Phil
Colmar municipales 2026 : un vert ça va, trois verts… (DNA Colmar)
Traduction
28 septembre 2025
27 septembre 2025
Yves Hemedinger
27/9/2025
Ne laissons pas les juges prendre le pouvoir !
Vous connaissez mes convictions et je n’ai pas l’habitude de citer François Mitterrand, que j’ai d’ailleurs combattu politiquement. Pourtant, il avait eu cette formule :
« Méfiez-vous des juges : ils ont tué la monarchie et ils feront tomber la République. »
Je ne me prononce pas ici sur le fond de la décision de justice qui conduit à l’incarcération d’un ancien président de la République.
Juriste de formation, je n’ai pas étudié le dossier en profondeur et ne me sens pas en mesure de produire une analyse argumentée et personnelle.
Ce n’est d’ailleurs pas mon rôle.
Je relève cependant un paradoxe : il paraît plus aisé de condamner sévèrement un ancien président de la République que certains délinquants de droit commun, qu’il s’agisse de trafiquants, de multirécidivistes ou d’agresseurs de policiers etc. …. Beaucoup de citoyens aimeraient voir une fermeté comparable dans l’ensemble des affaires judiciaires, et pas uniquement à l’égard de quelques figures publiques.
Par ailleurs, l’idée selon laquelle les responsables politiques seraient systématiquement protégés par les institutions est aujourd’hui clairement démentie par les faits.
C’est plutôt une bonne nouvelle et c’est absolument logique, du moins lorsque la décision est irréprochable !
Il convient néanmoins de rester vigilants. Dans un contexte marqué par un président de la République affaibli, une Assemblée nationale fragilisée et une vie politique instable, les juges apparaissent aujourd’hui comme les seuls à exercer un pouvoir fort, parfois perçu comme excessif.
Or, rappelons-le : la justice est une autorité, non un pouvoir, conformément à l’esprit des lois de Montesquieu. La tendance actuelle à ériger l’autorité judiciaire en troisième pouvoir, au même rang que l’exécutif et le législatif, fait peser un risque sur l’équilibre de nos institutions.
Enfin, il serait souhaitable que les médias, je vise ici Mediapart dont le rôle est essentiel dans une démocratie, respectent pleinement les exigences de rigueur et de responsabilité. Lorsque des titres comme Mediapart font du sensationnalisme ou ont des approches purement militantes au détriment des faits, c’est l’ensemble de la confiance citoyenne dans nos institutions qui se trouve affaiblie.
Mediapart a été totalement désavoué à l’audience : il serait légitime que des sanctions s’appliquent également à ce type de dérives.
[POLITIQUE / SUJETS DE SOCIÉTÉ]
• le risque de fuite est réel,
• le maintien en liberté du prévenu fait courir un danger à l’ordre public.
[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Marc Amblard
AFFAIRE SARKOZY – CETTE CURIEUSE EXÉCUTION PROVISOIRE
-27/9/2025- Dans ce dossier, le prévenu vient d’être condamné par les juges à une peine de prison ferme.
Évidemment, il pourra faire appel de cette décision. L’appel permet de demander la révision du jugement : réexaminer les preuves, les infractions retenues, éventuellement la peine et surtout soumettre le cas à de nouveaux juges.
Généralement, l’appel est suspensif. Cela signifie que la peine infligée par le tribunal de premier ressort ne s’applique pas jusqu’à ce qu’elle soit confirmée ou infirmée par la Cour d’appel.
Au cas présent, les juges de premier ressort ont imposé à l’ancien président une exécution provisoire de la peine. Il devra donc commencer à la purger même si l’arrêt d’appel n’est pas encore rendu. Il sera convoqué par le parquet dans les semaines qui viennent pour qu’on lui indique la date d’incarcération (mandat de dépôt différé).
Cette décision est ici assez surprenante. En effet, en droit français, l’exécution provisoire est une exception à la règle selon laquelle une personne ne peut être sanctionnée sans qu’on lui accordé la possibilité de se défendre une seconde fois.
Selon le Code pénal, une peine privative de liberté quasi immédiate peut-être invoquée généralement pour trois raisons :
• les faits sont incontestables (preuves matérielles fortes) et la gravité exceptionnelle des faits justifie de refuser des délais supplémentaires au délinquant ou criminel,• le risque de fuite est réel,
• le maintien en liberté du prévenu fait courir un danger à l’ordre public.
Je ne connais pas suffisamment le dossier mais, de prime abord, aucun de ces motifs ne semble devoir s’appliquer au cas d’espèce.
On ne peut s’empêcher alors de s’interroger sur le pouvoir des juges et surtout sur la neutralité morale et politique que la société doit exiger d’eux. A défaut, il ne saurait y avoir de justice équitable.
N.B. Je tiens à rajouter que je n'ai aucune sympathie particulière pour Monsieur Sarkozy.
25 septembre 2025
Laurence Muller-Bronn
25/9/2025
Saviez-vous que la presse locale possède des pouvoirs magiques ? Eh bien oui ! Dans notre quotidien régional, elle fait disparaître une sénatrice présente lorsqu'un drame frappe son canton, et inversement, fait apparaître les réactions des députés absents dans ses articles !
Magique !
Ce talent méritait bien un courrier.
25/9/2025
Saviez-vous que la presse locale possède des pouvoirs magiques ? Eh bien oui ! Dans notre quotidien régional, elle fait disparaître une sénatrice présente lorsqu'un drame frappe son canton, et inversement, fait apparaître les réactions des députés absents dans ses articles !
Magique !
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