortie de crise ne pourrait être trouvée, pas pour eux et leur situation, mais pour tous les Français qui certes les ont élus mais ne les comprennent plus et souffrent ! Au soi-disant "pays des lumières" l'énergie fait défaut et le courant passe de plus en plus mal. Bientôt la panne générale ? Car finalement avec trois irréductibles de poids équivalents, quel que soit le tenant du titre, les deux autres pourront toujours, avant même qu'il soit en place, le mettre au tapis par une bonne motion de censure !
Alors, chers élus et gouvernants, sortez s'il le faut vos bougies et lampes à pétrole et vous verrez qu'en acceptant de réunir toutes vos petites lumières (sans trop souffler sur celles des voisins), des voies de sortie de crise sont possibles ! Vous pourrez ensuite (bientôt ?) revenir à vos ambitions personnelles.
Musée Unterlinden

Enquête des publics

Dans une démarche d’amélioration continue de l’accueil et des services proposés par le Musée Unterlinden, nous aimerions mieux vous connaître et en savoir plus sur le déroulement de votre visite.

Exprimez-vous librement sur votre expérience et vos attentes en répondant au questionnaire ci-dessous qui ne vous prendra qu’une dizaine de minutes :

https://www.sphinxonline.com/surveyserver/s/Loeildupublic/Unterlinden-publics/questionnaire.htm

À l’issue du questionnaire, vous aurez la possibilité de participer à un tirage au sort pour tenter de gagner des entrées gratuites au musée.

Votre avis est précieux et contribuera à enrichir l’expérience de tous les visiteurs. Merci d’avance pour votre participation !

Retrouvez tout l'agenda en ligne

18 octobre 2025

Nathalie Aubert
18/10/2025

Le sectarisme n’a pas sa place dans le débat public.

Je découvre avec stupéfaction que certaines élues poussent des cris d’orfraie simplement parce qu’une élue du Rassemblement National était présente à une conférence totalement apolitique, dédiée aux femmes !
Mais quelle honte !
Les élues du Rassemblement National ne sont pas des "sous-élues" !
Faut-il donc être encartée chez la macronie pour avoir le droit de s’intéresser à la cause des femmes ? Quelle drôle de conception du dialogue, du vivre-ensemble et de la tolérance !
J’invite ces dames à venir me rencontrer et à me faire part de leurs griefs. Mais pour cela, il faudrait un peu de courage…
Je tiens à remercier la présidente de l’Association "Femmes d’Alsace" pour son impartialité et pour avoir rappelé que cette rencontre était ouverte à toutes et à tous, sans notion d’appartenance politique.

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

Georges Renard-Kuzmanovic / Fréquence Populaire
16/10/2025

Bardella contre Le Pen : la rupture est en marche


Ça tangue au Rassemblement national

Marine Le Pen joue le peuple contre les élites, Jordan Bardella veut rallier la droite classique. Deux lignes, deux France. Le RN est à la croisée des chemins, et l’un des deux devra tomber.

Derrière l’image policée d’un parti discipliné, en ordre de marche vers 2027, se joue une guerre de lignes aussi silencieuse que décisive. Jordan Bardella, dauphin officiel, est-il en train de rejouer à droite le scénario Philippot, version inversée ? Fera-t-il partie de la longue liste des numéros 2 d'un parti dont la lignée Le Pen ne supporte pas l'ombre ?
Ou, au contraire, s’apprête-t-il à faire à Marine Le Pen le sort qu’elle-même avait réservé à la ligne de son père, en ramenant le RN à ses origines du Front national : de droite, atlantiste et thatchérien sur le plan économique ? Tout indique que le duel, inévitable, a déjà commencé.

Marine Le Pen, depuis plus de quinze ans, a su imposer une ligne populiste, « ni gauche ni droite », en rupture avec les partis dits de gouvernement. En appelant à une « union nationale », elle s’inscrit dans la tradition politique française des grands mouvements populaires et populistes : celle du peuple contre les élites. Cette stratégie lui a permis de rassembler bien au-delà du socle d’extrême droite, dont elle a débarrassé le parti de quasiment tous les éléments compromettants, d’agréger les ouvriers, les employés, les ruraux, les classes moyennes déclassées, tous ceux qui ne se reconnaissent plus dans les clivages partisans, et même une part notable de l'ancien électorat populaire de gauche. C’est cette alchimie, mêlant discours souverainiste, fibre sociale et critique du système, et bien sûr discours anti-immigration, qui a fait du RN le premier parti de France et le premier parti ouvrier de France.

