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25 septembre 2026

Thikent


Le week-end prochain j’aurai le plaisir de participer aux Journées Nationales des Artistes. Cet événement est parrainé par le Ministère de la Culture et l’Association des Maires de France. À cette occasion mon atelier sera ouvert un peu plus longtemps que d’habitude. Vous pourrez découvrir mes œuvres récentes de la collection « Made in Japan ».
Sur le mur des invités, la colmarienne Zahra Thomas vous présente ses aquarelles d’inspiration nippone.
Et vous aurez aussi l’occasion de vous reposer sur le banc poétique du créateur Roland Szele, une véritable invitation à la contemplation.

3 rue Berthe Molly, Colmar
Une nouvelle carte mondiale du vin le révèle : les vignobles alsaciens sont 3,2 °C plus frais que ceux situés dans la Napa Valley

Publié le 19 septembre 2026 · World Winery Map

La carte interactive recense plus de 4,3 millions de vignobles, dont 44 403 en Alsace.

World Winery Map, la carte mondiale du vin qui vient d'être lancée, répertorie 743 domaines viticoles et 44 403 vignobles d'Alsace. Les vignobles alsaciens se situent à une altitude moyenne de 238 mètres et sont, pendant la période de végétation, 3,2 °C plus frais que ceux situés dans la Napa Valley, selon les données de World Winery Map.

Le projet constitue la base de données interactive la plus complète sur les terroirs viticoles du monde, avec 4 303 693 vignobles et 104 330 domaines viticoles cartographiés dans 90 pays. Pour chaque vignoble figurant sur la carte, les utilisateurs peuvent accéder à des données géospatiales très précises, dont l'altitude, le rayonnement solaire et la pente, ainsi qu'à des indicateurs viticoles essentiels comme la composition du sol, l'indice de Huglin et les températures moyennes pendant la période de végétation.

« Pour chaque parcelle, nous avons extrait les coordonnées exactes et calculé l'altitude, la pente et l'exposition à l'aide du modèle topographique Copernicus GLO-30, puis nous y avons superposé les données climatiques », déclare Matija Gavrilović, fondateur de World Winery Map. « Sur les parcelles les plus grandes, nous mesurons jusqu'à 16 points de contrôle, c'est pourquoi l'altitude est présentée sous forme de fourchette précise et non d'un chiffre unique. Nous avons également calculé la pente, les précipitations, le vent, le type de sol et la géologie partout où les données étaient disponibles. »

Les parcelles de vigne proviennent de 38 sources indépendantes. Vingt-deux d'entre elles sont des registres officiels d'État. Les utilisateurs peuvent sélectionner n'importe quelle région pour en consulter les données essentielles, examiner les limites, vérifier les précipitations et l'altitude moyennes et analyser des données viticoles comme l'indice de Winkler. World Winery Map est déjà en contact avec des organismes officiels dans plusieurs pays, afin que la carte soit la plus exacte possible.

La carte trace 98 719 limites de zones viticoles distinctes, des immenses macro-régions jusqu'aux lieux-dits individuels. Cela comprend 2 815 régions viticoles, sous-régions et appellations officielles, ainsi que 95 904 lieux-dits viticoles. La plateforme est expressément conçue aussi bien pour les professionnels du secteur que pour les voyageurs œnophiles. Un système de géolocalisation intégré permet aux utilisateurs de repérer instantanément les domaines à proximité et d'obtenir l'itinéraire jusqu'au domaine, où qu'ils se trouvent dans le monde.

Les vignerons d'Alsace sont invités à revendiquer gratuitement la fiche de leur domaine sur la plateforme. En prenant possession de leur page, les producteurs peuvent mettre à jour les horaires du caveau de dégustation, confirmer leurs conditions de visite, revendiquer leurs propres parcelles de vigne et actualiser les données sur les cépages plantés. Ils participent ainsi activement à l'entretien de la carte des vins la plus exacte et la plus détaillée au monde.

World Winery Map : 104 330 domaines dans 90 pays. Photo : World Winery Map.


World Winery Map, la carte mondiale du vin qui vient d'être lancée, répertorie 743 domaines viticoles et 44 403 vignobles d'Alsace. Les vignobles alsaciens se situent à une altitude moyenne de 238 mètres et sont, pendant la période de végétation, 3,2 °C plus frais que ceux situés dans la Napa Valley, selon les données de World Winery Map.

Le projet constitue la base de données interactive la plus complète sur les terroirs viticoles du monde, avec 4 303 693 vignobles et 104 330 domaines viticoles cartographiés dans 90 pays. Pour chaque vignoble figurant sur la carte, les utilisateurs peuvent accéder à des données géospatiales très précises, dont l'altitude, le rayonnement solaire et la pente, ainsi qu'à des indicateurs viticoles essentiels comme la composition du sol, l'indice de Huglin et les températures moyennes pendant la période de végétation.

« Pour chaque parcelle, nous avons extrait les coordonnées exactes et calculé l'altitude, la pente et l'exposition à l'aide du modèle topographique Copernicus GLO-30, puis nous y avons superposé les données climatiques », déclare Matija Gavrilović, fondateur de World Winery Map. « Sur les parcelles les plus grandes, nous mesurons jusqu'à 16 points de contrôle, c'est pourquoi l'altitude est présentée sous forme de fourchette précise et non d'un chiffre unique. Nous avons également calculé la pente, les précipitations, le vent, le type de sol et la géologie partout où les données étaient disponibles. »

Les parcelles de vigne proviennent de 38 sources indépendantes. Vingt-deux d'entre elles sont des registres officiels d'État. Les utilisateurs peuvent sélectionner n'importe quelle région pour en consulter les données essentielles, examiner les limites, vérifier les précipitations et l'altitude moyennes et analyser des données viticoles comme l'indice de Winkler. World Winery Map est déjà en contact avec des organismes officiels dans plusieurs pays, afin que la carte soit la plus exacte possible.

