Traduction

21 juillet 2026

Abbaye de Marbach


Découvert'In Marbach
24-25-26 juillet ⇨ 3 créations

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La création artistique est un espace de liberté où l'intuition rencontre le savoir-faire, où l'imaginaire dialogue avec le réel. En s'autorisant à emprunter des chemins inattendus, les artistes donnent naissance à des œuvres qui nous touchent, nous interrogent et déplacent notre regard. Être passionnément curieux, c'est le pari que nous faisons aujourd'hui en donnant la possibilité à de jeunes compagnies locales de pouvoir présenter en avant-première leurs spectacles en cours de création.



Vendredi 24 juillet 2026 à19h
Histoires de la mer / Duo Ionnda

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Diane Bucciali et Fanny Fuchs façonnent un répertoire qui mêle chansons traditionnelles d’Irlande et d’Écosse, arrangements inédits et créations originales.
Leurs voix s’entrelacent avec la harpe et le bodhrán, donnant naissance à des paysages sonores subtils et vibrants, empreints à la fois d’intimité et d’ampleur.

Diane Bucciali, chant, percussions
Fanny Fuchs, harpe celtique
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je réserve



Samedi 25 juillet 2026 à 19h
Un petit voyage d'hiver / Belinda Kunz

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Sortie d’atelier
Première étape publique de la création d'un spectacle

C’est l’histoire d’un garçon très solitaire. Il n‘est heureux que dans la forêt, entouré de bêtes sauvages, à l‘écoute de la nature. Un jour de grand chagrin, la nature tout à coup s‘est enveloppée d‘un manteau blanc et s‘est couverte de neige. Le garçon se met en marche.
En forme de conte initiatique, c’est le récit de son voyage à la découverte de lui-même et de sa place dans le monde.

Belinda Kunz, mezzo-soprano
Valentin Mansard, piano
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je réserve



Dimanche 26 juillet 2026 à 17h
Pari-Banu / Aurélien Sauer

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Sortie de résidence, produit par Trois Sept & Art

Parī-Banū est un projet musical pluridisciplinaire et international conçu comme un lieu de rencontre entre diverses identités culturelles et artistiques, que les différentes émanations du projet questionnent, déconstruisent, transcendent. Forme évolutive et nomade, chaque version de Parī-Banū est unique, entre écriture et improvisation, en perpétuelle mutation faisant dialoguer la musique, les images et la danse. Nourri de récits et d’émotions glanés à travers le monde, le projet tisse un espace artistique poreux et mouvant, destiné à voyager, se transformer et nourrir le dialogue entre cultures et générations.

Aurélien Sauer : violon-alto, chant
Marie Dubus : flûte, guitare, chant
Nina Maghsoo-dloo : piano, percussions
Marie-Anne Bacquet / Nina Faramarzi : vidéos, scénographie, chorégraphie


je réserve



­Du 12 juillet au 13 septembre 2026
Stéphane Vetter – La tête dans les étoiles
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« Magie du Cœur, magie de la Lumière, je vous dévoilerai, ici, toutes les images de mon âme. Les lieux où la conscience s'ouvre, où vos yeux verront l'invisible. Ouvrez votre Cœur et vous serez dans le Ciel et la Terre ! »

Depuis les années 2000, il se consacre à la photographie de paysages célestes, se déplaçant vers des sites d’observation privilégiés (lac Blanc, crêtes vosgiennes, Grand Ballon, Jökulsárlón en Islande, etc.) L’Islande reste sa destination privilégiée, avec dix-sept voyages depuis 2011.

Stéphane allie sa passion pour l’astronomie à une rigueur scientifique, capturant des phénomènes cosmiques tels que les sprites (lumières transitoires provoquées par les orages), les comètes, les constellations et surtout les aurores boréales. Il combine créativité artistique et rigueur scientifique. Il privilégie les time‐lapses pour montrer le mouvement des aurores et utilise des équipements de haute performance pour capturer les détails les plus fins du ciel nocturne. En mars 2025, il intègre l’équipe de Ciel Austral.

L'exposition est visible lors des concerts
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découvrez toute la saison


infos pratiques

Soutien à l’abbaye : 8 à 12 € selon les concerts, caisse du soir
Gratuit pour les moins de 12 ans
Réservation en ligne conseillée
Plateau au profit des artistes / buvette

Afin de vous accueillir dans les meilleures conditions, nous avons équipé pour l'occasion le narthex de deux ventilateurs et d'un rideau anti-chaleur.

Vous souhaitez aller plus loin et nous soutenir, devenez bienfaiteur avec le Pass cultureS d'étoiles.
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Vous avez des questions ?
Contacter Laurence au 07 70 13 98 22
Email : culture@abbayedemarbach.org
http://abbayedemarbach.org
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Pierre Hoppé
chef d'orchestre et directeur du conservatoire de Colmar

Photo Edouard Dabrowski

Éléments de biographie

Pierre Hoppé, né en 1980, obtient en 2004 le premier Prix mention très bien de direction d’orchestre au Conservatoire National de Musique de Strasbourg où il est l’élève de Détlef Kieffer. Au Conservatoire de musique « G. Verdi » de Milan, il obtient en 2007 le Diplôme d’études supérieures en direction d’orchestre, premier nommé, dans la classe de Vittorio Parisi. Lauréat des Académies de musique de Vienne et « Chigiana » de Sienne, il suit des classes de maîtres auprès de chefs d’orchestre comme Pierre Boulez, Gianluigi Gelmetti, Gustav Kuhn, Jean-Jacques Werner et Antoni Wit. Il bénéficie des conseils d’artistes prestigieux comme Heinz Holliger, Alain Lombard, Josep Pons et Gennady Rozhdestvensky. Pierre Hoppé remporte en 2011 le premier Prix Ex-Æquo du concours internationale de jeunes chefs d’orchestre « Antonino Votto » de Milan, et en 2012 le second Prix et le Prix du Jury et du Théâtre d’Opérette d’État de Budapest du concours international de chefs d’orchestre « Imre Kálmán » de Budapest.

