Traduction

16 mars 2026

Loïc Jaegert-Huber
15/3/2026


Résultats intéressants ce soir à Colmar, malgré une participation malheureusement très faible.
Ce premier tour envoie plusieurs messages assez clairs.
D'abord, on a senti un Éric Straumann très fébrile au moment de l'annonce des résultats. Peut-être parce que certaines alertes formulées depuis longtemps refont surface brutalement...
Depuis plus d'un an, plusieurs d'entre nous, y compris dans son entourage très proche, disent la même chose : on ne peut pas seulement "gérer" une ville, encore moins en laissant s'installer une forme d'inertie qui finit par peser sur les équipes comme sur la dynamique de Colmar et son agglomération.
Gouverner une ville, ce n'est pas simplement administrer les dossiers courants, c'est porter une vision, donner un cap, écouter les signaux faibles et savoir remettre en question certaines habitudes.
Et sur ces points, beaucoup de choses se disaient déjà depuis longtemps à Colmar. Sur le terrain... et, plus discrètement encore, au sein même de la majorité municipale (!!). Toute critique était souvent balayée ou ignorée. C'est malheureusement une erreur classique en politique, croire que le silence autour de soi signifie l'adhésion. Mais aussi, ici sur Facebook, bloquer immédiatement toute personne émettant des critiques.
Le risque maintenant est assez clair... voir se constituer un rassemblement opportuniste entre l'extrême droite et Yves Hemedinger, prêt à tout pour l'emporter.
Si certains signaux avaient été entendus plus tôt, la situation serait sans doute différente ce soir. Mais une campagne n'est jamais terminée avant le second tour.
L'écoute, la lucidité et la capacité à se remettre en question sont des qualités essentielles pour tout leader. Il est encore temps de s'en souvenir...

15 mars 2026

1er tour des élections municipales à Colmar

STRAUMANN : 34,37 %

HEMEDINGER : 25,1 %

AUBERT : 15,65 %

HILBERT : 12,6 %

Taux de participation : 48 %
[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gilles Casanova
14/3/2026

Où vivons-nous ?


Quelle est la source de notre malheur collectif, pourquoi avons-nous perdu la capacité de peser sur notre destin ?
La France s’est abandonnée à une bureaucratie sans visage qui la dirige maintenant en tous domaines et qui s’arroge des pouvoirs que les traités ne lui donnaient même pas, notamment dans le domaine de la défense, et en plus de la ruine, nous mène vers la guerre.
Comme celle de l’URSS jadis, la bureaucratie de Bruxelles est devenue un cancer croissant et vivant aux dépens de l’organisme qu’elle était censée faire vivre.
La caractéristique de cela c’est que chaque fois que ça ne fonctionne pas le système bureaucratique dit qu’il faut en faire plus.
Sous Brejnev il expliquait que ce qui ne marchait pas dans le communisme réellement réalisé c’est qu’il n’y avait pas assez de communisme, pas assez de socialisme.
Ce que nous explique la bureaucratie de Bruxelles c’est qu’il n’y a pas assez d’Europe qu’elle n’est pas assez fédérale, qu’elle n’est pas assez autoritaire, qu’elle n’est pas assez totalitaire, qu’elle n’a pas totalement détruit les Nations.
Dans les deux cas le système bureaucratique explique toujours que c’est l’étranger, l’Occident pour l’URSS, la Russie pour Bruxelles qui est le coupable, que sans lui le bonheur serait total et intégral.
Nous sommes bien en face d’une reproduction pure et simple du phénomène de l’URSS, avec deux nuances :
– il n’y a même pas la dimension sociale et éducative que l’URSS fournissait à ses habitants ;
– contrairement aux bureaucrates soviétiques, les bureaucrates de Bruxelles s’augmentent régulièrement dans des proportions hallucinantes, alors que Brejnev était payé comme un professeur agrégé en France, même s’il bénéficiait de beaucoup d’avantages, mais les fonctionnaires de Bruxelles ont aussi les avantages et en plus une paye mirifique.
Le Mur de Berlin est tombé, il faut maintenant faire tomber celui de Bruxelles, sinon l’avenir sera sombre : à la ruine s’ajoutera la guerre.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]