La carte trace 98 719 limites de zones viticoles distinctes, des immenses macro-régions jusqu'aux lieux-dits individuels. Cela comprend 2 815 régions viticoles, sous-régions et appellations officielles, ainsi que 95 904 lieux-dits viticoles. La plateforme est expressément conçue aussi bien pour les professionnels du secteur que pour les voyageurs œnophiles. Un système de géolocalisation intégré permet aux utilisateurs de repérer instantanément les domaines à proximité et d'obtenir l'itinéraire jusqu'au domaine, où qu'ils se trouvent dans le monde.

Les vignerons d'Alsace sont invités à revendiquer gratuitement la fiche de leur domaine sur la plateforme. En prenant possession de leur page, les producteurs peuvent mettre à jour les horaires du caveau de dégustation, confirmer leurs conditions de visite, revendiquer leurs propres parcelles de vigne et actualiser les données sur les cépages plantés. Ils participent ainsi activement à l'entretien de la carte des vins la plus exacte et la plus détaillée au monde.
Comparaison avec des régions viticoles célèbres : Alsace

Comparaison de régions sur World Winery Map. Télécharger le tableau en PNG
Tous les éléments de cette page peuvent être utilisés librement, en totalité ou en partie. Crédit : World Winery Map.


Vignobles en Croatie. La carte interactive recense plus de 4,3 millions de vignobles dans 90 pays. Photo : World Winery Map.
Nath-Sakura Photographer

Vous êtes nombreux à commander mes livres chez votre libraire de quartier, dans l’idée de soutenir ce petit commerçant. Et je comprends votre démarche. Mais il est temps que je vous explique un peu le dessous des cartes.
Il faut distinguer deux types de libraires : ceux qui ont déjà mes ouvrages en rayon et ceux qui les commandent uniquement lorsque vous venez les réclamer.
Vous allez voir : la différence est considérable...

QUAND VOUS COMMANDEZ MON LIVRE CHEZ UN LIBRAIRE

Vous entrez dans une librairie et demandez l’un de mes ouvrages. Le libraire me contacte, je lui accorde une remise commerciale de 35 % (c'est la loi) et je prends également à ma charge les frais d’expédition.
Prenons un livre vendu 29 €, comme mon nouveau sur le Noir et blanc.
Voici comment se répartit l’argent :
- Marge commerciale brute du libraire : 10,15 €.
- Somme qui me revient avant frais : 18,85 €.
- Frais Colissimo : 10 €.
- Fabrication et emballage : environ 4 €.
- Ce qu’il me reste : 4,85 €.
Et sur ces 4,85 €, il faut encore financer la conception, le travail éditorial, la promotion, les investissements, les charges et ... me rémunérer.
Le libraire, lui, réalise une marge commerciale brute de 10,15 €. Certes, il doit payer ses charges, mais il n’a pris aucun risque d’invendu.
Il n’a ni découvert, ni conseillé, ni fait connaître mon livre. C’est VOUS qui saviez déjà ce que vous vouliez acheter.
Il intervient donc comme intermédiaire dans une vente déjà acquise, sans avoir contribué à la découverte de l’ouvrage.
Certaines librairies me commandent ainsi 50, parfois 100 livres par an, toujours à l’unité, parce que des lecteurs viennent les réclamer. Malgré cette demande régulière, elles ne prennent jamais l’initiative d’en conserver quelques exemplaires en rayon !

QUAND LE LIBRAIRE A DÉJÀ MES LIVRES EN RAYON

Là, tout change. Le libraire a découvert mon travail, choisi de proposer mes ouvrages, investi dans quelques exemplaires et accepté le risque de ne pas les vendre.
Il les expose, les conseille et participe à leur diffusion. Sa marge rémunère alors un véritable travail de sélection et de découverte.
C’est précisément ce que j’attends d’une librairie : connaître les livres, identifier les attentes des lecteurs, découvrir des auteurs et prendre des initiatives éditoriales. Pas simplement attendre qu’un client vienne lui indiquer ce qu’il doit commander !

QUI DÉCIDE DES LIVRES PRÉSENTS DANS LES RAYONNAGES ?

C’est ici que les choses deviennent intéressantes.
Le marché français du livre est fortement concentré autour de grands groupes disposant de puissants réseaux de diffusion-distribution, notamment Hachette et Editis.
Hachette appartient à la galaxie Lagardère, intégrée à Louis Hachette Group, dont Bolloré détient 30,4 % du capital. Editis appartient à Czech Media Invest, associé au milliardaire Daniel Křetínský.
Ces grands groupes disposent de représentants commerciaux, de réseaux logistiques et de moyens considérables pour proposer leurs catalogues aux libraires. C'est la raison pour laquelle vous trouve du Marc Lévy et du Guillaume Musso partout.
La concentration du secteur aboutit à un déséquilibre économique majeur. Les grands groupes organisent la diffusion de leurs ouvrages à grande échelle. Les petits éditeurs (comme les éditions Victoria que ma société contrôle), eux, financent et assurent seuls leur fabrication, leur stockage, leur promotion et leur expédition, sans aucune garantie de vente.
Et lorsqu'un lecteur découvre enfin mon travail, mon éditeur doit encore abandonner une part importante de sa marge à un intermédiaire qui a seulement été choisi parce qu'un client pense, en agissant ainsi, soutenir un libraire...