Il dirige le Texture Ensemble Milano, l’Ensemble Dèdalo di Brescia, l’Orchestra I Pomeriggi Musicali Milano, le Tuscan Chamber Orchestra, le Detmolder Kammerorchester, le Südwestdeutsches Kammerorchester Pforzheim, la Philharmonia Wien ainsi que l’Orchestre du Théâtre d’Opérette d’État de Budapest et l’Orchestre Philharmonique de la Radio Allemande Saarbrücken Kaiserslautern.

Comme pédagogue, Pierre Hoppé enseigna notamment au Conservatoire National de Musique et à l’Université de Strasbourg.
Yves Hemedinger
21/7/2026

À la lecture de l’article du jour, une conclusion s’impose.
Plusieurs restaurateurs expliquent eux-mêmes avoir racheté leur établissement en octobre 2025, je cite : « parce que le maire avait annoncé que la rue serait piétonnisée. »
On comprend alors que la « consultation » n’en est pas vraiment une : la décision est déjà prise.
En synthèse :
• Une consultation qui ressemble davantage à une formalité qu’à une véritable concertation.
• Une piétonnisation pensée avant tout pour développer les terrasses et le tourisme, plutôt que pour répondre aux attentes des habitants.
Là encore on peut lire dans l’article que ce sont très majoritairement des restaurateurs qui y sont favorables pour étendre leurs terrasses.

20 juillet 2026

Mohamed Zebatte
20/7/2026

Le fanatisme, le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de haine n’ont ni religion, ni origine, ni frontière. Ils ne sèment qu’une seule chose : la souffrance, en frappant des innocents.
Aujourd’hui, j’ai une pensée profonde pour toutes les victimes de la haine.
À Aboubakar Cissé, assassiné dans une mosquée parce qu’il était musulman. À Ilan Halimi, enlevé, torturé et assassiné parce qu’il était juif. Et à toutes celles et tous ceux qui, en France, ont perdu la vie parce qu’ils étaient visés en raison de leur religion, de leur origine, de leur identité ou de ce qu’ils représentaient aux yeux de leurs bourreaux.
Aucune haine n’est acceptable. L’islamophobie, l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de fanatisme doivent être combattus avec la même force, la même exigence et la même détermination.
Face à la haine, notre réponse doit être l’unité. Face à la violence, notre réponse doit être la fraternité. Face au fanatisme, notre réponse doit être l’humanité.
N’oublions jamais les victimes. Honorons leur mémoire en refusant toutes les haines, sans distinction et sans exception.
[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane
20/7/2026

Hébergement d’urgence : une dépendance structurelle aux migrants hors UE qui s’aggrave

Le graphique de 2021 est éloquent : 59 % des bénéficiaires de l’hébergement d’urgence étaient des étrangers non ressortissants de l’UE, contre seulement 33 % de Français et 8 % d’Européens.
Plus de cinq ans plus tard, la situation est non seulement identique, mais encore plus marquée. Les données récentes (2024-2026) issues des rapports officiels (IGF-IGAS-IGA) et des déclarations gouvernementales confirment que les étrangers, essentiellement hors Union européenne et majoritairement en situation irrégulière, représentent une part écrasante des occupants.
En 2026, le ministre du Logement lui-même alertait que plus de 60 % des personnes hébergées n’ont « ni droits ni titres ». Les enquêtes antérieures montraient déjà 81 % d’étrangers dans les centres. Le parc généraliste de plus de 200 000 places reste saturé par ce public, tandis que les demandes non pourvues explosent.
Ce qui était une tendance lourde en 2021 est devenu une réalité structurelle et durable : l’hébergement d’urgence, initialement conçu comme un filet de sécurité pour les plus vulnérables, s’est transformé en un dispositif massivement absorbé par l’immigration irrégulière extra-européenne, au détriment d’une fluidité réelle et d’une prise en charge efficace des Français en grande précarité.


[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane
20/7/2026

Barbara Butch, humiliée, abandonne son spectacle en plein milieu sous les huées alors qu’elle chantait Imagine de John Lennon.

Ce n’est pas seulement la droite qui n’a pas digéré le grotesque blasphème anti-chrétien des JO. C’est une immense partie des Français, et même du public international, qui ont été révulsés par cette scène ignoble au point de couper la retransmission.
Aujourd’hui, voilà que c’est au tour d’une bonne partie de la gauche de la lâcher. Cette DJ, pourtant constamment encensée et financée par le milieu culturel malgré le désintérêt évident du public, tombe dans son propre piège. En soutenant la loi Yadan (qui vise à réprimer l’antisionisme en l’assimilant à de l’antisémitisme), elle renforce une nouvelle atteinte à la liberté d’expression.
Quand les critiques arrivent, y compris de son propre camp, elle ne les supporte tout simplement pas. Les huées du public lui deviennent insupportables.
C’est tout le problème de ces milieux : ils se drapent dans les valeurs de tolérance, d’ouverture et de liberté, mais ne tolèrent aucune dissidence. Ils se dévorent entre eux dès que quelqu’un sort du cadre.
Derrière le vernis progressiste se cache une intolérance profonde et une véritable mentalité autoritaire. La tolérance, chez eux, n’est jamais qu’à sens unique.