14 mars 2026

Elisabeth Spitz

Catherine Pierrat : exposition « Femme à Colmar » à Quartz

- 14/3/2026 - Dans le regard de Catherine chaque visage raconte une histoire. Photographe sensible et attentive, elle ne se contente pas de capturer une image. Elle cherche l'âme, le parcours, l'élan intime qui habite celles et ceux qu'elle photographie.
Dans son travail autour des Femmes de Sport de l'Office Municipal des Sports de Colmar, elle révèle des athlètes, des femmes engagées, des trajectoires de vie, des forces discrètes et inspirantes.
Mais le regard de Catherine Pierrat ne s'arrête pas à l'objectif.
Elle a eu l'audace de franchir le pas, transformer un chemin de vie en terrain de création.
Ses mains explorent aujourd'hui d'autres matières : la toile, l'encre de Chine, le bois. Sur une pièce brute, dans la fluidité d'un trait noir ou dans les couleurs déposées sur la toile. Son travail dialogue avec la matière, le bois , pommes de pin, feuilles, peinture, encre de chine, résine.
Chez elle, l'image devient matière, et la matière devient récit.
Cette démarche artistique, sincère et multiple, se découvre aujourd'hui à Quartz à Colmar jusqu’au 18 avril.







[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Gastel Etzwane

Europe : spectatrice d’un conflit qu’elle subit mais qu’elle ne comprend même plus


Les informations rapportées par Axios à propos de l’échange entre Donald Trump et les dirigeants du G7 illustrent, une fois encore, l’effacement presque complet des dirigeants européens dans le jeu stratégique mondial. Officiellement, ils « demandent » au président américain de mettre fin rapidement à la guerre contre l’Iran et de rouvrir le détroit d’Ormuz ; dans les faits, ils apparaissent surtout comme de simples spectateurs d’une décision qui leur échappe entièrement. La situation est d’autant plus révélatrice que le président français lui-même a reconnu ne pas avoir été informé à l’avance d’une attaque majeure contre l’Iran, aveu extraordinaire qui mesure l’absence d’influence des capitales européennes sur les décisions américaines.
Ce contraste est d’autant plus frappant que, quelques mois plus tôt, certains de ces mêmes dirigeants prétendaient constituer une sorte de coalition morale face aux prétentions impériales de Donald Trump au Groenland. Cette posture paraît aujourd’hui bien lointaine : l’Europe ne pèse plus guère qu’en supplétif lorsque Washington le souhaite, et demeure ignorée lorsque les décisions essentielles sont prises.
Il faut ajouter que nombre de ces responsables européens ont été formés dans les réseaux internationaux de type Young Global Leaders, ce qui explique sans doute leur difficulté manifeste à penser une politique véritablement indépendante. Leur horizon stratégique demeure largement aligné sur celui des États-Unis, au point que la notion même d’intérêt national ou d’autonomie européenne semble avoir disparu de leur vocabulaire politique. Autrement dit, ils semblent incapables de se concevoir comme des dirigeants de puissances stratégiques souveraines.
Ce manque d’indépendance apparaît particulièrement absurde au moment même où la situation énergétique et géopolitique offrirait à l’Europe une occasion historique de redéfinir ses alliances. Au lieu d’explorer une normalisation stratégique avec la Russie, qui permettrait de sécuriser à nouveau l’approvisionnement énergétique du continent et d’affirmer une autonomie vis-à-vis de Washington, les dirigeants européens continuent de s’inscrire dans une logique de dépendance politique et stratégique.
L’incohérence apparaît de manière encore plus flagrante lorsque les dirigeants européens se plaignent auprès de Washington que la guerre permette à la Russie d’écouler à nouveau une partie de son pétrole. Ils reprochent au président américain d’accorder des dérogations permettant l’achat de certaines cargaisons russes, mais restent incapables d’en tirer la moindre conclusion stratégique pour eux-mêmes. Au lieu de venir se lamenter auprès de Washington comme des enfants à qui l’on refuserait quelque chose, ils pourraient tout simplement saisir l’occasion pour reprendre eux-mêmes, sans tarder, des approvisionnements énergétiques russes vers l’Europe et affirmer ainsi une véritable indépendance. Mais non : ils demeurent enfermés dans le schéma ukrainien, pourtant largement façonné par les États-Unis eux-mêmes, dont ils semblent incapables de sortir.
Dans le même temps, le discours américain apparaît lui-même de plus en plus incohérent. Un jour, Donald Trump affirme que l’Iran est « déjà vaincu » et proche de la capitulation ; le lendemain, l’administration américaine laisse entendre que la campagne pourrait durer. Les responsables américains multiplient les déclarations contradictoires, comme s’ils évoluaient dans un scénario de film ou de jeu vidéo, tandis que la réalité militaire contredit régulièrement leurs annonces : la guerre devait durer quelques jours, elle entre déjà dans sa deuxième semaine ; les défenses iraniennes continuent d’opérer ; et la situation dans le détroit d’Ormuz reste loin d’être stabilisée.
Dans ce contexte de plus en plus explosif, l’attitude des dirigeants européens apparaît non seulement impuissante, mais profondément dérisoire. Au lieu de profiter de la confusion stratégique américaine pour affirmer une véritable indépendance politique, énergétique et diplomatique, ils se contentent d’observer les événements et de formuler des requêtes sans portée réelle. L’histoire retiendra peut-être que, face à une Amérique de plus en plus imprévisible et à un monde en recomposition rapide, l’Europe aura manqué une occasion historique de redevenir un acteur souverain. Une occasion manquée de plus, et, à ce stade, une attitude qui confine désormais au pitoyable.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Phil