SOUTENIR LES LIBRAIRIES INDÉPENDANTES

On nous répète régulièrement qu'il faut soutenir les librairies indépendantes. Très bien. Mais pourquoi cette solidarité ne fonctionnerait-elle que dans un seul sens ?
Je ne reproche pas aux libraires de vendre Marc Levy, Dan Brown et les autres auteurs "populaires". Je leur reproche de privilégier essentiellement les ouvrages dont la notoriété garantit déjà une demande, tout en négligeant des petits auteurs indépendants dont leurs propres clients réclament pourtant régulièrement les livres.
Lorsqu'une librairie me commande 100 ouvrages par an, elle sait qu'il existe une clientèle. Pourquoi ne pas en proposer quelques-uns en rayon ?
Être indépendant ne devrait pas seulement signifier ne pas appartenir à une grande chaîne. Cela devrait aussi se traduire par une indépendance dans les choix éditoriaux et par une véritable curiosité envers les petites maisons d'édition.
Alors, si vous trouvez déjà mes livres dans une librairie, soutenez-la : elle participe réellement à leur diffusion. C'est un vrai bon libraire.
Mais si vous devez les commander spécialement, comprenez que l'économie de cette vente est complètement différente.
Dans le premier cas, le libraire vous fait découvrir mon travail. Dans le second, c'est vous qui le lui faite connaitre et lui faites gagner de l'argent sans qu'il ai remué un orteil pour ça.
Et ce n'est tout de même pas la même chose !
Musée Unterlinden

Prenez de la hauteur et un peu d'air sur la place Unterlinden ! À l’occasion des Journées de l’architecture, Totem, spectacle de danse verticale de la compagnie Retouramont, déploie une ronde aérienne entre le cloître médiéval et les anciens bains municipaux. Une soirée exceptionnelle, en partenariat avec le CCN·Ballet de l’Opéra national du Rhin, la Maison européenne de l’architecture et la Ville de Colmar.
En octobre, l’architecture se découvre aussi crayon en main : partez « Sur les pas d’Henri Lebert » lors d’une journée de croquis ou retrouvez l’architecte et Urban Sketcher Éric Nieder pour un nouveau « Crayon inspiré ».
Un mois rempli de curiosités : « Midi au musée »... votre nouveau rendez-vous culturel, la visite guidée de l'éblouissante exposition « Conversation(s) » ou la visite à la lampe torche vous offriront autant d’occasions de découvrir le musée autrement.
Pour finir le mois en frissonnant, l'atelier « Petit grimoire illustré » accompagnera l'imaginaire créatif des enfants !


Atelier adultes

Sur les pas d’Henri Lebert
2/10/2026


Journée de croquis dédiée à la découverte de l’œuvre de l’artiste colmarien Henri Lebert (1794-1862). À travers les collections du musée Unterlinden et de la Bibliothèque des Dominicains, partez à la rencontre du regard poétique d’un artiste amoureux de sa région. Expérimentez le croquis d’architecture en observant et dessinant à partir des paysages pittoresques et des précieux carnets de dessins d’Henri Lebert.

Par Eric Nieder, architecte et Urban Sketcher

Publics : à partir de 16 ans
Horaire : de 9h à 17h au musée Unterlinden et à la Bibliothèque des Dominicains de Colmar
Tarif : 30 €
Membres : 16 €
Accès : entrée musée

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Spectacle

Totem
2/10/2026


Totem, spectacle de danse verticale crée par la compagnie Retouramont sur le territoire alsacien, investit le temps d’une représentation l’espace urbain de Colmar et invite visiteurs et passants à porter un nouveau regard sur l’architecture du musée. Suspendues dans les airs, trois danseuses évoluent en une colonne mouvante qui se déploie et se transforme en une ronde aérienne entre le cloître médiéval et les anciens bains municipaux.

Par la compagnie Retouramont en partenariat avec le CCN·Ballet de l’Opéra national du Rhin, la Maison européenne de l’architecture et la Ville de Colmar

Horaire : 18h
Durée : 25 minutes
Tarif : gratuit
Accès : place Unterlinden

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Visite guidée en allemand

Führung : Der Isenheimer Altar und so weiter
3/10/2026


Entdecken Sie den berühmten Issenheimer Altar und die wichtigsten Kunstwerke des Musée Unterlinden, aus den Sammlungen für Archäologie, Bildenden Kunst und Kunstgewerbe.

Publikum : alle Altersgruppen
Uhrzeit : von 11 bis 12.30 Uhr und von 14 bis 15.30 Uhr
Preis : 4,50 € und Eintritt
Zugang : Eingang des Museums

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Visite guidée

Midi au musée, le rouge
8/10/2026



Le temps d’une pause déjeuner, laissez-vous guider à travers les collections à la découverte d’une couleur par séance. Des pigments précieux des œuvres anciennes aux nuances de l’art moderne, les visites explorent les multiples facettes d’une couleur. Si vous le souhaitez, prolongez l’expérience avec un repas à emporter imaginé autour de la couleur, pour une parenthèse culturelle et gourmande au cœur de la journée.

Par une médiatrice

Menu couleur Rouge

Ballotine de bœuf aux herbes
Purée de chou-fleur au paprika fumé
Entremet framboise, confits de fruits rouges

Publics : adultes
Horaire : de 12h15 à 13h
Tarif : 9 € tarif plein, 4,50 € tarif réduit. Option repas à emporter, sur le thème du « rouge » 12 €. Membres : 4,50 €
Accès : entrée musée

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Visite sensible

Toucher les architectures du musée
10/10/2026


Découvrez l’architecture et l’histoire des collections du musée à travers les sensations et l’expérience corporelle de l’espace. En mobilisant l’écoute, le toucher, le mouvement vous parcourez l’histoire architecturale, du cloître médiéval aux espaces contemporains des architectes Herzog & de Meuron.

Par Nathalie Belhoste, médiatrice

Publics : personnes en situation de handicap visuel et tout public
Horaire : de 14h à 16h
Tarif : 4,50 € et droit d’entrée (jauge limitée*)
Lieu : entrée musée

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Visite guidée

Conversation(s)
11 et 21/10/2026



Pensée comme un parcours transhistorique, l’exposition Conversation(s) propose un dialogue entre les chefs-d’œuvre médiévaux du musée et des œuvres d’art moderne et contemporain. En rapprochant des créations issues d’époques et de contextes très différents, elle met en lumière la permanence de grandes préoccupations artistiques – le corps, le sacré, la mémoire, la violence ou la matière.