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Elisabeth Spitz


Dans le tourbillon de la vie
Le temps s’assoit pour nous regarder.
On se reconnaît sans se parler.
Le vent déplace des silences,
Plus d’équilibre sur la balance.
Doucement, des flocons brûlants
Se posent sur nos souffles tremblants.
C’est bouleversant !
Les parois du cœur éclatent
Même la nuit devient écarlate.
Tout ce qui peut se dire au bord du cœur
Peut effacer des bouts de peur.

19 juillet 2026

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Laurent Atienza – PANACHE & CO

Je me permets de vous contacter afin de vous présenter une initiative locale, née d'une passion pour l'Histoire et d'une envie de la partager au quotidien.

Ingénieur thermicien exerçant depuis plus de vingt-cinq ans en Alsace, j'ai créé avec l’aide de ma famille une jeune entreprise alsacienne, PANACHE & CO, que je développe parallèlement à mon activité d'ingénierie.

Notre ambition est simple : faire vivre l'Histoire autrement qu'à travers les livres, en proposant des tee-shirts haut de gamme en coton biologique, confectionnés en France dans un ESAT et imprimés en Alsace.

Inspirés d'anecdotes et de faits historiques soigneusement documentés, nos modèles cherchent à mettre en lumière ce trait de caractère si français que l'on appelle le panache : l'audace, le courage et cette manière toute particulière de traverser les épreuves avec élégance.

Notre démarche se situe ainsi à la croisée de la culture, de la transmission historique et de l'entrepreneuriat local.

Cliquer sur l'image ↴
Mathieu Bedez
19/7/2026

Retour en images sur une journée complètement folle au col du Haag !
Placé au sommet du col puis dans les 500 derniers mètres, les Vosges ont offert un décor exceptionnel, pour l’étape Mulhouse - Le Markstein. Une foule immense, des encouragements sans interruption, des drapeaux à perte de vue. Une ambiance tout simplement incroyable !
Et même les vosgiennes semblaient vouloir assister au spectacle !
Côté sportif, Tadej Pogačar s'offre une nouvelle victoire au Markstein. Derrière lui, le jeune Français Paul Seixas impressionne avec une superbe 3ᵉ place. Il grimpe au 4ᵉ rang du classement général et endosse le maillot blanc.
Le Tour de France, c'est du très grand sport… mais aussi une fête populaire unique, où les paysages et les spectateurs font autant le spectacle que les champions.
Photos © Mathieu Bedez






18 juillet 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Georges Kuzmanovic
17/7/2026

Guerre en Ukraine
La paix c'est la guerre... jusqu'au dernier Ukrainien


Sous couvert de paix, Londres, Paris, Berlin et Bruxelles préparent la continuation de la guerre. En refusant de traiter les causes du conflit et en envisageant un déploiement occidental en Ukraine, ils rendent tout cessez-le-feu impossible. Les Ukrainiens en payeront, comme toujours, le prix fort.

Un disque otanien rayé

Depuis des années et particulièrement depuis plusieurs mois, les dirigeants européens et de l'OTAN multiplient les déclarations en faveur de la paix en Ukraine. Pourtant, les projets qu'ils présentent visent exactement l'inverse, non pas les conditions d'une désescalade, mais celles d'une prolongation du conflit pour en faire une nouvelle guerre sans fin.
Les mots ont un sens, et lorsqu'ils cessent de correspondre aux actes, voire y sont diamétralement opposés, ils deviennent instruments de propagande – situation parfaitement décrite par George Orwell dans sa célèbre dystopie 1984.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a ainsi confirmé que vingt pays, puis près d'une trentaine issus de la « coalition des volontaires », étaient prêts à participer à une force militaire destinée à être déployée en Ukraine après un éventuel cessez-le-feu. Londres, Paris, Berlin et Bruxelles travaillent ouvertement à cette architecture, tandis que les livraisons d'armes à Kiev se poursuivraient pendant les négociations et que les sanctions contre Moscou seraient maintenues, voire renforcées.
Un ignorant en stratégie militaire comprendrait dès lors qu'un tel cessez-le-feu aurait d'abord pour objectif de renforcer l'armée ukrainienne – actuellement très en difficulté et reculant sur tout le front – et serait complètement au détriment de la Russie. Ce serait une sorte de Minsk II revisité et dont on connait le résultat.

Quelles sont les chances que le Kremlin accepte un tel accord ? Aucune ! Pas plus cette fois que les autres fois ces deux dernières années.
La solution proposée par l'OTAN et les dirigeants européens ressemble à un vieux disque rayé répétant à l'infini la même chose.

Présentée aux opinions publiques occidentales comme une initiative de paix, cette proposition constitue pourtant, du point de vue russe, la garantie même de la poursuite de la guerre. Et c'est précisément là que réside le cœur du problème, car depuis plus de quinze ans, les dirigeants européens prétendent rechercher la paix (Minsk, Minsk II, négociations diverses, Anchorage...) tout en refusant de prendre en compte la principale cause stratégique du conflit, à savoir l'extension de l'OTAN à l'est.

