Traduction

13 décembre 2025

Yves Hemedinger
13/12/2025

Accès au centre-ville
 
Ce matin, j’ai été reçu par les membres de l’association A.R.T. (Association des riverains des Tanneurs), qui représente aujourd’hui l’ensemble du centre-ville. Ensemble, nous avons abordé une problématique essentielle : l’accès au centre-ville pour les professionnels de santé – médecins, infirmiers et kinésithérapeutes – qui interviennent chaque jour auprès de patients, souvent âgés, et rencontrent de grandes difficultés de déplacement, notamment lors des marchés de Noël et de Pâques.
À l’issue de ces échanges, j’ai pris plusieurs engagements concrets :
• Lutter contre le surtourisme en redonnant à notre offre touristique son authenticité et en développant l’activité économique industrielle, artisanale et commerçante, afin d’être moins dépendants du tourisme.
• Mettre en place des bornes d’accès avec accréditation pour les soignants.
• Créer une autorisation spécifique pour les consultations à domicile (médecins, infirmiers, aides-soignants et kinésithérapeutes).
• Créer une brigade de « chuteurs », chargée de faire le tour des terrasses le soir afin de prévenir les nuisances sonores et de faire respecter la charte des terrasses.
• Garantir l’accès aux soins en centre-ville est une priorité.


Cécile Ney
13/12/2025

Trois semaines de marché de Noël déjà. On souffle, on prend son mal en patience… Et vous, comment vous le vivez ? On analyse la situation et on détaille nos propositions ci-dessous.










12 décembre 2025

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIETE]

ARIÈGE. CETTE NUIT, L’ÉTAT A FRANCHI UN POINT DE NON-RETOUR

Karine Durand
12/12/2025

Ce qui s’est passé en Ariège n’est ni un “incident”, ni un “maintien de l’ordre”, ni un banal “protocole sanitaire”. C’est un massacre administratif exécuté par la force, avec une froideur qui glace.
Pendant 48 heures, des agriculteurs, des citoyens, des familles entières ont tenu sans dormir pour protéger un troupeau de 200 vaches et leurs veaux. Des bêtes saines. Une seule vache malade, isolée. Toutes les autres pouvaient être sauvées. Des solutions existaient. Elles ont été proposées. Elles ont été ignorées.
En face, l’État d’Emmanuel Macron a répondu par une démonstration de force totale. 600 à 700 CRS. Deux hélicoptères. Des Centaures. Des blindés. Du matériel militaire pour dégager des voitures, soulevées et jetées dans les champs comme des objets sans valeur. Des grenades. Des gaz. Huit heures de confrontation.
Huit heures contre des agriculteurs. Pas contre des trafiquants. Pas contre des mafias. Pas contre des zones de non-droit. Contre ceux qui nourrissent ce pays.
L’étable entière a été saturée de gaz. Oui, saturée. Les images existent. Les témoignages aussi.
Ce n’est pas la Shoah. Ce n’est pas la guerre. Ce ne sont pas des chambres à gaz. Et personne de sérieux ne dit cela. Mais ce que beaucoup ressentent, ce choc viscéral, vient d’ailleurs. Il vient du fait de voir un pouvoir appliquer une logique froide, bureaucratique, désincarnée, sur du vivant. Traiter des êtres vivants comme des variables à neutraliser, sous protection armée, au nom d’un dossier.
C’est précisément ce que l’Histoire nous a appris à surveiller : non pas les horreurs finales, mais les mécanismes qui les rendent possibles. Les obéissances aveugles. La déshumanisation par le langage. La “raison d’État” qui écrase tout.
Et pendant ce temps-là, les responsables politiques parlent de “science”, de “proportion”, de “nécessité”. La réalité est simple : cette maladie a une mortalité estimée entre 1 et 5 %. Aucun éleveur n’acceptera jamais de perdre 100 % de son troupeau pour en “sauver” 95 % sur le papier. Aucun être humain sain d’esprit n’accepterait cela pour son travail, sa vie, sa famille.
La vérité, c’est que la souveraineté alimentaire française est en train d’être méthodiquement détruite. Et quand il n’y a plus d’élevage, il n’y a plus d’agriculture. Quand il n’y a plus d’agriculture, il n’y a plus de pays. Et quand il n’y a plus de pays, on importe. À n’importe quel prix. De n’importe où. Avec n’importe quoi dans l’assiette.
Cette nuit, quelque chose s’est cassé. La peur a changé de camp.
Les commentaires affluent par milliers. Des gens pleurent. D’autres n’ont pas dormi. Beaucoup parlent d’“heures sombres”, non par provocation, mais parce qu’ils ont reconnu une ligne rouge qui bouge. Les blocages s’étendent. L’A75 est bloquée. D’autres suivront. Les syndicats agricoles, pour une fois, étaient unis. Les citoyens sont venus sans étiquette.
La colère n’est plus locale. Elle est nationale.
Ce gouvernement peut continuer à mépriser, à gazer, à mentir via ses communiqués et ses plateaux télé. Mais il ne pourra plus faire comme si rien ne s’était passé. Parce que des millions de personnes ont vu. Parce que les images ont dépassé les médias officiels. Parce que la propagande a été battue par la réalité.
Après les vaches, ce n’est pas “le chaos” qui vient. C’est la rupture.
Une rupture entre un pouvoir hors-sol et un peuple qui refuse d’être administré comme un problème à éliminer. Une rupture entre Bruxelles, Paris, et la France réelle. Une rupture qui ne se réglera ni par des gaz, ni par des éléments de langage.
Cette nuit, l’État a peut-être gagné une bataille contre des éleveurs.
Mais il a perdu quelque chose de bien plus grave : la confiance.
Et quand elle est morte, plus aucun blindé ne la ramène.
Et maintenant, parlons chiffres. Parce qu’au-delà du choc moral, ce qui s’est passé en Ariège est aussi une aberration économique monumentale, payée par des gens qui n’ont jamais choisi cette décision. L’abattage du troupeau représente à lui seul entre 400 000 et 600 000 euros de valeur agricole détruite (vaches, veaux, années de sélection, de soins, de travail). À cela s’ajoutent les coûts d’équarrissage et de destruction des carcasses, entre 30 000 et 50 000 euros. Mais le plus indécent reste le dispositif déployé : 600 à 700 CRS et gendarmes, heures supplémentaires, logistique, blindés, Centaures, munitions lacrymogènes, grenades, carburant, deux hélicoptères consommant chacun des milliers d’euros de kérosène par heure. La seule opération de maintien de l’ordre est estimée entre 300 000 et 800 000 euros. Sans compter les dizaines de véhicules civils endommagés ou détruits, jetés dans les champs pour forcer le passage, pour une facture supplémentaire comprise entre 100 000 et 250 000 euros selon les indemnisations. Total de l’addition : entre 850 000 euros et 1,7 million d’euros pour détruire un élevage.
À titre de comparaison, la solution rejetée par l’État (isolement de la vache malade, quarantaine renforcée, surveillance vétérinaire et gestion locale du risque) aurait coûté entre 25 000 et 70 000 euros. Vingt à soixante fois moins. Et surtout, sans briser une famille, sans ruiner une exploitation, sans traumatiser une région, sans mettre le feu au pays. Qui va payer cette différence colossale ? Pas ceux qui ont signé les ordres. Pas ceux qui ont donné les interviews. Ce seront les contribuables, par l’impôt, les budgets publics, les indemnisations tardives, les assurances qui refusent ou traînent, les agriculteurs qui reconstruiront seuls. Une décision imposée d’en haut, refusée sur le terrain, et financée par ceux qui n’ont jamais été consultés. Voilà aussi ce que révèle l’Ariège : non seulement un abus de pouvoir, mais une arnaque économique d’État, froide, inefficace, et destructrice.