Bardella, lui, semble vouloir rompre avec cette posture transversale. Sa ligne est celle de « l’union des droites », projet assumé d’une recomposition autour d’un axe conservateur et libéral, à la manière d’une Meloni italienne en version masculine. En clair, il veut ramener le RN dans le giron de la droite classique mais identitaire assumée, avec l’ambition d’en devenir le centre de gravité. Pour cela, il multiplie les signaux de respectabilité : atlantisme affiché, soutien implicite à l’OTAN, discours européiste « réformateur », proximité avec la droite trumpiste américaine, et adhésion aux dogmes néolibéraux sur le plan économique. Dans cette configuration, l’État protecteur devient un État arbitre, le social une variable d’ajustement, et la souveraineté économique une illusion que l’on troque contre le confort d’un alignement occidental. L'identité, le conservatisme et l'immigration – quoique sur ce dernier aspect cela se discute – le distingue de la droite plus classique.

Ces deux lignes sont absolument incompatibles.
D’un côté, Marine Le Pen incarne le bloc populaire, le parti du peuple contre le système. De l’autre, Bardella veut bâtir un bloc bourgeois, celui de la droite rassemblée, qui cherche à reconquérir l’électorat des Républicains et à rassurer les élites économiques, comme les élites atlantistes. L’une parle à la France des ronds-points, l’autre à celle des plateaux télé. L’une cherche à défendre, l’autre à gouverner selon les codes du système. Il ne peut y avoir qu’un vainqueur. Et l’histoire du mouvement lepéniste enseigne que, lorsque deux lignes s’affrontent, la défaite de l’une signe toujours la mutation irréversible de l’autre ou... son élimination.

Mais la donne personnelle s’ajoute au conflit idéologique. Marine Le Pen est fragilisée par sa situation judiciaire. Le Conseil d’État vient de rejeter son recours contre son inéligibilité immédiate. La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ans ferme aménagés sous bracelet électronique, ainsi qu’à une amende de 100 000 euros et à une inéligibilité immédiate de cinq ans, dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du parti. Formellement, Marine Le Pen ne peut se présenter, ni à la députation en cas de dissolution, ni à la présidentielle de 2027.
Le champ est libre pour Bardella, qui n’a ni passé, ni attache, ni dette politique — mais aussi, ni expérience du réel, ni ancrage dans la vie concrète des Français. Il est jeune, habile, stratège sournois, mais il n’a jamais travaillé, ni même eu d'enfants. Ce qui peut sembler un atout médiatique devient un handicap politique majeur : il ignore la profondeur du vote populaire qui porte encore le RN.

Car si Jordan Bardella cède à la tentation de « l’union des droites », il condamnera son parti à une lente érosion. Le RN, devenu force d’appoint de la droite classique, perdra sa base ouvrière et populaire. Les électeurs qui votent RN pour dénoncer un système injuste et protecteur des puissants se détourneront d’un parti qui leur parlerait désormais de compétitivité, de réduction des dépenses publiques et d’équilibre budgétaire, c'est-à-dire de casse des services publics dont ils sont les premiers bénéficiaires.