Une guerre d'extension de l'OTAN

Pour comprendre pourquoi cette proposition est pratiquement vouée à l'échec avant même d'être mise en œuvre, il faut revenir aux causes profondes de cette guerre.
C'est fondamental. Car de la définition des causes de la guerre dépend son issue.

Dans la lecture dominante en Europe occidentale, la Russie aurait envahi l'Ukraine par pur impérialisme territorial et sans aucune provocation. Cette interprétation existe évidemment à Moscou dans certains courants nationalistes ou identitaires, et minoritaires, mais elle ne suffit pas à expliquer la décision stratégique prise en février 2022.
Si tel était le cas, alors la position des Occidentaux serait parfaitement légitime : on ne peut pas laisser s'étendre sans sanctions ou tenter de la bloquer une puissance impériale tentant de s'étendre partout et d'imposer sa volonté par simple désir de maximiser sa puissance.

Évidemment, on note le manque d'à propos des Européens, car s'il y a une puissance hégémonique qui impose ses vues de manière impériale depuis 1991 et d'abord sur le dos des Européens, ce sont bien les États-Unis... Mais la cohérence n'est pas leur fort.

La réalité, depuis les années 1990, et plus encore depuis le sommet de Bucarest de 2008, est que la question centrale est celle de l'élargissement de l'OTAN vers l'Est, et particulièrement de son extension potentielle à l'Ukraine et à la Géorgie qui avait conduit à un conflit similaire au conflit ukrainien dès l'été 2008.

Le refus russe de cette extension n'est ni récent ni ambigu.
Dès le discours de Vladimir Poutine à la conférence sur la sécurité de Munich en février 2007, Moscou dénonçait publiquement l'expansion continue de l'Alliance atlantique comme une menace directe pour sa sécurité nationale et tirait une ligne rouge à ne pas franchir.
Quelques mois plus tard, William Burns, alors ambassadeur des États-Unis à Moscou (puis directeur de la CIA sous Joe Biden), adressait à la secrétaire d'État Condoleezza Rice un câble diplomatique devenu célèbre, révélé par les Wikileaks, sous le titre « Nyet Means Nyet » (« Non signifie Non »). Burns y expliquait que l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN constituait la ligne rouge absolue pour l'ensemble des élites russes et dans toute la classe politique russe, bien au-delà du seul Vladimir Poutine. Il avertissait qu'une telle évolution risquait de provoquer une guerre civile en Ukraine et d'obliger la Russie à intervenir.
Ces avertissements n'étaient pas ceux de propagandistes russes. Ils émanaient du plus haut représentant diplomatique américain à Moscou et analyste consciencieux de la situation.

Angela Merkel elle-même reconnaît dans ses mémoires que la perspective d'une intégration de l'Ukraine à l'OTAN était susceptible de provoquer une guerre avec la Russie. L'ancienne chancelière allemande explique notamment pourquoi elle s'était opposée à une adhésion rapide de Kiev lors du sommet de Bucarest, en accord alors avec Nicolas Sarkozy.

Dès le 15 décembre 2021, soit plus de deux mois avant le déclenchement de la guerre, Vladimir Poutine avait officiellement transmis à Washington un projet de traité sur les garanties de sécurité proposant une négociation globale sur l'architecture de sécurité européenne et exigeant notamment l'arrêt de l'élargissement de l'OTAN à l'Ukraine. Cette initiative, rendue publique deux jours plus tard, fut rejetée sur ses points essentiels.

Les exemples de ce types sont pléthoriques et encore une fois, la guerre de Géorgie de 2008 annonçait clairement ce qu'il allait se passer.
Autrement dit, les principaux dirigeants occidentaux connaissaient parfaitement les conséquences prévisibles de cette trajectoire stratégique.

Même Jens Stoltenberg, alors secrétaire général de l'OTAN, a reconnu que Vladimir Poutine avait demandé, à l'automne 2021, l'arrêt de l'élargissement de l'OTAN comme condition pour ne pas envahir l'Ukraine. L'Alliance a refusé cette demande, et, selon les propres mots de Stoltenberg, « il est donc allé à la guerre pour empêcher davantage d'OTAN à ses frontières ».

« À l'automne 2021, le président Poutine a envoyé un projet de traité que l'OTAN devait signer, promettant qu'il n'y aurait plus d'élargissement de l'OTAN. C'était sa condition pour ne pas envahir l'Ukraine. Bien sûr, nous ne l'avons pas signé. Au contraire, nous avons réaffirmé la politique de la porte ouverte. (...) Il est donc allé à la guerre pour empêcher davantage d'OTAN à ses frontières. » – Jens Stoltenberg, Jens Stoltenberg speaks to the EU Parliament.

