Traduction

27 mars 2026

Musée Unterlinden

Retable d’Issenheim
les 4, 12 et 15 avril 2026


Chef-d’œuvre mondialement connu, le Retable d’Issenheim, réalisé par Matthias Grünewald et Nicolas de Haguenau, impressionne par sa force expressive. Ce polyptique monumental, qui associe sculptures et volets peints, déploie des scènes saisissantes de la vie du Christ et de saint Antoine. En compagnie d’une médiatrice, découvrez une œuvre d’une intensité artistique et spirituelle exceptionnelle.

Horaires
De 14h à 15h30 les 4 et 12 avril, de 11h à 12h30 le 15 avril

Tarif
4,50 € et droit d’entrée (jauge limitée*)

Lieu
Point de rencontre à la billetterie du musée

En savoir plus

26 mars 2026

Lézard

[Cinéma]
SOIRÉE IRAN

Vendredi 24 avril 2026
au CGR de Colmar

 ⇨ à 19h
LA FEMME QUI EN SAVAIT TROP


Réalisateur : Nader Saeivar
Allemagne-Iran 2025 1h40 VOST

Professeur de danse à la retraite, Tarlan a été témoin d’un féminicide commis par un politicien. Elle a toutes les peines du monde à le dénoncer auprès des institutions solidaires des puissants. Écrit à quatre mains avec Jafar Panahi, puis tourné clandestinement par Nader Saeivar avant qu’il ne quitte son pays pour Berlin, le film mêle l’intime et le politique, en intégrant à la fiction l’histoire récente de la dictature des mollahs et le mouvement Femmes, Vie, Liberté.


à 21h
MON GÂTEAU PRÉFÉRÉ


Réalisateurs : Maryam Moghaddam et Behtash Sanaeeha
Iran-France-Suède 2025 1h35 VOST

Mahin, veuve, vit à Téhéran où elle traîne avec lassitude un corps trop lourd et une solitude que ne brise ni son cercle de vieilles amies, ni ses appels à ses enfants exilés en Suède. C’est au restaurant des retraités que l’intrépide septuagénaire va trouver son bonheur : un ancien de l’armée devenu chauffeur de taxi.
Pour ce film généreux qui célèbre l’amour, les réalisateurs ont été condamnés à 14 mois de prison avec sursis.

25 mars 2026

Opening Night à Colmar

Cliquer sur l'image ↴

Une nuit pour célébrer l’art contemporain

Cette semaine, Curio’Cité vous accompagne en balade au centre-ville de Colmar à l’occasion de la 14ème édition de l’Opening Night, la nuit de l’art contemporain. De 18h à 23h ce vendredi 27 mars, sept lieux ouvrent leurs portes, gratuitement, pour vous permettre de découvrir l’expression plastique contemporaine différemment. Galeries d’art, ateliers ou autres lieux plus insolites organisent tout au long de la soirée des temps forts pour toutes et tous, petits et grands, amateurs ou néophytes afin de partager un moment convivial et festif. Là un concours de dessin, ici une performance de street art et là-bas encore une exposition croisée entre deux artistes… les propositions sont multiples et chacun est libre d’organiser son parcours comme bon lui semble.
Lézard

LÉZARD S'EXPOSE
par les artistes bénévoles de l'association

Vernissage : vendredi 10 avril 2026 à 18h30


du 10 avril au 12 mai 2026
Espace Lézard - Entrée libre
Bernard Rodenstein
24/3/2026

L’humilité en politique ?
 