Par une médiatrice

Publics : adultes
Horaire : de 11h à 12h30 le 11/10, de 14h à 15h30 le 21/10
Tarif : 4,50 € et droit d’entrée (jauge limitée*)
Accès : entrée musée

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Visite tout-petits

Le voyage de Platypus
11/10/2026



Un drôle d’animal, venu d’un pays lointain, accompagne les enfants dans leur découverte du musée. Sous forme de marionnettes, Platypus rencontre Habibou le Hibou et ils parcourent ensemble le musée.

Par une médiatrice

Publics : enfants de 2 à 5 ans
Horaire : de 10h à 11h
Tarif : entrée du musée (jauge limitée*)
Accès : entrée musée

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Visite guidée

L’architecture du musée
18/10/2026


La visite guidée permet de découvrir l’histoire des différents espaces qui constituent aujourd’hui le musée Unterlinden. Du cloître médiéval à l’extension réalisée par Herzog & de Meuron en 2015, elle aborde les usages et les styles des bâtiments à travers les siècles (couvent, ferme, caserne, bains municipaux, musée) et leur inscription dans l’espace urbain.

Par Lucie Mosca, médiatrice

Publics : adultes
Horaire : de 11h à 12h30 et de 14h à 15h30
Tarif : 4,50 € et droit d’entrée
Membres : 4,50 €
Accès : entrée musée

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Visite guidée

Retable d’Issenheim
21/10/2026



Chef-d’œuvre mondialement connu, le Retable d’Issenheim, réalisé par Matthias Grünewald et Nicolas de Haguenau, impressionne par sa force expressive. Ce polyptique monumental, qui associe sculptures et volets peints, déploie des scènes saisissantes de la vie du Christ et de saint Antoine. En compagnie d’une médiatrice, découvrez une œuvre d’une intensité artistique et spirituelle exceptionnelle.

Publics : adultes
Horaire : de 11h à 12h30
Tarif : 4,50 € et droit d’entrée (jauge limitée*)
Accès : entrée musée

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Atelier adultes

Le Crayon inspiré
23/10/2026



Participez à la première journée de croquis dédiée l’architecture du musée ! Le dessin vous permet de mieux voir et apprécier la diversité des bâtiments et leur inscription dans le paysage urbain. L’activité se déroule dans les espaces intérieurs et à proximité du musée si le temps le permet.

Par Eric Nieder, architecte et Urban Sketcher

Publics : à partir de 16 ans
Horaire : de 10h à 16h
Tarif : droit d’entrée
Membres : gratuit
Accès : entrée musée

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Visite insolite

Visite nocturne à la lampe torche
27/10/2026



Venez vivre une expérience nocturne inédite au cœur des œuvres.

Nous vous invitons à pénétrer dans un musée endormi, plongé dans la pénombre, uniquement éclairé par le faisceau discret de votre lampe torche. Cette lumière intimiste vous guidera au fil d’un parcours sensoriel, propice à l’éveil des sens, à la curiosité et à l’émotion.

Accompagné d’un médiateur passionné, vous découvrirez les chefs-d’œuvre du musée – dont l’exceptionnel Retable d’Issenheim – sous un jour nouveau.

Jeux d’ombres et de lumières, détails insoupçonnés, récits oubliés ou méconnus… chaque salle devient un théâtre d’histoires et de sensations hors du temps !

Horaire : de 18h30 à 20h
Tarifs : 20 € tarif plein, 17 € de 12 à 17 ans, gratuit pour les moins de 12 ans, 6 € membres
Accès : entrée musée

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Ateliers enfants

Au pays des sorciers et des sorcières
28 et 29/10/2026


Plongez dans l’univers mystérieux des sorciers et des sorcières. En lien avec une œuvre du musée, les enfants sont accompagnés pour créer un carnet illustré. Les apprentis sorciers donneront rempliront ces pages par les couleurs et leur imagination.

Par Anne Werey, artiste plasticienne

Publics : enfants de 6 à 8 ans
Horaires : de 9h30 à 11h30
Tarif : 20 € les deux séances
Accès : entrée musée

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Ateliers enfants

Petit grimoire illustré
28 et 29/10/2026



Inspiré d’une œuvre du musée, chaque participant confectionnera son propre grimoire illustré, rempli de dessins, de symboles et de créatures fantastiques.

Par Anne Werey, artiste plasticienne

Publics : enfants de 8 à 12 ans
Horaires : de 14h à 16h
Tarif : 20 € les deux séances
Accès : entrée musée

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Retrouvez tout l'agenda en ligne
* Pour participer aux événements, réservez auprès du service réservations du lundi au vendredi au +33 (0)3 89 20 22 79 – reservations@musee-unterlinden.com / le week-end au +33 (0)3 89 20 15 58 ou billetterie@musee-unterlinden.com

24 septembre 2026


Festival de Musique de Ribeauvillé

Le délicieux ensemble Fair Oriana se produira à Ribeauvillé samedi le 3 octobre à 20h en l'église protestante

Décrit comme « poignant et fascinant », leur programme est à la fois intimiste et théâtral. Il s'inspire du recueil de madrigaux de Thomas Morley de 1601, « Les Triomphes d'Oriana » - derrière Oriane se cache la Reine Elisabeth 1ère.
Fair Oriana explore les facettes publiques et privées d'Élisabeth à travers un récit mêlant chants, mouvements, musique instrumentale et poèmes de la Reine. Elle présente aussi trois nouvelles œuvres commandées à des compositeurs contemporains qui mettent en musique des textes d'Élisabeth : un psaume, une chanson contemporaine pour luth et un chant folklorique.
Par la musique et la parole, Fair Oriana explore les relations complexes d'Élisabeth et dresse le portrait d'une figure emblématique aux multiples facettes.