On peut également évoquer le mémorandum d'Istanbul.
Quelques jours seulement après le début de la guerre, des négociations directes entre Moscou et Kiev s'ouvrent en Biélorussie puis à Istanbul et aboutissaient quasiment définitivement après quelques semaines à ce qui a été appelé le mémorandum d'Istanbul.
Les projets d'accord alors discutés prévoyaient notamment, et principalement, la neutralité de l'Ukraine, assortie de garanties internationales de sécurité, donc l'abandon de toute perspective d'adhésion à l'OTAN, le règlement définitif de la question de la Crimée comme territoire russe, ainsi qu'une autonomie des territoires du Donbass et de Lougansk... maintenus comme territoire ukrainien. Ces discussions semblaient avoir enregistré des avancées significatives avant d'être interrompues. Pour Moscou, mais aussi selon plusieurs acteurs ayant participé ou assisté au processus, dont l'ancien Premier ministre israélien Naftali Bennett, l'intervention des États-Unis et du Royaume-Uni, symbolisée par la visite de Boris Johnson à Kiev en avril 2022, a joué un rôle déterminant dans l'abandon de cette voie diplomatique et dans la poursuite de la guerre.
L'Occident était alors convaincu que le cortège sans précédent de sanctions économiques allait mettre la Russie à genoux. Il n'en a rien été, or c'était la carte maîtresse occidentale.

Une « paix » qui reprend exactement les causes de la guerre

Or que proposent aujourd'hui Londres, Paris, Berlin, Bruxelles et leurs partenaires ?
Un cessez-le-feu au cours duquel les livraisons d'armes occidentales se poursuivraient, les sanctions contre la Russie resteraient en place et une force militaire composée de pays membres de l'OTAN ou de ses alliés serait déployée en Ukraine. Donc des troupes de l'OTAN, des bases de l'OTAN, des systèmes d'armes à longue portée de l'OTAN en Ukraine...

Autrement dit, ils proposent précisément ce contre quoi la Russie affirme combattre depuis le premier jour. Et c'est de surcroît le projet d'affaiblissement de la Russie clairement écrit par les têtes pensantes néoconservatrices, Zbigniew Brzeziński en particulier dans Le grand échiquier (1997).

On peut discuter la légitimité des exigences russes. On peut condamner l'invasion de l'Ukraine. On peut considérer que Moscou porte une responsabilité majeure dans cette guerre. On peut discuter à bâtons rompus du cadre d'une nouvelle architecture de sécurité, mais une négociation ne consiste pas à ignorer les intérêts de sécurité de son adversaire, en particulier quand cet adversaire dispose de plus de 6000 têtes nucléaires.

La négociation consiste précisément à trouver un équilibre acceptable entre des intérêts contradictoires, comme on avait su le faire lors de la guerre froide.
Or aucune négociation sérieuse n'est possible si l'une des parties exige que l'autre accepte, à l'issue de la guerre, la situation stratégique contre laquelle elle était entrée en guerre pour l'empêcher, sauf à espérer une défaite stratégique totale de l'adversaire. Or, c'est précisément ce que poursuivent les dirigeants otaniens bien que ce soit complètement illusoire. Là encore, le disque est rayé. Londres, Paris, Berlin et Bruxelles, comme l'État profond américain, partagent l'espoir, la croyance en fait, que la Russie va finir par s'effondrer par un renversement de Poutine, ou une révolution populaire, ou encore un épuisement de l'armée, voire par un effondrement économique, sans que rien de cela ne se passe... ni même que le début des conditions soient réunies pour qu'un de ses scénarios aboutisse.

Du point de vue du Kremlin, une force militaire occidentale installée durablement en Ukraine constituerait une présence de fait de l'OTAN, quelle que soit l'appellation choisie.
Il n'existe donc pratiquement aucune probabilité que Moscou accepte un tel dispositif. Chacun le sait parfaitement.

Le prix de l'aveuglement stratégique

Les conséquences sont prévisibles : il n'y aura pas de cessez-le-feu dans ces conditions, pas plus cette fois que lors des précédentes propositions.

Par contre depuis, la Russie a avancé et revendique quatre Oblast, le Donbass, Lougansk, Kherson et Zaporijia et surtout elle lamine l'armée ukrainienne, l'Ukraine et la société ukrainienne.
Les conséquences pour l'Ukraine et les Ukrainiens dont on prétend se préoccuper à l'Ouest sont catastrophiques, au point qu'il sera difficile pour ce pays de se remettre, voire impossible.
Depuis le début du conflit en février 2022, les pertes ukrainiennes ont dépassé le million de morts – c'est sidérant. Des centaines de milliers ont déserté. L'Ukraine s'est vidée de sa population : de 42 millions d'habitants avant le conflit, elle n'en compte plus que 25 millions selon le dernier recensement, en raison des pertes et surtout d'une émigration massives vers l'Europe et la Russie. Par ailleurs, les infrastructures du pays sont massivement détruites.

En face, la Russie a subi quelques dommages sur certaines raffineries – pas de quoi casser son économie (voir l'émission avec Jacques Sapir) – son économie réorientée cers les pays BRICS et décorrélée du cadre financier occidental n'est pas à genoux, loin s'en faut ; sur le front, 770 000 soldats sont massés face à l'armée ukrainienne, elle a l'ascendant en artillerie par 9 contre 1 (l'artillerie est ce qui tue le plus dans cette guerre), l'ascendant en aviation, en munitions, l'ascendant en nombre et en qualité de missiles, l'ascendant maintenant en drones.
Ses pertes sont importantes, mais limitées compte tenu de la nature colossale de ce conflit, soit entre 240 000 et 260 000 morts (chiffres que nous avons plusieurs fois expliqués sur Fréquence Populaire).
Même le général Valeri Zaloujny, ancien commandant en chef de l'armée ukrainienne, estime dans un article récent du Telegraph, « N'imaginez pas que la Russie a perdu la guerre » (c'est un euphémisme) que la Russie a perdu près de 250 000 soldats tués depuis le début de la guerre. Il ajoute, que croire que Moscou est sur le point de s'effondrer serait une « dangereuse erreur d'appréciation ». Autrement dit, malgré des pertes considérables, la Russie démontre qu'elle est prête à poursuivre une guerre d'attrition dont les Européens semblent toujours refuser de mesurer les conséquences stratégiques.