On a déjà vu ce scénario se dérouler, mais à gauche.
En 2017, Jean-Luc Mélenchon avait percé sur une ligne populiste et patriotique, rassemblant le peuple contre l’oligarchie, au-delà des étiquettes partisanes. Il critiquait l’Union européenne (c'était le temps du « Plan B : cette Europe on la change ou on la quitte », défendait la souveraineté nationale, la planification économique, et se méfiait du wokisme naissant, et même critiquait une immigration hors de contrôle tout autant que le clivage gauche / droite, adoptant plutôt celui du peuple contre les élites, les « 99% contre les 1% ».
Puis, grisé par son succès, il a cru pouvoir devenir hégémonique à gauche en prônant l’union des gauches. Ce choix stratégique a tout dilué : abandon du nucléaire, dérive sociétale, acceptation des dogmes communautaristes et écologistes radicaux, effacement de la critique de l’Union européenne – reprenant l'insipide et inefficace mantra du PS « changer l'Europe de l'intérieur » (ligne qu'adopte d'ailleurs Bardella dans sa version de droite). Résultat : la NUPES, puis le NFP, ont eu un succès électoral relatif, mais la gauche s’est vidée de sa substance populaire, oubliant au passage la laïcité, le concept de Nation, et même l'idée de la production de richesse industrielle ou celle de la nationalisation.
Le Parti socialiste, pourtant moribond, s’est refait une santé, se sent avoir de l'importance, de peser. La France insoumise, elle, s’est marginalisée petit à petit, jusqu'à être trahie par un PS qui a léché ses blessures et qui est immédiatement revenu à ses vieux démons : par « sens des responsabilités » sauver la macronie et accepter la logique d'un budget qui sera l'une des pires régressions sociales à l'encontre des classes moyennes et populaires.

Bardella s’apprête à reproduire, en image inversée, le même processus. En croyant dominer la droite traditionnelle, il ne fera que la ressusciter. En cherchant à fusionner les droites, il réintroduira dans le jeu politique les vieux réflexes de la droite de gouvernement, celle qui a bradé la souveraineté française à Bruxelles et accompagné la désindustrialisation du pays et qui maîtrise bien mieux que lui les ficelles d'un système qu'elle a contribué à mettre en place avec le PS pendant des décennies. Le RN perdra alors son identité de mouvement antisystème pour devenir une simple variante conservatrice de l’ordre établi.

Une victoire à court terme, une défaite à long terme.
C’est la grande ruse de l’histoire : les mouvements populaires qui émergent pour rompre avec le système finissent souvent par s’y fondre dès qu’ils approchent le pouvoir. Un certain Roberto Michels a sûrement écrit à ce sujet l'un des meilleurs livres : Les partis politiques. Essai sur les tendances oligarchiques des démocraties. Ceux qui y voient un tremplin personnel triomphent dans l’instant, mais leurs succès sont stériles. Ceux qui cherchent à maintenir la cohérence idéologique perdent la bataille, mais conservent la légitimité historique. Bardella pourrait bien être l’homme d’une victoire institutionnelle, mais Marine Le Pen restera, quoi qu’on pense d’elle, l’incarnation d'un certain peuple contre l’ordre dominant.

La « loi d’airain de l’oligarchie », formulée par Robert Michels au début du XXᵉ siècle, affirme que toute organisation, même démocratique, tend inévitablement à devenir oligarchique. Selon lui, la complexité des structures, la nécessité d’efficacité et la compétence technique conduisent à la concentration du pouvoir entre les mains d’une élite dirigeante.
Autrement dit, les dirigeants finissent toujours par dominer les dirigés, transformant les partis ou syndicats, même de gauche et surtout de gauche, en organisations gouvernées par quelques-uns, malgré leurs idéaux démocratiques d’origine.
Par ailleurs, en se rapprochant du pouvoir, en affrontant leurs opposants politiques, mais dans les mêmes espaces sociaux, dans les mêmes espaces de vie (parlements, plateaux télés, quartiers du pouvoirs, restaurants...), le politique tend à devenir ce qu'il critiquait, à s'institutionnaliser, et in fine, à faire sien le système qu'il critiquait hier.

Le drame du Rassemblement national, c’est qu’il est devenu le seul parti à incarner, même imparfaitement, la fracture entre le peuple et le système. S’il renonce à cette fonction, s’il choisit la respectabilité au détriment de la radicalité sociale, il disparaîtra à moyen terme. Il redeviendra ce qu’était le vieux Front national avant 2011 : un parti de droite protestataire, utile au système, mais incapable de le renverser.

Marine Le Pen a compris, par instinct, que la force du RN ne réside pas dans les alliances, mais dans le peuple. Jordan Bardella, lui, croit que le pouvoir se conquiert en rassurant les élites. Peut-être gagnera-t-il la bataille interne, peut-être héritera-t-il du parti, mais il le videra de sa force ? Le Rassemblement national se transformera alors en coquille brillante, bien mise, prête à gouverner, sûrement très mal et surtout sans changer grand-chose, et surtout sans le peuple qui faisait sa raison d’être.