Cliquer sur l'image ↴
Guy Ritzenthaler

Immeuble qui a disparu du paysage colmarien, remplacé depuis par une grande construction toujours en chantier.
Situé avenue de la République, l'arrière se voyait depuis le pont de chemin de fer, à côté des bureaux de la presse locale.

Eric Vial
23/9/2026

« Voter pour les mêmes, c’est produire les mêmes effets ! »
 

Le Sénat, c’est l’assemblée des territoires. À quelques jours des élections sénatoriales, une question essentielle est posée : qui défendra réellement les communes, les intercommunalités, les départements et les régions ?
L’Association des maires de France, que préside David Lisnard, vient une nouvelle fois de tirer la sonnette d’alarme.
Malgré les assurances du gouvernement, les élus locaux craignent de nouvelles ponctions sur leurs budgets, des charges supplémentaires et une nouvelle fragilisation de leur capacité à investir. Ils me l’ont tous dit durant cette campagne.
Car le gouvernement demande notamment aux collectivités de limiter la progression de leurs dépenses de fonctionnement à l’inflation.
Dans le même temps, les élus alsaciens dénoncent le poids croissant des charges qui leur sont imposées, la question des cotisations CNRACL et les incertitudes qui pèsent sur le FCTVA, indispensable au financement de l’investissement local. Or 70 % de l’investissement public civil est porté par les collectivités territoriales.
Donc, une nouvelle fois, le système s’apprête à affaiblir les communes et les territoires : moins d’investissements, moins de services publics de proximité, moins de capacité à entretenir nos écoles, nos équipements, nos routes, nos bâtiments et à préparer l’avenir.
Face à cette situation kafkaïenne, il faut avoir le courage de regarder la réalité en face. Les vieilles recettes politiciennes portées par des caciques omnipotents ne fonctionnent plus. Les petits arrangements entre amis non plus : « Je te soutiens en échange d’un truc pour ma commune. » La France va crever de ces petites combinazione. Car au bout de la chaîne, c’est le citoyen qui trinque. N’entendez-vous pas déjà la colère gronder ?
Le bilan politique des formations au Sénat qui ont longtemps structuré la droite et le centre – notamment Les Républicains, l’UDI et Renaissance – montre leurs difficultés à obtenir de l’État une véritable protection et une véritable autonomie pour les collectivités locales.
À force d’accepter la recentralisation, les normes supplémentaires, les transferts de charges et les restrictions financières, nos collectivités se retrouvent toujours davantage contraintes.
Cette campagne sénatoriale est ubuesque. Certains responsables politiques – jusqu’au plus haut niveau de l’État – n’ont décidément honte de rien.
Les mêmes qui promettent désormais davantage de simplification et de protection des collectivités territoriales sont les mêmes qui ont promu et organisé la congestion de nos institutions depuis 40 ans.
Alors, je pose la question simplement aux grands électeurs qui vont devoir s’exprimer le 27 septembre. Si nous continuons à voter pour ceux qui ont accompagné cette politique, pourquoi les choses changeraient-elles ? Indéniablement, voter pour les mêmes produira les mêmes effets.
Il est temps de changer de méthode. Il faut des élus qui considèrent les collectivités non comme une variable d’ajustement budgétaire, mais comme le cœur de la République au plus près des citoyens. Il y a urgence.
Il faut aussi des élus qui mettent la proposition de loi Alsace au cœur de leurs préoccupations, non pas par circonstance ou électoralisme, mais par conviction. Car davantage de décentralisation, c’est davantage d’économie, de simplification et de démocratie.
Monsieur le président Larcher, c’est bien de nous faire aujourd’hui des promesses, mais où étiez-vous jusqu’à maintenant ? Qu’est-ce qui vous a empêché de mettre cette PPL Alsace au débat au Sénat alors qu’elle avait été approuvée par les députés ?
C’est le sens de notre démarche avec Une nouvelle énergie pour l’Alsace au Sénat, conduite par la sénatrice sortante Laurence Muller-Bronn.
Une équipe qui veut porter une autre conception de l’action publique : plus de liberté pour les territoires, moins de normes, davantage de responsabilités locales et une véritable défense des moyens de nos communes et de nos collectivités.
Mais surtout, une honnêteté. Au moins intellectuelle.
Nous aurions déjà fait un grand pas dans la manière de « faire de la politique » et de conduire nos collectivités territoriales.

23 septembre 2026

Jean Linnhoff
22/9/2026

« Forêt enchantée »

Fresque réalisée sur la façade de l’école élémentaire de Jebsheim. Soit environ 80 m2.






Festival de Musique de Ribeauvillé


Dimanche 27 septembre, le Festival accueillera un duo devenu célèbre pour ses prestations très originales mais qu'il a réussi à populariser : en l'église Saint Grégoire de Ribeauvillé, l'orgue historique à 4 claviers et pédalier résonnera et brillera de tous ses feux dans un programme tout entier tiré des opéras de Rameau.

Yves Rechsteiner a réalisé les incroyables transcriptions, pittoresques, variées et virtuoses, avec son partenaire virtuose des percussions Henry Charles Caget.

Nous avons posé quatre questions à Yves, qui, par ailleurs, est professeur au Conservatoire supérieur de Lyon et aussi le Directeur artistique du Festival Toulouse les Orgues.

Qu’est-ce qui vous motive pour aller au-devant du public d’aujourd’hui ?

Le plaisir de sentir l’énergie musicale qui circule entre nous et le public. Le fait que chacun de nos concerts est perçu comme un moment apportant une touche de surprise et de fraicheur. De surprise, car le mélange entre percussions et orgue reste peu fréquent et ensuite de fraîcheur, car le tonicité rythmique des percussions est très complémentaire du son de l’orgue. Enfin, parce que ce programme n’est pas uniquement une sélection de danses jouées à l’orgue avec l’appui rythmique des percussions, mais un véritable voyage musical dans le monde des opéras de Rameau, où l’on passe par l’essentiel des lieux communs de l'époque: scène de tempête, scène pastorale, etc… où les percussions jouent également un rôle poétique et évocateur: oiseaux, souffle dans ls arbres, vent, etc...