Par rapport aux dessinateurs de BD, les dessinateurs de presse travaillent moins...
A) parce qu'on leur donne moins de boulot,
B) parce que ce sont de grosses feignasses ? (DNA Colmar)

COLMAR - L'ESPRIT BD

Festival de la BD de Colmar : Plongez dans l’univers du 9ème art
22ème édition, du 14 au 15 mars 2026


Organisé par l’association L’Esprit BD, le Festival de la BD de Colmar est un rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de bande dessinée, amateurs comme initiés. Chaque année, cet événement convivial célèbre le 9ème art sous toutes ses formes, rassemblant auteurs, illustrateurs, éditeurs et lecteurs dans une ambiance chaleureuse et créative.

Au programme :

- Rencontres avec les auteurs et les illustrateurs : découvrez des artistes talentueux, assistez à des séances de dédicaces et échangez avec eux sur leurs univers et leurs créations.
- Expositions : plongez dans des univers graphiques variés grâce à des expositions originales mettant en lumière le travail d’artistes reconnus ou émergents.
- Animations pour tous : Activités ludiques pour les enfants, conférences pour les curieux, et surprises pour toute la famille !

Le Festival de la BD de Colmar, c’est aussi une opportunité unique de célébrer la richesse et la diversité de la bande dessinée, tout en partageant un moment d’échange et de découverte autour de cette passion commune.

Que vous soyez un lecteur assidu, un collectionneur ou simplement curieux, rejoignez nous pour vivre un moment unique autour du 9eme art à Colmar !

• Lieu : salle des Catherinettes
• Adresse : 8 rue Kléber, 68000 Colmar
• Horaires : de 10h à 18h
• Organisation : l'Association L'ESPRIT BD
• Prix d'entrée : 3 euros; pass week-end 5€ ; gratuit pour les moins de 12 ans