La Russie poursuivra son offensive, et plus les dirigeants européens insisteront sur cette ligne, plus Moscou considérera qu'il lui faut obtenir par les armes ce qu'elle ne peut obtenir par la négociation.
L'évolution du discours russe est d'ailleurs révélatrice.
Il y a peu, Vladimir Poutine qui était tenant d'une ligne cherchant un compromis a basculé. Lors du discours devants les cadets de l'armée, il a déclaré que l'Europe et l'OTAN voulait la guerre et qu'il fallait s'y préparer. Iouri Ouchakov, conseiller spécial de Poutine pour les Affaires étrangères, a déclaré que les négociations et accords d'Anchorage (sommet Trump / Poutine du 15 août 2O25) étaient caduques, quand à Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de Russie, il considère, publiquement, qu'il n'y a plus aucune négociation et que le conflit se règlera sur le champ de bataille.

Alors que les premiers objectifs étaient officiellement centrés sur la neutralité de l'Ukraine, la démilitarisation et la reconnaissance des territoires déjà annexés, plusieurs responsables russes évoquent désormais de manière beaucoup plus ouverte la perspective d'un contrôle durable de l'ensemble de la Novorossia, c'est-à-dire tout l'espace situé à l'est du Dniepr (et donc Kharkov, 2e ville d'Ukraine), plus Odessa, voire davantage (c'est-à-dire Kiev) si les projets occidentaux devaient se poursuivre.
C'est cohérent du point de vue russe : si les pays de l'OTAN veulent l'Ukraine dans l'OTAN, alors il faut faire reculer sa frontière au plus loin et le Dniepr est une ligne de défense et de séparation naturelle, et Odessa prive ce qui reste d'Ukraine d'accès à la mer Noire et l'OTAN d'une ligne maritime de ravitaillement.


Les trois zones hachurées (à l'est du Dniepr, l'Oblast d'Odessa, zone tampon entre l'Oblast d'Odessa et Dnipropetrovsk) correspondent aux objectifs de conquête russe si l'option d'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN est maintenue. Cela pourrait inclure Kiev et également la Transnistrie (bande séparatiste russe à l'est de la Moldavie). Ces visées sont maximalistes mais font écho aux visées maximalistes de l'OTAN. De tels gains territoriaux ne pourraient évidemment être obtenus que par une capitulation sans condition de Kiev.

Autrement dit, plus l'Occident refuse de traiter la question de l'OTAN, plus les objectifs territoriaux russes s'élargissent, condamnant à terme les possibilités d'existence viable d'une Ukraine croupion qui serait potentiellement partagée entre ses voisins.

Les Ukrainiens veulent désormais la paix

Cette stratégie est d'autant plus troublante qu'elle semble désormais en contradiction avec l'évolution de l'opinion ukrainienne elle-même.

Selon Gallup, le soutien à une guerre menée « jusqu'à la victoire » s'est effondré en quelques années. (En 2022, 73 % des Ukrainiens souhaitaient poursuivre les combats jusqu'à la victoire militaire.)
Les enquêtes plus récentes confirment cette tendance : une large majorité des Ukrainiens privilégie désormais une solution négociée plutôt qu'une guerre indéfinie.
Le même sondage en 2026 donne 80 % d'Ukrainiens favorables à une paix ici et maintenant, y compris si celles-ci impliquaient l'acceptation des pertes territoriales déjà subies.

Cette évolution n'a rien de surprenant.
Depuis plus de quatre ans, le pays vit sous mobilisation permanente.
Les vidéos montrant les recrutements forcés dans les rues ukrainiennes se multiplient. Les centres de mobilisation font l'objet de contestations grandissantes. Même dans l'ouest du pays, notamment autour de Lviv, longtemps considéré comme le bastion du nationalisme ukrainien, des manifestations et des actes de résistance contre les méthodes de mobilisation apparaissent désormais – même si la plupart de médias occidentaux détournent pudiquement le regard .

La fatigue humaine est immense. L'économie est exsangue, et en fait est à l'arrêt complet sous perfusion permanente de l'Ouest.
Des millions d'Ukrainiens vivent à l'étranger. Une génération entière est sacrifiée. No futur.

Une guerre qui sert d'autres intérêts

Pourquoi un tel entêtement chez ceux qui sont loin du front et de ces souffrances ?
Pourquoi, dès lors, maintenir une stratégie dont chacun peut constater qu'elle éloigne les perspectives de paix ?

Une première réponse est économique.
La guerre constitue un gigantesque marché pour l'industrie d'armement occidentale, en particulier américaine. Les commandes explosent, les budgets militaires atteignent des niveaux historiques et le complexe militaro-industriel occupe une centralité politique comme jamais auparavant. Ce que craignait le général et Président Eisenhower s'est réalisé : la mainmise de l'appareil militaro-industriel sur les institutions et plus largement la démocratie.

« On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. »
Anatole France.