Dans votre pratique, dans l’élaboration de vos projets, quelles sont vos premières préoccupations ?

Quelle histoire allons-nous raconter ? Quelles émotions ou sensations peuvent naître dans l’imagination du public à l’écoute des musiques que nous choisissons.

Quelles intentions sont à l’origine de la conception de votre programme ?

Plutôt que d’intention, j’aime parler de coup de coeur pour des pièces musicales, qui font « tache d’huile ». De Rameau, je suis parti de la Danse des Sauvage et de l’Entrée des Boréades, avant de transcrire plus de 60 pièces du Maître. Lorsque j’ai découvert Frank Zappa, j’ai eu envie de jouer Gspot Tornado, avant là aussi de transcrire une grande variété d’autres pièces du même musicien.

Comment voyez-vous l’évolution récente - voire entrevue dans les temps à venir - de la « musique ancienne ?

Je vois deux directions distinctes: la première qui est de se rapprocher du monde de la musique classique sur tout ce qui touche le « coeur » du répertoire : Bach, Haendel, etc… Des pratiques et des profils de plus en plus partagés entre les deux milieux.
Et d’un autre côté, je pense que la musique ancienne continue de creuser de nouveaux sillons avec des projets nouveaux, originaux, des approches renouvelées des instruments ou des manières de jouer, avec une forte capacité des musiciens à aller chercher de l’inspiration ou des collaborations hors du champ de la musique classique.

22 septembre 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Nicolas Dupont-Aignan
22/9/2026

Retrouvez mon passage dans la grande interview de Sonia Mabrouk sur BFMTV où je suis le seul à défendre la paix en Ukraine.

Cliquer sur l'image ↴

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]


Interview
Laurence Muller-Bronn : « Il faut rendre la liberté aux communes, aux familles et aux citoyens »

Dans cet entretien, la sénatrice, conseillère d’Alsace (CeA) et ex-maire de Gerstheim Laurence Muller-Bronn revendique une ligne politique fondée avant tout sur la liberté individuelle, la proximité et la défense des territoires. Élue il y a six ans sur la liste d’André Reichardt, elle se représente aux élections sénatoriales du 28 septembre 2026 avec sa propre liste pour le Bas-Rhin, soutenue par André Reichardt. Laurence Muller Bronn se veut davantage guidée par les dossiers que par les réseaux politiques, entend prolonger au Sénat une démarche construite au contac t du terrain. Son discours mêle ainsi une critique sévère de la centralisation et de l’uniformisation françaises, des prises de position sur les retraites, la santé, l’éducation et les collectivités, et un engagement particulièrement marqué en faveur de l’Alsace, de ses spécificités institutionnelles et de sa langue régionale.

Un Sénat conçu comme contre-pouvoir et chambre des territoires

Laurence Muller-Bronn commence par rappeler sa conception du rôle du Sénat. Celui-ci est « la Chambre des territoires », tandis que les sénateurs sont avant tout des législateurs chargés de contrôler l’action du gouvernement, au même titre que les députés. Elle déplore toutefois le poids pris par les projets de loi gouvernementaux dans le travail parlementaire: environ 90 % de l’agenda du Sénat est consacré aux projets de loi du gouvernement, ne laissant que 10 % aux propositions de loi des parlementaires. Cette situation est révélatrice d’un système politique dans lequel l’exécutif conserve une capacité excessive à déterminer les priorités du travail parlementaire.

Pour Laurence Muller-Bronn, la France est aujourd’hui « bloquée » par un système devenu trop contraignant et marqué par l’entre-soi. Elle fait de la liberté le fil conducteur de son action : liberté des communes, liberté des citoyens, mais aussi liberté pour les familles de s’administrer, de s’éduquer, de se soigner, de se loger, de se déplacer ou encore de s’organiser.

Cette approche dépasse donc le seul libéralisme économique. Laurence Muller-Bronn se définit comme une femme de droite attachée à un « libéralisme » également social et individuel. Elle insiste sur le fait qu’elle ne souhaite pas que les élus se comportent comme des « soldats » ou des fonctionnaires appliquant mécaniquement des consignes. Un élu doit disposer de convictions personnelles et les défendre, y compris lorsqu’elles ne correspondent pas aux positions dominantes de son camp.

Laurence Muller-Bronn (au centre) et ses colistiers pour les élections sénatoriales : de gauche à droite: Yves Sublon, maire d’Eschau ; Murielle Fabre, maire de Lampertheim ; Fabienne Oberlé, conseillère municipale de Kintzheim ; Éric Vial, conseiller municipal de Brumath (en médaillons les suppléants : Christophe Schimpf, maire de Soultz-sous-Forêts ; Catherine Graesbeck-Eichwald, conseillère municipale de Weiterswiller)

C’est pourquoi elle a rejoint avec sa liste Nouvelle Énergie, mouvement libéral fondé par le maire de Cannes (et président de l’Association des maires de France) David Lisnard. Elle espère que ce courant fera entendre une voix différente au Sénat. Elle revendique surtout son profil d’« électron libre » : elle affirme ne pas être une militante politique traditionnelle et explique avoir été sollicitée au fil des années pour son engagement sur des dossiers précis plutôt que pour son appartenance à un réseau.

Une critique de l’emprise croissante de l’État

Cette volonté de « rendre la liberté » structure également ses critiques à l’égard des politiques publiques : l’État intervient de plus en plus dans des domaines qui devraient relever de la responsabilité des familles ou des collectivités.

