Traduction

23 mars 2026

Thikent


- 23/3/2026 - L'avantage pendant une campagne électorale, c'est que chaque événement culturel et chaque vernissage font déplacer l'ensemble du conseil municipal. Subitement, tout le monde s'intéresse à tout et veut être sur la photo.
Avec Yves Hemedinger et son équipe, nous avions un programme très ambitieux pour la création artistique colmarienne, mais nous n'avons pas réussi à suffisamment convaincre. C'est vraiment dommage et une défaite, aussi honorable soit-elle, reste une défaite.
Je félicite la maire sortant pour sa réélection, et espère sincèrement que la nouvelle équipe en place accordera la même importance à la créativité locale que si elle était en campagne pour les 6 prochaines années.
Pour ma part je reste fier d'être Colmarien, et vous donne rendez-vous dès le 9 avril pour la réouverture de mon atelier au 3 rue Berthe Molly.
Galerie Murmure
23/3/2026

Il est des soirs où l'art prolonge sa présence, s'affranchit des horaires habituels et convie les regards curieux à une déambulation à travers un parcours colmarien.
La Nuit de l'Art Contemporain fait partie de ces moments privilégiés où l'on passe d'une porte à l'autre, d'un univers à un autre…


À la galerie Murmure, nous présentons l'exposition :

« Ce qui vacille… Evdoxia & David Clerc…
et se stabilise. Frédéric Klein & Eric Brondani »

Vendredi 27 mars 2026 de 18h à 22h

Les artistes Frédéric Klein et Eric Brondani seront présents à la galerie pour vous rencontrer et échanger autour de leur travail.


Nous aurons également le plaisir de vous proposer une dégustation de café du torréfacteur Mokxa, récemment installé juste à côté de notre galerie.
Une raison supplémentaire de prolonger la visite… ou de s'y attarder dès le début.


Chez Evdoxia, le dessin quitte la feuille pour s'étendre dans l'espace. À travers des matériaux légers comme le fil de fer, le fil ou le plexiglas, elle trace des lignes suspendues, presque immatérielles. Entre présence et disparition, ses œuvres jouent avec le vide, qui devient un véritable espace de projection.



Face aux œuvres de David Clerc, la perception se transforme. Ses surfaces réfléchissantes captent et modulent la lumière, faisant varier l’image selon le point de vue. La peinture devient instable, dépendante du regard et du temps, dans une expérience visuelle en constante évolution.



Chez Frédéric Klein, la force naît du dialogue entre le noir et le blanc. Dans cette palette volontairement épurée, il explore les nuances, les textures et les équilibres. Inspiré par les formes du réel et les traces du temps, il compose des œuvres où lignes et matières s’organisent en une écriture graphique sensible, à la fois rigoureuse et poétique.



Chez Eric Brondani , la gravure se situe à la croisée de l'abstrait et du figuratif. Par le jeu des contrastes et des superpositions, ses formes émergent avec subtilité, laissant place à des images ouvertes, entre évocation et suggestion. Son travail invite à une lecture sensible, où matière et lignes construisent un langage à la fois délicat et expressif.



Nous serons ravis de vous accueillir pour ce moment de découverte et de rencontre avec les artistes.

Galerie Murmure
5 place de l'Ancienne Douane à Colmar
jeudi et vendredi : 14h à 18h – samedi : 10h à 19h
Et tous les jours sur rendez-vous
contact@galerie-murmure.fr
Tél. +33 3 89 41 49 25
www.galerie-murmure.com
Instagram : galerie_murmure

22 mars 2026

Loïc Jaegert
22/3/2026

Victoire en demi-teinte pour Eric Straumann, qui devra d’autant plus rassembler et faire preuve d’humilité et de leadership auprès de ses équipes et au service de toutes les Colmariennes et tous les Colmariens.
Les évolutions entre les deux tours sont assez parlantes :
Frédéric Hilbert progresse de +36,27 %
Yves Hemedinger progresse de +26,02 %
Éric Straumann ne progresse que de +9,69 %
Nathalie Aubert recule de -13,67 %
Preuve que rien n’était joué et que le message envoyé par les électeurs mérite d’être entendu.
Gérer une ville est une chose. La rassembler et lui donner un cap pour l’avenir en est une autre.
Second tour des élections municipales à Colmar