[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]

11 décembre 2025

Nathalie Aubert
11/12/2025

Ce qui se passe aujourd’hui pour nos agriculteurs et nos éleveurs est tout simplement intolérable.
Des conditions absurdes, des mesures sanitaires incompréhensibles… et au bout du chemin, l’obligation de faire abattre tout un cheptel, parfois en parfaite santé pour une bête malade. Comment peut-on en arriver là ?
C’est toujours plus simple d’être fort avec les faibles que faible avec les forts. Pourquoi persécuter ceux qui nous nourrissent, ceux qui travaillent sans relâche, alors même qu’ils proposent des solutions de bon sens pour sauver leurs élevages ?
Nos agriculteurs méritent du respect, de l’écoute et des décisions cohérentes.
Pas des injonctions brutales qui détruisent des années de travail et brisent des vies.
J’apporte tout mon soutien aux agriculteurs, qui vivent une situation à la fois incompréhensible et profondément inhumaine. Vous n’êtes pas seuls.
Il est temps d’entendre leur détresse.
Il est temps de changer de méthode.
Jean Linnhoff
11/12/2025

Triptyque réalisé pour la MJC de Colmar qui fête ses 80 ans.


Kelly Scott

Au musée des Beaux-Arts de Strasbourg

Vincent Munier, originaire des Vosges, l’un des plus grands photographes animaliers, expose à Strasbourg au musée des Beaux-Arts. Son travail est une véritable ode à la nature et à la beauté animale. Depuis plus de 20 ans, il réalise des reportages à travers le monde pour dévoiler aussi la fragilité de la nature sauvage.
Dans l’exposition temporaire « Lumière sur le vivant », les sublimes photos de Vincent Munier vont côtoyer des toiles de maîtres classiques et des gravures issues des collections du musée. Une rencontre singulière entre peinture et photographie pour un moment unique de contemplation.
 
Du 7 novembre 2025 au 27 avril 2026












Yves Hemedinger
11/12/2025

J’ai une annonce importante à vous faire !

Dans les tout prochains jours, vous découvrirez dans vos boîtes aux lettres un courrier que j’ai le plaisir de partager dès aujourd’hui avec vous sur Facebook !