L’éducation est un de ses domaines privilégiés. Laurence Muller Bronn critique les restrictions apportées à l’instruction à domicile – qui concerne beaucoup d’enfants handicapés difficilement accueillables ailleurs – et dénonce également les contraintes imposées aux écoles hors contrat. La lutte contre certains phénomènes, notamment l’islamisme radical, a conduit à restreindre indistinctement les possibilités offertes aux familles qui choisissent d’autres formes d’éducation.

Elle conteste également les nouvelles contraintes pesant sur l’accueil des très jeunes enfants à l’école maternelle, avec par exemple une sieste obligatoire sur place même si les parents, notamment dans les villages, pourraient les garder à la maison. Transformer des salles communales en espaces de repos et mobiliser des personnels pour surveiller les enfants représente une charge supplémentaire pour les petites communes, qui ne disposent ni des locaux ni des moyens financiers nécessaires. C’est là l’illustration d’un problème plus général : des décisions nationales sont appliquées uniformément à des territoires dont les réalités sont pourtant très différentes.

Laurence Muller Bronn oppose ainsi la logique d’uniformisation à celle de la proximité. Une commune rurale de 2 000 habitants ne peut pas être administrée comme une grande ville. Les besoins d’une petite crèche, d’une école ou d’un établissement pour personnes âgées ne sont pas nécessairement ceux d’une structure située dans une grande agglomération. Elle regrette que l’État fasse de moins en moins confiance aux maires et à leurs équipes alors que ceux-ci sont précisément au contac t des réalités quotidiennes.

Cette critique s’étend aux obligations réglementaires en général. Laurence Muller-Bronn est opposée aux interdictions et aux obligations lorsqu’elles sont appliquées de manière excessive. Selon elle, elles finissent souvent par créer des filières et par profiter à certains acteurs économiques plutôt qu’à l’intérêt général.

Retraites : défendre une approche spécifique pour les femmes

La question des retraites constitue l’un des sujets sur lesquels Laurence Muller Bronn affiche la position la plus personnelle. Elle estime que la carrière professionnelle des femmes ne peut pas être considérée comme identique à celle des hommes.

Son argument repose sur la réalité des parcours féminins : naissance et éducation des enfants, d’où souvent un travail à temps partiel, des interruptions de carrière, parfois l’accompagnement d’un enfant malade ou d’un proche dépendant, la prise en charge des parents âgés en fin de vie. Toutes ces périodes, souligne-t-elle, représentent une contribution importante à la société, permettent à la collectivité d’éviter certaines dépenses, mais ont des conséquences négatives sur les droits à la retraite.

L’allongement uniforme de la durée de cotisation risque donc de pénaliser davantage les femmes. Elle se prononce pour une prise en compte différenciée des carrières féminines pour le calcul des retraites.

Laurence Muller Bronn critique également une réforme des retraites conçue « en silo ». Faire travailler les Français plus longtemps ne résoudrait pas nécessairement les problèmes financiers si, dans le même temps, davantage de personnes âgées de 59 ou 60 ans, usées par leur métier mais pas officiellement invalides, basculent vers d’autres dispositifs sociaux. Elle redoute alors un déplacement de la dépense plutôt qu’une véritable économie.

Elle s’inquiète enfin de l’évolution du cumul emploi-retraite et de la limitation à 7 000 € de revenus annuels pour certaines activités à compter de 2027. Elle considère que cette restriction pourrait pénaliser les travailleurs indépendants et certaines professions libérales qui souhaitent continuer à exercer après leur départ en retraite.

Laurence Muller-Bronn ne rejette pas l’idée d’une réforme des retraites. Elle reconnaît que le système doit évoluer et que les réalités démographiques rendent nécessaire une réflexion sur son financement. Mais les réformes ont été conduites trop rapidement, sans prendre suffisamment en compte la diversité des situations individuelles et professionnelles.

Santé, dépendance et métiers du « prendre soin »

La santé constitue un autre domaine dans lequel son approche de la liberté individuelle se retrouve. La sénatrice rappelle ses différentes interventions parlementaires sur l’accès aux soins, la prévention et la volonté libre et explicite du patient.

Elle appelle à une meilleure reconnaissance des métiers de l’humain, qui sont souvent des métiers en tension et majoritairement féminins. Les infirmières, notamment, représentent à ses yeux une ressource considérable pour lutter contre les déserts médicaux, mais leur travail et leurs déplacements restent insuffisamment valorisés.

Cette réflexion s’étend aux EHPAD. Laurence Muller-Bronn reconnaît l’existence de situations de maltraitance et la nécessité de protéger les personnes âgées vulnérables. Mais elle refuse que quelques scandales conduisent à jeter le discrédit sur l’ensemble des professionnels. Les métiers concernés sont difficiles, insuffisamment valorisés et confrontés à d’importantes difficultés de recrutement.

Elle souligne parallèlement l’importance de l’hospitalisation à domicile et du rôle joué par les proches, là encore souvent des femmes. Son discours rejoint ici sa critique du système des retraites : une partie importante du travail réalisé gratuitement par les familles contribue au fonctionnement de la société sans être véritablement reconnue.

Laurence Muller Bronn défend également une approche plus ouverte de certaines pratiques de santé dites intégratives. Elle a été attaquée sur ce sujet alors que certaines de ces pratiques sont déjà utilisées dans les soins palliatifs, en psychiatrie ou dans l’accompagnement des patients. Notamment l’hypnose, la musicothérapie ou l’acupuncture. Son objectif n’est pas de promouvoir sans discernement ces pratiques, mais de travailler à leur encadrement avec des universitaires.

Une forte dimension alsacienne


Laurence Muller-Bronn revendique avec fierté une présence ancienne et constante sur les dossiers alsaciens. Elle cite notamment son travail sur les langues régionales, la Collectivité européenne d’Alsace (CeA), les questions transfrontalières et, plus largement, les problématiques propres au territoire.