« Votre vote m’oblige » ! La main sur le cœur, des élus de tous bords qui doivent leur victoire à des alliances improbables ou à des scores très serrés, proclament ainsi leur sincère volonté de respecter les électeurs et les électrices, bien au-delà du cercle de leurs sympathisants.
Ils ne peuvent pas, à l’instant de la proclamation des résultats, ne pas avoir conscience de la multiplicité des facteurs qui interviennent dans leur victoire. Vu le chiffre élevé des abstentionnistes, il leur faut relativiser les pourcentages avec lesquels ils gagnent. 50 pour cent des voix de 50 pour cent de votants, ça ne fait au final qu’un électeur sur 4 !
On ne peut pas, dès lors, se proclamer bien-aimé. La modestie s’impose. Être l’élu d’un quart seulement de la population ne permet pas de se considérer comme un décideur tout puissant.
À moins d’être totalement « fada », il faut se rendre à l’évidence que l’adhésion est très minoritaire et que si l’élection est en tout point légitime, au vu des règles du code électoral, elle n’est pas un blanc-seing collectif.
L’honnêteté commande de rester humble. Tous n’y parviennent pas. La grosse tête vient facilement à quiconque se fait désigner pour des fonctions importantes. « L’onction » du suffrage universel, comme l’appellent certains élus, éblouit les plus gourmands d’autoritarisme. Ils oublient qu’ils ne représentent pas la globalité des électeurs.
Ils devraient se soucier de tous, mais ils ne sont pas mandatés par tous. La nuance est de taille.
Fréquemment, par une tendance assez naturelle liée au goût du pouvoir, le glissement insidieux de la prise en compte des intérêts du plus grand nombre, vers une conception totalitaire de l’exercice de la représentation, s’opère.
Le rôle des oppositions est fondamental. Leur tâche majeure réside dans la contestation permanente des tentations absolutistes qui s’emparent des détenteurs du pouvoir. « Non ! Vous n’agissez pas dans le respect des minorités ! Non vous ne tenez pas compte d’elles ! ». C’est un rôle ingrat, usant, mais indispensable. Il n’est guère valorisé. C’est dommage.
L’humilité, en politique comme ailleurs dans la vie, est une posture souvent très éphémère. Elle part de bons sentiments, mais se dilue très vite dans les mauvaises habitudes que génèrent les fréquentations quasi exclusives des satellites attirés par la lumière de qui peut faire la pluie et le beau temps. À force de s’éloigner des opposants les gens de pouvoir deviennent aisément arrogants.
L’arrogance d’un être de pouvoir est probablement ce qui lui est le moins facilement pardonné. À juste titre.
L’humilité est une marque de noblesse. Son contraire est le signe, par excellence, de l’inadéquation aux fonctions électives.
Soyons sur nos gardes !
Ville de Colmar

Installation du nouveau Conseil municipal


Samedi 28 mars à 10h30
Foyer du Théâtre municipal

Cette séance marquera l’installation officielle des nouveaux élus.
Élection du Maire et des adjoints au programme.
Séance ouverte au public.
Retransmission disponible sur colmar.fr à partir du 30 mars.

24 mars 2026

[POLITIQUE & SUJETS DE SOCIÉTÉ]