• STRAUMANN : 37,71 % (1er tour : 34,37 %)

• HEMEDINGER : 31.6 % (1er tour : 25,1 %)

• HILBERT : 17,18 % (1er tour : 12,6 %)

• AUBERT : 13,51 % (1er tour : 15,65 %)

21 mars 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Jean Mizrahi

- 21/3/2026 - Geoffroy de Lagasnerie n’en est pas à son coup d’essai en matière d’imposture intellectuelle, et sa fixation gauchiste contre la démocratie lui offre une nouvelle occasion d’en rajouter.
Il est vrai que l’air du temps lui est favorable : les régimes autoritaires ont aujourd’hui le vent en poupe. La Chine s’est développée en combinant dictature politique et libéralisme économique ; la Russie a suivi une trajectoire comparable pour sortir de l’ornière des années Eltsine. En son temps, le Chili avait lui aussi expérimenté ce mélange sous Pinochet : pouvoir autoritaire, brutal, et libéralisme économique, qui a permis au pays de sortir de l’impasse, quitte à connaître ensuite de nouveaux soubresauts.
Par ailleurs, les médias ne cessent de nous expliquer que les régimes dits « illibéraux » progressent et pourraient représenter l’avenir. À tel point que certains sondages montrent que les Français en viennent à considérer qu’un « homme fort », capable de remettre tout le monde au pas, ne serait peut-être pas une si mauvaise chose.
Lagasnerie surfe donc sur une tendance bien installée, d’autant plus qu’il gravite autour d’un mouvement politique (LFI) dont le fonctionnement interne évoque, à bien des égards, une logique autoritaire : un chef qui dispose d’un pouvoir quasi absolu sur ceux qui s’écartent de la ligne fixée par lui et son entourage. Les Kuzmanovic, Ruffin, Garrido et autres « dissidents » en ont fait l’expérience : la parole du chef ne se discute pas. Ceux qui restent sont des béni-oui-oui, satisfaits de participer au jeu électoral et d’en récolter les bénéfices. C’est d’ailleurs l’un des paradoxes les plus frappants : ces profils aux penchants autoritaires tirent profit d’un système démocratique qu’ils contestent, alors même qu’ils en dépendent largement. Faux paradoxe, leur rêve est d’accéder à un pouvoir absolu leur permettant de mettre le pays à sac comme le font les chavistes vénézuéliens et les mollahs iraniens.
Pour autant, le spectacle offert par la politique française soulève une question légitime : et si, finalement, la démocratie n’était pas le meilleur système pour assurer le bien-être du peuple ?
C’est par facilité que Lagasnerie répond en invoquant la dictature. La bascule est rapide : démocratie contre dictature ; si à un moment donné la première ne fonctionne pas, il faudrait donc adopter la seconde.
Oui, mais encore faut-il s’entendre sur les mots.
Le terme de démocratie est aujourd’hui galvaudé. Il englobe des réalités profondément différentes selon les pays. La démocratie française ne fonctionne pas comme l’allemande, la danoise, et encore moins comme la suisse. Entre ces systèmes pourtant tous fondés sur le suffrage, les écarts sont bien plus que marginaux. Et la Suisse constitue, à cet égard, un contre-exemple particulièrement éclairant face à l’argumentaire gauchiste.
Nous votons, en France, comme les Suisses. Mais la comparaison s’arrête là. En France, nous élisons tous les cinq ou six ans des représentants issus des partis politiques, qui disposent ensuite d’une large marge de manœuvre et produisent souvent peu de résultats concrets, sinon des dépenses supplémentaires, des lois mal conçues, et un spectacle politique permanent. En Suisse, à l’inverse, le peuple est consulté en continu. Les votations s’enchaînent, au niveau local comme au niveau fédéral. Le pays est fortement décentralisé : le pouvoir national est limité, et ce sont les échelons locaux qui prennent l’essentiel des décisions.
Dans la recherche d’un idéal démocratique inspiré du modèle athénien, la Suisse est sans doute aujourd’hui, en Europe, ce qui s’en rapproche le plus. Et les résultats sont visibles : une dette maîtrisée, une économie dynamique, une industrie performante malgré des salaires élevés, une société moins anxieuse, une criminalité plus faible. Tout cela dans un territoire objectivement moins doté que la France. Cela démontre qu’une démocratie peut fonctionner, à condition d’en choisir la forme adaptée.
Par ailleurs, libérer le pays de l’emprise des partis politique est une nécessité vitale, car une grande partie des dysfonctionnements actuels de notre démocratie est le verrouillage du débat politique par des organisations qui ne servent que leur propre intérêt et non les intérêts publics. Déprofessionnaliser la politique doit être un objectif clé : interdire aux fonctionnaires de faire des allez et retour entre la politique et le service de l’État, limiter le nombre de mandats électifs dans les assemblées. Mais qui aura le courage de le faire ?
C’est sans doute la direction que la France devrait explorer : se détourner des impasses idéologiques, qu’elles viennent de Lagasnerie ou d’autres, et se rapprocher d’un modèle démocratique plus exigeant et plus direct. L’enjeu est clair : une société plus cohérente, une économie plus inventive, un peuple plus confiant. Et il y a urgence, tant les signes de dérive s’accumulent.

