Traduction

24 juillet 2026

Nath Id
24/7/2026

Monsieur le Maire, quelle est donc votre vision de Colmar ?

Je m'interroge.
Il y a quelques jours, une bouche d'incendie était détournée pour alimenter un campement, j'ai posté une photo. Puis une piscine en plastique était remplie avec cette même eau. je repasse hier dans ce secteur, aucun changement !
En revanche, j'entends hier soir une discussion sur une terrasse, que des restaurateurs se voient reprocher un parasol Coca-Cola, et sont verbalisés en plus ! Un autre est rappelé à l'ordre pour une décoration de terrasse qui ne serait pas conforme. Là, la réactivité est exemplaire.
Pendant ce temps, Colmar ressemble à un immense chantier. Bien sûr, une ville doit se moderniser. Personne ne conteste la nécessité des travaux. Mais lorsque plusieurs quartiers sont simultanément paralysés, que la circulation devient un parcours du combattant et que les commerçants voient leur clientèle renoncer à venir, on est en droit de s'interroger sur les priorités.
Alors je pose simplement une question : quelle est aujourd'hui la politique de notre ville ?
Faire la chasse aux parasols et aux pots de fleurs pendant que d'autres infractions semblent susciter beaucoup moins d'empressement ? Faire de Colmar une carte postale pour quelques semaines par an, tout en laissant les habitants composer avec des difficultés quotidiennes ?
Les Colmariens n'attendent pas une ville parfaite. Ils attendent une ville cohérente, où les règles s'appliquent à tous avec le même discernement, où les travaux sont pensés avec pragmatisme, et où les habitants restent au cœur des décisions.
Mais la municipalité est peut-être déja occupée par le marché de Noël, et là, soudain, tout devient possible. Les moyens sont au rendez-vous, les décorations sont impeccables, l'organisation est millimétrée, la ville se pare de ses plus beaux atours. Pour le touriste, on ne compte ni les efforts ni les dépenses.
Le Colmarien, lui, a parfois le sentiment de passer au second plan.
Colmar mérite mieux qu'une politique du « tout pour le visiteur, le minimum pour l'habitant ». Une ville vivante ne devrait pas seulement séduire ceux qui y passent quelques jours ; elle devrait d'abord satisfaire ceux qui y vivent toute l'année.