Mais cette explication, bien que réelle, ne suffit probablement pas. Il y a une seconde dimension, plus idéologique.
Depuis trois ans, une partie des élites occidentales caresse l'espoir qu'un retournement stratégique majeur puisse encore intervenir : effondrement économique russe, crise politique interne, rupture du front ou changement de régime à Moscou.
Cet espoir relève de moins en moins de l'analyse stratégique et de plus en plus de la croyance.

Or, pendant que l'on attend ce miracle, les réalités militaires continuent d'évoluer.
Sur plusieurs secteurs du front, les forces ukrainiennes connaissent des difficultés croissantes en effectifs, en réserves et en capacité de rotation.
La forteresse de Kostiantynivka est tombée, ainsi que Krasny Liman, le front connaît des percées russes du côté de Soumy et de Kharkov – alors même que les médias occidentaux depuis presque deux mois affirment le contraire, créant une étrange illusion de victoire ukrainienne. La pression russe s'accroît progressivement sur l'ensemble du front. Le temps joue davantage en faveur de Moscou qu'en faveur de Kiev, et compte tenu des manque de réserve, nécessairement, le front finira par craquer quelque part ou continuera à reculer tout le long vers le Dniepr.

Persister à promettre une victoire devenue de plus en plus improbable revient à prolonger une guerre dont les premiers à payer le prix sont les Ukrainiens eux-mêmes.

Au fond, la contradiction est devenue totale. Les capitales européennes parlent de paix tout en préparant les conditions militaires qui rendent cette paix impossible. Elles refusent toujours d'intégrer dans leur réflexion l'élément stratégique qui a conduit au déclenchement de la guerre, la question de l'OTAN et des garanties de sécurité réclamées par Moscou depuis près de vingt ans.

La paix ne consiste pas à imposer à son adversaire les raisons mêmes qui l'ont conduit à entrer en guerre, elle consiste à construire un compromis suffisamment solide pour que chacun y trouve un intérêt supérieur.
Tant que cette réalité élémentaire continuera d'être ignorée, les conférences diplomatiques, les coalitions de volontaires et les annonces de forces de réassurance ne prépareront pas la paix.

Elles garantissent seulement la poursuite de la guerre.
Jusqu'au dernier Ukrainien...

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Michel Spitz
17/7/2026

LE TOUR DE FRANCE À L’ASSAUT DES SOMMETS ALSACIENS
 
Après un mémorable passage en 2023 dans le massif des Vosges, le Tour de France va à nouveau gravir samedi quelques pentes alsaciennes, connues des cyclistes locaux, en partant de Mulhouse. Une impressionnante étape de montagne avec, au programme de cette 14e étape, de nombreuses difficultés : plusieurs ascensions majeures : Grand Ballon, Ballon d'Alsace, Hundsruck et col du Haag – au total un dénivelé proche de 3 800 m.
Les cyclistes n’auront parcouru que 25 km quand ils passeront devant le Hartmannswillerkopf, lieu des terribles combats qui opposèrent Français et Allemands durant l’année 1915. Une occasion d’évoquer le Vieil Armand dont le monument national a été inauguré en 1932.
Le mémorial de l’Hartmannswillerkopf est un monument à la fois militaire et patriotique, religieux et funéraire. Dès 1920, un comité se constitue à Mulhouse pour construire sur le champ de bataille du Hartmannswillerkopf, le Monument National de la Grande Guerre en Alsace. Il est conçu par Robert Danis, architecte, avec le concours d’Antoine Bourdelle, sculpteur. Le monument se décline sous la forme de trois éléments implantés sur un même axe : une crypte-ossuaire avec chapelles, une esplanade avec autel de la patrie et un cimetière militaire avec mât aux couleurs françaises. Le comité engage également la construction d’une croix sommitale lumineuse, visible depuis la plaine d’Alsace et au-delà du Rhin. La crypte, dont le plan dessine une croix grecque, est creusée dans le rocher et se glisse sous l’Autel de la Patrie. Le volume ainsi formé, inspiré des temples anciens, s’inscrit dans la géométrie d’un cube parfait. Une voûte, supportée par quatre colonnes cannelées disposées en carré, forme au centre une lanterne, autour de laquelle se déploie un plénum, éclairé de pavés de verre, sertis dans la dalle en béton. Ce dispositif permet d’envelopper l’espace d’une douce lumière naturelle. Sous la crypte, un ossuaire est ménagé pour recueillir les restes des soldats français. L’ossuaire est fermé par un bouclier en bronze, posé à même le sol. Il comporte sur son pourtour, les dates de 1914 et 1918 en chiffres romains, et les vers de l’Hymne de Victor Hugo : « Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie, Ont droit qu’à leur cercueil la foule vienne et prie » (Les Chants du crépuscule, 1835). Sur trois faces de la crypte, des niches, naturellement éclairées par le haut, contiennent les monuments des trois cultes concordataires auxquels ont appartenu les soldats morts pour la Patrie. En face de l’entrée, la chapelle catholique contient une table d’autel derrière laquelle doit s’élever la Vierge à l’offrande de Bourdelle. À gauche, le monument protestant est un tombeau en forme d’autel marqué d’une croix qui se détache d’une plaque portant la Bible ouverte, encadrée par deux pilastres supportant un linteau orné « rappelant l’art de l’époque de la Réforme ». À droite, le monument israélite comprend également un tombeau en forme d’autel, orné de l’étoile à six branches du bouclier de David. Les inscriptions du monument israélite et du monument protestant soulignent la force commune de l’Ancien et du Nouveau Testament. Une frise sculptée en bronze devait courir en haut des murs. Robert Danis avait prévu de confier l’exécution de la frise à Bourdelle, mais le début de la Seconde Guerre mondiale empêche sa réalisation.
L’architecture du monument de l’Hartmannswillerkopf puise aux sources de l’architecture classique française tout en revendiquant sa modernité et sa rationalité. Comme son contemporain, l’architecte Auguste Perret, Robert Danis se passe des ornements superflus. Le monument est entièrement construit en béton. Après décoffrage, les surfaces en béton ne sont couvertes d’aucun parement en pierre et revêtues d’un mortier de finition appelé « granito », finement bouchardé. Les colonnes de la crypte n’ont ni base ni chapiteau. Danis « a su résoudre au mieux les problèmes difficiles de l’adaptation au terrain, de l’éclairage, de la division des plans, et a réussi une œuvre pleine de dignité religieuse, capable d’émouvoir, par la simplicité grandiose de son tracé et de sa décoration, les visiteurs qui feront l’ascension de cette montagne à jamais sacrée. »
Monument National de la Grande Guerre 1924-1932 / Robert Danis architecte / Antoine Bourdelle sculpture / Michel Spitz architectes de la restauration 2014.
Le site est inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO avec les sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale depuis septembre 2023.
Sources: LEFORT Nicolas, SPITZ Michel, BOGNER Patrick (photographies)
Hartmannswillerkopf : monument national de la Grande guerre en Alsace, Strasbourg : Éditions du Signe, 2015.

