21/7/2026
La cause palestinienne est juste. Elle mérite d'être défendue avec force, sans ambiguïté.
Mais elle ne peut pas conduire à renoncer à d'autres principes qui fondent notre démocratie.
L'interruption du concert de Barbara Butch à Grenoble m'interroge. Non pas seulement parce qu'une artiste a été empêchée de se produire, mais parce que cet épisode révèle un malaise plus profond.
Une démocratie ne grandit pas lorsque l'on fait taire. Elle grandit lorsque l'on débat, lorsque l'on confronte les idées, lorsque l'on accepte que la culture demeure un espace de liberté.
Cette séquence nous oblige aussi à une réflexion politique. Les alliances électorales ne sont jamais de simples tactiques. Elles envoient des signaux politiques et produisent des conséquences. Les qualifier ensuite de "techniques" ne dispense pas d'en assumer les effets.
Être universaliste, ce n'est pas choisir les libertés que l'on défend selon les circonstances. C'est refuser l'antisémitisme comme toutes les formes de racisme. C'est défendre les droits du peuple palestinien. C'est protéger la liberté d'opinion comme aussi de création et d'expression, même lorsque cela dérange.
Au fond, une question demeure : sommes-nous encore capables de défendre des principes qui valent pour tous, ou seulement pour ceux qui pensent comme nous ?