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]
Loïc Jaegert-Huber
21/3/2026


Je connais Éric Straumann depuis plus de 20 ans.
J'ai eu l'occasion de travailler avec lui, de l'observer de près et de mesurer son engagement et sa constance dans la vie publique colmarienne.
Avec le temps, j'ai aussi pu apprécier une qualité assez rare : sa capacité à transformer presque chaque débat politique en... gestion administrative.
Un talent précieux, sans doute.
Car Éric sait gérer une ville. Parfaitement même. Surtout quand il n'est pas occupé à faire campagne. Ah ! On me dit dans mon oreillette qu'il passe son temps en campagne...
Mais avec les années, j'ai compris une chose simple. Gérer ne suffit pas toujours à gouverner et encore moins à faire avancer une ville.
Depuis plusieurs mois, beaucoup le disent d'ailleurs. Souvent sur le terrain, parfois en privé, parfois en off, souvent et nombreux au sein de sa propre équipe.
À force, entre l'expérience cumulée, la stabilité qui ne change pas, le "vote utile", un "nouveau maire pour Colmar"... on ne sait plus très bien sur quel pied danser.
Lui non plus, visiblement.
Comme beaucoup de Colmariennes et Colmariens, j'ai donc longuement réfléchi.
Car Colmar mérite mieux qu'une ville simplement bien administrée. Elle mérite une vision et un maire qui ait les deux pieds dans l'avenir... et peut-être un peu moins de poil dans la main.
Dimanche, je voterai utile. Je voterai pour l'avenir.
P.S. Ceci est un post parodique, vous l'aurez compris. Ça m'évitera de faire le troll sous ce type de posts en disant : "C'est bizarre, tu m'avais pourtant dit exactement l'inverse à son sujet".
Elisabeth Spitz


J'aime l'écriture profondément, elle est un refuge, une manière de retenir le monde.
Mais vivre la dépasse encore, parce que rien ne remplace ce qui palpite hors des mots.
Les phrases peuvent attendre, les instants, eux, ne reviennent pas.
Alors n'oublions pas de vivre, vraiment, d’aimer intensément.
Car même les plus beaux textes ne vaudront jamais ce que l'on n'aura pas osé éprouver.