Montée du Petit Ballon 22 juillet 2023
Photo © Michel Spitz









Elisabeth Spitz
18/7/2026

L'Abbaye de Marbach nous offre en ce moment une programmation exceptionnelle

Avec Gregory Ott au piano, Philip Klawitter à la contrebasse et Matthieu Zirn à la batterie, Ways façonne un jazz libre, sensible et profondément singulier.
De la délicatesse, de l’intensité, de l’énergie des paysages sonores où l'émotion guide chaque note.
Sur scène, de l’inattendu, des émotions, des mélodies qui se déploient, des rythmes qui se répondent, et des silences qui respirent..
L’improvisation devient un véritable langage commun.
Fort de quatre albums salués par la critique et lauréat du Prix Radio France au concours international Jazz à Juan les Pins.
Un trio qui affirme une identité musicale rare, et l’on ressent d’emblée une complicité exceptionnelle entre les musiciens.
Leur approche personnelle de l'écriture et de l'improvisation donne naissance à une musique vivante, lumineuse, exigeante avec une force expressive qui nous fait voyager au-delà des sentiers balisés.
De la virtuosité mais aussi l’envie de partager, une expérience musicale unique.
Porté par l'héritage de son mentor Michel Petrucciani, Grégory Ott insuffle à Ways une écriture où la mélodie occupe une place essentielle.
C’est lumineux, avec des envolées lyriques, des rythmes subtils, chaque composition dessine des paysages sensibles où se croisent les influences du jazz contemporain et en même temps une esthétique plus personnelle.
C’est également l’occasion d’admirer le travail de l’artiste Stephane Vetter, astrophotographe alsacien, également connu comme « chercheur d'images ».
Son exposition, « La tête dans les étoiles » rassemble de spectaculaires images du ciel profond et des phénomènes célestes, réalisées grâce à du matériel d'astrophotographie de haute précision : constellations, Voie lactée, aurores boréales, comètes, sprites et autres merveilles du ciel nocturne.
Stephane Vetter est reconnu internationalement pour son travail. Il a notamment obtenu le 1er prix du concours TWAN (The World at Night), un prix au prestigieux Wildlife Photographer of the Year et plusieurs sélections en Astronomy Picture of the Day (APOD) de la NASA.
Son approche est autant artistique que scientifique : il cherche à révéler la beauté du ciel en reliant les paysages terrestres aux constellations et aux phénomènes célestes, offrant des images qui invitent autant à la contemplation qu'à l'émerveillement.

17 juillet 2026

HUMOUR

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Jean-Marie Balliet







Yves Hemedinger
17/7/2026

Ma réaction au projet du maire concernant la place Jeanne d’Arc

Prenons garde à ne pas continuer à vider le centre-ville aux détriment des locaux et au seul intérêt du tourisme.
Nous proposons un compromis.
Alors certes, il y’a de nombreux parkings disponibles aux alentours, et j’en sais quelque chose.
Mais il faut aussi penser à nos aînés et aux personnes en situation de handicap, pour lesquelles chaque mètre compte. Il est également essentiel de permettre aux habitants d’effectuer un achat rapide ou de venir récupérer une commande en quelques minutes.
N’oublions pas non plus les soignants et les professionnels qui interviennent à domicile, pour qui un accès facilité est indispensable.
Selon moi, la bonne solution est celle du compromis : végétaliser davantage notre centre-ville, sans pour autant en fermer totalement l’accès. La création de places « minute » ainsi que de places réservées aux personnes en situation de handicap permettrait de concilier qualité de vie, accessibilité et dynamisme économique.
Nous devons veiller à préserver l’accès au centre-ville afin de soutenir l’activité de nos commerces, qui souffrent déjà suffisamment.
NB : nous proposions la même politique pour la rue des Têtes, bien triste désormais avec l’annonce d’un nouveau commerce de fromage pour touristes qui va bientôt remplacer un commerce de vêtements.
Photo archives Nicolas Pinot