Elle rappelle avoir travaillé sur ces dossiers depuis son arrivée au Sénat et estime que certains élus ne se préoccupent de l’Alsace que depuis que le sujet est devenu électoralement important.

La question linguistique occupe une place centrale dans son discours. Laurence Muller-Bronn défend à la fois le bilinguisme franco-allemand et la reconnaissance de l’alsacien comme langue régionale à part entière. Elle refuse de présenter ces deux objectifs comme contradictoires. Pour elle, l’allemand et l’alsacien doivent pouvoir coexister dans les politiques linguistiques alsaciennes.

Elle insiste particulièrement sur l’utilité de la langue régionale dans les métiers du soin et du secours. Les personnes âgées peuvent perdre certaines capacités cognitives tout en conservant leur langue première. Dans un EHPAD, un hôpital ou lors de l’intervention de pompiers, la possibilité de communiquer en alsacien peut donc avoir une valeur humaine et pratique considérable.

Il faut développer la formation continue des professionnels et faire reconnaître le diplôme de compétence en langue (DCL) en alsacien. Elle affirme avoir porté ce dossier auprès du ministère de l’Éducation nationale et souhaite que les personnes travaillant dans l’éducation, le soin ou les services de secours puissent faire certifier leurs compétences linguistiques en alsacien.

Elle déplore cependant les blocages administratifs et institutionnels qui ralentissent ce dossier depuis plusieurs années. Le DCL se trouve notamment pris entre différentes compétences institutionnelles, ce qui illustre les limites d’un système où les responsabilités sont trop fragmentées.

Institutionnellement, Laurence Muller Bronn milite pour une collectivité unique d’Alsace hors du Grand Est. Elle se montre en revanche lucide sur les rapports de force au Sénat. Même si les sénateurs alsaciens se mobilisent tous, leur poids numérique restera limité. Elle observe que certains territoires, comme la Corse, obtiennent davantage de résultats en utilisant d’autres relais et d’autres stratégies d’influence.

Une ligne politique : liberté, proximité et engagement territorial

Au fil de l’entretien, un même fil rouge se dégage : Laurence Muller-Bronn entend défendre une conception de la politique fondée sur la liberté de choix et la responsabilité des acteurs locaux. Qu’il s’agisse de la retraite des femmes, de l’éducation, de la santé, des communes, des personnes âgées ou des langues régionales, elle oppose régulièrement les réalités concrètes du terrain aux décisions prises de manière uniforme au niveau national.

Son parcours d’élue locale nourrit cette approche. Elle insiste sur son expérience de maire, de vice-présidente de territoire et de conseillère d’Alsace, estimant que cette connaissance directe des collectivités lui donne une grille de lecture particulière pour son travail parlementaire.

Son positionnement est donc double : profondément territorial lorsqu’elle défend l’Alsace, mais également plus large lorsqu’elle aborde les grands débats nationaux. Elle entend faire de son mandat sénatorial le prolongement de cette expérience locale, tout en assumant une certaine distance avec les appareils et les réseaux politiques.

À l’approche de l’élection, elle ne dissimule pas les difficultés qui l’attendent. Mais elle revendique une candidature fondée sur la continuité de son engagement plutôt que sur une stratégie électorale. Sa promesse aux électeurs tient finalement en une formule qui résume l’ensemble de l’entretien : continuer à porter les dossiers sur lesquels elle estime avoir acquis une légitimité de terrain, et défendre, au Sénat comme en Alsace, une plus grande liberté de décision pour les citoyens et les collectivités.

Propos recueillis et édités par Benoît Kuhn

21 septembre 2026

Michel Spitz

Conformément à nos engagements avec les Amis de la Bibliothèque de Colmar et Le Réseau des Bibliothèques de Colmar, nous vous invitons à une nouvelle date pour la conférence : « André Malraux a-t-il sauvé d’un désastre le centre historique de Colmar ? »

20 septembre 2026



Élections sénatoriales, et alors ?

- 19/9/2026 - Avouons-le tous ensemble, nous n’avons pas l’habitude de suivre de près les élections sénatoriales : pas directement concernés, pas convaincus de l’utilité du Sénat, etc. Cette année, l’espoir d’un examen par le Sénat de la loi Alsace votée par l’Assemblée nationale réveille notre attention. Et du coup, nous avons beaucoup appris des débats organisés avec les candidats à Colmar et Strasbourg : le rôle important du Sénat dans l’élaboration des lois, qui va plus loin qu’un simple vote d’approbation ou de rejet ; les positions des différentes listes sur la loi Alsace et plus largement sur la gouvernance du pays, etc. Nous vous en proposons les comptes rendus dans cette newsletter. Avec un focus particulier sur la sénatrice Laurence Muller-Bronn, candidate à la réélection dans le Bas-Rhin et dont la liste se positionne clairement comme la plus décentralisatrice.

Ces débats ont déjà un avant-goût de présidentielles (la démagogie en moins), et abordent des sujets que nous creuserons ensemble ces prochains mois. En donnant la parole à des « petits » candidats, mais qui ont de « grands » programmes. On peut déjà exclure Edouard Philippe de notre liste : il a déjà déclaré sa flamme pour le Grand Est, la gouvernance actuelle du pays lui va très bien. On a là un Macron-bis qui espère être élu par défaut par peur des extrêmes, comme Emmanuel Macron en 2022.

Enfin, au chapitre des mauvaises nouvelles, le gouvernement vient de faire savoir aux parlementaires alsaciens qu’il ne « soutenait pas » l’examen de la loi Alsace au Sénat. Pas une grosse surprise, plutôt une confirmation, mais cela rend d’autant plus nécessaire des sénateurs et sénatrices alsaciens qui défendent notre région à Paris et ne se résignent pas face au jacobinisme désuet qui règne en maître à Paris.

Benoît Kuhn
Éditeur
Eric Nieder