Anne Mansouret
23/3/2026

Lionel Jospin est mort aujourd’hui, au lendemain de l’élection d’Emmanuel Grégoire à la mairie de Paris.
Il était visiblement très affaibli après une lourde opération subie en janvier. De façon purement intuitive, j’ai l’intime conviction qu’il a décidé de mettre fin à ses jours, à l’instar de sa propre mère (en 2002) sentant venir l’impotence et la dépendance à autrui.
Comme l’avait théorisé Dietrich Bonhoeffer, théologien, professeur et pasteur protestant dans son recueil intitulé « Éthique » (1940) :
« Lorsqu’un malade incurable constate que son état et les soins qu’il requiert entrainent la ruine matérielle et psychique de sa famille et qu’il délivre celle-ci par sa libre décision, on ne pourra le condamner. »
Quoi qu’il en soit réellement, cette décision aurait été, à mes yeux, en cohérence avec la personnalité de Lionel Jospin, parfaite incarnation de l’éthique et de la rigueur stoïque du protestantisme.
J’avais beaucoup d’estime pour l’homme et beaucoup d’admiration pour sa probité et la sincérité de ses engagements.
Toutefois et sans l’ombre d’une méchanceté, j’ai choisi, aujourd’hui, de revenir sur l’échec majeur que fut sa défaite à la présidentielle de 2002, laquelle a marqué, à mes yeux, le début de la fin du parti socialiste.
J’étais alors secrétaire nationale du parti radical de gauche et proche de Laurent Fabius, puisqu’élue en Haute-Normandie, fief politique de ce dernier.
Après cinq ans à Matignon, Lionel Jospin pouvait se targuer d’un bon bilan économique et social, quoi qu’en dise aujourd’hui la droite. En termes de marketing, « La gauche plurielle » avait été une bien jolie affiche, une façon efficace d’imprimer l’image d’une gauche plus chaleureuse, rassemblée dans un mode de gouvernance moins hégémonique qu’au cours des années Mitterrand.
Mais comme souvent en politique, la tactique a pris le pas sur la stratégie : à trop vouloir manipuler l’opinion publique, alambiquer les données du scrutin et occulter les réalités du terrain… on se prend les pieds dans le tapis.
Incroyable mais vrai : avoir un grand nombre de « petits candidats de gauche au premier tour » fut une tactique électorale mûrement réfléchie ! Je puis en attester, ayant été personnellement démarchée par le cabinet de Lionel Jospin.
Dès le début de l’hiver 2001, Matignon et Solférino avaient fortement incités les élus à parrainer la candidature de la radicale de gauche Christiane Taubira à l’élection présidentielle de 2002.
Jean-Pierre Chevènement se présentant pour incarner une gauche souverainiste et anti-Maastricht au premier tour, l’objectif était de rogner sur son score par une autre micro candidature atypique, afin de pouvoir présenter Lionel Jospin comme « le rassembleur de toute la gauche » au second tour.
Résultat : Le Pen lui est passé sous le nez avec 200.000 voix d’avance !
L’image, telle qu’elle est progressivement apparue au journal de 20h de David Pujadas, est gravée dans la mémoire collective. Pendant la nuit du 21 au 22 avril, j’ai tourné et retourné mes motifs de mauvaise conscience face à l’insupportable échec.
Inavouable, mais flagrant : les manœuvres politiciennes qui font partie de l’ADN du PS ont provoqué l'élimination de la gauche.
Un constat s’imposait : la stratégie menée par les partis bien-pensants contre Jean-Marie Le Pen était inefficace et faisait le jeu de ses partisans.
On a beaucoup observé, étudié, disséqué et analysé, au cours des vingt ans qui ont suivis ce 21 avril 2002. Des chercheurs ont cherché, des journalistes de tous bords ont produit reportages et documentaires ; des centaines de livres et d’articles ont été écrits. On a parlé de fracture sociale, environnementale, géographique, culturelle… Mais on a continué à mépriser en bloc l’électorat du FN et à considérer ses élus comme des pestiférés.
Au Conseil régional, les membres du groupe PS majoritaire n’avaient pas le droit de leur répondre en assemblée plénière ou en commission ; les saluer vous rendait suspect d’intelligence avec leurs idées.
Toute la France s’est liguée contre les 17% d’électeurs de Le Pen, mais sans tirer les conséquences du score humiliant obtenu par Jospin après cinq ans à Matignon.
Les chiffres sont là pour le démontrer : le corps électoral avait très sensiblement dérivé vers la droite, sans doute sous les effets conjugués d’un taux de croissance dynamique, d’une diminution du chômage et… ironie de la gouvernance de feu le trotskiste lambertiste Lionel Jospin : les 35 HEURES, qui ont lourdement contribué à la perte de compétitivité de notre pays en Europe et dans le monde… Ces 35 HEURES, conçues pour permettre une nouvelle qualité de vie au « peuple de gauche » aux ouvriers et aux employés… n’ont bénéficié qu’aux cadres !

[Le blog des esprits libres et éclairés, c'est ici ⇨ liberteresistance.fr]