Et l’histoire retiendra peut-être que Marine Le Pen, malgré toutes ses limites, aura compris que l’on ne gagne pas en France pour changer les choses en tournant le dos à ceux qui souffrent, travaillent et espèrent encore. Car dans ce pays, chaque fois qu’un mouvement populaire s’embourgeoise, le peuple, lui, se retire.

L’union des droites, comme l’union des gauches, est un mirage. Chaque fois qu’un mouvement s’y risque, il sacrifie ce qui faisait sa singularité. En 2017, Mélenchon avait parlé au peuple français. En 2027, Bardella risque de ne parler qu’à la droite parisienne. Et la France populaire, celle qui ne croit plus à rien, celle qui vote par colère ou par désespoir, retournera à l’abstention – ou cherchera ailleurs un nouveau véhicule politique.

Et c'est peut-être la bonne nouvelle de cette situation... ouvrant le chemin à une authentique force populaire, soucieuse de l'intérêt du peuple, de la restauration de la puissance de l'État comme de l'autorité, tout en préservant le socle des valeurs républicaines et la concorde sociale par les solidarités nationales qui sont chères aux Français. Ces déchirements politiques permettront peut-être l'émergence d'un nouvel espoir politique.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]

17 octobre 2025

Mathieu Bedez

Gérald d'Orbe
17/10/2025

La stabilité, c'est l'un des mots qu'on ne cesse d'entendre ces derniers jours.

"Le pays a besoin de stabilité"… c'est vrai et faux en même temps. Ils pensent être la stabilité, menteurs ! vous êtes la médiocrité et la ruine. Le pays n'a pas besoin de cette stabilité-là, votre stabilité c'est la persistance aux commandes de ceux qui échouent depuis près d'un demi-siècle, de ceux qui ont mis le pays au fond du fond !
Oui le pays a besoin de stabilité. D'une stabilité dans l'excellence, d'une stabilité dans la fierté d'être la France, d'une stabilité que le bobinard sans fond qu'est l'UE ne saura jamais nous donner !
Répéter un mensonge, même si c'est à l'infini, n'en a jamais fait et n'en fera jamais une vérité ! Nous voulons la stabilité en dehors du gouffre dans lequel vous nous menez.
Du balai !

16 octobre 2025

Nathalie Aubert
16/10/2025

Les masques sont tombés.
Les LR et les socialistes ont choisi leur camp : celui de la compromission.
Les premiers ont perdus leur âme, pour sauver leurs sièges et sont morts politiquement, les seconds, responsables de la décroissance et du déclin de la France, se sont vendus au pouvoir.
Plus localement, Madame Klinkert, après avoir trahi les Alsaciens, reste néanmoins fidèle à la macronie.
En votant contre la censure, elle demeure comptable de cette débâcle et devra rendre des comptes aux Alsaciens.
Place à l’alternance, rendez la parole au peuple !

15 octobre 2025

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

H16
15/10/2025

France : un squatteur et 65 millions d’otages

La situation actuellement en France est complètement coincée.

Au fur et à mesure que le temps passe, plusieurs choses se mettent en place avec une quasi-impossibilité de retour en arrière.


D’un côté, nous avons un Macron adulescent dont l’ego surdimensionné ne le laissera jamais démissionner. Cet ego étant plus important que tout le reste, il fait absolument tout pour faire durer le plaisir jusqu’en mai 2027. Ce qui veut dire qu’on se retrouve avec une vingtaine de mois pendant lesquels il va multiplier les manœuvres de pure politique politicienne pour tenter de faire durer son mandat.

De l’autre côté, nous avons des politiciens sur tout le spectre politique qui comprennent de moins en moins confusément que toute proposition de gouvernement avec ce pitre dangereux est un véritable piège.

Tous ceux qui ont servi Macron se sont complètement brûlé les ailes. Tous ceux qui s’en sont approché ont subi des décotes massives dans l’opinion publique. Il apparaît donc évident que participer à un gouvernement au profit d’Emmanuel Macron relève maintenant d’une très mauvaise tactique politique, et obère énormément toute possibilité de carrière future.


Dans ce contexte, il n’y a guère que les macronistes pur jus qui peuvent encore espérer constituer un gouvernement. Le problème, c’est que ces derniers sont de moins en moins nombreux et de moins en moins éligibles : entre la perte de popularité, l’absence de réels cadors politiques dans le camp de l’extrême centre, et la multiplication des casseroles plus ou moins douteuses qui finissent par des condamnations ou des taches sur le CV, l’attrition est de plus en plus forte dans le camp macroniste.

Pour être encore macroniste actuellement, il faut véritablement être un loser particulièrement peu affûté politiquement, mais c’est avec ces chips molles et, d’autre part, des traîtres qu’un gouvernement doit se constituer. Ceci ne peut pas donner un gouvernement ni viable, ni solide.

C’est ce à quoi on a assisté pour ces derniers gouvernements, avec des individus au passif de plus en plus lourd, aux retournements de veste de plus en plus rapides et à l’absence de colonne vertébrale de plus en plus évidente. Le problème, c’est qu’on ne peut pas diriger un pays comme la France avec des mollusques, quand bien même ils adorent manger les salades servies par Macron.

Dans ce contexte, les prochaines étapes promettent d’ajouter au grotesque de la situation actuelle : rappelez-vous, l’ego de Macron lui interdira toute démission, et ce d’autant plus qu’il lui reste toujours la possibilité, qu’il finira par utiliser, de dissoudre l’Assemblée et renvoyer les députés devant leurs électeurs, dans une sorte de « mieux vaut eux que moi » typique de l’irresponsable toxique qu’il a largement démontré être sur les 10 dernières années.

Or, une dissolution de l’Assemblée, avec le climat socio-économique et politique actuel, n’est pas exactement pour Macron une façon de solidifier son avenir, au contraire : dans le meilleur des cas, une majorité absolue se dégage… et elle ne sera pas au centre. Selon toute vraisemblance et sauf à imaginer un déluge de bidouilles judiciaires et de magouilles politiciennes d’ampleur inouïe, c’est bien le Rassemblement National et ses alliés qui l’emporteraient dans ce cas.

Ce faisant, il laisse la direction d’un pays sur le point de l’effondrement à un parti qui n’aura de toute façon pas le temps de réellement en modifier la trajectoire et ce d’autant plus qu’il aura toute la presse, les syndicats et une bonne partie de l’administration qui lui seront farouchement opposés. Autrement dit, ce qui passe pour la droite en France sera passablement rôti arrivée à l’élection présidentielle de 2027.


Cependant, cette tactique de la dissolution pourrait tourner franchement au vinaigre pour Macron, à trois titres.

Le premier, c’est qu’il existe une possibilité non nulle que les élections législatives n’aboutissent pas à une majorité absolue. Le cirque pourrait donc reprendre, avec différentes variantes plus ou moins amusantes, obligeant Macron – et les Français captifs avec lui – à patauger de longs mois sans direction.

Le second, c’est que rien n’indique que, même avec une majorité – absolue ou relative – le parti ou l’alliance qui arrivera en tête à la suite de ces nouvelles élections voudra effectivement prendre le pouvoir. De façon inédite mais crédible compte tenu de l’odeur de soufre qui se dégage de l’Élysée, Macron ne parviendrait alors pas à trouver un premier ministre issu de la majorité et serait, de fait, à peu près incapable de gouverner. Il pourra toujours expliquer que le blocage provient des autres, les vilains, les méchants, les opposants veules, mais si ces derniers réclament systématiquement sa démission, le rejet de responsabilité – une spécialité de Macron – pourrait ne pas fonctionner cette fois-ci, surtout auprès de Français qui le détestent de plus en plus.

Le troisième est cependant le plus probable : chaque jour qui passe est un nouveau jour sans des décisions fermes et indispensables pour redresser l’état catastrophiques de l’État français. Autrement dit, chaque jour sans gouvernement ou au milieu des pitreries politiques actuelles est une occasion manquée de lancer des réformes en profondeur pour redonner un peu de marges de manœuvre à un pays de plus en plus proche du défaut de paiement. Une dissolution n’est qu’une nouvelle perte de temps, un très mauvais signal envoyé à tous les bailleurs de cet État impécunieux, obèse et impotent et ces bailleurs pourraient bien décider, à la suite de cette opération, d’exprimer leur ras-le-bol.

Le mandat de Macron pourrait alors prendre fin de façon abrupte.


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